Si la course démarre le samedi 18 avril, la mienne débute le lundi précédent, et de la plus belle des manières, sur un petit matin bucolique et prometteur :
Je suis passé par la Sologne où je retrouve Serge, mon pote de Metz, avec lequel nous allons saluer des copains rencontrés justement au Mans, mais il y a une bonne douzaine d'années …
Quelques heures bien sympathiques avec ce couple et leurs deux jeunes enfants, avant de nous propulser quelques dizaines de kilomètres plus loin.
Après une soirée avec Louis qui nous accueille agréablement, me voilà reparti au petit matin vers Le Mans où j'ai rendez-vous avec l'équipe du team MP Racing.
J'ai en effet une double mission au cours de cette semaine :
- Finaliser l'opération "Soutien aux 24 heures du Mans" débutée en janvier pour cette jeune équipe ;
- Réaliser, avec Mototribu, un feuilleton permettant aux lecteurs de découvrir l'envers du décor de cette course mythique, en suivant les préparatifs d'un team amateur.
Je suis en avance et lors d'un contact téléphonique je constate que la caravane Choletaise est en route mais sera en retard ! ! !
Pour optimiser le temps, David, l'un des trois pilotes du team, me suggère d'aller récupérer les clés du box et de la loge. Sage idée !
Entre la file d'attente et les difficultés avec le TPE inopérant, ce temps mort est judicieusement utilisé.
Mais j'ai aussi le temps de faire un premier tour des stands. L'activité est déjà fébrile dans les tops team, mais l'ambiance encore détendue.
Ceci me procure d'ailleurs un excellent moment avec Gilles Staffler qui dirige le team SRC Kawasaki avec brio … et des résultats particulièrement probants. Nous nous rappelons certains durs moments comme à Nogaro, pendant ce début de saison où les machines vertes étaient trahies par les pneus !
Nous devisons aussi sur les perspectives de l'endurance, les difficultés rencontrées, les moyens à mettre en œuvre …
Un nouvel et heureux épisode de la déjà longue histoire avec ce team, émaillée de bien nombreuses anecdotes, à commencer par les affres d'un jeune pilote en mal de guidon pour le WSBK … Un certain Grégory Leblanc.
Que de chemin parcouru depuis !
Lorsque Florent apparaît avec le premier camion, le box est disponible.
Le reste de cette première escouade arrive rapidement. Je retrouve avec plaisir des têtes déjà rapidement rencontrées ces derniers mois et découvre ceux que je ne connais que par mail …
Nous entrons tout de suite dans l'action et commençons par monter l'hospility, ce grand barnum qui sera l'un de nos lieux de vie, réfectoire et lieu d'accueil de nos invités et visiteurs.
Les divers campings cars, caravanes, camion frigo et autres véhicules sont agencés autour pour parfaire ce lieu de vie.
Nous pouvons ensuite nous restaurer rapidement, le Fuseau Lorrain (merci Serge de cette dotation appréciée) donnant une note de dépaysement régional face aux rillettes locales !
L'après-midi, le box est investi. Sol moquetté, panneaux montés et positionnés, motos et outillage déchargés et installés.
Puis, je récupère les clés de la loge, m'y installe et teste l'internet.
Non seulement ça fonctionne, mais je croule déjà sous les messages qui s'accumulent, relatifs au GECO ou à d'autres actions en cours …
Parmi celles-ci, une demande de Laurent (Laurent-les-motards ou Laurent-l'envers-du-piston !). Nos échanges de mails se terminent au téléphone et, en raison de son absence au Mans cette année, il me recommande expressément de saluer Christophe Guyot de sa part.
Eh oui, s'il ne devait rester qu'un seul inconditionnel de la Yamaha #94 (GMT94), ce serait sûrement lui … (mais c'est vraiment une fiction bien irréaliste !).
En début de soirée, c'est enfin la rencontre physique avec Bruno (Nono) !
Il vient profiter du calme de la nuit pour installer ses webcams afin d'assurer une retransmission permanente sur le net des activités du box.
A l'image des précédents contacts téléphoniques ou par mails lors des phases préparatoires de son action, la symbiose est immédiate !
Nous le laissons à ses œuvres, partons nous restaurer dans la nuit bien avancée et volons quelques petites heures de sommeil …
Mais tous les faits marquant de cette première journée, et des suivantes, vous pouvez les découvrir (ou les retrouver) sur le site du team MP Racing, à l'aide des liens ci-dessous :
Je ne m'attacherai donc maintenant qu'à relater ici certains faits plus personnels de cette fabuleuse aventure, et donc non contés dans ces comptes rendus.
Le mardi matin, alors que le jour n'est pas encore levé, Nono s'avère être mon sauveur !
Il termine son installation et me procure un café salvateur après cette très courte nuit.
Oh, pas un excellent expresso de renom, simplement un café en poudre concocté dans le fond d'une bouteille tronquée. Simple et sans artifices, mais particulièrement bienvenu !
Encore un point de convergence entre nous. Que des solutions ! ! !
Je peux ainsi terminer mon premier compte-rendu et l'envoyer à Mototribu, agrémenté des photos retraçant cette première journée avant de prendre le petit déjeuner avec Eric, levé aussi de bonne heure, mais qui profite du café chaud que j'ai préparé … difficilement. En effet, je ne connaissais pas le fonctionnement du percolateur grand format et j'ai dû tâtonner.
Apparemment, le résultat était acceptable !
Au cours de cette matinée, je fais une halte dans le box de la #94 dont le "4" est savamment découpé pour laisser apparaitre le "1" réservé à cette championne mondiale en titre !
Je salue brièvement Christophe Guyot, mais la tension des préparatifs est telle à cet instant que je me refuse à toute intervention intempestive en transmettant le salut de Laurent.
Et je n'aurais d'ailleurs jamais l'occasion de le faire. Mes contraintes ne me permettent pas d'être souvent en dehors de l'univers du team MP Racing et, à chacun de mes passages, la fièvre du moment n'est vraiment pas propice à ce type d'échange …
Je voulais aussi dire un petit mot à Kenny pour ses actions solidaires en cours, mais je ne l'ai qu'aperçu en pleine activité !
Enfin, je suis bien persuadé que Laurent ne m'en tiendra pas rigueur … et partagerait probablement mon attitude de réserve dans ces moments cruciaux.
Et maintenant, le message est transmis !
Quant à Nono, il est satisfait. En cette fin de journée son système est déjà opérationnel au sein du team MP Racing. Les fans envoient leurs premiers messages et un jeu se met en place entre les acteurs et spectateurs, par SMS interposés. Mais il lui reste deux box à équiper !
Mercredi, lors d'un de mes nombreux passages dans le box, l'un des équipiers me signale qu'une personne est venue me voir et qu'elle est dans un stand voisin. Avec si peu d'information, il va être difficile de retrouver le quidam !
Je propose tout de même une indication : "Est-ce quelqu'un du GECO ?".
Eh oui, c'est ça. Ce doit être Gégé, le père de Charles Geers, l'un des pilotes du GECO. Il y a quelques semaines, il m'avait appelé pour me demander mon avis quant à une éventuelle collaboration de son fils dans le projet GECO. Je l'avais encouragé dans cette démarche, étant persuadé que c'était une excellente solution pour les deux parties …
L'occasion de saluer brièvement "Pépé" (Éric Offenstadt) et Jean-Baptiste (Labruyère) en pleine activité.
L'après-midi, je rencontre fortuitement Pépé au milieu du paddock et il m'exprime sa peine au sujet des multiples écueils techniques rencontrés. Particulièrement des soudures initiales ne respectant pas les plans et rendant obsolètes les usinages fraîchement réalisés chez mon ami William. L'aller et retour de Pépé la veille en Bretagne chez WF Concept n'apporte donc pas de solutions et il est désolé d'avoir ainsi généré un important travail … immédiatement caduque !
Je profite aussi de quelques temps morts pour adresser quelques photos et infos du GECO, de la #94, de la #11 ou d'autres à certains potes qui ne peuvent pas se déplacer et m'abreuvent de mails ou appels téléphoniques.
Mais si cette journée sans piste, consacrée aux contrôles techniques et administratifs paraît moins prenante, elle se révèle pour moi comme un marathon. Il faut être partout en même temps pour assurer les photos nécessaires aux comptes rendus et ainsi démontrer les multiples activités engendrées par cette course …
Ce mercredi, lors de la soirée réservée aux partenaires, j'ai le plaisir de mettre des visages sur les noms que je manipule depuis 3 mois.
Et d'y trouver un terrain de connaissance commune datant des débuts du Repaire des Motards ! L'échange est d'autant plus savoureux que nous avons une connaissance conjointe en la personne de l'inénarrable "Blanco", un petit homme bien vert (pas par son âge, mais par son addiction à Kawasaki !). Comme ils ont perdu le contact depuis quelques années, je provoque des retrouvailles téléphoniques. Encore de l'émotion !
Louka, plongé dans ses devoirs de Team-Manger :
Le jeudi matin j'abandonne momentanément l'univers du MP Racing pour assister à la photo officielle des pilotes. J'en profite pour prendre en charge Axel, le jeune fils de Lolo.
Il piaffe d'impatience de voir son Père prendre la pose à cette occasion … et quelques-unes de ses idoles, particulièrement un certain Grégory Leblanc …
Au passage, je tente de rencontrer Christophe.
Mais puis-je vraiment l'importuner dans de tels moments ?
Axel est tout excité et me pose nombre de questions du type "Tu crois que je pourrais voir Greg (ou tel autre pilote) ?".
J'ai l'habitude de ces réactions des jeunes face à leurs rêves. Je l'ai vécu à de maintes occasions, avec les enfants d'amis, ma fille, ou mes nièce et neveu sourds qui hantent de nombreux circuits avec leur "Tonton Barjot".
Quel plaisir de leur fournir l'accès à leurs espoirs, de découvrir leur émoi sur leurs visages rayonnants.
Dans la foule qui scrute la masse de cuirs en cours de formation, nous croisons Dominique Méliand, rencontré déjà plusieurs fois depuis le début de la semaine. Il acquiesce immédiatement et fort gentiment à ma demande d'une photo avec Axel … qui semble sur un nuage …
Mais une idée fixe hante cette jeune tête : Greg !
Alors, dès la libération des pilotes, je traine Axel vers l'endroit stratégique où nous pourrons tous les voir. J'apostrophe Gregory et nous échangeons quelques mots. Et il répond tout aussi aimablement à ma demande de photo. Inutile de m'étendre sur l'état d'esprit d'Axel. Il marque tout de même son étonnement par cette question : "Mais, tu le connais, toi, Greg ?"
Je lui retrace quelques rencontres de ces dernières années et il éclate de rire lorsque je conclus sur : "tu vois, cela à quelques avantages d'avoir des cheveux blancs …"
Nous terminons cette séance photos par une pause entre le Papa, "Lolo" et l'un des pilotes du GECO, Alexandre Perrault.
Merci à vous Messieurs pour votre gentillesse et le superbe cadeau que vous faites ainsi à ces jeunes !
Bill, le président du Moto-Club Meymacois nous rejoint en fin de matinée. Le team MP Racing a accepté de l'accueillir afin qu'il se fasse une idée concrète de la préparation et la gestion d'un tel évènement. Ne serait-ce pas pour une prochaine étape du Team MC19 ? ? ?
D'autres copains du Moto-Club Meymacois passent dire bonjour. Immanquablement, le sujet dérive rapidement sur le GECO … Aux vues des expériences en ce domaine, les propos sont parfois incisifs …
Difficile pour moi !
Je crois toujours en ce projet et en son concepteur, "Pépé" !
Mais si j'ai quitté, volontairement et il y a un peu plus d'un an le Comité Directeur de l'association, ce n'est pas sans de sérieuses raisons !
Dans la soirée de ce jeudi, je fais connaissance de l'un de mes libérateurs, Jérôme Dussaud. C'est le photographe attitré du team et il va me décharger de la contrainte des photos que j'assumais depuis le début de la semaine. Il commence sa mission par les essais de nuit.
Je continue d'en faire, bien sûr, mais sans l'obligation de courir partout pour immortaliser les innombrables scènes, dont les vues sont le support du texte (et réciproquement !).
Vendredi matin, je débute la journée devant mon écran, comme d'habitude !
Mais là, l'occasion est exceptionnelle. C'est l'anniversaire de l'un de nos pilotes, Emilien dit Mimil. Un message personnel et un message à la communauté du net qui s'empresse de réagir.
Mais Mimil est loin de cette actualité pourtant bien personnelle. Il est dans sa bulle, entièrement tourné vers la seconde et ultime séance qualificative. Néanmoins, il est grandement ému et d'un commun accord, je me charge des remerciements et de la communication relative à cet évènement.
Ensuite, je fais ma première et seule sortie du paddock de la semaine …
Pour pallier au succès de Cédric qui est constamment accaparé, je vais marcher un peu pour aller au-devant d'une visiteuse, Laurence, à l'entrée du circuit. Moi qui avais envisagé de réserver quelques heures pour les potes, je n'en ai pas eu l'occasion !
Dans l'après-midi, Anne et Marco (Arty-tech) font une halte à l'hospitality avec deux de leurs amis, dont l'un m'est connu. Et quelle personnalité !
Il s'agit tout simplement d'un double champion du monde d'endurance Gérard Coudray !
Et l'ambiance est loin d'être triste avec une telle équipe. Dans nos échanges, une certaine propension de Gérard à la gourmandise est évoquée. Je m'éclipse du groupe et rejoint Fifi, grand ordonnateur de la logistique. Ensemble, nous préparons une coupelle de friandises …
Lorsque je l'apporte à table, c'est l'éclat de rire général. Marco me prévient que c'est une erreur et qu'il ne va rien rester et Anne s'inquiète de nos stocks. Jouant ce jeu de la dérision, Gérard grossit le trait et fait mine de s'accaparer ces douceurs …
Il prend même la pause du gourmand rayonnant de plaisir
(visiblement non feint… et sans faim non plus d'ailleurs !) :
C'est ensuite de nouveaux délires en pit-lane lors de la visite de la voie des stands. L'occasion de rencontrer, trop rapidement, de nombreux copains, de participer à bien des galéjades ou de valider l'engouement des fans autour de la "49", armés de drapeaux et banderoles à la gloire du team ou pour souhaiter l'anniversaire d'un Mimil ému …
L'apogée de cette journée intervient à la fin du dernier repas en commun. Nathalie a concocté une dernière surprise. Cela se traduit par la remise de son gâteau d'anniversaire à Emilien, cérémonieusement apporté par Fifi accompagné des souhaits entonnés en chœur par toute l'équipe … soutenue par les voisins ! Encore un grand moment de partage et d'émotion !
Après une courte nuit, je reprends ma place dans ma tour d'ivoire que je quitterai trop peu, la loge. La gestion de cette loge fait partie des nombreux points évoqués auparavant mais non traités, faute du temps nécessaire. Les contraintes y sont importantes. La sécurité relative à la pit-lane qui se trouve en dessous (chute d'objet, cigarettes, …), mais aussi la gestion des personnes et du lieu, ne serait-ce qu'en regard de l'organisateur, l'ACO, qui se protège avec une lourde caution …
Naturellement, j'assume cette fonction. Heureusement, Sacha sera toujours disponible pour s'activer auprès de nos visiteurs et accaparer conjointement cette responsabilité.
Et j'apprécie rapidement ce support, même s'il est émaillé de nombreuses "mises en boite" du Papy. En effet, Hervé le gagnant de la tombola s'adjoint à Sacha pour railler l'ancien et sa sénilité … supposée ! Celle-ci est vite brocardée par mes capacités de réactions verbales, et le jeu qui s'ensuit est délectable. Quel plaisir ces joutes joyeuses, délurées, avec des personnes qui ne perdent pas de vue pour autant leurs missions et responsabilités ! ! !
Pour le warm-up, cette loge est pleine et il faut abreuver et sustenter nos invités. Mais il faut aussi communiquer les informations, quelques photos, aux centaines de personnes qui nous suivent à distance. Je suis donc scotché au clavier et au téléphone pendant que Laurence et Sacha jouent les soubrettes et agents d'accueil et de renseignements (enfin, pour Sacha, il est resté en pantalon. Il n'avait pas dû avoir le temps de se faire les jambes !).
Et nous subissons alors la rançon du succès. Des spectateurs à distance détectent l'activité anormale dans le box au travers des webcams. En effet, les entrailles de la bête sont mises à nue, quelques heures seulement avant la course. Inquiétant !
Des questions sont donc posées par la toile interposée et il faut y répondre rapidement tout en rassurant l'auditoire !
Le départ est donné, Mimil prend quelques tours pour régler son horloge et le rythme diaboliquement régulier engendre une retombée progressive de la pression. La tension, latente chez tous, se mue en une détente bienvenue.
Les heures s'enchainent sans à-coups dans le team. Tout se passe bien, trop bien. Pas d'incidents, pas d'accidents, une machine et une équipe bien huilée.
Au niveau de la loge, les visites sont incessantes. De nombreuses personnes viennent me voir, particulièrement au sujet du GECO qui marque le premier abandon, au troisième tour. Si je peux donner des informations sûres et positives après mon entretien avec Pépé, il m'est beaucoup plus difficile d'évincer certaines questions du type : "mais comment se fait-il que tant de personnes, comme toi, aient tant donné avant de disparaître ?" je ne veux pas entrer dans de stériles polémiques et me contente de répondre qu'à titre personnel, je ne partage pas certaines attitudes de l'association et, surtout, ne veut pas cautionner quelques "égarements" …
Mais il est plus difficile de calmer l'ami d'un partenaire de ce projet, évincé du box de la #119 sans ménagement.
Si ledit partenaire reste compréhensif il est tout aussi dépité ! Heureusement, à force de patience, la rage écumante fait place à un écœurement résigné, éloignant toutes perspectives de réactions plus brutales et inappropriées !
Jérôme, notre photographe fait plusieurs haltes pour me déposer ses vues, et se ressourcer. J'en sélectionne immédiatement quelques-unes pour concocter quelques messages ou mini-album afin de communiquer l'information sur le net.
Pendant ce temps-là, en dessous, dans le box, Nono et son équipe envoient régulièrement les données issues du cœur de l'évènement. Chacun de ces messages est associé à un logo d'un partenaire.
Les statistiques de connections sont époustouflantes. Dans les minutes qui suivent chaque envoi, les compteurs affichent de quelques centaines à plusieurs milliers de vues selon la portée de l'information. Edifiant !
Je profite d'une rapide pause pour descendre faire le point avec Nono. Il partage mes sentiments. Il n'a jamais fait de tels scores. Et ce n'est pourtant pas un coup d'essai pour lui.
Ce rapide échange se clôt dans l'euphorie :
"Au fait, Nono, c'est génial ton idée d'associer un partenaire à chaque message, mais, a priori tu n'as pas tous les logos"
Nous faisons donc le point et dès mon retour devant mon PC, je lui transmettrai les manquants.
"Mais il y a tout de même un truc qui me chagrine dans cette manière de faire !"
La mine de Nono s'allonge, interrogative, mais je ne lui laisse pas le temps de rétorquer :
"Je m'en veux de ne pas avoir eu cette idée, je ne pensais pas que tu pouvais être bon à ce point-là …"
Il est visiblement rassuré et nous partons dans un grand éclat de rire !
Au cours de la soirée, deux pilotes du GECO se succèdent dans la loge. S'ils sont, apparemment désenchantés par cette malheureuse conclusion de leur prestation, ils restent très discrets. Par contre, l'entourage de l'un deux se déchaine et un sketch hilarant prend forme, au plus grand plaisir de l'assistance. Si ce show improvisé est aussi acerbe que désopilant, il m'emplit aussi d'une certaine tristesse pour le projet lui-même.
A deux, avec Eric Briard (Likeafriandise), nous avions essayé d'anticiper ce type de situation pourtant bien prévisibles (au moins en fonction de nos expériences réciproques), mais nous n'avons pas su nous faire BIEN entendre …
Si je ne suis sûrement pas objectif sur ce sujet, les faits sont là :
- D'un côté, un projet fantastique qui a généré trop d'interrogations, de réactions intempestives, de déçus, mais aussi d'inquiets, voire de dégoûttés ! Les dizaines de contacts en ce sens au cours de ces trois jours me paraissent révélateurs.
- D'un autre côté, un jeune team qui, en trois mois, a suscité les espoirs et les engagements inconditionnels d'une foule de fans et de multiples partenaires dans une aventure COMMUNE. La considération réciproque, le partage, le respect des engagements ont probablement été des fondations solides pour des conclusions aussi positives … dans une action gérée et non subie !
Mais dans cette soirée, il faut aussi faire la police.
A plusieurs reprises, j'emmène les squatters vers la sortie, fermement mais calmement, surtout avec ceux qui sont déjà sous l'emprise de l'alcool. Mêmes avec les plus obtus, les conclusions sont rapides et sans heurts.
Ils ont bien essayé mais notre vigilance quant à la sauvegarde du lieu n'est pas prise en défaut.
Je pèche même par excès lorsque j'apostrophe un inconnu … qui se révèle être un partenaire !
Vers 4h00 du matin, je m'octroie quelques dizaines de minutes d'un sommeil profond avant de reprendre la ronde des cafés et des interventions sur le net, motivés en particulier par les premiers avatars sur la machine.
La tension dans le team monte progressivement. Entre la perspective de l'arrivée, la fatigue, l'accroissement des risques, l'alchimie arrive à son paroxysme pour provoquer le stress.
Mais à 15h00, c'est la délivrance, l'euphorie, le contrat est rempli, et de la plus belle des manières !
Alors que les séances de congratulations et de photos perdurent, avec Sacha et Laurence, nous commençons à démonter les installations de la loge et rapatrier le matériel vers l'hospitality où Fifi s'active sans compter.
Vers 20h00, tout est rangé et la caravane Choletaise prend la route du retour à l'exception de Florent bloqué jusqu'à 22h00 pour cause de législation relative à la circulation des camions. Il est d'ailleurs content d'apprendre que je reste sur place. Il ne sera pas seul …
Malheureusement pour lui, je défaille …
Un casse-croute vite fait, je commence à me rouler une cigarette … et je m'endors, le nez dedans ! ! !
A partir de là, plus de son plus d'image, même si mes acolytes m'affirment que je voulais prendre une douche et aller voir Florent ! ! !
Je me réveille au petit matin, frais et dispos dans un univers bien changé, à l'espace nettement dégagé :
Lors de mon retour, il me faudra tout de même faire une pause réparatrice, mon attitude routière devenant très hiératique. Quelques minutes de sommeil dans l'herbe, au pied de ma fidèle Diversion, associés à un solide café suffiront à recharger les batteries humaines !
Vous pouvez retrouver toute cette saga du team MP Racing, ainsi que de nombreuses photos sur Mototribu qui a relaté tous les temps forts de cette magnifique aventure :
Des centaines de photos sont aussi disponibles dans plusieurs galeries du site du team MP Racing.
En particulier, une galerie par jour de cette semaine tonitruante sur la page dédiée aux 24h00 du Mans.
Merci à vous tous, équipiers et partenaires pour ces moments uniques que nous avons su construire avec une efficacité redoutable mêlée d'un plaisir certain :







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