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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 12:55

 

Dernièrement, une intervention de Christian Lacombe, après son passage à la concentration des Millevaches (19), m'a fait réfléchir (une fois n'est pas coutume !) et réagir.

 

Après avoir obtenu son aimable autorisation pour reproduire son texte, je vous propose ce sujet de réflexion sur l'évolution de notre environnement, de notre relation avec la machine, de nos attitudes, de la dimension humaine de notre pratique, . . . . Voilà de quoi occuper de longues soirées d'hiver, à lire et à débattre ! ! !

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Pour la majorité des anciens, Christian est connu et reconnu, mais il me semble important de présenter succinctement le personnage pour les plus jeunes. Cela me paraît d'autant plus crucial qu'une partie de ses propos s'adresse à eux.

 

Pendant trente ans Christian Lacombe œuvre au sein de Moto-Journal.

En 1973, année de mon permis, il est rédacteur en chef. On lui doit aussi de magnifiques photos (Saarinen à Monza, quelques heures avant le tragique accident qui coutât la vie à Jarno et Renzo ?)

 

C'est donc lui et son équipe qui rythment grandement mon entrée dans ce monde.

Pour l'anecdote, c'est d'autant plus vrai qu'à cette époque, un pote travaille dans l'imprimerie qui édite MJ dans le 78. Nous avons donc la primeur la veille au soir de l'info, des photos et des délires de ce team tonitruant.

 

Acteur engagé du monde de la moto, il publie, traduit ou participe à quelques ouvrages de référence tel que :

  • 30 ans de moto ;

  • Motos de rêves ;

  • Le livre de la moto ;

  • Année Moto ;

  • Sport pour tous – moto, route - tout-terrain - scooter ;

  • Le guide de la Moto ;

  • La moto verte en 10 leçons ;

  • The Motocycle ;

  • Guiness Guide to Motor Cycling ;

  • 750 Four -Le Film-

lamoto-1971

Voici donc le texte d'une personne qui a baigné dans l'univers de la moto sous la plupart de ses facettes, qui a vécu l'évolution galopante de ces dernières décennies et qui, personnellement autant que professionnellement, est probablement un des mieux placé pour émettre des avis critiques et néanmoins relativement objectifs :   

 

Hivernale du cœur

« Ô temps, suspend ton vol ». Mon retour aux 1 000 Vaches une quarantaine d’années plus tard dans le cadre d’un viril romantisme s’est accompagné d’une Proustienne « recherche du temps perdu ». Qu’était donc devenue la première grande hivernale française ?

Grande, elle l’est toujours – plus de 3 000 participants a vu d’œil. Mais là n’est pas l’important. C’est dans son âme qu’une concentre est une réussite, ou pas. L’âme motarde ; tout un programme.

En 40 ans, la planète moto a connu tant de bouleversements. Vulgarisation, démocratisation, multiplication.... De 150 000 motards à près de deux millions aujourd’hui, il y a de quoi perdre son âme. D’autant que cette fulgurante accélération s’est accompagnée d’une diversité de machines, de styles de pratique, de variétés de passion… à vous foutre le tournis.

Mais là, dans cet immense champ vallonné, tout se calme. On est là pour perpétuer la tradition. La bonne tradition, pas celle d’une nostalgie geignarde. Mais bien celle, immuable, des purs amoureux de la moto. De ceux qui savent converser avec leur moto. Le voyage hivernal, quoique clément cette année, sera toujours un moment privilégié d’échange entre l’homme et sa machine. Qui n’a pas caressé son réservoir, tapoté sa selle, au terme d’une longue journée de roulage dans la froidure. On est là pour une réunion de famille. Une famille extraordinaire, multiculturelle, multisociale, multi tout, de groupes, de clans, de marques, de départements, de régions, de nationalités… unifié dans ce qui doit être l’âme d’une démocratie idéale. La communication et le partage sont les deux mamelles des 1 000 Vaches.

Il y a 40 ans, la moyenne d’âge des participants tournait autour des 20 ans. Aujourd’hui elle est plutôt d’une cinquantaine d’hiver et cela m’attriste. Certes, j’ai bien aperçu ici et là quelques jeunes, fils de vieux motards pour la plupart. Mais pourquoi la majorité de nos jeunes motards boudent-ils les concentres hivernales ? Plus le goût de l’effort ? Pas l’envie de communiquer avec les anciens, jugés rabat-joies ? Choix de moto inadapté ? (y compris celui de s’offrir une machine au-dessus de ses moyens, avec pour conséquence moins de roulage). Probablement un peu de tout ça, avec la perspective, à plus ou moins long terme, que les concentres disparaissent. D’où l’importance de les multiplier, de créer des clubs plus routard que compétition. Enfin, et surtout, c’est aux anciens de faire découvrir aux nouveaux l’âme des concentres.

Autre constat, la majorité des participants sont venus de province (petite ville / village). Alors que le gros des motards est dans les grandes villes. Résultat d’une pratique de la moto plus tourné vers son aspect pratique que ludique. Du moins pour le plus grand nombre de motards citadins. Je n’aime pas l’idée de « après nous le déluge », et toute ma vie professionnelle de journaleux a été dicté par « donner l’envie d’avoir envie ». La pérennité de la passion moto et de son développement en dépend. Ici au 1 000 Vaches, cette passion sature l’atmosphère, palpite autour de chaque feu de camp avec ce plus propre aux concentrations hivernales : la fraternité.

PS : Grand grand merci à Bill pour sa gentillesse, sa disponibilité, ses talents d’organisateur, et aux motards fidèles lecteurs de MJ qui ont reconnu leur « vieux frère ».

 

  lamoto-1977

Je vous laisse réagir à ces propos, dans votre coin, avec vos copains ou au travers des commentaires de ce blog afin de continuer à partager . . .

 

Certains l'ont déjà fait sur le forum du Moto Club Meymacois. Parmi ces répliques, je vous en soumet deux :

  • Celle d'un (légèrement) plus jeune qui positionne un certain point de vue de la génération montante.

  • Ma propre réaction issue de mon émotion à la lecture de ces lignes dont je partage parfaitement le fond et peut-être un peu moins certaines formulations.

 

La répartie de Nono le Girondin :

 

La plume n'a effectivement pas pris une ride.

Quel bonheur de lire un tel sujet, une telle vision des choses, aussi perspicace soit elle !!

J'apporterais cependant un peu d'optimisme à Mr Lacombe en lui parlant de mon Millevaches.

C'est en effet à l'initiative d'un ami, F6, participant de première heure puisqu'à peine son permis en poche il participait à l'édition de 1970 au guidon de sa Ducati. 40 ans plus tard, il était de retour.

J'avoue avoir une réelle admiration pour F6. Motard au long court, il a un peu tout vu et tout connu, de la route à la piste. C'est en le suivant lors de meetings que j'ai appris à "rouler" sur route, vraiment, c'est à dire rapidement, mais avec toute la sécurité nécessaire. De plus, il vit la moto autant qu'il la pratique, c'est un peu à ça aussi qu'on reconnait les "anciens".

C'est ainsi dans cet élan que je me suis inscrit, accompagné de mon fidèle Jean Baptiste. JB, c'est mon pote de Bordeaux, jeune motard amoureux de la vie, de l'apéro et de la moto (tout en dissociant les 2 quand il faut rouler).

Ainsi, JB (25 ans) et moi-même (37 ans) participions à notre première concentration hivernale, notre premier Millevaches. Avec nos motos de tous les jours, des sportives peu ou pas faites pour ce genre d'épreuve (j'en veux pour preuve ma tentative de montée de la légère pente avec ma Ducat' et me retrouvé piégé patinant au beau milieu). Et avec la logistique minimale pour passer un w-e dans les meilleures conditions. Et s'il avait neigé, nous aurions quand même essayé de parcourir les 300 kms pour nous y rendre et tenter de monter sur le plateau, non mais !!

Et je veux ainsi rassurer Mr Lacombe par cet exemple, en montrant qu'effectivement des anciens savent allumer la flamme chez les novices. Que nous avons fait fi de toutes les difficultés que nous aurions pu rencontrer, notamment en nous inscrivant bien à l'avance. Que nous allons participer à faire connaître cette manifestation qui, il faut le dire, manque de publicité auprès d'un plus large public.

Certes, il faudra surement tempérer les ardeurs afin de ne pas retomber dans les problèmes des années 70 qui amenèrent à procéder à des "invitations" ni à en faire une manifestation "commerciale".

Mais, en constatant tous les jours le maigre flot de motocyclétistes bravant les conditions hivernales, je sais que les Millevaches s'adressent à un public choisi, à ce groupe qui, ne se connaissant pas, partagera le même état d'esprit autour d'un bon vin chaud en narrant ses péripéties de trajet, avec ce bon rire gras et cette convivialité qui font l'évènement.

  lamoto-1982

 

La réponse de Div19 :

 

Tous ces constats que tu évoque avec une pointe d'amertume voilée derrière les multiples questionnements, je les vis régulièrement. D'ailleurs, au cours de ces Millevaches je disais à un de ces jeunes : "Les personnes à moto ne sont pas obligatoirement des motards", au moins dans le sens ou je l'entend.

 

C'est vrai que depuis mes débuts en moto il y a 38 ans, le marché a bien évolué et l'état d'esprit avec (et c'est peut-être l'inverse d'ailleurs). Je crois que cette évolution n'est pas propre à la moto, mais générique, globale, une mutation apparemment inéluctable de la société. Tu évoque une réunion de famille, et c'est comme ça que j'ai toujours voulu le vivre, avec une recherche de l'abolition des barrières socio-culturelles, linguistiques, historiques ou autres qui favorise l'ouverture d'esprit, la compréhension et l'acceptation de l'autre pour offrir les joies du partage et de la communion.

 

J'ai l'immense plaisir de continuer à pouvoir vivre ces moments forts de rencontres d'hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, ouvriers et patrons. Notre fédération est la moto. Nos objectifs sont le partage, la détente, l'entraide, la rigolade, . . . Nous gagnons tous dans ces échanges pas toujours faciles, mais fortement valorisants.

 

Tu as effectivement grandement œuvré dans le "donner l'envie d'avoir envie" et j'espère que nous sommes encore beaucoup à continuer dans ce sens. De nombreux jeunes s'activent dans nos sillages (j'en donne deux exemples dans mon CR des Millevaches, et l'on en trouve de nombreux autres dans les pages de mon blog). De nombreux jeunes apprécient de partager nos histoires, de "pomper" notre expérience ou de participer à nos virées. Certains sont même étonnés que nous les acceptions. Excès de timidité, ou perte des notions de partage et d'échanges "gratuits" ?

 

Enfin, Christian, je veux te remercier pour tes propos qui doivent faire chaud au cœur des personnes qui se sont investit corps et âme dans le renouveau de cette concentration mythique. J'ai eu l'honneur, la chance et le plaisir de participer aux prémices de cette résurrection et j'affirme et répète que la clef de voute de toute cette réflexion résidait dans ces termes :

"Garder, autant que possible, l'esprit de l'époque"

A ce titre, ta conclusion est probablement le plus bel hommage qu'ils puissent recevoir. Il me reste à espérer que ces paroles du "grand gourou" (au moins pour nous, les vieux) donne l'envie à d'autres de participer à de tels évènements.

 

 

Merci chers lecteurs d'avoir absorbé tout cela.

La parole, ou plus exactement le clavier, est maintenant à vous . . .

 

 Quelques publications de Christian LACOMBE.

Millevaches 2010 - Réflexion issue des propos de Christian "Papy" Lacombe
Millevaches 2010 - Réflexion issue des propos de Christian "Papy" Lacombe
Millevaches 2010 - Réflexion issue des propos de Christian "Papy" Lacombe
Millevaches 2010 - Réflexion issue des propos de Christian "Papy" Lacombe
Millevaches 2010 - Réflexion issue des propos de Christian "Papy" Lacombe
Millevaches 2010 - Réflexion issue des propos de Christian "Papy" Lacombe
Millevaches 2010 - Réflexion issue des propos de Christian "Papy" Lacombe
Millevaches 2010 - Réflexion issue des propos de Christian "Papy" Lacombe
Millevaches 2010 - Réflexion issue des propos de Christian "Papy" Lacombe
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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 13:26

 

La participation à cette concentration mythique ne réside pas à un simple déplacement sur le lieu de la rencontre. Déjà, dans le cas des Millevaches, pour des raisons géographiques. En effet, j'habite à une cinquantaine de kilomètres et cela ne demande pas une préparation trop ardue. Par contre je profite de cette proximité pour favoriser la venue de certains et élargir ces instants de rencontre, de communion et de convivialité.

 

Mais surtout, mon objectif est de profiter de ces moments particuliers pour réunir des copains de divers horizons, aller à la rencontre d'inconnus adhérant aux mêmes passions et/ou idéaux, et concrétiser des mots tels que amitié, partage, détente, rigolade, décompression, . . .

 

La concentration des Millevaches commence donc dans les mois qui précèdent. Informer le réseau de cette manifestation, chercher les solutions aux contraintes de chacun, élaborer et proposer un projet suffisamment souple pour convenir à la majorité sont autant de sujet débattus par des salves de mails et de multiples échanges téléphoniques. Le noyau dur de l'année dernière (Pascal le Breton, Éric des Landes, Jean-Marie (Blanco) du sud-ouest, Ulrich de Manosque et Dédé l'Ardéchois) est en première ligne. Ce cercle initial s'élargit lors du Superbike à Nevers quand Christian (un Nantais connu aux Pinguinos) nous confirme qu'il viendra avec plusieurs de ses potes.

 

Fin octobre, j'arrête la première inscription que je transmet à Bill. Blanco et DD07 ont décliné, la mort dans l'âme, pour des raisons professionnelles ou familiales. 6 participants sont sûrs, Ulrich, Éric, Pascal, Fred (un charentais compagnons de nombreuses virées dont le TT 2007), Michel (un copain local, Cantalou) et moi. Christian gère son groupe de son côté. Début novembre deux petits nouveaux (pour les Millevaches)se rajoute à la liste : Fred, frère d'Éric en provenance de Valence (cf. SBK2008 ) et Jo, un petit jeune des Charentes qui doit aimer, c'est sûrement du masochisme, faire ses baptêmes avec moi. En effet, il fait sa première grande sortie, pour son premier Mans il y a 6 ou 7 ans, coincé entre Fred et moi. D'ailleurs, cela lui vaudra une réflexion gravée dans nos mémoires : "A la sortie de Niort, je m'appliquais dans une grande courbe à droite, tout fier de suivre Fred, quand le vieux m'a fait l'extérieur avec sa Div', la valise au ras du sol . . ." Pauvre Jo, son enthousiasme en a pris un coup ce jour là ! ! !

 

Mi novembre, je reçois un mail d'un autre Dédé, Breton, qui me confirme sa venue. Je l'invite à se joindre à nous et lui offre la possibilité de venir à la maison le vendredi soir. C'est vraiment un plaisir d'accueillir ce passionné passionnant. J'ai commencé à mieux le connaître quand j'ai humblement participé, avec son moto-club, à l'encadrement du Tour de Bretagne des véhicules anciens (Cf. album photos ci-contre). Ce fut l'occasion de découvrir son musé personnel (cf. http://div19.over-blog.com/article-19659385.html ). Les rencontres se sont ensuite multipliées au grès des circuits et courses (Trofféo-Rosso, Le Mans, Magny-Cours,. . .) où il est souvent accompagné de ses fils tout autant piqués de moto.

  P1050519

 

Avec ce genre de pratiques,
je pense qu'il faudra rebaptiser
cette concentration pour l'année prochaine :

 

Les 1001 Vaches ! ! !

 

 

 

Dans les semaines qui précèdent, l'activité du forum du MC Meymacois prend de l'ampleur et j'essaye de participer à cet engouement en apportant des réponses à certaines questions, en favorisant quelques regroupements ou points de rencontre le tout ponctué de traits d'humour. C'est ainsi un moyen de nouer de nouveaux contacts, de découvrir certaines personnalités et de mettre en œuvre mes notions de partage.

 

Le dernier week-end avant la concentration, la météo se met de la partie et amplifie sérieusement le défi. La neige envahit de nombreuses régions et le plateau de Millevaches croule sous un manteau blanc de 60 centimètres. Malheureusement pour le décor (mais heureusement pour la sécurité) les pluies de la semaine effaceront presque totalement cette couverture immaculée.

 

Vendredi 10 décembre.

Je termine mes préparatifs à la maison et pars vers Murat en milieu d'après midi à la rencontre de Fred26. En l'absence de Ulrich qui a dû se décommander au dernier moment, DD07 l'a accompagné jusqu'au Puy en Velay et ils ont rencontrés des portions difficiles dans le Vivarais. Neige et glace ont ralentit le rythme des deux Kawasaki (ZR7R et Versys).

Je croise quelques motos et side-car lourdement chargés et ne m'interroge pas vraiment sur leur destination. Il est vrai qu'à cette époque et avec cette température, il est déjà exceptionnel de croiser une seule bécane, alors là, plusieurs et équipées de la sorte, il n'est pas nécessaire d'être devin ! ! !

Je profite de mon attente à Murat pour réceptionner l'appel de DD56 qui arrive sur Bort. Je l'envoie à mon QG local, le bar-restaurant "Le Marmontel" pour qu'il nous attende au chaud. C'est ensuite l'annonce téléphonique du départ d'Éric des Landes, juste avant de voir arriver son frère Fred transis, mais fier sur sa Kawa ZR7R.

 

Nous prenons rapidement un café avant de repartir dans la faible luminosité crépusculaire. Je connais suffisamment cette route pour anticiper les endroits à risques avec ces températures négatives (courants d'air et/ou humidité) et contrer la faiblesse de l'éclairage de la Div'. Nous retrouvons DD56 confortablement installé au Marmontel et commençons à refaire le monde autour d'un verre. Un nouvel appel d'Éric nous fait presser le mouvement. Il fait une pause à une soixantaine de kilomètres de Brives. Le Burgman (gros scooter 650 Suzuki) a dû chauffer et il va arriver plus tôt que prévu ! ! !

 

Après avoir déchargé et rangé les motos, j'installe mes deux compères devant l'apéritif pendant que je m'attelle à ma mise en place pour le repas de dimanche. Les viandes sont déjà dessalées, les choux blanchis. Je met à cuire viandes et aromates pendant que je prépare les légumes nécessaires à une mèga potée.

Éric arrive peu après 10 H 00 accompagné de son épouse Françoise que je n'ai pas revue depuis les Pinguinos 2008. Elle a longtemps hésité à venir mais s'est décidée au dernier moment, me demandant de n'en parler à personne afin d'en réserver la surprise. Éric grelotte à notre grand étonnement (voir la photo de l'année dernière quand il est en T-shirt aux côtés d'un Ulrich emmitouflé dans son duvet). Même s'il à moins l'habitude, il fait tout de même froid.

 

Ce soir c'est repas Breton. Dédé nous a ramené galettes, crêpes et cidre. Je confectionne des complètes (œuf, jambon, fromage) à son grand étonnement. Eh oui mon bon Dédé, ça aussi j'ai appris à le faire en Bretagne ! ! ! Après mes tartes aux pommes flambées à la gnôle bretonne mes convives calent devant les crêpes et nous partons nous coucher après de bonnes crises de rigolades

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Regroupement des gars de l'ouest à Parthenay.

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 11 décembre.

7H00, appel de Pascal. Il est arrivé la veille au soir chez Christian en région Nantaise, et ils viennent de constituer le premier groupe, Pascal – attelage FJ 1200 et Comanche, Christian en Triumph, Eric44 en Pan-European, Jeannot et sa Div', Dom avec une BMW, Fredo en Hayabusa attelée, et Franck (Eldiablo) en BMW connecté grâce au forum. Ils doivent retrouver les Charentais vers 9H00 à Parthenay.

 

9H00, départ de Bort des 4 équipages. Le plein des machines et c'est partit pour Meymac. Nous allons chercher les "pass" pour le bivouac, prenons un café et admirons de nombreux engins déjà sur place. Le parc est des plus éclectique. Des solos et des sides ou trikes, des européennes, japonaises ou américaines, des récentes ou anciennes, voire vénérables, des bécanes d'origine ou plus ou moins personnalisées, toutes les cylindrées, la plus petite étant . . . un Solex ! ! !

La parfaite organisation est palpable. Les opérations d'inscriptions ronronnent dans la bonne humeur et le bar abreuve tout le monde dans une chaude ambiance de retrouvailles.

 

Nous repartons vers Limoges à la rencontre de nos acolytes de l'ouest à l'exception de DD56 qui se rend directement au campement où nous lui laissons la charge de préparer notre arrivée.

Le temps est froid mais magnifique avec un ciel uniformément bleu. La neige est encore ponctuellement présente sur les bas côtés et la chaussée est souvent blanchie de givre dans les sections ombragées. J'apprécie de bien connaître cette route et de pouvoir anticiper les secteurs à risques tout en roulant avec plus d'entrain dans les zones dégagées.

 

Nous arrivons en avance sur le planning à Feytiat et nous nous réchauffons avec un café bienvenu. Un message de Pascal nous informe qu'après avoir galèrés dans le brouillard givrant et perdu Franck, ils ont retrouvé Fred17 et son singe Jo sur le second Comanche.

  P1050478

  

 

 

Tout le monde se retrouve au SuperU de Feytiat.

 

 

 

 

 

 

Je profite de cette attente pour discuter avec les responsables du SuperU. Ils ont bien fait dégager le parking tel que convenu et s'excusent des quelques voitures de clients présentes dans cette zone, ce qui, d'ailleurs ne dérange pas. Ils apprécient énormément la bonne ambiance qui se dégagent de tous ces groupes qui font des haltes plus ou moins longues, et sont admiratifs de ces équipages qui bravent le froid et d'éventuelles conditions climatiques difficiles, simplement pour le plaisir de se rencontrer et de participer à cet événement.

 

Une fois tout notre petit monde arrivé, nous passons à table. 13 couverts, un mauvais augure suivant le dicton qui cette fois a menti. Cela n'entache pas la bonne humeur. Une chaude et bruyante ambiance transpire au sein du restaurant "Le Resto (...la suite)". En nous préparant à repartir sous le soleil, nous avons trop chaud avec nos équipements d'hiver et avons hâte de reprendre la route pour nous rendre à cette hivernale qui ne semble en avoir que le nom.

 

J'ai la lourde charge d'amener tout ce petit monde à bon port. Dés le départ, il faut gérer les scissions provoquées par un rond-point puis un feu tricolore. Pour des raisons de sécurité, je ne veux pas m'arrêter sur le bord de la route, mais je tiens a utiliser ces premiers kilomètres relativement rectilignes et sans contraintes particulières pour ressouder l'ensemble et aborder la partie plus hypothétique dans les meilleures conditions possibles. J'avance à allure mesurée jusqu'à ce que j'aperçoive le double phare caractéristique de la Triumph de Christian à qui j'ai demandé de fermer la marche. Nous reprenons alors un rythme plus soutenu et absorbons d'autres motos se joignant à notre cortège. A l'approche de chaque zone à risques je ralentis progressivement afin de ne pas provoquer d'à coups susceptibles d'engendrer des freinages appuyés et mal venus sur sol glissant.

 

Heureusement que j'ai l'habitude d'emmener des groupes car il faut redoubler d'attention. Outre la gestion de sa propre conduite, il faut scruter le sol et l'environnement à la recherche d'un piège tout en profitant des rares bouts droits suffisamment longs pour vérifier la bonne marche de l'ensemble et s'y adapter.

 

A la sortie de Lacelle, je sens le side de Pascal impatient dans la belle courbe à gauche bien sèche, mais je reste au rythme du passage en ville. Dans le virage à droite qui suit, Pascal semble piaffer de plus en plus, et il ne doit pas comprendre que je ne parte pas comme dans certains enchainements précédents. Lorsque nous attaquons le gauche qui suit, il comprend. Un véhicule de gendarmerie est stationné sur la droite gyrophare allumé. Un gendarme nous fait signe de ralentir et, à l'aide de son pied, nous signale que la zone est glissante, ce qui est d'ailleurs bien visible par la blancheur de la chaussée. Je le remercie et contourne avec délicatesse le dispositif de cônes qui protège les pompiers et une voiture accidentée. Une arrivée euphorique dans ce traquenard ce serait probablement terminé par un magnifique strike ! ! !

 

Les passages blanchis se succèdent mais, à part quelques dérives fugaces, tout le monde arrive à bon port et relativement décontracté. D'ailleurs, si j'étais plus timide, j'aurais surement rougi face aux multiples remerciements de mes suiveurs qui ont semblé apprécier ma manière d'enrouler avec plus ou moins de vigueur suivant le contexte.

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Une vue bien parcellaire de ce site magnifique,
véritable vitrine de la région.

 

 

 

 

 

 

Le nouveau site est grandiose. En effet, pour faire face à l'afflux (près de 2300 inscrits et une probabilité de 3000 participants) le MC Meymacois a du trouver un terrain plus adapté que celui de l'année dernière déjà exigu. Celui-ci est vaste et présente une image idéale du plateau de Millevaches. Un terrain vallonné et herbu, ponctué d'une parcelle de conifères et pourvu d'une source en son centre. La carte postale type de la région !

 

Joint au téléphone, DD56 se poste sur la crête et agite sa casquette pour que nous le repérions. Pendant que ceux qui ont leurs "pass" partent prendre possession des lieux, je redescend sur Meymac avec les autres. Nous profitons de ce passage en ville pour aller saluer Arlette dans l'ambiance mouvementée du siège du moto-club avec Michel qui vient de nous rejoindre. Il s'est en effet retrouvé bloqué au dernier moment par le boulot mais nous rend tout de même une petit visite. En remontant, nous nous arrêtons au tabac qui est malheureusement fermé. Je suggère à mes acolytes de remonter s'installer pendant qu'il fait jour et je repars à Saint Angel pour combler les lacunes des potes imprévoyants et qui m'avaient passé leurs commandes de cigarettes ! ! !

 

Lorsque j'arrive sur le site, une grande partie de l'équipe a déjà déserté le campement pour aller vérifier le bon approvisionnement du bar. Si ce n'est pas la chaleur qui leur donne soif, ce doit-être les quantité d'âneries et quolibets débités dés les casques posés.

 

La fin de journée se poursuit par plusieurs aller et retour entre les tentes et la buvette. Avaient-ils peur qu'elle disparaisse ? C'est aussi le meilleur moyen pour se retrouver. Ainsi, je peux faire la connaissance de Christophe (Tofun), un jeune qui passe son permis cette semaine et qui est venu du Var en 125. Enfin, il est partit en 125 mais celle-ci l'a lâchée en route et il a continué comme passager d'une autre moto. Nous avions échangé quelques propos au travers du forum et il s'étonne de notre attitude à son égard alors qu'il n'est pas lui même motard (ce sont ses paroles). Je respecte, et j'admire, celui qui ose se lancer dans de telles conditions et le fait d'être motard est pour moi plus un état d'esprit que la possession d'un objet . . . Il est avide de nos expériences et nous passons un long et agréable moment à deviser.

 

Dans la soirée, Eric44 fini par réchauffer le sauté de mouton qu'il avait concocté avant de venir et congelé. Avec la température ambiante c'était toujours un bloc de glace et il lui a fallu jongler pour obtenir un plat chaud sans le bruler. La nuit est déjà bien avancée quand les premiers, dont je fais partie, commencent à s'éclipser sous les tentes. Je suis douillettement installé dans mon duvet et sous une couette et je m'endors presque instantanément. Des retours de buvette tonitruants me réveillent, mais très brièvement. Je n'entendrais même pas certaines invectives à mon encontre du type : "Allez Pat, met toi sur le ventre, j'arrive".

 

Comme d'habitude, je me réveille tôt mais traine un peu dans la douce quiétude de mon couchage de luxe. Vers 5H30 je vais boire mon premier café et rencontrer les lève-tôt ou couche-tard. De nouvelles et passionnantes rencontres, des boutades, des crises de rires, des discussions endiablées, des souvenirs, autant d'ingrédients à priori insignifiants mais qui réchauffent l'atmosphère et accentuent les dimensions humaines de ces moments.

 

Dés que la lumière de l'aurore s'accentue, je retourne à la tente chercher l'appareil photo. Les copains commencent à émerger, avec plus ou moins de vigueur. Mon petit Jo est touchant. Il se confond en multiples remerciements pour l'organisation de cette virée. Il est dans une période cruciale de sa vie (perte de boulot probable et bientôt jeune Papa) et cette parenthèse lui a permit d'évacuer une partie de son stress. C'est bien Jo, tu grandis et tu constate que les copains ne sont pas là QUE pour faire la fête, mais aussi pour s'épauler et s'entraider. . .

 

Nous retournons ensemble boire le café. Les esprits sortent des brumes et les crises de rires se succèdent au gré des blagues et boutades. Lorsque j'annonce que je pars faire un tour du site pour immortaliser quelques scènes, Pascal m'emboite le pas. L'appareil numérique n'apprécie pas la température et il faut jongler avec les piles dans la poche et le boitier sous le blouson. En faisant un tour complet du site, nous prenons la réelle mesure du nombre de participants. Visuellement, l'habitat de toile semble relativement clairsemé, mais la surface permet d'égayer les quelques 3000 personnes répondant présents. Il nous faut d'ailleurs un bon moment pour parcourir tout ce lieu et mon dernier ménisque s'en souviendra avec vigueur ! ! !

 

A notre retour, nous constatons que nous avons loupé le départ de nos voisins. Heureusement, Eric44 a pris quelques photos et je les utilise pour leur rendre un hommage particulier. Le père et le fils ont mis 14H00 pour venir de La Rochelle . . . juchés sur une Mob et un solex ! Chapeau bas et respect Messieurs.

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Il est déjà l'heure de plier et d'organiser les retours. DD56, Dom, Fred17 et Jo ainsi que Franck repartent directement vers l'ouest. Le reste de l'équipe converge vers Bort sous le brouillard givrant qui commence à déposer sa pellicule blanche. Fred26 prend juste un café avant de repartir. Il veut passer le Vivarais glacé et enneigé de jour. Il ne pourra même pas profiter des caillettes Ardéchoises qu'il a apportées.

 

Nous nous retrouvons à 9 à la maison, Michel nous ayant rejoint. Je fini rapidement la confection de la Tatin âprement réclamée par Eric40, pendant l'apéritif puis nous nous attablons autour de la potée. Nous mangeons assez rapidement pour libérer Eric40 et Françoise, Frédo et Jeannot qui repartent vers les Landes et la région Nantaise. Au cours de la fin de journée, les appels téléphoniques nous annoncent que chacun est bien rentré. Pascal, Christian et Eric44 passent la nuit à la maison (ils ont d'ailleurs pris des acomptes de sommeil plus ou moins long l'après midi devant Continental Circus ! ! !).

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Un peu d'animation dans ce quartier d'habitude si calme . . .

sauf quand les copains viennent arrondir les pneus dans la région ! ! !

 

 

 

 

 

 

 

Ils repartent lundi sous le soleil du petit matin qui fait étinceler le givre déposé par la brume. Pascal souffre avec son side dont l'embrayage a rendu l'âme. Il finira son périple en passant les vitesses à la main, son pied étant devenu trop endolori par cette boite trop dure.

 

Cette seconde édition du renouveau des Millevaches s'avère une réussite brillante, et la confirmation des attentes de beaucoup d'entre nous. Il est vrai que la météo était très clémente cette année et que beaucoup ont regretté l'absence de neige. Mais restons positifs. Ces conditions permettent aussi d'offrir un environnement routier plus sécurisant et donc des participants plus détendus. A titre personnel, si je ne rechigne pas à rouler sur la neige (et ça m'est encore arrivé le mois dernier – cf. "Un week-end épique") je ne vais plus la chercher pour le plaisir de la braver.

 

Je tiens à rendre ici un vibrant hommage à tous les organisateurs et officiants de cette manifestation. Je vous assure que les "bizuths" ont été impressionnés par votre efficacité dans la bonne humeur.

Toutes les discussions, qui se poursuivent d'ailleurs sur le forum, sont unanimes. L'environnement que vous avez su créer et entretenir est propice au bien être de chacun et donc à la réussite des rencontres.

 

C'est d'ailleurs ces rencontres qui me laissent un goût amer.

Il y a tant de gens que je voulais voir et que j'ai loupé, ou trop brièvement aperçu . . .

 

Dommage, cela va m'obliger à revenir . . .

Ou tant mieux, mais ais-je vraiment besoin de cela ?

 

 

 

 

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 05:42

Nous sommes le soir du 23 novembre et j'ai déjà fini le bouquin dont la parution date du . . . 20 novembre !

Comme je ne lis que le soir, c'est un signe !

 

Jean-Paul Dautricourt, l'auteur de Cap au Nord, qualifie lui même son bouquin de "Polar-Motard" et cette appréciation ne me semble pas usurpée.

 

L'ambiance, sans lever le voile :

 

Un flic non conventionnel aussi amoureux de son métier que de sa MV Agusta F4.

Il respecte aussi peu sa hiérarchie et les procédures professionnelles que les limitations de vitesse ou la loi des 100 chevaux qu'il pense castratrices.

Il se retrouve au cœur d'une affaire "comac" (ce sont ses termes) riche en rebondissements et émaillée, entre autre, de séances d'affolement de radar (boitakon, sic) en 1400 ZZR.

Et pour couronner le tout, une bien particulière petite nana en Ducat' s'immisce dans cette magnifique alchimie . . .

 

Mes impressions :

 

J'ai plongé dans cette histoire avec une telle avidité que mes nuits s'en sont trouvées très écourtées. Maintenant que je l'ai fini je suis déçu. En effet, il va falloir attendre la suite qui est en cours d'écriture.

 

Entre les méandres de l'affaire policière, j'ai retrouvé de nombreuses situations vécues en moto ou ressenties dans l'univers de notre passion. Il est vrai que l'auteur n'est pas un amateur et a possédé près de 40 bécanes de tous types.

 

Alors, si vous aimez lire n'hésitez pas à vous faire plaisir.

Et à l'approche des fêtes c'est peut-être une idée de cadeau original, d'autant que dès la couverture (une ZZR, légèrement sur l'angle au sein du superbe circuit des Écuyers) le décor est planté ! ! !

 

Ce bouquin est disponible sous forme papier ou PDF sur le site des éditions Publibook :

http://www.publibook.com/boutique2006/detail-5272-PB.html

 

Et, afin de vous conforter dans votre choix, vous y trouverez aussi la photo de couverture, un résumé de l'histoire, l'avis du comité de lecture et l'accès aux deux premiers chapitres.

 

En souhaitant ainsi continuer à vous faire partager mes bons moments, mais aussi concrétiser mon attachement à certaines de nos valeurs comme l'entraide, la solidarité et le respect.

Et ce respect, je le porte à Jean-Paul, ce motard trop peu souvent croisé.

Notre première rencontre à lieu lors d'une action caritative d'un moto club de Normandie au profit d'enfants.

Et c'est pour moi déjà un signe fort !

 

Bonne lecture.

 

 

 

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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 06:58

Jeudi 11 novembre, j'étudie sérieusement la météo car je dois me rendre en vallée du Rhône et le temps est incertain, même si le déluge de ces derniers jours se calme. La neige est annoncée à 1300 mètres sur le Massif Central et je dois culminer à 1200 m., donc pas d'inquiétude à ce sujet. J'annule l'option nord par Brioude et le col de la Chavade car les risques de pluie sont importants. Je privilégie un itinéraire bien viroleux par Saint Chély d'Apcher, Mende, Florac et Alès. Néanmoins, les températures sont particulièrement fraîches et je décide de partir en fin de matinée.

 

J'entame ce périple sous quelques trouées vaguement bleutées et sur route détrempée. L'attention est d'autant plus soutenue que les feuilles d'automne ont tendance à bien coller sur le revêtement mouillé et procurer ainsi des risques supplémentaires de perte d'adhérence. J'admire les derniers relents de l'automne. Si le vert profond des conifères est immuable, les rouges, orangés ou jaunes s'affadissent et mutent vers des teintes fauves plus uniformes et moins lumineuses.

 

Dans la traversée de Riom-ès-Montagne, je surveille fébrilement la calandre d'un 4X4 qui s'inscrit trop ardemment dans mon rétro et je fais ma première bêtise. En légère courbe, j'oublie d'éviter le marquage d'un passage piéton et la sanction est immédiatement traduite par une amorce de glisse. J'enrage doublement car je me suis laisser surprendre bêtement et si j'étais tombé, je ne pense pas que mon suiveur aurait pu m'éviter ! ! !

 

Malgré cette brutale décharge d'adrénaline, mon enthousiasme n'est pas entamé et je démarre l'ascension vers les plateaux du Cantal sobrement mais suffisamment rapidement pour effacer les quelques voitures présentes, dont celle qui semblait trouver que je n'allais pas assez vite en ville. Dans le même temps le point de vue sur les paysages évolue. Les vertes pâtures prennent des teintes pastels de plus en plus diaphanes en fonction de l'importance du saupoudrage neigeux. Avec l'altitude, le blanc fini par dominer uniformément tout le paysage, y compris la route qui présente maintenant des ornières noires qu'il faut bien viser. Par deux fois, sur quelques centaines de mètres, le noir disparaît presque complètement au profit du blanc. La vitesse a tellement baissée que les véhicules précédemment doublés me repassent. Bizarrement, la montée et le passage du col d'Entremont se réalisent sur une route totalement exempte de neige, mais dans un univers uniformément blanc. Le massif du Puy Mary disparaît dans une masse cotonneuse sans aucun contraste avec l'environnement.

 

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 Un joli terrain d'entrainement à la prochaine hivernale des Millevaches !

 

Les couleurs du paysage reviennent progressivement dans la descente vers Murat et je reprend un rythme plus élevé tenant néanmoins compte de la chaussée détrempée. En arrivant au rond point qui surplombe la ville je fais ma seconde ânerie. De bien noir, le revêtement passe instantanément au blanc légèrement scintillant. Freinage appuyé dans le but d'aborder cette zone avec le minimum de vitesse, mais le flux cardiaque s'affole car il est évident que je vais aborder cette plaque de verglas précédent une courbe beaucoup trop vite. Moment de vérité angoissant. La moto ne bouge pas malgré une légère pression maintenue sur le frein arrière, puis l'amorce du virage. Rassurant, mais incompréhensible. En fait, je découvre vite que cette portion est balayé par un courant d'air qui sèche l'asphalte pour faire ressortir la teinte donnée par . . . le sel. Les scintillements étant engendrés par les reflets du soleil sur les cristaux non fondu. Rassuré, je m'en veux tout de même de cette réaction conditionnée par les kilomètres précédents mais totalement incohérente. En effet, la température est douce et, en ce début de saison hivernale, les sols ne sont pas encore trop refroidis. Il était donc objectivement impossible de trouver, à cet instant, une plaque de verglas à cet endroit là ! ! !

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En descendant sur Murat,
les couleurs s'émancipent
de la couverture blanche.

 

 

 

 

Après Saint Flour, la vue sur les reliefs que j'aurais dû emprunter pour mon itinéraire nord me conforte dans mon choix. Toutes les hauteurs sont uniformément blanches. J'emprunte donc la A75 vers le sud pour une petite portion qui m'acheminera vers Saint Chély d'Apcher. Je m'arrête pour une pause café à l'aire de la Lozère et me gare aux cotés d'une Honda Seven Fifty, première moto rencontrée. Je retrouve son pilote à la machine à café. Il semble tout content de me rencontrer. Il est parti de Chartres à 5H00, se dirige vers Perpignan et je suis le premier motard qu'il voit ! ! ! Nous échangeons boutades, retours d'expérience et réflexions. P'tit Claude me parle de sa dernière réalisation relative à des séries de préceptes motards présentés sous des formes originales. Il devrait m'en communiquer prochainement des exemples que je ne manquerais pas de diffuser ici.

 

Lorsque je me prépare à partir, P'tit Claude suggère de faire la route ensemble. Je suis d'accord mais lui indique que je vais rapidement bifurquer. Il paraît néanmoins apprécier de sortir un peu de cette solitude, ne serait-ce que pour quelques kilomètres. Cependant, je reste dubitatif sur mon itinéraire. Les visions plus ou moins lointaines de la campagne me provoque une certaine appréhension. M'engager sur des routes peu empruntées, viroleuses et engoncées dans la neige m'attire d'autant moins que j'ai déjà pris du retard sur ma feuille de route. Dés les premiers kilomètres, la vision des paysages qui déroulent leurs charmes sur ma gauche me conforte dans le choix de poursuivre la A75 jusqu'au niveau de Mende. C'est bien sûr magnifique, mais peu engageant pour rouler à une allure décente !

 

Un long salut appuyé à Ptit Claude qui continue sa route vers des contrées plus chaudes et je bifurque pour m'offrir le baptême des nouvelles infrastructure autour de Mende. Un viaduc évite maintenant une bien jolie route, mais plutôt scabreuse à cette époque. Ensuite, la ville est contournée. Sur ces chaussées mouillées, c'est un confort appréciable. Éviction de nombreux carrefours, passages piétons, manœuvres à répétition, traces d'hydrocarbures, . . . autant de facteurs de risque dont je me passe aisément aujourd'hui.

 

La traversée des Cévennes commence à m'offrir une certaine détente. Les routes deviennent séchantes, les paysages s'illuminent des dernières teintes automnales sous une lumière en lente évolution et le faible trafic est peu gênant. Après la vallée, je m'attaque au col de Montmirat (1046 m.). Si j'ai évité cette route pendant de nombreuses années pour cause de délabrement avancé, c'est maintenant un tronçon particulièrement agréable pour tester ses capacités dans le sinueux. Il me faut toutefois rester vigilant aux changements d'adhérence constants. Suivant ses orientations, la chaussée passe rapidement de sèche à humide, et trop d'euphorie en entrée de courbe peut se traduire par certaines angoisses en sortie ! ! !

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Les Cévennes conservent encore des vestiges des teintes automnales qui illuminent un univers grisonnant !

 

 

 

 

 

 

 

Je stoppe la moto à Florac dans une douceur qui annonce le sud et m'installe en terrasse pour une pause détente/café/cigarette. Les muscles du dos commencent à peine à se décontracter lorsque la Kawette (650 Versys, Kawasaki) du sieur Dédé apparaît sur la place. Petits potins autour d'un nouveau café et nous repartons en direction d'Alès. Nous déroulons agréablement la fabuleuse N106 qui nous présente encore quelques traces d'humidité. Néanmoins, je peux commencer à réchauffer les flancs des pneus qui n'ont pas encore gouter au bitume depuis ce matin ! Au pied des Cévennes, comme nous passons à proximité du Pôle mécanique, nous décidons d'aller jeter un coup d'œil aux préparatifs pour le "Scorpion Masters". Des séances de roulages pour sides et solos sont en cours sur le circuit de vitesse ainsi que des essais sur la piste de trial et nous profitons du spectacle. En déambulant nous constatons que quelques pointures sont déjà présentes. Le matériel de Michaël Pichon est en préparation et nous avons un échange rapide avec le très sympathique et emblématique Serge Nuques. Ce chevalier de Groland particulièrement efficace en moto est toujours aussi clownesque. Cela nous rappelle notre dernière rencontre au Moto Tour 2008, et particulièrement dans la descente du Mont Faron. Nous descendions en groupe derrière deux motards de la police. En arrivant sur la ville, la meute piaffe, et particulièrement Serge que je surveille dans mon rétro. Je m'écarte et lui fait signe de passer. Il me double avec un petit salut et, sur une magistrale glisse met sa bécane en travers devant nous. Il est vraiment tout aussi bon sur la moto que pour faire le clown en tutu ! ! !

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Monseigneur
(plutôt saigneur d'ailleurs)
le chevalier de Groland,
Serge Nuques nous gratifie
de ses mimiques.

Salut à toi Sergueï ...

 

 

La fin de cette étape vers chez Dédé et les gorges de l'Ardèche est mémorable. Le soleil couchant, dans notre dos, s'immisce entre les derniers nuages bas et illumine ponctuellement diverses zones du paysage qui s'offre à nous, mettant en valeur certains reliefs. Ainsi, ce village éclatant de lumière sous les feux solaires, semble émerger de la colline ombrée et sombre qui le supporte. Certaines crêtes sont d'autant plus accentuées que les vallées sont déjà dans l'ombre du crépuscule. Parfois, ces rayons nous dérangent aussi lorsqu'ils se reflètent dans nos rétroviseurs et nous éblouissent ponctuellement. A l'arrivée, nous constaterons avec André que nous avions une analyse identique de cette situation particulière. Nous étions spécialement vigilants quant aux véhicules à contre sens ou s'engageant sur notre voie et partions du principe qu'avec l'éblouissement ils ne nous voyaient pas.

 

La matinée du vendredi se déroule sobrement à la maison et l'après midi est consacrée à une nouvelle visite à Alès. Au Pôle mécanique,les préparatifs vont bon train et les premiers compétiteurs testent matériels et capacités sur les pistes comme dans les stands. Les machines de vitesse côtoient sans vergogne les frêles motos de trial ou les rageuses bécanes de supermotard. Il est vrai que le concept de ce premier "Scorpion Master" est aussi simple que particulier :

 

Réunir un maximum de pilotes français de renom issus de toutes les disciplines de la moto et les faire s'affronter sur 4 manches distinctes, le trial, l'enduro, la vitesse et le supermotard.

 

Le résumé, en titre du programme, est évocateur :

36 champions, 4 disciplines, 1 vainqueur ! ! !

 

La vidéo de présentation du Scorpion Masters est claire :

http://www.dailymotion.com/video/xfd9eb_scorpion-master-2010_auto

 

Quand je dis simple, je pense plutôt à l'idée car la réalisation doit-être beaucoup plus complexe. Faire concorder toutes les contraintes de calendriers de chacun, tenir compte des obligations contractuelles de certains (interdiction de participation à ce type d'épreuve avant une course majeure comme le Dakar par exemple, afin de limiter les risques de blessures), motiver des partenaires, etc . . . et tout cela sans antécédents porteurs puisque c'est une première. Sûrement une idée assez simple, mais une gageure dans l'élaboration et la gestion !

Néanmoins, une donnée non gérable semble se mêler positivement à la réussite d'un tel challenge. La température remonte, les nuages s'étiolent et les perspectives météo pour le lendemain sont encourageantes.

 

Lorsque la lumière commence à décliner, nous repartons en direction d'Avignon où nous avons rendez-vous en début de soirée avec d'autre motards pour une manifestation à l'initiative de la FFMC 84.

 

Un petit gag à l'entrée d'Uzès. La circulation est difficile et nous apercevons un policier méditant à l'ombre d'un mur devant un carrefour encombré. Dédé, de loin, s'écrie assez fortement "Mais, que fait la police ?" Je ne pense pas que ce policier ai pu entendre cette invective, mais il relâche ce mur qui tient d'ailleurs sans lui, et se poste dans le carrefour pour fluidifier le trafic. Après ce passage, nous sommes au pas dans la file et échangeons nos impressions dans une crise de fou-rire. C'est alors que nous croisons deux motards de la gendarmerie. Nous partageons des saluts et le second nous gratifie d'un grand sourire. A la réflexion, nos mines hilares devaient être contagieuses.

 

Nous profitons de notre passage en Avignon pour aller se faire offrir le café chez Chantal et Michel. Échanges de souvenirs, rigolades, et surtout un immense plaisir à retrouver leur fils, mon ancien passager pour une journée mémorable entre Drôme, Ventoux et Ardèche. A cette époque, il était fragilisé par des traitements lourds et un avenir bien bouché. Ce jour, il me confirme avec joie et vigueur ce que sa Maman m'avait annoncé à l'Ascension, à savoir que l'oncologue ne voulait plus le voir, la rémission étant confirmée. Un belle leçon d'humilité que ce petit jeune pétillant, heureux de partager son bonheur avec le vieux en visite ! ! !

  ffmc2

 

 

 

 

 

La joyeuse équipe attablée en terrasse et les motos sagement garée en Avignon.

 

 

 

 

 

Ensuite, nous retrouvons le centre ville pour y attendre les manifestants. Le convoi d'une vingtaine de motos se met en route pour le tour des remparts et comme ce n'est pas une visite touristique, les décibels se déchainent aux abords des bâtiments publics, et notamment devant le commissariat de police. Après un pot en terrasse, nous repartons avec André vers l'Ardèche.

 

Départ de Saint Martin le samedi matin dans le brouillard. Les accès au village sont fermés pour cause de Marathon de l'Ardèche. En effet, tous les ans à cette époque, les grands du canoë kayak se retrouvent pour une descente des gorges, de Vallon Pont d'Arc à Saint Martin. J'ai une forte pensée pour Pascal et sa petite famille, tous largement investit dans ce sport déjà évoqué à plusieurs reprises dans ces lignes.

 

J'enrage de constater le nombre de véhicules sans lumière alors que la visibilité est des plus précaire. Je suis encore plus interrogatif face aux voitures en feux de stationnement que l'on ne voient pas mieux. Si les premiers peuvent avoir oublié d'allumer leurs feux de croisement (les noms sont plutôt évocateurs, n'est-ce pas ?), les second sont bien conscients de la mauvaise visibilité, mais ne se rendent pas compte qu'ils sont tout autant invisibles . . . Comme disait Dédé hier, "Mais que fait la police ?". Rassurez vous, ils étaient au moins 8 à l'entrée de Saint Martin à discuter, surveiller les barrières en place, . . . et regarder passer ces véhicules fantômes ! ! ! Tout aussi difficile et performant que de garder amoureusement une boite à image automatique ! ! !

 

Lorsque nous arrivons au Pôle Mécanique, les épreuves de trial et d'enduro sont terminées. La foule est dense et nous déambulons autour des stands et du circuit où débutent les essais de vitesse. Régulièrement, André contacte les différents collègues et nous avons rendez-vous sous la tour vers midi afin de manger tous ensemble. Heureusement pour nous Annie, l'épouse de Dédé, avait parfaitement œuvré dans son rôle de cantinière. La file d'attente pour se pourvoir en casse-croute ou boissons est dantesque. Certains n'ont pas eu le courage d'affronter cette queue interminable, sont partit manger en ville et sont revenu avant ceux qui étaient toujours dans la file ! ! !

L'organisation est victime de son succès et du coup de main apporté par la météo.

 

L'après midi est consacrée au suivi des épreuves de vitesse et de supermotard. De magnifiques empoignades, quelques chutes, toujours des crises de rigolade avec les copains, un décor de rêve de ce circuit enchâssé dans la forêt des contreforts Cévenols et un soleil qui chauffe de trop puis devient gênant en descendant vers l'horizon, mais dont la présence est toutefois bien agréable.

 

Je ne vais pas vous raconter ces courses. D'autres le font avec plus de brio et sont mieux placés. A ce titre, voici un lien qui vous permet de retrouver, entre autre, les classements et une revue de presse alléchante :

http://www.polemecanique-mc.com/scorpion-masters/

 

Nous repartons au crépuscule avec de magnifiques images et souvenirs plein la tête et dans un décor aux illuminations chaudes et féériques.

 

Encore un coup d'essai qui s'avère un coup de maître.
Félicitations aux organisateurs, remerciements aux compétiteurs,
et j'engage vivement mes lecteurs à programmer cette sortie pour 2011.
Vu l'ambiance et le spectacle cette année, cela promet pour la suite.

 

circuit ales

 

 Un décor somptueux pour ce circuit
enchâssé dans les contreforts de la montagne Cévenole.

 

 A l'arrivée, après avoir consulté la météo, André confirme l'annulation de la sortie prévue le lendemain et déjà abandonnée par certains. Je perd ainsi l'occasion de repartir avec une sympathique escorte pour les premiers kilomètres de mon retour, mais les perspectives, sans être catastrophiques, ne sont pas réjouissantes.

 

Dimanche matin, les prévisions météo m'entrainent a programmer rapidement mon départ. Nous avons quelques risques de légères pluies au pied des premiers reliefs mais je vais au devant d'un front important qui arrive de l'ouest. Tout le temps supplémentaire passé ici se traduira par autant de kilomètres sous la pluie à l'arrivée. . .

 

Dédé m'accompagne et nous affrontons le premier crachin peu après la sortie de la vallée du Rhône. Aux abords d'Aubenas. la vue sur la montée vers le col de la Chavade n'est guère plus réjouissante. D'importantes limbes de brumes masquent le relief par intermittence. Lors de l'arrêt à la station service, André m'indique qu'il ne va pas continuer, l'intérêt étant des plus relatif, avis que je partage. Nous retournons en ville pour déguster un café avant de nous séparer.

 

Je crois que je n'ai fait qu'une fois cette ascension plus lentement. La brume s'avère suffisamment légère pour ne pas gêner la progression et la pluie tombe calmement par intermittence, mais la chaussée est détrempée. J'ai rapidement hâte d'arriver suffisamment haut pour ne plus trouver d'arbres. Par endroits, la chaussée passe du noir au jaune ou même carrément à l'ocre. Tout dépend de l'épaisseur de la bouillie de feuilles et de la nature des arbres. Dans ces conditions, j'aborde ces successions ininterrompues de virages avec la plus grande vigilance et ne relance que lorsque la sortie est bien visible et propre tout en surveillant le plus loin possible l'amont afin de pouvoir élargir le plus possible mes trajectoires. A un moment j'aperçois, quelques virages au dessus, une voiture qui me semble descendre trop vite. Néanmoins je commence à douter de ma vue car je ne la croise pas encore. Je la trouve deux virages plus loin, encastrée par l'arrière dans le décor. Une sortie de route en toupie sans gravité autre que matérielle mais j'espère formatrice. Ceci me laisse une impression bizarre. A quelques secondes près je jouais le rôle peu reluisant du jambon dans le sandwich ! ! !

 

Dans les derniers kilomètres de La Chavade, je file légèrement plus vite que les voitures, mais n'ose pas les doubler. De telles manœuvres dans cet environnement demanderait des freinages appuyés et des prises d'angles plus prononcées au risque de me faire surprendre. Un feu de travaux m'offre la possibilité de remonter toute la file emmenée par un fourgon et sa remorque de canoë immatriculé dans 35. Même si je sais que le Canoë Club du Liè n'est pas du voyage au marathon de l'Ardèche, je vérifie en passant que je ne connais pas cette équipe. Un moyen comme un autre de se sentir moins seul dans la tension latente. Sur le plateau la pluie s'arrête, la visibilité est correcte sans être lointaine et le rythme augmente peu à peu. Aux alentours de l'auberge rouge de triste renommée le vent se met de la partie ce que j'apprécie car c'est l'annonce d'un séchage plus rapide. Toutefois les bourrasques deviennent tellement violentes que par deux fois je suis poussé vers le bas côté avec la désagréable sensation de n'être qu'un fétu de paille. De plus les amorces de contrôle sont inopérantes sinon dangereuses. Ces coups de vents sont tellement brutaux dans leur puissance et fugaces dans le temps que la moto part aussitôt de l'autre côté de la route, ne rencontrant plus de résistance à la correction. La seule solution que je trouve réside dans une réduction drastique de la vitesse afin de limiter l'ampleur des réactions. Heureusement, cet épisode ne dure qu'une dizaine de kilomètres. Ensuite, si le vent reste fort et sèche rapidement les pans de chaussée exposés, il perd de son ardeur.

 

Une rapide pause café casse-croute (fourni par Annie) et je reprend ma route ardemment, sachant que plus je traîne, plus les risques de pluie augmentent. Je me fait réellement plaisir entre Massiac et Murat tout en restant attentifs aux zones protégées du vent et encore mouillées. C'est ensuite les plateaux du Cantal où la neige a nettement reculée depuis vendredi. La moyenne augmente significativement au détriment du respect de la réglementation. Peu avant Riom, un appel de phare me calme. Deux kilomètres plus loin j'arrive sur un break que j'aurais sûrement vu beaucoup trop tard pour éviter une très couteuse photo ! ! !

 

La moto est vite déchargée et rangée. 10 minutes plus tard le crachin s'installe pour laisser rapidement la place à une pluie soutenue. Il était juste temps ! ! !

 

 

 

 

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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 08:04

Le forum 900 Diversion organise une sortie automnale en Creuse, proche de Vassivière et donc quasiment dans mes terres. J'ai proposé à Christian, le G. O., de les rejoindre à un moment ou un autre, passer un moment ensemble et pouvoir, enfin, mettre des têtes sur quelques pseudos . . . J'ai connu ce forum par Michel, un voisin du TT qui roule, entre autre, avec un 900 Diversion attelé et l'ambiance bon enfant, me séduit même si j'y suis peu présent. Cet univers virtuel se poursuit aussi dans le réel par de nombreuses rencontres dont celle-ci.

 

Dimanche matin 6 heures 45, je finis de m'équiper, sort la moto du garage et fait quelques tours de roues pour m'arrêter devant chez le boulanger. Il n'a pas failli à son engagement et ma vingtaine de croissants encore tièdes m'attendent. Ils sautent directement dans le top case et me voilà parti sous le pâle jour naissant. J'en profite pour louer, pour une fois, le changement d'heure. Hier avec le même programme, je faisais quasiment toute la route de nuit.

 

La chaussée est encore mouillée et la lumière, filtrée par un plafond bas, reste faible. Néanmoins, le camaïeux des chaudes teintes d'automne capte cette faible clarté et illumine l'environnement. Féérique et grandiose.

 

A l'approche d'Ussel, je dois décider de la poursuite de mon parcours. Soit vers le nord par La Courtine, soit par le sud du plateau de Millevaches. J'opte pour cette seconde possibilité, ayant pris l'autre itinéraire plusieurs fois ces deniers temps. L'attention est soutenue. Les routes à peine séchantes et les risques accrus de transhumances d'animaux sauvages au petit matin sont deux facteurs qui maintiennent une concentration accrue. Néanmoins, il me faut moins d'une heure pour faire les 80 premiers kilomètres et je peux bifurquer pour terminer ce trajet en flânant sur de petites routes.

 

30 kilomètres en ¾ d'heure. Des routes étroites et constellées de gravillons, de feuilles mortes, de boue. Mais quel spectacle. S'engouffrer sous une voute dorée pour déboucher sur un vert vallon parsemé de moutons blancs. Dérouler les virages qui accompagnent les méandres d'un petit torrent serpentant entre roche et végétal. Sauter d'une vallée à l'autre et découvrir des points de vues sans cesse renouvelés. Quel plaisir, et quel bon augure pour cette journée.

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Je longe le lac de Vassivière dont les eaux sont particulièrement basses avant de trouver les panneaux annonçant la direction à suivre pour rejoindre les compères du forum. A l'approche du lieu, je croise une voiture qui me fait des appels de phare. Un salut matinal ou une vache en maraude, cachée derrière le prochain virage ? Je salue et remercie d'un geste puis jette un coup d'œil dans le rétroviseur pour constater que la voiture s'est arrêtée et entreprend une marche arrière. Je stoppe à mon tour et recule aussi. C'est tout simplement Christian qui part faire quelques courses et me confirme que je suis presque arrivé. Heureusement d'ailleurs. Lorsque je rejoins le site il y a bien des motos, mais je découvre péniblement une seule 900 Diversion au milieu d'une meute de BMW, FJR, Varadéro ou autre Guzzi . . . Est-ce un autre groupe ?

 

Il est vrai que cette machine est vieillissante et que beaucoup ont échangé leurs montures pour des motos plus modernes ! ! !

 

Je fais rapidement connaissance autour d'un café bienvenu et l'heure du départ de la balade sonne prestement dés le retour de Christian. La procession s'ébroue calmement pour rejoindre Gentioux-Pigerolles où un premier arrêt nous permet de découvrir un monument au mort particulier puisqu'il est érigé CONTRE la guerre. Nous bénéficions des connaissances de Henri qui nous explique, entre deux chahuts, les particularités des ces différents types de stèles. Les esprit volages et frondeurs sont vivement rappelés à l'ordre par l'annonce d'un quizz pour le soir même ! ! !

 

Pour la suite, la cohorte motorisée traverse les pacages herbus du plateau de Millevaches et je rigole en suivant la Guzzi. Guillaume, en passager derrière sa Maman, semble compter les bovins. J'espère qu'il ne va pas vouloir rouler jusqu'au nombre exact ! Les longues courbes ou petit virages sont enroulés avant un nouvel arrêt aux ruines des Cars déjà évoquées à plusieurs reprises dans ces lignes (cf. avec Maxime ; avec deux Lotus ! ). La pause est instructive mais aussi épique. Il est décidé de faire une photo de groupe, mais il faut que les trois officiants s'accordent. Trouver le bon support, vérifier le cadrage, déclencher les retardateurs ensemble et courir se positionner pour la photo demande quelques essais mais fini par être réalisé au milieu des invectives et crises de rigolade. Mais cette apparente réussite n'est que temporaire puisque l'un de nous est parti répondre à son téléphone au moment crucial (non, je ne citerais personne). A refaire ! ! !

  cars

 

 

 

 

 

 

Les trois photographes à la manœuvre
aux ruines des Cars.

 

 

 

 

 

 

  Il nous faut repartir rapidement vers Bugeat où nous attend Jo-Mic. Le side change de main et les boutades pleuvent sur l'évolution de rythme à prévoir. Mais, rétablissons la réalité. Etienne ne le possède que depuis une semaine et il promène ses enfants. Il n'a donc pas encore l'expérience des vieux briscards ! ! ! De plus, si l'allure était posée, je n'ai jamais trouvé de lenteur excessive (ça, c'est fait !).

 

Retrouvailles sur la place de Bugeat à défaut de café pour cause de fermeture du bar. Christian sonne le rappel, mais le redémarrage est difficile tant les conversations ont du mal à s'éteindre. Nous parvenons toutefois à rejoindre Saint Yrieix le Déjalat où nous devons nous restaurer. La nourriture est bonne mais le service traine en longueur. Les enfants, affamés, écument les corbeilles de pain pendant que les adultes chahutent allègrement.

  resto

 

 

 

 

 

 La meute se pose à Saint Yrieix le Déjalat.

 

 

 

Lorsque nous repartons il est près de 3 heures. Arrêt à Lestards pour admirer une charmante et insolite chapelle au toit chaume, passage rapide à Treignac et ses vieilles bâtisses mais sans apercevoir le clocher tors (érigé en vrille) caché au cœur de la vieille ville. Jojo en profite pour mettre sa femme Rose au boulot. Il remonte le groupe pour des prises de vues dynamiques.

Rapidement Jo-Mic nous salue et bifurque pour retourner chez lui, nous abandonnant devant un magnifique tronçon de fabuleuses courbes propres et sèches serpentant au sein d'un décor somptueux de feuillages multicolores, de reliefs sans cesse renouvelés et de bordure de lac.

  chapelle

 

 

 

 

 

Magnifique toit de chaume incongru,
autant dans cette région
que sur une chapelle.

 

 

 

 

 

Lors de la pause à Eymoutiers je prend congés du groupe. Avec la nouvelle heure la nuit va bientôt tomber et je vais encore pouvoir profiter de tous ces paysages. De plus un lourd amas nuageux se dessine à l'horizon, annonciateur d'une éventuelle averse sur les hauteurs. Un rapide complément de carburant et me voilà reparti, seul sur la route, mais la tête emplie de tous ces excellents moments passé à découvrir de nouvelles personnes et à partager sensations et expériences.

 

Les derniers chasseurs abandonnent leurs postes et je joue à saute mouton, entre deux courbes, pour effacer rapidement deux petits convois de 4X4. La lumière décline d'autant plus vite que des nuages s'amoncellent. Les chatoyantes couleurs de la nature sont encore mieux mises en valeur et illuminent la grisaille ambiante.

 

Après Saint Angel, je m'arrête pour tenter de capter une image de ce patchwork de couleurs, mais je suis vraiment un photographe néophyte. Quelques minutes plus tard quelques gouttes éparses viennent s'écraser sur ma visière. Même pas de quoi arroser dignement mon retour. Peu avant Margerides, une trouée dans les nuages laisse passer les derniers rayons rougeoyants du soleil. Ils viennent littéralement embraser la ligne de colline qui me fait face et je n'ose pas m'arrêter dans cette succession de virages plongés dans la pénombre. Rapidement, un dégagement m'offre un zone sécurisée d'où je peux immortaliser un léger pan de cette impressionnante scène. Si cet arrêt me prive des sensations de cette longue courbe, la compensation visuelle est de taille ! ! !

  route2

 

 

Merci à vous tous pour cette superbe journée émaillée de rires, de bonne humeur et de convivialité.

 

Bravo et merci à Christian (et à sa moitié) pour avoir géré cette idée et œuvré, y compris sur la nature, pour qu'elle se déroule sous les meilleurs auspices. L'ambiance automnale est à son paroxysme. Le week-end dernier les teintes étaient beaucoup plus uniformes et aux prochains gels, les feuilles tomberont, préparant la place à de prochains spectacles plus immaculés. La température (au moins dans la journée car il faisait 5° à Meymac au petit matin) était idéale pour rouler. La luminosité était parfaite. Suffisante pour mettre en valeur les décors, sans déranger pour la conduite.

 

Enfin, quel plaisir, pour une fois, de se laisser rouler, d'admirer le serpentin qui précède plutôt que de surveiller dans les rétroviseurs la bonne marche du groupe.

 

 

 
   
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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 14:30

Vendredi matin 4 heures, je me lève plus tôt que d'habitude. Est-ce la perspective de l'invitation répétitive de Pascal qui m'interdit tous rêves ?

 

En effet, depuis plusieurs semaines il insiste pour que je le rejoigne à Magny-Cours afin d'assister à la finale du Superbike mondial. Il sait que je ne veux plus participer au financement de "l'inorganisation" de ce circuit (cf. SBK 2008 ), et use de tous moyens pour me pousser à le rejoindre.

 

J'ai fini par craquer devant ses multiples arguments et la perspective de nouveaux bons moments à passer ensemble. Nous avons donc rendez-vous à midi au "relais calmos" de Bourges. J'ai largement le temps de le rejoindre et décide de profiter de l'annonce d'une magnifique journée pour rallier le centre de la France en musardant dans des secteurs encore méconnus.

 

Je charge la moto et démarre dans la fraîcheur des premiers halos de lumière qui diffractent dans la brume d'altitude. En fait, je découvre très vite que le voile nébuleux est plus proche et dense que ne le laissait penser ma perception initiale. Après les quelques virages qui m'amènent au dessus du barrage de Bort les Orgues, je pénètre dans un univers ouaté, humide et dense. L'euphorie initiale est vite tempérée par une visibilité très réduite.

 

Jusqu'à Ussel, je navigue entre de magnifiques trouées de lumières qui embrasent les superbes couleurs de l'automne naissant et les nuages bas et suintants. Je commence à regretter d'être parti si tôt et m'arrête pour enfiler la tenue de pluie afin que le froid ne soit pas décuplé par l'humidité qui, immanquablement, finira par forcer le passage dans les vêtement. L'allure est dictée par les variations de la visibilité et la nature de l'environnement. La chaussée est alternativement sèche ou humide et les premières feuilles mortes commencent à virevolter, ce qui obère l'accroche des pneus. Dans la Creuse, la température baisse - 3° à La Courtine - et je repense à Pascal sur et sous la neige à cet endroit (cf. Le Pâques Beau ). Mes doigts engourdis me reprochent de ne pas avoir installé les manchons.

 

Un arrêt café à Chénérailles, lieu de retrouvailles très humide avec Ulrich en perspective de notre périple Pyrénéen (cf. jonctions pour les Pyrénées ) puis Gouzon pour découvrir une nouvelle route encore jamais empruntée. La lumière est maintenant omniprésente et le mercure remonte tout doucement. A Boussac, l'incohérence du panneautage me pousse dans une direction légèrement déviante. Heureusement, la position du soleil m'interpelle rapidement et je reprend une petite route sur la droite pour rejoindre l'itinéraire prévu.

 

Intérieurement, je peste contre ces illogismes dans la continuité d'un panneautage, trop souvent vécus. Ici, arrivé au "Y" où je devais prendre sur la droite, le panneau indiquait "Boussac bourg" alors qu'à l'entrée du village j'avais bien "La Châtre" et "Saint Amand". J'ai donc suivi la direction principale de la seule grande ville indiquée, soit "La Châtre", d'autant plus naturellement que les orientations sont proches (nord-nord est et nord-nord-ouest), pensant qu'il y avait un déviation du bourg ! ! ! Dans le brouillard, mon GPS interne ne se serait pas recalé si vite et j'aurais continué plus longtemps sur cet axe non choisi.

 

L'étroite route de traverse évolue entre champs et talus. Elle est jalonnée de dépôts de terre marquants les accès aux zones de culture et j'adopte un train de sénateur, profitant du paysage. Dans l'entrée d'un village abordé très calmement, une voiture surgit sur ma gauche à l'abord d'un stop. Sa position sur la chaussée, complètement de l'autre côté de la bande médiane continue m'interpelle et je saute sur les freins. Réflexe salvateur car le véhicule n'a même pas fait mine de ralentir. La décharge d'adrénaline passée, et courroucé par cette attitude tueuse, je dépasse cette voiture et lui fait signe de s'arrêter. Après une nouvelle frayeur provoquée par un apparent manque de maîtrise, je peux tenter de m'expliquer avec ce conducteur. Au travers des vapeurs d'alcool - il est 10 heures ! - je comprends qu'il est pressé de rejoindre un malade dont il s'occupe et tente de lui expliquer que ce n'est pas une raison pour en tuer d'autres. Peine perdue, les neurones imbibés semblent déconnectés et je pense que dans ces cas là, il ne faut plus parler d'éducation, mais adopter la répression bestiale. D'ailleurs, lorsque j'ai noté son immatriculation en indiquant que je transmettrai à la brigade locale, l'attitude à brusquement évoluée de l'arrogance à la veulerie. Désolant !

 

Je retrouve rapidement mon itinéraire initialement prévu qui me procure de grands plaisirs. Jusqu'à Saint Amand Montrond, alors que je pensais m'ennuyer sur de longues lignes droites, je bénéficie de nombreux virages dont certains sont même piègeux. En effet, de grandes courbes à 180° sont naturelles en montagne, mais moins ici. La découverte tardive de tels virages non anticipés engendrent la surprise et maintiennent les sens en éveil. Ensuite, jusqu'à Bourges, l'ennui reprend et l'acuité est essentiellement maintenue par une surveillance aiguë des bas côtés, à la recherche d'un éventuel radar plus ou moins camouflé.

 ffmc 18

 

 

 

 

 

Quelques figures de cette joyeuse et efficace équipe de la FFMC 18 qui fête ses 10 ans de "Relais-Calmos".

 

 

 

 

 

L'arrivée au "Relais Calmos" est turbulente. L'équipe de la FFMC 18 est sérieusement installée et les retrouvailles avec Joël et ses sbires sont joyeuses. Nous devisons gaiement autour d'un café puis, en attendant Pascal, je file en ville compléter mon plein et faire de premiers achats. De retour au relais, je transmets, au grand étonnement de Joël, le bonjour de Nathalie. Il ne comprend pas comment je la connais. C'est tout simplement la personne qui m'a servi au bar, gardé mes affaires pendant mes emplettes, et avec laquelle nous avons bien rigolé !

 

Pascal arrive rapidement avec son FJ attelé au Comanche. Un message de Fred nous annonce laconiquement qu'il est coincé et ne pourra pas venir. Nous pouvons aller déjeuner sans plus attendre. Comme d'habitude, la prestation fournie par la FFMC 18 est imbattable. Un plateau comportant une salade, un plat garni (pour moi, une sublime andouillette mitonnée au vin blanc et oignons), une portion de fromage, une pomme, une boisson et un café pour 4€, bonne humeur comprise ! ! ! Chapeau bas mesdames et messieurs. Nous retournons ensuite en ville compléter notre approvisionnement, particulièrement le frais que je n'avais pas voulu prendre le matin. La pauvre Nathalie qui accepte de garder notre barda subit mes âneries. Je lui confirme que j'ai bien transmis son bonjour, mais qu'il y a probablement erreur sur la personne. Son étonnement initial vire au sourire puis à la vengeance lorsque je lui explique que quand Joël me disait que c'était une fille super et gentille, je pensais que nous ne parlions pas de la même personne. . .Après cette joute oratoire, elle a tout de même accepté de nous servir un café !

 

A Magny-Cours, nous retrouvons le breton et tonitruant Christian (un copain des Pinguinos) avec sa joyeuse équipe et nous installons notre campement avant d'aller assister aux essais en cours. Nous restons un bon moment à l'entrée du virage d'Adélaïde où le spectacle est impressionnant. De nombreux compétiteurs freinent avec tellement de force qu'ils doivent gérer le décollage impressionnant de la roue arrière. Certains d'entre eux continuent à défier les lois de l'équilibre en reposant cette roue à l'attaque la courbe pour la mettre immédiatement en dérive. Dans quelques cas, les deux roues sont même en glisse . . . un spectacle époustouflant sous un soleil radieux. Le rêve !

 reveil

 

 

 

 

 

 "Room-Service"


Cette prestation de haut vol n'est pas due à une rémanence de largesse du circuit, mais à ma bonne volonté ! ! !

 

 

 

 

 

 

 

La soirée se déroule aimablement entre nos grillades, des voisins déchainés et nos interrogations dubitatives face aux multiples messages laissés à Fred et restés sans réponses. Le samedi matin, Pascal a du mal à se réveiller. Pour le motiver je m'empresse de lui servir son café au lit. A quoi je me trouve réduit avec ces bretons ! Lors du "Trofféo Rosso", je devais faire de même avec le Dédé de Bretagne. A peine levé, Pascal reçoit un appel de Fred. Il a pu résoudre ses problèmes de boulot et s'apprête à nous rejoindre. Il pense être là en fin de matinée. Enthousiasmé par cette nouvelle, nous retournons sur le circuit et au village. J'ai le plaisir d'y retrouver mon vendeur de cagoule perdu de vue depuis quelques années. En son temps, il y a une petite dizaine d'années, j'avais testé son produit qui s'est révélé tellement exceptionnel que je revenais sur chaque circuit où il se trouvait avec les commandes de mes potes envieux. J'espère d'ailleurs pouvoir vous fournir prochainement des informations sur une probable diffusion moins restrictive grâce à internet.

 cagoule

 

 

 

 

Cet équipement est en fait un ensemble unique et cohérent de cagoule, tour de cou et pare-pluie.
Finis les courant d'air d'éléments mal ajustés, les coulées humides sous le blouson.
Largement testé lors de milliers de kilomètres à températures négatives, je l'apprécie toujours et j'en suis à mon troisième.

 

 

 

 

 

Nous retournons au campement pour guider et accueillir Fred et Marvine. Pendant qu'ils s'installent, nous préparons des grillades et nous pouvons ensuite manger tous ensemble avant de repartir sur le circuit. Marvine surveille de près son protégé le N°3. Max Biaggi, bien que déjà couronné champion du monde démontre avec vigueur que son titre n'est pas usurpé et les chronos tombent pendant les séances de super-pôle.

 

La soirée est émaillée de nos sempiternelles boutades, crises de rigolade ou de phases de réfection du monde. Comme à son habitude Fred évince son stress professionnel en piquant du nez rapidement et s'endort assis, le menton posé sur la poitrine. Nos appels répétés au réveil reçoivent un écho tellement faible que, bientôt, la position horizontale est adoptée pour tout le monde.

 

La matinée du dimanche est évidemment consacrée aux différentes courses qui clôturent cette saison et le spectacle est en symbiose avec le temps, superbe. Pascal veut repartir après ces premières manches pour arriver avant la nuit dans sa Bretagne qui l'attend fermement avec la pluie. Avec Fred ils décident de rouler ensemble jusqu'au relais motard de Bourges. Contrairement à ce que j'avais annoncé à Joël, je me détermine à rallonger mon retour en faisant ce petit bout de route avec eux et repasser dire au revoir à la très sympathique et efficace équipe de la FFMC 18. Je profite de nos rangements pour retirer les doublures thermiques des veste et pantalon. Cela m'évitera une cruelle séance de sudation sous le soleil omniprésent, particulièrement lors des traversées urbaines.

  copains

 

 

 

 

 

Quel plaisir de voir les copains d'enfance Pascal et Fred dans cet état !

 

 

 

 

 

Au relais, nous mangeons rapidement et saluons les uns et les autres. Je profite d'un moment où Joël est relativement libre pour lui relater le gag avec sa copine Nathalie. Il m'affirme que je file un mauvais coton ! ! ! Marvine assure sa relaxation grâce à un massage qui semble bien efficace. Pascal prend congé, légèrement soucieux des conditions météo qu'il va immanquablement rencontrer et je m'associe à son départ. En allant vers nos machines, je suis interpellé par un jeune et grand échalas tout de cuir vêtu. Ma surprise est grande de reconnaître Nicolas, le demi frère de mon fils qui retourne sur Tours. Nous nous sommes vus la semaine dernière en région parisienne dans des tenues bien différentes pour le mariage dudit frère et fils ! ! ! Il m'explique qu'il a un problème mécanique sur son Stinger, mais, immédiatement, l'assistance des officiants de la FFMC réagit et ils sont sûrement plus opérationnels que moi dans ce domaine. Je l'abandonne donc, sachant qu'il est entre de bonnes mains, pour rejoindre Pascal qui m'attend. Quelques kilomètres plus loin, alors qu'il va emprunter l'autoroute, nos routes se séparent.

 

Dés mes premiers tours de roue seul, je suis agressé par la perspective d'un radar. Ces longues lignes droites bordées d'arbres sont vraiment des pièges et je m'approche rapidement d'un véhicule subrepticement garé au milieu de la campagne. Passage à la vitesse réglementaire pour constater que la voiture est vide et que c'est une fausse alerte. Quelques minutes plus tard, même scénario. Léger ralentissement pour découvrir que les automobiliste se sont en fait transformés en ramasseurs de noix. Et je renouvelle l'expérience plus d'une dizaine de fois sur cette portion de la D2144 jusqu'à Saint Amand. Tout de même, ces stationnement inquiétants devraient être interdits ! C'est une vrai pompe à adrénaline . . . du moins au début ! ! !

 

La suite de la route est particulièrement agréable. Des routes sèches, peu encombrées et sans glaneurs intempestifs, une température idéale, des virolos à gogo, des paysages flamboyants, le rêve bien éveillé. A Préveranges, un biker semble soucieux devant sa machine. Je m'arrête et lui demande s'il a besoin de quelque chose. Il contrôle tout simplement son niveau d'huile mais a du mal à garder sa bécane en équilibre tout en regardant le niveau dans la fenêtre du carter. Je lui tiens donc la moto pendant qu'il effectue sa vérification. Comme il est stationné devant un café, j'en profite pour faire une pause et me désaltérer.

 

Dans la soirée, deux coups de fils permettent de savoir que chacun est bien rentré. Fred à pris la pluie . . . alors qu'il venait d'arriver depuis 5 minutes. Par contre Pascal s'est copieusement fait rincé.

 

D'après lui, en Bretagne il ne pleut que sur les c** ! ! !

Ce précepte s'applique-t-il à tous ou simplement aux étrangers ? ? ? . . .

 

 

 

 

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 07:32

Pendant qu'un certain collègue blogueur et Biker (nul n'est parfait !) vante ses balades dans l'arrière pays Niçois en cette saison estivale (cf. le blog Free Bikers ), je me ré-équipe de mes tenues d'hiver et fait un détour pour admirer les premières neiges tombées sur le massif du Sancy.

 

Le soleil est à peine voilé, les routes commencent à être vraiment piègeuses. Aux gravillons et zones humides, s'ajoutent les feuilles mortes et la lumière rasante et aveuglante.

 

Petite balade calme au pied des pistes du Mont Dore. Puis le contournement du massif par le col de la Croix Saint Robert et son magnifique circuit de course de côte largement recouvert de pouzzolane (gravillons locaux destinés à favoriser l'accroche sur la neige) et dont les 45 virages de ces 5 kilomètres sont abordés fort gentiment. Ensuite, la superbe vallée de Chaudefour, Besse et Super Besse (vraiment triste en cette morte saison) et retour à Bort.

 

Plutôt qu'un plus long discours, voici quelques photos, malgré une mauvaise lumière de fin de journée.

 

 

 

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 19:49

Merci bien pour vos premières réactions (mails, messages, commentaires ou appels téléphoniques) relatives à la mise à disposition de photos sous forme de diaporama.

Donc, avant de publier mon prochain article relatif à la finale Superbike de Magny-Cours en cours d'écriture, je vous propose quelques nouvelles photos, de motos, cette fois-ci. Elles illustrent parfaitement les notions de partage qui nous sont chères. Elles sont réalisées par Pascal (le breton), et me sont remises pour une diffusion plus large afin de vous les proposer.

 

Les 14 premières vues sont une forme d'hommage à nos compétiteurs nationaux. Elles sont prises dans la phase Sarthoise du Championnat de France.

 

En Superbike France, essentiellement un ami déjà présenté dans ces lignes, Loïc dit LOL (cf. 24 H. du Mans). Il porte un numéro qui met en appétit, le 51 ! ! ! De plus il véhicule, entre autre, les couleurs d'un autre ami et partenaire, William, qui participe à cette aventure au travers de son entreprise WF CONCEPT (réalisation et fournitures de divers éléments de la machine).

 

Ensuite, quelques clichés des joyeux déjantés side-caristes. De superbes machines et, souvent, de très plaisants moments dans le paddock.

 

Merci à vous tous pour tous ces bons moments procurés, et je n'oublie pas, même si aucune photos ne sont présentes, les participants des catègories Supersport, Pirelli 600, 125cc ou Top Twin.

 

Toutes les autres vues, sont issues du Bol d'Or à Magny-Cours où je n'étais pas présent . . . pour cause du mariage de mon fils.

  DSC02920

DSC02917

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pourtant, lorsque je vois ces photos de Fred ou Lionel
(un Montilien pas revu depuis une dizaine d'année mais dont je garde le souvenir d'un magnifique tout droit au retour de Nevers !),
l'ambiance avait l'air aussi chaude que la température . . .

 

 

 

 

Merci encore à toi Pascal pour partager ces clichés et, surtout,
pour t'attarder aussi sur d'autres machines que celles à dominantes vertes ! ! !

 

 

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 15:08

Il me faut tester une nouvelle manière de vous mettre à disposition des photos en fonction de ce que je viens de découvrir sur le blog d'un collègue biker du sud-est, grand voyageur, épicurien, amateur de paysages et friand de nous communiquer ses coups de cœur (cf Free-Bikers).

 

Merci à toi Pat de cette trouvaille ! ! !

 

Donc, pour vous reposer après ma frénésie épistolaire de ces derniers jours, et vous offrir un peu d'évasion, voici deux diaporamas, essentiellement de paysages :

 

 

 

Un d'actualité, l'automne en Auvergne.

 

 

 

Le Cantal dans tous ses états
(compilation de paysages, de situations, de monuments et bâtisses, de flore et de faune).

 

 

 

Dans l'attente de vos réactions sur cette présentation, bon visionnage.

 

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 13:16

Vendredi 24 septembre au petit matin, le déluge ne se calme pas et les perspectives de la matinée sont particulièrement humides. Je remet donc en cause mon itinéraire touristique pour rejoindre Millau où nous avons rendez-vous vers midi avec André et Ulrich.

 

Après la mise en jambe de Jacques la semaine dernière et le doux arrondi de ses pneus, j'espérais me refaire le circuit déroulé avec mon neveu Maxime l'année dernière par Mauriac, Aurillac, la vallée du Lot, Séverac le château et Millau. Mais la voix de la raison me pousse à ré-évaluer mon choix. En effet, ces routes tortueuses sont souvent piègeuses (boue, gravillons, premières feuilles mortes, signalisation au sol, . . .) et l'accroissement du risque n'est pas compensé par l'agrément que nous offrent ces paysages par beau temps. Je propose donc de limiter ces inconvénients en rejoignant Saint Flour pour retrouver l'autoroute.

 

Nous partons donc bien équipés pour faire le plein des machines à Saint Flour après 2 heures de trombes d'eau entrecoupé de quelques périodes de légère bruine mais aussi de lambeaux de brumes plus ou moins denses. Pour vous donner une idée, André et Carlo font cette portion de route (la fameuse Route A Bonheur chère à Dédé) en 45 minutes sur sol sec (et sans radars !). Jacques joue la sécurité et ce n'est aucunement un reproche. Je suis le premier à lui dire "roule à ta main, l'important c'est d'arriver". J'essaye de rester dans son champ de vision afin qu'il perçoive les angles pris, les réactions de ma machine ou mes appels de stop ou warning devant un danger potentiel (courbe prononcée, boue, animal errant, . . .). Quelques fois, je pars aussi devant pour lui montrer que nous avons une grande marge de sécurité à cette allure sénatoriale. Mais il est évident que seule l'expérience accumulée permet de jauger nos capacités et celles de nos machines et pneus dans ces conditions (les jeunes en roulage post-permis exprimaient la même chose dans le Vercors l'année dernière).

 

Les premiers kilomètres de l'A75 permettent de se familiariser, avec une allure encore modérée, à un rythme plus soutenu. Je montre à Jacques le viaduc de Garabit, estompé sur notre droite derrière un rideau de pluie. A la station suivante où nous faisons une pause café, il m'avoue qu'il n'a rien vu, trop concentré par la conduite. Pendant cette pause, trois motos arrivent. Un petit chahut commence à la caisse (celui qui venait payer son carburant n'a pas tout de suite compris quand je l'aborde en lui disant "là, je lui fait l'extérieur"). Comme ils arrivent du sud, ils nous confirment que nous aurons la flotte jusqu'au bout. Ils viennent de Montpellier et se rendent à Val de Reuil pour prendre leurs postes de commissaires sur le Dark-Dog-Moto-Tour. Les conditions météo n'ont pas entamées la bonne humeur de chacun, et nous passons un agréable et relaxant moment à échanger sur les particularités des commissaires, mais aussi à blaguer et rigoler. Salut à vous si vous lisez ceci.

 

La poursuite du trajet est plus rapide, sans toutefois affoler les radars. Jacques ne voit toujours pas les points de vue que je lui montre et qui, de toute façon, sont loin d'être mis en valeur. Dans la descente sur Millau, à l'endroit où devrait apparaître la première perspective sur le viaduc, un épais brouillard nous enveloppe totalement. Je ralentis l'allure et les dernières voitures doublées nous repassent. Je tente de prendre l'aspiration mais ralentit rapidement. La vitesse me paraît trop importante vis à vis du peu de distance nécessaire pour garder la vision sur les feux de brouillard qui nous précèdent. En cas d'anomalie, je n'aurais pas le temps suffisant pour réagir, d'autant plus que les disques sont mouillés et demandent à être chauffés pour une efficacité optimum.

 

A la sortie de l'autoroute, nous sommes dans les temps, mais d'importants travaux nous ralentissent puis nous bloquent quelques minutes. Nous arrivons au point de rendez avec quelques minutes de retard et j'aperçois immédiatement Dédé avec sa tenue pluie particulièrement voyante et la fière Versys bien en vue. Nous supputons autour d'un café sur le délai que va prendre Ulrich et des endroits potentiels où nous devrons le récupérer. Celui-ci nous a en effet habitué à des frasques mémorables (cf. Jeunes permis 3/5). En fait, il est là 10 minutes plus tard, ce qui réjouit autant Dédé que moi. Nous avons eu du mal à l'éduquer celui-là, mais, enfin, nous obtenons des résultats ! ! !

 Viaduc-Millau

 

 

Les 4 motos sous le viaduc de Millau et les premières traces bleues dans le ciel.

 

Attention au torticolis Ulrich !

 

 

 

 

Pendant le café pris en commun, et face à l'éclaircissement du plafond nuageux, nous décidons d'aller pique niquer sous le viaduc de Millau que ni Jacques ni Ulrich ne connaissent. Nous constatons alors avec effroi que le seul sans garde manger est Ulrich ! De deux choses l'une, soit il y a encore de l'éducation à faire, soit le R1 est trop frêle pour supporter ce léger sur-poids. "L'auvergnat" étant suffisamment pourvu de produits régionaux, nous achetons du pain et de la boisson (qui rejoignent mes soutes d'ailleurs) et sortons de la ville sous les premières trouées bleues encore timides mais sur une chaussée détrempée.

 

Nous sommes stupéfaits de découvrir que l'aire sous le viaduc ne comporte que deux bancs alignés devant une magnifique flaque d'eau et que le pique-nique est interdit ! En bons rebelles, nous déballons notre pitance et profitons du spectacle.

 

Pour rejoindre Albi, Dédé nous a préparé un itinéraire à sa façon et Ulrich redoute de se retrouver sur des chemins de chèvres. Même si la luminosité croît progressivement, les volutes plus ou moins foncées ne sont pas particulièrement positives. Nous décidons donc de réagir en fonction du temps et de nous écarter des grands axes si le temps s'améliore réellement. Néanmoins, nous sommes assez sereins pour ranger les tenues pluie et partons pour Saint Affrique où nous prenons le café.

 

Au moment de repartir, la pluie se remet à tomber et nous nous ré-équipons. Avec Dédé, nous convenons d'aller vers notre prochain arrêt, Brousse le Château, qu'en cas d'amélioration et sinon de continuer la route principale vers Saint Sernin sur Rance (non, pas celle du barrage marée-motrice). Enfin, c'est ce que je retiens . . .

 

Arrivé à l'embranchement de la D25, il pleut toujours. Dans notre axe le plafond est bas et sombre alors que sur notre droite il semble s'éclaircir. Je décide donc d'obliquer en entrainant ma petite troupe. Immédiatement, mon serre file déboite et remonte pour se mettre à ma hauteur et m'annoncer que je me suis trompé. Je lui rétorque que c'est bien la direction de Brousse. Enfin, tout ça en roulant, donc pas facilement explicite. Visiblement, nous avons interprétés différemment nos décisions. Si effectivement la pluie faiblit puis cesse, je commence à douter de mon choix lorsque nous arrivons devant une déviation. Nous empruntons des routes étroites, dont une portion en descente viroleuse qui m'inquiète et m'entraine à ralentir le rythme pourtant déjà timide. La prémonition était bonne. Nous croisons plusieurs véhicules dont un engin de la DDE qui occupe la quasi totalité de la chaussée et deux voitures dont les "pilotes" doivent faire la reconnaissance d'une spéciale de rallye ! ! !

 Brousse le chateau

 

  

 

Nous ne regrettons vraiment pas d'avoir fait ce détour vers Brousse le château.

 

Entre le site, le temps et l'ambiance taquine, tout va bien . . .

 

 

 

Nous arrivons enfin à Brousse sous un magnifique soleil et profitons de la halte pour retirer à nouveau les tenues de pluie qui deviennent maintenant des vêtement de sudation. Hormis André qui n'a qu'un blouson d'été et utilise sa sur-veste étanche comme coupe vent.

 

Pendant cette pause, Dédé nous présente sa prochaine sélection, à savoir le viaduc du Viaur. Nous rejoignons Réquistat puis poursuivons vers Tanus. Dans cette direction, le plafond est lourd alors que le soleil luit dans l'axe d'Albi. Optimiste, nous continuons tout de même. A 2 kilomètres de Tanus, un violent orage éclate et, le temps d'arriver sur la place, nous sommes trempés. Dédé, le seul encore équipé, rigole et nous chahute. Je lui rétorque que je suis certain qu'il nous a volontairement entrainé sur cet axe pour nous prouver qu'il avait raison, car si nous étions aller directement sur Albi, nous n'aurions pas eu de pluie ! Ce douteux et néanmoins joyeux débat amuse les anciens du village pendant que nous prenons un énième café en revêtant nos tenues de plongée (le mot n'est pas faible au regard de la quantité d'eau qui, heureusement faiblit).

 viaduc du Viaur

 

 

 

Encore bien couvert les scaphandriers devant le viaduc du Viaur.

 

 

 

Le temps d'arriver au viaduc, la pluie a cessée. Petite pause photo puis direction Albi pour un plein des machines et ensuite vers Aiguelèze, entre Albi et Gaillac, pour prendre possession de notre chalet (accueil très sympa et environnement agréable et calme -avant que nous arrivions - mais nous étions seuls. Établissement recommandé, et relativement proche du circuit, sans retraverser la ville. cf. le site). Le temps de nous installer, Blanco nous rejoint et nous pouvons partir nous sustenter à Gaillac, boire un pot à Albi puis retourner au chalet refaire le monde.

  arc en ciel

 

 

 

L'arrivée au chalet est encore humide comme l'atteste ce magnifique et particulier arc en ciel qui nous accueille.

 

 

 

 

 

 

Au petit matin, les premiers debout, Blanco, Ulrich et moi, partent chercher les croissants pour un agréable petit déjeuner. Ceci nous procure notre premier divertissement de la journée lorsque j'entame un échange très sérieux avec le jeune fils de la boulangère. Il nous exprime son avis quant à la mauvaise qualité des viennoiserie, sous l'œil inquiet puis plus détendu des parents respectivement au fournil et à la caisse. Un drôle de petit bonhomme pas farouche dont nous ne partageons pas les gouts. Les croissants étaient excellents.

 

La matinée passe vite sur le circuit. Blanco et Ulrich prennent des contacts en vue de la prochaine saison du JMB Moto Racing pendant qu'avec Dédé nous faisons découvrir à Jacques le monde de la compétition au travers du paddock et le long de la piste. Pour midi, sur les conseils de la fille de Blanco qui réside dans la région, nous allons nous restaurer à Marssac sur Tarn où, parait-il les pizzas sont délicieuses. Malheureusement, le samedi midi il n'y a pas de pizzas et toute l'équipe se déchaine. Blanco fait mine de repartir, Dédé fait la sourde oreille et ne démord pas de sa commande de trois fromages, les autres lui crient à l'oreille et la jeune serveuse finit par les imiter . . . désopilant. En fait, nous avons très bien mangé et l'équipe de cette brasserie n'a pas pris ombrage de cette arrivée tonitruante et s'est rapidement pris au jeu. Une table sans chichis vivement conseillé (Le coup d'envoi – Chemin de la Vialette – 81150 Marssac sur Tarn – 05.63.56.23.94 et SITE).

 blanco

 ulrich

 DédéLes quatre artistes devant leurs desserts. 

 jacques

Profiterolles à gauche

et colonels (bien arrosés)
à droite

 

 

 

 

 

  blanco-vert

 

 

Lorsque j'ai vu cette tenture à Marssac,
je ne pouvais pas faire autrement que de prendre cette photo.
La vie verte pour Blanco, cela résume tout. D'ailleurs sa tenue fait camouflage ! ! !

  

 

L'après midi se poursuit sur le circuit puis nous nous déplaçons à quelques kilomètres, chez les parents de Blanco, chez lesquels nous sommes invités. Accueil des plus sympathiques, diner excellent, couchage royal et petit déjeuner pantagruélique. C'était tellement bien que nous ne vous donnons pas l'adresse ! ! ! - Merci encore à vous pour ces excellents moments -, particulièrement pour le somptueux curry aux multiples et variés composants . . .

 

Le dimanche matin nous assistons aux différentes manches de cette finale du championnat de France. En Superbike, les deux BMW sont invincibles et caracolent en tête. Les chiffres sont impressionnants. Les 16 derniers ont pris un tour, et le troisième est à une trentaine de secondes.

Pour les sides, nous assistons à un spectacle angoissant. Trois engins en pleine bagarre se présente dans le virage du parc. Le premier, en sortie de courbe, semble avoir un incident technique et sa vitesse décroit rapidement. Le second freine fortement pour éviter l'impact. Le troisième, surpris, tente l'évitement, mais l'action simultanée du freinage et du braquage le font littéralement décoller. La machine s'envole en un parfait salto, éjectant le passager, et retombe à l'envers dans le bac à gravier, pilote coincé dessous. Le singe se relève groggy mais se précipite immédiatement vers sa machine et essaye de la relever. Il est rapidement rejoint par les commissaires qui l'aident et ainsi, ils peuvent extraire le pilote qui finit par se mettre debout sous les applaudissement d'encouragement des spectateurs. Tout est allé très vite, mais que le temps nous a paru long . . . Nous avons ensuite vu ces compétiteurs qui semblaient indemnes mais tout de même interrogatifs quant aux conséquences matérielles.

 repos

 

 

 

 

Petite pause réparatrice entre deux courses sur une herbe absolument pas adaptée pour Blanco vu sa teinte.

 

 

 

 

Après cette matinée, Ulrich et Dédé repartent vers le sud-est alors que Jacques et moi remontons vers le nord. Nous laissons Blanco à ses activités et contacts.

 

Voulant faire une petite balade touristique pour Jacques et continuer à arrondir ses pneus, j'opte pour le premier itinéraire fait avec Div'4 au retour de Narbonne (cf. "Bienvenue à la quatrième Diversion"). Rapide halte café à Cordes sur Ciel (81) où Jacques se plaint que les tours de manège sont de retour. Pourtant, il n'a eu qu'un aperçu des virages de l'après midi. Nouvel arrêt visite à Najac (12), puis Figeac et la magnifique vallée de la Célé où, tristement, Jacques a du mal a se dépêtrer du trafic et ne profite pas pleinement des courbes à notre disposition.

 

Petite pause casse-croute à Maurs (il était temps) avant de repartir vers Aurillac. Je roule calmement car cette route est un piège à radars. Un automobiliste nous fait un appel de phare mais il est le seul. Voulait-il juste nous dire bonjour ? Quelques kilomètres plus loin, un véhicule garé en surplomb derrière des arbres attire mon attention. Je vérifie ma vitesse qui est à peine supérieure aux prescriptions et relâche légèrement la poignée. C'est effectivement une paire de jumelle en maraude. Arrivé au niveau de ces agents du fisc -euh, pardon des forces de police - je lève les bras au ciel en signe d'excuse de ne pas vouloir abreuver les trous – euh, de nouveau pardon, les caisses - de l'état, et le préposé nous salue avec un large sourire.

 

Dernier plein à Aurillac où nous discutons 5 minutes avec un Ducatiste au plus grand plaisir de Jacques qui est peu habitué à ces multiples et chaleureux contacts. C'est ensuite le dessert de ce week-end, les derniers tours de manège chers à Jacques dans les longs enchainements jusqu'à Bort. Dans la soirée, nous avons des nouvelles de toute l'équipe, chacun étant bien rentré.

  3div

 

Petite pause patriotique des trois Diversion
avant le départ de la rouge escortée par la bleue.

 

Lundi matin, Jacques doit repartir. Je l'accompagne jusqu'à Limoges. Il connait ainsi un de nos points de rendez-vous favori. Il remonte dans sa région parisienne s'occuper, enfin, de la bande médiane de ses pneus ! ! !

 

 

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