Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 20:28

Samedi matin 7H30, Serge prend place en passager sur la Diversion. Nous avons rendez-vous avec Christian le Nantais et Pascal le Breton à partir de 10H00 devant le musée du circuit. La Triumph du premier est inopérante. Il vient en VTR Honda et ne peut pas se charger. Pascal prend son side FJ 1200-Comanche et assure une partie de la logistique, une grande tente, des matelas, des sièges et un duvet pour moi puisque cette étape n'était pas prévue. Quant à moi, j'ai fait les courses de nourriture pour le week-end.

 

Le temps est gris mais les routes sont sèches. Un arrêt essence à Vendôme puis, comme nous sommes en avance, une pause café à Saint Calais.

 

Le barbu Nantais et déjà là lorsque nous arrivons. Je profite de l'attente de Pascal pour appeler notre contact de l'équipe Kawa, un autre Christian de la société Kasto (fabricant de machines outils, fournisseur de WF Concept et sponsor du team vert). Il nous rejoint à vélo, nous remet nos pass et nous invite à venir boire l'apéritif. Excellente entrée en matière !

 

Lorsque Pascal arrive le chahut va bon train et nous repartons installer notre campement après les salutations d'usage. Une fois les motos déchargées, la tente montée et le premier apéro consommé, nous nous propulsons vers le Paddock et nous sommes royalement accueillis par Christian de Kasto France et Pascal Gauthier de BPLMO (Bretagne Pays de Loire Machines Outils). Gregory Leblanc et Julien Da Costa déjeunent et je ne veux pas les importuner. Nous volons quelques minutes à Madame Leblanc (la maman de Greg) pour nous rappeler notre dernière rencontre, avec un William déchainé (cf. SBK 2008). Mais en grande prêtresse de ces lieux, elle est fort occupé et doit retourner à ses activités.

 car

 

 

 

 

 

 

Le lieux de nos agapes où officie,
avec brio, Madame Leblanc !

 

 

 

 

 

Nous déjeunons rapidement sur place malgré les réticences initiales du Breton et surtout du Nantais qui doit changer son pneu. Mais ils finissent par succomber à cette sympathique invitation, et nous amusons bien nos voisins avec nos histoires et pitreries.

 

En attendant notre Nantais, nous déambulons dans le parc et assistons à la préparation des sides car. J'en profite pour aller saluer l'équipage Ardéchois de la # 12. Étonné de me voir encore là, après nos délire d'Albi l'année dernière, il me gratifie d'un bien sympathique "Tu es vraiment notre meilleur supporter". C'est aussi la rencontre avec Christian Bourgeois, le "Boubou" de nos jeunes années ! ! ! (cf. Finale SBK Albi)

 side

 

 

 

 

 

 

Le #51 qui nous avait tant impressionné par sa cabriole à Albi, et juste derrière la #12 des Ardèchois.

 

 

 

 

Nous commençons notre premier tour de circuit au rythme des séances d'essais des différentes catégories, et Pascal teste son nouvel objectif. Le Nantais nous rejoint, rassuré avec son pneu tout neuf et l'ambiance est au beau fixe. Les taquineries s'enchainent, les crises de rires se répètent, nous sommes totalement à ses joies simples de se retrouver et d'assister aux empoignades de tous ces pilotes sur une piste que nous connaissons parfaitement.

  serge6

 

 

 

 

 

Christian, Pascal et Serge
pendant une pause salutaire.

 

 

 

 

 

 

La soirée se déroule gaiement, émaillées de souvenirs, d'histoires et de bonne humeur. Nous avons déclinée l'offre pourtant alléchante, sauf pour Serge, d'une dégustation d'huitres au Paddock, et grillons nos viandes avec attention (ah, vous aimez ça, une chair moelleuse et non calcinée, offerte par mes fameuses cuissons lentes ! ! !).

 

La matinée déploie les derniers essais, pôle position et warm-up de chaque catégories. Pour les 125, la pluie se met de la partie. Dans les stands c'est le rush des changements de pneus. Pour moi c'est les quolibets de mes trois acolytes. Je suis le seul sans blouson et la veste en polaire n'est pas la mieux adaptée à cette situation.

 

Pour le départ des Supersport, nous sommes dans l'intérieur du virage de la Chapelle, en plein chahut quant un bruit caractéristique attire notre attention. Le chuintement aigu des plastiques et métaux martyrisés par le bitume. Nous tournons la tête pour découvrir un pilote achevant sa glisse, face contre le sol, sans aucun mouvement. Les commissaires accourent et protège ce corps inerte, maintenant immobilisé sur la piste. Rapidement, les drapeau jaunes sont remplacés par le rouge qui arrête la course. Une voiture de la sécurité amène un médecin, une ambulance se positionne et les secouristes s'affèrent autour du pilote toujours inconscient. Il est ensuite évacué avec moult précautions et nous apprenons qu'il s'agit d'un des top pilote de la catégorie, Olivier Four. J'apprendrais le soir sur le net que les suites de cette situation inquiétante semblent plus légères.

  serge1

 

 

 

 

 

 

Serge mime ses singeries de jeunesse (il devait tenir un guidon là), et nous sommes pliès de rire.

 

 

 

 

La pluie fini par s'arrêter et les courses s'enchainent sur une piste séchante. Pendant la pause de midi, je laisse Christian et Pascal préparer les grillades alors que je file avec Serge au Paddock. Il me faut prendre des photos des Kawas pour William (merci bien à Gilles Staffler, et bravo aux mécanos pour le boulot sur la # 38), prendre congés de nos hôte du team SRC, et de toute l'équipe qui nous a si aimablement accueillie, entre autre Christian et Pascal. J'apprends alors par les annonces qu'un certain Arnaud Sajoux roule en Top Twin. J'ai connu ce pilote lors du Moto-Tour 2007, d'abord à Clermont Ferrand et sa fabuleuse spéciale du Mont Dore, puis à Alès, mais à l'hôpital puisqu'il avait chuté sur le circuit. J'essaye de le trouver, mais peine perdue.

 

Pour une autre fois j'espère.

 

Les courses reprennent et nous assistons à ces nouvelles empoignades sous un soleil, voilé certes, mais sans eau. Vers 15H00 Christian sonne l'heure du départ. Nous le suivons de quelques dizaines de minutes pour aller boire un café en ville avant de laisser Pascal retourner vers sa Bretagne. Au premier rond point rencontré, je sens le gas oil en même temps que la moto se dérobe, heureusement légèrement et je peux l'accompagner et la rattraper.

  trio1

 

 

 

 

 

 

Christian semble en avoir assez de nos âneries.

Il va sonner l'heure du départ.

 

 

 

 

 

Nous aurons quelques averses sur la route du retour, et arrivons sans encombre chez Louis pour une rapide soirée et une nuit réparatrice.

 

Quelques photos réalisées par Pascal :

 


 

Partager cet article
Repost0
29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 13:36

Je pars de chez Pascal pour rejoindre WF Concept à Merdrignac (22), ce qui me permet de voir se fabriquer des pièces qui vont prochainement équiper certaines Kawasaki de compètition. Avec William, nous parlons boulot, bien sur, mais aussi des prochains rendez-vous sur les circuits. Je décline sa proposition d'aller au Mans dans quinze jours pour le FSBK (championnat de France Superbike), mais confirme ma présence au Bol le mois prochain.

 

C'est ensuite une remontée vers Saint Brieuc pour un rendez vous puis une descente vers les pays de Loire. Dans cette région privilégiée par nos rois pour son qualificatif de "jardin de la France", le périple devient vraiment printanier. Si les températures sont fraiches le matin, les sous gants et cagoule sont vite abandonnées dans la journée.

 

Le jeudi, je retourne en région parisienne et je vis presque la même expérience que Jean-Yves à Metz il y à quelques semaines ( cf. Petit périple hivernal) . A l'approche de Neauphle le Château (78), je démarre d'un stop et aborde le carrefour suivant, à quelques centaines de mètres, sur une accélération franche mais mesurée. Plusieurs véhicules attendent de s'engager et deux sont immobilisés dans l'ilot au milieu de la chaussée. Donc, même si j'ai la priorité, je suis attentif à la moindre incartade ! Une voiture arrivant en sens inverse contourne les deux véhicules en attente au milieu et tourne à gauche sur sa lancée. Je la vois donc au dernier moment, alors qu'elle s'engage sur ma trajectoire, à quelques mètres devant moi. Pour couronner le tout, cet abruti freine en me voyant. L'action réflexe agit. Pression sur la pédale pour ralentir à l'aide du frein arrière et basculement de la machine à gauche pour passer entre les pare-chocs sur une légère accélération… c'est passé, c'était beau, mais le palpitant bat la chamade. Une seconde plus tard et j'étais décalqué sur la calandre. Un jeune moins aguerri qui saute sur les freins aurait percuté. Dans les deux cas, on aurait sûrement crié au scandale de ces fous en moto …

 

Je termine ma route pour rejoindre Bazemont (78) et accéder à la demande de mon frère. Il veut faire une surprise à sa femme pour son anniversaire et je me suis proposé à la préparation du repas avec mon neveu Maxime. Ce sacripant est tout heureux. Il fait les courses en moto, joue un bon tour à sa Maman, profite des délires et âneries de son tonton barjot et participe activement à la confection d'un cassoulet et de 5 Pavlovas (meringue, crème fouettée et framboises). Un repas pour 30 personnes tout de même !

 

Le lundi matin j'amorce la descente vers Bort. Peu avant Rambouillet, une moto bordeaux s'installe derrière moi, probablement une GTR Kawasaki. Je me sers à droite pour lui favoriser le passage, mais il reste dans mon sillage. Ma manière de rouler doit lui convenir puisque nous continuons ainsi jusqu'à Angerville où j'oblique sur la N20. Cela me fait penser à Éric, il y a quinze jours vers la Bretagne (cf. une nouvelle rencontre).

Puisque Serge (mon pote de Metz) est actuellement en Sologne, je prévois une pause de quelques jours chez Louis, qui nous reçoit à l'occasion. Comme l'on découvert les abonnés, ce séjour, dans un cadre magnifique, est bucolique.

 s5-2

 

 

 

 

Une vue de l'ile sur l'étang,
en complèment des photos du petit matin parues dans la newsletter et sur facebook ...

 

 

 

 

Mardi, un appel de William remet en cause mes projets. Il vient de se provoquer un arrachement osseux et ne peux pas aller au Mans pour le Superbike où il devait constater la bonne tenue de ses pièces sur les deux Kawasaki de Julien Da Costa et Greg Leblanc. Comme je suis un être faible (et quelquefois conciliant), j'accède à sa demande de le représenter sur place. Il n'a tout de même pas besoin d'insister beaucoup ! ! ! Accéder à une course dans ces conditions, et y retrouver Pascal et Christian (entre autre) sont des facteur d'une certaine motivation, pour ne pas dire d'une motivation certaine.

Je reste donc en Sologne jusqu'au week-end puisque je ne suis qu'à 150 km du Mans, et vous ferais le compte rendu un peu plus tard, après le tri des nombreuses photos réalisées par Pascal.

 

J'en profite pour changer mon pneu avant qui commence à fatiguer et qui supportera d'autant plus mal cette rallonge que la météo s'annonce humide.

Si vous avez besoin, dans la région, n'hésitez pas à vous rendre chez :

"Profil +" - 123 route de Villefranche à Romorantin – tél : 02.54.76.13.15.

L'équipe est sympa (4 motards) les stocks ont l'air conséquents et en plus nous pouvons rigoler. Par deux fois j'ai eu des réactions admiratives devant le compteur de la Div qui approche ostensiblement des 100 000 km. D'abord des marques d'étonnement quand j'annonce qu'elle est à peine rodée, puis de la stupéfaction lorsque je leur parle des 3 précédentes, notamment de la grise qui en cumulent plus de 350 000 et qui tourne toujours ! ! !

 s5-1

 

 

 

 

 

 

 

Au détour d'un chemin,
une charmante demeure  Solognote.

 

 

 

 

 

Divers travaux avec Serge, quelques balades, en faisant particulièrement attention au gibier. Si les spécimens les plus imposants comme les sangliers ou chevreuils nous laissent tranquille, un faisan nous fait des facéties. Par trois fois, au même endroit, il tente de faire la course avec la Diversion. Il détale entre nous et une haie, affolé. Je n'ai qu'à tendre la jambe pour agrémenter la table du soir. Heureusement pour lui, la peur du ridicule me retient.

J'aurais l'air fin avec une sur-botte à plumes ! ! !

 

Lundi, j'enfile le pantalon de pluie dés le départ, par précaution et en fonction des prévisions météo. Il n'y a plus de gelée matinale et une légère brume pâlit la lumière du petit matin. La nature est néanmoins exubérante. Les pluies de ces dernières 48 heures associées aux chaleurs des magnifiques journées de la semaine dernière se traduisent par une explosion des feuillages vert tendre. Maintenant peu d'arbres en sont encore dépourvus. Les haies immaculées perdent de leur éclat. Les premières fleurs blanches commencent à s'étioler et la jeune frondaison parvient à atténuer la magnificence de la floraison. Je traverse un petit bois au ralenti, le regard attiré par le somptueux revêtement qui couvre le sol. L'épais tapis des jeunes feuilles des anémones sauvages est parsemé d'une multitude de petites fleurs blanches.

 

A Vatan (cette commune porte bien son nom aujourd'hui), les passages de crachin se sont transformés en pluie et j'enfile ma sur-veste car l'horizon est particulièrement bouché. Le mauvais temps m'accompagne jusqu'à l'approche de Limoges et la température redescend. Je profite de ma pause à Feytiat pour ressortir cagoule et sous-gants. La fin de ce périple me replonge dans la période hivernale. La nature est ici encore en sommeil.

 

Je déroule toutes ces courbes avec plaisir, mais aussi avec une attention soutenue. Il faut anticiper la position de la route et son environnement car les zones mouillées alternent avec les passages secs ou humides. Dernière pause à Meymac pour saluer Arlette au siège du Moto Club local. L'occasion de deviser en anglais (autant que faire se peut, car je n'ai plus beaucoup l'habitude !) avec un autre passionné de sports mécanique retiré dans la région. Un bien agréable moment.

 

Dés mon arrivée à Bort, j'attaque la lessive car j'attends la confirmation d'un prochain rendez-vous dans le sud ouest. Je dois être rapidement prêt à repartir pour une escapade printanière cette fois-ci ! ! !

 

 

 

Partager cet article
Repost0
23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 07:21

Une semaine Bretonne qui se déroule gentiment et qui se termine en apothéose.

 

Les gelées matinales sont omniprésentes, mais le soleil réchauffe rapidement l'atmosphère. La douceur des journées permet à la nature d'annoncer avec vigueur le printemps maintenant très proche. Les originelles tâches de couleur jaune des genêts, jonquilles ou forsythias sont maintenant confortées par la blancheur de nombreux arbustes, souvent en haies vaporeuses et éclatantes sous la lumière. Ce festival de couleurs se rehausse également des premières teintes roses ou violettes d'arbres qui égayent les paysages par leurs magnifiques bouquets de fleurs. Les nuances vertes évoluent aussi, au grès de l'éclatement des bourgeons des arbres les plus précoces. Les jeunes feuilles captent la lumière et mettent en relief ces volumes mouvants dont les tristes lacis de branches nues commencent à s'estomper.

 jonquilles

 

 

 

 

 

 

Ces parterres de fleurs égayent les devantures de maisons.

 

 

 

 

Le vendredi midi, je suis invité chez Dédé Lamour, une figure de la moto Morbihanaise et déjà rencontré à maintes reprises dans ces lignes. De biens agréables moment à se souvenir de nos virées et pitreries passées, d'anticiper nos prochaines escapades ou de discuter avec Anthony, un des fils, de la restauration d'une magnifique Honda 500 Four. Grands moments d'admiration, en déambulant dans le musé personnel de Dédé qui a encore pris de l'ampleur depuis la dernière fois. De nouvelles machines sont restaurées et une de ses petites dernières, une moto Française à moteur de Citroën GS, une magnifique BFG rouge attelée et estampillée "Garde Républicaine", trône dans l'entrée.

 

Avant de repartir, j'achève cette "séquence nostalgie" avec une CB 350 Honda, ma première moto, que j'enfourche avec délectation. Comme elle me semble frêle en comparaison de la Diversion actuelle ! Comment ais-je pu faire tant de kilomètres et de découvertes (y compris deux mémorables gamelles) avec cette machine ?

 

Quelques vues de la caverne des merveilles de Dédé :

 

 

En fin d'après midi je rejoins Karine et Pascal en vue de mettre au point nos derniers préparatifs pour le lendemain. En effet, ils se sont ligués contre moi, dans le seul but de m'utiliser au service du Canoë Club du Lié. Ils n'ont pas eu toutefois trop de difficultés vu mon admiration pour ces jeunes pagayeurs et mon engouement pour la saine ambiance qui règne au cours des différentes manifestations partagées avec eux.

 

Tous les ans ce club organise un couscous dans le but de concourir au financement de ses activités. Pour cette année, devant la pénurie des officiants de cuisine, j'ai accepté de me lancer dans ce défi, à savoir réaliser ce plat pour plus de 400 personnes.

 

Dés le samedi matin, nous prenons en charge les approvisionnements, en particulier des viandes (50 kg d'agneau, 60 kg de poulet et 30 kg de merguez). Karine vaque à ses occupations de Présidente pendant que Pascal et moi prenons possession de la cuisine de la salle des fêtes de Plemet (22) et démarrons marinades, infusions et premières cuissons. Isabelle arrive juste après, puis un petit jeune de quinze ans vient rapidement nous rejoindre. Il s'avérera intéressé et d'une aide bien utile. Encore bravo à toi, Antoine, pour ta présence active toute cette journée.

 

Au cours de la matinée, de nombreuses personnes, jeunes et parents, viennent grossir les troupes qui s'activent dans les différents préparatifs. Pour midi, avec Pascal, nous continuons seuls nos cuissons avant de voir revenir tout se petit monde qui s'active dans l'effervescence et la bonne humeur. Si je suis polarisé sur le couscous, de nombreuses autres tâches doivent être prise en charge. Dresser les tables, préparer le bar et les desserts, installer le système de projection, organiser les services de plats à emporter et à table, … La pression est latente, mais elle n'empêche pas les taquineries, les bons mots et quelques histoires drôles.

 

Le service démarre avec les plats a emporter. Fort des comptes rendus de l'année précédente, j'ai proposé une organisation qui s'avère des plus efficace. Le jeune Antoine prend en charge avec célérité le filmage des barquettes dressées par Sébastien, Pascal et moi pendant que Philippe s'attelle à la plonge. Mathieu, le second fils de Pascal, orchestre les départs avec ses copains qui s'activent à l'ensachage. Cela lui vaut une boutade qui fait rire tout le monde, lui y compris. En effet, je l'interpelle au cours d'une de ses diatribes : " Tu sais Mathieu, dans les grandes cuisines, il y a plusieurs chefs qui s'occupent chacun de leurs domaines, rôtisserie, sauces, patisserie…, et un chef, au passe, qui organise tout ce monde. On l'appelle l'aboyeur. Et je trouve que cela te va bien …".

 couscous

 

 

 

 

Une joyeuse et motivée équipe de choc entourant les anciens dirigeants.

 

 

 

 

En salle, les deux filles de Pascal et Karine sont tout autant actives, même la plus jeune, Rachel qui, du haut de ses 5 ans participe avec joie. Sarah et son escouade de jeunes minettes se hâtent au service à table avec entrain, sourire et jeune charme. Seul William, l'ainé, est absent. Retourné à ses études à Annecy, il nous annonce par téléphone les résultat d'une compètition savoyarde à laquelle il participe.

 

Nous irons manger à notre tour vers 11H00 avec Yohan, le coach qui me présente à son épouse sous le vocable de champion du monde des histoires. Quelle réputation ! ! !

 

Nous rentrons vers 2H00 la vaisselle terminée et revenons le dimanche pour finir le ménage. Je reprends ma route le lundi matin pour de nouvelles étapes de ce périple mutant d'hivernal à printanier.

 

J'ai eu un immense plaisir à vivre cette aventure avec toute cette joyeuse équipe animée d'une forte motivation. Je suis satisfait d'avoir apporté ma pierre à cet édifice et d'avoir contribué au difficile financement de ce club. J'espère aussi avoir apporté une nouvelle expérience à ces jeunes en leur prouvant que l'on peut conjuguer efficacité avec joyeuseté.

En effet, nous avons fourni un imposant travail de qualité sans se départir de crises de rire, de boutades ou de taquineries.

Et les résultats semblent probants :

 

  couscous Courrier Ind-pendant

 

Et, si je ne peux pas citer tous les acteurs de cette réussite,
je tiens tout de même à rendre un hommage particulier à Stéphanie et Christophe
qui ont tenu leurs rôles dans des conditions douloureuses.

Comme sur l'eau, vous êtes là aussi un exemple positif pour les plus jeunes.
Merci à vous deux.

 

Partager cet article
Repost0
11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 10:01

Samedi matin, debout à 5H30 et Pascal me rejoint presque immédiatement. Un café vite fait et nous chargeons le fourgon pour nous rendre à Lathus dans le Poitou assurer un peu d'assistance au championnat de France National 2 de slalom en canoë-kayak. William, le fils ainé de Pascal est sur place depuis le début de la semaine et Mathieu, le second "rejeton" s'y est arrêté mercredi, au retour d'un stage nautique à Pau.

 

 

Le canoë Club du Lié présente 5 compétiteurs dont une féminine et fourni un juge, Alain, qui nous rejoint à 7H00. Ce dernier, coincé entre nous deux, va subir pendant 5 heures nos âneries, réflexions ou délires. A défaut de dormir, il se détend en oscillant entre le sourire et le rire.

 

Nous arrivons directement sur le site vers midi pour y retrouver les fistons William et Mathieu accompagnés de Boris. Le reste de l'équipe, Stéphanie et Christophe se joignent à nous rapidement. Le parcours de slalom est complètement naturel, dans un environnement grandiose, sur la Gartempe, proche du roc d'enfer. Ceci engendre par contre des contraintes en terme de niveau d'eau. Les rochers affleurent parfois et les compétiteurs doivent en tenir compte, autant pour de bons temps, que pour éviter les casses de matériel.

 

 A-lathus

 

 

 

 

En amont du circuit de slalom,
les compétiteurs n'hésitent pas
à se mettre à l'eau,
dans le froid et la brume.

 

 

 

 

 

Nous laissons les jeunes s'entrainer l'après midi. Pendant ce temps nous allons faire quelques courses pour assurer la logistique de la soirée. Tout le monde se retrouve le soir au camping dans une chaude ambiance d'histoires drôles, de souvenirs ou de délires. Jean-Yves, un cadre national et ancien champion du monde en kayak nous rejoint avec son poulain. Nous sommes une dizaine entassés dans le camping car où chacun a reflué, chassé par les températures qui filent vers le négatif et le petit vent piquant qui nous agresse.

 

Nous prenons un repas commun, élaboré avec les différentes fournitures de chaque petit groupe. J'essaye d'améliorer l'ordinaire en mettant en relief la viande sautée et les pâtes. Flambage au cognac et réduction de crème fraiche donnent une sauce qui semble appréciée. Je profite de cet environnement de passionnés pour améliorer ma culture du domaine, et me faire expliquer termes ou situations obscurs à mes yeux de béotiens.

 

La soirée est épique. Avec Pascal, nous nous installons dans le fourgon, mais avons le plus grand mal à trouver le sommeil. Je suis littéralement encastré dans un méga-matelas gonflable à moteur intégré et, chaque fois que j'essaye de bouger, mon acolyte joue avec la commande du gonfleur. Mes mouvements déjà difficiles dans cet espace restreint et mouvant deviennent complètement désordonnés et entrainent des crises de fou rire à répétition.

 

Derniers couchés, mais premiers levés dans la blancheur ouatée de ce petit matin froid et brumeux. Nous rejoignons le site et retrouvons mon frère Bruno. Local de l'étape, il vient tester son nouveau matériel photo dans un contexte inconnu pour lui. Cela nous permet aussi d'avoir un maximum de photos de ces combats contre les éléments.

 

J'apprécie énormément l'état d'esprit qui règne ici, assez semblable à ce que je retrouve dans la moto. De la bonne humeur, de l'entraide, certaines formes de partage. De plus j'admire l'abnégation de ces jeunes et moins jeunes qui vont affronter les courants tumultueux sur leurs frêles esquifs, dans le vent piquant et l'eau froide. Ils donnent beaucoup à leur passion, et s'entrainent obstinément pour parfaire leur condition physique, améliorer leur technique, optimiser leur connaissance du milieu dans le but d'accéder aux meilleures places.

  A-pagaie

Lorsque l'on constate la position de la colonne d'eau du précédent coup de pagaie,
à l'arrière du bateau qui est pourtant à contre-courant,
nous pouvons nous faire une idée de la rapidité,
de la précision et de la puissance du geste.
Le second coup de pagaie est déjà à la moitié de son mouvement
que l'eau précédemment relevée n'est pas encore retombée ! ! !

 

Compétition, certes, mais dans un esprit chaleureux et bien agréable à partager.

 

Les résultats sont flatteurs pour le Club du Liè. En Kayak homme, 3 placés dans les dix premiers. Deux séniors, William et Boris en 4 et 6, et un junior, Mathieu en 8. les portes de la Nationale 1 se rapprochent ! ! !

 

Les épreuves terminées, nous rechargeons le matériel dans le fourgon et retournons vers la Bretagne, dans l'euphorie de ces résultats prometteurs et de ces bons moments vécus avec des personnes attachantes et dans un site magnifique.

 

Pour les amateurs d'eau, de navigation et d'exploits, voici quelques vues extraites du millier de photos réalisées par Bruno ALTAZIN au cours de ce dimanche (grand merci à lui) :

 

 

 

 
Partager cet article
Repost0
8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 22:06

Lundi matin, il faut se motiver pour poursuivre ma progression après un week-end de farniente, essentiellement passé à regarder la pluie tomber, bien à l'abri chez Martine et Jacques.

Cette campagne de Seine et Marne est bien blanchie par le givre et la lumière perce timidement la brume omniprésente. Je ne suis plus certain d'avoir fait le bon choix d'équipement, sans les manchons et avec le casque modulable, mais il faut bien se propulser à l'autre bout de cette région parisienne pour rejoindre le fin fond des Yvelines !

 selle

 

 

 

Tous les matins de la semaine, la selle se présente comme-ça.

 

Il va me falloir une tenue SM
(pas Super Motard, l'autre, avec des clous partout . . .).

 

 

 

 

Les petites routes en sous bois des premiers kilomètres sont abordés avec d'autant plus de retenue que les revêtements sont parfois fortement dégradés par l'hiver. Toutefois, la tristesse de ces arbres dénudés s'estompant dans la grisaille commence à être combattue par les premiers prémices du printemps. La faible lumière est captée par les grappes de jeunes chatons qui commencent à se développer sur les Aulnes ou Charmes et donnent ainsi plus de relief à cette forêt.

 

C'est ensuite l'autoroute A4 et la lancinante question : quel itinéraire pour rejoindre l'A13 ? Le périphérique offre le chemin le plus court, mais passe par la porte de Versailles en période de salon de l'agriculture, donc sujet à bouchons. Sinon, c'est l'A86 avec une petite trentaine de kilomètres en plus. Le dilemme est résolu par l'annonce des panneaux à message variable. A4 vers BP fluide, mais 36 minutes pour Créteil par le contournement. Le choix du Périphérique s'avère payant. Quelques ralentissements, un peu d'interfile, mais je n'ose pas suivre les deux motards de la police car ils vont trop vite pour moi ! ! !

 

La semaine défile vite au grès des rendez-vous, des petites balades avec Manon et des séances de retour d'école de Maxime qui se déroulent essentiellement l'après midi vu les tempèratures. Tout le monde semble content d'avoir la moto sous la main. Maxime apprécie autant de montrer à ses copains son moyen de transport que de rentrer avec un moyen plus agréable que le train. Quant aux parents, un retour rapide et plus de contraintes d'horaires ferroviaires et de prise en charge à la gare sont autant d'éléments facilitant la vie.

 max

 

 

 

 

Mon neveu sourd, le Grand Max s'équipe devant son école à Saint-Cloud.

 

Comme il à l'air triste de repartir par ce froid ! ! !

 

 

 

 

Vendredi matin sonne l'heure du départ vers la Bretagne. J'attends 10H00 que le givre s'estompe au profit d'un soleil légèrement embrumé mais bien agréable. Mon esprit divague sur ces petites routes de campagne qui me portent vers Houdan et si souvent empruntées il y a une quarantaine d'année. Les signes annonciateurs du printemps sont encore fugaces mais déjà bien présents. Les frêles branches des forsythias commencent à se parer de fleurs, les jeunes bourgeons des saules hésitent encore entre le jaune et le vert, mais égayent fortement l'environnement en accrochant la lumière.

 

Le long de la nationale 12, les genets se parent aussi de leurs premières fleurs jaunes. La lumière s'accroit mais pas la température, et je provoque une petite discussion avec un routier. Je le double, sur la décélération avant un feu, la main gauche sur le moteur. Lors de l'arrêt, la main droite descend aussi sur les cylindres pour réchauffer les gants. Lorsqu'il stoppe à coté de moi, il m'apostrophe d'un goguenard : "fait pas chaud ce matin" ! ! !

 

A la sortie de Verneuil sur Avre, je profite d'un fast-food pour faire la pause avant le rush du midi. Je suis à peine installé qu'une BMW GS équipée pour le voyage se gare à coté de la Diversion. Échange de salut avec son pilote qui me rejoint rapidement après être servi. Au cours de la discussion qui s'ensuit nous découvrons que nous demeurons dans des départements limitrophes (Dordogne et Corrèze), que nous venons tout les deux de la région parisienne et que nous nous rendons dans le même coin (Pontivy et Loudéac). D'autant plus étonnant que les motards ne sont pas encore légion par ces températures ! ! !

 

Éric m'explique qu'il se rend à un rassemblement BMW pour déguster un Kig Ha Farz, sorte de pot au feu dans lequel cuit aussi un pain à base de blé noir. Il suggère que nous fassions un bout de chemin ensemble, idée que je partage et nous évoquons nos itinéraires prévus, ainsi que nos manières de rouler. Si nous sommes d'accord sur le fait de ne pas circuler trop vite, au regard des limitations de vitesse, nous n'avons pas envie de trainer non plus. Par contre, il préfère filer vers Fougères et Rennes, guidé par son GPS, alors que j'envisage de quitter la N12 vers Mortagne au Perche ou Alençon pour rejoindre Laval par les parcs régionaux du Perche et "Normandie-Maine"et les routes de campagne. Enfin, il sera toujours temps de prendre des décisions en cours de route.

 

Et nous voilà reparti dans une ambiance bien lumineuse qui se réchauffe tout doucement. Les deux machines commencent leur ballet de dépassements à répétition et la symbiose entre les deux pilotes s'avère efficace et sécurisante. Nous avons visiblement les mêmes manières d'utiliser la route et de nous comporter vis à vis des autres usagers (pas d'agressivité, remerciements vers les automobilistes qui nous facilitent le dépassement, passages en ville mesurés, etc …). Dans ces conditions, il ne me faut pas longtemps pour décider de poursuivre le voyage avec Eric. J'irais visiter les petites routes lors d'un prochain passage !

 

Peu après Alençon, la traversée de Saint Denis sur Sarthon est engluée par une mamie qui avance péniblement. Je reste néanmoins sagement derrière et mon esprit divague sur ce tracé maintes fois emprunté pour les week-ends en Bretagne avec mes enfants encore jeunes (moi aussi d'ailleurs !). L'évocation de ces souvenirs me fait penser que nous arrivons probablement sur un enchainement de virages. Deux vitesses rentrées, un coup d'œil périphérique pour vérifier l'absence de pièges plus ou moins camouflés et je passe devant rapidement, immédiatement suivi par Éric. Nous finissons la traversée de la commune à l'allure réglementaire et arrivons effectivement dans la série de courbes pressentie par ma mémoire. La vitesse augmente alors très vite et la réglementation est oubliée au profit du plaisir de balancer la bécane d'un angle sur l'autre. La BMW semble apprécier ce passage et prend des gîtes appréciables.

 div+bmgs

 

 

 

 

 

 

 

Eric prend la pause derrière nos deux belles lors de notre premier arrêt café.

 

 

 

 

 

 

 

Ce moment d'exaltation se ponctue à Pré en Pail par une pause café. Je m'excuse auprès d'Éric de la petite liberté que je me suis permis dans la précédente commune, mais il me confirme qu'il a pris aussi bien du plaisir dans ce dernier enchainement sur une route parfaitement libre.

 

Nous reprenons nos montures pour poursuivre notre itinéraire. Les longues lignes droites sont ennuyeuses, sauf quand les dépassements nous entrainent à jouer avec les chicanes mobiles ou nous poussent dans des envolées propres à mettre sérieusement en danger nos permis ! ! ! Même si cela reste exceptionnel et parfaitement maitrisé, j'ausculte sérieusement les alentours,

 

La traversée de Mayenne se fait au pas mais nous permet d'admirer la vieille ville surplombée de l'imposante basilique qui se dresse face à nous lorsque nous traversons la Mayenne. Au feu suivant, Éric, probablement subjugué par le spectacle me demande où nous sommes. Il doit être particulièrement confiant dans son guide ! ! !

 

A l'entrée de Fougères, je propose à mon acolyte le choix entre la ville et son contournement. Comme il est dans les temps qu'il s'est imposé, il opte pour la traversée. Ce trajet nous permet d'admirer le château et son imposant dispositif défensif. C'est aussi une première pour moi. La dernière fois que je suis passé ici, il y à deux ans, j'avais fait le tour du centre ville préférant les axes dégagés (cf. 2000km style hivernale).

 

A la sortie de la ville, nous prenons la direction de la A84 qui nous permet de rallier Rennes et son périphérique, puis de nouveau la N12 en direction de Brest. 

Le printemps s'annonce aussi ici par des haies vaporeuses, couvertes de myriades de petites fleurs blanches éclatantes sous le soleil.

A une quinzaine de kilomètres nouvel arrêt café à l'aire "Armor et Argoat". Ceci me permet d'avoir une petite pensée pour Stéphane, le valeureux pilote de l'Aprilia, rencontré ici le mois dernier dans des conditions nettement plus fraiches ! ( Cf. petit périple hivernal).

 

Nous reprenons ensuite la N12 sur une vingtaine de kilomètres avant de la quitter en direction de Loudéac, le soleil relativement bas, face à nous.. Une zone en cours de réfection ralentit d'abord notre allure, mais nous reprenons notre rythme dès l'accès du contournement de Saint Meen le Grand, en 2x2 voies. Nous nous approchons doucement de deux voitures filant à une quinzaine de kilomètres/heure au dessus de la limitation. Lorsque nous arrivons à proximité, la seconde voiture accélère et se rapproche de la première. J'ai horreur de ce type d'attitude et redoute toujours des réactions bizarres. J'augmente donc sensiblement la vitesse et amorce le dépassement. En arrivant au niveau du premier de ces deux véhicules, une Clio, je constate son immatriculation particulière, puis sa couleur bleue . . . Tant pis, j'assume et poursuit la manœuvre pour me rabattre et réduire légèrement la vitesse. Je surveille mes rétroviseurs. Les gendarmes ne réagissent pas et Éric entame la même remontée.

 

Un camion vite doublé nous offre l'opportunité de nous éloigner rapidement et de reprendre notre progression. Une vingtaine de kilomètres plus loin, nous stoppons à l'entrée de Plémet pour nous dire au revoir. Discussion de quelques minutes et nous repartons chacun de notre coté. Pendant les 5 minutes qui me restent avant de rejoindre Pascal, je repense à cette rencontre, au plaisir de rouler à deux, de continuer à partager ces moments, même chacun sur sa bécane. Magie de ces rencontres que nous renouvellerons probablement.

 

Je retrouve Pascal et sa petite famille sans les garçons qui sont dans le Poitou pour disputer des championnats de France Nationale2 en kayak. Nous allons les rejoindre demain, mais ceci sera la suite de l'histoire . . .

 

 

Partager cet article
Repost0
26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 16:47

C’est repartit pour un nouveau rendez-vous dans l’Yonne.

 

Vendredi 7H00, je sors la moto du garage dans la perspective d’un départ vers 8H00. Ainsi, la météo s’annonçant clémente, j’aurais le temps de batifoler en route et d’explorer d’autres itinéraires.

Je charge valises et top case et hésite quant à l’équipement. Comme le chargement est déjà imposant, je dois faire des choix. De plus, je suis assez optimiste. J’abandonne donc les manchons, et opte pour le casque modulable. Youpi, c’est le printemps ! ! !

 

Dernier coup d’œil à l’ordinateur avant de le ranger, et je dois traiter un message tout de suite. Résultat, je ne pars que vers 8H30.

 

La chaussée est grasse. Les crachins de ces dernières heures n’ont pas lavé le sol, au contraire, la poussière, la terre et les traces d’hydrocarbures forment un dépôt des plus douteux. A peine le barrage passé, je m’engouffre dans un épais brouillard. Là je cumule dés le départ !

 

Mon optimisme s’estompe au profit d’une rage grandissante. Je garde une certaine distance avec le véhicule qui me précède, mais il roule vraiment trop doucement. Je me rapproche, légèrement décalé, et prépare un dépassement en rentrant une première vitesse, la visibilité commençant à s’améliorer. Nouveau rétrogradage pour optimiser l’opération, ouverture des gaz et basculement … pour me retrouver face à un inconscient sans lumière. Je reprends ma place pour constater que j’aurais quand même eu le temps de doubler. Je renouvelle la manœuvre pour découvrir un abruti (là je n’ai pas peur du mot) en feu de position, donc autant visible que le précédent, mais sûrement tranquille puisqu’il a allumé ses lumières ! ! !

 

Dis, Monsieur Sécurité Routière, quand vas-tu faire un radar qui détecte ces anomalies ? Surtout que les forces de l’ordre sont accaparées par la visée aux jumelles ou la garde de « hiboux » ou autres joujoux électronique (qui tu veux), et n’ont donc plus le temps d’entreprendre d’autres actions de prévention ou d’information, entre autre sur ce sujet ! ! !

 

Bon, sur le plateau la visibilité s’améliore grandement et je peux commencer à rouler réellement. Les points de vue sur le Sancy sont alléchants. La tête dans les nuages et encore embrumé, il laisse néanmoins entrevoir son magnifique manteau blanc, retrouvé la semaine dernière. Les vacanciers doivent apprécier.

 

 sancy

Le Sancy a retrouvé sa livrée hivernale,
tel qu'au mois de décembre sur cette photo!

 

Tiens, une moto arrêtée sur le bord de la route. Etonnant à cette heure, cette période et cet endroit. Je stoppe derrière et engage la discussion avec le valeureux (et malheureux) motards dont la roue arrière de la Kawasaki ER6 est presque à plat. Détection hasardeuse d’un tout petit trou (c’est tout de même plus pratique avec une béquille centrale !) et intervention. Je sors le kit tubeless, prépare le matériel, ouvre le trou et y insère mèche. Comme je n’ai pas pris le compresseur, j’utilise les cartouches de gaz (ne pas oublier de remettre son gant, ça rafraichit !). Petite discussion avec un jeune, éberlué, à qui  je  conseille de retourner à Tauves tout proche faire sa pression et rapidement changer son pneu qui est fatigué.

 

Mais avec çà je viens de reprendre ¾ heure sur mes prévisions. Il va falloir cravacher. Adieu donc le col de la Nugère, j’oblique vers l’autoroute au niveau de Laqueuille pour y trouver un long convoi de gendarmerie mobile … qui m’évite probablement un break de collègues bien planqué derrière une haie. Concurrence déloyale mais salvatrice ! Le ciel bas et l’horizon rapidement estompé m’évite de regretter mon itinéraire initial. Même le Puy de Dôme n’est pas visible.

 

Sortie de l’A71 à Gannat pour rejoindre Moulins puis Nevers avec le nouveau tronçon de 4 voies encore fermé le mois dernier. Premier arrêt à Prémery pour remplir la bête et soulager le bonhomme. Je suis à nouveau dans des temps acceptables, mais les routes sont encore bien humides même si les zones exposées au vent commencent à sécher. C’est d’ailleurs là qu’il faut redoubler d’attention et ne pas se laisser gagner par l’euphorie des enchainements de courbes qui m’attendent. Si l’entrée du virage est sèche et la sortie mouillée, pas de souci, il suffit d’ouvrir. Le cas inverse peut apporter par contre son lot de sueurs froides…

 

A 13H15 je suis Auxerre et peux bénéficier d’une demi-heure de pause pour un casse-croute et, surtout, mes premiers cafés depuis mon départ. Ceux qui me connaissent doivent douter de ceci !

 

Mon rendez-vous est épique, parsemé de bouleversements, mais cordial et constructif.

 

Je reprends la route dans la pénombre naissante. Un petit arrêt à Pont sur Yonne pour saluer la Maman de ma belle-fille et Jeanjean son compagnon, pilote de R1. La route qui me mène vers Provins est triste avec ses lignes droites. Je rattrape une voiture affublée d’un A et qui visiblement n’est pas décidée à se laisser doubler. La bonne affaire, me voilà avec un lièvre qui m’éclaire la route bien mieux que la Diversion et allumera, préventivement pour moi, les éventuelles boites à images en embuscade. Et vu l'allure,ce n'est pas du luxe  ! ! !

 

A la sortie de Provins, je retrouve un nouveau lièvre, un peu plus calme mais suffisamment rapide, surtout avec le trafic, qui m’ouvre la route sur une quarantaine de kilomètres. Rien à voir que la guirlande de phares quasiment ininterrompue en face, une conduite édulcorée par mon ouvreur sur ces longues lignes droites, l’ennui qui peut devenir dangereux car l’esprit divague et se concentre moins.

J’arrive enfin chez Jacques où je vais passer le week-end pour cette première étape. Et vu le temps annoncé je doute que les deux Diversions ne batifolent beaucoup.

 

3div

 

Jacques, bien dubitatif devant cette parade bien patriotique des Diversions,
la rouge étant la sienne! 

 

 

Partager cet article
Repost0
23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 12:02

 

Un vendredi de début janvier, j'ai rendez vous à Villeneuve sur Yonne en fin d'après midi pour évaluer l'opportunité d'un projet relatif à la moto. Le temps est maussade, froid et chargé de perspectives d'ondées dans la seconde moitié du parcours.

 

La bécane est lourdement chargée. Je pars pour environ trois semaines dans un long périple où se mêlent la passion, la famille et le professionnel.

 

J'attends la fin de matinée que les températures remontent un peu et démarre sous une lumière devenant franche, avec une vision désolante sur des montagnes arides ayant abandonnées leur éclatant manteau blanc.

 

En arrivant sur Moulins, la rive droite de l'Allier que je dois emprunter est ponctuée de multiples rideaux d'averses. Dilemme. Est-il temps d'enfiler la tenue de pluie ? Hé bien non, en arrivant devant le pont sur l'Allier, j'oblique, à l'aide de mon GPS interne, pour rester sur une rive gauche humide mais sans précipitations. Bon choix. La route est agréable, hormis certaines nappes de boue farceuses en sortie de courbes. Quelques virolos, une campagne lumineuse et plusieurs bâtisses remarquables !

 

Je rejoins ainsi Saint Pierre le Moutier et les abords du circuit de Magny-Cours sans une goutte d'eau. Les travaux alentours se terminent et les accès au circuit auront bien changés pour le prochain Bol d'Or en avril.

 

De Nevers, j'oblique vers Clamecy et Auxerre. La vision de cette route empruntée dans l'autre sens en mai 2009 est bien différente.(cf. http://div19.over-blog.com/article-31006278.html). Le manque de couleurs de l'hiver associé à la grisaille ambiante rend bien terne un environnement que j'ai connu somptueux. Heureusement l'ondulation des collines donne un peu de relief au paysage et oblige la route, toujours humide, à serpenter agréablement.

 

Pause café à Auxerre pour se réchauffer un peu et c'est repartit pour les derniers kilomètres et deux épisodes particuliers.

Je surveille avec vigilance une Clio bleue à la plaque particulière qui me serre de près dans les rond point mouillés que j'aborde calmement. En arrivant sur un tronçon de 2x2 voies, je prends un peu de distance mais, respectant la limitation (tout de même !), le véhicule de gendarmerie me remonte à vitesse élevée et sur les flèches de rabattement. Gonflé ! Un petit coup de cligno à droite et un signe de la botte pour lui montrer que je l'ai vu. Il me dépasse avec un grand salut puis s'éloigne rapidement. A Appoigny, bouchon que je commence à remonter . . . pour arriver sur la Clio . . . qui se range avec célérité. Petite pause à sa hauteur et je l'apostrophe "a charge de revanche". Éclats de rire réciproques, saluts et je repars.

 

En arrivant au point de rendez vous, j'ai un léger doute. Les lieux ressemblent à ce que je cherche, mais certaines orientations de routes différent. J'appelle donc Patrick pour vérifier et un dialogue de sourd s'instaure. Je lui confirme que je suis devant la gare et un café et il me dit qu'il n'y a pas de café mais un restaurant. Il ne comprend pas et moi non plus. Je m'approche de la gare pour découvrir que je suis à Joigny et non pas à Villeneuve ! ! ! Sur ce coup là j'ai du faire une maxi coupure à la lecture des panneaux ! ! !

 

Retrouvailles agréables avec Elisabeth et Patrick, connus à Pâques 2008 lors d'une concentration épique (cf. http://div19.over-blog.com/article-18106438.html). Une sympathique soirée oscillant entre les souvenirs de ces moments particuliers et les perspectives d'un projet motivant. Le lendemain, un troisième larron, Bernard, se joint à nous, puis un quatrième, par téléphone, Ulrich. Les débats sont endiablés et le week-end passe très vite.

 

Lundi matin, départ vers Metz dès que les traces de gelée s'estompent. Patrick m'a conseillé un joli road-book pour éviter l'ex-nationale 6. En arrivant à celle-ci, la route en face que je dois prendre, escalade une colline dont je ne vois pas le sommet englué dans le brouillard. Et la base est blanche de givre. Un instant d'hésitation, mais j'abandonne cet itinéraire au profit de routes plus fréquentées vers Joigny, Migennes, Saint Florentin, Chaource, Bar sur seine. Le brouillard est plus ou moins dense, et le froid pénètre vite avec l'humidité. Les paysages sont peu visibles, mais l'herbe ou les branchages des bords de route me servent de station météo. Ils sont souvent blanc de givre et m'indiquent ainsi les zones, très fréquentes où je dois redoubler d'attention. Résultat, première pause café au bout de deux heures en ayant parcourus à peine 90 km. A ce train là, je ne suis pas arrivé.

 

En arrivant sur Saint Dizier, le brouillard, bien que moins dense, est toujours présent. J'abandonne mon projet de continuer vers Bar le Duc et Verdun au profit de la quatre voies vers Toul et Nancy où j'aperçois les premiers rayons de soleil, mais aussi mon premier motard depuis quatre jours (en Gold Wing) ! ! !

 lever-jour

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une vision fantasmagorique du lever du jour sur la ville de Metz.

 

 Quelques jours sur Metz avec Brigitte et Serge et abandon du projet d'aller voir Thomas pour cause d'un décès familial qui bouscule mon planning. Nous pouvons toutefois rencontrer Jean-Yves, un pilier de la FFMC (Fédération Françaisedes Motards en Colère) et HMS (Handicap Motard Solidarité) et qui vient d'avoir un accident avec son side (un gars qui tournait en voiture ne l'a pas vu arriver face à lui, l'a percuté et l'a propulsé dans un arbre ! ! !).

Ces deux personnages, le terme n'est pas usurpé, étaient réciproquement l'initiateur et un animateur du tour de france moto HMS dont la finale se déroulait à Metz en août 2008 (cf. http://div19.over-blog.com/article-22336881.html).

 

Nouveau départ vers la région parisienne. Je trouve vite le brouillard puis le givre. Par sécurité, je rejoins l'autoroute que j'emprunte jusqu'à Sainte Menehould où la température remonte et la visibilité s'améliore. Pause café à L'épine, mais l'établissement "Aux Armes de Champagne" tenu par un motard est fermé pour cause de vacances. Dommage, mais le café en face est ouvert et je peux me réchauffer et admirer à nouveau la magnifique basilique malheureusement couverte de mousses (humide la Champagne ?). Un message téléphonique m'annonce un nouveau décès et j'entrevois des changements de plans.

 

Passage au pied des coteaux dont les parcelles de vignobles s'imbriquent au dessus des étendues céréalières ou betteravières. Les grises lignes de ceps de vignes ponctuent le relief et sont rehaussées, de-ci de-là, de multiples tâches de couleurs. C'est la période de la taille et les ouvriers s'activent pour la prochaine fructification.

 

Pause repas à Montmirail avant de finir chez Jacques vers Crécy la Chapelle pour une pause appréciée.

 

Le lendemain, je traverse la région parisienne vers le fin fonds du 78 où je dépose mes affaires, passe une nuit et repars pour la Côte d'Or afin d'accompagner mon oncle vers sa dernière demeure. Rencontre familiale et retour le soir sous de fugaces mais importantes chutes de neige que nous abandonnons rapidement.

 

Un semaine essentiellement consacrée à mon neveu Maxime qui fait des progrès époustouflants. Quelques tours de moto qui le réjouissent malgré le froid, surtout quand nous faisons les zouaves avec deux motards de la police. Mais aussi de longues discussions constructives et quelques activités culinaires, surtout pour recevoir dignement sa grande sœur Manon accompagnée de son ami Lucas.

  verrines

magret

 

 

 Au menu, verrines multicolores
et magret de canard et son confit d'échalottes au cidre et au miel ! ! !

 

Je poursuis ce périple vers la Normandie où j'ai rendez-vous avec Jean-Paul, le motard-auteur du récent bouquin "Cap au Nord" (cf. Idée lecture). Le temps est froid et les routes suffisamment glissantes pour engendrer des balais d'ambulances pompier (14 entre le départ et les 50 premiers kilomètres !). Dans ces conditions, c'est autoroute jusqu'à Louviers. Les routes sont séchantes, mais quelques coulées gelées sur la chaussée engendrent de la retenue. Que de souvenirs remontent sur ces routes écumées dans les années 73 à 75 sur mes premières motos, les Honda CB 350 et 450 ! ! !

 

Par égard pour Jean-Paul, je ne vous dévoilerais pas nos entretiens qui portent essentiellement sur son prochain ouvrage déjà bien avancé. Vous pourrez le lire bientôt je pense !

  Cap au Nord

 

 

 

 

 

Le premier bouquin de Jean-Paul.

 

 

 

 

 

 

 

Lorsque je sonne l'heure du départ, il est tellement envieux qu'il sort sa bécane, un CBR 1100 XX et me propose de rouler un peu avec moi. Quel plaisir ! Nous nous quittons sur un café à Bernay et je rejoins Lisieux puis Caen où je fais le plein dans la nuit déjà avancée. Un coup de fil à Pascal pour le tenir informé de l'avancement et nous estimons qu'il me reste 3 bonnes heures de route.

 

A cette heure, je m'engage sur l'autoroute, mais je m'arrête rapidement sur l'aire de Vire pour combattre le froid. Un pensée pour André qui a vécu dans la région et y a vu la naissance de sa fille. Nouvel arrêt à la sortie de Rennes et chahut avec un motard transi. Il revient du Mans avec la dernière Aprilia et, moins bien équipé que moi, est transi. J'en profite pour lui livrer certaines de mes astuces (Salut à toi et à ton pote en voiture si tu me lis).

 

Quelques jours studieux en Bretagne où j'évalue d'éventuelles missions et valide les résultats d'une de mes anciennes étude. En effet, je découvre pour la première fois le nouveau bâtiment de "WF Concept" dont j'ai été un des promoteurs. C'est aussi l'occasion de voir quelques pièces pour motos de compètitions en cours de fabrication et dont certaines seront au Bol. . . (chut ..., je n'en dirais pas plus !).

  batiment-WF

 

 

 

 

Des locaux plus vastes, et clairs en cours d'amènagements.

 

 

 

 

 

Le week-end, un rapide aller retour en région Nantaise pour saluer un de mes frères et sa famille, encore quelques jours en Bretagne et retour vers la Corrèze avec une pause vers Châtellerault pour dire bonjour à un autre frère et me faire offrir un café. De la flotte au début puis un retour du soleil. Si j'apprècie le casque intégral dans le froid et sous la pluie, je fini par regretter le modulable et son écran solaire quand l'astre inonde de lumière la route mouillée.

 

Je fait ma traditionnelle pause à Feytiat à la nuit tombante. Après Eymoutiers les sensations de froid s'accentuent et je constate quelques amorces de glisses. Ce doit-être la fatigue. Néanmoins, lorsque j'arrive à Meymac un thermomètre annonce 3°. Il devait geler la haut alors ! ! !

 

J'arrive à la maison fourbu et grelottant après ce périple de plus de 4000 km.

Mais la tête farcie de bon moments, de rencontres, de projets, de rigolades.

Et des perspectives particulièrement motivantes pour un Maxime qui retrouve le goût de l'effort et qui, j'espère, va encore beaucoup nous étonner.

 

Partager cet article
Repost0
31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 18:01

voeux2011 copie

 

Après tous ces moments mémorables
passés ensemble en 2010,

je crois que l'on peut se donner rendez-vous
pour quelques uns des 365 jours à venir

et en remettre une couche !

 

 

Une nouvelle année c'est de nouvelles aventures,

de nouveaux espoirs,

de nouvelles rencontres,

. . .

 

 

Je vous souhaite donc une nouvelle année riche

 de rires, de joies, de partage, d'amitié,

de superbes virées,

. . .

 

 

Partager cet article
Repost0
31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 10:41

 

masduclos

 

 

Chers amis,

Je viens de lire et signer la pétition en ligne :

«contre la fermeture du circuit du Mas du Clos» 

Personnellement, je suis d’accord avec cette pétition et je crois que tu peux l’être aussi. 

Accède directement à cette pétition ,

 

et divulgue-la auprès de tes contacts à l'aide de ce lien :

 

http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=MDC2010

 

 

Merci de ton action, et bonne fin d'année 2010.

 

Partager cet article
Repost0
24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 16:39

 

Bonsoir fidèles lecteurs,

 

Je vous souhaite de passer de très bonnes fêtes de Noël,

avec une pensée particulière
pour tous les enfants qui vous entourent.

Qu'ils profitent pleinement de ces merveilleux instants.

 

Quant à vous, savourez, mais sans excès notoires ! ! !

 

 

noel2010 copie

 

 
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de Patrice ou Div19
  • : Mes grandes virées en moto, dans la bonne humeur partagée entre amis.
  • Contact

Pages