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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 00:57

Fin septembre 2012.

 

Après l'épopée des 24 Heures du Mans, je me suis rendu en Bretagne pour quelques contacts professionnels. Pour mon retour vers la Corrèze, Pascal m'a concocté un voyage à étapes où il va pouvoir m'accompagner ...

 

L'objectif est de participer à "La Balade à Dom.", une rencontre particulièrement conviviale en pays de Gâtine, dans les Deux Chèvres (dixit Sylvain !) (79), ce qui m'offre une halte sympathique à mi chemin sans faire un détour important. Nous voilà donc partis, le dernier vendredi de septembre, le FJ attelé du Comanche m'ouvrant largement la route pour un premier rendez-vous en région Nantaise. Christian nous attend de pied ferme, la Triumph rutilante prête au départ. Son épouse, Christiane nous sert le café et nous repartons. Cette fois le side est intercalé entre les deux solos, la trois pattes anglaise des "Cri-Cri" en tête. Seul le passage de Cholet est épique. Le side est englué dans le magma d'automobiles et nous avons néanmoins la patience de rester avec lui ! ! !

 

Au gîte "La Raymondière" (chaudement recommandé), les organisateurs, Dominique et Olivier sont déjà à la manœuvre, leurs charmantes épouses, Lysiane et Christine ne dédaignant pas mettre la main à la pâte, bien au contraire. Ils refusent notre aide et nous en profitons pour nous rafraîchir le gosier et dresser nos tentes entre potager et arbres fruitiers. Nous prenons d'ailleurs la précaution de ne pas positionner nos toiles sous les pommiers qui ne manqueraient pas de nous assaillir par la chute des fruits vu ce qu'il y a déjà au sol. Éric, dit "la fouine" nous rejoint en fin d'après midi et complète ainsi une petite partie du groupe des Millevaches de l'année dernière (cf. Millevaches 2010 – La confirmation ! ).

 

La soirée en petit comité est fort sympathique. Chahuts à rebondissement (la pauvre Lysiane se retrouve pendant un moment une "tête de turc" rêvée par sa réactivité), succession d'histoires drôles, rappels de situation passées, délirantes ou ubuesques, bref de quoi chasser toute velléité de tristesse ou d'ennui !

"Balade à Dom." - La concentre. (1/3)"Balade à Dom." - La concentre. (1/3)

Au lever du jour, nos fidèles destriers sont encore au repos, mais prêts à nous propulser vers d'autres aventures … pendant que certains dorment encore sous les tentes ! ! !

 

Le samedi matin comme d'habitude, je suis le premier debout. J'en profite pour sortir le PC du top case et avancer quelques menus travaux en attendant le lever de la petite troupe. Le petit déjeuner démarre sur les chapeaux de roues, au détriment de ceux qui ont besoin d'un peu plus de temps au réveil (au hasard, Christian qui se plaint souvent de ma propension à décoller instantanément le matin !).

 

Ensuite, les motos arrivent, seules ou en groupes et chacun commence à faire connaissance autour du café. Pascal et moi héritons de passagères, Sophie et Babeth, sans motos mais désirant partager ces moments. Puis le départ s'organise, le convoi s'ébroue et c'est parti pour une une super balade au cœur de cette région mainte fois traversée, mais inconnue dans ces détails. Et un groupe d'environ 70 motos demande une allure modérée. Nous avons le temps de profiter des paysages.

 

Le café avant le départ. Détendu. Enfin pas pour tous !

"Balade à Dom." - La concentre. (1/3)
"Balade à Dom." - La concentre. (1/3)
"Balade à Dom." - La concentre. (1/3)
"Balade à Dom." - La concentre. (1/3)
"Balade à Dom." - La concentre. (1/3)
"Balade à Dom." - La concentre. (1/3)
"Balade à Dom." - La concentre. (1/3)
"Balade à Dom." - La concentre. (1/3)
"Balade à Dom." - La concentre. (1/3)

 

Dès le redémarrage, Pascal se lance dans des figures de style inquiétantes … pour un néophyte ! Il offre à sa passagère, Sophie, un tour de manège facétieux et remuant en soulevant le panier dans chaque virage. Il finit par le lever tellement haut que le pot de l'autre côté racle le bitume … Pendant ce temps là, Babeth et moi rigolons franchement en évaluant l'état de Sophie à l'arrivée. En fait, elle a apprécié ces vues dominantes !

 

Après quelques magnifiques enchainements de courbes, nous suivons des panneaux indiquant "Solex", perdus au milieu de la calme campagne ? ? ? Une micro-route, limite chemin se termine sur un parking de La Boissière en Gâtine où nous stoppons nos machines. Dès que nos moteurs sont arrêtés, nous parvient la rumeur bourdonnante des "abeilles". C'est ainsi que je surnomme les 50 cc deux temps préparés et dont les pots émettent un son aigu et omniprésent. Mais ceci est une autre histoire que je vous conterai très prochainement …

 

En fin d'après midi, nous arrivons au gîte
pour un apéritif déluré :

 

"Balade à Dom." - La concentre. (1/3)
"Balade à Dom." - La concentre. (1/3)
"Balade à Dom." - La concentre. (1/3)
"Balade à Dom." - La concentre. (1/3)
"Balade à Dom." - La concentre. (1/3)
"Balade à Dom." - La concentre. (1/3)
"Balade à Dom." - La concentre. (1/3)
"Balade à Dom." - La concentre. (1/3)
"Balade à Dom." - La concentre. (1/3)
"Balade à Dom." - La concentre. (1/3)
"Balade à Dom." - La concentre. (1/3)
"Balade à Dom." - La concentre. (1/3)

 

Et la soirée se poursuit avec un excellent repas
en préambule :

 


 
 

Au cours de la soirée, nous nous retrouvons fréquemment par petits groupes au cours des sempiternelles pauses cigarettes. A chaque fois, des discussions, parfois endiablées s'établissent. Ceci est particulièrement vrai avec Nicolas, le "Black-barbu" et Clarisse, sa compagne étrennant son tout nouveau permis. C'est leur première concentration et ils exultent face à l'ambiance en général, mais aussi de pouvoir échanger avec de vieux briscards. Ils découvrent notre monde et prennent plaisir à profiter du partage de nos expériences … et âneries. De sains et forts moments !

 

Le lendemain matin, je suis encore le premier levé. Fort de mon expérience acquise la veille, je concocte rapidement un diaporama des photos de la veille sur le PC et effectue la mise en place du petit déjeuner. Lorsque Dom, en organisateur émérite, parvient difficilement à se tirer du lit pour répondre à ses obligations, il trouve son café chaud, son pain grillé et tous les accessoires disponibles sur les tables. Ses traits fatigués se détendent légèrement et il m'annonce : "vu comme ça, tu pourras revenir l'année prochaine …". J'en suis fort aise ! ! !

"Balade à Dom." - La concentre. (1/3)

Le réveil n'est pas toujours facile ...

 

Ensuite, les départs s'enchainent pendant que nous donnons un coup de main au rangement et au ménage, mais arrive le moment où il faut bien se mettre en route. Difficile de quitter cet endroit qui a abrité de si bons instants avec des personnes appréciées. Merci encore à vous les quatre efficaces G. O.

 

Heureusement, le temps est superbe. Luminosité parfaite, température modérée, un environnement idyllique pour un retour qui va s'avérer riche d'expérience et de rebondissements … à découvrir très prochainement …

 

 

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2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 16:36

Je reprends mes bonnes habitudes perdues au Bol en début d'année et, avec Serge nous arrivons les premiers au camping du houx. Comme convenu avec toute la bande de joyeux lurons, nous avons fait quelques courses en route et positionnons notre campement.

 

Il n'est pas difficile de trouver de la place, mais vu les annonces de la météo, nous privilégions un emplacement sous les arbres. Comme par hasard, ceux ci sont déjà bien encombrés, et il nous faut tout de même de la place pour 3 sides, 4 motos (2 voitures restant à l'extérieur) et 7 tentes !

 

Nous jetons notre dévolu sur un endroit dont le sol n'est pas parfait, mais qui s'avérera particulièrement judicieux. Proche de l'entrée et donc pratique pour se retrouver facilement, non loin des sanitaires, éloigné, autant que faire se peut, des sources de bruits majeurs (les fameux rupteurs que nous méprisons, au moins pour le non respect des moteurs ...) et à l'ombre le matin et à partir du milieu de l'après midi.

Mes 24 Heures du Mans (2012)

Sous le soleil radieux, le camping du houx se remplit.

 

 

Les Bretons arrivent les premiers avec les deux premiers side-car. D'abord Pascal, avec son FJ Comanche. Il est accompagné de son frère Éric qui est le bizuth de l'année. Puis c'est au tour de William et son FJ Comète, plus familial avec sa caisse fermée. Ils n'ont pas besoin de faire la queue aux caisses, sérieusement imposantes maintenant, car nous avons déjà pris leurs billets. Nous retrouvons aussi le Dédé (de Bretagne, pas Dédé07 !) avec ses deux fils et une joyeuse bande de bretons. Mais nous abandonnons rapidement ce petit monde pour aller assister aux essais qualificatifs de la finale du championnat du monde de side-car. Serge et moi tenons absolument à suivre ces courses si particulières, animées par des furieux défiant les règles de la physique, le "singe" (passager dans le "panier") tentant de contrôler en permanence les effets des forces, ou le pilote gérant des glisses parfois impressionnantes … Du grand art.

 

Les sides en approche
et en finale du championnat du monde :

 


 

 

Lorsque nous revenons au camp, les Bretons sont posés et nous mangeons tous ensemble avant de retourner sur le circuit. Cet intermède est rapidement interrompu par l'arrivée du "Pack Rochelais". Fred et Jo trainent dans leur sillage Michel, le petit jeune de l'année dernière qui a tant redouté son baptême … souvent annoncé mais jamais concrétisé … ainsi que 5 autres personnes.

 

Une fois tout le monde installé, nous repartons vers le circuit à la rencontre d'un autre Éric, notre "beau-bébé-Landais". Il est le mécano de Loïc ( dit LOL) qui voit enfin son rêve d'endurance mythique se réaliser. De chaudes retrouvailles sous un soleil de plomb, une bière faisant office de climatisation ! Mais il ne peut pas rester longtemps car il doit aller s'occuper de la moto, exposée dans la voie des stands pour la visite des spectateurs.

 

Nous profitons donc de cette animation. Voire les machines de près, retrouver de nombreuses personnes, pilotes, mécaniciens, managers ou autres acteurs, souvent bénévoles, de ces équipes. Mais aussi se faufiler dans une foule, certes moins dense cette année, mais tout de même consistante, surtout auprès des teams de pointe.

 

Balade dans la voie des stands :

 

 

Ensuite, c'est le retour au camp. Dédé et ses fils nous rejoignent pour démarrer l'apéritif. Serge est dans une forme éblouissante et il amuse la galerie en nous racontant ses histoires avec cette manière si particulière qui lui est propre. La nuit tombe. Les deux frangins, Éric et Pascal s'attellent aux grillades. La soirée se poursuit dans les rires, les taquineries dans une douceur rare à cette époque.

 

Samedi matin, Éric le petit nouveau souhaite assister aux procédures de départ, spectacle qu'il ne connait pas. Ceci implique d'arriver suffisamment tôt pour bénéficier d'une place en tribune. Nous préparons donc les sacs à dos pour emmener de quoi manger, et surtout boire. Le soleil est déjà ardent et nous allons passer plus de 5 heures face aux stands, dont les 2 ou 3 premières sans ombre …

 

Les motos défilent sur la piste, des anciennes aux plus modernes, au gré des différentes courses et "warm-up" (essais ultimes pour les machines et pilotes participants aux 24 Heures). C'est ensuite l'exhibition du stunt avant de laisser la place aux procédures de départ qui va s'avérer le clou du spectacle. Les drapeaux de chaque participants entrent en piste, joliment accompagnés d'un escadron de jeunes et fraiches créatures … Si nous sommes maintenant à l'ombre, l'asphalte est inondé d'un violent soleil, aussi éblouissant que torride. Rapidement, une première jeune fille s'écroule bientôt suivies de quelques autres. Enfin, quelqu'un aura la géniale idée de permettre à ces nymphes d'ouvrir leurs ombrelles … portées fermées en guise de cannes jusque là ! ! !

 

Un commissaire facétieux prend la place de l'une d'elles, immédiatement approuvé par la vigueur hurlante et trépignante des spectateurs. Enhardi par cet accueil tonitruant, il s'essaye à quelques bouffonnes figures qui se traduisent immédiatement par le déchainement euphorique des spectateurs. Cet joyeux intermède permet d'évacuer autant la stupeur initiale de la foule que ces jeunes femmes étiolées !

 

Mes 24 Heures du Mans (2012)

Salut final de ce show improvisé, bon enfant et bienvenu.

 

 

La troupe de charme se retire dans un ordre rigoureux pour laisser la place aux monstres mécaniques. Processus de mise en place, tour de chauffe, alignement en épi des motos face à nous, les pilotes traversent la piste pour faire face à leurs montures, le silence devient assourdissant.

 

Mes 24 Heures du Mans (2012)

Dernières secondes de calme sous le soleil ...

 

 

15 heure, les pilotes courent, enfourchent leurs machines et s'élancent. La meute est lâchée dans un déchainement de décibels … et un silence relatif retombe rapidement … avant le retour de la harde encore bien groupée, emmenée par tous les favoris.

 

Après quelques passages, nous partons faire un premier tour de circuit, observer les protagonistes dans chaque virage. Si la Kawasaki #11 garde la tête, les Suzuki, BMW, Yamaha ou Honda suivent le même rythme et peu d'écarts se creusent aux avant-postes. Néanmoins, le multicolore serpent de fer et de plastique s'allonge, ondule dans chaque courbe offrant de magnifiques visions, notamment dans les "pif-paf" de la Dunlop ou du Chemin aux Bœufs.

 

Dans cette course, la Kawasaki ne participant pas aux Championnat du Monde d'Endurance, joue le prestige. Mais une victoire ici serait bienvenue après celle du Bol d'or en début d'année.

Par contre, quatre équipages peuvent encore prétendre au titre mondial lors de cette dernière étape. Tout d'abord le SERT de Dominique Méliand dont la Suzuki #1 est suivie à 19 points par les BMW #99 et Honda #55 et à 21 points de la Yamaha #94 du GMT de Christophe Guyot … Un décor apte à faire parler la poudre ! ! !

 

Après un peu plus d'une heure, les chances de la BMW s'amenuisent sur une chute de Sébastien Gimbert. Mais elle repart rapidement avec deux tours de retard. Il reste plus de 22 heures de course et bien des péripéties peuvent encore bouleverser l'ordre établi … de ce ballet infernal !

 

La fine équipe dans tous ses états :

 


 

 

En fin d'après midi, nous retrouvons le campement pour démarrer l'apéritif. Vient ensuite le temps du repas. Exceptionnellement, Serge et moi restons au repos. Et ne croyez pas que ce soit au profit du privilège de l'âge, ces d'jeuns n'en ont cure, nous profitons simplement des compétences d'Éric, le bizuth qui veut probablement se faire bien voir !

 

En ce qui concerne le repos de Serge, c'est par rapport à la préparation du repas car, en ce qui concerne les narrations, il n'est pas en panne et nous fait pleurer … de rire.

Essayons de le plagier, malheureusement sans la gestuelle, sans les mimiques, sans les digressions, mais avec les images de ses tribulations avec ce pauvre Michel tout de même :

 

" J'ai vécu deux accouchements aujourd'hui ".

 

Devant nos mines ébahies, il se lance dans les explications :

 

" Ce matin, je me suis levé le premier et notre campement avait été envahi dans la nuit. Comme il ne restait pas beaucoup de place pour préparer le petit déjeuner, j'ai décidé de ranger mieux les bécanes. Comme le Comanche était au milieu, j'essaye de le pousser, mais une vitesse est engagée. Mis au point mort, le side se déplace d'autant mieux que le terrain présente une légère pente. Il s'ébranle tellement bien que la roue du panier enfonce la toile de tente située derrière. Je file derrière pour le remonter alors que ça s'agite à l'intérieur. Je dégage la toile, mais me retrouve coincé. Et oui, comment faire pour atteindre le sélecteur de vitesse tout en retenant la machine ? A force de contorsions, l'opération est réalisée et je m'empresse de quitter le lieu du délit. Trop tard. Le zip de la tente glisse lentement, la toile s'entrebâille légèrement, une touffe de cheveux apparaît laissant rapidement la place à un visage autant surpris qu'angélique. Échange de regards, je joue l'étonné, pas un mot et la tête qui a servi de cale réintègre, sans un mot, son univers … apaisé ! ! !

Cette petite tête hirsute à la mine déconfite sortant doucement entre les deux pans de toile m'a immédiatement fait penser à un accouchement ! "

 

Devant l'image, et les manières, nous sommes écroulés de rire, mais Serge ne nous laisse pas reprendre notre souffle et continue sa narration :

 

" Plus tard, lorsque je suis allé prendre une douche, j'ai tout d'abord constaté que toutes les cabines étaient occupées. A noter un détail qui a son importance : à ma gauche, au fond du sanitaire, une jeune femme était au lavabo. Ne voulant pas la déranger, je ressors et, jetant à nouveau un coup d’œil sous les douches, je repère une porte sans chaussures apparentes au bas, ni encombrée de vêtements en haut. J'empoigne alors la clenche et, dans un premier temps, tire délicatement. La porte bouge légèrement et s’entrouvre d’un petit centimètre…. mais me résiste. Sentant la présence féminine dans mon dos, et pensant la porte simplement coincée, je bombe le torse et mets « la patate » (15 ans de muscu et 35 ans de travaux de force quand même !!!) pour finalement arracher et mettre à l’équerre le chambranle avec sa porte fermée !! Et là, surprise, la cabine est occupée. Le rideau, soigneusement tiré, s'entrouvre à peine … juste de quoi laisser apparaitre la même tête étonnée que tout à l’heure ! ! ! Là encore, le jeune homme reste stoïque. Aucun mouvement d’humeur, aucune trace d’agacement, aucun nom d’oiseau…… Quelques mots d’excuse, un sourire (un fou rire intérieur !), je remets délicatement en place le chambranle avec sa porte (qui était bien verrouillée !) et quitte précipitamment les lieux, laissant l’énergumène à ses occupations…..

Ah l’orgueil masculin mal placé !! Heureusement, le ridicule ne tue pas…

 

Et voilà comment j'ai vécu 2 accouchements dans la même matinée ! ! ! ".

 

Inutile de vous dire que la chaleureuse ambiance est encore décuplée avec ce type de sketches  animés par ce fameux Sergio !

 

Pour nous remettre de ces émotions, nous retournons sur le circuit observer la fantasmagorie du ballet nocturne. Inlassablement les machines tournent, les faisceaux des phares illuminent la piste et balayent les vibreurs et bacs à graviers dans chaque courbe. Au bout des Esses Bleus, Pascal, Fred et Jo, probablement en manque de frissons, se lancent des défis et vont essayer les manèges installés par les forains.

 

Ensuite, une petite pause au virage du raccordement puis une plus longue dans les tribunes. Nous pouvons ainsi observer les ravitaillements et dénombrer les abandons des teams dont les box sont fermés … Notre progression se poursuit vers le village, puis nous reprenons contact avec la piste. D'abord la fabuleuse chicane Dunlop où le spectacle du rapide basculement alternatif des machines est amplifié par les dards lumineux des phares qui s'écrasent dans la première courbe avant de s'envoler vers la seconde pour recommencer le mouvement à l'inverse. Après les virages de la Chapelle et du Musée, nous décidons de garder le double droite du Garage Vert pour le petit matin et rentrons vers le campement.

 

Quelques vues des démêlés sur la piste :

 


 
 
Après une bonne nuit, nous repartons voir le lever du jour sur le circuit. Jusqu'à 4H30, les Kawasaki # 11, Suzuki # 1 et Yamaha # 94 ne se lâchent pas en tête. Mais, pendant notre sommeil, la GMT 94 doit rentrer au stand pour changer son radiateur. Encore un mauvais coup du sort pour le team de Christophe Guyot.
 
Mes 24 Heures du Mans (2012)Mes 24 Heures du Mans (2012)

Au garage vert, certains dorment encore, bercés par les feulements des accélérations …

… pendant que Pascal et Fred "shootent" dans cette lumière particulière du matin.

 

Après un bon demi tour de circuit et de nombreuses pauses, nous retournons au campement pour commencer à ranger et charger les bécanes. Avant de repartir, nous retournons entre le Chemin aux Bœufs et les Esses Bleus observer une dernière fois les passages endiablés des monstres mécaniques qui, après plus de vingt heures sont encore agressifs et alertes.

 

Nous prenons connaissance des résultats à notre arrivée :

  • Le SRC place sa Kawasaki sur la plus haute marche du podium, pour la troisième fois consécutive et en battant le record de l'épreuve avec 844 tours soit 3532 km ! ! ! ;

  • La seconde place revient au SERT. La Suzuki n'est cependant qu'à 1:02.508 du vainqueur … et décroche son 12ème titre mondial ;

  • La dernière marche est dévolue à la BMW #99, à 4 tours. Elle obtient ainsi la seconde place du championnat.

 

Encore un fabuleux week-end alliant retrouvailles chaleureuses, délires épiques, soleil radieux et course d'anthologie. Un excellent cru ! ! !

 

 

Ont également participé à cet article :

  • Brigitte pour l'interview de son compagnon Sergio et la refonte du passage initial sur ses "deux accouchements" ;

  • Pascal qui nous offre essentiellement les photos de pistes et William pour certaines autres photos, particulièrement les sides en approche de pré-grille ;

 

Qu'ils en soient chaleureusement remerciés ici.

 

 

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2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 14:33

Après le récit du Bol d'Or 2013, revenons quelques mois en arrière, pour la finale du championnat du monde d'endurance 2012.

 

Début septembre , un rendez-vous professionnel se dessine pour la semaine à venir dans la région de Blois, et je vais profiter de ce déplacement dans le nord pour renouer quelques contacts en région parisienne et en Bretagne. Mon pote Serge de Metz, informé de cela, me propose d'en profiter pour l'accompagner aux 24 heures du Mans ce que je décline. Mais le chœur des copains (Pascal, William, Fred, Jo, …) se joint au soliste et mes réserves m'abandonnent. Toujours aussi influençable je finis par accepter l'offre du Messin et m'organise dans ce sens.

 

La moto est lourdement chargée (cumul des tenues et matériels professionnels et ludiques pour 2 à 3 semaines), le temps est superbe, mais je redoute ce départ.

En effet, hormis le rapide intermède de cet été (cf. Merci à tous ), cela fait 5 mois que je n'ai pas touché à ma fidèle Diversion qui ronronne pourtant parfaitement. Comme je risque d'avoir à m'arrêter plus souvent, je me prévois la journée. Mais comme je dois être un peu masochiste, je délaisse le trajet rapide par l'A20 pour privilégier les départementales. Bon, même si je risque d'endurer au niveau de l'arrière train, entre autre, je suppute tout de même quelques plaisirs, au moins pour les yeux ! ! !

 

Étonnamment, je me sens très vite à l'aise et entre rapidement dans une cadence régulière et soutenue. Le nord de la Corrèze fournit le rodage et la Creuse déroule ses courbes à mon plus grand contentement, d'autant que le soleil réchauffe rapidement l'atmosphère, fraiche au départ. Peu après Felletin, appels de phares alors que j'allais doubler une voiture en sous régime. Je reste derrière car nous allons arriver sur un zone 50 propice à des contrôles. De fait, 2 gendarmes font des exercices de visée, bien installés dans un abri-bus. Nous passons devant à 30 km/h, l'usager devant étant très prudent ! A leur niveau, je leur montre mon "bouchonneur" et les apostrophe en leur disant qu'ils lui font trop peur. Ils éclatent de rire …

 

En fait, je n'éprouve pas le besoin de m'arrêter. Je suis fréquemment debout dans les traversées de villages afin de soulager mon séant et enroule rondement d'une courbe à l'autre. Trop prestement d'ailleurs car par deux fois des épingles, heureusement assez larges, me surprennent et m'obligent à pencher plus que de raison avec ce chargement. Enfin, ça finit de réchauffer ces alertes ! ! !

 

Ma première pause est liée à l'environnement. Près de Crozant, la vallée de la Sédelle m'offre un endroit de rêve pour mon pique nique. Je n'ai pas particulièrement faim, mais l'après midi est déjà bien entamée et le site est charmeur.

En route vers Le Mans (2012).

Le calme de la rivière, l'exubérance de la végétation, un écrin pour mon frugal sandwich,
mais aussi et surtout pour les peintres de l'école de Crozant !

 

Un peu plus loin, à l'entrée d'un village, j'éclate de rire à la vue du panneau. Je n'ai pas envie de faire demi tour, mais je scrute la sortie pour vérifier si le même est présent dans l'autre sens. Affirmatif. Pause photo.

En route vers Le Mans (2012).

Si nous l'avions oubliée, ici la sanction est clairement rappelée ...

 

Une heure plus tard, et proche du but, je fais ma troisième pause pour immortaliser un château que je n'ai plus vu depuis de nombreuses années, Valençay.

En route vers Le Mans (2012).
En route vers Le Mans (2012).En route vers Le Mans (2012).

Surplombant la route qui plonge dans la vallée, le château émerge des feuillages ...

... En montant vers la ville, seul le dôme surgit des frondaisons,
à l'assaut d'un ciel magnifique ...

... Après avoir traversé la ville, je découvre l'entrée du monument.

 

 

Les retrouvailles avec Serge sont chaleureuses, mais je repars rapidement. Mon rendez- vous est reporté à la semaine prochaine et je file en région parisienne où j'ai pu avancer d'autres contacts. Ainsi je retrouve Serge le jeudi soir et nous organisons rapidement notre départ qui se trouve avancé du fait de ces changements Nous allons profiter ainsi d'un week-end à rallonge qui se présente sous les meilleurs auspices puisque la météo nous prévoit un temps exceptionnel.

 

Le lendemain matin, réveil de bonne heure pour terminer le chargement, mais nous sommes retenus par une vision fantasmagorique :

En route vers Le Mans (2012).

Heureusement, cela ne dure pas longtemps et nous partons à l'assaut du Mans …

 

(à suivre) ...

 

 

 

 

 

 

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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 11:48
Les adhérents à Progeco se multiplient et les...

Les adhérents à Progeco se multiplient et les soutiens s'internationalisent ...
A quand votre position sur cette carte ? ? ?
Un petit (ou gros effort) et nous verrons rouler la GECO de Eric Offenstadt à Magny-Cous cet automne ! ! !

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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 16:26

Mercredi matin, la grosse question existentielle du motard au long cours en ces saisons intermédiaires ; "avec ou sans doublures thermiques sous la veste et le pantalon ?"

 

En effet, je suis invité au Bol d'Or et j'optimise mes kilomètres pour inclure quelques rendez-vous dans ce déplacement. Je pars donc pour 5 jours et relativement chargé même si Pascal m'assure la tente.

 

Un dernier regard aux prévisions météo oriente la réponse. Le week-end s'annonce ensoleillé bien qu'avec des nuits froides. Comme, à priori, je n'aurais pas à rouler tôt le matin ou tard le soir, je démonte ces fameuses doublures. Ça sent déjà l'été, mais l'expérience laisse planer tout de même un doute et je cale dans une valise des sous-vêtement chauds. On ne sait jamais …

 

Départ sous un soleil voilé par les brumes d'altitude matinales. Le fond de l'air est frais, mais largement acceptable et je me tiens chaud à balancer la moto dans ces interminables enchainements de courbes de la Corrèze et de la Creuse. Le soleil évacue l'humidité résiduelle, monte au zénith et devient franchement chaud. Agréable sur la route avec le vent relatif qui tempère, mais opprimant lorsque le rythme faiblit ou stoppe dans les traversées d'agglomérations.

 

Me voici arrivé à ma première étape après cinq bonnes heures de selle, souvent sur de charmantes petites routes et avec une pause pique nique bucolique en pleine nature.

 

Vendredi matin. Notre sempiternel rendez-vous au "Relais Calmos"de Bourges est confirmé entre 12H00 et 13H00. J'ai un peu moins de 200 km à parcourir et je peux donc musarder. Le soleil est bien présent, même si nous risquons quelques averses en fin de journée. Une longue pause café pendant laquelle je discute avec le chef cuisinier. Il roule en Varadero, nous avons à peu près le même âge et nous échangeons sur nos expériences.

 

J'arrive le premier à Bourges, peu avant midi et commence à chahuter avec les copains de la FFMC 18 qui finissent leurs préparatifs en vue d'accueillir les motards sous les meilleurs auspices. Et pour ça, nous pouvons leur faire confiance, ils sont forts, très forts … Beaucoup semblent déçus de me voir seul. J'en viens même à me demander s'ils ne me reçoivent exclusivement lorsque je suis avec mon neveu Maxime. Il est vrai qu'il est devenu une sorte de mascotte depuis qu'il a épluché les oignons (cf. Bol d'Or 2011). Mais il est coincé par une entorse du genou (enfin, dixit son Père car je n'ai pas beaucoup de nouvelles en direct ces derniers temps ! ! !). Néanmoins, je livre quelques informations, particulièrement la probable perspective qu'il puisse démarrer un C. A. P. de cuisine l'année prochaine. Comme moi, tous souhaitent que cela fonctionne et qu'il puisse continuer à trouver sa place parmi nous malgré ses contraintes !

Mon Bol d'Or 2013

Une partie de l'équipe de choc de la FFMC 18 qui nous réserve
un accueil aussi chaleureux qu'efficace ! ! !

 

Fred, qui arrive de la région de La Rochelle sur son ZX12R, me rejoint rapidement. Nous commençons à avoir sérieusement faim lorsque les Bretons arrivent. D'abord Pascal avec son Comanche, ensuite William qui a aussi opté pour le FJ attelé au Comanche à la place du Comète, et à ma grande surprise, quelques secondes plus tard, Dédé et son magnifique Gex 1100. Il m'avait pourtant affirmé, la semaine dernière, ne pas venir … Mais il a du se laisser séduire par les deux sidecaristes … ou trouver qu'avec un peu plus de monde, ma présence devenait plus acceptable !

Lorsque je m'étonne de sa présence et lui annonce que je suis vexé, nous explosons de rire. Ça commence fort.

 

Le repas, toujours aussi bon et imbattable en rapport qualité/prix, est vite expédié (entrée + grillade – excellente andouillette aux oignons et vin blanc pour moi- + fromage + fruit + boisson + café pour 5,50 € !). Sur un dernier salut, les deux sides et les deux solos repartent vers Magny-Cours après une halte au supermarché local où nous chargeons de quoi sustenter machines et bonshommes.

En face, les appels de phares se multiplient. Cela ne nous inquiète pas car nous sommes particulièrement réservés sur ce tronçon, mais nous restons notamment attentifs … et ne découvrons aucun piège. Étaient-ce des saluts, des jeux, ou des contrôles de vitesse particulièrement bien camouflés ? ? ?

 

Par contre, au dernier rond-point avant le circuit, notre brave Dédé, avec sa mine de repris de justesse (dixit Couche), gagne le droit à être le seul d'entre nous à se faire arrêter. Pas vraiment inquiet, nous lui confirmons les points de rendez-vous et dégageons le rond-point. Funeste erreur. Le jeune stagiaire fini par trouver une plaque non conforme. Pas une micro-plaque, non, juste l'absence du marquage de la normalisation. Mais il menace de retenir le véhicule !

Calme et olympien, ce bon Dédé réussit à amadouer le jeune et bleu (dans tous les sens du terme) seigneur qui, dans sa grande mansuétude, consent humblement à ne pratiquer que le rétention de la carte grise, en attente d'un changement de plaque IMMEDIAT ! ! !

Et voilà notre délinquant notoire filer à Nevers, courir les garages et concessions afin de dénicher celui qui fait encore les anciennes immatriculations … La plaque enfin réalisée (la seconde car la première se révèle fausse par une inversion de chiffre !), il peut revenir à Magny-Cours, présenter son véhicule et récupérer sa carte grise grâce à sa chère, très chère, plaque toute neuve.

 

Un peu agacé, notre bandit acquiert tout de même un once de fierté. Il vient de gagner son tout premier P.V. … Un record pour ce type de gredin aux tempes grisonnantes et deux fois Grand-Père ! ! !

Avec une telle perspicacité et un tel discernement, nos pandores sont certains de limiter à l'extrême leurs risques … et nous n'avons pas fini d'entendre les médias, presque chaque jour, nous faire part des méfaits les plus graves, réalisés par de multi-récidivistes ! ! !

Précisons tout de même qu'un gendarme informé de ces faits, et voyant l'objet du délit, émet des considérations peu cordiales face à cet excès de zèle ! ! !

 

A l'arrivée sur le circuit, je vais chercher mon "Pass" pendant que mes compères vont se munir de billets. Fred me communique par téléphone l'emplacement où ils s'installent alors que je suis en pleine discussion. Lorsque je les rejoins, ils ont œuvré avec célérité et mes appartements sont prêts. Merci encore à vous messeigneurs !

 

Il ne nous reste plus qu'à attendre notre pauvre Dédé que nous ne manquons pas de charrier, même si nous sommes indignés. Surtout nous qui collectionnons quelques envois de Rennes …

 

Petite balade sur le circuit et longue pause dans le village. Moto Revue y a installé une magnifique rétrospective du Bol d'Or en présentant quelques machines mythiques sur fond d'affiches et photos. Un régal d'autant plus apprécié que le secteur est encore calme.

 

La rétrospective offerte par Moto Revue
Les anciennes (et les anciens) à l'honneur.

 


 

De retour au camp, nous nous lançons dans de tels chahuts et discussions, autant entre nous qu'avec les voisins que nous ne voyons pas l'heure tourner et nous loupons ainsi la présentation des teams dans la voie des stands. Dommage. Face à un désespoir, très relatif vu l'ambiance, nous attaquons l'apéritif pendant un certain temps, pour ne pas dire un temps certain, avant de mettre en route les grillades. Pascal nous sort son arme secrète, quatre sardines savamment pliées, sous les quolibets de ses petits camarades ! ! ! Mais ces railleries s'éteignent rapidement. Judicieusement plantés, ces petits piquets s'avèrent un parfait support de grille, à hauteur réglable, et prenant très peu de place … Belle et pratique réalisation !

 

Sous le vent glacial, la soirée ne s'éternise pas. Fred, fidèle à ses habitudes, pique du nez dans l'assiette et lance le bal du coucher. A l'abri du vent, la température est nettement plus acceptable et nous passons une nuit d'autant meilleure que le bruit environnant est légèrement moins marqué que d'habitude.

 

Bon, les concerts de rupteurs sont toujours bien présents, mais bien qu'infiniment exécrés, nous en avons pris l'habitude. Comme nous avons aussi pris l'habitude des tristes représailles des moteurs torturés qui engendrent les mines déconfites de leurs propriétaires et qui offrent le désolant spectacle de gars en pleurs, quand, sortant des limbes de l'alcool ou autres euphorisants, ils constatent des dégâts extrêmes (moteur pissant l'huile, refusant de repartir ou littéralement explosé). Bien triste, mais encore plus triste, la pensée vers celui qui achètera l'une de ces machine ayant réchappé de ces outrages en voyant l'annonce idyllique "Machine ayant peu roulé, en parfait état …" ! ! ! Parfois à peine rôdée, mais de quelle manière ...

 

La matinée est consacrée au circuit et au village avant un retour au campement pour déjeuner. Puis nous repartons assister au départ. Fred et Pascal se rendent sur la ligne droite des stands alors que Dédé, William et moi nous installons dans l'enchaînement rapide de Imola afin d'obtenir aussi une relative protection du vent froid qui nous pénètre sans vergogne.

 

Les prévisions de course se réalisent : les quatre leaders sont aux commandes avec un léger avantage pour la Suzuki N° 1 et la Kawasaki N° 11 qui se détachent très légèrement des BMW 99 et Yamaha 94 suivies du pack des outsiders. En quelques tours, le long serpent de machines s'allonge puis s'effiloche avant que la Kawasaki, qui a pris le commandement, prenne un premier tour aux derniers … Cela doit être dur de prendre ce premier tour de retard alors qu'il reste 23H45 de course ! ! !

 

Les évènements sur la piste ronronnant tranquillement, nous nous retrouvons tous au village où Pascal s'empresse d'acquérir … un bonnet … aux couleurs Kawa, bien sûr. C'est ensuite une pause épique sur un stand de "bras de fer". William et Fred combattent, ou plutôt essayent entre deux fous rires. Nos âneries mettent de l'animation et la foule s'agglutine pour assister à nos délires. Les tenanciers du lieux donnent des conseils, puis décident de les appliquer. Au grand désespoir de chacun, la résistance est vaine devant ces spécialistes. D'abord vexé, enfin plus par jeu, William redresse la tête lorsqu'il apprend qu'il vient de se faire platement battre par … le champion du monde. L'honneur est sauf !

Mon Bol d'Or 2013

Le plus fort sera peut-être celui qui rigolera le moins …

 

Dédé doit se rendre dans le paddock pour assister à un ravitaillement. Il propose à l'un de nous de l'accompagner. Fred profite de l'occasion mais revient aussitôt. Il n'a pas son billet sur lui et ne peut donc pas accéder au saint des saints. Je prends donc sa place. Nous sommes superbement reçus par Laurent de Superbike 56, concessionnaire moto de Ploeren, dans la banlieue se Vannes (56). Il nous emmène dans le stand de la Suzuki 211 du team Dunlop Motor Events auquel il participe. Encore une superbe occasion de vivre différemment, de l'intérieur, un des aspect de la course. La tension qui monte, les derniers préparatifs des mécanos, l'arrivée du prochain pilote qui ausculte l'écran des temps et positions des différents équipages, pratique quelques exercices d'assouplissements, s'entretient avec le manager et s'efface dans la discrétion de sa mise en condition mentale.

 

Puis, d'un coup la tension latente exulte. La chorégraphie s'accélère. Chacun prend sa place. Le manager ausculte la Pite Lane à la recherche de son poulain. Son approche est annoncée. Brusquement la bête est là. La fourche est à peine remontée de son freinage que les béquilles sont en place, la moto suspendue, les roues démontées pendant que le pilote, Jérôme Putin descend pour donner ses informations à son relayeur, Nicolas Cholvin. Les nouvelles roues aux pneus neufs sont remontées. Chaque opérateur signale la fin de sa mission. Lorsque la moto est libre, contrainte de règlement pour la sécurité, le ravitailleur entre en lice et en quelques instants le réservoir est plein. Immédiatement, le pilote au brassard bleu est sur la moto et actionne le démarreur pendant qu'un dernier coup de chiffon absorbe les éventuelles coulures d'essence et la moto est repartie. Et seulement quelques dizaines de secondes se sont écoulées entre l'arrivée de la machine et sa disparition de notre champ de vision ! ! ! Belle équipe, bien rôdée !

 

Ravitaillement en quelques vues :

 
 

Nous sommes ensuite reçus dans une loge et accédons au balcon, juste au dessus de la Pite Lane et particulièrement du stand de la Yamaha GMT 94 pour laquelle j'ai un faible certain. L'occasion d'observer Christophe Guyot dans la gestion de son team. Lors de ses allers et retours entre le box et la cabine de chronométrage, il paraît alerte, concentré mais confiant. Sa machine est dans le peloton de tête et tient le rythme ! La moto arrive pour un ravitaillement. La nuée bleue des équipiers s'active. Mais pas le temps de tout voir, le nouvel équipage est déjà reparti …

 

Après un long moment à moment à observer ce manège incessant, nous assistons, sur l'écran de la loge, au choc brutal de Vincent Philippe qui vient de chuter avec la Suzuki N°1. La course est neutralisée par le Safety-Car pour permettre l'intervention du médecin. Néanmoins le pilote sort de sa léthargie, saute sur son destrier qui consent à redémarrer et peut rentrer au stand. Ce Vincent Philippe est d'ailleurs coutumier du fait, si j'ose dire. L'année dernière, ici même, il avait ramené sa moto avec une clavicule cassée suite à une chute, au tout début de la course, laissant ses deux compères continuer avec brio. Il doit être animé d'un mental d'acier envers son équipe pour endurer de telles souffrances dans le seul but de permettre à son team de continuer … Casque bas l'artiste !

 

Nous déambulons ensuite dans le paddock où nous pouvons échanger avec du personnel de l'organisation quant aux nouvelles règles d'accès au camping Est et ses incidences, positives comme négatives. Difficile. C'est aussi une rapide et très agréable rencontre avec Laurent de "Les Motards.com". Je viens juste de lui laisser un message et nous nous retrouvons par hasard ! Quelques propos relativement sérieux sur la course, le GMT 94 dont il est fan et fête les 20 ans de partenariat avec la Mutuelle des Motards, ou de l'excellent service de SMS qui nous tient informé de tous les faits marquants de la compétition. Mais aussi nombre de boutades, chahuts et éclats de rire. D'excellents moments!

 

Toujours par hasard, nous retrouvons l'autre Laurent le Breton du team de la 211, qui est en compagnie d'une équipe délurée. Nous ne mettons pas longtemps à entrer dans la danse et participons activement à une bonne crise de rigolade lorsque qu'un passant s'incruste deux minutes après être apostrophé par l'un des comiques : "Alors Jean Claude, tu retournes au stand". S'ensuit quelques vertes répliques illustrant bien la quiétude du moment.

Dès que ce quidam est reparti, Laurent nous interpelle, Dédé et moi : "Vous l'avez reconnu ?". Devant nos mines apparemment étonnées il nous annonce que c'était Jean Claude CHEMARIN … Honte sur moi ! Ce fameux pilote de mes jeunes années, multiple vainqueur du Bol, particulièrement avec mon presque voisin de l'époque, le regretté Christian Léon, ou avec la mythique et sulfureuse Japauto au carénage si particulier … je n'ai pas pu le saluer comme il se doit, le remercier des rêves qu'il a alimenté dans ma jeune tête. Bien désolant !

 

Quelques photos de la course
(merci à Pascal qui en est l'auteur) :

 


 

Soudain, je regarde l'heure et il est plus de 20H00. Nous serions bien restés là, mais je pense aux copains que nous avons laissé en route. Ce n'est pas qu'ils me manquent, loin de là, mais je redoute leurs réactions. En effet mes valises réfrigérées (par le vent froid, je n'ai pas encore la clim' !) servent de garde-manger … et les clés sont dans ma poche. Je dois donc violenter ce bon Dédé qui semble aussi peu pressé que moi de quitter ce joyeux environnement !

 

Au camp, si l'apéritif est démarré, les affamés nous attendent de pied ferme ! Désolés les gars, nous n'avons pas vu passer l'heure. Dommage que vous n'ayez pas téléphoné pour me rappeler que je détenais les clés de la cambuse. Enfin, l'ambiance est loin d'être délétère, les bons mots fusent, et Pascal ressort son invention pour mettre en route les grillades. Mais Fred n'a pas le temps de voir la fin de cuisson. Fatigué et transi, il part faire un somme ... et ne se réveillera pas pour finir son repas qui pourtant l'attendait ! La soirée s'avance sous un vent omniprésent et froid. William et Pascal décident de retourner sur le circuit alors que Dédé et moi préférons retrouver la chaleur relative de la toile.

 

La joyeuse (et parfois fatiguée) bande des copains :


 

Au petit matin, je me réveille en forme. Le brouhaha lointain devient plus perceptible à l'éviction des bouchons auriculaires. Le camp est relativement calme, mais le train d'enfer des motos sur la piste est bien présent. La course est parfaitement discernable. Les moteurs poussés dans leurs retranchements à la sortie d'Estoril, le puissant freinage d'Adélaïde et l'imposante relance pour se propulser dans le Nurburgring. Dans le lointain la reprise du rythme après le 180° pour se poursuivre dans l'enchainement d'Imola sont parfaitement reconnaissables.

 

Un coup d'œil à mes SMS (merci encore Laurent pour ce superbe service) achève de me mettre de bonne humeur. Mes deux teams de cœur semblent se tirer une bourre effrénée en tête :

  • Le GMT 94. J'ai souvent croisé le manager, Christophe Guyot, même si je le connais peu. Suivant les époques, il a su subjuguer ma fille ou mes neveux par sa simplicité et sa gentillesse. Et lorsqu'il empoigne sa guitare pour délirer avec les MJ's boys (la joyeuse bande de Moto-Journal) ou accompagner un groupe mythique (Trust), il gonfle encore son capital sympathie !

  • Le SRC, longuement accompagné dans sa montée en puissance, dans les affres du doute comme dans la joie des victoires. Un petit jeune, Greg Le Blanc, fantasque, tout fou qui, comme le bon vin s'est bonifié, à cumulé les titres pour être maintenant le chef de file des pilotes du team. Mais aussi sa Maman qui veille avec bienveillance à ce que chacun soit bien nourri et toute une équipe avec laquelle nous avons partagé bien des moments d'angoisse mais aussi de nombreux fous rires !

 

Il faut que j'aille voir cela de plus près. Dehors, le vent a légèrement faibli (ou je le supporte mieux après une bonne nuit). J'admire ce spectacle nocturne. Ces pilotes toujours à l'attaque malgré la fatigue et le froid, ces machines qui hurlent, grincent, tournicotent, mais sont interminablement vaillantes. Un petit tour de circuit, deux ou trois discussions rapides avec d'autres spectateurs, quelques essais non fructueux de photos nocturnes et je retourne au camp voir si d'autres se lèvent. Dédé, Pascal puis William me rejoignent alors que Fred est déjà parti sous la douche. Nous grignotons rapidement avant de repartir sous le lever du jour.

 

Vers 10H00, nous sommes dans le tribune, face au stand de la #11 et nos deux Kawasakistes, Pascal et Fred ont le sourire qui grandit à chaque tour. La Yamaha du GMT 94 rencontre des soucis techniques et doit rentrer au box. De ce fait, la Kawasaki se retrouve seule en tête avec 12 tours d'avance sur une autre Yamaha, l'Autrichienne du YART (Yamaha Austria Racing Team). Une avance confortable qui permet de gérer plus sereinement les cinq dernières heures ! ! !

 

C'est aussi à ce moment que nous assistons à un épisode poignant. La 77 rentre à la poussette quand, furtivement, le bas moteur prend feu l'espace d'un instant. Un commissaire accourt mais les flammes ont tout aussi immédiatement cessées. A l'entrée de la voie des stands, le pilote remonte sur sa machine, poussée par les mécaniciens venus à la rescousse (ils n'ont pas le droit d'intervenir avant). Et la lente remontée de la Pite-Lane s'effectue sous les applaudissements de tous les acteurs présents dans les boxs. Émouvant !

 

Le douloureux et navrant retour de la #77,
Team Honda TT Legends.


 

En fin de matinée, nous retournons au campement nous préparer. Les Bretons veulent éviter d'arriver dans leur terre lointaine avant la nuit et, personnellement, je préfère esquiver le refroidissement de fin de journée car je regrette maintenant d'avoir laissé les doublures thermiques à la maison.

 

Une pause café au relais motard de Bourges dans la chaude ambiance instaurée par la joyeuse troupe de la FFMC 18. Quelques échanges trop rapides mais souvent désopilants, les derniers saluts et nous voilà repartis.

 

La route est barbante jusqu'à Saint Amand-Montrond où je fais le plein. Longues lignes droites et pièges à radar. L'esprit divague entre les souvenirs et la surveillance permanente des bas-côtés et du compteur. Ensuite, la dernière portion rectiligne disparaît au profit des premières courbes qui vont maintenant s'enchaîner jusqu'à la fin. Du grand plaisir, malgré le fraîcheur, rapidement combattue par une chaude alerte. A une centaine de mètres, un chevreuil jaillit de la haie de droite, traverse la route en quelques sauts fulgurants pour s'engouffrer dans les fourrés de gauche. C'est tellement rapide que je commence à réagir seulement quand la tête disparaît dans les feuillages. Gaz coupés, pied et main sur les freins, j'anticipe un éventuel retour … qui ne se produit pas. Même pas eu le temps d'avoir peur ! ! !

 

14H58, j'entre dans Boussac. Grosse animation de la fête foraine mais je trouve une place devant une terrasse de café. Magnifique, je vais pouvoir joindre l'utile à l'agréable. Je salue un couple de motards présent, commande un double expresso et … mon téléphone sonne. Toujours efficace, Laurent transmet par SMS le résultat final :

  • 1 - Kawasaki 11 – SRC

  • 2 - Yamaha 7 – YART

  • 3 - Suzuki 1 – SERT

  • 4 - Yamaha 94 – GMT 94

  • 5 - Suzuki 72 – Junior Team LMS

 

Je transmets l'information sur la messagerie de Pascal et reprends ma route. Dans la Creuse, je commence à vraiment apprécier d'avoir pris des sous-vêtements. Sans eux je serais frigorifié, mais il est temps d'arriver et de se retrouver au chaud …

 

Et, pour se remémorer les temps forts de cette course,
la magnifique vidéo de Motoracinglive.com - Michelin :

 

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 16:26

 

Pour tenter de pallier aux errements passés, l'organisation a pris la décision très controversée de réserver l'accès du lieu principal de camping aux motos. Si cela engendre de nouvelles contraintes à beaucoup, l'objectif affiché est clairement exprimé :

 

Rendre le Bol aux motards, favoriser l'accès des familles, minimiser les risques.

 

Malgré ces nouvelles servitudes, beaucoup sont ceux qui ont répondu présent. Soit ils avaient l'habitude de venir exclusivement en moto et cela ne changeait rien à leurs habitudes. Au contraire, ils voulaient bénéficier des capacités de transport des "boites à roues" et ils se sont organisés différemment.

 

Si beaucoup regrettent les facilités passées, tous apprécient cet environnement plus apaisé, tel que l'exprime ce couple de quadragénaire :

" Bon, on arrive à un âge où l'on apprécie un peu de confort et c'est un peu galère de transborder le matériel, mais le résultat est à la hauteur. Un environnement plus calme, moins de stress et de dégradations sauvages. On profite vraiment mieux de notre week-end.".

 

Et je ne peux qu'abonder dans ce sens. En 1973, pour mon premier Bol au Mans et les suivants, une sacoche de réservoir (remplie pour une bonne part d'outillage – motos moins fiables, pas de portables ni d'assistance …) une tente, un duvet et basta ! 40 ans après, une grosse routière, un top case, deux valises latérales une sacoche de réservoir et un sac sur la selle … Moi aussi, j'apprécie plus de confort même si je me déplace quasiment exclusivement en bécane (les seules fois où j'ai utilisé une voiture pour me rendre sur un circuit, c'était pour cause d'enfants multiples et/ou trop jeunes, ou de handicap momentané).

 

Mais cette décision est sûrement engendré par deux autres facteurs,
la sécurité des personnes et des biens, et les aspects économiques.

 

Les "accidents" se multiplient, les conséquences physiques s'aggravent, les matériels détruits, propriétés des spectateurs ou du circuit deviennent pléthoriques. De plus les risques juridiques de l'organisateur explosent, dans cet univers où la décision de justice devient la seule réponse à tous nos maux de société !

 

En terme économique, l'organisation prend le risque courageux de risquer d'accentuer la baisse du revenu déjà conjoncturelle.

A contrario, il favorise la réduction de postes importants de charges. Moins de frais de vigiles (ou de gardiennage, comme dans les zoos !) qui se révèlent de toute façon une réponse insuffisante aux dérives constatées. Réduction des frais de nettoyage du site et de remise en état des matériels détruits. Et probablement une gestion plus rigoureuse des primes d'assurance qui doivent s'envoler … (j'avais précédemment donné un exemple des valeurs en jeu, et c'est loin d'être anodin. Cf. Bol d'Or 2011).

 

Pour moi, comme pour la très grande majorité des gens rencontrés ce week-end, le premier bilan est positif. Moins de tensions, plus de rencontres, de rigolades, autant de facteurs qui rendent plus facilement acceptables les contraintes nouvelles (au moins pour certains, car ce n'est pas mon cas).

 

Mais aussi des impressions qui demandent à être vérifiées. Avec notre petit groupe, nous pensons qu'il y avait plus de familles. Des parents détendus avec de jeunes enfants curieux de cet univers bruyant et hétéroclite et impressionnés par les passages des bolides sur la piste.

 

En définitive, nous sommes nombreux à être satisfaits par ces organisateurs qui assument une décision difficile mais dont les premiers résultats sont particulièrement probants, … au moins aux yeux des amoureux du monde de la moto qui, heureusement, ne sont pas que des vieux, loin de là ...

 

A peaufiner, probablement, mais à refaire, certainement ! ! !

 

BOL D'OR 2013 – LE RENOUVEAU ? ? ?

Le samedi au petit matin, le camping est nettement moins plein que d'habitude …
mais lorsque, ensuite, on voit la surface occupée par les voitures sur le parking en face,
la désertion supposée devient beaucoup moins flagrante ! ! !

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 14:11

 

Pour cette 77 ème édition du Bol d'Or, les organisateurs ont pris une décision drastique :
 

Interdire l'accès de la zone de camping aux voitures et fourgons …
ou la réserver aux motos.
 

Suivant ces points de vue, c'est déjà une manière bien différente d'aborder les origines de cette décision !

 

Cette sentence apparaît donc comme une sanction, ou comme une avancée hardie, en fonction de notre propre approche de la question.

 

Ainsi, nombreuses ont été les réactions exprimées, entre autre sur les réseaux sociaux. De l'annonce du boycott pur et simple à l'applaudissement des deux mains l'éventail des attitudes est vaste.

 

Mais, dans les faits, qu'en est-il ?

 

La fréquentation m'apparait moins importante que les années précédentes (attendons tout de même les chiffres), mais je ne suis pas persuadé que cela soit exclusivement en relation avec cette décision. Bien d'autres manifestations voient une chute engendrée avant tout par le contexte économique général !

 

Par contre, l'ambiance me semble plus détendue, plus sereine. La majorité des personnes rencontrées sur le site apprécient de ne plus assister à ces désolants spectacles de véhicules brulés (il y en a tout de même eu quelques uns), à angoisser face aux "runs" sauvages et non maitrisés qui se terminent parfois au milieu des tentes, à la multiplication des dégradations.

 

Bien sûr, cela demande une préparation différente, et éventuellement un peu plus d'efforts. Le matériel "de confort" véhiculé par les automobiles qui sont parquées à l'extérieur doit être apporté sur le site à l'aide de remorques, diables, chariots divers ou même à dos d'homme, mais c'est peut-être le prix à payer …

 

Nos voisins étaient suréquipés, au moins par rapport à nous. Groupe électrogène, pompe à bière, barnum, matériel de cuisine. Certes, l'acheminement, à bras, de la remorque représente une certaine pénibilité. Mais cela n'a eu aucune incidence sur l'ambiance au sein de ce groupe tonitruant qui apprécie ce nouvel environnement, plus apaisé ! ! !

 

Toutes les personnes rencontrées apprécient ce renouveau, même si beaucoup regrettent certaines facilités.

 

Mais il est vrai que toutes ces personnes sont celles qui ont acceptées un effort particulier ou qui avaient l'habitude de venir exclusivement en moto. Leur objectif primaire est de participer à un élan autour d'une course mythique, plutôt que de se lancer dans n'importe quel délires … ou pire, avoir à les subir.

 

Alors, sur le principe, je trouve dommage que des règlements contraignants soient imposés à tous pour pallier les excès de quelques uns. Mais, pour reprendre un principe libertaire basique, la liberté de chacun devrait s'arrêter où commence celle de l'autre ...

Et ces dernières années, notre liberté d'assister et de participer, sereinement, à ces "grandes messes" de la moto étaient sérieusement remise en cause par quelques uns (qui ne devaient d'ailleurs pas voir grand chose des courses ! ! !).

 

Et, ainsi, tous, nous gardons la liberté de venir faire et voir de la moto, ou de rejeter ces principes et aller faire une certaine forme de fête dans un autre univers …, mais non dédié à la moto !

 

A titre personnel, je suis favorablement impressionné par une organisation qui ose prendre des mesures qui ne sont pas obligatoirement bénéfiques pour elle, au moins à court terme, ne serait-ce qu'en terme de chiffre d'affaire.

L'envolée des prix des billets, souvent décriée, pourraient d'ailleurs en être impactée :

  • Moins de fréquentation et les charges incompressibles devront être réparties et engendrer une hausse significative (du billet, des engagements, des patentes commerciales, etc …) ;

  • Une fréquentation identique accompagnée de charges en baisse (surcoût des nettoyages et remises en état par exemple) et cela peut se traduire par des bénéfices pour le spectateur, suivant la stratégie de l'organisateur (stagnation du droit d'entrée et/ou amélioration des services).

Et là, nous sommes tous acteurs. Laisser un campement propre, ne pas cautionner les dérives au moins passivement en faisant abstraction des pauses devant les "exhibitions" (plus de spectateurs = plus de spectacles …), respecter les matériels mis à disposition, etc … Autant de domaines où nous impactons directement ! ! !

 

 

Alors je remercie l'organisation de cette position courageuse.

Mais je ne suis pas objectif bien sûr puisque cela ne m'apporte aucune contrainte nouvelle, bien au contraire …

 

 tribune

La foule est moins dense pour le départ,
mais les passionnés qui ont répondu présents sont là,
malgré un environnement économique défavorable,
une brise, sous un ciel plombé, omniprésente et vivifiante
(c'est vraiment un euphémisme),et ces nouvelles contraintes.


Ah oui au fait, il y avait aussi des motos,
pour l'ouverture du championnat du monde d'endurance …
et c'est cela que nous sommes venus vivre …
avec une plus grande quiétude ! ! !

 

 

 
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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 16:15

Un mercredi matin de la seconde quinzaine d'avril 1973 à Epinay sur Seine (93).

 

Me voici juché sur la Honda 250 verte de l'auto-école, mon moniteur en passager qui garde la main sur la seconde poignée de frein située sous la selle. Nous partons vers Stains pour essayer d'obtenir la feuille rose, prélude, en ces temps ancestraux, de la délivrance du fameux triptyque rose …

 

La tension est grande. J'ai un peu plus de 16 ans et dans deux mois, si je loupe cet examen, je serai coincé. L'age légal du permis A passe à 18 ans le 1er juillet prochain ! ! !

 

 honda1250

 

 

 

 

La verte bicylindres du matin
qui me porte, avec mes affres !

 

 

 

 

 

 

Mais comment suis-je arrivé là ?

 

Personne dans mon entourage ne pratique la moto. Ma seule expérience du deux roues réside dans le vélo. Enfin, pas tout à fait. Il m'est arrivé quelques fois "d'emprunter" le vélomoteur de mon Grand-Père. Je ne me souviens plus de la marque mais, à cette époque, c'était déjà une antiquité et je passais souvent plus de temps à le démarrer qu'à l'utiliser. Mais comme c'était grisant de filer les cheveux au vent, de maitriser cette machine interdite (mais qui n'était pas vraiment violente !).

 

Par contre, depuis mes plus jeunes années, mon regard a toujours était attiré par les motards. Pour moi, dans cette période, ce vocable ne s'applique qu'aux policiers ou gendarmes à moto.

Que ce soit du fond de la 2CV, 4CV, Ariane ou 203 paternelle, ou lors des défilés du 14 juillet, mon intérêt est aiguisé par la dextérité de ces équilibristes, par la puissance que semble délivrer ces machines, par l'impression de liberté engendrés par la maniabilité extrême de ces engins.

 

Et puis, avec l'adolescence, quoi de plus naturel que de se porter vers ces engins autant dénigrés par les parents. D'ailleurs, plus que les engins, c'est surtout leurs utilisateurs, ici civils, qui sont vilipendés. Des blousons noirs, des voyous, autant de vocables qui attisent probablement ma rébellion naissante …

 

Enfin, deux ans avant ce fameux permis de conduire, LA révélation.

Dans mon quartier, certains "grands" possèdent leurs bécanes et je "bave" devant, fréquemment sous leurs quolibets. Un jour l'un d'eux me met au défi de monter derrière lui. L'envie est plus forte que la crainte des réactions parentales et j'assume cet important acte d'insoumission en relevant le défi.

Quelle expérience ! ! !

 

Quels chocs de sensations, de sentiments, tous aussi forts que contradictoires :

 

  • L'impression de puissance dès le démarrage face à la hantise de ne pas tenir en selle ;

     

  • L'excitation due à la liberté des cheveux au vent (aucun équipement bien sûr) à peine voilée par les rodomontades à venir plus que probables ;

     

  • L'exaltation, un tantinet anxieuse, de tous ces mouvements de la machine ressentis par tout le corps, juste tempérée par la hantise de l'accident (j'ai déjà une expérience Protection Civile à cette époque).

     

 500four

 

 

 

 

 

L'objet du délit, identique à
celle-ci, entièrement restaurée
par l'un des deux fils de Dédé
(bon sang ne saurait mentir !)

 

 

 

 

 

 

 

 

La graine est solidement plantée et le terrain est propice.

 

En effet, depuis quelques années, tout est bon pour fuir l'environnement familial.

 

Les chantiers d'archéologie du Club du Vieux Manoir, mes activités à la Protection Civile, de l'internat suivi de ma première année en école hôtelière au centre de Paris où je peux vivre comme je l'entends et, très rapidement, des extras en restaurant tous les week-ends et même parfois le soir en semaine. Ce dernier aspect procure un début d'autonomie financière qui amplifie ma recherche de "liberté". C'est au moins comme cela que je le vis dans ces instants.

 

Depuis cette première balade moto, je renouvelle de plus en plus fréquemment mes sorties secrètes. Je commence à prendre le guidon en main, d'abord sur le port d'Argenteuil puis carrément sur route ! ! ! Ah, ces jeunes, quels écervelés … encore un garnement qui roule sans permis !
 

Je découvre aussi le monde de la compétition. Par les copains et la presse j'appréhende le Continental Circus, juste au moment du décès de Christian Ravel (4 juillet 1971 en course à Spa) étoile montante de la vitesse Française et face aux prouesses sur la piste, aux défis technologiques (dont certains deviendrons des standards) et aux "coups de gueule" d'un certain Éric Offenstadt. Ce sont donc mes premières références dans ce monde, avec, bien sur les stars de l'époque (Ago, Findlay, Sheene, ...). C'est aussi dans cette période que le père d'un copain nous emmène à Méru (60) pour assister à un Moto-Cross international.

 

Autant d'éléments qui attisent très fortement la passion naissante, qui alimentent les rêves, qui me poussent inexorablement dans cet univers.

 

Le décor est prêt. Je peux faire ma demande d'autorisation parentale pour passer mon permis A. Vu le contexte, je ne me faisais guère d'illusions, mais j'essayais d'y croire. Mes espoirs ont été vite calmés par un refus catégorique et sans appel.

 

Ma réaction fut tout aussi brutale.

 

Plus un mot à la maison où j'étais d'ailleurs de moins en moins souvent et ce pendant plusieurs mois. La seule marque de ma présence est l'écoute des musiques réprouvées (Led Zepplin, Pink Floyd, Deep Purple, Jimmy Hendrix, et autres "sauvages", tels qu'ils étaient qualifiés) ce qui, bien sûr accroit le schisme.

Et comme il fallait bien occuper le temps dehors, je continue à faire de la moto quand l'occasion se présente, je verse dans des activités politiques, comme par hasard diamétralement opposées aux préceptes familiaux.

 

Un soir, convocation dans la chambre parentale. Vu l'ambiance délétère, je m'attend à une vigoureuse "remontée de bretelles". Que nenni. Un long discours relatif aux dangers de la moto, au fait qu'ils ne peuvent pas et ne veulent pas financer un tel projet, à la vie que je mène et à ce que je fais vivre à mon entourage, et blabla et blabla. Bon, c'est bientôt fini ?

Et bien non, ce n'est pas fini. J'aurai les autorisations nécessaires, mais à quelques conditions. Je dois changer mon attitude et assurer la totalité du financement, permis, moto, assurance et équipement.

"Et que je ne te vois jamais rouler sans bottes, casque, gants, pantalon et blouson de cuir. Ce serait l'interdiction immédiate d'utiliser ta moto et tu es toujours mineur ! ".

 

Mes sentiments sont discordants. Je suis euphorique à l'idée de passer ce cap, mais j'en veux à mon Père de me laisser me débrouiller de tout et d'accroitre mes contraintes. Je bosse comme un enragé et alimente chaque semaine mon livret d'épargne tout neuf, mais qui gonfle rapidement.

 

Ce fameux matin d'avril 1973, je gare la moto le long du trottoir à Stains. L'anxiété grandit. L'inspecteur est un "vieux" (probablement mon age actuel !) d'aspect ronchon. Le terrain a été reconnu la semaine précédente et il va bien falloir y aller. Les motos ouvrent le bal, avant les voitures.

 

Et, en ces temps immémoriaux, pas de plateau, pas de radio, pas de voiture suiveuse, tout se fait à vue ! ! !

C'est mon tour. J'enfourche la bécane, la tremblote au bout de doigts. Allez, on respire un grand coup et on y va.

Clignotant à gauche, vérification de l'absence d'autres usagers et la moto s'ébroue. L'inspecteur est sur le trottoir et se porte, à pied, vers le carrefour tout proche.

Le feu est vert, clignotant à droite et je m'engage sur cette ligne droite. Une priorité, mais personne en vue. Il faut tout de même actionner la poignée de frein pour faire miroiter le feu stop et démontrer ainsi à l'examinateur la maîtrise de l'environnement … et repartir sur quelques centaines de mètres.

Au bout, une fourche où il faut faire demi-tour. Toujours en vue du "cerbère", clignotant et appels de stop pour couper, avec prudence, les deux voies et revenir vers le point de départ. Le long du mur du cimetière, il faut pousser les vitesses et vite rétrograder et freiner car le feu est rouge. Clignotant à gauche, s'engager dans l'avenue initiale, clignotant à droite, se garer, descendre de la moto et traverser, à pied en poussant la machine, pour la garer le long du trottoir opposé et laisser le suivant s'élancer.

 

Et c'est l'attente.

 

Heureusement, nous sommes peu à passer le permis A.

Lorsque la séquence moto est terminée, l'inspecteur s'installe dans une auto-école aux côtés du premier candidat, sort ses documents, les complète et m'appelle. Laconique, il me tend par sa fenêtre ouverte mon feuillet qui va me servir de sésame jusqu'à la délivrance du document définitif. J'exulte secrètement, et mon esprit vagabonde vers le centre de Paris où somnole l'une des machines sélectionnée dans les jours précédents.

 

Je repars tout seul avec la CB 250, le moniteur restant sur place pour les permis voiture. Je dépose la moto à l'auto-école et fonce vers la poste avant la fermeture de midi pour y puiser les sommes nécessaires à une après midi dépensière.

Un casse-croute dans le train, quelques stations de métro, avec tout mon équipement, et me voici chez le motociste, Murit, je crois.

Vite, un vendeur, je veux la Honda CB 350 rouge et blanche. Le tête de fourche est cassé et sans bulle, mais peu importe, elle est dans mes prix.

Nous commençons les papiers relatifs à la vente et à l'assurance provisoire, mais en inscrivant la date de naissance, le vendeur s'arrête : "mais vous êtes mineur, j'ai besoin de l'autorisation de vos parents".

 

Douche glacée. Vu le contexte, cela ne va pas être simple.

 

Négociation avec le vendeur qui accepte que le document soit signé à distance s'il peut converser téléphoniquement avec les parents.

Appels à mon père sur son lieu de travail qui accepte de me recevoir pour signer les documents. De nouveau le métro jusqu'aux Lilas (il y avait encore un poinçonneur !). Plus d'un kilomètre de course à pieds effrénée, signature rapide mais tout de même assortie de quelques remarques et conseils, retour essoufflé au métro et il me reste moins d'une heure chez le concessionnaire pour finir la transaction et prendre en charge la bécane !

Honda-CB350-1970

 

 

 

 

C'était presque la même que celle-ci.
Un guidon multi-positions,
un carénage tête de fourche, enfin ses vestiges,
et me voilà comblé !

 

 

 

 

Je ressens encore cette joie intense qui me submerge lorsque je traverse Paris. Seul au monde malgré les embouteillages. Chevauchant MA moto vers d'autres espaces de liberté et d'évasion.

 

Le lendemain matin, c'est la galère dans les embouteillages, mais peu importe. Je savoure cette entrée dans la cour de l'école. Je regagne la zone réservée aux deux roues. Plus de vélos et de 50cc que de bécanes. Tout de même une autre 3½ Honda, bleue, un 500 Suzuki … et la Malagutti de Jacques qui me paraît nettement plus frêle maintenant. Les copains s'agglutinent, y compris Michel qui sera bientôt en 125 mono-cylindre. Les discussions vont bon train, je suis un membre à part entière de la clique motardesque ! ! !

 

Je ne sais pas encore ce que je vais découvrir au travers de cette passion, mais c'est géant :

Les copains, les rencontres de Bastille, les "courses" de Rungis (surtout en spectateur pour moi), les expéditions plus ou moins lointaines, les galères des pannes ou de la météo, les frissons sur les circuits, l'entraide, le partage, mais aussi le doute, particulièrement après des accidents, parfois mortels … (ces débuts sont relatés dans l'article "Ma genèse motocycliste" et les suivants)

 

Et en définitive, à cette occasion et avec le recul du temps, mon Père m'a fait le plus beau cadeau de ma vie d'adolescent en m'obligeant à migrer vers l'adulte qui se prend en charge, qui assume ses choix.

Il m'a sûrement évité de graves pépins en me faisant prendre conscience de la valeur des choses, des risques encourus, du poids des conséquences de chacun de mes actes.

Il m'a fait confiance, et j'ai toujours œuvré pour rester digne de cette confiance, pour ne pas lui faire regretter un choix de parent pas évident à faire (mais on ne le comprend vraiment que lorsque c'est à notre tour de subir ce type de situation !).

Plus difficile d'écrire ceci. Pile 10 ans après il nous quittait …

 

Et voilà, quarante ans après la passion est toujours là, même après une longue pause imposée par les contraintes familiales et professionnelles.

Sans l'attrait de la nouveauté bien sûr, mais avec des motivations décuplées.

 

Ce n'est pas l'objet que j'adule, mais ce qu'il procure :

 

  • Le sentiment de liberté (qui reste relative), l'euphorie de dompter la machine, la satisfaction de vaincre (ou au moins de gérer) les contraintes de l'environnement (météo, autres usagers, répression outrancière, …) ;

     

  • Mais aussi et surtout l'environnement humain. Les rencontres nouvelles, les échanges, le partage de notre passion et souvent plus d'ailleurs, les bons moments sur un circuit, dans une concentration, lors d'une balade ou autour d'une "petite bouffe" entre copains. Autant d'éléments qui s'accroissent par une quasi abolition des barrières socio-culturelles et parfois linguistiques.

     

 pat350

38 ans après ce permis, j'essaye à nouveau ce fameux 350 CB,
ici restauré par Dédé (de Bretagne bien sûr).

Dessus, j'ai l'impression d'être en string !

Et en visionnant je réalise la portée de l'expression :
"un crapaud sur une boite d'allumettes" ! ! !

 

  • Combien de temps vais-je ajouter à ces 40 années de permis ?

     

  • Combien de kilomètres vais-je encore arpenter après l'approximatif million déjà parcourus (dont plus de 700 000 avec les 4 dernières et fidèles Diversion) ?

     

  • Combien de personnes vais-je aussi découvrir ?

     

 

Je n'en sais rien, mais j'espère longtemps et beaucoup !

 

perrmisbis

Un VRAI trois volets, en kit, qui a bien vécu, surtout les premières années ! ! !

On était bien gamin tout de même pour être lachés sur de tels egins ...

 

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 19:21
Parution dans Youngtimers Moto
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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 14:05


 

  • Si, particulièrement en tant que motard, vous désirez participer à cet élan ;

  • Si, techniquement, vous voulez soutenir un projet novateur ;

  • Si, humainement, vous voulez prouver la force de la solidarité ;

  • Si, tout simplement, vous désirer être acteur d'une formidable aventure ;

 

Alors, découvrez, faites découvrir et adhérer au projet GECO ...

 

UN HOMME : Éric OFFENSTADT

 

Tout d'abord, connu pour les plus vieux mais à découvrir pour les autres, un homme aux multiples facettes, dont 3 particulières ; un pilote moto passé aussi par la voiture et un préparateur hors pair :


pepe-11961 - champion de France 175 cm3 à 22 ans.

1970 - Retour aux deux roues dans la célèbre et tonitruante écurie Baranne de l'importateur Kawasaki Xavier Maugendre où officie Christian Ravel, le meilleur espoir Français du moment.

1971 - Éric commence à défrayer la chronique du petit monde de la moto en construisant un cadre monocoque et en étant le seul à utiliser des freins à disques. Il fini 6ème du Championnat ! ! !

1972 - Cet "agitateur" continue à bouleverser les idées reçues en roulant à Daytona avec la monocoque + des roues à batons en magnésium + des pneus sans chambre. De multiples sacrilèges … qui sont aujourd'hui des standards ! ! !

1973 - Dernière saison moto où il conçoit une boite 6 vitesses, fragile mais qui permet quelques réussite comme des places de 4ème en Tchécoslovaquie ou de 5ème au G.P. De France.

 

eric14

1963 - début en Formule 3. Élu pilote le plus spectaculaire par l'Equipe après une première saison impressionnante. Entre autre, il terrasse Jackie Stewart à La Châtre et termine le Championnat de France à un cheveu du vainqueur …

Les années suivantes, il évolue entre Formule2 et Formule 3 avec de superbes courses, entre autre une 3ème place au Mans devant Jackie Stewart et la Matra officielle !

1969 - Fin de la carrière automobile.

 


eric111972 – Déjà concessionnaire Kawasaki et Honda, il crée la célèbre société SMAC pour commercialiser ses cadres, roues et disques de freins.

1974 – Encore une révolution avec la conception d'un cadre en aluminium coulé et mono-amortisseur central ou des disques de frein revêtus de tungstène !

1975 – Recruté par Motobécane, il réalise la machine de G.P. sur la base du moteur 125 LT3, bicylindre.

1976 – La SMAC-Yamaha (avec fourche inversée magnésium) finit 6ème du Championnat du Monde 350 cm3 avec deux podiums. Jusqu'en 1980, il devient constructeur de la H.O. (Houzé-Offenstadt)

1978 – La futuriste et sulfureuse BUT est construite (cadre monocoque alu., suspension révolutionnaire,...). Mais la "politique" du paddock s'impose aux acteurs et aux médias. Conséquence, le financement disparaît malgré des résultats d'autant plus prometteurs que les moyens étaient fort limités ...


 

UN PROJET, la moto "HOMOCINÉTIQUE"
ou projet GECO

 eric15 

Éric n'a pas fini de cogiter. Ses multiples expériences se cristallisent dans un projet ayant pour objectif de réaliser une moto moins sensible aux effets parasites, plus véloce et plus sûre.

 Je ne vais pas présenter d'aspects techniques qui me sont assez abscons, et m'entraineraient certainement à écrire des âneries !

 

Mais je fais confiance à l'indépendance, la criticité et l'expertise du staff technique Michelin, impressionné par les capacités en devenir …

 

Ce projet porte le nom de Geco (Gecko, un petit lézard protégé du sud de la France, région de résidence d'Éric). Le principe est d'améliorer les liaisons au sols en liant les roues avant et arrière par un troisième amortisseur pour créer deux trains homocinétiques (homogènes, animés de la même vitesse).

Ceci permet, entre autre, de limiter l'usure des gommes et donc permettre des supports plus tendres pour une longévité accrue avec aussi pour conséquence d'optimiser freinages et accélérations.

 

Mais c'est maintenant plus qu'un projet, c'est une réalisation en cours. Si les phases de conception évoluent, le stade de la réalisation est en marche.

Grâce aux partenaires et à l'association, les matières premières arrivent, les pièces se forment et la gestation de la machine progresse vers une concrétisation prochaine ….

 

D'ailleurs, la présentation officielle du premier prototype est déjà programmée pour le mois d'octobre à Magny-Cours, lors du Championnat du Monde Superbike-Supersport ! ! !

 

 

DES PARTENAIRES PRESTIGIEUX :

De premiers partenaires apportent leur soutien actif :

 

Merci à eux! Et merci aussi aux futurs partenaires ...
Mais cette aide ne suffit pas pour l'instant à couvrir le budget prévisionnel de 35 000 € pour la première année.

 

 

UNE ASSOCIATION, ProGECO Moto

 pro-geco

Celle-ci est créée par des passionnés pour rassembler tous ceux qui croient à ce magnifique projet, et recueillir leur soutien financier. Et nous sommes déjà près de 2000 ! ! !

Pour faire partie de la nouvelle "Tribu du GECO ", cliquez ici : http://goo.gl/0BlOS

 

Mais l'aspect financier, n'est pas unique.

  • Vous pouvez apporter un concours précieux en relayant cette information auprès de vos proches, sur les forums, dans vos réseaux (sociaux ou autres), vos Moto-Clubs, etc …

  • Vous pouvez aussi proposer des compétences à l'association. Les domaines à couvrir sont larges et les quelques précurseurs ne peuvent pas tout prendre en charge !

 

Enfin, si vous désirez approfondir cette information, vous pouvez consulter la page FB et ausculter les médias (Eurosport, Moto-Revue, Moto Journal, Sport Bike, Moto Sport Suisse, …) qui ont déjà consacré de longs articles sur ce sujet, et continuent (cf. Moto Revue de ce jour ! ! !).

 

Alors, à bientôt dans et/ou autour de la "Tribu du GECO", ceux qui voient que nos standards techniques actuels ont grandement été propulsé par ce bonhomme étonnant, et qui désirent participer à la conception d'une moto résolument nouvelle et plus sûre avec ce fameux "Pépé" !

 

  • Rejoignez nous dans cette superbe aventure, avant tout humaine ;

  • Inscrivez vous dans cet élan qui allie bizarrement la technologie moderne à la nostalgique ambiance du Continental Circus ;

  • Soyez un acteur à part entière dans cette dynamique révolutionnaire, dans le sens ou elle bouleverse nombre d'idées reçues et … fortement ancrées ! ! !

  • Ayez le privilège d'être dans le premier cercle des supporters de ce projet ;

  • Retrouvez vous sur cette carte géographique, et en possédant cette carte de membre :

 

 carte-geco

 

 

 carte-membre-geco

 

 

 

 

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