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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 15:06

Lettre ouverte à : 

Monsieur le Premier Ministre,

Monsieur le Ministre de l'Intérieur,

Mesdames et Messieurs les Députés,

Mesdames et Messieurs les Sénateurs.

 

 

Bort, le 13 juin 2011

 

 

Mesdames,Messieurs,

 

Par la présente, je tiens à vous soumettre quelques faits et les réflexions qui en découlent :

 

  • Ce 19 mai, dans le 44 je suis victime d'une chute en moto, engendrée par une longue traînée d'hydrocarbure répandue sur la chaussée et je ne dois probablement mon salut qu'à de sains réflexes engendrés par une longue expérience ;

  • 3 jours plus tard, dans le 22, je ramasse un motard qui a la malheureuse idée d'emprunter un carrefour au moment où une "mamie" sort d'un parking. La trace d'une vingtaine de centimètres sur le sol laisse pourtant augurer d'une vitesse particulièrement faible. Bilan, un traumatisme de l'épaule ;

  • Le week-end suivant, dans le 19, un motard chute dans un rond point maculé de gas-oil. 3 vertèbres cervicales fracturées, heureusement sans lésions de la moelle épinière ;

  • Le week-end d'après, je suis à Marvejols (48) d'où part un groupe de motos. Peu après Mende, 4 d'entre elles ont la fâcheuse idée de s'encastrer dans une voiture … doublant un car dans une courbe. Bilan, 7 blessés dont un grave ! ! !

 

Dans aucun de ces 4 cas, une plaque d'immatriculation de grande taille et des bandes réfléchissantes n'auraient évité l'accident. Ce sont pourtant vos propositions sous le prétexte de la sécurité ! ! !

 

Certes, ces 4 cas ne sont pas une règle, mais ils semblent corroborer largement les statistiques qui annoncent que, dans 70% des cas d'accident avec moto, celle-ci n'est pas en tort. Et dans ces 4 cas, un tiers est à l'origine du choc …

 

Ces mesures, comme bien d'autres d'ailleurs, m'apparaissent donc comme sectaires, présentées sous de fallacieux prétextes et/ou (?) élaborées par des théoriciens sans la moindre connaissance de la réalité concrète (mais comment vous le reprocher puisque vous conduisez peu, et encore moins des motos !).

 

Néanmoins, je ne peux que constater que beaucoup de vos nouveaux textes sont réactionnels et politiciens alors que de nombreuses lois plus anciennes ne sont pas appliquées. Ainsi, si vous voulez réellement œuvrer pour la sécurité routière, faites déjà appliquer les règles existantes (distances de sécurité, clignotants, priorités, positionnements sur les chaussées, alcool, …).

Si vous pensez que la répression est le seul moyen d'obtenir des résultats, appliquez-la sur tous les sujets, et pas seulement lorsque le revenu de l'état (à court terme) s'en trouve conforté. Au moins vous serez cohérents et plus crédibles, à défaut d'obtenir les résultats annoncés (objectif de moins de 3000 morts sur les routes non obtenu ! N'est-ce pas un constat suffisant ? ).

 

Depuis des années, vous vous polarisez sur l'excès de vitesse (et non pas la vitesse excessive), ce que je ne conteste d'ailleurs pas dans le fond, avec des moyens qui génèrent des effets pervers que vous ne maitrisez pas.

Combien de personnes conduisent sans permis et donc sans assurance ?

Quel en est le coût pour la collectivité en cas d'accident ?

Et, le comble, combien de personnes que vous jugez inaptes à la conduite se retrouvent sur la route avec des engins encore plus dangereux tel que les "voiturettes", et ceci en toute légalité, puisqu' avec votre bénédiction ?

Combien de gendarmes et policiers se retrouvent de facto percepteur fiscal (ou réquisitionnés pour de pléthoriquesservices d'ordres "officiels") abandonnant ainsi leurs autres missions ? D'où les récentes manifestations marseillaises …

Ceux-ci sont plus ou moins obligés de courber l'échine (Ah ..., Vichy), mais les plus anciens s'inquiètent de l'avenir de leurs corps et des motivations pour y faire carrière !

 

Je ne peux que constater que vous bafouez régulièrement les principes Républicains de Liberté et d'Egalité. Par méconnaissance, par intérêt politicien, par théorie et même par une pratique des plus personnelle (cf. vos modes de rémunérations y compris, dernièrement dans vos retraites! ). Ceci n'est pas seulement vrai dans cette soi-disant politique de sécurité routière. Je retrouve aussi ces aspects dans les textes promulgués puis dédaignés lors de mes activités avec des handicapés.

 

Toutefois, ces attitudes devraient avoir un effet positif sur le troisième terme de nos frontons d'édifices publics : la Fraternité. J'ose espérer que dès ce 18 juin, nous serons nombreux à vous prouver que nous serrons les coudes et que, pour une fois, les tentatives de divisions seront contre-productives.

 

Après cette date et d'éventuelles autres formes de manifestations, il nous reste toujours les échéances électorales. Pour moi, c'est l'abstention vu le système actuel, et je rêve d'une révolution douce par un massif refus du vote vous retirant tout légitimité …

 

Salutations amères.

 

Patrice ALTAZIN

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 09:36

Mardi matin, c'est reparti pour mes rendez-vous bretons après une pause salvatrice.

La moto est efficacement remise en état par les bons soins de Pascal. Repose pied arrière démonté et repositionné à l'avant, clignotant provisoirement rendu opérationnel et ébavurages divers …

Les douleurs du bonhomme s'estompent peu à peu. La main droite retrouve suffisamment de mobilité et de force pour tenir la poignée de gaz et, surtout, freiner avec efficacité.

 

Les premiers tours de roues sont pondérés. Il faut prendre la mesure du poids embarqué et des éventuelles réactions douteuses. Mais les sensations sont intactes et les seules appréhensions marquées sont ressenties lorsque la chaussée change de teinte. La case mémoire a bien enregistré une information connue mais cruellement remise au goût du jour ! ! !

 

En fin de journée, je fais un léger détour par Saint Brieuc pour changer la visière du casque. Elle est profondément rayée sur un bon tiers de la surface et le soleil accroit les difficultés de vision. Là, encore, je suis assez chanceux. J'avais prévu de remplacer cet écran fatigué au cours de ce périple et le sort me permet de le faire après la chute. Au troisième magasin, je trouve mon bonheur et repars encore plus opérationnel vers mon prochain gîte.

 

A l'entrée du bourg de Plouagat (22), appels de phares. Mon regard se pose sur le compteur et je valide que ma vitesse est correcte, ce qui ne m'étonne pas car j'arrive sur un rond point occupé par des jardiniers à l'œuvre. Je suis particulièrement attentif à l'environnement lorsque j'arrive au carrefour suivant, en courbe peu prononcée et au sommet d'une légère cote. Un véhicule semble bizarrement stoppé au milieu de la chaussée et entouré de quelques piétons. Cela sent l'accident. J'enclenche immédiatement les warnings pour prévenir mes suiveurs et m'approche sur ma lancée pour découvrir une moto à terre et son pilote couché à côté.

 

Je béquille Div'4 sur le parking contigu et vais vérifier si ma présence est utile. Les réflexes acquis à la Protection Civile et au SAMU sont toujours présents. PAS - Protéger, Alerter, Secourir. D'un coup d'œil, je valide que les autres usagers sont bien prévenus et que l'alternat de la circulation est géré. Les témoins me confirment que les pompiers sont alertés. Le motard est conscient. Il répond à mes questions et, à part une épaule atteinte, ne présente pas de signes alarmants. Le contact de la Drag Star est inaccessible et le réservoir laisse échapper l'essence. Les secours mettant du temps à arriver (tout est relatif tout de même), je décide de relever la moto, tout en lui gardant sa position pour les constatations à venir. Ceci permet, en plus de limiter le risque d'embrasement, de couper le contact, mais aussi de rassurer le blessé qui s'inquiète pour sa monture. A part un phare additionnel cassé, rien ne paraît abimé.

 

Je surveille subrepticement la mamie ayant causé cet accident en sortant d'un parking avec sa 4L ! ! ! Elle est catastrophée, choquée, et elle pourrait nous causer quelques soucis, mais tout se passe bien.

 

Les pompiers arrivent et officient avec célérité. Je participe aux opérations de levage tout en découvrant tous les matériels qui m'étaient inconnus. Encore un coup de vieux !

Après l'évacuation du blessé, les gendarmes analysent rapidement les lieux pour pouvoir dégager ce carrefour. La gendarmette semble rassurée quand j'accepte de pousser la moto sur le trottoir.

 

Pendant tout ce temps, j'enrage en pensant à tous les "bienfaits" que nous concoctent nos têtes pensantes pour notre sécurité.

Sur ce coup là, le motard roulait probablement comme un fou et un radar aurait évité l'accident. Aucune trace de freinage et un repose pied qui marque la chaussée sur une vingtaine de centimètres ! ! !

A moins qu'avec un gilet jaune et, pourquoi pas, un gyrophare sur le casque, l'automobiliste aurait vu arriver la folle moto et serait restée bien sagement sur son parking.

 

Et pourtant, si nous voulons REELLEMENT utiliser les statistiques au profit de la sécurité, force est de constater que nous nous trouvons devant un standard connu des accidents de motos. Dans 70% des collisions impliquant voiture et moto, la voiture est responsable !

 

En quelques jours je vis deux accidents de moto (cf. ma chute de jeudi dernier). Dans les deux cas, un autre véhicule est en cause, directement ou indirectement. Dans les deux cas, la vitesse n'est nullement à incriminer. Et dans les deux cas, les mesures actuellement mises en œuvre ou en gestation ne pallient au risque initial ! ! !

 

Ceci me confirme l'idée qui se répand (enfin) que les principales visées de cet arsenal répressif sont d'ordre économique (ce mot est inapproprié d'ailleurs. Je devrais utiliser budgétaire car, pour moi, ces mesures sont anti-économiques – baisse du pouvoir d'achat, de la consommation, de la TVA induite, etc …) dont la finalité n'est pas de boucher le trou des finances publiques, mais d'en limiter son ampleur et son accroissement démesuré.

 

D'ailleurs, si ce pouvoir était cohérent, il pourrait se passer d'un ministère de l'intérieur et de ses coûts pléthoriques au profit d'un super ministère des finances qui ne garderait que le nom de ministère du budget ! ! !

 

Toutes ces gesticulations d'un pouvoir (exécutif comme législatif) aux abois me rendent tout de même assez euphorique. J'espère qu'une grande majorité en tirera les enseignements qui s'imposent.

 

Et pour ceux qui doutent encore, repensez aux belles promesses de moins de 3000 morts sur la route GRACE aux radars. La courbe à tendance à remonter, le moyen était-il le meilleur ?

 

Et même le bouclier fiscal, fer de lance du dernier candidat à la Présidentielle, est aujourd'hui remis en cause (c'est drôle, la publicité est particulièrement faible sur ce sujet).

N'est-ce pas la preuve d'une inconséquence certaine ?

Doit-on parler de gestion ou de réactions empiriques et désordonnées ?

 

Il n'y a qu'un point que j'apprécie vraiment chez notre Président, c'est son franc parler quand il daigne se lâcher, et je prend une de ses célèbres phrases pour moi :

"Casse toi, pauv' con …"

Je suis parti, je suis loin, je suis pauvre et je suis un vieux con ...

 

 

 

 

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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 12:03

 

Ce n'est vraiment pas ma journée, encore que …


Deux appels téléphoniques dés le matin, dont un assez long, et me voilà parti avec plus d'une heure de retard sur mes prévisions, objectif la Bretagne.

L'environnement est superbe. Peu de nuages dans un ciel d'azur, une végétation luxuriante, surtout après les orages du week-end dernier, des routes sèches et dégagées et l'appel des virages. Je relâche progressivement la pression de mon départ mouvementé et profite de cet environnement de rêve. La moto ronronne, les pneus s'arrondissent en chauffant, le pilote joue de la boite entre les courbes, l'euphorie est proche.


Sortie de Saint Angel, au milieu de nulle part, un break blanc à moitié camouflé. Un radar embarqué. Est-ce un signe ? Encore quelques kilomètres et dans la traversée de Meymac un véhicule bleu tente de sortir de la gendarmerie sous mon nez. Il stoppe en me voyant et prend la route derrière moi. Dommage pour les virages suivants où je garde un rythme légalement acceptable. Lorsque je bifurque vers Limoges, le break bleu m'abandonne et je peux reprendre les enchainements avec un peu plus d'entrain.

Plein rapide à Feytiat et je repars plein nord par l'A20 pour combler en partie mon retard. Sortie en direction de Poitiers par un petit bout de N145 encombrée de nombreux camions puis la D942 calme et, normalement, assez rapide. Mais là encore, le sort semble s'acharner sur moi. Je tombe sur un convoi de VAB (Véhicule de l'Avant Blindés)et camions militaires qu'il me faut négocier un à un. Dans l'ensemble, les conducteurs me voient arriver et me facilitent le passage par un coup de clignotant ou les signes d'un chef de bord le nez au vent. Quelques un sont plus distraits et occupent largement la chaussée. Il faut donc rester vigilants.


C'est ensuite la lancinante route vers Poitiers puis Parthenay. De longues lignes droites tristes et sujettes aux pièges électroniques des jumelles et radars. A la sortie de Parthenay une station service me tend les bras. Il me reste un quart du réservoir, mais je décide de faire le complément maintenant pour ne plus avoir à m'arrêter avant d'avoir passé Nantes que je voudrais passer avant le rush de fin de journée. Encore perdu, l'automate n'arrive pas à lire ma carte. Pour essayer de gagner du temps, j'en perds. Sortie de la 4 voie de contournement de Bressuire pour faire le plein. Ça fonctionne et je dois pouvoir aller au bout. Sur la nouvelle voie rapide qui me conduit vers Cholet, une voiture me double et elle devient mon lièvre. Elle ne roule pas à des vitesses folles, mais légèrement au dessus de la limitation. L'idée est bonne puisque ce conducteur doit connaître le secteur. Ralentissement assorti d'appel de feu stop à l'approche d'un radar fixe non signalé (ça commence rapidement ici ! ! !).

A l'approche de Nantes, je crois me souvenir de la présence d'un radar, mais ne vois pas de panneau. Respect des limitations qui passent à 90 km/h puis 70 km/h pour un passage sur une voie et à l'approche d'une courbe a droite et de l'accès au périphérique.


D'un coup la moto se dérobe et s'approche rapidement du muret de protection de gauche. Coup de rein vigoureux, elle se redresse assez brutalement en retrouvant l'adhérence mais oblique en direction du muret de droite. Je parviens à la redresser lorsque la roue arrière patine à nouveau et tente de passer celle de devant. Violent contre braquage, j'avance quelques infimes instants complètement en crabe, puis trou noir. Les souvenirs suivants sont ceux de l'interminable glisse sur le bitume. Je me sens entier, voit défiler le granité de la chaussée, aperçois la moto couchée qui fini sa course vers le muret de gauche, relève la tête pour surveiller les véhicules qui semblent s'arrêter sans dommage et sans faire mine de me passer dessus. Je termine ce rapide mais interminable moment à plat ventre, comme Olivier Four il y a quelques semaines au ans. Contrairement à lui, je me relève aussitôt, groggy, mais avec le réflexe de me précipiter vers la machine. Je traverse la chaussée devant la file de véhicules maintenant à l'arrêt. J'aperçois des regards affolés ou inquiets derrière les pare brises. Je tente de relever la bécane, mais mon bras droit refuse de participer au mouvement et la douleur prend consistance. Je découvre un même temps la magnifique coulée d'hydrocarbure (pas d'odeur ?) qui orne toute la courbe. Entre l'angle de la lumière et la surveillance du trafic, je n'ai rien vu auparavant.

Les automobilistes repartent au pas et me demandent si j'ai besoin d'aide. Quelqu'un me dit "belle cabriole, à un cheveu d'être récupérée". L'un d'eux stoppe et vient m'aider à redresser Div'4, arrêtée à moins d'un mètre du muret, à contre sens. Je redoute cet instant. Que vais-je trouver ?


Premier bilan plutôt rassurant. La fourche semble indemne, carénage râpé mais pas cassé, valise allégée mais entière, clignotant droit explosé et repose pied au milieu de la chaussée. Pas trop pire, surtout en voyant la longueur des traces laissées sur la chaussée d'une bonne trentaine de mètres ! ! !

Une fois la moto sur ses roues, je teste la direction et la fourche. Apparemment, pas de dommages. Mon aide est pompier et il veux appeler les secours, ce que je refuse. Il insiste pour voir les dégâts sur mon bras et ma main. Un fois la veste retirée le spectacle est édifiant. Tout l'avant bras est tuméfié sans que la peau soit touchée. Le coude présente les traces profondes de la coque de protection qui a visiblement bien remplie son rôle. Le pouce a du se retourner et refuse maintenant tous services, la douleur s'amplifiant à chaque tentative de mouvement. J'appelle toutefois les services de secours pour leur signaler l'état de la chaussée et prévenir ainsi un nouvel accident.

Je repars calmement, vérifie l'efficacité du freinage avant qui ne présente aucune anomalie. Je déplie le repose pied arrière et teste la prise de pédale de frein arrière. Pas évident à trouver rapidement, et encore moins à doser. Il va falloir augmenter les marges de sécurité, en vitesse et en distance.

 

Je sors de Nantes en direction de Rennes. Plus question de prendre les routes secondaires dans ce contexte. J'ai du mal à tenir la poignée de gaz qui glisse sous la paume, le pouce ne pouvant pas intervenir. De plus chaque freinage est hasardeux et douloureux. Les grands axes sans carrefours, villages et autres facteurs de multiplication de surprises sont plus favorables dans ce contexte. Cependant, je me met à douter. Je vais arriver sur Rennes au plus mauvais moment en terme d'embouteillage. Pas bon non plus …

Je décide donc de tout de même couper à travers la campagne pour un calvaire de plus de 100 km. Je roule avec beaucoup de retenue, mais profite des endroits dégagés pour réduire le temps qui me paraît de plus en plus long. Ainsi dans le contournement de Redon, j'aperçois le phare d'une moto qui sort d'une bretelle. C'est le couronnement, j'ai du avoir droit aux jumelles. La moto suiveuse s'approche. Elle n'est pas bleue, mais jaune. Je me détend un peu, mais le pilote est en chemisette bleue ! C'est bien la gendarmerie avec ses nouvelles déco ! ! ! Un petit coup de clignotant à droite pour lui montrer que je l'ai vu et je me sers pour qu'il me double. A peine "faux-cul", je le salue. Il me dépasse, lève la main … en forme de salut et non d'arrêt. Soupir. Il s'éloigne, prend la première sortie où l'attendent des collègues. Est-ce un concours de circonstance, ou m'a-t-il offert un sursis ?


A La Gacilly, je ne tiens plus et m'arrête. A part deux pleins et une chute, c'est ma première réelle pause depuis ce matin. Un café, beaucoup d'eau, de quoi grignoter et c'est repartit pour 70 km en une heure trente. L'enfer ces kilomètres élastiques qui s'allongent indéfiniment !

J'arrive chez Pascal quelques minutes avant lui et nous faisons un bilan plus minutieux. Embout de guidon, poignée de frein, pare carter et boulon de roue avant bien usés mais sans aucune casse. J'ai vraiment du la poser en douceur sur son tapis abrasif la pauvre Diversion. La veste est morte. Elle a bien remplie son office et est largement amortie après plus de 100 000 km par tous les temps. Les empiècements cuir du pantalon sont bien marqués, une couture du gant droit a sautée et les bottes sont à peine râpées ! ! ! C'était beau … même si c'est pas passé !

 

En conclusion, je ne peux que continuer à encourager chacun de rouler avec un minimum d'équipement. Sans celui-ci, je ne pourrais probablement pas être devant l'ordinateur ce matin, même si je suis perclus de courbatures et révise toute mon anatomie musculaire. En particulier, je pense que la tête du cubitus aurait bien pu craquer sans cet amortissement et répartition du choc.

 

Enfin, je reste très serein. Ma dernière gamelle de ce type date de ma 350 Honda et des années 73 ou 74 … soit environ 800 000 km avec quelques chutes à l'arrêt (ou presque). Cela reste une bonne moyenne et avec fort peu de séquelles !

 

Est-ce dû à ma bonne étoile, à une forte et longue expérience qui conditionne ces réflexes, ou à la conjonction des deux ? ? ?

 

 

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 17:09

Petite balade impromptue hier après midi. Laurence, en vacances Limousines, me soudoie pour aller faire un tour de moto jusque dans la banlieue de Brive. Elle désire profiter de la douceur printanière pour aller revoir le monastère d'Aubazine et surtout, le Canal des Moines, récemment mis en valeur à la télévision.

 

Roulage tranquille par Saint Angel, Egletons et Tulle. Agréable mais pas transcendant !

 

La pause à Aubazine :


L'église est toujours aussi imposante :

auba1

La climatisation est autant appréciée que le décor ;

auba2

Les détails fournis par le travail des artisans, édifiants ou amusants.

auba3

auba4

 

Le canal qui alimente l'abbaye en eau s'observe au long d'une marche harassante, plus par la déclivité que par la longueur.


L'ingéniosité des anciens se révèle encore
par ces travaux pour guider le précieux liquide :

canal1

canal2

canal3

canal4

 

Pour repartir, j'ai envie d'un itinéraire différent, plus tortueux. Je propose à Laurence de rentrer par Argentat et Mauriac, ce qu'elle accepte sous la condition que je garde un rythme de promenade …

 

A peine engagé sur la D1120, une route à gauche, panneautée Mauriac, attire mon attention et je m'y engage. Quelle bonne idée, c'est tout de suite des enchainements de virages et quelques voitures à sauter rapidement entre deux courbes. Tout à mon plaisir, je pense aux copains que je vais pouvoir amener par là. Cela devrait leur plaire ! ! !

 

Toutefois, ma passagère tempère vite mon ardeur et je retrouve une allure plus modérée. Bientôt elle me montre un panneau indiquant le château de Sédières et nous nous engageons sur une petite route qui finit par s'enfoncer dans une magnifique forêt nous laissant découvrir de superbes étangs. Un endroit bucolique à souhait pour un pique-nique …

La route devient parking et nous accédons au monumental château dominant deux pièces d'eau dont les surfaces à peine fripées par la brise reflètent les frondaisons.


chat1

chat2

 

Nous repartons par diverses routes empruntées en fonction de l'humeur de mon GPS interne. Calmement, nez au vent à humer ces délicates fragrances printanières, et en particulier celle des fleurs d'acacia formant des bouquets éclatants au sein d'un camaïeux de verts tendres.

 

Et des virages,
des virages à n'en plus finir au gré du relief,
avec des revêtements généralement corrects.

courbe

 

19H00, il est temps de rejoindre des lieux connus, en l'occurrence Spontour, les gorges de la Dordogne, la très mauvaise route jusqu'au barrage de l'Aigle, Mauriac et Bort.

gorges

Quelles surprises nous réserve encore
cette magnifique Corrèze ?

 

 

 

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 10:16

Vendredi matin, 7H30 je devrais partir et je me lève après une nuit difficile et chaotique. Il faut que je m'active.

8H50, le bonhomme est enfin prêt, la moto chargée, y compris les victuailles promises au team S-PASS RACING et je pars le couteau entre les dents. Le temps est superbe, mais frais et particulièrement venteux. Je dois me battre avec les bourrasques qui prennent appui sur les valises et top case déséquilibrant ainsi la moto. Par deux fois je suis ainsi surpris en pleine courbe et les suées qui en découlent calment mon ardeur. J'en profite pour jeter des coups d'œil rapides sur les dernières traces blanches émaillant le Puy Mary et le Lioran. Lors d'un complément d'essence à Saint Flour, un message téléphonique de DD07 m'annonce qu'ila bien retrouvé Ulrich à Alès et qu'ils viennent à ma rencontre. Le rendez-vous initial à Florac est reporté vers Mende vu mon retard initial ! ! !

 

Pour limiter le temps de trajet,je traverse l'Aubrac et le Gévaudan par l'A75 où les rafales de vent balayent violemment ces plateaux sans protections. La moto navigue parfois d'une file à l'autre ralentissant mon allure. L'un des avantages est que j'ai peu à me soucier d'éventuels radars ! ! ! Je rejoins Mende par le nouveau viaduc et la superbe N88 qui virevolte le long du Lot. Là encore les éléments se liguent contre moi. A l'approche d'un passage à niveau en courbe j'aperçois au dernier moment une large trace sombre parsemée d'absorbant orangé. Freinage brutal pour m'engager entre cette coulée d'hydrocarbure et le bas coté avec un minimum d'angle. Cette trainée perdure sur plusieurs kilomètres, les virages les plus serrés étant largement constellés d'absorbant. Elle se termine sur un bas coté en une large flaque.

 

Après Mende, j'entreprends l'ascension du col de Montmirat (1026 m.) par son versant le moins intéressant. Le revêtement n'est pas fameux et les lignes droites sont légions. Par contre, la descente vers Florac, quel régal. Une véritable symphonie de virages en tous genres. En épingles ou larges, avec ou sans visibilité, qui s'ouvrent ou se referment, … et des chicanes mobiles à négocier dans des mouchoirs de poche tellement les bouts droits sont courts. En bataillant pour garder un bon rythme, je surveille le contre-bas. Je devrais déjà avoir croisé mes acolytes, mais ils n'arrivent toujours pas. A l'approche de Florac je rigole tout seul en pensant à ce pauvre Dédé que je prive de dessert en lui évitant cette portion qu'il affectionne tant.

 

J'hésite à m'arrêter pour prendre, enfin, un café, mais nous risquons de nous louper. Je continue donc vers Alès pour bientôt les croiser et je leur fais signe que je continue. Je ralentis l'allure et Dédé arrive rapidement, mais sans Ulrich. Nous réduisons encore, mais devant son absence obstinée nous repartons dans l'autre sens. Il ne m'avait pas reconnu et avait continué plusieurs kilomètres avant de s'apercevoir qu'il était seul. Vu l'heure et l'endroit nous décidons de manger à Florac. Ceci nous permet de converser avec deux Kawasakistes de la région d'Orange et Dédé leur confectionne un petit road book sinueux à souhait.

P1050979

 

 

 

 

"Non, ce n'est pas vrai, Blanco et Enrico nous poursuivent ici aussi"

C'est notre réflexion lorsque ces deux Kawa rejoignent nos machines.

 

 

 


 

A notre arrivée sur le circuit, tout ronronne dans le box 10 de S-PASS RACING. Les deux BMW S 1000 RR sont chouchoutées par Gégé et Pascal, les mécanos des bécanes #59 et #80. La logistique s'affaire, en particulier pour Françoise à la cuisine et Joël aux photos et à l'installation générale. Je fais rapidement les présentations et confie les fromages Auvergnats à la maîtresse des lieux.

 

Nous nous propulsons ensuite à l'autre bout du paddock pour saluer les trois jeunes du Team MC19 (moto club Meymacois), Aurélien, Greg et Yan. L'ambiance est morose. Ils sont arrivés de la région parisienne où ils travaillent après une nuit de route éprouvante dans leur fourgon de récupération. Ils cumulent toutes les fonctions puisqu'ils ont chacun leur machine et sont seuls. La première séance d'essai du matin est fatale à la Kawasaki #119. Aurélien a chuté et abimé tout le flanc droit de la machine, sans conséquences notoires pour le pilote, hormis quelques douleurs et ecchymoses. Le travail de remise en état de la machine est stoppé net par les caprices du vent qui envoie dans les airs le barnum. Ce vol, lourd et disgracieux, se termine de l'autre coté d'un mur en un tas informe de toile fripée et métal tordu. Pour couronner cette situation scabreuse les prévisions météo annoncent la pluie. Sans ce frêle abri la position va devenir intenable …

 

A notre retour au box 10, je discute quelques minutes avec Cédric, le pilote de la BMW #80. Il ne connait pas ce circuit et ses premiers essais l'inquiètent. Le tracé très technique est inscrit dans un relief turbulent. Montées, descentes, virages aveugles, autant de difficultés qui rendent ardues la prise de contact avec ce manège infernal et sa mémorisation. Par contre, si les pilotes s'affrontent sans merci sur la piste, ils retrouvent toute leur humanité dans le paddock et les plus aguerris ne sont pas avares de leurs conseils envers les plus jeunes. Nous les retrouvons souvent débattant par petits groupes des moyens utilisés pour déjouer les pièges et améliorer les temps, quitte à dessiner les trajectoires optimales sur un plan … " là, j'essaye de passer en 3, mais je n'ai pas encore assez de vitesse en courbe pour bien ressortir. Moi je suis à fond de 2 …" voilà le style de discours glané ici et là.

 

Les réglages de la #59 sont encore erratiques et Charles, le pilote, tente plusieurs configurations d'amortisseur arrière pour optimiser la fougueuse motricité qui attaque trop rapidement les pneus. S' il apprécie la puissance de la BMW, il regrette la partie cycle de la Kawasaki qu'il pilotait nuit et jour le week-end dernier au Bol d'or !

 P1050981

 

 

 

 

 

 

Gégé et Pascal s'affairent sous l'œil inquisiteur de Charles, heureusement en photo !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le box voisin, un joyeuse équipe de nordistes s'affaire sur plusieurs machines dont une 125 pilotée par un tout jeune de 13 ans. Sa fluette silhouette parée de l'armure de cuir paraît un peu décalée dans cet univers. Et, s'il ne participe pas beaucoup, il suit avec intérêt les invectives et boutades échangées ainsi que les conseils de ne pas tout répéter à ses professeurs ! ! !

A la nuit tombante, nous rendons à nouveau visite aux trois jeunes Meymacois qui ont reçu le renfort de 2 compagnes. Ils ont déménagé, remis debout un barnum solidement arrimé et pris possession de leurs premiers trains de pneus pluie pour un modique budget qui dépasse les … 1000 euros. Malgré ce trou béant dans leur pauvre budget, les avatars de la journée et les difficultés à appréhender ce nouveau tracé, ils gardent le moral et se projettent dans leur prochaine empoignade sur la piste, avec une inconnue de taille, la météo …

 

Nous nous échappons ensuite en ville pour manger une pizza et peaufiner un projet en cours et très proche de son aboutissement. J'en profite pour passer quelques messages sur le net, cela étant impossible du circuit. Ensuite, Dédé retourne chez lui en Ardèche et, avec Ulrich nous allons nous installer dans le box pour la nuit. J'ai bien pris ma tente, mais les prévisions météo sont si peu engageantes que cette solution me paraît plus confortable.

 

 

Les premiers départs du samedi matin se réalisent sur piste sèche mais sous un ciel chargé. En pré-grille, quelques écarts sont parfaitement mesurables. Quand certains pilotes arrivent seuls avec leurs destriers, d'autres sont accompagnés d'équipe et de matériel telles que les couvertures chauffantes qui maintiennent les pneus en température. Quelques-un bénéficient même des derniers conseils de ténors de la piste. A ce titre, j'admire la verve de Olivier Four, pilote Kawasaki qui a tant souffert au Bol et qui nous a fait si peur lors de sa chute au Mans en FSBK. Il fustige ses troupes avec passion !

 

Didier, qui était déjà présent à Nogaro nous rejoint alors que Ulrich se prépare à repartir vers Manosque et sa petite famille. Nous avons profité de ces deux jours pour finaliser quelques documents pour notre nouveau projet bientôt sur les fonds baptismaux … encore quelques jours de patience ! ! !

 

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Ulrich et Div19 posent devant leurs derniers documents !

 

 

 

 

 

 

Les nuages finissent par crever, la bruine mouillant rapidement la piste. La finale 1 du groupe B de Promo-Découverte comporte les trois Meymacois qui ont chaussé leurs pneus pluie et c'est une grande première qui accroit l'appréhension. Dés le départ, le #119, Aurélien, part en chasse, en quatrième position dans le premier tour. Dans le second il est deuxième et attaque sa remontée sur le leader mais chute rapidement, pour la seconde fois du week-end. Avec Sophie, sa compagne, nous obtenons des informations rassurantes des commissaires et sommes soulagés.

 

Ses acolytes sont dans le paquet, mais il est impossible de connaître leurs places sans les écrans de contrôle. Les temps au tour sont très disparates, de 1:53 à plus de 3 minutes et la visibilité est précaire. La poisse poursuit ces sans-grades. Le #115, Greg, arrive en pit lane sur son élan, moteur aphone. Il pense que sa machine est morte. Il est d'autant plus dégoûté qu'il commençait tout juste à prendre du plaisir. Les sensations sur le mouillé se peaufinaient et il gagnait plus de 10 secondes au tour par rapport à son entrée en piste. Je me sens bien impuissant face à sa détresse, mais remarque une odeur qui me semble caractéristique. De plus, son tableau de bord est inerte. J'exprime la possibilité d'un incident électrique provoqué par l'humidité et donc moins grave que son diagnostic désastreux. Il retourne vers son campement, aidé à la poussette par Sophie.

 

Je rejoins les écrans pour constater que le dernier de ces mousquetaires en piste, Yan le #81, est revenu dans le peloton de tête au prix d'une régularité étonnante. Il passe le drapeau à damier troisième. A son arrivée en pit lane, je le félicite le pouce levé. Il me répond, désabusé, le pouce vers le bas et ne me croit pas lorsque je lui annonce sa place. Il pensait être 7èmeou 8ème, dans le meilleur des cas! Il lui faudra quelques minutes, la séquestration de sa machine au contrôle technique et son approche du podium avant de réellement réaliser. La lente transformation de la montée en puissance de sa joie puis l'explosion de son plaisir sont particulièrement émouvants.

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La joie de Yan, encore retenue, pour ce premier podium !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dites, les petits jeunes, il est peut-être temps de penser au panneautage
si vous continuez comme cela ! ! !
Cela aide bien à une gestion stratégique de la course ...

 

Les 1000 sont en piste pour la demi-finale et je suis en pit lane, aux cotés de Gégé et Pascal, relayant l'information des écrans aux pilotes. Les drapeaux jaunes s'agitent dans tous les secteurs, signalant les chutes qui se suivent à une cadence impressionnante. A la sortie du virage du pont, une moto s'affaisse juste devant Charles qui évite le choc de justesse et avec une clairvoyance étonnante. Deux tours plus tard, il met un certain temps à ressortir et l'appréhension monte vite. Il apparaît finalement, seul, sans le concurrent qu'il était en train de remonter. Nous apprendrons plus tard qu'il a encore évité le pilote chutant devant lui (voir la séquence de photos dans le diaporama des photos de Didier)… Enfin, son co-équipier, Cédric glisse et tombe à la sortie du triple gauche. Pascal, son mécano-panneauteur et beau-père est follement anxieux jusqu'au moment où je peux lui dire "Il est debout, je vois son casque au dessus des barrières. " Charles finit cette demi-finale à la seconde place.

La pluie redoublant de vigueur, les 600 sont stoppées après seulement 4 tours et le programme chamboulé.

 

Lorsque je vois les photos de Didier réalisée lors de la seconde chute devant Charles, je ne peux pas m'empêcher d'être admiratif devant cette science du pilotage, cette capacité à réagir au mieux devant la surprise. En trois courses, 4 faits, dont 2 en direct (à Nogaro, maitrise de la glisse pour provoquer une chute salvatrice lors de la rupture du circuit de freinage, au Bol, la correction instantanée de la trajectoire pour éviter la touchette lors d'un intérieur, à Lédenon, évitement de deux équipages chutant devant lui). Ce n'est plus de la chance, c'est du grand Art ! ! !

Tout de même, Charles, prend plus soin de tes ainés et limite un tout petit peu ces moments de tensions intenses que tu nous imposent . . .

 

Dans le box, Cédric est morose car il a fait une faute, mordre légèrement une bande blanche mouillée, qui se traduit par une dure sanction. Pascal s'affaire à remettre en état la machine et, alors que Cédric est seul, je l'interpelle vertement. "Si tu te prends pour Rossi, change tout de suite de numéro et mets le 46 au lieu du 80. Mais lui aussi a souvent chuté avant de devenir multiple champion du monde. Ce que je trouve positif dans ta démarche, c'est ton auto-critique. C'est la preuve que tu apprends et tire les conclusions des erreurs à ne plus faire."

il s'explique, nous débattons et il conclut avec, enfin, un sourire : "Oui, step by step". Je partage son sourire à cette évocation de notre discussion à Nogaro … Le message passe.

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Bien chiffonnée, la BMW de Cédric sera rapidement remise en état par Pascal,
assisté de Gégé.

 

 

 

 

 

 

En début de soirée, Tiphaine et Marjorie débarquent en Gare de Nîmes où sont allés les chercher leurs compagnons Charles et Cédric. A leur arrivée sur le circuit, j'ai presque terminé mes préparatifs de truffade. Les relents olfactifs des pommes de terre sautées à l'ail et au persil dans lesquelles commence à fondre la tomme fraiche de Cantal attirent les commentaires envieux et affamés. Pascal, grand amateur de ces tubercules salive tout en finissant de remonter la BMW blessée. Par contre Charles est anxieux. Il n'aime pas le fromage et redoute ce plat. J'espère qu'il va tout de même y goûter et l'apprécier, autant que Patricia qui ne supporte pas le fromage mais raffole de cette recette !

La soirée se déroule dans le confort du box 10 autour de la truffade (Charles se ressert après avoir testé) et des fromages, Auvergnats et Nordistes, entrecoupée des joyeuses invectives avec les voisins et des multiples taquineries et boutades qui égayent sainement ce moment.

 

Ensuite, avec Didier, nous partons à l'autre extrémité du Paddock prendre des nouvelles des jaunes. Aurélien ne tente pas de remonter sa machine pour le lendemain. Trop coûteux ce week-end. Il partage néanmoins avec entrain la joie de Greg qui a détecté une "simple" panne de boitier DCI et surtout de Yan euphorique, mais encore abasourdi par ce premier podium. Une immense chaleur dans cet environnement spartiate !

 

Dimanche matin je m'entretiens avec une Maman dont le jeune fils concourt en 125. Elle me fait part de ses affres lorsque "son petit" est sur la piste, de son impossibilité à sortir du box pour le voir évoluer, de son angoisse grandissante jusqu'à la fin de la course. Et pourtant elle aime être là, un des seul round suffisamment proche de son domicile pour faire le déplacement. Elle m'explique aussi les difficultés pour assumer la passion de son fils. Les ménages, en plus de son emploi. La chasse aux sponsors, particulièrement aléatoire pour un sport sous-médiatisé et coûteux. Et pendant ce temps là, Papa et la grande sœur s'affairent sur la machine pour qu'elle soit opérationnelle et rutilante.

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Une affaire de famille la préparation de cette 125.

 

 

 

 

 

 

Un peu plus tard, j'interviens dans une empoignade verbale entre des pilotes, jeunes adultes, et leurs ainés. Quelques-uns sont inquiets quant à l'aménagement de leur temps de travail en entreprise. Entre les déplacements, les essais et les courses, certaines semaines sont très courtes.

Je leur explique comment on peut essayer de construire une relation "gagnant/gagnant" si les règles du jeu sont clairement exprimées … et acceptées de part et d'autre. En d'autres termes, quels avantages je peux apporter à l'entreprise en échange de ces journées d'absence ?

ils me posent alors des questions et nous débattons plus précisément des sujets qui les tracassent. Encore de magnifiques instants de partage et d'entraide.

 

Sur la piste, les finales s'enchainent et les pilotes se déchainent. En Promo 500 Cup, le second et le troisième (Besson et Gret derrière Di Grégorio) sont séparés d'un dixième de seconde seulement !

En 125/Pré GP l'empoignade se conclue par un écart de 45 millièmes de seconde entre les deux premiers ( Golly et Suire).

 

Le retour de la finale 125 est triste dans le box voisin. Si le jeune pilote est indemne dans son corps, sa machine revient sur un camion car elle a pris feu en piste. Tous ces efforts de préparation et de qualifications réduits à néant par un coup du sort. Les commissaires ont très vite réagi et les dégâts apparents semblent faibles. Mais il faut nettoyer toute cette poudre et ausculter plus en profondeur …

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Même caché derrière ton objectif, nous te reconnaissons Joël.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le soleil est bien présent en ce début d'après midi pour la seconde finale Promo 500 Cup et une course de Promo 600 époustouflante. Bertin parti 31èmetermine second derrière Pilot qui rafle la totalité des points à Lédenon. Ensuite nos deux Meymacois restants entrent en lice dans la seconde finale du groupe B de Promo Découverte. Yan et Greg terminent honorablement en 10ème et 14ème position.

 

Après deux nouvelles courses de 125, la journée se clôture sur la finale des 1000. Charles débute avec brio dans le trio de tête, mais devra peu à peu lâcher prise pour terminer 4ème , confortant néanmoins sa place au général de troisième ex-æquo. Ces deux troisième sont d'ailleurs le deux premières motos non vertes (BMW et Suzuki) d'un plateau nettement marqué Kawasaki.

 

Il est maintenant temps de ranger le matériel, remiser les machines dans les fourgons ou remorques et reprendre la route. Pour certains, les plus lointains, un dure et longue nuit s'annonce. Ainsi, le team S-PASS RACING rejoint ses contrées proches de la Belgique vers 6 heures du matin !

Le début de cette nouvelle semaine va être difficile …

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La Diversion prend un coup de vieux, peu après le départ de Lédenon ...

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Mais rajeunit immédiatement ! Il va falloir la roder maintenant ...

 

 

 

 

 

 

 

Pour mon retour tout se passe au mieux. Du beau temps presque tout le long, hormis dans le secteur du col de Montmirat où une violente averse me donne des suées froides quand je pense à l'état du pneu arrière. A la montée, les accélérations sont particulièrement mesurées, et à la descente, la vitesse reste calme et les freinages timides ! ! ! Sinon, des virages à outrance, la tête en ébullition, chargée de toutes ces tranches de vies. Même la Div qui rajeunit en cours de route et arrive à Bort avec un pneu arrière non détruit mais dont les sculptures apparaissent maintenant en filigrane sur les quelques portions non lisses...

 

Pas très sérieux ceci, mais sûr, avec une météo moins optimiste, je changeais de chaussette à Nîmes !

 

110 des innombrables photos réalisées par Joël, 

le long de la piste, dans les stands.

 



 

 

Quelques vues de Didier, plus larges,
où les motos se fondent dans le décor.

Et des séquences,
dont celle de la chute et de l'évitement !

 

 



Merci à vous, Messieurs,
de nous offrir le fruit de cette autre passion,
et votre bonne humeur ! ! !
 

 

 

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 16:55

 

 

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Coup de fil ce matin. Dédé, un de mes nombreux potes Bretons déjà bien connu de mes lecteurs, passe dans la région avec son épouse Christine pour dégourdir les bielles de sa Terrot. Il me propose de boire une bolée.


Quel plaisir. Je me mets immédiatement au fourneau car je compte bien les garder à déjeuner.


Nouvel appel en fin de matinée. Il ne retrouve pas la maison et m'attends au QG que je lui avais indiqué pour nous retrouver avant d'aller aux Millevaches, le bar restaurant le Marmontel.

Sur la place, les curieux défilent devant cette vénérable machine, plutôt incongrue dans cet environnement, et certains voudraient bien l'acheter ! Pendant ce temps là nous discutons avec passion de la machine, de nos dernières aventures, de ses enfants, jeunes adultes qui ne renient pas la passion du Papa et retapent déjà quelques anciennes.

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Le beau Dédé qui pousse le vice jusqu'à mettre un bol pour rouler sur cette machine.

 

 

 

 

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Le garde boue annonce encore
fièrement son nom et ses origines.

 

 

 

 

 

 

 

 

Autour de la table, nos propos s'enflamment et sont émaillées de quelques crises de rigolades. Je lui parle d'un autre furieux dont j'ai découvert le blog il y a quelques semaines. Avec une Terrot, lui aussi, il a entrepris une virée des cols Alpins (cf. http://terrotenmontagne.canalblog.com/). A cette évocation, il me demande "c'est pas un Vosgien par hasard ?".

Ils se sont déjà rencontrés à Dijon, et loupés en Bretagne ! ! !

Mais il est temps de repartir. Un coup de kick et la belle s'ébroue. On laisse chauffer quelques minutes pour aller rejoindre … la remorque attelée au camping car.

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Quelques détails de cette mécanique.


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Pas fou le Dédé.

Ainsi il prend soin de sa femme ET de la machine.

Cette dernière ira humer l'air de la montagne un peu plus tard . . .

 

N'est-elle pas belle la vie avec des moments pareils ?

 


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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 15:33

 Trois jours plus paisibles avec Maxime après ce périple au Bol d'Or et la fatigue accumulée :

 

  • Du farniente devant la télé quand je suis moins disponible ;

  • Des longues nuits ;

  • Quelques balades moto locales, sous un magnifique soleil, et si je fait mine d'oublier il les réclame ;

  • Un petit peu de cuisine. Hier soir il m'espionnait pour me piquer mes idées du moment, à savoir un sauté de fruits de mer, flambé Calva/Whisky, crémé, avec une pointe de curry et une once d'origan. Il a savouré mais trouvé le riz sauvage un peu craquant, néanmoins acceptable avec la sauce ! ! !

  • Mais aussi beaucoup de discussions …

 

Il est agréablement étonné d'avoir rencontré toutes ces personnes qui marquaient leur attention envers lui, faisaient des efforts pour communiquer (et qui pourtant ne le connaissent pas – ce sont ses mots), appréciaient son coté taquin (ce doit-être un atavisme familial), bref vivaient AVEC lui et non pas à coté.

Il est encore plus ébahi par toutes les réactions engendrées par le précédent article. Je lui fait lire les interventions, les messages, les relais et il valide qu'il existe réellement. Sa bouille si expressive est à elle seule un immense MERCI.

Nous débattons largement sur ces sujets. J'en profite pour lui démontrer que sa propre attitude est grandement génératrice de cet élan. Il semble loin le temps où la colère était la seule réponse à la moindre tentative d'explication …

Et pourtant, il y a à peine deux ans, nous étions dans la quasi-impossibilité de communiquer ! ! !

Si la route est encore longue et parsemée d'embuches, le chemin parcouru au cours de ces derniers mois est édifiant.

Cette expérience, tout aussi enrichissante pour moi, semble le remotiver pour poursuivre ses efforts de reconstruction et j'espère que dans quelques mois, nous pourrons à nouveau valider les résultats positifs de son évolution.

 

Fatigué, pressé de retrouver sa famille et particulièrement sa sœur ainée qui retourne à ses études en province, il a préféré écourter son séjour et sursoir à la descente vers Lédenon. Il est vrai que la météo n'est pas engageante non plus. Néanmoins, avec ses parents, nous n'avons pas voulu céder à un caprice. Nous lui avons donc exposé les conséquences de sa décision, tout en la respectant puisque mûrement réfléchie.

Il a repris le train ce matin à Clermont-Ferrand après un dernier et somptueux trajet au milieu des montagnes qui se réveillent sous l'évolution de la lumière du soleil levant.

 

En souhaitant vraiment que ce partage d'expérience
aident les entendants comme les malentendants
à favoriser l'échange, à amoindrir les difficultés, à aller vers l'AUTRE.

 

Maxime dans tous ses états ! ! !

 


 
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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 11:35

Mon premier Bol depuis six ans démarre relativement tôt puisque je quitte Bort mercredi en direction … des Yvelines. J'ai promis à mon neveu Maxime qu'il viendrait avec moi, en fonction de ses progrès, et ses parents donnent leur aval en regard des efforts qu'il réalise.

Mes lecteurs les plus assidus connaissent déjà Max et mes proches l'ont aussi pratiqué, mais je vais vous en reparler un petit peu.

 

Il est sourd de naissance, comme sa sœur Manon. Il approche de ses 16 ans et il cumule les rebellions de l'adolescence et du refus du handicap. Ce contexte difficile a aussi été amplifié, sinon généré, par l'attitude de nos fonctions d'état qui, à l'encontre des discours et des textes législatifs, l'ont systématiquement évincé du système, et en premier lieu, l'Education dite Nationale.

 

Juste un léger aperçu pour expliquer cette assertion. Un professeur spécialisé (qui a donc choisi cette voie et qui a été formé pour) est responsable des apprentissages de TROIS à CINQ enfants sourds. L'un d'eux est turbulent, Maxime, et il est donc systématiquement évincé, envoyé en permanence ou à l'infirmerie à la place des cours, et dévalorisé vis à vis de son environnement et de lui même. Ce type de situation, engendrée par les structures et/ou les personnes, dure pendant des années et abouti à de longues hospitalisations qui finissent de marginaliser un enfant. Si je devais continuer à écrire sur ce sujet, je crois que le titre que je choisirais serait : " Comment fabriquer des délinquants et des asociaux" ! ! !

 

Heureusement, Max a un environnement, à commencer par ses parents, qui ne baisse pas les bras et tente, envers et contre tout, de faire grandir ce jeune dans les meilleures conditions possibles. J'apporte ma modeste pierre à cet édifice en pratiquant la moto avec ces adolescents. Un univers non conformiste (surtout à leurs yeux), une certaine forme de solidarité, voire de fraternité, les sensations du deux roues, le -relatif- "décalage" du "Tonton Barjot", sont autant d'éléments qui leurs donnent des bouffées d'oxygène et qui leurs offrent d'autres possibilités de positionnements et de perspectives.

 

Cette idée m'était venu lorsque Manon était aussi dans une période très difficile, face à sa surdité, mais aussi en butte à la bêtise et à la bestialité des hommes … Tout son entourage tentait, avec difficulté, de lui redonner le goût à la vie et j'ai donc proposé de l'emmener avec moi dans mes virées moto. Après de dures réticences parfaitement normales face à la dangerosité de cette pratique, Manon est devenue la mascotte d'un groupe de joyeux lurons où elle était acceptée, mais sans aucune pitié. Elle avait des droits, mais aussi des devoirs et devait se plier aux règles de vie de la communauté. Nos séances de rigolades et de délires devraient être remboursées par la Sécurité Sociale tant les résultats furent probants ! ! !

 

Lorsque je propose la même chose pour Maxime dans une situation très critique, l'accueil favorable est immédiat. La première fois qu'il vient aux 24 heures du Mans, c'est en voiture car j'estime qu'il n'a pas la maturité nécessaire pour se tenir longtemps sur une moto. Si nous faisons quelques promenades sur deux roues, je refuse encore de l'emmener pour de longs parcours. Il peut néanmoins découvrir notre univers de la course moto tout en vivant à notre rythme déluré, bon enfant, mais aussi avec ses contraintes, entre autre de la vie à plusieurs où chacun doit prendre sa part.

 

En 2009, il vient passer une dizaine de jours de vacances avec moi et obtiens mon aval à son statut de jeune motard au cours de périples de plus en plus longs (cf. Tribulations d'un jeune motard ). L'année dernière ce sont ses premières 24 Heures du Mans en moto (cf 24H00 du Mans 2010 ), et cette année son premier Bol d'Or bien mérité face à la somme d'efforts qu'il produit et aux résultats qui commencent à émerger concrètement.

 

Donc, ce mercredi matin, j'attends que le soleil soit suffisamment haut pour partir. J'abandonne mes doublures thermiques et change de pantalon pour un mi-saison. Lorsque je fini de charger la bécane sous le soleil, j'ai déjà trop chaud et précipite mon départ. Dès les premiers kilomètres, mon ardeur, comme celle du soleil, est vite rafraichit, car l'air est encore vif. J'hésite à retourner changer de tenue mais, toujours positif, je pense que cela va rapidement évoluer.

 

Malgré le froid qui picote rapidement, surtout au niveau des cuisses, la moto virevolte avec brio dans une nature en pleine exubérance où l'immense gamme des verts est illuminée de soleil et rehaussée de multiple fleurs. Un arrêt café chez Arlette à Meymac avant d'attaquer la partie probablement la plus froide au pied du plateau de Millevaches. Les basses températures n'entament pas mon entrain et, lors du premier plein, je constate que mes pneus d'hiver se sont transformés en pneus d'été. Les bonshommes Michelin et les flèches du bord ont tendance à s'effacer ! ! !

 

Plus au nord, dans les grandes plaines, le mercure n'est pas remonté beaucoup et je suis dubitatif quand au départ de vendredi au petit matin. L'équipement ne sera pas adapté. Le seul avantage que je trouve à cette situation, c'est au milieu des champs de colza en pleine floraison. En effet, après la première annonce, visuelle, de ces zones dont le jaune est particulièrement lumineux, l'olfactif et l'ouïe prennent le relais. Simultanément, un lourd parfum entêtant est accompagné du martèlement des insectes qui s'écrasent sur le casque. Avec ce froid et ce vent, ce dernier paramètre est faible et ma visière n'en est que légèrement mouchetée.

(Au fait, savez vous quelle est la dernière chose qui passe par le tête d'un insecte qui s'écrase sur mon casque ?
Réponse à la fin de cet article ...)

 

A l'arrivée Max veut tout de suite essayer son complément équipement que sont les bottes et le pantalon de cuir. Son excitation est déjà grande et il me soudoie pour que j'aille le chercher à son école à Saint Cloud le lendemain. Partir en moto, ce qui divise par trois son temps de transport, et en plus devant ses copains, quel plaisir.

 

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Bien excité à se préparer, à la sortie de l'école.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je passe aussi un peu de temps avec Manon qui me soumet ses CV, lettres de motivations ou textes de son prochain site internet. Là, je prends un nouveau grade, celui de "Tonton casseur". Il est vrai que je n'utilise pas la langue de bois et que, sans circonvolutions, nous limitons les difficultés de communication ! ! !

 

Vendredi matin, je met un jogging sous mon pantalon et enfile la veste de pluie comme coupe vent. Maxime complète son équipement par une combinaison de pluie, et nous partons à 7H30, le mercure légèrement au dessus de zéro mais avec un enthousiasme redoutable. Première pause essence à Rambouillet. Le froid s'infiltre mais reste supportable et Max en profite pour détendre jambes et fessiers. Nous avons le temps, le rendez-vous à Bourges est fixé vers 11H30 et j'ai prévu de pouvoir nous arrêter plusieurs fois, tant pour gérer la fatigue que pour combattre le froid. Pour raccourcir le temps de trajet, j'opte pour l'autoroute et nous refaisons une pause café-chocolat vers Orléans puis petit déjeuner vers Vierzon. La Div ne doit pas comprendre. Elle a juste le temps de chauffer qu'elle s'arrête déjà !


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 Un panneau qui se passe de tout commentaires ! ! !

Nous arrivons les premiers au relais motard de la FFMC 18 où je retrouve avec plaisir cette sympathique équipe dans une ambiance chaleureuse de chahut et de rire. Je propose mon aide en attendant mes acolytes. Nous participons à décharger les boissons puis attaquons l'épluchage et le tranchage des oignons. Max prend part au mouvement à son initiative. Lorsque Fred-17 nous rejoint il a adopté le chien de Joël mais, bientôt, je ne le vois plus. Je le retrouve dans le coin cuisine où il aide à la préparation des plateaux. Du pur Max au grand cœur souvent prêt à rendre service, même si il n'utilise pas toujours les meilleures manières ! ! !

Nos compères de la vallée du Rhône arrivent sur leurs avions de chasse (Honda CBR, Kawa ZX7R et Ducati Senna). Nous connaissons déjà Fred-26 présent, entre autre, aux dernières Millevaches avec son frère Éric des Landes (cf Millevaches 2010 ). Il nous désigne Lionel et Wilfrid ses deux collègues. J'ai croisé ce dernier très rapidement à Alès lors du premier Scorpion Master, et nous sommes très vite en phase sur les boutades et taquineries. Les bretons, Pascal et William arrivent enfin avec les deux FJ 1200 attelés sous nos quolibets face à leur retard. Nous pouvons passer à table avant de repartir faire les pleins des machines et des sides puisque nous en profitons pour faire les courses pour le week-end.

 


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Maxime complètement intégré
à l'équipe de la FFMC-18

 

 

 

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Les 3 pilotes du sud-est arrivent sur leurs avions de chasse ! ! !

 

 

 

 

L'installation du campement est tellement épique que nous en loupons l'horaire de la visite des stands. Lorsque je m'en aperçois, je suis désabusé pour Maxime, mais sa joie de vivre et son plaisir tellement palpable dans cet environnement tempèrent mes pensée négatives. Il accroit rapidement sa fatigue a essayer de suivre nos discussions et surtout nos âneries et part se coucher vers 10H00, vaincu par les péripéties de la journée. Je le rejoins vers 2H00 après un épisode de tension qui aurait pu se terminer en rixe. Bons samaritains, nous acceptons de raccompagner un gars bien éméché à l'autre bout du circuit. Sur place, son frère et certains de ses collègues prennent à partie Pascal qui n'apprécie pas vraiment ce type de remerciements. Un peu de diplomatie et deux cafés résolvent tout de même cette situation scabreuse.

 

.

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La fine équipe en plein effort.
L'apèro ne fait que commencer ..

 

 

 

 

 

 

 

Au petit matin, vers 5H30, je flemmarde dans le sac de couchage, redoutant d'affronter le froid ressenti sous le duvet. Entre deux somnolences, je détaille la toile qui semble présenter une multitude de micros-trous mis en évidence par l'éclairage extérieur. À 6H00, je fini par me lever et découvre que cette vision est en fait provoquée par les cristaux de glace qui blanchissent tentes et motos. Le froid n'était pas qu'une impression.

 


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Le givre recouvre encore les machines
sous le soleil levant
.

 

 

 

 

 

 

 

 

Après le petit déjeuner, nous partons voir les premières courses puis déambulons dans le village. Sur le stand HMS, je tente de voir Jean-Yves de Metz, mais il vient de s'absenter. Nous pouvons néanmoins discuter, surtout Maxime d'ailleurs, avec un des participants qui pratique la LSF (Langue des Signes Française). Une nouvelle révélation pour lui dans cet univers peuplé de handicapés qui se battent pour assouvir leurs passions et où je l'ai volontairement jeté. Un bon sujet de réflexion pour lui j'espère sur le thème " Affronter pour dépasser les difficultés". Ensuite, une visite éclair au Paddock avant de retourner au campement pour manger.

 

Il est alors temps de rejoindre la piste pour assister au départ de ces 24H00 et à une première chute pendant le tour de chauffe au grand émoi de mon jeune spectateur. Ses perceptions sont biens différentes des nôtres et je le sens vibrer à l'unissons du vrombissement qui monte en puissance à l'approche de la meute déchainée et autant anxieux qu'admiratif à la vue de ces équilibristes au freinage en paquet sur Adélaïde et aux reprises vigoureuses soulevant les roue avant. Il ne sait plus ou porter son regard, veux tout voir, comprendre, enregistrer. Les sliders au sol, les flammes sortant des pots d'échappement, les dépassements calculés au millimètre, les fugaces corrections de trajectoires pour éviter de toucher, les basculements virils lors des changements d'angle, tout ces petits détails qui nous sont bien connus, je dois réapprendre à les revoir pour lui en expliquer les raisons ou significations. Une autre forme de partage, particulièrement enrichissante pour chacun.

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Sont-y pas mignons ces trois petits couples ?
Devant, William et Lionel, 
ensuite,Fred-17 et wilfrid, 
derrière, Pascal et Fred-26.

 

 

 

 

 

Dés les premiers tours, les perspectives se concrétisent. En tête un mano à mano dantesque entre la Suzuki du SERT et la Kawasaki #11. Les autres prétendants, la BMW, la Yamaha Autrichienne ou l'emblématique GMT 94 ne perdent pas pied et bataillent fermement dans leur sillage. Le ton est donné sous le radieux soleil bourguignon.

 

Lorsque nous repartons vers le village, l'ambiance se plombe. Maxime agrippe la tasse de Pascal qui pend à son sac et fini par la casser. Je lui demande si il se souvient des dernières recommandations de sa Maman, à savoir "tu ne touches pas aux affaires des autres, sauf si ils sont d'accord". Je suis intraitable car c'est la troisième fois que je dois intervenir sur ce sujet, mais il tente de me donner des excuses oiseuses que je refuse, surtout par principe. Naturellement le ton monte et il s'extrait du groupe pour aller chercher de quoi remplacer ce qu'il a cassé, alors que la règle de départ était de ne pas nous quitter. Le temps de m'apercevoir du manège et il a disparu dans la foule. Je pars à sa recherche sans grande conviction, rencontre Jean-Yves avec qui nous discutons brièvement, inspecte les différentes allées puis revient au point de départ où je retrouve Maxime qui a eu le très bon réflexe d'y revenir. De plus, je reçois quelques instants plus tard un texto dans lequel il m'indique où il se trouve. Bonne attitude. Comme il s'entête dans un rejet de ses "fautes" je le bloque en lui signifiant que la règle est un retour rapide en train en cas de problème. Il me brave en me demandant de le ramener à une gare et, à son grand désarroi, j'obtempère … A ce moment là, il doit savoir qu'il ne doit plus essayer de "jouer" et craque. Je me radouci, lui propose d'aller boire un verre au calme et de discuter. Nous acceptons nos positions réciproques et retrouvons notre petite troupe attablée à 20 mètres de nous ! Je l'observe à la dérobée et il encore très pensif. Cela me fait mal de le voir comme ça, mais je reste persuadé que c'est un point de passage obligé !

 jules

 

Une bonne partie des joyeux lurons
du TT 2007 se retrouvent autour
de Jules à la barbe reconnaissable.

 

 

 

 

 

 

Dans le village, nous tombons sur Jules, une figure de notre monde et rencontré la première fois sur l'ile de Man lors du TT 2007. L'occasion de se remémorer nombre de souvenirs et d'échanger sur nos expériences. Mais l'heure avance et je dois abandonner notre groupe pour aller compléter notre ravitaillement, au grand plaisir de mon grand Max. Ces moments sont fastidieux pour lui car il ne peut pas suivre ce qui se passe. Même si nous lui expliquons quelques passages, il se sent obligatoirement en marge, sinon exclu. Nous allons chercher la moto pour aller à l'autre village. Pourquoi l'AUTRE, juste pour expliquer par l'exemple les difficultés de communication. Mon petit sourd ne comprenait pas que nous partions faire des courses au village alors que nous étions déjà au village ! ! !

 

Au retour, nous sommes seuls au campement et je propose à Max de manger tout de suite afin d'être libre pour toute la soirée. Je lui expose mon projet de faire un tour du circuit afin qu'il voit les différents endroits qui conditionnent l'attitude des pilotes et la vitesse des machines. Nous commençons notre pérégrination et, petit à petit, le jour baisse, l'ambiance évolue, les phares s'allument, le décor change. A notre arrivée devant les stands, la nuit est bien installée et la pit lane est largement illuminée. Le ballet incessant des motos est captivant. Elles passent à pleine vitesse à nos pieds ou s'arrêtent à leurs stands pour réparer, changer les roues et les pilotes. Les multiples questions de Max prouvent son intérêt, et nous restons un long moment à admirer ce spectacle, mais le froid nous pousse à bouger.

 couchant piste

 

 

 

Le soleil se couche sur le Nivernais
et les motos tournent, imperturbables.

 

 

 

 

 

 

 

 

Je lui offre l'alternative entre le retour vers la tente ou une nouvelle incursion au paddock. Ce second choix retient sa préférence et nous parcourons cette oasis de calme (relatif) qui s'endort tout doucement pour tomber sur le véhicule de Charles Geers, l'un des deux pilotes que nous suivons particulièrement avec Gregory Leblanc. Comme tout est fermé, je laisse un petit mot sur le par-brise. En repartant, nous tombons sur Gégé, le père et mécano de Charles, qui revient du chronométrage. Quelques nouvelles et nous l'accompagnons pour dire bonjour à son épouse Françoise. Celle-ci nous propose rapidement une visite dans le box de la #24. Max est aux anges, et je lui renouvelle mes recommandations de ne toucher à rien. Les yeux sont bien ouverts pour capter les moindres détails de cette ruche qui ronronne calmement pendant que je taquine Tiphaine qui me le rend bien. Charles vient de laisser son guidon et nous le saluons avant qu'il ne parte au massage. C'est ensuite l'incursion en Pit Lane pour assister à un ravitaillement d'une moto devant le box voisin. Un moment unique pour un petit privilégié qui prend encore plus la mesure de sa chance lorsque je lui rappelle que c'est une course du championnat du monde et que peu de personnes bénéficie de cette faveur. Et là ses yeux brillent de mille feux au milieu d'une figure rayonnante barrée d'un magnifique sourire. Une expression qui conforte sans ambiguïté toutes les paroles de remerciements qu'il exprime.

 3d-endurance

 

 

 

Les traits sont marqués par la fatigue,
mais le sourire marque bien le plaisir
d'être dans le box de 3D Endurance.

 

 

 

 

 

 

 

Nous retournons ensuite au campement où il se couche immédiatement et nous le suivons rapidement.

 

Le cérémonial du dimanche matin est toujours le même. Lever avant le soleil, recouvrir Max avec mon duvet encore chaud, café et un tour vers la piste pour assister au spectacle du lever du jour sur la course. Avec les SMS de "Laurent les motards", je suis tenu informé des évolutions de la tête du classement au grand dam des copains qui sont un peu envieux. J'avais pourtant déjà mis le lien ! ! ! Pascal doit repartir à 9H00 pour aller assister à une compétition de kayak dans le Cher où officient ses deux fils. Il mitraille pour assurer ses dernières photos, pendant que j'observe Charles Geers dans une forme étonnante. Magnifique intérieur, superbe glisse à l'accélération, un bref mais précis changement de trajectoire alors qu'une autre moto s'immisce sur son intérieur, autant de figures réalisées avec une telle maitrise qu'elles en paraissent toutes simples.

 

De gauche à droite, Fred-17, William, Wilfrid, Fred-26, Lionel et Pascal.
Le soleil se lève et Max dort comme un bienheureux.

levant 

Fred-17 et Pascal sont sur le point de nous quitter quand Maxime émerge enfin de son sommeil. J'ai prévu de partir au plus tard à 13H00 afin d'éviter le rush qui suit la fin de la course et avoir le temps de s'arrêter régulièrement pour prendre soin du "petit" qui a accumulé la fatigue, mais je lui laisse le choix. Quand il apprend que William décampe à 11H00, il propose d'en faire autant. Cela lui permet de traverser le camping sur le FJ. Depuis notre arrivée il tente tout pour monter dans un panier mais ils sont trop chargés et il n'est pas question de le laisser aller derrière le pilote d'où il se ferait éjecter s'il ne se tenait pas fermement...

 

Nous saluons donc nos trois compères de la vallée du Rhône sur un dernier gag de Max. il est tout équipé et veut encore dire au-revoir. Il s'approche pour faire des bisous à travers le casque et les trois lascars se prennent au jeu. Fred-26 insiste en réclamant la double accolade et je l'interpelle en lui disant : "non, au moins quatre". Maxime n'est pas sûr d'avoir compris, il arrête son mouvement et m'interroge :

- Pourquoi quatre ?

- Tout simplement pour bien nettoyer ton casque ! ! !

Éclat de rire général et départ dans la bonne humeur.

 

A la sortie du parking, je reprend mon passager et nous partons de concert vers Bourges pour une première halte au relais motard de la FFMC-18. Toujours la bonne ambiance, et la joie d'un Max qui se sent reconnu au milieu de toutes ces personnes inconnues il y a quelques dizaines d'heures ! ! !

 ffmc18

 

 

 

Conciliabule d'une partie
de l'équipe FFMC-18 autour de Joël.

 

 

 

 

 

 

William reprend rapidement sa route vers la Bretagne et nous le suivons dés que mon jeune a terminé ses frites. Même la moto ressent son plaisir et son bien-être. Elle tangue gentiment au rythme de ses saluts endiablés adressés aux acteurs du relais ! ! !

 

A partir de Montluçon, mon passager commence à se trémousser. J'envisage une pause à Gouzon, mais tout est fermé. Je continue en espérant trouver de quoi nous désaltérer à Chenérailles et Max me signifie maintenant clairement qu'il a envie de s'arrêter. Je lui fait signe que c'est prévu, il me confirme par geste que c'est "O.K." et se détend un peu. Faute de café ouvert, nous faisons un pause de 10 minutes sur la place. Lorsque je propose de repartir, Maxime n'est pas très enthousiaste, mais il retrouve de l'allant quand je lui explique que nous faisons une vingtaine de kilomètres avant de nous désaltérer à Aubusson.

 

Nous attendons 15H00 et les résultats de l'arrivée du Bol transmis par SMS. Nous les communiquons aux boites vocales de nos acolytes et en direct à Pascal qui est sur le bord du bassin de slalom. Ses fils œuvrent sur l'eau avec efficacité et nous avons de fortes chances de les suivre en N1 l'année prochaine.

 

Ensuite, c'est reparti pour la dernière étape, enfin je le souhaite. Les enfilades de grandes courbes qui nous mènent à Felletin puis La Courtine (bien connue de nos militaires !) sont effacées avec une vigueur propre à affoler les radars, au plus grand plaisir de mon passager qui me tend son pouce pour bien marquer comment il apprécie ces basculements continus d'un virage à l'autre. Néanmoins, après La Courtine, c'est le pilote qui défaille. Les paupières deviennent lourdes, la vitesse diminue, les trajectoires sont moins ciselées, pour ne pas dire limite aléatoires. Il est prudent de marquer une pause sur la première aire rencontrées. Je m'allonge sur un banc et somnole quelques instant. Mon neveu babille au milieu des trilles des oiseaux. Il apprécie l'air pur, la nature, le calme retrouvé après cette tornade de sons de mouvements, de découvertes, et il est moins motivé à reprendre la moto. Heureusement, j'ai un joker dans ma manche.

 

Je montre la carte et explique qu'à Ussel il y a un McDo et que nous pourrions y manger une glace. Deux mots magiques qui rehausse la motivation à des sommets ! ! !

 

Après cette longue pause goûter, la dernière portion de route est rapidement avalée et nous arrivons à Bort à 17H30. Au fur et à mesure des appels, nous apprenons que chacun est rentré à bon port et l'avis est unanime sur les bons moments passés ensemble.

 

Max passe sa semaine de vacances ici et la moto va faire quelques balades locales avant de nous propulser à nouveau dans le monde de la compétition. En effet, le week-end prochain, nous avons rendez-vous à Lédenon avec quelques pilotes, Charles et Cédric du team S-PASS, mais aussi Yan, Greg et Aurè du team MC 19 et, bien sûr, quelques copains que Maxime va découvrir . . .

 

Pour moi, ce Bol se révèle très particulier.

 

J'ai moins suivi la course, et je n'ai pas pu voir, ou pas assez, toutes les personnes que je savais présentes. Toutes mes excuses a eux, et en particulier à Bill, Laurent, Jean-Yves ou Christian de chez Casto.

J'ai constaté que certaines dérives existent toujours, même si l'accroissement des excès en tous genres semblent jugulés. A ce titre, j'ai bien apprécié l'euphémisme utilisé par Françoise qui me demandait où nous couchions. Lorsque je lui dit au camping, elle précise, un peu étonnée "Ah, chez les Gaulois !" …

Je ne partage pas du tout le massacre de moteur et la destruction systématique. A ce sujet, lors d'une conversation avec des organisateurs, nous débattons largement, et je pense important de vous livrer un chiffre (de mémoire) :

70 000 Euros.

C'est le coût de nettoyage facturé par le circuit à Larivière Organisation l'année dernière. Je devrais d'ailleurs dire le surcoût car cela s'ajoute au coût initial et il va bientôt falloir mettre un vigile devant chaque WC ou douche, et la structure organisationnelle est lourde … et probablement fort chère ! ! !

Ne nous étonnons donc pas de l'envolée des prix des billets car, soyez en sûr, nous devons financer tout cela.

 desolation

 

 

 

Spectacle de désolation que j'exècre
au plus haut point,
et je ne suis pas le seul, heureusement.

 

 

 

 

 

 

Pour terminer, je voudrais remercier très chaleureusement toutes les personnes qui ont favorisés, de près ou de loin ce week-end qui apporte tant à notre grand Maxime, et en particulier :

 

  • Ma bande de potes qui, non seulement accepte cette contrainte, mais reste attentionnée sans tomber dans la pitié. Grâce à vous Max comprend mieux comment il peut s'insérer dans le monde des entendants, et il découvre, petit à petit, qu'il n'est pas systématiquement exclu, mais qu'il doit, lui aussi, faire des efforts dans ce sens.

  • Larivière Organisation en facilitant notre accès et en donnant de l'importance à sa venue, une forme de reconnaissance dont il a un cruel besoin.

  • L'équipe de HMS (Handicap Motard Solidarité). Votre seule présence lui a déjà permis de relativiser sa situation. Un gars que signe en plus et c'est une ouverture à laquelle il ne s'attendait pas ! Dommage que nous n'ayons pas vu Jean-Yves ensemble. Il aurait approfondi des manières d'aborder le handicap avec sa vigueur et sa bonne humeur qui me plaisent tant ! ! !

  • La joyeuse bande de la FFMC-18. Vous avez accepté l'aide proposée et, de ce fait, il s'est immédiatement senti intégré, sans distinction particulière. En plus, le chien de Joël à câliner, le top !

  • La famille Geers au grand complet et au team 3D Endurance. La faveur que vous lui avez accordée avec tant de gentillesse lui prouve qu'il existe, qu'il est reconnu et qu'il a sa place parmi nous.

  • Et à toi Max, pour les efforts que tu fais, pour les leçons que tu nous donne, pour ta bouille rayonnante et pour tous les espoirs que nous mettons en toi.
    Continue, tu évolue vite et bien et tu découvre un peu plus chaque jour ce que peut être l'échange, l'amitié, l'entraide. Donne de ta bonne humeur, de ton grand cœur, de ta vision si particulière et inconnue ou méconnue pour nous, entendants, et reçois en échange notre appui, nos expériences, le partage de tous ces bons moments. Tu es acteur de ta vie, tu ne dois pas rester passif et attendre tout des autres. Respecte les autres et tu peux exiger le respect. Intéresse toi aux autres et ils s'intéresseront à toi (dans la majorité des cas ! ! !).

 

Dans les prochains jours, j'insèrerais ici un diaporama des vues prises par Pascal sur la piste.
Elles arrivent, je les traite et elles seront à vous.

J'adresserais un message aux abonnés à la newsletter quand ce sera effectif.

 

Et la réponse à la question :

Savez vous quelle est la dernière chose qui passe par le tête d'un insecte qui s'écrase sur mon casque ?

Eh bien, son cul, bien sûr ! ! !

 

Et voilà une toute petite sélection des photos de Pascal, essentiellement au lever du jour :
Mise à jour du 27/04/2011. 

 



 Et pour Max, qui ne l'entendra pas, une version particulière de
SOUNDS OF SILENCE.

 


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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 20:33

Lundi matin, je prends le café avec Marianne et Jean-Marie qui partent bosser. La forme n'est pas olympique après ces courtes nuits et l'excitation de ce week-end de Promosport fantastique mais éprouvant. Ils me laissent le temps de charger la bécane calmement et attendre que le soleil réchauffe cette matinée humide. Les orages d'hier soir ont cessé, mais le ciel reste encore partiellement couvert.

 

Je ferme la maison et enrage dès les premières centaines de mètres. Un agriculteur local a largement tartinée la route de terre et avec la pluie de la veille, c'est une patinoire. Sans parler de l'état de la machine qui s'asperge copieusement de ce magma brunâtre …

 

Direction Agen et l'autoroute jusqu'à Toulouse comme samedi. J'évite ainsi les risques des chaussées souillées et des encombrements de matinée. De plus, j'ai quelques kilomètres à faire. En effet, pour moi, les chemins prennent parfois (souvent disent certains de mes copains) des détours inattendus. Comme je suis dans le sud, j'en profite pour aller rendre visite à Ulrich et peaufiner un projet en gestation depuis quelques mois. Mais quand je dis le sud, c'est le grand sud. Il réside au dessus d'Aix en Provence, près de Manosque … Il ne faut donc pas trop trainer.

 

Sortie de Toulouse je quitte ces 4 voies pratiques, mais particulièrement monotones et ennuyeuses pour rejoindre Mazamet et Saint Pons de Thomières par des routes bien plus agréables. Que de souvenirs dans cette région avec Dédé et Patricia affublée d'un 600 CBR farceur ( cf. Tarn, l'aller, Tarn, découverte et Tarn, le retour) ! ! ! Le temps est incertain. De part et d'autre de la vallée les nuages s'amoncellent et les sommets de la montagne noire sont noyés dans les nuées. Dans ces conditions, j'abandonne l'idée d'emprunter la fort sympathique route vers Bédarieux qui se trouve dans les brumes et oblique vers Béziers par de bonnes séries de virages, sous une Tramontane qui se fait insistante mais aussi un soleil bien présent maintenant.

 

De nouveau un peu d'autoroute pour rejoindre et contourner Montpellier, puis une escapade en Camargue. Souvenirs de virées, puis de boulot vers Saint Gilles où officiait un producteur de fruits du groupement dont j'avais la charge. Je retire la polaire qui n'a plus que l'utilité de me faire suer et je change de gants pour dépoussiérer ceux d'été. A Arles, je reprends une 4 voies pour traverser la plaine de la Crau sous un Mistral qui me fait regretter la Tramontane de tout à l'heure. Un coup d'œil en passant sur les Alpilles resplendissantes de lumière et parfaitement découpées sur l'azur du ciel. Aux alentours de Salon je surveille aussi les airs au cas ou la Patrouille de France aurait l'idée d'un entrainement. Mais ce n'est pas mon jour.



 alpes-pierrevert

 

 



 

Après les Pyrénées,
les dernières neiges sur les
Alpes Provençales.

Une vision du couchant sublime !

 

 

 

 

 

 

Aux abords d'Aix, je retire les doublures thermiques qui deviennent difficilement supportables et rejoins Manosque en fin d'après midi pour retrouver Ulrich, Delphine et Axel.

Deux jours de boulot assidu, au grand étonnement de Delphine qui commente à Dédé venu diner mercredi soir : "chacun sur son ordinateur, et quelques pauses cigarettes qui sont en fait des réunions de travail". Notre projet avance bien et nous allons bientôt vous en parler puisque c'est relatif à la moto . . .

 

Pour ce fameux diner avec Dédé que j'ai concocté, j'en viens d'ailleurs à m'interroger sur mes copains. A part Annie, l'épouse d'André qui règne seule dans sa cuisine, elles me mettent toutes au boulot, et je connais parfois mieux la cuisine que certains de mes hôtes (Eh oui, je suis obligé, de temps à autre d'expliquer à un pote qui cherche en vain quelque chose, de me le demander quand il ne sait pas …). Il est vrai que cela ne me déplait pas non plus.

 

ventoux2

 

 

 

 



 

Exemple typique de ces villages médiévaux
baignés de soleil.

 

 

 

 



 

 

 

 

Jeudi, Ulrich m'accompagne par Forcalquier et la montagne de Lure jusqu'à Montbrun les Bains où nous prenons le café. Cette région est magnifique. De nombreux pitons rocheux sont agrémentés de quelques maisons ou de villages accrochés à la roche et surplombant les vallées environnantes.

 

Je repars ensuite par le Toulourenc avec une pensée pour Loup-Garou et le RMS qui vont passer par là dans deux jours. Jusqu'à Nyons, Delphine, entre autre, me poursuit aussi, par la pensée. Ces sur ces routes qu'elle a fait ses armes de jeune permis, fièrement juchée sur son immaculée Ducati nacrée (cf. Sortie Jeunes permis 2009, et suivants - 5 articles, 1 par jour).

 

ventoux

 

 

 

 

 

Au dessus de Monbrun,
Le Ventoux,
encore ourlé de quelques traces de neige
.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une escale rapide à Montélimar pour me sustenter en terrasse de mon ancien QG, la brasserie "Les Négociants". L'occasion de retrouver de nombreuses anciennes connaissances ou de se remémorer quelques moments épiques de nos balades en moto. J'essaye de voir les frères Tissot (concessionnaire Yamaha), mais soit ils sont en retard, soit il ouvrent plus tard. Il fait trop chaud à l'arrêt et quelques heures de route m'attendent encore donc je repars.

 

D'Aubenas, c'est la superbe montée au col de La Chavade, le long de l'Ardèche et je suis dans un jour faste car les pneus vont bien s'user jusqu'au bout malgré la charge embarquée ! ! ! Par contre, sur le plateau qui suit, la digestion, la chaleur, l'allure presque réglementaire et la fatigue accumulée sont autant d'éléments qui se liguent pour me pousser à une certaine somnolence. Pause café/essence à Massiac et l'appel des gorges de l'Alagnon me sort de ma torpeur relative pour rejoindre rapidement Murat d'où je découvre le Lioran puis le Sancy et leurs dernières plaques de neige ... puis, enfin, Bort les Orgues.

 

Avant de monter à la maison, je m'octroie un panaché en terrasse et découvre qu'il fait encore 27° à l'ombre des orgues, le soleil déclinant maintenant rapidement. Pourvu que ce temps se maintienne encore quelques jours, jusqu'au Bol d'Or.

En attendant, petite pause, au moins en ce qui concerne la moto ...

 



 

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8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 19:10

Mardi soir, un appel téléphonique me confirme un rendez-vous que j'attends depuis quelques jours. Seul problème, il faut que je sois à Agen le lendemain en fin d'après midi, et j'ai anticipé un départ plutôt vers la fin de semaine. En effet, j'ai sollicité ce contact à cette période afin de pouvoir le faire concorder avec le démarrage de la saison de Promosport à Nogaro.

 

Je contacte immédiatement Jean-Marie dit Blanco pour l'informer. Il peut m'accueillir le lendemain et se trouve même conforté puisque je vais pouvoir l'aider dans ses préparatifs pour ce week-end de compétition.

 

Je charge la moto mercredi matin. Les routes sont humides et la météo m'annonce des averses au moins sur la première partie du parcours. Devant ces conditions où je dois conjuguer rapidité et sécurité, j'opte pour l'autoroute à partir d'Ussel. C'est d'ailleurs la première fois que je l'utilise de jour et je suis impressionné par les ouvrages d'art et les points de vue qu'ils offrent sur le relief Limousin. Enfin quand la brouillasse dégage suffisamment la vision.

 

A Cahors sud, le ciel est encore chargé mais la chaussée est sèche et je suis dans les délais. Je décide donc de m'offrir un peu de détente et de plaisir par les petites routes pour finir ce trajet. Mauvais choix. La route vers Tournon d'Agenais est fermée et je dois remonter vers le nord pour suivre les déviations vers Fumel et Villeneuve sur Lot. Et, probablement pour améliorer mon humeur, il se remet à pleuvoir ! Heureusement cet épisode météo est de courte durée et la route s'assèche suffisamment rapidement pour me permettre de négocier en permanence les chicanes mobiles que sont les camions et files de voitures. Dans ces conditions, je profite peu des paysages. La vallée du Lot, les fruitiers en fleurs, l'architecture des demeures, colombiers ou châteaux, les différentes teintes des champs de colza qui passent du vert jaunâtre au jaune éclatant en fonction de la maturité, autant d'éléments aperçus, l'attention étant essentiellement portée sur la route.

 

Je rejoins Jean-Marie et Marianne en début de soirée pour d'agréables et joyeuses retrouvailles. Nous organisons notre temps. Jeudi matin nous vaquerons chacun à nos occupations propres et consacrerons l'après midi aux préparatifs afin d'être opérationnels vendredi sur le circuit de Nogaro.

 

Jeudi midi, Jean-Marie a déjà fait le plein de spécialités du sud ouest à base de canard, d'oie, de légumes du sud et de raisin pour les vins. Ces excellents produits sont offerts par Jean-Pierre Caillaud des "Délices de Lafitte". Nous rendons ensuite visite à Philippe Aurian , distillateur et motard, qui marque son engagement en proposant certains de ses produits dont l'étonnant et fabuleux apéritif "Cerise-Piment d'Espelette" (et je n'ai pas testé le "Figue et Noix" qui, parait-il, est exceptionnel !). Les démarches se poursuivent à l'imprimerie de Bulle communication à Lavardac où nous attendent nombre d'autocollants et une photo grandeur nature de Charles Geers. Nous terminons cette course de fond à Agen chez le concessionnaire BMW Challenge One.Vincent Carreras confirme son engagement aux côtés du team S-PASS MOTO RACING en aidant financièrement les pilotes et en mettant à disposition du matériel pour cette étape dans ses terres. Ainsi, il accompagne ses collègues initiateurs de l'aventure, les concessionnaires de Lille BOXER EVASION, et de Reims EDEN MOTO 51 qui fournissent, entre autre les deux magnifiques et impressionnantes S 1000 RR.

 

Nous voilà au cœur d'une belle convergence de moyens au service des deux pilotes du team, le #59, Charles Geers et le #80 Cédric Fiévet.

 

Vendredi matin, nous pénétrons dans l'enceinte du circuit avec Cédric et son équipe (son épouse Marjorie et ses mécanos, Laurent et Pascal, aussi beau-père). Nous retrouvons Charles, Françoise sa maman et Gégé son mécano de père. C'est tout de suite l'effervescence et je ne peux pas aller voir l'équipe du team MC19 qui doit être déjà sur place. Alors que je décharge la voiture, je vois arriver une moto jaune et remarque vite son numéro 119. Je l'encourage par un virulent "allez Meymac", mais il semble ne pas avoir compris et s'arrête. En fait, il ne connait pas l'environnement et cherche l'entrée de la piste ! ! ! Pôvre Aurélien, à peine arrivé et déjà en galère …

 mc19-1

 

 

 

 

 

 

 

 

Les deux Kawasaki et la Suzuki du team MC19 prennent le soleil en attendant leur prochain tour de manège.

 

 

 

 

 

 

 

Nous n'avons pas le temps de nous ennuyer et la journée est pleine de rebondissement. Avec Jean-Marie, nous profitons de quelques moments libres pour aller voir nos trois jeunes du team Meymacois, Aurè, Greg et Yan. Blanco leur prodigue ses conseils et astuces, je déballe mes âneries et nous leurs fournissons quelques douceurs …

 

En fin de matinée, le reste de l'équipe, Joël et Benoit, arrive du nord après quelques péripéties qui les ont transformé en touristes au fin fond du Périgord noir ! ! ! Ils s'occupent de la logistique et des photos.

Je prend tout de même le temps d'immortaliser les "jaunes" et d'alimenter le Forum du MC Meymacois. Cette forte communauté est ainsi régulièrement informée par ces compléments.

 

Lors du débriefing de la journée, une question angoisse Charles. Sa compagne, Tiphaine surnommée Titi, arrive de Lille par avion et il faut aller la chercher à Toulouse à 8H30 samedi matin, mais les qualifs sont à 11H00. Dilemme. Mon action se résumant essentiellement à l'accueil et à la logistique des mets et boissons pour nos invités, je propose mes services qui sont rapidement acceptés. Néanmoins, Jean-Marie émet une condition et passe un marché avec Charles : " en échange de ta petite femme, tu te défonces sur la piste" ! ! !

 

Samedi matin 7H00, départ pour Toulouse après 4 heures de sommeil. Pas de balade ce matin, j'enquille directement l'autoroute et joue à cache-cache avec le disque rouge qui émerge de l'horizon, apparaissant au gré des arbres et des reliefs. Il se venge rapidement en m'inondant d'une aveuglante lumière que ma visière a du mal à tempérer. A l'aéroport, j'ai tout juste le temps d'avaler un café avant de me faire aborder par une frêle et charmante jeune femme. Dommage que le coup soit préparé, cela aurait caressé mon égo de mâle à cheveux blancs ! ! !

 

Devant la moto-taxi, une cigarette tout en équipant la passagère (merci à Marianne pour son casque et surtout son blouson bien appréciée par ces frimas matinaux) et c'est parti, en douceur (au moins j'espère) pour prendre la mesure de nos expériences réciproques. Le rythme augmente peu à peu pour devenir rapide, au moins en regard de la législation …, mais ceci ne nous empêche pas de nous délecter du spectacle offert par une nature noyée de soleil et de l'architecture typique de cette région. Après Auch, lors de passages sur des crêtes, nous découvrons la chaine pyrénéenne dont les sommets sont encore bien enneigés. Grandiose.

 P1050767

 

 

 

 

Le vrai, c'est celui qui n'est pas rasé ...
Gégé semble attendre avec impatience de pouvoir retourner à sa machine et Jean-Marie parait bien satisfait de sa surprise.

 

 

 

Nous arrivons juste pour la séance de qualifs, à l'apparent plaisir des tourtereaux. Malheureusement, Charles ne fini pas le premier tour, victime d'une brutale rupture du système de freinage. Il provoque avec brio une chute qui lui évite un carton probablement phénoménal à 160 km/h dans un mur ! ! ! L'ambiance est plombée, Gégé travaille inlassablement sur la machine, Jean-Marie trouve des solutions pour refaire des pièces, Françoise est tendue (quelle Maman ne le serait pas ?) et Charles est dégoutté.

Dans ce contexte, je ne peux pas faire grand chose hormis tenter de détendre un tant soit peu l'environnement en pratiquant mes galéjades. Mais dans ces instants, je dois réellement me forcer et le cœur n'y est pas vraiment. Néanmoins, lors d'une rapide discussion avec Charles, je crois que je réussi à lui donner un autre angle de vision de cet incident. Il est obnubilé par sa machine et sa qualification en fin de grille. Mon point de vue est différent. Je trouve qu'il a fait preuve de clairvoyance et de professionnalisme en couchant sa moto pour éviter la catastrophe. Sa réaction réflexe est la preuve de ses capacités de pilote face à un impondérable. Il a démontré son aptitude à gérer au mieux l'imprévisible.

 

Il légitime le soir même ce discours en finissant second d'une course d'où il part dernier. D'ailleurs, peu après son arrivée, je l'agresse volontairement :

 

- Bon, Charles, ça ne va pas comme ça. Tu fais tout pour m'agacer !

- Qu'est-ce qui ne va pas ? me réplique-t-il, un tantinet interrogateur, voir inquiet.

- Tu rempli ton marché avec nous et je vais devoir te laisser ta Titi …

 

Éclats de rires réciproque, et un immense plaisir à voir son visage fatigué se détendre.

 P1050763

 

 

 

 

Charles et Jean-Marie bien dubitatifs face aux galères rencontrées !

 

 

 

 

 

 

Je continue toutefois mes incursions chez les Meymacois et y retrouve avec plaisir certaines figures bien connues venues encourager les plus jeunes. J'en profite pour prendre quelques photos que je m'empresse de diffuser sur le forum où certains semblent se délecter de mes commentaires assassins … C'est tellement vrai que Bill, le président, me fait des remontrances (très amusées) pour les appels téléphoniques suscités par mes envois. Quel cafteur ce Div ! ! !

 

Au cours d'un de ces transfert, j'ai aussi le plaisir de discuter 5 minutes avec Olivier Four, le pilote qui est tombé devant nous la semaine dernière au Mans. A part un problème de doigt et des bleus partout, il respire la soif d'être au prochain Bol d'Or. Quelle satisfaction de le voir ainsi après l'angoisse qu'il nous a procuré.

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Auré, Greg et Yan, nos trois Meymacois en piste.

 

La journée se termine fort tard, et même le dimanche matin de bonne heure, mais il nous faut repartir pas longtemps après le coucher et sous le crachin (heureusement en voiture puisque j'ai laissé la moto à Nogaro).

 

Toutefois, le moral est excellent et les délires commencent rapidement. Sur la route qui nous mène au circuit, Jean-Marie s'arrête pour que je cueille du lilas en vue d'agrémenter notre espace de convivialité. Alors que je m'enfonce dans le bosquet pour trouver les plus belles branches, il se met à klaxonner comme un fou. Pas bon pour la discrétion, mais quelle crise de rire !

 

La journée passe très vite et je suis bien occupé à faire découvrir à tous nos visiteurs les somptueux produits mis à notre disposition par Jean-Pierre Caillau. Difficile de faire son choix entre les persillades qui accompagnent escargots ou gésiers, les terrines d'oies aux orties, de sanglier au laurier ou de cailles aux pruneaux, les tartinades de canards aux poivrons, les foies gras natures, aux figues ou au piment d'Espelette. Et pour faire couler tout cela quelques vins régionaux d'excellentes factures et les étonnants et délicieux apéritifs de la distillerie Aurian. Nos visiteurs en finiraient presque par oublier les BMW et leurs pilotes ! ! !

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Petite pause avec Françoise et Gégé dans notre espace de convivialité.

 

 

 

 

 

 

Vincent le concessionnaire d'Agen est là de bonne heure, rapidement rejoint par Christophe, son alter égo de Lille. Ils semblent satisfait, pour ne pas dire étonnés de l'organisation et de l'ambiance conviviale qui règne au delà de la zone technique, nettement plus sérieuse, mais tout aussi chaleureuse.

 

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Les pilotes entourent les concessionnaires, Vincent et Christophe.

 

 

 

 

Je termine l'après midi sur une petite algarade avec Cédric qui est mécontent de ses résultats (il a fini à une place de la finale). Je combat vertement son discours négatif. C'est sa première course sur BMW, sa première participation en Promosport et sa première apparition sur ce circuit. Et malgré ce cumul de handicaps il signe le meilleur temps en course ! ! ! Alors, je te le rappelle Cédric, comme disent les Américains, "STEP BY STEP" étapes par étapes ...

 

Les démontages sont rapidement menés et il est tant de repartir, chacun dans des directions différentes, en souhaitant se retrouver rapidement.

Le retour se fait sous une pluie battante et Jean-Marie joue tellement avec mes nerfs bien à l'abri dans sa merco, clope au bec, que je le double rapidement et l'abandonne. Bon prince, je le laisse revenir pour les derniers kilomètres. Il faut dire qu'il connait mieux l'environnement et qu'avec la nuit, la route est plus facile avec un ouvreur …, surtout avec l'éclairage de la Diversion ! ! !

 

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L'équipe, presque complète puisque Joël prend la photo :

Pascal, Laurent, Marjorie, Cédric, Vincent, Jean-Marie, Patrice,
Christophe, Benoit, Gégé, Charles, Tiphaine et Françoise. 

 

Pour les faits de course que je n'ai pas relatés, d'autres le font bien mieux que moi, vous pouvez prendre connaissance des comptes rendus de :

 

 

Merci à vous tous pour tout ces excellents moments dans la bonne humeur du team S-PASS MOTO RACING, même sous la pression :

 

  • Charles et Cédric, des pilotes émérites, et leurs compagnes qui subissent le stress de la course ;
  • Françoise et Gégé qui cumulent les rôles et doivent jongler entre les casquettes du moment ;
  • Laurent et Pascal, effacé ou rigolard, mais des mécanos efficaces avec le bon aloi des Ch'tis ;
  • Joël et Benoit, réalisateurs de la totalité des photos qui vous sont proposées dans les diaporamas ci-dessous (et je n'en ai pris qu'une petite partie …) et avec lesquels j'ai eu de bons délires ;
  • Christophe et Vincent qui investissent sur ces jeunes tout en assurant la promotion de leur marque ;
  • Quant à Jean-Marie, je n'ose pas trop me prononcer, mais c'est un ami véritable que je continue de découvrir …

 

Merci aussi aux "jaunes" du team MC19 vus en alternance :

 

  • Yan, Greg et Auré (j'inverse le tri alphabétique volontairement !) jeunes pilotes pétris de passion, de joie de vivre, d'humilité, de volonté et que j'ai eu beaucoup de plaisir à découvrir
    (Jean-Marie aussi d'ailleurs) ;
  • Bill, Dan, Jean-louis, Ricou, Sophia, et toute la cohorte des supporters qui avait fait le déplacement pour cette première.

 

Encore un week-end mémorable, chargé de partage, d'entraide et d'amitié grâce à vous tous !

 

Plus de 150 photos, toutes catégories confondues
(Benoit sur la piste et Joël dans les stands) :

 


Promosport - Nogaro 2011

 

 Et pour les nostalgiques, une série spèciale sur les anciennes :

 

 
 
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