Une journée de douleur et de grande tristesse débute …
Mais ce sourire est à jamais gravé dans ma mémoire :
Merci encore Yves-Alain de lui avoir offert ces instants uniques de votre chevauchée diabolique autour du circuit Bugatti et d'avoir si bien capté cette joyeuse attitude !
Mais c'est aussi une journée de retrouvailles avec tous les présents autour de Max,
de ses parents Sylvie et Laurent, de ses sœurs Barbara et Manon …
Et c'est une journée de communion, de partage,
avec l'immensité des personnes retenues
mais qui nous accompagnent néanmoins en ces accablants moments …
Angle bien dans ce dernier virage vers la sérénité
mon petit motard facétieux
au "cul tanné" par les dizaines de milliers de kilomètres parcourus ensemble !
(Ici avec le blouson d'un de mes nombreux Éric de potes !)
Au travers des milliers de messages reçus, par nombre de moyens, surgit une demande lancinante :
Quand et où auront lieu les obsèques?
En effet, pour beaucoup se présentent des contraintes d'éloignement, de travail, de santé ou même de vacances …
Mais ici, nous rencontrons aussi de nombreuses difficultés après un dimanche et un jour férié. Obtenir les bons interlocuteurs et tenter de mettre en place une synergie efficace entre les divers intervenants est une sinécure.
D'où les difficultés à pouvoir réagir vite !
Néanmoins, de nombreux travaux préparatoires se réalisent pendant ce temps, notamment quant au recensement des adresses et la préparation des envois de faire-part.
En fin de journée, les modalités de la cérémonie d'adieu à Maxime sont effectivement calées.
Elle se déroulera le :
Vendredi 26 août 2016 à 10h15 en l'église de Vaux sur Seine (78).
Dès demain matin, les premières centaines d'envois seront confiés à La Poste.
Toutefois, de nombreux oublis surgissant à tout moment, nous sommes persuadés que nous omettrons fatalement certaines personnes. En effet, la famille est déjà importante, mais les diverses communautés touchées par notre grand Max et ses sœurs sont tout aussi substantielles, et pas exclusivement en France.
En ce qui me concerne directement, c'est particulièrement vrai pour la grande famille motarde qui nous a largement prouvée son attachement ces derniers jours …
C'est la raison pour laquelle nous utilisons ce moyen moins personnel pour favoriser la transmission de l'information, et vous prions par avance d'excuser d'éventuels impairs !
Enfin, ainsi, sur place ou de loin,
nous pourrons partager tous ensemble ce moment autour de Maxime …
La traduction de l'article ci-dessous en LSF (Langue des Signes Française)
réalisée par ma nièce Manon (la sœur de Max)
est destinée à favoriser la compréhension des sourds ou malentendants !
Tu es parti ce samedi soir, serein, apaisé, couvert de baisers et de caresses, entouré d'Amour … et baigné de larmes !
De près, de loin, la foule des gens que tu as rencontré s'associe à nous, nous démontre combien tu savais te faire aimer, apprécier.
Ils nous communiquent de nombreux messages de sympathie, de tristesse, mais aussi de la joie de t'avoir rencontré, d'avoir passé des moments avec un être d'exception.
Pars en paix Maxime, à l'image de cette photo d'une de nos balades.
L'ascension des Orgues était difficile, mais la perspective d'une glace au sommet te motivait !
Pars en paix dans cette lumière retrouver ta Grand-Mère que tu chérissais tant
et ton Grand-Papa inconnu mais que tu voulais découvrir.
Nous sommes tant à t'aimer et à déjà te regretter !
La traduction de l'article ci-dessous en LSF (Langue des Signes Française)
réalisée par mes nièces Barbara et Manon (les sœurs de Max)
est destinée à favoriser la compréhension des sourds ou malentendants !
Les résultats des tests neurologiques tombent, inéluctables …
Les dégâts initiaux engendrés par les privations d'oxygène se sont décuplés …
De plus, les dialyses n'apportent qu'une solution temporaire, à remettre en œuvre tous les deux jours, les reins restant inactifs.
Le corps médical nous annonce cela avec une extrême compassion mais aussi avec une cruelle clairvoyance.
Doit-on laisser le soin à des machines de maintenir un souffle de vie dans ce corps et cet esprit malmenés, traumatisés ?
Unis devant l'adversité, les parents et les sœurs de Max ne le pensent pas, mais le dilemme est impitoyable, insoluble, atroce ...
L'équipe médicale ne pratiquera pas un acharnement thérapeutique outrancier pour maintenir à tout prix la vie ...
Dame nature décidera des modalités de ce début de 22ème année de Max.
Mais il n'en est pas délaissé pour autant. Il reçoit les visites attentives régulières et empressées de ses proches et l'équipe du service de réanimation est aux petits soins à son chevet …
Car c'est un malin ce Max !
Il sait s'entourer d'un aréopage de jeunes et jolies femmes (il y a quelques hommes aussi) qui lui apportent une attention soutenue, des traitements adaptés à son état et à son confort, un accompagnement de tous les instants empreint d'une profonde humanité.
Merci encore à eux !
Endors-toi paisiblement Maxime, même si c'est définitivement …
Une multitude de femmes et d'hommes t'accompagne, triste, rageuse, mais aussi aimante, te retournant les bienfaits que tu as toujours tenté d'apporter !
La traduction de l'article ci-dessous en LSF (Langue des Signes Française)
réalisée par ma nièce Manon (la sœur de Max)
est destinée à favoriser la compréhension des sourds ou malentendants !
21 ans aujourd'hui !
Nous devrions faire la fête …
Mais tu es perdu dans ton profond sommeil, ton inconscience …
Nous sommes venus te voir avec les meringues que tu aimes tant confectionner et aussi manger … Juste à l'heure de ta naissance, 12h25 , puis plus tard dans l'après-midi !
Si tu ne peux pas y toucher à ces douceurs que tu affectionne, nous espérons qu'elles auront fait plaisir à tes soignants qui défilent à ton chevet, prévenants, attentifs …
Je regrette vraiment de ne pas voir ta bonne bouille s'éclairer, se fendre d'un large sourire …
Nous te souhaitons tout de même cet anniversaire mon grand Max …
Bien qu'il soit particulièrement triste !
Moto-Légende 2014 à Dijon.
Rencontre avec le Champion du Monde 250 cm3 de1984,
déjà croisé en 2011 au Salon de la moto.
Merci pour lui Christian, tu l'as époustouflé par ta gentillesse !
La traduction de l'article ci-dessous en LSF (Langue des Signes Française)
réalisée par ma nièce Manon (la sœur de Max)
est destinée à favoriser la compréhension des sourds ou malentendants !
Bonjour à toutes et à tous,
Mon précédent article a suscité beaucoup d'émotions.
Il était avant tout destiné au monde motard, à tous ceux qui connaissaient directement notre Max et aussi tous ceux qui suivent depuis des années nos aventures au travers de ce blog (n'est-ce pasShomi74, par exemple !).
L'information se diffusait, les appels et messages se multipliaient et il devenait d'autant plus difficile de répondre que la situation se dégradait …
Mais un autre effet s'est produit.
Cela a aussi permis d'informer notre très grande famille, éparpillée, pas toujours proche dans l'espace, soumise aux vies et contraintes de chacun.
Qui plus est, Sylvie et Laurent, les parents de Max limitent les appels, ne serait-ce que pour restreindre les vagues émotionnelles …
Comme j'ai pris l'engagement d'essayer d'aviser de l'évolution à certains, il m'a semblé judicieux que chacun puisse avoir accès aux nouvelles, avec l'aval des parents !
Ceci évite aussi les appels qui, bien que compréhensibles, sont sources d'un stress supplémentaire, particulièrement dans ces moments tendus par l'attente …
Je vous laisse imaginer les réactions lorsqu'un téléphone sonne …
Est-ce l'hôpital ? Pourquoi ?
Donc, après le choc majeur de mercredi dernier, la fabuleuse équipe de réanimation de l'hôpital de Mantes a fini par détecter son origine après un long travail digne d'une enquête policière pointue. Il s'agissait d'un effet pervers d'un des médicaments utilisé.
Ils se sont ensuite attelés à stabiliser les fonctions vitales en déclin (rénale, hépatique et cardiaque) et à remédier aux errements de la tension artérielle et de la température.
En ce qui concerne les reins, ils ne rétablissaient pas leur fonction de filtration.
Vendredi matin il est nécessaire de pratiquer une dialyse pour préserver Maxime.
Avec l'aval des parents et des deux sœurs, une première dialyse s'effectue immédiatement, une seconde dimanche et une troisième la nuit dernière.
Pendant ce temps, les traitements destinés à accroitre et contrôler "l'endormissement" sont progressivement stoppés afin d'atteindre le prochain objectif : Un nouveau bilan neurologique.
Il sera pratiqué dans les heures ou jours à venir en fonction des capacités et réactions de Max qui est néanmoins toujours sous assistance respiratoire …
A plus tard donc !
P. S.
Pour ceux qui veulent revivre ou découvrir les aventures de "mes petits sourds" dans le monde de la moto et LE Max avec le "Tonton Barjot", voici quelques liens sur les articles du blog :
Aout 2009 – premières virées "d'homme" !
http://div19.over-blog.com/article-tribulations-d-un-jeune-motard-maxime-41675621.html
Petit balade en famille sur 2 fois deux roues !
http://div19.over-blog.com/article-boucles-de-la-seine-et-vallee-de-l-eure-53997870.html
Où Max fait des découvertes, réfléchit et accumule les bornes en motos !
http://div19.over-blog.com/article-fin-d-ete-chargee-58486784.html
Le premier Bol d'Or de Max !
http://div19.over-blog.com/article-le-bol-d-or-2011-d-un-adolescent-sourd-72073961.html
L'après Bol d'Or 2011 !
http://div19.over-blog.com/article-sourds-entendants-les-suites-du-bol-de-m-72236477.html
Salon de la moto 2011 avec Jean-Paul … des rencontres à gogo !
http://div19.over-blog.com/article-salon-de-la-moto-2011-surtout-des-rencon-91769164.html
Finale du Mondial Superbike … soleil motos et potes !
http://div19.over-blog.com/article-wsbk-2011-magny-cours-110165714.html
Pour la finale 2011 du Promosport, Max entraîne son Papa !
http://div19.over-blog.com/article-carole-finale-promosport-2011-110522192.html
Bol d'Or 2012 – Un accès VIP concocté par Max (et son Papa) !
http://div19.over-blog.com/article-bol-d-or-2012-encore-avec-max-112357567.html
Salon de la moto 2013 – Une brève apparition de Max et Laurent dans un (très long) article !
Les premières vues des jeunes sur la moto. Nostalgie et envolée lyrique ! ! !
http://div19.over-blog.com/2014/06/mes-plus-fideles-passagers.html
Les cousins et cousines, dont Max et Manon, se partagent la moto de Tonton Barjot !
http://div19.over-blog.com/2014/07/enfants-et-moto-nostalgie.html
Dijon 2014 – Max est de la partie … et s'encanaille avec de nombreux Champions du Monde qui posent avec lui et discutent … Quel étonnement !
Le début de l'apprenti cuisinier à Orléans !
http://div19.over-blog.com/2014/09/un-plaisir-enorme-bravo-maxime.html
Février 2016 – Une visite impromptue !
http://div19.over-blog.com/2016/02/mon-grand-max-le-retour.html
Et, enfin, cette fabuleuse semaine d'avril 2016 au Mans.
J'étais engagé dans un team et Max désirait assister à ces 24 Heures Moto.
Cruel dilemme ! Je ne pouvais pas m'occuper de lui sans trahir mes engagements …
Et la solution se fait jour : il vient passer la semaine avec nous pour vivre cette aventure de l'intérieur comme cuisinier du team MP Racing ! ! !
Nous le retrouvons en filigrane dans les comptes rendus de cette folle semaine, tour à tour cuisinier facétieux ou apprenti photographe, mais toujours enjoué et parfaitement intégré :
http://div19.over-blog.com/2016/04/aventures-mancelles-preambule.html
http://div19.over-blog.com/2016/04/aventures-mancelles-jour-1-7-lundi-4-avril.html
http://div19.over-blog.com/2016/04/aventures-mancelles-jour-2-7-mardi-5-avril.html
http://div19.over-blog.com/2016/04/aventures-mancelles-jour-3-7-mercredi-6-avril.html
http://div19.over-blog.com/2016/04/aventures-mancelles-jour-4-7-jeudi-7-avril.html
http://div19.over-blog.com/2016/04/aventures-mancelles-jour-5-7-vendredi-8-avril.html
http://div19.over-blog.com/2016/05/aventures-mancelles-jour-6-7-samedi-9-avril.html
http://div19.over-blog.com/2016/05/aventures-mancelles-jour-7-7-dimanche-10-avril.html
La traduction de l'article ci-dessous en LSF (Langue des Signes Française)
réalisée par ma nièce Manon (la sœur de Max)
est destinée à favoriser la compréhension des sourds ou malentendants !
Très absent du net depuis quelques semaines …
Même très absent de presque tout, obnubilé d'abord par quelques soucis personnels puis, surtout, par les nouvelles galères de mon neveu Maxime …
Cela fait près de 4 semaines qu'il lutte, dans son inconscience, après un grave accident de la vie.
Cela fait presque 4 semaines qu'il navigue entre SAMU, 3 hôpitaux et divers services afin de tenter de le maintenir en vie. Il "joue" avec nos nerfs, alternant les périodes de doutes tristes et profonds et les instants de désespoir …
Allez mon grand Max, on s'accroche ! ! !
Ce 10 juin, tu as du braver un ultime affront.
On t'a vilipendé dans un établissement public, devant ton patron, devant tes collègues de travail, au mépris du respect des règles du secret médical ou tout simplement de la moindre humanité, pour toi comme pour ta Maman. Elle s'échine depuis si longtemps à mettre en place des solutions viables et pérennes, se retrouvant trop souvent devant des murs d'incompréhension, voire de mépris !
Dans les jours suivants, d'autres soi-disant professionnels ont failli à leurs missions. Par simple confort, voir par l'attrait d'un chiffre d'affaire substantiel ? ? ?
Pour plagier un ancien ministre : Responsables ; Coupables ? ? ?
Il ne m'appartient pas de juger une éventuelle culpabilité, et je n'en ai pas l'envie …
Mais pour le reste, j'évoquerais plutôt l'irresponsabilité d'attitudes qui pourraient faire l'objet de qualificatifs issus de notre législation tels que "Mise en danger de la vie d'autrui" ou "Non-assistance à personne en danger" …
Mais heureusement, tu as aussi croisé des personnes qui t'ont fait confiance, qui ont su découvrir l'être admirable que tu es, chargé de bonté, toujours heureux de faire plaisir … Parmi ceux-ci, le patron des 3 Brasseurs à Orléans, et toute son équipe, qui t'a accepté en apprentissage de cuisine, donné ta chance, sans pitié, mais avec une grande humanité …
Dans nos tranches de vie commune, tu as aussi profité de la solidarité du monde motard.
Du copain à l'inconnu, du motard basique au champion du monde, ils ont été nombreux à te démontrer que tu existais, à t'intégrer dans leurs vies, à partager avec toi leur passion, voire nos délires …
Ces derniers jours, j'espère que tu as pu valider l'excellence des équipes qui s'occupent de toi (services de neurologie et de réanimation de l'hôpital de Mantes).
Mais aussi et surtout l'engagement indéfectible de tes proches, particulièrement de Maman et Papa, toujours présents, et de tes deux frangines se démenant pour t'offrir un maximum de confort, d'Amour …
Merci à toi Maxime de nous avoir tant donné ;
Merci à toi de tous ces moments exceptionnels vécus ensemble, même si parfois c'était difficile, tendu ;
Merci à toi pour cette bouille réjouie, si expressive, qui reste gravée dans ma mémoire et que j'ai hâte de revoir prochainement.
Merci à toi pour ce dernier gros câlin partagé sur ton lit de souffrances où, dans ton inconscience tu as su conforter ma confiance en toi.
Allez Maxime, accroche-toi !
Les médecins viennent de trouver l'une des probables raisons de l'alerte majeure de ces derniers jours.
Les heures qui viennent seront tendues ;
Les jours qui se profilent seront difficiles ;
Les mois prochains seront complexes ;
Nous sommes nombreux avec toi et nous avons aussi besoin de toi !
Alors bats-toi, tu n'es pas seul, loin de là !
Je dois me rendre dans la vallée du Rhône, et comme le hasard fait souvent bien les choses, une belle équipe du Moto-Club Meymacois part passer le week-end en Ardèche. C'est donc l'occasion de faire un bout de route ensemble …
Ce jeudi férié, au départ de Bort, la horde est importante et le départ se fait en deux groupes. Un peu méfiant avec mes deux pneus neufs (cf. Test de pneus), j'intègre l'équipe des moins expérimentés … qui roule tout de même à bon train, calme et efficace ! ! !
Le temps est magnifique bien que frais et je me délecte à enrouler ces virages au sein d'un peloton bien agréable à vivre. Le rythme est soutenu sans être violent et nous alternons axes rapides et petites routes de montagne dans les somptueux décors enserrés entre les massifs du Sancy et du Puy Mary, tous deux enneigés.
Privé de café ce matin !
La halte se fait en pleine nature peu avant Brioude … Mais la bonne humeur est de mise lors de cette pause bienvenue.
Nous atteignons enfin notre point de rendez-vous, le bar-restaurant motard "Aux Légendes". Nous retrouvons le premier groupe dans un parking saturé de motos. Et deux êtres particuliers m'attendent, Dédé et Fred, Ardéchois et Drômois, venus à ma rencontre. Ils n'ont pas perdu de temps, ni sur la route, ni pour s'humecter le gosier …
Excellent repas, en terrasse, mais les plus frileuses recherchent tout de même les places au soleil … le fond de l'air reste frais.
Puis c'est le temps du départ. La troupe des Meymacois continue vers Privas, en deux groupes, sur des itinéraires plus ou moins faciles. Mais de toute façon, il faut descendre pour aller retrouver deux incontournables du club, Mémé et Pépé dont c'est l'anniversaire … un week-end prometteur.
En ce qui me concerne, je continue par le chemin des écoliers, précédé des deux Kawasaki. Sans être forcenée, l'allure est soutenue. Que de souvenirs sur ces routes viroleuses qui nous conduisent à Mende pour le plein d'essence puis Florac pour la pause-café …
Ensuite, c'est la fameuse corniche des Cévennes pour rejoindre notre port d'attache : Saint Martin d'Ardèche.
Vendredi.
Après avoir rapidement rempli quelques obligations, nous rejoignons Nyons puis la superbe vallée de l'Aygues. Encore des souvenirs, entre autres avec nos jeunes permis que nous emmenions s'aguerrir sur ces circuits particulièrement formateurs …
Pause-café à Rémuzat. Malgré un ciel limpide les aigles, fervents de ce secteur, sont invisibles.
Les randonneurs que nous apercevons sur la crête les ont peut-être provisoirement chassés ?
Puis c'est un rapide repas en terrasse à Luc en Diois. L'occasion de nous remémorer de sublimes délires avec Dédé lorsque nous animions les foules, faisant dire aux plus jeunes, à l'époque : "Dédé07 et Div19, de sacrés aspirateurs à minettes" …
C'est enfin le plat de résistance. Le Vercors qui est attaqué par le col du Rousset.
Les pneus neufs ne sont pas près de faire un plat, la moto étant rarement droite …
3 copains en goguette lors des arrêts-spectacle, particulièrement à la Combe Laval et dans les gorges du Nan :
Sur les hauteurs, la neige est encore présente sur les bords de route. L'environnement est majestueux, impressionnant.
Chaque fois que je passe dans cette région je ne peux pas m'empêcher de penser à la dernière guerre mondiale, aux difficultés des forces d'élites allemandes pour prendre pied sur cette forteresse naturelle, ce réservoir à partisans.
Mais aussi aux massacres tristement rappelés à Vassieux en Vercors …
A chaque arrêt, nous en prenons plein les yeux :
En fin de journée, nous arrivons à notre étape en nord Isère, chez Muriel et Pierre, pour un excellent apéritif en terrasse (même si c'est aussi son métier, Muriel nous a soigné !).
Nous étions déjà bien rassasiés, mais le repas nous attend à l'intérieur et la soirée s'avance, inexorablement.
Le samedi matin, c'est Pierre qui prend les commandes sur son VFR :
Petite pause le long du lac de Paladru. Une oasis de calme (avant que nous arrivions !), un miroir où se reflète l'environnement. Charme bucolique :
Dédé exige un détour. Il veut faire le plein de son élixir local, la liqueur digestive de la Grande Chartreuse (pour sa réserve, et non pas en relation avec le précédent dîner !).
Et c'est reparti. Direction col de la Croix Haute.
Après le contournement de Grenoble, je reste coincé dans le trafic. Un "Fangio" que vient de doubler mes comparses tente de les suivre en multipliant les manœuvres inquiétantes. Comme moi, la BMW qui me précède ne tente pas de dépassement dans ces conditions douteuses, avant d'avoir un espace suffisant …
Et je suis donc distancé.
Au fil des kilomètres, mon espoir de retrouver la petite troupe diminue. Soit ils s'arsouillent devant et je ne cherche pas à les rattraper, soit ils se sont détournés.
Mais je ne suis pas inquiet. Nous devons déjeuner à la Lus la Croix Haute et nous nous retrouverons bien.
Au col, je surveille le parking. Il y a bien des motos, mais pas celles que je cherche.
Dans le début de la descente, une terrasse ensoleillée et surplombant la route me paraît être adaptée à une pause. Pierre m'a appelé mais n'a pas laissé de message. Je lui en laisse un indiquant où je suis positionné.
Je décide d'attendre un peu. Les groupes de motos sont nombreux, mais le mien, rebaptisé "United Colors" (les vert, orange et bleu pétants), ne se montre qu'après une bonne demi-heure …
Une pensée pour Jean De La Fontaine. Pas la peine de rouler vite pour arriver si tard !
En fait, ils sont rentrés en ville à Monestier de Clermont alors qu'une autre moto les suivait, leur laissant croire que c'était moi …
Ils ne m'ont donc pas vu passer quelques instants plus tard et n'ont pas pu me signaler ce changement d'itinéraire.
Après cette jonction émaillée de mises au point douteuses mais débonnaires, Pierre nous emmène rencontrer une vieille connaissance, son cuisinier sur les circuits alors qu'il était Team-Manager sur le Mondial d'Endurance.
Mais pour cela, il faut légèrement se détourner de la N75 et pénétrer dans le bourg de Luz la Croix Haute.
Et si ce détour est minime en distance, il s'avère grandiose …
David et Marie-France officient au cœur du village sous l'enseigne "Le Pin d'Épices", Restaurant, Traiteur, mais aussi Gîtes d'étape et de séjour (Gîte Le Point Virgule).
Le repas est succulent. Les ingrédients, essentiellement locaux (particulièrement les viandes et produits laitiers), sont d'une qualité exceptionnelle après un circuit particulièrement court et traités avec passion (Ah, cette salade aux ravioles, quel délice !).
Inutile de vous dire que l'ambiance est particulièrement sereine et détendue.
A la fin du repas, nous surprenons Fred en plein conciliabule avec le jeune fils Sacha.
En fait, ils discutent moto … Déjà passionné le gamin !
La question est posée aux parents : "A-t-il le droit de faire un petit tour ?"
L'accord est franc, même si la Maman est un peu tendue (sait-on jamais avec ces sauvages !) et le jeune est fier de montrer qu'il a son propre casque …
Il atteint tout juste les repose pieds, s'accroche à son pilote, semble particulièrement attentif et revient avec la banane sous le regard envieux de sa grande sœur Salomé.
Pierre surprend cette attitude et lui propose son "tour de manège" … Les yeux réjouis laisse deviner la forme de la bouche sous le casque …
Au retour, David, le Papa, paraît particulièrement satisfait de cet intermède et fier de ses jeunes !
Le trio infernal laisse Muriel et Pierre sur place pour reprendre le périple par le Col de Menèe et les contreforts sud du Vercors.
Dans la descente vers le Diois, je galère à suivre mes deux apôtres sur ces petites routes fripées. Ma vieille machine à souvent des réactions intempestives qu'il me faut anticiper pour ne pas trop sortir des trajectoires, déjà tendues vu la largeur et, souvent, le peu de visibilité.
Heureusement, les nouveaux pneus encaissent sans broncher ces dérobades erratiques !
A Crest, Fred nous abandonne. Derrière Dédé, je retrouve nombre de petites routes bien connues auparavant mais dans un environnement qui a grandement évolué, ne serait-ce qu'en nombre de ronds-points.
Une dernière pause à Bourg Saint Andéol.
Si je ne peux pas voir tout le monde connu dans cette région où j'ai habité 10 ans, je tenais à retrouver Diana, qui est malheureusement absente, mais aussi Pascal, connu en Champagne et maintenant installé ici, au Bar Restaurant l'Emeraude.
D'ailleurs sa moto et celle de son fils trônent devant l'établissement !
Rapides mais chaleureuses retrouvailles !
Pour le retour, le dimanche, j'envisageais de remonter par la fabuleuses N106 et le col de Montmirat. Mais la météo annonce de violentes pluies sur le sud des Cévennes et j'opte pour une route plus au nord par le col de La Chavade pour retrouver l'itinéraire de l'aller.
Sûrement plus de trafic, pas une goutte de pluie mais un vent aux bourrasques parfois violentes.
Lors de la pause-café peu après Le Puy, un groupe de motards me rejoint. Ce sont les Meymacois !
Je les suis quelques temps, mais je dois les dépasser au niveau de Brioude où j'ai quelques habitudes de détournement … d'autant que le centre-ville semble bien encombré !
Je surveille l'heure. Cet après-midi, exceptionnellement, le Grand Prix de France de MotoGP se déroulant au Mans est retransmis sur une chaîne publique. Je compte donc m'arrêter en route pour suivre cela dans un bar équipé de télévision.
Massiac. J'ai encore du temps. La vallée de l'Alagnon est avalée rapidement.
Murat. A ce rythme, je dois pouvoir arriver à l'heure et continue.
Sur ces routes fabuleuses, je me fais mon Grand Prix … hormis dans les quelques lignes droites qui voient parfois fleurir certains appareils de mesure de vitesse …
Et les marquages de flancs des pneus vont, pour la première fois, lécher le bitume !
J'ai fait la pôle et arrive avec une demi-heure d'avance sur le programme pour suivre une course dantesque !
Merci à vous tous pour tous ces excellents moments ;
Merci à AVON pour ces pneus sécurisants ;
Et merci à Dédé pour l'accès à certaines de ces photos.
Lorsque la proposition de test de pneus AVON m'est parvenue, j'avoue humblement avoir hésité …
Certes, l'aspect économique était tentant, mais le poids de l'image était bien présent dans mon esprit …
Cette image, les plus jeunes ne l'ont pas connue.
C'est celle de l'époque du mythique Dunlop K81, LA référence dans les années 70 !
En effet, ce pneu s'est construit une légende en 1969 en étant le premier à dépasser les 160 km/h sur une moto de production lors du Tourist Trophy.
Dans cet univers, les pneus AVON était rebaptisés SAVON …
A titre personnel, l'image était tellement forte que je n'en ai jamais fait monter sur aucune de mes motos. Je n'ai donc aucunes références sur le bien-fondé de cette triste réputation.
Le dilemme est d'autant plus important que je roule par tous temps, et surtout, que je suis habitué aux Michelin. A plus de 90%, dans toutes leurs configurations depuis une vingtaine d'années, ils ont équipé mes 4 Diversions successives sur plus de 800 000 kilomètres. Les rares incartades sont engendrées par l'absence de cette marque alors que je suis en déplacement. Ceci engendre donc, aussi fortuitement que sporadiquement, la monte d'un autre type de pneu.
Malgré quelques bonnes surprises (de bonnes sensations de glisse avec un Bridgestone à l'arrière, par exemple), je suis toujours revenu aux gommes de Clermont-Ferrand.
Ma décision est néanmoins prise sur des critères complètement opposés à la technique, que je ne maitrise pas d'ailleurs.
Ma réflexion se base sur le marketing.
Une entreprise digne de ce nom ne peut pas faire des efforts de communication importants sur un produit intrinsèquement "pourri"!
Particulièrement dans le monde actuel où les réputations se font très vite, d'autant plus si elles sont négatives …
Enfin, nous entrons dans une saison plus propice à un test limitant les plus grands risques apportés par l'automne et l'hiver.
Je fais donc livrer ces pneus début mai chez le motociste local, Bort Moto Access afin qu'il profite d'une grande révision pour mettre en place ces nouvelles gommes :
Pneu avant ; AVON Storm - 3D X-M AV65 120/70ZR17 (58W)
Pneu arrière ; AVON Storm - 3D X-M AV66 150/70ZR17 (69W)
D'habitude, lorsque je pars avec un pneu neuf, je suis d'autant plus timide que j'ai vécu, à Montélimar, la sournoise glisse du pneu neuf.
Ce n'est plus une légende dans mon esprit !
Alors là, avec deux pneus neufs et inconnus, la prudence est de mise … d'autant que je pars pour un bref, mais long périple, que je détaillerai plus tard sur ces aspects géographiques et amicaux.
Un week-end de quatre jours et une obligation de me rendre en vallée du Rhône.
En voilà une belle perspective de rodage !
Premier jour, traversée du Massif Central.
Départ plein est sur de belles routes viroleuses avec alternance d'axes rapides et de petites routes de moyenne montagne. Après 200 kilomètres, aucune alerte, la confiance s'établit.
Ensuite plein sud sur les Cévennes pour emprunter la célèbre corniche pour rejoindre la Vallée du Rhône. Le soir, la "bande de peur" (la partie non usée des flancs du pneu) est faible. Seules les inscriptions STORM sont vierges d'usure.
Second jour, le Diois et le Vercors pour rejoindre l'Isère.
Essentiellement des petites routes où s'enchainent les cols. La Diversion n'est pas à l'aise sur ces revêtements souvent déficients. Elle a tendance à réagir perfidement, à élargir les trajectoires en multipliant les pertes d'adhérence engendrées par les tressautements mal encaissés par un cadre peu rigoureux …
Dans ce contexte, les pneus AVON s'avèrent d'une efficacité redoutable. Ils encaissent ces nombreux à-coups et pallient avec assurance et détermination les incartades de la partie cycle.
Troisième jour, frasque Alpine.
Du pied de la Chartreuse les innombrables virolos nous guident vers le col de la Croix Haute.
Puis c'est de nouveau le Vercors pour rejoindre la Vallée du Rhône avec quelques passages mouillés aux endroits où la neige accumulée sur les bords fond sous le soleil.
Les pneus sont largement sollicités et répondent toujours parfaitement aux tocades de la partie cycle.
Le quatrième jour, il faut rentrer, retraverser le Massif Central, parfois à des allures très soutenues. Résultat, le marquage STORM des flancs du pneu arrière est allé caresser l'asphalte !
Premier bilan très positif.
1800 kilomètres sans aucune alerte, au contraire, une accroche sans défauts …
Il va falloir maintenant aller vérifier tout ceci sur le mouillé …
Et aussi se donner une idée de la longévité …