Trois semaines sont passées depuis les Coupes Moto Légende, et Serge m'entraîne à nouveau dans son périple nostalgique. Il veut maintenant découvrir le circuit de Montlhéry tout en vivant la première manifestation de son journal préféré, Café Racer, qu'il lit vraiment de la première à la dernière ligne ! ! !
Ce matin du 22 juin, nous partons de Sologne où nous nous sommes retrouvés chez l'ami Louis. Ceci nous évite un réveil trop matinal et minimise le temps de trajet.
A la première heure, nous voici devant une double nouveauté :
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C'est la première édition du Café Racer Festival ;
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Cela se passe sur le mythique autodrome de Linas-Montlhéry qui n'a plus vu de manifestations motos depuis près de 10 ans (Trophée Gérard Jumeaux – octobre 2004…).
Le temps est froid et venteux. Heureusement, nous avons nos thermos de café et pouvons nous faire un casse-croûte avant d'aller arpenter le site.
A notre arrivée, le village est calme. Les visiteurs ne sont pas encore là et les différents stands reçoivent les dernières touches d'agencement. D'ailleurs, certains exposants sont déjà de mauvaise humeur. Ils sont relégués dans des zones de terre et redoutent que cela devienne un cloaque boueux avec le piétinement et les averses probables … Pas motivant !
Sur le parc "compétiteur" seules quelques machines sont déjà présentes, sous les volutes grises et balayées d'un vent rafraichissant … En fait, ce sont des présentations sur piste qui sont prévues, et en aucun cas des courses ! ! !
Nous profitons de ce calme relatif pour prendre la mesure du lieu. L'autodrome est toujours utilisé par l'UTAC pour des essais, comme l'attestent de nombreuses signalétiques indiquant les différentes pistes. Un grand panneau devant des travaux naissants attire notre attention. Un espace événementiel sort de terre.
De bon augure pour retrouver des manifestations motos dans ce temple ancestral de la vitesse, et témoin de tant d'évènements ?
Le site est aussi grand que grandiose et nous partons à la découverte des machines disséminées partout. Dans les stands les bêtes en présentation, dans le parc les motos en attente d'aller affronter la piste et son fameux "banking" ou virage relevé.
Elles sont toutes attirantes ces machines. De la plus aérienne à la plus massive, de la rutilante à la vieille huileuse, de la plus puissante à la plus frêle, de la moderne à l'ancienne, de la plus "trafiquée" à la plus standard.
Un premier tour des forces en présence en 36 photos :
Tout ceci, nous pouvons le partager au travers des photos, nous attarder sur l'une ou l'autre en fonction de ses goûts, découvrir des solutions originales ou osées et admirer les sommes folles de travail et de passion réunies ici.
Mais un autre facteur n'est pas transmissible par l'image, c'est la chaleur humaine. Comment traduire, sinon par le texte, les innombrables rencontres, fugaces avec l'échange d'un regard, d'un sourire, de quelques mots, ou plus approfondies avec le partage d'expériences, d'idées, de rires …
Lors de la première série sur piste, nous nous arrêtons au niveau d'un pilote auscultant sa Triumph. Il semble désolé et nous explique qu'il a probablement serré dans son second tour. Désolé mais pas triste. Il va se changer, tomber le cuir, et continuer à profiter du week-end comme spectateur !
De retour au village, nous admirons un artisan dessinant une moto, installé au milieu de magnifiques, profonds et lumineux émaux, répliques de bécanes historiques.
Un détail, une croix est épinglée sur son pull. En effet, il est moine dans l'abbaye de Ligugé (86) près de Poitiers où il conçoit et réalise ces véritables œuvres d'art. Il est aussi motard comme l'atteste le casque trônant entre ses sublimes représentations de Ducati et V-Max. Enfin, motard dans l'âme et passager car il regrette de ne pas posséder le permis moto.
Une vive discussion s'engage. Le père François s'enflamme aux évocations de la dimension humaine, de la fraternité ou de l'abolition des barrières sociales qu'il ressent et vit dans le monde de la moto. L'osmose entre sa Foi et sa Passion semble parfaite !
Il nous détaille aussi les contraintes de son art. Une première cuisson de la plaque de cuivre, base de l'ouvrage, sa mise en forme et une seconde cuisson pour l'émail. Intervient ensuite le délicat, long et fastidieux travail au pinceau où le principal composant est encore un matériau des plus nobles : la poudre d'or ! Une troisième cuisson est nécessaire pour fixer le dessin avant que l'ensemble fini prenne place sur un support de bois … 7 photos :
D'ailleurs, si vous désirez offrir (ou vous offrir) une vue exceptionnelle et unique de votre destrier préféré, vous pouvez contacter le Père François Cassingena Trévedy par mail ( F.Cassingena@abbaye-liguge.com ) afin lui fournir votre modèle, mais aussi de convenir des modalités et délais.
Une pièce exclusive et originale cela se mérite et surtout, s'anticipe ! ! !
En face, un peintre est à l'œuvre : DaddyGraph. A main levée, il officie sur un casque, entouré de ses réalisations chatoyantes et lumineuses, casques, réservoirs ou massues.
Nous n'osons pas le déranger dans ce délicat et minutieux travail, mais nous le retrouverons le lendemain alors qu'il orne le réservoir d'un texte probablement suggéré par madame : "Penses à ton fils" ! 3 photos :
Alors que nous déambulons au milieu du "parc compétiteur", une magnifique mais particulière quatre pattes arrive en grondant et s'immobilise près de nous. Son pilote semble heureux de ses tours de circuit, un large sourire traversant son visage hirsute. Nous détaillons la machine qui sort de l'ordinaire et son propriétaire, Jean-Alain n'est pas avare d'explication.
Le cadre est entièrement maison et il l'a baptisé Cadre Eiffel du fait de ses multiples triangulations. La fourche est issue d'une BMW K 100 et le bras oscillant d'une Honda Hornet alors que l'échappement 4 en 1 est aussi de sa fabrication … Il nous assure qu'ainsi, sa machine est redoutable. D'ailleurs il jouait sur la piste avec un concurrent doté de nettement plus de puissance moteur. Tout le chemin perdu dans les bouts droits était repris sans difficulté dans le sinueux !
Maintenant retraité, cet ingénieux préparateur n'en est pas à son coup d'essai. Il a de nombreuses réalisations à son actif, notamment sur des bases Harley. Un de ses choppers a même été primé de nombreuses fois en France, à l'international et jusqu'en dans les terres américaines où de nombreux prix sont raflés devant les spécialistes du genre …
Il nous narre aussi ses démêlés avec une maréchaussée heureusement fort conciliante alors qu'il essayait une de ses création. Le gendarme, également motard n'avait pas besoin de la carte grise pour savoir que ce véhicule n'était pas vraiment en règle … Depuis, il fait tous ses essais sur circuit ! ! !
Maintenant, c'est son fils qui prend la relève des Ateliers JAD dans l'Eure et il est habité de la même passion, agrémentée du support d'un Papa toujours fervent.
Un peu plus loin, deux jeunes enfants s'attardent devant chaque machine, admiratifs, curieux et joyeux. Le Papa ne peut pas avancer à son rythme avec ses deux descendants en extase. Goguenards, nous le félicitons de préparer ainsi la relève de la future génération motarde tout en chahutant gentiment avec les jeunes, d'abord intimidés mais vite à l'aise. Entre deux mots et trois rires, le Papa nous donne l'autorisation d'immortaliser ce moment, sachant qu'il sera publié sur le net.
D'ailleurs ces enfants sont assez nombreux sur cette manifestation. Beaucoup de spectateurs sont venus en famille. Un tout jeune propulse sa moto jouet de toute la force de ses petites jambes. Appliqué, le nez dans le guidon, il est visiblement dans sa course personnelle. Lorsqu'il arrive à ma hauteur je l'applaudis et l'encourage : "Bravo, tu gagnes". Il lève alors la tête et son visage s'illumine d'un large sourire devant des parents attendris et hilares ...
L'ambiance générale est vraiment détendue et sereine. Même les pilotes en galère acceptent leurs déboires avec bonhommie à l'image de ce possesseur de Guzzi qui pourtant sait qu'il ne repartira pas sur la piste et que de longues heures de travail l'attendent pour redonner une santé à son moteur défaillant.
Mais chez certains, la tension est palpable. L'équipe de Café Racer est active partout :
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Multiples discussions pour orchestrer au mieux cette manifestation ;
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A la recherche de telle moto pour un "shooting" afin de préparer le numéro spécial en cours de réalisation ;
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Accueil sur un stand encombré des nombreux visiteurs et acheteurs, mais aussi de quelques magnifiques machines dont la fameuse Krugger ;
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Et un Bertrand Busillet qui semble affublé de nombreux clones tellement nous le rencontrons dans tous les coins, répondant aux demandes, amenant des réponses, tour à tour sérieux ou rigolard, mais toujours attentif ...
Une nouvelle traversée du village, maintenant en pleine activité, afin d'aller vers la piste relevée. Tous les stands sont ouverts et nous découvrons nombre de machines. 29 photos :
Face au "banking", le spectacle est édifiant. Certains se déchainent et montent très haut, alors que les plus timides (ou les moins puissants) se réservent le bas de la piste.
25 Photos :
Puis nous retournons vers le "parc coureurs" avec l'inévitable traversée du village où nous pouvons découvrir, ou détailler certaines machines. Maintenant la foule commence à être dense et il devient plus difficile d'approcher certains stands et de faire des photos.
Un arrêt devant une Honda 400 Four me fait penser à un jeune pilote du Trophée Pirelli, Charles Halope. Il rêve de cette machine et je veux lui en envoyer un exemplaire … virtuel, ne serait-ce que pour le motiver encore plus dans sa magistrale progression ! Le propriétaire est enthousiaste à cette idée et stoppe momentanément ses travaux pour favoriser les photos. Charly sera charmé par ces vues et déclare : "C'est celle-là que je veux, elle est rare avec son 4 en 1 et elle est dans un état exceptionnel". Avis éclairé d'un passionné me semble-t-il ! ! !
26 photos :
C'est aussi l'occasion d'admirer les machines en sortie de piste, de déambuler dans les innombrables allées où s'égayent les particuliers et les clubs à l'abri de futaies ou d'arbres séculaires et de continuer à découvrir des matériels exceptionnels. 50 Photos :
Pour la soirée, le site doit être complètement vidé de ses occupants, donc pas question de dormir sur place. Soucieux de passer une bonne nuit, nous avons repéré un camping proche (une dizaine de minutes avec la circulation) et nous y propulsons. Accueil sympathique, rapport coût/service intéressant et cadre idyllique, surtout si proche de Paris, avec un site vert et propre se déroulant le long de la rivière. Nous n'avons pas anticipé le barbecue mis à disposition et mangeons froid. Par contre, je profite à outrance de la salle équipée de wifi. L'ambiance est calme. La clientèle est composée essentiellement de touristes, de travailleurs (y compris en famille !) ne disposant pas de logement et de participants au Festival.
Mais l'endormissement est rendu difficile par un groupe d'usagers motocyclistes que, volontairement, je ne veux pas appeler motards. Ils s'adonnent à la boisson et ne se maîtrisent plus. Heureusement, les bouchons d'oreilles associés à la fatigue remédient à ce chahut …
Le dimanche matin, avant de repartir, je questionne le gérant quant à sa capacité à recevoir des motards lors de manifestations à l'autodrome. Sa réponse est à l'image de son attitude fermée et nerveuse, à l'opposé de la veille : "il n'est plus question d'accueillir des motards" ...
Alors que je m'étonne il m'explique ses déboires nocturnes avec ce groupe tonitruant. Non seulement ils ne voulaient pas respecter le calme du lieu et le sommeil des voisins, mais, mécontents d'être pris à partie, ils se sont vengés en allant pisser sur des camping-cars ...
Impressionnant de bravoure ! ! ! Quelle classe ! ! !
Après discussion, il accepte que je transmette ses coordonnées, signalant qu'il restera très vigilant sur cette population. Les voici donc : Camping Beau Village de Paris à Villiers sur Orge, et je recommande cet établissement a tous les motards respectueux. Ils pourront y faire la fête en toute quiétude car certains équipements s'y prêtent particulièrement. Mais d'une manière mesurée et limitée dans le temps, en adéquation avec les contraintes des autres occupants :
Avec de tels comportements, je ne peux que comprendre certaines réactions d'organisateurs de manifestations. Il faut être motivé pour tenter de gérer de telles situations. Il semble donc préférable de l'anticiper, quitte à spolier une majorité non concernée initialement …
Dommage !
Arrivés au circuit, nous allons directement retrouver Patrick, président du 1000VX Club de France. Nous élaborons des conjectures quant à ses projets de team d'endurance classique déjà évoqués lors des Coupes Moto Légende, devant une magnifique machine non présente à Dijon :
A peine le temps de nous installer en bord de piste, à l'amorce du virage relevé, qu'un appel téléphonique de William nous entraîne vers l'entrée du circuit. En effet, en provenance de l'est où il vient de faire des emplettes, il s'arrête nous saluer avant de continuer sur la Bretagne. Bon, ce n'est pas que pour nous, il est aussi abonné à Café Racer et veut profiter de l'évènement.
8 photos de machines en piste :
C'est l'occasion de change de point de vue en allant nous installer dans la tribune proche de l'entrée. Nous assistons ainsi à la fin d'une session, au départ d'une autre, avec une vision sur l'entrée du tracé routier et le second "banking", maintenant inutilisé. 7 photos :
Avec William, nous allons directement dans le village, où une Honda 350 Scrambler avait attiré mon attention hier. Je ne me souvenais pas d'une telle livrée pour ma première moto et avions discuté avec le propriétaire, pensant que c'était une préparation. Mais non, c'est un modèle qui était destiné aux États-Unis et qu'il est allé chercher là-bas.
Et il nous narre la fabuleuse histoire qui l'a conduit à créer son magasin Génération Scrambler.
Persuadé qu'un marché existe pour de telles motos, Jacques Quijal part aux U.S.A., loue un camion, le remplit au cours d'une longue pérégrination, rentre à New-York, charge un container et expédie ses premières machines en France.
L'activité démarre correctement, mais pas tout à fait comme prévue. En effet, la cible initiale réside essentiellement dans les personnes de plus de 45 ans, mais il s'avère que la moitié de la clientèle est constituée de jeunes, y compris de jeunes permis qui acquièrent leurs premières motos ! Un signe du temps ? ? ?
Aujourd'hui, en plus de son activité d'import, il propose aussi un large choix de vêtements et accessoires "vintages" ainsi qu'un service d'atelier essentiellement dédié à ces anciennes et particulières machines.
Mais un autre sujet nous réunit. Le projet GECO de Éric Offenstadt. William est un partenaire actif dans la réalisation. Avec son entreprise, WF-Concept, il fabrique des pièces pour cette machine particulièrement novatrice et de conception entièrement française. Jacques est impressionné par le large mouvement humain qui se dessine, notamment au travers de l'association (cf. www.progecomoto.fr ).
Il veut participer à l'engouement. Pour se faire, il propose d'informer ses clients et nous lui fournissons les informations et des offres de support.
Encore de longs moments passés avec un passionné avec lequel nous avons largement échangé nos expériences, émaillant nos propos de blagues et de rires !
A côté, trônent les spécialistes de la pièce. Les éclats de l'inox dans les quelques rayons de soleil attirent l'attention et illuminent la multitude d'objets environnants. Métaux, plastiques, verre, polyester, … autant de matières, de formes et de couleurs qui constituent les disques, feux, rétroviseurs, pots d'échappement, leviers, compteurs, klaxons, câbles, rampes de carburateurs, … Une multitude d'accessoires de tous styles dont la finalité est de personnaliser ou d'optimiser chaque monture au goût de son propriétaire. 12 photos :
Sur la piste, le festival se poursuit inlassablement. D'ailleurs, les commissaires doivent calmer quelques ardeurs propres à générer des incidents. En effet, plonger du haut de la parabolique, à grande vitesse, dans une chicane encombrée de plusieurs motos roulant tranquillement peut-être un facteur déstabilisant engendrant de mauvaises réactions.
A contrario, avec la moto et l'état d'esprit adéquat, ce doit être jouissif ! ! !
De retour dans le village, nous admirons le travail du forgeron Gianluca qui coule en direct ses pièces d'aluminium. Ses gestes calmes et précis sont l'antithèse de son apparence de géant trapu à la barbe fournie au dessus de son tablier de cuir …
La foule compacte qui entoure son atelier de fortune n'est certainement pas là pour profiter de la chaleur de son brasier, mais pour savourer cette leçon de savoir-faire réalisée avec bonhommie ! 5 photos :
Alors que nous venons de quitter la scène où se produit l'un des groupe animant musicalement ces journées, (5 photos).
un pilote épris de vitesse (relative) sur cette piste intérieure perd son couvre chef. Pas un casque bien attaché, non, un feutre négligemment posé et épris de liberté… Alors qu'il s'arrête pour amorcer un demi-tour, nous lui indiquons que nous allons le chercher. Pendant que Serge court récupérer l'objet, je nargue le fautif et nous éclatons de rire. J'en profite pour immortaliser cette magnifique machine dont seul le nom, Norfield, donne une idée du niveau de cette superbe préparation … Le chapeau de nouveau revenu à sa place, nous nous quittons, hilares de cet intermède.
Au détour d'un stand de casques, nous remarquons une tête connue qui semble vouloir passer incognito. Il s'agit tout simplement de Raymond Roche en pleine conversation. Champion du monde tout de même …
Et le parking visiteurs regorge aussi de créations atypiques,
étonnantes ou superbes … 10 photos :
Mais, si la météo nous a largement épargné jusque là, un violent orage éclate, vidant la piste et poussant de nombreux spectateurs au départ. Dommage, car cette première édition s'avère intéressante à plus d'un titre :
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Tout d'abord, retrouver Montlhéry après une décennie d'interrogations est déjà un gage majeur. Nombreux sont ceux qui se félicitent de ce renouveau ;
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Ensuite, c'est une superbe occasion de voir de près de fabuleuses préparations, de pouvoir converser avec leurs géniteurs, découvrir leurs motivations, leurs errements, leurs difficultés, mais aussi la satisfaction d'être là avec leurs "bébés" ;
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Enfin, c'est le plaisir de rencontrer une multitude de passionnés qui se retrouvent pour partager ces moments, hors du temps présent, simplement pour échanger une expérience, un bon mot, une idée ...
Néanmoins, quelques ombres apparaissent au tableau, et c'est normal pour une première édition. Cela s'appelle le rodage.
Ces propos ne sont donc en aucun cas des jugements, mais des éléments destinés à participer, à mon humble mesure, à l'optimisation d'un tel rassemblement :
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Quelques exposants regrettaient un emplacement boueux ne favorisant pas l'approche du public. Il est vrai que certains secteurs étaient particulièrement rebutants pour des piétons ;
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Une fronde semble naitre au niveau de certains clubs. Ils n'apprécient pas de devoir payer alors que leur présence est un des facteurs d'attraction du public et qu'ils supportent déjà des coûts, parfois importants, pour venir ;
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Une foule nettement plus imposante le samedi que le dimanche.
Peut-être la résultante de prévisions météo moins engageantes ?
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Il est dommage que le site doive fermer le samedi soir, obérant ainsi une poursuite des rencontres. Néanmoins, ceci est compréhensible au regard des activités de l'UTAC, mais aussi des déviances constatées lors d'autres manifestations ...
En tout état de cause, nous avons passé un excellent week-end. Découvrir ou approfondir la connaissance de machines uniques, retrouver des copains, faire de nouvelles rencontres, riches et passionnantes. Autant de facteurs qui me semblent être un excellent terreau pour une vigoureuse croissance de cette manifestation.
Alors, que vive le Festival Café Racer pour sa prochaine édition !
Encore quelques dizaines de photos :
Et un immense merci à l'ami Serge qui m'a tarabusté pour m'entrainer
dans toutes ces superbes découvertes,
et organisé nos périples de main de maître
(un air de Brel me trottant dans la tête).
NB
En ce qui concerne les photos, pour d'évidentes raisons techniques elles sont largement compressées. Si vous désirez en obtenir certaines sous une meilleure forme, il vous suffit de m'envoyer les numéros à l'aide du formulaire de contact. Je pourrai ainsi vous les retourner par mail (pour usage privé bien sûr).