L'objectif de mon périple est très simple : répondre à l'invitation des "Enragés" pour assister à la première projection du documentaire "Bivouac" relatif à l'hivernale des Millevaches …
Il me faut donc monter vers le nord pour participer à cette manifestation qui se déroule à Paris sous l'incongru vocable "Millevaches sur Seine" !
Mais tant qu'à faire de prendre la route, autant optimiser et profiter de toutes les opportunités, amicales comme professionnelles …
Le mercredi matin, je jette au car mon neveu Maxime qui est venu se ressourcer quelques jours auprès de son Tonton Barjot et charge la bécane. Première étape : Cholet, et me voilà dans l'ambiance hivernale. La température approche du zéro sur le plateau de Millevaches, la pluie a tendance à s'épaissir, mais la blancheur reste dans les champs !
400 bornes dont une trentaine sans pluie … et deux grosses poussées d'adrénaline sur des amorces de glisses.
Pour une remise en route, elle est bien arrosée !
Eric (le Landais) devait m'accompagner dans ce périple, malheureusement sa moto l'a trahi. Mais n'avait-il pas tout simplement anticipé ce temps de chien ?
En fait, je le taquine, il était suffisamment désappointé et triste de ne pas renouveler notre escapade de l'année dernière ! ! !
A Cholet, on peut sortir les mouchoirs pour s'essorer !
Un contact professionnel, mais aussi la mise au point des opérations du Team MP Racing pour les 24h00 du Mans. D'ailleurs, la Yamaha R1 toute neuve est en cours de rodage. Sacha et sa compagne sont aux manœuvres et rentrent trempés. Trop confiants ces jeunes ? et le lendemain ce sera Bennet, frigorifié !
Une agréable soirée marquée MP Racing avec Nathalie, Dolorès, David et Philippe, une bonne nuit réparatrice et la matinée est de nouveau consacrée aux projets du Team.
Mais il me faut remonter au nord de Nantes, après être passé dire un rapide bonjour à Lolo, un des pilotes du team l'année dernière au Mans et qui a, au moins provisoirement, raccroché les gants.
Christian m'attend de pied ferme. Nous devons faire la reconnaissance d'une balade prévue samedi et réalisée dans le cadre d'une concentration hivernale amicale qu'il organise avec son compère Éric dit " La Fouine" !
Une excellente pause mêlant préparatifs et partage de bons moments avec Christiane et Christian.
Le vendredi, je file chez un de mes frères qui réside à une trentaine de kilomètres et y passe la nuit.
Le lendemain, je pars retrouver Christian à Savenay (44) et nous préparons la salle, installons le bar, rapidement rejoint par Christiane. En fin de matinée les premiers participants nous rejoignent. Pause repas puis retrouvailles avec le gros de la troupe qui arrive par vagues.
A 15h00 c'est le départ de la balade. Une petite dizaine de motos, ce n'est pas trop complexe et tout se déroule à merveille. Si les bourrasques de vents nous bousculent dans les marais de la Loire, le soleil est généreux, les routes agréables et la pause-café légèrement chahuteuse !
Retour à Savenay et ripailles jusqu'à point d'heure ! La Fouine, comme à son habitude, nous avait préparé un excellent repas servi avec grâce par un agréable bataillon de charme !
Je retourne chez mon frère au petit matin, dans une nuit sombre et brumeuse, avec la hantise d'une rencontre fortuite avec le gibier omniprésent dans cette forêt du Gavre. Quelques heures de sommeil, un agréable repas en famille avec mon neveu Guillaume et sa compagne Julie puis me voilà reparti vers les Côtes d'Armor.
A partir de mon camp de base, je rayonne sur les départements limitrophes de l'Ille et Vilaine et du Morbihan. Rencontres dans 3 entreprises, mais aussi visites à des copains locaux, dont l'ami William qui, entre autres, me montre les pièces réalisées pour le GECO.
Une excellente soirée avec Dédé et Christine qui débute par des travaux relatifs à une toute nouvelle amicale Motocycliste, le Ty Marh Tan pour laquelle j'ai posé quelques fondations.
Si la météo est exécrable, j'ai tout de même la chance de me trouver à l'arrêt lors des plus grosses averses … de pluie, mais aussi de grêle. Dans ces cas-là, le sol blanchit en quelques secondes et il est préférable de ne pas se laisser surprendre.
Mais il est temps de rejoindre mon objectif initial : Paris.
Dans deux jours c'est la première projection de Bivouac. Dans le petit matin largement illuminé à l'est, mon alternative est simple. Il faut partir suffisamment tard pour éviter les risques de verglas et minimiser la morsure du froid, mais aussi suffisamment tôt pour passer devant le front de pluie arrivant de la Manche.
Timing parfait. J'arrive à peine réchauffé par les deux dernières heures, mais sec. Et le crachin débute une heure plus tard.
De longues discussions avec Maxime émaillées de préparatifs culinaires et de quelques chahuts.
Mais la date fatidique du 10 mars est là et je me propulse en banlieue sud pour retrouver Etienne et des machines aussi originales que diaboliques.
Mais cela, je vous l'ai déjà raconté : La rencontre physique … Enfin !
En fin d'après-midi je file vers mon objectif primaire : les quais de Seine.
Sur le guidon, Tomtom est toujours présent. Quel gain de sérénité dans ces secteurs peu visités depuis une quarantaine d'années et qui ont bien évolués. Et quelle efficacité dans le guidage …
Se déroule alors la superbe soirée de "Bivouac sur Seine", elle aussi déjà décrite : "Bivouac". La première du court-métrage !
Le lendemain, je prends congé de ma famille pour aller retrouver Etienne et préparer nos activités du week-end. De grands moments se préparent …
Le soir, Etienne me fait découvrir un endroit étonnant sous bien des aspects, à commencer par la politique tarifaire, surtout pour Paris : Le Clairon … Mais je vous en reparlerais plus longuement très bientôt. Encore une soirée épique, avec une belle brochette de Voxan devant la porte !
Samedi matin, de bonne heure, nous partons en direction La Ferté Alais (91), et plus particulièrement de son aérodrome largement reconnu pour ses célèbres meetings aériens.
Si nous allons effectivement voir des avions d'une autre époque, nous partons surtout admirer des motos bien actuelles, des œuvres uniques, des machines de folie …
En effet, la toute nouvelle manifestation "Wings & Rides" a la prétention d'offrir un spectacle exceptionnel pour le coût d'une entrée … gratuite !
Et cette ambition n'est pas de l'arrogance ! Le résultat est remarquable !
Non seulement le parc machines dans cet espace particulier de l'aviation est d'excellente facture, mais l'environnement humain est excessivement chaleureux, aidé d'un soleil généreux qui peine néanmoins à réchauffer une légère bise …
Nous retrouvons Olivier présentant les fameuses Boss Hoss :
Même l'ami Michel Bidault se pavane sur ce monstre … et il semble heureux.
Et cela se comprend, ici et maintenant, il est sûr d'avoir la plus grosse …
Nous passons aussi de longs moments avec "Raspo et son orchestre", Pascal, José et Fausto. Que de chahuts ! C'est d'ailleurs étonnant, voire apparemment antinomique cette attitude débonnaire face au travail d'orfèvre présenté où le souci du détail est omniprésent :
De retour assez tard chez Etienne, la nuit s'avère courte puisque nous retournons à "Wings & Rides" de bon matin.
Cette nouvelle journée s'annonce mal. La moto à peine sortie, mon pied glisse et, vu le chargement, le point de non-retour est vite atteint. Je l'accompagne dans la chute pour limiter les dégâts qui se soldent par un clignotant brisé et vite réparé par un Etienne plein de ressources.
Quelques secondes avant la chute ...
Cet incident n'entame pas pour autant mon entrain et je passe une matinée épique au milieu de toutes ces équipes. Les norias de BMW et Harley Davidson à l'essai rythment le temps de leurs rotations, les avions font de fabuleuses arabesques dans le ciel pur et une importante foule déambule dans les allées. D'ailleurs, les organisateurs, Manu et Bruno sont particulièrement satisfaits pour ne pas dire agréablement étonnés et je fais rire Manu lorsque je lui demande : "vu l'environnement, tu planes ou tu es sur un nuage ?"
Merci à vous pour ces superbes moments :
De longues discussions avec Marylène puis Jean-Luc Dupont (Panda-motos). A cette occasion, je retrouve avec plaisir Bruno Laurent. Toujours aussi facétieux, il nous tire le portrait puis nous interrompt : "on dirait les deux vieux du Muppet's Show" ! ! !
Et le bougre joindra l'action à la parole puisque dans les heures qui suivent nous retrouverons cette association d'images sur un réseau social, accolé au commentaire adéquat évoquant une ressemblance certaine !
De bonne guerre entre nous, ces échanges ne sont ni nouveaux, ni à sens unique.
"Que du bonheur" pour plagier David, l'un de nos pilotes du MP Racing !
C'est aussi un entretien avec Myriam, créatrice de MYMYRider. Un concept original et parfaitement adapté aux évolutions de notre environnement qui se féminise grandement. Cela se traduit clairement sur sa carte par : "L'ATELIER-BOUTIQUE AU FEMININ" !
Tout est prêt pour mettre en œuvre ce service, à part un détail, des locaux adaptés et économiquement acceptables … Qu'on se le dise !
Vous pouvez lui faire des propositions (de lieux, s'entend !) par l'entremise de son site !
Au cours de ces deux jours, Etienne, l'acteur infatigable, se révèle être notre propre spectacle ! Amicalement investit, il renseigne les visiteurs, magnifie les bécanes de Raspo ou de Boss Hoss, inlassablement. Et une question nous taraude : "Comment peut-on le débrancher ?"
Mais à midi, il me faut partir, quitter, à regret, cette ambiance détendue et chaleureuse. Et là encore le Rider 400 me prouve son efficacité dans les multiples enchevêtrements de la région parisienne, traversée en travers. Sauf à la fin où il veut m'engager dans un sens interdit … tout neuf, il est vrai !
J'ai rendez-vous du côté de Château-Thierry (02) avec l'ami Bruno de Nonocam. (nonocam.fr Site très prochainement en ligne !)
Pour les 24 heures du Mans, il installe dans quatre box, dont celui de MP Racing, des caméras qui diffusent en continu sur le net. Dans ce cadre, nous avons quelques projets à élaborer, quelques détails à peaufiner.
Soirée puis matinée studieuse et singulièrement productive, ce qui n'obère pas quelques délires et certaines crises de rires.
Comme j'ai deux jours devant moi, je décide d'aller saluer Serge à Metz. Ce n'est pas vraiment la route directe pour le retour, mais ce n'est pas si loin non plus …
S'il fait beau, les températures sont basses et les bourrasques de vent me malmènent d'autant plus que je suis lourdement chargé.
Au cœur de la Champagne, une vue somptueuse, presque incongrue, au bout de la route me fait penser à Pascal. Il y a quelques années, il œuvrait ici et m'avait chaleureusement accueilli lors d'une matinée particulièrement froide. Je devrais d'ailleurs prochainement le retrouver dans ses nouveaux locaux, en Ardèche, L'émeraude à Bourg Saint Andéol.
Basilique de L'Epine.
Après de chaleureuses mais rapides retrouvailles avec Serge, Brigitte et Charlotte, il me faut repartir et c'est le test grandeur nature : la perspective d'une petite dizaine d'heures de selle !
Après une centaine de kilomètres d'autoroute, jusqu'à Toul, je retrouve les routes traditionnelles, bien sèches et qui me permettent de tenir un bon rythme. Enfin, pas trop dans les lignes droites qui peuvent facilement voir l'éclosion d'appareils photos sournois. Mais cet axe ne manque pas de beaux et agréables enchaînements de courbes aptes à arrondir des pneus légèrement aplatis par mes excursions citadines !
Vu les températures, j'abandonne l'idée de la traversée du Morvan et privilégie les vallées par Dijon et Chalons. Sur la tristement célèbre RCEA (Route Centre Europe Atlantique), dernièrement d'actualité avec 12 morts dans un accident, je suis rapidement bloqué derrière un monumental convoi.
Sur l'écran de Tomtom, le temps gagné préalablement fond rapidement … Heureusement, après quelques dizaines de longues minutes l'espace est juste suffisant pour laisser passer la moto. Je reprends donc ma progression, tout seul, après avoir salué et remercié les différents chauffeurs et motards d'escorte.
Je recommence à grignoter le temps perdu. Un peu trop même, je viens de recevoir un courrier de Rennes qui m'annonce que je suis à nouveau un grand délinquant qui a pulvérisé une limitation de vitesse de … 10 km/h !
En fin de journée, l'arrivée dans le Massif Central est vivifiante. Quelques gouttes éparses constellent ma visière, les routes sont trempées, le plafond est bas et la température baisse encore …
J'opte donc pour un changement d'itinéraire, redoutant d'éventuelles difficultés au col de la Nugère et emprunte l'autoroute jusqu'à Laqueuille (63). Les jours derniers ont dû être difficiles. La chaussée est blanche … de sel et les bas-côtés de neige !
J'arrive enfin à Bort, très frais et à peu près dispo, mais heureux du verdict.
En effet, il y a quelques semaines j'envisageais de revendre les motos face aux quelques soucis qui s'amoncelaient et m'empêchaient de remonter en selle …
Mais ce périple de plus de 4000 bornes me rassure. Ça peut encore le faire !
Merci à la Fouine pour les photos de Savenay et à Etienne pour une partie de celles de Wings & Rides