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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 22:04

 

C'est un immense plaisir pour moi de vous annoncer que ma nièce Manon est officiellement Kinésithérapeute, terrassant ainsi le handicap de la surdité et les difficultés engendrés par des hommes qui n'en ont que le nom et qui ont bousculé sa vie ! ! !

Enorme hommage à mes amis motards !

Ce vendredi après-midi, le diplôme en main et le sourire illuminant le visage
de ma petite Manon devenue bien grande …

 

Vous avez été nombreux à l'accompagner lors de nos périples en moto, à une période particulièrement difficile, et vous avez votre part dans cette superbe conclusion.

 

Depuis nos premiers tours de roues ensemble lors du premier Bol d'Or Classic en 2002, tous, vous lui avez prouvé qu'elle existait, qu'elle avait sa place parmi nous, que nous l'acceptions telle qu'elle était, avec compassion, mais sans pitié.

 

Les copains, les pilotes, les équipiers des teams, les voisins, vous lui avez insufflé, au moins pour ces 48h00,  un regain de joie de vivre, une lueur d'espoir, quelques raisons d'exister.

Enorme hommage à mes amis motards !

Juchée sur nombre de motos, adulés par ces inconnus qui lui offrent sourires,
casquettes ou stylos, Manon évince temporairement ses idées noires !

 

Une de ses remarques résonne toujours dans mes souvenirs, alors qu'elle recevait bien des témoignages d'amitié :

Mais pourquoi sont-ils si gentils avec moi, ils ne me connaissent pas ?

 

Comment pouvait-elle comprendre toutes ces marques de sympathie gratuite alors qu'elle venait de subir un odieux forfait ? ? ?

 

Et les années ont passé. Nous avons écumé les circuits, sa confiance revenait, tout doucement, sa farouche volonté s'affirmait, subtilement.

 

Ce blog n'existait pas à l'époque. Que d'histoires à se remémorer et à écrire …

 

Ensuite, son frère Maxime, sourd également, nous a accompagné et rapidement à pris sa place. A son tour il a pleinement profité de notre univers qui lui a offert la puissance de la solidarité au cours de multiples sorties et balades.

Tous ces moments sont bien connus de mes fidèles lecteurs.

L'évolution de mon Max y est parfaitement perceptible au fil du temps … des photos et des pages !

Enorme hommage à mes amis motards !
Enorme hommage à mes amis motards !
Enorme hommage à mes amis motards !
Enorme hommage à mes amis motards !
Enorme hommage à mes amis motards !
Enorme hommage à mes amis motards !

Quelques vues de cette journée mémorable de ma grande Manon rayonnante
et de ses parents visiblement satisfaits !

 

 

Impossible de tous vous citer, de peur de trop en omettre. Des copains réguliers aux multiples rencontres éphémères en passant par les organisations comme H.M.S. (Handicap Moto Solidarité), le MC Meymac, le GMT 94 ou le team MP Racing.

Mais chacun de vous peut être fier des résultats.

Mes deux écorchés de la vie se sont magnifiquement reconstruits.

 

Et je veux encore remercier chaleureusement chacun de vous pour cet accompagnement, a priori anodin, mais tellement puissant. Sans vous tous, et de nombreux autres, mes deux grands n'auraient pas vaincu les affres de la vie avec une telle maestria !

 

Et vous leur avez démontré, par l'exemple,
la force de cette solidarité qui les a tant aidés !

 

 

 

Qui aurait pu prédire un tel parcours, il y a une quinzaine d'années,
lorsque Manon et Maxime (planqué dans la bulle)  jouaient aux motards
sur la seconde Diversion de "Tonton Barjot" ?

Enorme hommage à mes amis motards !
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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 20:06

 

Comment peut-on imaginer se trouver à quelques centaines de mètres du boulevard périphérique parisien en regardant ces vues ?

Ah si, sur la dernière, des tours de La Défense qui jaillissent des arbres !

 

Détente entre amis !
Détente entre amis !
Détente entre amis !
Détente entre amis !
Détente entre amis !
Détente entre amis !
Détente entre amis !
Détente entre amis !
Détente entre amis !
Détente entre amis !

 

Et à l'orée du Bois de Boulogne, émerge la nef de la Fondation Louis Vuitton.

Sortie de l'eau comme du temps, ses majestueuses voiles offrent de multiples reflets dont ces myriades de gouttes étincelantes de l'escalier d'eau qui s'affichent comme autant de LED scintillantes … Magique !

 

Une œuvre sublime, au moins pour moi :

Détente entre amis !
Détente entre amis !
Détente entre amis !
Détente entre amis !
Détente entre amis !
Détente entre amis !
Détente entre amis !
Détente entre amis !
Détente entre amis !
Détente entre amis !
Détente entre amis !
Détente entre amis !
Détente entre amis !
Détente entre amis !
Détente entre amis !
Détente entre amis !
Détente entre amis !
Détente entre amis !
Détente entre amis !
Détente entre amis !
Détente entre amis !
Détente entre amis !
Détente entre amis !
Détente entre amis !
Détente entre amis !
Détente entre amis !
Détente entre amis !
Détente entre amis !
Détente entre amis !
Détente entre amis !
Détente entre amis !
Détente entre amis !
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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 18:31

 

Les quelques jours sans moto sont utilisés à découvrir les multiples possibilités de Tomtom et commencer à se familiariser avec les outils.

 

Jusque-là, pas vraiment de difficultés. Entre les commandes assez intuitives et la solide documentation téléchargée, je ne bute devant aucune manipulation, même s'il faut parfois tâtonner pour acquérir la philosophie du produit et les termes utilisés …

J'en profite pour mettre à jour les diverses destinations des prochains jours et évaluer les types de parcours proposés, puis programmer le premier trajet, de la maison vers la Sologne.

 

Je rejette le parcours sinueux qui m'annonce 311 km pour 6h24 et opte pour la route la plus courte (264 km et 4h41).

Ce trajet, que je fais fréquemment plus rapidement (en moyenne 3h30) est nettement plus long (environ 350 km), mais emprunte l'A20 entre Limoges et Vatan.

 

Néanmoins, je vais tout de même tenter de piéger Tomtom en évinçant certains raccourcis sur la première moitié du parcours. En effet, je connais parfaitement cet axe et ses options et je vais donner la priorité au temps, plutôt qu'au kilométrage.

D'autant que ces routes sont loin d'être tristes et rectilignes …

 

De plus, je ne suis pas encore équipé d'oreillette et ne bénéficierai donc pas des instructions audio !

 

Dès le départ, je réfute les injonctions de Tomtom et m'engage sur la portion de route traditionnelle. Le kilométrage de cette petite section est ainsi majoré d'environ 10%, mais le temps minoré de plus de 50 % … sans compter la difficulté et les risques de cette micro-route à la déclivité particulièrement forte et dangereuse (Wheeling aisé mais durement maitrisable !).

Tomtom recalcule sa route et me demande de faire de faire demi-tour. Normal !

 

Je retrouve rapidement la route programmée pour l'abandonner à nouveau sur une vingtaine de kilomètres. Tomtom recalcule en permanence et me propose de nombreuses alternatives. Toujours normal, je lui ai demandé le chemin le plus court et il optimise !

Enfin, quelques instructions me laissent dubitatif. Etant dans mon fief je suis certain que certaines options me rallongeraient …

Mais je ne porte qu'une faible attention au GPS. Je suis sur une "Route A Bonheur" (tous droits réservés à Dédé pour ce terme) et je m'applique plus à aller faire tâter du goudron aux flèches saillantes des bords du pneu …

 

Ussel (19).

Tomtom m'enjoint à pénétrer dans les petites rues de la ville. Cabotin, je poursuis ma route traditionnelle.

Arrivé au carrefour de jonction des deux itinéraires, je m'apprête à tourner à gauche lorsque je découvre que Tomtom me demande de prendre à droite et emprunter la route par laquelle je devais arriver. Edifiant !

A cet instant je repense aux réflexions des journalistes qui, lors des premiers essais presse, avaient découvert un bug en cours de résolution. Cela y ressemble fort !

 

A la sortie d'Aubusson, je profite d'une large aire de repos pour faire une petite pause. C'est l'occasion de rafraîchir la mémoire du GPS. Je l'éteins puis le rallume afin qu'il se réinitialise. Peine perdue car dès la sortie du parking il veut me faire prendre la route du retour …

 

Dans les longs enchainements de la Creuse mon attention se porte plus sur la route que sur le GPS dont le compteur s'entête à rougir pour me signaler ma vitesse excessive … en regard de la loi … D'ailleurs, l'écran (positionné en mode portrait) à tendance à se retourner dans les virages les plus prononcés, pour retrouver une meilleure lisibilité dans la courbe suivante ! ! !

 

A Chénérailles, je suis certain d'être sur le parcours proposé et renouvelle la réinitialisation de l'appareil. Peine perdue. Il passe son temps entre les recalculs de parcours et les injonctions de retour.

Mais je suis aussi cabotin que lui et poursuis ma route vers La Châtre !

 

Lors d'un nouvel arrêt, je reprogramme le parcours à partir du point présent. Miracle, Tomtom m'engage dans la bonne direction et je pars à la découverte de routes encore inconnues, rassuré.

Mais un nouvel avatar se profile. De petites routes en petites routes, Tomtom me demande de prendre une voie dont la signalisation m'indique qu'elle est en impasse. Le panneau est vieux et délavé. Je décide de faire confiance au GPS et m'engage. Après quelques centaines de mètres, Tomtom semble s'être aperçu de sa bévue et programme un demi-tour.

Je reprends donc la route initiale sur les ordres de mon assistant routier qui m'indique de prendre une nouvelle route, annoncée aussi en impasse. Je brave le conseil et continue sur la route.

Tomtom recalcule rapidement et confirme immédiatement mon choix. En enjambant l'A20, j'en déduis que les deux précédentes routes existaient bien avant le passage de cette voie rapide qui occulte nombre de voies pré-existantes. Si cette analyse est juste, il s'agit alors d'une erreur de cartographie. Et dans ce cas, chapeau Tomtom, les réactions se sont révélées aussi rapides que justes !

 

En suivant les conseils de mon guide (mode parcours le plus court), je découvre des environnements insoupçonnés, tel ce village de Bretagne (nous sommes toujours dans le Berry, c'est le nom de l'endroit !) où je fais mon pique-nique :

 

Première sortie de Tomtom !

 

Si la lisibilité était parfaite jusque-là, avec la montée au zénith du soleil, les reflets rendent peu déchiffrables l'écran, voire deviennent éblouissants suivant les angles.

Je change l'orientation en adoptant une position plus verticale.

Le résultat est parfait. Néanmoins, il faudra changer de place le support. En effet, aujourd'hui je roule avec une petite sacoche de réservoir, mais avec une plus imposante, cette position ne sera plus possible.

Un second avantage émerge quant à cette nouvelle configuration. Plus une seule fois l'écran ne s'est retourné alors que certaines courbes demandaient un angle prononcé !

 

La fin du parcours se réalise parfaitement, Tomtom assurant sa mission avec brio, me guidant sans anicroches aux grés de routes semblant perdues au fin fond du monde.

 

Effectivement, il vaut mieux éviter d'aller plus loin ! ! !

Première sortie de Tomtom !

 

Ce n'est pas sur ces secteurs que j'ai accru ma moyenne, bien au contraire.

Et sous le casque, l'esprit divague. Je repense aux bévues du matin et baptise la maladie (en cours de résolution) de Tomtom : "Le syndrome E. T." ! ! !

En effet, c'était un sempiternel et redondant : "retour maison" ; "retour maison" ; "retour maison" …

 

Dans la soirée, une petite balade pour tester la visibilité nocturne. Parfait aussi !

Heureusement qu'il existe ce "syndrome E. T." ! Sans lui, tout semblerait trop beau.

Première sortie de Tomtom !
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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 07:40
Encore une journée de plaisir ! ! !

 

Après une excellente journée de samedi, nous partons profiter de cet univers de découverte, de rencontres, de partage d'une passion commune …

Toutes les informations.

Qui nous rejoint sur ce circuit Carole ? ? ?

 

Rapidement, quelques vues d'hier :

Encore une journée de plaisir ! ! !
Encore une journée de plaisir ! ! !
Encore une journée de plaisir ! ! !
Encore une journée de plaisir ! ! !
Encore une journée de plaisir ! ! !
Encore une journée de plaisir ! ! !
Encore une journée de plaisir ! ! !
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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 09:44

 

Cette semaine, une agréable surprise me parvient par transporteur : la livraison d'un GPS spécial moto, le tout nouveau Tomtom Rider 400 !

 

Il fait suite à une sélection de testeurs du produit dont je fais partie.

Enfin, plus exactement, c'est le blog qui est repéré plus que le bonhomme (vu comme ça, c'est moins valorisant pour l'égo ! ! !) …

 

J'ai accepté cette mission avec un certain recul.

Si je m'estime être un utilisateur averti de l'informatique, je suis loin d'être un "Geek", et très peu adepte des GPS.

Il est vrai que j'ai une certaine capacité à mémoriser cartes et parcours, à enregistrer les centaines de milliers de kilomètres explorés dans tous les coins de France et de Navarre et d'être doté d'un solide sens de l'orientation.

Cet amalgame me procure donc une forme de GPS interne qui me fait rarement défaut et qui est d'ailleurs souvent utilisé par les copains.

 

Je suis donc un parfait béotien en la matière et je vais découvrir en même temps le produit et l'utilisation de ce type d'outil.

Mais maintenant que j'ai accepté le contrat, même s'il est plus moral que juridique, il faut m'atteler à la tâche, mettre en œuvre l'outil et décrire mes impressions et expériences.

Les aventures avec le Tomtom Rider 400 – Episode 1

 

Première inquiétude, avant d'ouvrir la boite : un bruit de métallerie alarmant.
Le transport a-t-il malmené le GPS ?

 

Ce sentiment est vite évincé lors de la découverte du contenu. Tomtom est parfaitement bien installé dans son logement. C'est la quincaillerie (support, vis, écrous, rondelles, entretoises, etc. …)  apparemment d'excellente facture et pleinement protégé dans une valisette, qui provoque ce bruit à priori préoccupant.

 

Cet efficace et sobre packaging une fois ouvert, je me trouve d'autant plus désemparé que la doc (multilingue) est particulièrement minimaliste. Ce n'est pas gagné !

 

Les aventures avec le Tomtom Rider 400 – Episode 1

 

Enfin, suivons la procédure et commençons par enregistrer le produit, en ligne.

 

Mes appréhensions sont vite effacées par une connexion sur un site simple d'accès, intuitif et performant. Deux questions sont immédiatement solutionnées et un bug de téléchargement de pilote est vite réparé par une procédure rationnelle et efficace.

De plus, la documentation (un PDF téléchargeable de plus de 80 pages) paraît fournie, claire et précise.

 

Tomtom semble vraiment vouloir aplanir les éventuels écueils que je peux redouter !

 

Impatient, je teste immédiatement les capacités du système en sélectionnant le bouton "parcours à sensation" sur des itinéraires locaux et bien connus.

Une surprise de taille m'attend.

Tomtom me propose des alternatives auxquelles je n'ai jamais pensé et loin d'être incongrues.

Alléchant !

 

Cette phase de "jeu" terminée, je rejoins ma fidèle Diversion pour l'affubler de l'appendice qui devra supporter le Tomtom.

Le plus difficile réside dans le choix du positionnement sur le guidon. C'est donc une opération simple et facilement ré-aménageable en fonction de l'utilisation à venir et de l'expérience.

 

Les aventures avec le Tomtom Rider 400 – Episode 1

 

Maintenant le Rider 400 est solidement installé, sa connexion électrique efficiente et nous allons pouvoir passer aux tests routiers … enfin, dès que le bonhomme sera en mesure de pouvoir reprendre le guidon, ce qui ne devrait plus tarder, j'espère …

 

A très bientôt pour la suite, donc !

 

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 10:12
Adieu Franck !

 

Depuis quelques jours, je me régalais des nombreuses réflexions de Franck Pétricola, enthousiasmé par sa première participation au légendaire TT (Tourist Trophy) de l'ile de Man …

Je lui adressais récemment ce commentaire sur un réseau social, relatif à une photo sur le ferry qui l'emmène vers Douglas :

 

"Et voilà une tablée qui rappelle des souvenirs de ... 2007 !
Merci pour ce moment de joyeuse nostalgie et bonnes courses pour toi."

 

Il y a quelques semaines, j'évoquais Franck avec Steve Plater.

Tous les deux fans et fabuleux acteurs des courses sur routes (Road Races), tous les deux ayant lourdement chuté dans la Northwest 200, célèbre course irlandaise, en 2010 pour Steve et l'année dernière pour Franck …

Mais, guerrier, Franck s'est attelé à une lourde et douloureuse rééducation pour s'aligner, dès septembre, aux 24h00 du Mans ! ! !

 

Lors de l'un de nos derniers échanges où j'évoquais cette rencontre avec Steve, je lui souhaitais de continuer à suivre la même voie que son aîné.

Steve fut classé le meilleur "newcomer" en 2007, et je rêvais pour Franck de la même consécration en 2015 …

 

Mais Franck n'a pas pu m'offrir ce plaisir.

Au contraire, il me plonge dans la tristesse.

Il a perdu la vie à 32 ans, par et pour sa passion, aussi exigeante que dévorante.

Mais en apothéose, sur le circuit du TT, son Graal, à Sulby Crossroads, en approche de la ville de Ramsey …

 

Tu as su nous faire partager ta joie de vivre, ta rage de vaincre, ta passion sans limites …

Tu nous as fait rêver dans l'accession à ton Nirvana, partager tes bons et mauvais moments, rire et maintenant pleurer …

Paix à toi l'ami qui nous tire une dernière, terrible et regrettable révérence !

 

Et toutes mes condoléances à tes proches, particulièrement à ta compagne adulée que tu chérissais et admirais pour son engagement à tes côtés !

 

Adieu Franck !
Adieu Franck !
Adieu Franck !
Adieu Franck !
Adieu Franck !
Adieu Franck !
Adieu Franck !
Adieu Franck !
Adieu Franck !
Adieu Franck !
Adieu Franck !
Adieu Franck !
Adieu Franck !
Adieu Franck !
Adieu Franck !

 

PS
 

Merci à un autre Franck, breton celui-ci,
pour nous avoir informé cette nuit de cette triste nouvelle.

Sombre messager mais fidèle lecteur et joyeux drille maintes fois rencontré ! ! !

 

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 13:52

 

Alors que les machines du Guyot Motorcycle Team accaparent les podiums en Allemagne et en France, son nom est aussi, incidemment, cité dans la Presse Quotidienne Régionale.

 

Ici, c'est l'Auvergne et le Limousin qui, par le truchement du journal La Montagne, évoquent le célèbre team français et son manager, Christophe Guyot !

 

C'était à l'occasion d'une interview de Steve Plater, déjà évoquée ici ( cf. Une rencontre insolite ! ).

 

Le GMT sur tous les fronts !
Le GMT sur tous les fronts !
Le GMT sur tous les fronts !

Un hommage bien mérité à mon sens !

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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 10:44

 

Ce vendredi en fin d'après-midi, nous progressons dans l'air pur de la montagne Auvergnate afin de rencontrer François mon ami moine, motard et maître émailleur …

Quel cumulard celui-là !

 

Après sa dernière exposition "d'émaux motardesques" réalisée à Châtellerault
(cf. Idée sortie dans le Poitou !), il vient se ressourcer sur le théâtre de ses vacances enfantines avec son ami de toujours, Jean-François maintenant le maitre des lieux, …

 

Quelle atmosphère sublime pour accueillir ses longues marches empreintes de méditation, ses activités de pasteur dans les prés et auprès des troupeaux.

Ce panoramique à 180° donne une pâle vision de cet univers majestueux :

Rencontre pastorale, dans tous ses sens !

 

Nous arrivons dans cette ferme auberge juchée à 1300 m. d'altitude, tergiversant entre le Mont Dore et le Sancy, baignée dans la verdure aux multiples nuances de cet environnement magnifique :

 

La Ferme de l'Angle
Tél : 04 73 65 02 11 - Contact : Maryse et  Jean-François ONDET,

 

 

C'est l'heure de la traite et nous retrouvons les deux amis d'enfance dans l'étable, en pleine activité. L'occasion de découvrir une jeune vache de deux jours. Pataude, elle se lève laborieusement à notre arrivée pour nous réclamer sa pitance.

 

Mais aussi de nous faire présenter le protégé du pâtre François, un jeune veau de deux mois portant le nom, en cette année dédiée aux "L", de Ligugé … nom de son abbaye Poitevine :

Rencontre pastorale, dans tous ses sens !

 

A cette vision, je ne peux pas m'empêcher de penser à Coluche, et à ses âneries relatives au Pape …

J'apostrophe donc François en citant et paraphrasant cet illustre et généreux personnage :

 

"Pas trop difficile pour toi de retrouver Ligugé ici. N'est-ce pas l'occasion de te rebeller : ôtez moi ce veau de la vue, cela me rappelle le boulot !"

L'éclat de rire est général !

A la réflexion, cette boutade peut être à double sens, et je tiens à préciser que ce n'est pas le veau qui engendrerait ce sentiment, mais son nom, évocateur ! ! !

 

Nous sortons un moment de cette étable pour nous adonner à des ébats … tabagiques, François avec sa pipe. L'occasion de débattre des difficultés qu'il rencontre dans l'obtention de son premier permis de conduire, moto bien sûr, ou de notre frayeur de l'année dernière à quelques encablures d'ici … (cf. Une merveilleuse après midi … ).

 

Mi sérieux, mi rigolards, nos discussions évoluent dans un décor en perpétuelle évolution, tel un kaléidoscope.

Les rayons obliques du soleil qui descend tout doucement au-dessus du Limousin inondent l'exubérante nature et les quelques nuages poussés par le vent déplacent en permanence les zones d'ombre et de lumière.
Grandiose et fantastique !


 

  • Toutes ces taches aux couleurs multiples des végétaux qui combattent l'omniprésence du minéral ;

     
  • Ces innombrables nuances de verts, du sombre résineux à l'arbuste aux feuilles agitées par le vent et proche du blanc, le tout égayé du jaune lumineux des genêts ;

     
  • Le paisible troupeau familial constitué des jeunes bovins surveillés et nourris par leurs mères ;

     
  • La ferme du lac de Guéry, perdue dans l'immensité et qui s'illumine comme un phare au cœur de cette ondulante et verte mer ... montagneuse ;

     
  • Ce jeune veau qui s'abreuve à satiété sous le pis de sa mère, patiente et attentionnée.

 

Rencontre pastorale, dans tous ses sens !
Rencontre pastorale, dans tous ses sens !
Rencontre pastorale, dans tous ses sens !
Rencontre pastorale, dans tous ses sens !
Rencontre pastorale, dans tous ses sens !
Rencontre pastorale, dans tous ses sens !
Rencontre pastorale, dans tous ses sens !
Rencontre pastorale, dans tous ses sens !
Rencontre pastorale, dans tous ses sens !
Rencontre pastorale, dans tous ses sens !
Rencontre pastorale, dans tous ses sens !

 

Mais il est temps de mettre un terme à ces instants confraternels, baignés d'une certaine béatitude.

 

Il faut terminer la traite puis se reposer. En effet, demain matin le réveil est programmé de bonne heure pour accompagner un troupeau dans les pâturages. Ensuite, il faudra prendre le train et retourner à Ligugé pour renouer avec le travail qui s'amoncelle.

Entre les commandes qui se multiplient et la préparation de la prochaine manifestation à Montlhéry dans trois semaines, François n'est pas prêt de s'ennuyer.

Rencontre pastorale, dans tous ses sens !

 

En effet, les 20 et 21 juin, François sera présent sur ce mythique circuit lors du Café Racer Festival afin de venir à votre rencontre et vous présenter son art et ses œuvres.

 

Lors de notre retour, mon chauffeur est dithyrambique. Il est charmé par une rencontre insolite, heureux d'avoir revécu des souvenirs d'enfance et satisfait de rentrer avec 12 œufs et 2 litres de lait, particulièrement frais et aux origines maitrisées …

 

Au cours du rapide repas impromptu qui clôt cette savoureuse journée, je lui présente quelques-unes des œuvres de notre ami. Il est ébloui !

Rencontre pastorale, dans tous ses sens !
Rencontre pastorale, dans tous ses sens !
Rencontre pastorale, dans tous ses sens !
Rencontre pastorale, dans tous ses sens !
Rencontre pastorale, dans tous ses sens !
Rencontre pastorale, dans tous ses sens !
Rencontre pastorale, dans tous ses sens !
Rencontre pastorale, dans tous ses sens !
Rencontre pastorale, dans tous ses sens !
Rencontre pastorale, dans tous ses sens !
Rencontre pastorale, dans tous ses sens !
Rencontre pastorale, dans tous ses sens !

 

A découvrir (ou redécouvrir) à Montlhéry les 20 et 21 juin
et ce sera le jour le plus long (et la nuit la plus courte !), un signe ?

 

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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 07:53

 

Ah bon, je ne suis pas seul au monde …

Quel est cet être étrange qui vient déranger ma quiétude ? ? ?

Oh, je suis désolé, je ne l'avais pas vu …

Mais il est blessé … ou tout simplement mort ! ! !

 

 

J'adore cette vidéo de Qwerty julien, ZE motard belge.

 

Ses approches me paraissent aussi justes que vivifiantes et ses retours d'expériences intéressants ou … incongrus, voire débonnaires ! ! !

 

Mais je ne suis pas pour autant sectaire et l'état d'esprit démontré dans cette vidéo s'applique aussi aux "motards" (bien qu'ici j'utiliserais plus volontiers le terme "d'utilisateurs basiques de deux roues motorisées") qui s'érigent en chevaliers des temps modernes et exigent des autres utilisateurs une abdication de leurs droits élémentaires …

 

Et c'est tout aussi vrai des cyclistes ou piétons … C'est tout simplement (et malheureusement) humain (moi c'est moi et toi, tais-toi) ! ! !

 

La route est un lieu de partage et chacun des types d'utilisateur y jouit d'avantages mais y subit aussi des contraintes … à commencer par le respect de l'AUTRE ! ! !

Pourquoi réfuter ces dernières pour ne profiter que de ses privilèges ?

 

Etre désolé, c'est bien.

Mais est-ce suffisant lorsque le mal est fait ?

 

Désolé ...

 

Et cette triste vue de La Voix du Nord en est un édifiant constat d'actualité …

Ce second article du journal énonçant l'une des tragiques conséquences que sont ces quatre orphelins devraient peut-être en faire réfléchir quelques-uns ! ! !

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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 09:32

 

Je suis dans la phase finale de ma mise en place pour le week-end lorsque le téléphone sonne. C'est Eric ! Il a fait un détour par Aurillac pour prendre en charge une copine, Isabelle et il m'annonce son départ pour rejoindre Bort. Je lui propose de venir à sa rencontre. Cela me remettra en jambe et, surtout, permettra à ma passagère, Chantal, de se "chauffer" avant un long week-end de moto.

 

En effet, nos deux accompagnatrices sont relativement novices dans le domaine. Particulièrement pour Isabelle, car Chantal a déjà profité de quelques balades locales ces derniers mois et a pu ainsi retrouver un univers connu dans sa jeunesse.

 

Lorsque nous arrivons sur la place de l'église à Mauriac (15), notre point de rendez-vous, le Z1000 Kawasaki cliquette et Isabelle et Eric viennent juste d'en descendre, les casques encore sur la tête !

Cela devient une tradition pour Eric et moi ces arrivées dans la même minute sur des places d'églises … Une mesure d'une connivence certaine et d'habitudes communes !

 

Le plaisir des retrouvailles autour d'un café en terrasse sous un soleil voilé, et le quatuor reprend la route pour rejoindre le camp de base de Bort.

La soirée est fort agréable autour du chou farci admirablement accommodé par Chantal. Bien qu'en Auvergne, elle utilise une recette Charentaise. Ici, la préparation est cuite dans un bouillon et le résultat est savoureux.

L'appétit aiguisé par un délicat et alléchant fumet est conforté par le savant équilibre de la viande et des légumes agrémentés d'ail de persil et de fines herbes. Un régal !

Ascension 2015 - Encore des virolos !

 

Au milieu de la nuit, avec Eric nous prenons congé des filles et allons préparer le petit déjeuner … Oh, pas trop dur. Juste sortir du congélateur la fournée de croissants nécessaire. En effet, depuis que j'ai donné cette habitude à Eric, cela fait partie maintenant de sa liste de désirs culinaires … Mes petits triangles de pâte roulés dressés au préalable vont lever pendant notre sommeil et seront cuits au réveil pendant notre premier café, ainsi que la Tatin pour le soir !

 

Une bonne façon de démarrer une journée de bien agréable manière, d'autant que la météo est très incertaine. Au refroidissement annoncé et déjà apparu la veille, s'ajoute les risques d'averses.

Nous avons rendez-vous vers midi à Massiac (15) avec Fabrice qui arrive de la vallée du Rhône. Nous n'avons donc pas la pression en termes de délai, d'autant que j'ai prévu un itinéraire roulant, limitant les surprises. D'abord la RAB (Route A Bonheur) chère à Dédé 07, Bort - Riom es Montagne – Murat, puis la vallée de l'Alagnon jusqu'à Massiac. Du bon revêtement routier et très peu de lignes droites, le tout dans de somptueux décors.

 

La préparation du départ est relativement longue. Ces dames hésitent à enfiler les tenues de pluie que nous leur conseillons. Look ou confort ? Une alternative kafkaïenne pour les féminines de l'étape ! ! !

Mais une violente averse met fin aux questionnements. En attendant la fermeture des vannes célestes, les survêtements imperméables sont finalement adoptés ! ! !

 

Nous partons donc sur des routes détrempées, mais sans pluie. Bien que mesurée, l'allure est soutenue, le style enroulé, évitant les à-coups intempestifs. De plus, les points de vue sont limités par un plafond bas et gris. Heureusement, les multiples et tendres teintes vertes du printemps viennent égayer cette tristesse ambiante, de plus en plus froide.

 

A Murat, pause-café. Chacun a encaissé le froid mordant et certains bouts de doigts sont endoloris. Heureusement, nous n'avons pas eu de pluie. Que dis-je de neige plutôt ! En effet, dans la descente du col d'Entremont, une fugace trouée dans les nuages nous a offert pendant un instant une magnifique surprise. Le Lioran scintillant de sa toute fraîche couverture immaculée …

Les filles font maintenant fi de l'apparence vestimentaire. Elles sont satisfaites d'avoir revêtu ces tenues certes disgracieuses mais efficaces !

Dans la descente de la vallée de l'Alagnon, le rythme s'accélère légèrement. Les routes sont séchantes, voire même parfaitement sèches sur certaines portions.

Comme nous arrivons en avance, je file directement vers le supermarché local afin de faire les courses pour le pique-nique et sustenter les bécanes. En arrivant sur le parking, j'aperçois une moto à une centaine de mètres devant. Tiens, elle est rouge … Je regarde plus attentivement et constate que c'est bien Fabrice ! Nous présentons donc les 3 motos au ravitaillement dans un concert parfait. La classe !

 

Nos destriers parqués, je fais rapidement les présentations. Fabrice est un ami de longue date, et il me l'a encore largement prouvé il y a quelques mois en venant faire le "garde-malade" lors de ma retraite forcée … Je l'ai connu jeune motard et nous avons vécu bien des aventures au cours de quelques dizaines de milliers de kilomètres ensemble !

 

Les emplettes de nourriture réalisées, nous repartons vers la ville afin de nous attabler devant un café et débattre du programme. Mes propositions sont adoptées et nous voilà repartis sur de petites routes maintenant.

 

Dès la sortie de la ville, nous attaquons la longue montée qui nous mène vers le plateau du Cézalier. Quelques surprises (boue, gravillons, dépôts végétaux, …) tempèrent notre ardeur et rappellent la somme des risques possibles sur ces routes de montagne, sans parler des entrées en courbe sur route sèche et sorties sur le mouillé, par exemple. Il est donc prudent d'anticiper tous ces pièges potentiels …

 

Sur le plateau, la visibilité s'est améliorée. Les violentes rafales de vent qui nous bousculent, font aussi défiler rapidement les nuages, allant même jusqu'à offrir de salvateurs passages aux rayons solaires qui nous réchauffent par intermittence. Nous continuons à nous engager au sein de ce magnifique Parc Naturel des Volcans d'Auvergne par Allanche, Marcenat puis la descente vers Condat, où nous remontons la vallée de la grande Rhue vers Besse. Une superbe route pour les motos … où nous pouvons avoir certaines difficultés à respecter les limitations de vitesse ! ! !

 

Dès la sortie de la ville, je prends immédiatement un rythme assez rapide, suivi de près par le Z1000 de Eric qui doit se délecter. Inexorablement, Fabrice, plus prudent et limité en puissance par le moteur bridé de son Yamaha MT07, s'éloigne.

Soudain, un souvenir me revient. Une halte avec mon grand Maxime pour admirer une cascade. Elle doit être grandiose en ce moment avec ces pluies et les fontes des dernières neiges ! De plus la luminosité s'accroit et cela sera peut-être l'occasion de faire notre pique-nique.

Je ralentis donc afin de permettre à Fabrice de recoller. Une incursion sur une petite route qui nous amène sur un parking et … des tables bordant un charmant petit lac. Bingo, c'est le lieu de pause idéal !

 

Après la visite à la cascade qui s'avère débordante d'activité, nous nous installons confortablement pour notre déjeuner, le soleil nous faisant grâce d'une apparition bienvenue dans cet air froid.

Alors que nous avons fini le repas, quelques gouttes éparses nous engagent à repartir.

Ascension 2015 - Encore des virolos !
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Avec Eric, nous profitons des superbes enchainements de cette route, pas uniformément sèche, mais suffisamment engageante. Fabrice prend un peu de retard, mais reste en vue dans les rares lignes droites, pas très longues. Alors que nous arrivons en vue du secteur le plus jouissif, une succession ininterrompue de courbes à la vision dégagée, un bref mais violent orage inonde l'environnement. Pas question d'attaquer dans de telles conditions. Nous en profitons pour réduire suffisamment l'allure et permettre ainsi à Fabrice de faire sa jonction, d'autant que nous approchons de la nouvelle halte, le lac Pavin.

 

La pause au sommet est rapide. Juste le temps d'admirer cette masse liquide et pure enchâssée dans le plus jeune volcan de la chaîne. Mais le vent froid nous pousse rapidement à redescendre. Au niveau de l'eau, nous sommes à l'abri du vent et sous le soleil. Mais les basses températures nous refoulent tout de même dans la salle du restaurant pour déguster chocolat et café.

Ascension 2015 - Encore des virolos !
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D'un commun accord, sous traversons Besse pour emprunter un itinéraire inconnu encore pour Eric. La dernière fois c'était la vallée de Chaudefour et le col de la Croix Saint Robert. Aujourd'hui, c'est Murol et son imposante forteresse dominant la vallée avant de longer le lac Chambon puis attaquer l'ascension du col de la Croix Morand (1401 m.).

 

Le froid s'intensifie et la grisaille aussi. Nous nous empressons donc de redescendre vers l'autre vallée, celle de la source de la Dordogne. Enfin, empressons est d'ailleurs un bien grand mot. Il me semble que les parois rocheuses sont couvertes de glace. Je redouble donc de vigilance et limite grandement la vitesse. En arrivant à La Bourboule, un thermomètre nous annonce un vaillant +2° … Ce devait donc bien être de la glace plus haut !

Dernière pause-café-chocolat et Eric confirme mon ressenti. Il a glissé un instant sur une plaque de verglas … C'est passé, c'était beau !

 

 

La soirée est endiablée. Nous avons invités des voisins, notre Super-Mamie Jacqueline ainsi que Patrick et Alain. Malheureusement, ce dernier aura un empêchement au dernier moment. Dommage, la chaire semble avoir été appréciée (Lasagnes saumon épinards et tarte Tatin) et les délires multiples, notamment pour cette photo réalisée pour nos amis Choletais du team MP Racing ! ! !

Ascension 2015 - Encore des virolos !
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Samedi matin, départ vers 8h00 en direction du Puy Mary, après les sempiternels croissants !

 

Je ne suis pas très confiant dans la météo, dont j'ai enregistré mentalement les cartes pour prévoir des solutions alternatives, mais qui sait, cela évolue vite en montagne.

Du plateau entre Bort et Mauriac, j'ausculte le massif sur notre gauche. Bien bouché !

Nous passons Salers pour nous enfoncer dans un nuage s'épaississant avec la prise d'altitude dans cette pourtant superbe vallée de la Maronne dont seuls quelques mètres de route sont visibles aujourd'hui !

Pause-café au col de Néronne dans l'auberge où nous sommes parfaitement reçus, comme d'habitude, autour d'un réconfortant feu de cheminée.

(Auberge du col de Néronne – Bar, restaurant, chambres d'hôtes – 04.71.40.90.81).

Heureusement, j'avais fait une photo de ce relais-motard la semaine dernière. A ce moment, ce serait un grand voile gris …

Ascension 2015 - Encore des virolos !

 

Nous repartons toutefois dans cette purée de pois.

En plongeant dans la forêt du cirque du Falgoux, la visibilité s'améliore et un léger espoir renait … de courte durée. Dès les premiers tours de roues de l'ascension du Pas de Peyrol (1588 m.) la visibilité est vite réduite à quelques mètres. Evidemment, train de sénateur, et heureusement. Sur cette route particulièrement étroite, nous croisons un sombre abruti en "lanternes", donc visible au dernier moment. Un danger public (comme bien d'autres d'ailleurs), qui ne doit même pas connaitre le français puisque les termes consacrés relatifs à l'éclairage automobile sont "feux de stationnement" et "feux de croisement". Quand on n'est pas une lumière, on prend la précaution d'allumer celles de son véhicule, dans la bonne position !

 

Après une pause-café, il est évident que la situation ne va pas s'améliorer rapidement, d'autant que le vent qui nous gênait la veille est inexistant maintenant. Nous optons donc pour une incursion dans le sud, plus prometteur.

Au moment de partir, un couple en BMW GS ausculte une carte. Eric remarque leur immatriculation, 33. Ils sont donc relativement voisins.

Une discussion s'engage lorsque je leur propose mon aide. Après un rapide conciliabule, le pilote demande s'il peut nous suivre vers Aurillac, et nous voilà repartis à quatre motos !

 

La descente est épique. Visibilité extrêmement réduite. Trafic de vélos important, surtout dans la montée, avec des voitures qui doublent, sans clignotants et même parfois sans aucun éclairage … Résultat, à plusieurs reprises, je me retrouve nez à nez avec ces véhicules.

Un peu stressant !

A tel point que je ne veux pas doubler un vélo qui nous précède. Il roule à peine moins vite que nous et nos difficultés sont sûrement amplifiées pour lui. Il a d'ailleurs parfaitement compris la situation et reprend une place moins scabreuse sur la chaussée. Dès que la situation s'améliore, il se resserre à droite et favorise notre passage.

A mon sens, une saine mise en pratique des conseils suggérés par de nombreux panneaux dans ces environnements de montagne : "Partageons la route" !

 

Dans la vallée de Mandailles, nous retrouvons la visibilité et pouvons redonner du rythme aux mouvements de balancier des bécanes. Bientôt, des trouées permettent au soleil d'illuminer des portions des pans de montagnes qui nous  entourent. Réconfortant et magnifique !

Ainsi, la trentaine de kilomètres serpentant le long de la Jordanne jusqu'à Aurillac est rapidement négociée.

 

Je contourne la ville par une route sinueuse à souhait, avec pour objectif de refaire le point avec nos BMistes. En effet, en fonction de leurs désirs, de nouvelles options peuvent être prises. Je stoppe donc à l'orée de la nationale 122 et ils me font part de leur volonté de découvrir le Puy Mary … avec de la lumière ! S'ils continuent avec nous, ils vont s'en éloigner grandement. Par contre, s'ils remontent la vallée de la Cère vers Murat, ils peuvent ensuite retourner rapidement vers ce massif …

Et c'est le choix qu'ils font. Ils me demandent si je sais où manger, mais je suis trop proche de chez moi pour avoir testé ces établissements. Néanmoins, je leur procure d'autres conseils, ne serait-ce que d'éviter le tunnel si l'horizon est suffisamment dégagé. Ils pourront ainsi profiter des panoramas du col de Front de Cère puis de la station du Lioran !

 

Nous nous saluons donc pour partir aux opposés.

En ce qui nous concerne, c'est vers la vallée du Lot. A Arpajon, nous passons à quelques dizaines de mètres du magasin d'aquariophilie d'Isabelle. La pauvre, elle doit redouter que nous la ramenions au boulot !

 

La dernière fois que j'ai emprunté cette route, c'est lors du premier grand voyage en moto de Maxime. Je me remémore tous ces bons moments, toutes ses réactions enchantées dans ces paysages sublimes, sa fatigue accumulée au cours de cette très longue journée et, surtout, les prémices d'un renouveau prometteur pour ce jeune adolescent malmené par la vie (cf. Tribulations d'un jeune motard, Maxime).

Que de chemin parcouru depuis par ce dorénavant jeune adulte responsable, autonome, accrocheur et joyeux ! ! !

 

Après le passage sur le magnifique pont qui enjambe la Truyère à Entraygues, pause à Estaing où l'humeur est joyeuse. Entre le soleil qui joue avec une nature exubérante, des architectures grandioses, et une portion de route où les trois motos ne se sont pas quittées dans leurs balancements incessants, le moral est remonté de plusieurs crans !

Les filles, comme Fabrice, ont quitté les tenues pluie et les valises de mon "veau" sont bienvenues pour charger ce qui devient enfin superflu.

Ascension 2015 - Encore des virolos !
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Après une rapide incursion dans Espalion pour découvrir de nouveaux trésors d'architecture, nous retrouvons avec délectation de nouvelles routes à virage en montant à l'assaut de l'Aubrac.

Là encore, mon esprit divague. Mon dernier passage ici, dans le sens inverse, date de plusieurs années. C'était quelques petites heures avant l'accident de Laurence, lors d'une concentration du Repaire des Motards …

Nouvelle séquence émotionnelle !

 

Là encore, nous décrochons rapidement Fabrice, emportés par la fougue du Z1000 qui me talonne, piaffant d'impatience de pousser à des prises d'angles plus accentuées. Heureusement, et pour la première fois depuis ma chute de Nantes, je commence à me détendre et à porter mon regard plus loin (voilà qui devrait faire plaisir à Blanco qui m'en faisait la remarque lors de notre dernière virée commune !). A l'arrêt repas, où les mines commencent à montrer la fatigue, le constat est clair. Les flèches des bords du pneu arrière sont allées tâter le bitume …

Un renouveau de confiance bienvenu, d'autant qu'avec une passagère, je minimise mon enthousiasme !

Ascension 2015 - Encore des virolos !Ascension 2015 - Encore des virolos !

 

Lors de la pause-café à Laguiole, Fabrice évoque ses dernières incursions dans le secteur. Dans la discussion, il parle du viaduc de Garabit, et Eric marque un intérêt certain.

Changement d'itinéraire donc.

Nous avions prévu un ravitaillement des motos à Saint-Flour, mais ce détour risque d'être trop long. Nous nous arrêterons donc à Chaudes-Aigues pour faire le plein. En ce qui me concerne, c'est juste un complément pour ne pas faire rougir la carte bancaire de Chantal.

La mienne semble définitivement "muette" et refuse toute transaction !

A la sortie de Laguiole, une Clio RS tente de nous bouchonner, suivant un autre véhicule à l'allure particulièrement modérée. Dès que la visibilité le permet j'amorce mon dépassement mais, le sombre véhicule déboite dans ma roue avant, en outre sans clignotant. Bien sûr je m'attendais à cette manœuvre et m'écarte d'autant, mais il finit par me surprendre en écrasant ses freins … le premier véhicule amorce un virage à gauche pour s'engager sur une petite route, sans aucune précaution préalable. A mon tour, je tire avec vigueur le levier droit pour stopper la machine avant le choc …

Mais Eric s'est engagé dans mon sillage. Il n'a pas pu détecter cet enchainement de faits. Il freine brutalement, heureusement avec une machine et une expérience adaptée et son pneu avant vient lécher ma bavette arrière …

C'est passé … mais c'était très limite !

 

Une petite route qui tournicote sur les hauteurs de la vallée de la Haute Truyère, un arrêt spectacle dominant le lac du barrage de Grandval et nous voici au pied d'une œuvre majeure d'un certain Eiffel.

 

Et là encore j'ai une pensée pour l'ami Blanco lorsqu'il nous relatait ses excursions dans le secteur et tentait d'expliquer, benoitement, les extravagances de deux fusées vertes :

"Quand j'ai vu les panneaux - Circuit des Monts du Cantal - avec ces superbes courbes, j'ai vissé la poignée, Enrico collé au train …

Nous l'avons pourtant écumé ce circuit, mais nous n'avons jamais trouvé les stands ! ! ! "

Certains doivent encore se souvenir de quelques dépassements de ces deux bolides Kawasaki lors des rencontres du Repaire des Motards …

Ascension 2015 - Encore des virolos !
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Un dernier arrêt à Saint-Flour pour acquérir quelques grillades et nous voilà de nouveau sur la RAB. Sans vouloir y battre un record établi par Dédé et Carlo, le duo des gros cubes roule à des vitesses … inavouables, sauf dans les secteurs connus pour être propices à des traquenards fréquents, et dans les communes.

A l'approche de Murat, nous calmons le jeu pour permettre à Fabrice de recoller. Avec sa tenue jaune fluo, il est détectable de loin, et il est aisé de gérer son retour.

A la sortie de Murat, même fougue. Une petite attente dans la descente de la vallée de la Santoire, mais la MT07 se trouve bloquée par un camion alors que devant, nos envolées sont musclées. Mais ce n'est pas encore assez pour Eric qui me dépasse et part comme une fusée dans ces longues et belles courbes. Il me laisse ensuite revenir, puis, de nouveau, nous attendons Fabrice pour traverser Riom ensemble.

 

A la sortie de la ville, même scénario pendant quelques kilomètres avant de laisser revenir la petite "Yamaha" légèrement castrée. L'attente dure plusieurs kilomètres à une allure pourtant bien faible et je commence à m'inquiéter lorsqu'enfin, dans une zone d'ombre, apparaît un phare. Mais non, ce n'est pas lui, c'est un side-car, avec un panier également jaune fluo, d'où l'erreur de perception initiale.

Mon inquiétude remonte d'un cran alors que l'équipage se rapproche plus rapidement. Et là, mon inquiétude change de registre et s'amplifie. C'est bien Fabrice et sa veste jaune, mais ce que j'avais pris pour un panier fluo est tout simplement la décoration avant d'un véhicule de Gendarmerie. De plus, il s'avère que cette voiture est tout simplement une Mégane RS, plus fréquente sur les autoroutes …

Si nous avons déboulé devant eux il y a quelques minutes, nous allons passer un sale quart d'heure …

Je suis de plus en plus dubitatif. Ils restent derrière, bien sagement, alors que nous roulons un poil au-dessous de la limite de vitesse et qu'ils peuvent doubler sans problèmes. Que veulent-ils ?

 

Une chose est certaine, le jeu est fini …

 

Une petite route sur la droite est un raccourci pour rejoindre Bort. Je décide de l'emprunter pour ne plus avoir cette "épée de Damoclès" dans le dos …

Et là, ma crainte s'accroit encore, ils nous suivent et passent rapidement Fabrice. Dans le bout droit suivant ils doublent Eric et se positionnent dans ma roue. En arrivant sur le stop, je leur fait signe du pied qu'ils peuvent passer. Ils se portent à notre hauteur, nous marquons l'arrêt ensemble et les deux militaires nous adressent des signes de remerciement avec de légers sourires …

Sadisme ? ? ?

 

Je les laisse repartir et prends leur sillage. Pas longtemps. Ils ne respectent plus les limitations, eux, et je ne cherche pas la provocation.

Lorsque nous arrivons à l'entrée de Bort, nous les retrouvons, se positionnant dans un rond-point. En passant devant eux, j'ai ouvert le casque et les apostrophe, en souriant : "Si j'avais su que c'était pour cela, je ne vous aurai pas laissé passer". Eclats de rires communs et saluts réciproques …

Ca va nettement mieux !

 

A l'arrivée, nous comparons nos ressentis. Eric est passé par les mêmes phases, de la perception initiale d'un side-car à l'attente d'un arrêt provoqué pour un contrôle  … et de gros soucis suivant l'endroit où ils nous auraient vus passer …

Quand à Fabrice, il ne s'est aperçu de leur présence que lorsque nous avons bifurqué ! ! !

 

Voilà un sujet qui a bien alimenté notre soirée en terrasse chez Chantal autour de savoureuses grillades.

 

Dimanche matin, cela sent déjà la fin du week-end. Fabrice désire rentrer de bonne heure en vallée du Rhône et a fixé son départ à 8h00. Nous lui proposons de l'accompagner jusqu'à Murat. Nous pourrons ainsi vérifier l'état des nuages autour du Puy Mary et programmer un éventuel retour par là.

Ascension 2015 - Encore des virolos !

 

Comme la veille, les deux vieux délinquants s'encanaillent (encore que, pour être plus exact, c'est un vieux et un plus jeune … et ce plus jeune est le pire des deux. Il s'offre à nouveau une échappée mémorable !), mais les trois motos arrivent ensemble à Murat où Fabrice nous quitte pour poursuivre en solitaire.

 

Pour les deux machines restantes, la route de l'aller est reprise sur quelques kilomètres, puis abandonnée après le col d'Entremont pour plonger vers la Santoire et remonter la vallée.

Petite pause à mi-hauteur pour prendre quelques photos :

Ascension 2015 - Encore des virolos !
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Au sommet, je bifurque immédiatement à gauche en direction d'Aurillac, comme hier matin. Mais avec la vue maintenant !

Quelques centaines de mètres et nous stoppons sur la crête. La route semble en lévitation entre la vallée de la Jordanne et celle du Falgoux. Magique !

Eric peut ainsi découvrir la route qui descend vers Mandailles et que nous avons empruntée la veille dans la purée de pois. Il en a du mal à se repérer.

Ascension 2015 - Encore des virolos !
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Mais le vent vigoureux et froid nous pousse vite à retourner au Pas de Peyrol, relativement abrité derrière le Puy Mary. Nouveau point de vue sur le Falgoux et découverte des vallées de la Santoire et de Cheylade.

Grandiose  et d'autant plus somptueux que les jeux de lumière font évoluer en permanence la vision du décor !

Ascension 2015 - Encore des virolos !
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Nous redescendons ensuite par la magnifique forêt du Falgoux avant d'obliquer dans la vallée du Mars que nous quittons rapidement pour rejoindre Auzers et son château :

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Encore quelques portions de routes laborieuses, étroites, sinueuses, parsemées de terre et gravier et traversées par des animaux (un écureuil n'est pas passé loin …) pour une dernière pause-café à Menet, le fief de Chantal.

 

Nous arrivons à Bort où nous dégustons des (très bons) restes du week-end, puis suivre à la télévision le Grand Prix de France de MotoGP qui se déroule au Mans.

Un spectacle d'un autre genre, mais dantesque aussi. Quelle course !

 

Eric prend congé pour un retour à étapes. Il dépose Isabelle à Aurillac avant de se propulser à Brive pour rendre visite à d'autres amis …

 

Et tout ce petit monde est bien rentré ! ! !

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