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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 07:10

La fin de l'été s'est avérée particulièrement mouvementée et Div'4 a encore usé des pneus . . .

 

Pour la dernière semaine d'août, mon neveu Maxime est venu tenir compagnie à son "tonton barjot", pas encore écœuré du rythme vécu l'année dernière (cf. Tribulations d'un jeune motard )

 

Il a du mal a supporter son environnement. Outre son handicap, la surdité, et la période de l'adolescence, il se retrouve l'otage de nos chères administrations. L'éducation nationale lui refuse l'accès à l'école en prétextant que sa place est à l'hôpital alors que les services de santé affirment qu'il est tout à fait apte a être reçu en cours . . . Ainsi, l'état met hors la loi un mineur de moins de 16 ans pour lequel l'école est obligatoire. Un comble ! ! !

Cette situation perdure depuis maintenant trop longtemps. Ceci émousse ses motivations (c'est un euphémisme !) et le pousse dans des retranchements de plus en plus durs qui se traduisent par une rébellion accrue et exponentielle.

 

  • Quel peut-être l'état d'esprit d'un ado systématiquement balloté et rejeté, qui plus est lorsqu'il a de graves problèmes de communication ?

  • Quelle peut-être la position des parents qui cherchent à offrir un avenir à leur fils et se retrouvent entravés face à la mauvaise foi, la démission ou la fuite de soi disant professionnels ?

 

Pour moi, à la vue des perspectives actuelles, ce cas d'école pourrait donner lieu à la rédaction, par ces administrations, de deux manuels :

 

  • Comment fabriquer des rebelles, voir des délinquants (heureusement l'entourage est très présent).

  • Chronique de malheurs annoncés (mon frère a déjà vécu un stage dans des locaux policiers alors qu'il tentait, un peu excessivement peut-être, de faire émerger des solutions).

 

Enfin, ceci n'est pas le sujet, mais permet d'expliquer que, autant Maxime que ses parents ont besoin d'air. Donc, l'Auvergne, la moto et son pilote sont des palliatifs pour répondre à ce besoin. Ici, au moins il existe, il vit, découvre, construit, discute, et réfléchi d'autant plus que je ne lui laisse rien passer. C'est un marché entre nous et il l'accepte de mieux en mieux, même quand la pression est forte.

 

Nous profitons de merveilleuses journées pour continuer à arpenter cette magnifique région, profiter de somptueux paysages et se délecter des sensations particulières dans tous ces virages. Max affectionne particulièrement les "pif-paf" et me marque régulièrement son approbation pouce levé devant le casque.

 oradour1

oradour2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Pour cette visite, je laisse l'appareil à Max qui prend de nombreuses photos.

 

 

 

 

Cette période a aussi une vocation éducative et culturelle. Ainsi, je propose d'aller passer une journée à Oradour sur Glane, village martyr de la seconde guerre mondiale proche de Limoges. C'est l'occasion d'évoquer l'histoire, mais aussi de débattre sur l'escalade de la violence et de ses conséquences, ici monstrueuses. Il faut dire que Max est impressionné par la désolation générale et particulièrement horrifié à la lecture des plaques qui relatent les ages des enfants et bébés sauvagement assassinés . . .

 

Nous allons aussi sur le plateau de Millevaches (célèbre dans notre communauté pour sa concentration hivernale des années 60/70, relancée l'année dernière) pour découvrir les ruines Gallo-Romaines des Cars. Cette visite est d'autant plus instructive que des panneaux explicatifs fort bien fait ont été apposé sur le site. Maxime s'intéresse aux techniques utilisées et semble ébahi par l'ingéniosité de nos anciens.

  ruines1

 

 

 

  

Maxime fait mine de plonger dans cette cuve taillée dans un seul bloc de granit (1,75 m. de hauteur sur 2,75 m. au plus large).

 

 

 

 

 

 

  Il profite aussi de mon anniversaire pour m'inviter au restaurant. Une merveilleuse soirée pendant laquelle il donne libre cours à sa fierté, sa bonne humeur un tantinet taquine (ce doit-être un gène familial) et sa joie de vivre. Comme quoi le fond est là, il suffit de le mettre en valeur . . .

 

Je dois retourner sur la région Parisienne, pour assurer des rendez-vous professionnels et, accessoirement, participer au mariage de mon fils. Nous faisons donc la route ensemble, ce qui lui permet de rajouter plus de 2000 kilomètres à son compteur de passager moto. Il double ainsi la mise de l'année dernière.

 

Les deux semaines qui suivent sont assez bousculées et miss Div en profite pour me faire quelques sueurs. Un rapide dépannage (elle n'a pas du apprécier le voyage en plateau) et là voilà repartit toute fringante après deux heures de perdues. J'assure mes rendez-vous entre les phases de pâtisserie. En effet je suis chargé de réaliser le dessert (pièce montée de plus de 400 chou agrémentée de 3 kilo de nougatine et parsemée de bouquets de roses en pâte d'amande – quelques heures de préparation et une grosse galère au montage dans une ambiance chaude et humide ! ! !).

  mariage

 

 

 

 

  

 

Christelle,
Cyrille et
Paloma.

 

N'ont-ils pas l'air heureux ces trois là ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Le mariage se déroule sous les meilleurs auspices malgré une date concordant avec le Bol d'Or (ma fille m'avait fait la même en son temps) ! ! ! La météo est parfaite et l'ambiance chaleureuse dans le restaurant de la belle-mère de Cyrille à Pont sur Yonne (endroit où les motards sont bien reçus d'ailleurs, voir le site). De plus, je suis régulièrement tenu informé de la course par mes potes sur place qui en profitent pour me charrier, mais aussi et surtout par le service de SMS gratuit fournit par "Laurent les motards". Merci encore à lui pour ce service que j'utilise aussi pour d'autres courses (24 heures du Mans ou Dark Dog Moto Tour).

 

Après le mariage, je dispose de trois jours calmes et me propulse à Metz vérifier la bonne humeur de Serge. La moto reste au garage et nous privilégions les longues balades pédestres et aussi culturelles puisque nous allons découvrir le centre Pompidou de l'intérieur. Au moment de mon départ il vérifie la bonne santé de son GSXR 750 et fait chauffer la bête quelques minutes. A cette occasion il m'apostrophe : " tu pourras écrire que nous avons fait de la moto ensemble . . . dans le garage, le temps que tu charge la tienne !".

 

Un nouveau rendez-vous professionnel en région parisienne ponctue cette semaine que je termine en famille. Le dimanche soir je file dans le 77 récupérer Jacques qui doit faire la route avec moi.

 

Départ le lundi matin par le chemin des écoliers. En effet, je veux éviter les grandes agglomérations de la région parisienne et nous empruntons donc des petites routes à travers champs et bois, sous de légères volutes de brumes rapidement dissipées par un soleil bientôt généreux.

 

Le road-book initial évolue souvent. A la vue d'un panneau indiquant Sens à une trentaine de kilomètres, je bifurque pour aller prendre le café dans le restaurant de la Maman de ma toute nouvelle belle-fille. Plus tard, c'est une direction "Briare" qui me fait penser au pont canal. Comme Jacques ne connait pas, nous nous détournons et y faisons une pause. Nous finirons cette étape découverte en traversant la Creuse avant d'arriver à Bort.

  briare

briare2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'eau du canal surplombe l'eau de la Loire et
les deux Div se dorent les flancs sur fond du pont-canal.

 

Au cours de cette semaine de repos (relatif) pour Jacques, nous profitons de mes moments de disponibilité pour arrondir ses pneus et lui faire découvrir la région. D'ailleurs, pendant une pause café salvatrice, il me demande "C'est bientôt fini ces virages ?" et je le rassure immédiatement "Ne t'inquiète pas, je choisis notre itinéraire pour avoir un minimum de lignes droites !".

  div-cregut

 

 

 

 

 

Les deux Div devant le lac de la Crégut.

 

 

 

 

 

 

  Ce type de routes et de rythme peu commun pour Jacques l'entraîne dans de longues nuits où il puise des ressources pour la suite des festivités. En effet, le week-end s'annonce particulièrement novateur et agité pour lui puisque je répond par l'affirmative à une invitation de copains à la finale du championnat de France Superbike à Albi. Encore des routes tortueuses en perspective, et une ambiance particulière à découvrir.

 

Mais ceci est une autre histoire . . .

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commentaires

L
<br /> Je te comprends, on a parfois envie de ruher dans les brancards, mais on se sent en même temps tellement impuissant...<br /> <br /> Ne lâche pas l'affaire...<br /> <br /> Effectivement, rien de nouveau sur mon blog, depuis 2008 et mon périple en europe de l'est... quelques petits pb de santé (mécaniques, je te rassure) m'empêchent de monter sur la moto... et ça me<br /> rend dingue, mais c'est tellement peu à côté de ce que vivent certains au quotidien, depuis longtemps, et pour longtemps encore !!<br /> <br /> Bonne continuation... j'ai moins de temps en ce moment pour parcourir ton blog (je retappe une maison que j'ai achetée...) mais c'est toujours avec plaisir que je te lis !<br /> <br /> Continue !<br /> Bises<br /> <br /> <br />
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P
<br /> <br /> Oh non, je ne vais pas lacher car la situation devient de plus en plus ubuesque . . .<br /> <br /> <br /> Merci bien pour ce commentaire.<br /> <br /> <br /> A plus tard.<br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> salut div !!<br /> voilà un moment que je n'étais venue te lire, et c'est toujours un plaisir...<br /> Je suis passée en voiture à Sens ce week end ... de retour de bretagne !<br /> Courage et bonne chance à Maxime... je lui souhaite de trouver vite une issue à cette situation rocambolesque...<br /> <br /> <br />
Répondre
P
<br /> <br /> Merci à toi, effectivement, c'est difficile pour Max et je suis chaud bouillant. Un feu vert de ses parents et je monte au front . . .<br /> <br /> <br /> C'est drôle, je suis allé sur ton blog il y a deux jours, mais rien de nouveau, ou j'avais trop bu ?<br /> <br /> <br /> <br />

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