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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 14:45

 

Mythique, certainement.

Cette manifestation régionale organisée tous les deux ans par la FFMC 87 est absolument fantastique à tout point de vue.

Mais cela je vous l'ai déjà conté il y a quelques semaines sur Mototribu (cf. lien ).

 

Meetic, assurément,
au niveau des rencontres, multiples et chaleureuses … Mais pas au sens de ce célèbre site, simplement pour les découvertes de nouvelles personnes et les retrouvailles de motards ou personnalités croisés ça et là, fugacement ou plus régulièrement ! ! !

 

 

A l'origine je me rends, sur ce salon fin mars à la demande de Bill, président du MC Meymacois. En effet, ce club est le premier (et unique à ce jour d'ailleurs) à avoir établi un partenariat dans le fabuleux projet d'Éric Offenstadt, la réalisation du GECO.

En tant que partenaire, il souhaite favoriser la promotion de cette machine révolutionnaire et aider ainsi à son financement.

 

Bill sait très bien que je viens de démissionner du Comité Directeur de ProGECO Moto, mais je suis toujours membre de l'association, toujours actif, et toujours proche de nombre d'acteurs majeurs de cette aventure. Je peux donc être un interlocuteur averti pour les visiteurs, avec la double casquette GECO-MC Meymac.

Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !

Mais comme j'ai la grosse tête, j'élargis le couvre-chef par l'adjonction d'une troisième étiquette. Je représente aussi Mototribu qui souhaite réaliser un reportage sur cette manifestation exceptionnelle !

 

Le décor est donc parfaitement en place pour multiplier les rencontres …

 

Sur le stand du Moto Club c'est l'effervescence quasi permanente. Entre les activités piste du Team 19, la concentration des Millevaches, l'excellence en championnat de France de tourisme et le GECO, les sujets de discussions ne manquent pas. Les questions fusent, les relations s'établissent et même des rendez-vous se prennent pour de prochaines actions ou manifestations.

 

En ce qui me concerne, les deux sujets principaux que je traite sont les Millevaches puisque j'y interviens depuis les prémices, et bien sûr le GECO. C'est l'occasion d'informer sur l'avancement du projet bien sûr, mais surtout d'évoquer cette folle aventure auprès des dizaines de personnes qui ne connaissent pas cette machine ou ayant le vague souvenir d'avoir vu passer quelques articles à ce sujet.

Quelques vues des Rare Birds !
Quelques vues des Rare Birds !
Quelques vues des Rare Birds !
Quelques vues des Rare Birds !
Quelques vues des Rare Birds !
Quelques vues des Rare Birds !

Quelques vues des Rare Birds !

Sur ce thème du GECO, une entrevue me met mal à l'aise. Il s'agit d'un adhérent, gagnant d'un des gros lots du concours organisé lors du salon de Paris et qui s'étonne de n'avoir toujours rien reçu à fin mars, malgré l'annonce, en janvier, d'une prochaine remise à Clermont-Ferrand.

 

En aucun cas cette personne n'est suspicieuse, au contraire, la discussion est franche, courtoise, voir même chaleureuse.

Mais il m'est doublement difficile d'avoir à traiter ce sujet qui n'est malheureusement plus de mon ressort !

Enfin cette situation est actuellement en phase de résolution. Quelques efficaces amis de la "bande à Pépé" réagissent avec célérité à mes informations … A suivre !

 

 

Différentes vues de ce salon de Limoges :

Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !

Nos voisins de stands sont tous charmants et accueillants, ce qui accroit la convivialité de notre environnement.

 

En face se trouve la représentante lyonnaise de la célèbre marque Barbour en la personne de Marie De Rouville.

C'est l'occasion de découvrir l'étendue de la gamme alors que pour moi, LE Barbour restait la référence de la veste en toile huilée de nos jeunes années. Mais l'offre a progressée et s'est adaptée aux évolutions de la demande !

Nous en profitons pour deviser sur les contraintes du marché et les opportunités de présence à ce type de manifestation. Nous aurons d'ailleurs prochainement l'occasion de la retrouver à Dijon, lors des Coupes Moto Légende.

Sinon, vous pouvez aussi visiter le site : www.barbour-lyon.fr

Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !

Sur le côté, Corinne et Jean-Luc nous accaparent régulièrement pour un café ou un apéritif, suivant l'heure. Ces moments se déroulent souvent dans les rires tonitruants des blagues échangées.

Ce couple est ici pour promouvoir son offre de gîte en Périgord : Le Masrougier, une maison d'hôtes établie sur un domaine de 8 ha possédant même sa piscine !

Vu leur attitude ici, je ne doute pas de leur capacité à accueillir les motards désireux de conjuguer virages, appétissante chair et bons moments … Leur site : www.perigord-moto.net.

 

 

Mais ma présence sur le stand du MC Meymac est aussi entrecoupée de fréquentes sorties pour découvrir l'environnement afin de le faire partager aux abonnés de Mototribu et à mes lecteurs.

 

Et c'est bien sûr, en priorité, des visites auprès de deux autres grands et historiques partenaires du GECO.

 

La Mutuelle des Motards est présente et n'oublie pas de mettre en avant ce projet auquel il adhère activement, surtout en fonction de ses perspectives en termes de sécurité.

Son investissement dans la réalisation de "Pépé" (l'affectueux surnom d'Éric Offenstadt) s'est avéré majeure à plus d'un titre (financement, promotion et salon de Paris, entre autres) ! ! !

 

Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !

Au même endroit trône la magnifique Yamaha au fameux numéro 94 du team GMT 94. Le boss de cette équipe, Christophe Guyot, a grandement favorisé l'essor du projet par ses apports relationnels ou techniques. En ce qui concerne la technique, ce sont d'ailleurs des échanges de longue date entre Eric et Christophe !

Pour l'heure, c'est l'un des pilotes de cette machine qui officie, Kenny Foray. Affable, il assure avec gentillesse à toute demande de dédicaces et répond aux multiples questions des nombreux visiteurs.

Au cours de notre discussion, je lui demande si cette activité salon n'est pas trop déprimante, surtout par rapport à la compétition qui est la passion primaire. Sa réponse est sans équivoque : "Si, effectivement ce n'est pas aussi palpitant que la course, ce n'est pas la facette la plus dure du job, et ce job il faut l'assumer dans sa complétude, y compris ici"

 

Respect jeune homme.

En lui greffant une guitare il deviendrait presque un clone de son chef de file par cette disponibilité et cette ouverture d'esprit déjà maintes fois constatées chez Christophe !

Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !

Le dimanche matin, de bonne heure, tout en discutant avec quelques personnes de la FFMC 87, j'observe l'équipe Kawasaki mettre en place ses motos pour les essais. L'un d'eux passe devant nous au guidon d'un imposant custom, tous phares allumés et sono endiablée en effervescence. Une large arabesque et voici la moto garée. Son pilote part chercher une autre bécane, celle-ci restant au milieu du parking en l'état.

 

Lorsqu'il arrive à mon niveau, je l'interpelle :

" Il y a un problème avec ton engin " ;

Il se retourne subitement pour vérifier la machine, mais je lui dis en même temps :

" Il lui manque deux roues à ton véhicule ! "

Le premier instant de stupeur passé c'est l'éclat de rire suivi d'un échange savoureux …

 

Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !

Juste à cette entrée du salon est positionnée une autre Kawasaki, magnifiquement décorée à la gloire de la NASA. J'entame l'entretien avec son propriétaire par une petite phrase sibylline :

" C'est l'engin rêvé pour s'envoyer en l'air ".

Mais il donne son propre sens à cette terminologie, parlant de vitesse, alors que je fais référence aux voyages spatiaux.

Nous plaisantons de cette différence d'interprétation puis il me parle de ses activités de décoration par marquage adhésif. Du grand art.

Il est d'ailleurs fier de m'exposer les différents prix gagnés avec certaines de ses œuvres …

A juste titre !

Pour vous faire une idée, vous pouvez visiter son site : www.amiarte.fr

Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !

Par contre, je ne prends pas le temps de rencontrer Leslie et Rodolphe, le couple des Rolf Circus qui nous éblouissent d'un spectacle de stunt aussi admirable qu'original. Je corrige cela ensuite par le téléphone et le réseau social Facebook.

 

Je suis loin d'être un inconditionnel de cette spécialité, mais quel plaisir de converser avec ces passionnés et d'admirer leurs prouesses.

A suivre …

Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
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Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
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Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
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Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
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Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
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C'est aussi l'occasion de vibrer à l'unisson de deux monstres … à réacteurs :

Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
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Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !

Dans un second hall, en découvrant près de 200 superbes anglaises, je retrouve avec plaisir un autre Eric (Fontaine) qui m'instruit de ses larges connaissance sur ces machines (l'une d'elles était encore récemment sa propriété !).

Nous dissertons aussi longuement de l'aventure GECO. Il connait bien Pépé et marque un enthousiasme positivement critique sur ce projet et l'engouement qu'il suscite.

Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
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Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
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Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
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Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
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Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
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Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
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Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
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Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
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Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
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Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
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Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
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Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
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Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !

Et au milieu de tous ces trésors d'outre-manche, je fais connaissance avec Jacky Grolet, aussi émérite viticulteur du Beaujolais que passionné de motos, particulièrement de sa Norton.

 

Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !

J'avais déjà rencontré son épouse Patricia lors des Coupes Moto Légende 2013.

Si elle était agréable, j'apprécie aussi de discuter avec le maître d'un chai prestigieux.

 

Mes proches savent que je bois peu, mais je "baigne" dans le vin depuis ma plus tendre enfance. Entre un Grand-Père Bourguignon et fin connaisseur par goût, profession (ingénieur agronome) et expérience (il est intervenu auprès de nombre de viticulteurs), et l'approche œnologique de ma première formation, je possède un certain vernis !

 

Au moment de nous quitter, il m'offre une de ses bouteille de Morgon au lettrage si particulier, stylisé Norton …

Il n'aura pas le temps de vieillir, nous le dégusterons avec les membres du MC Meymac qui y trouve un fervent plaisir et un intérêt certain. De nouveaux clients en puissance ! ! !

Vous pouvez les contacter par mail : patricia.grolet@orange.fr

 

Ces productions pourront d'ailleurs être découvertes et testées aux Coupes Moto Légende les 31 mai et 1er juin sur le circuit de Dijon Prenois.

Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !

En quittant ce salon, je passe dire au revoir sur les stands de la Mutuelle des Motards et de la FFMC où s'activent tous les personnels et bénévoles.

 

Et je tombe nez à nez avec Phil Read qui grimace sous la douleur de son dos malmené. Une âme charitable aux douces mains tente d'atténuer l'inconfort …

S'il n'avait pas l'air de tant souffrir, je pourrais croire que le rusé Phil a trouvé une excellente manière pour être gentiment papouillé par de jeunes et jolies femmes …

Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !

Quelques une des personnalités présentes et en action
(notamment Jim Redman et la Honda 6, Phil Read ou Soili (ex Saarinen) :

Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !
Salon de Limoges … Mythique et Meetic ! ! !

Un dernier salut à Jim Redman qui file vers la sortie et je retourne vers ma fidèle Diversion.

 

Encore un immense bravo à l'équipe de la FFMC 87 pour cette admirable manifestation, et à tous ces bénévoles rencontrés çà et là, toujours disponibles, efficaces et enjoués.

 

Merci beaucoup d'avoir permis tous ces bons moments, toutes ces rencontres.

 

 

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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 17:51

 

Un soir, appel téléphonique d'Etienne, un membre de l'équipe ProGECO Moto :

 

"Je dois aller faire des photos du premier roulage du GECO (le prototype de la nouvelle moto révolutionnaire d'Éric Offenstadt) et j'ai besoin de toi pour des textes. Je passe te prendre demain matin …"

 

Surpris, mais aussi doublement honoré ! Nous nous mettons d'accord sur les modalités et l'horaire et je file préparer mon sac.

 

Comme convenu, nous nous retrouvons à 8 heures, chaleureusement, après un salon parisien de la moto marquant mais déjà lointain (Cf. Salon de la Moto  ).

 

Petite pause devant le viaduc de Garabit qui jouit des jeux de lumières pratiqués par le cache-cache du soleil avec les nuages (petite précision auprès de certains qui se reconnaitront et malgré le vocabulaire volontairement utilisé, le "T" final de Garabit ne se prononce pas …).

Une aventure exceptionnelle … à plus d'un titre !

 

Après la fraîcheur du Massif Central (la neige est encore proche à certains passages), la descente vers le sud nous offre des paysages de plus en plus lumineux et la température monte inexorablement. Nous profitons de ces quelques heures de route pour préparer nos actions et nous régler avec l'association par le truchement de discussion téléphonique avec Michel.

 

Nous arrivons chez GCA à Lésignan la Cèbe dans l'Hérault en fin de matinée. L'accueil est chaleureux, mais teinté d'appréhension. Les actions correctives en cours s'avèrent plus longues que prévues et il n'est pas certain que le roulage ait lieu ce jour.

 

Une aventure exceptionnelle … à plus d'un titre !
Une aventure exceptionnelle … à plus d'un titre !
Une aventure exceptionnelle … à plus d'un titre !
Une aventure exceptionnelle … à plus d'un titre !
Une aventure exceptionnelle … à plus d'un titre !
Une aventure exceptionnelle … à plus d'un titre !
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Une aventure exceptionnelle … à plus d'un titre !
Une aventure exceptionnelle … à plus d'un titre !
Une aventure exceptionnelle … à plus d'un titre !

Immédiatement nous prévenons Michel et définissons la conduite à tenir. Il est convenu que j'élabore deux textes à destination d'une part des adhérents ProGECO Moto et d'autre part du groupe Facebook. Ceux-ci sont envoyés dans l'après-midi avec quelques photos, revus par le comité directeur et immédiatement diffusés.

 

Pendant ce temps, l'équipe s'active avec une telle vigueur qu'il devient envisageable de se lancer dans les tests de roulage à la fin de l'après-midi. Michel est constamment tenu informé des évolutions afin qu'il puisse relayer l'information.

 

Enfin, la moto rejoint le sol et une décision positive est prise.

 

Cette histoire, je vous l'ai déjà décrite par le truchement de Mototribu et vous pouvez la découvrir ici (lien).

Une aventure exceptionnelle … à plus d'un titre !
Une aventure exceptionnelle … à plus d'un titre !
Une aventure exceptionnelle … à plus d'un titre !
Une aventure exceptionnelle … à plus d'un titre !
Une aventure exceptionnelle … à plus d'un titre !
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Une aventure exceptionnelle … à plus d'un titre !
Une aventure exceptionnelle … à plus d'un titre !

 

A la fin de cette longue mais fabuleuse journée, nous nous propulsons, avec Etienne, chez Gérard, le trésorier de ProGECO Moto. Il nous accueille généreusement en compagnie de son épouse Jane. La chaleur des personnes, le charme de l'endroit et l'euphorie du moment sont autant d'éléments qui concourent à une soirée détendue et particulièrement agréable.

En effet, avec Gérard, j'entame une joute d'histoires drôles et l'ambiance s'en ressent ! ! !

Tard dans la soirée, nous partons nous coucher, vaincus par la fatigue (particulièrement Etienne qui a roulé une bonne partie de la nuit dernière).

 

Le lendemain matin, fidèle à mes habitudes, je suis le premier levé et commence mes rédactions. Je profite ainsi du lever du jour. Les sommets qui entourent le Pas de l'Escalette se dessinent en ombres chinoises, les détails naissent peu à peu dans la lumière grandissante et les quelques nuages traversant le ciel bleuissant s'ourlent du rouge du soleil pas encore visible.

 

Une aventure exceptionnelle … à plus d'un titre !

 

La matinée se déroule rapidement et se termine autour d'un repas rapide réunissant l'ensemble des acteurs du lieu. Inexorablement le chahut gronde dans l'affrontement, bon enfant, des partisans des quatre roues face aux férus de la moto ! Invectives, mots doux et surtout éclats de rires ponctuent cette pause détente, faussement agressive.

 

Après avoir rangé nos matériels réciproques, Etienne reprend le guidon, non pardon, le volant, pour la route du retour. Je profite de ma position de passager pour immortaliser le Viaduc de Millau qui me fait penser inévitablement à mon neveu Maxime. Il avait découvert cet édifice lors de sa première grande virée moto avec son "Tonton Barjot". De grands moments d'une phase de reconstruction difficile mais efficace !

 

Une aventure exceptionnelle … à plus d'un titre !

 

Un dernier arrêt dans un univers plus bucolique, la vallée de la Santoire dans le Cantal. Un décor de rêve, un havre de calme … sauf quand mes amis se déchainent sur cette route. D'ailleurs Dédé, l'Ardéchois, l'a surnommée la RAB, la Route A Bonheur ! ! !

L'occasion de prendre quelques photos dont ce panoramique de 180° :

 

Une aventure exceptionnelle … à plus d'un titre !
  • Merci à toi Etienne de m'avoir offert de participer à cet épisode unique et précieux ;
     
  • Merci à vous Jane et Gérard pour la convivialité de votre accueil et la chaleur de cette soirée ;

     
  • Merci et bravo à toute l'équipe GECO pour ces fabuleux moments passés ensemble
    et la qualité du travail accompli ;

 

Et ma dernière pensée vogue vers Éric Offenstadt.
 

Gamin, j'enviais le pilote et j'admirais le concepteur - préparateur.
 

Papy, je peux vivre en direct l'aboutissement de ses travaux.

 

Exceptionnel ! ! !

 

Affectueusement merci Pépé.

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 14:53

Ce premier trimestre n'est pas bien productif … au moins pour le blog …

Mais je devrais retrouver un peu de temps pour rattraper mon retard …

A très bientôt donc !

Panne ... temporaire !
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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 18:18
Bonne Année 2014

Pour moi, ce début d'année est à l'image de cette photo :

Bonne Année 2014

Une aurore brumeuse et calme
après une période tumultueuse à plus d'un titre …

Mais aussi une lumière naissante et chaleureuse
qui annonce une suite pleine de promesses !

 

 

 

 

Et pour vous,
je vous souhaite une année 2014 proche de cette vision :

Bonne Année 2014

Avec un large horizon apaisant,
une vie se déroulant dans un contexte de rêve,
un environnement bucolique et réparateur …

 

 

Profitez bien de cette nouvelle année !

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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 16:59

 

Ce jeudi 5 décembre je rentre de la région parisienne à bride abattue. Pas question de flâner en route, d'emprunter des chemins de traverse, c'est la pénible mais rapide autoroute vers Limoges. D'abord, la température n'incite pas à la balade, mais surtout, les copains arrivent demain pour la fameuse concentration des Millevaches.

 

Dès le matin, mes prévisions sont plombées. Je dois régler quelques soucis de téléphone avant de partir. En effet, lors d'un changement de forfait, mon fournisseur a décidé que c'était une résiliation (tout en prélevant les fonds !). Cela fait donc 24H00 que je suis injoignable. Pratique dans l'univers du salon ! ! ! Heureusement, je suis tombé sur des personnes qui écoutent et en deux heures nous sortons d'une situation kafkaïenne …

 

Ensuite, il me faut refaire tout mon chargement. Les flyers GECO sont trop lourds pour les valises et je dois permuter les charges avec la sacoche de réservoir pour un équilibre moins précaire. Je pars tout de même en fin de matinée et je ne peux pas rattraper le temps perdu. La fatigue associée à la lancinante voie rapide m'oblige à m'arrêter deux fois pour me gorger de café. Les signaux d'alerte sont clairs : les bandes blanches se mélangent, se croisent et entament un ballet des plus désordonné … Café, marche, et ça repart pour une bonne heure.

 

Un arrêt à Meymac pour déposer mon chargement de papier et me réchauffer un peu après la traversée du plateau. La nuit tombe et tous les bénévoles qui s'activent à la préparation de la concentration vont bientôt redescendre. Je décide de les attendre, mais change vite d'avis. Deux jeunes femmes évoquent les conditions de circulation entre Meymac et Bort. Des plaques de verglas et deux voitures dans le décor ! Il est grand temps de se presser … doucement ! Je verrai les Meymacois samedi.

 

Pour cette fin de parcours, le temps normal est doublé, comme la tension d'ailleurs. En plus de surveiller l'état de la chaussée et l'environnement, il ne faut pas que le regard quitte le rétroviseur. En effet, quelques abrutis (et le mot est encore faible) se positionnent parfois à un ou deux mètres de la moto. Dans ces conditions, en cas de chute, il est évident que le motard risque fort de servir de ralentisseur ! ! !

L'un d'eux insiste tellement, malgré mon clignotant à droite et mes signes désespérés pour qu'il double, que je finis par m'arrêter. Ce jeune (un A est apposé derrière) veut probablement me prouver sa maîtrise et passe dans une montée en régime rageuse. Dans la petite chicane qui suit, ses phares balayent rapidement les deux côtés de la route. Heureusement pour lui, la plaque de verglas est limitée et il profite de toute la largeur de la voie, sans véhicules dans le sens inverse, pour rétablir sa figure acrobatique … et c'est lui maintenant qui bouchonne !

 

Le lendemain, les copains arrivent.

Tout d'abord les Bretons Pascal et Dédé. Ce dernier a troqué sa bécane pour une place dans le panier du Comanche. Ils déchargent leurs affaires dont les galettes, les crêpes et le cidre pour le repas du soir. Cette proposition de Dédé me sauve d'ailleurs la mise car je n'avais pas le temps de faire beaucoup de préparatifs !

Michel, le local, nous rejoint en fin d'après-midi.

En début de soirée, Eric arrive des Landes avec un petit nouveau, Stéphane. Un solide apéritif les détend, surtout après la longue et lancinante descente sur Bort, à la chaussée blanchissante.

 

Immédiatement je dois répondre à un feu roulant de questions. Le salon ? Le GECO ? Éric Offenstadt ? La presse ? Les visiteurs ? .etc… Mais si Eric, Pascal et Michel sont adhérents, Dédé ne s'est pas encore positionné et Stéphane amplifie sa connaissance du projet, après avoir reçu une première couche en provenance d'Eric. Deux clans s'affrontent avec verve mais aussi sourires. Un résumé de la Tribu du GECO contre le reste du monde … sauf que là, la "Bande à Pépé" est majoritaire ... et forte en gueule ! ! !

 

La soirée est endiablée autour des complètes (galettes de sarrasin fourrées d'œuf, jambon et fromage râpé). Seul Stéphane semble légèrement inquiet. D'une part il n'est pas habitué à nos chahuts et d'autre part, il doit se sentir un peu la tête de Turc. Des messages redondants l'agressent en permanence, du type :
"Cette année c'est Stéphane le bizuth. Il faut le baptiser pour sa première hivernale !"

"Tais-toi, tu ne fais pas partie de la bande à Pépé, ici tu n'as pas droit à la parole !"

Puis vient le tour de la sacro-sainte Tatin. Je suis obligé de réaliser ce dessert chaque fois qu'Eric passe par là. J'ai trop peur qu'il se fâche. Et comme il est taillé comme un pilier de rugby, je ne cherche pas à l'énerver ! ! !

 

Au café, nous réglons nos comptes, financiers cette fois. Pascal ouvre le bal en me remboursant l'inscription à la concentration, majorée de son renouvellement 2014 pour ProGECO Moto. Eric emboite le pas dans les mêmes conditions. Dédé qui s'était inscrit de son côté aux Millevaches me tend de l'argent. Comme je m'étonne, il me dit que c'est son obole au GECO. Michel en profite pour reproduire son engagement de 2013 pour 2014. Et Stéphane dans tout ça ? Eh bien, il s'aligne, il finance sa double inscription, aux Millevaches comme à ProGECO Moto, et visiblement pas contraint, mais satisfait de rejoindre cette furieuse bande …

Pour fêter cette union sacrée de "6 adorateurs du GECO" joyeusement réunis autour de la table, nous dégustons quelques élixirs de fruits avant de partir nous coucher au petit matin.

Millevaches 2013 - Encore une réussite - Encore des moments exceptionnels !

Les machines, prêtes à partir, attendent des motards pas trop pressés !

 

Samedi matin, nous trainons sans vergogne au petit déjeuner. Le givre s'est déposé partout et nous ne sommes pas pressés d'aller affronter des risques trop présents. Vers 9H00, nous décidons d'aller faire les pleins. Mais il faut commencer par une séance de poussette. Le FJR d'Eric n'a pas apprécié l'humidité glaciale ! Heureusement la pente nous évite des efforts violents et la machine s'ébroue rapidement.

 

Dès le premier virage, je m'insulte copieusement. Mais quel c**, que suis-je venu faire là ?

En effet, la pente prononcée est toute blanche … et je ne peux plus me raviser. En première, les deux bottes au sol, un doigt effleurant la poignée de droite pour que les plaquettes caressent tout doucement le disque j'entame ce calvaire, les fesses bien serrées !

Mais comment sera la chaussée, au stop en bas ? Sans givre, mais bien humide. Je remonte le pied droit pour actionner le frein arrière et peux m'arrêter gentiment au signal de priorité. Ouf !

 

Le parking du supermarché est une vaste patinoire, et même à pied c'est scabreux. Il est urgent … de ne pas se presser ! ! !

Je propose que nous allions profiter du soleil resplendissant autour d'un café et d'attendre un moment que l'astre réchauffant dégage les principales difficultés. Bizarrement aucun de ces compères ne m'affublent de noms d'oiseaux relatifs à une timidité outrancière, voire à une couardise. Je ressens même une certaine libération face à mon propos …

Millevaches 2013 - Encore une réussite - Encore des moments exceptionnels !
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Millevaches 2013 - Encore une réussite - Encore des moments exceptionnels !
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A Bort, le temps passe et le givre trépasse, mais tout doucement !

 

Vers 10H30, et après quelques courses, nous reprenons nos montures après l'édiction de quelques règles particulières. Augmenter les espaces entre nous, favoriser le passage des voitures si nous roulons trop doucement (au moins pour qu'elles ne se collent pas derrière l'un de nous), anticiper au maximum pour éviter les freinages brutaux, les prises d'angle prononcées. Et nous voilà partis, bien calmement …

 

Je connais particulièrement bien cette route. Les zones qui ne voient jamais le soleil, les parties ombragées et les feuilles qui finissent de tomber, les portions toujours humides, les enchainements de virages. Autant de secteurs que j'aborde après des décélérations progressives marquées d'appels de feu stop. Si le trajet est nettement plus long que d'habitude, nous arrivons à Meymac sans frayeurs particulières.

 

La salle des fêtes de la bourgade Corrézienne est une ruche. Les alentours sont encombrés de centaines d'engins à deux ou trois roues, du plus basique au plus élaboré, du plus standard au plus préparé, du plus moderne au plus ancien. Les va et vient sont incessants. Les nouveaux venus prennent les places laissées libre par ceux qui sont déjà montés vers le plateau. Et partout, ça se salue, ça s'invective, ça discute, ça rigole. La joie de se retrouver, la satisfaction d'avoir bravé les difficultés ou tout simplement le plaisir d'être là transpire partout !

 

Nous attaquons au vin chaud tout en saluant les copains retrouvés, comme cette sympathique équipe connue lors du Bol d'Or Classic (une de mes histoires en retard dont je vous parlerai dans les prochaines semaines).

Pour moi, c'est aussi l'occasion de valider l'opération GECO avec Bill. En effet, les flyers ramenés du salon sont à mis à disposition, autant dans cette salle que sur le plateau.

Millevaches 2013 - Encore une réussite - Encore des moments exceptionnels !
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Quelques vues de Meymac, point de ralliement.

 

La route qui serpente vers le village de Millevaches semble réservée aux motos. Par petits groupes ou en longues processions les motards quittent Meymac pour rejoindre le campement établi sur le plateau. Une petite route sur la gauche, quelques dernières courbes et la vaste étendue blanche apparait, étincelante sous le soleil, parsemée des taches multicolores des tentes et zébrée des filets de fumée des feux de camps.

 

Si la route était sèche et dégagée, les conditions de circulation deviennent nettement plus scabreuses sur le bivouac. Ça ripe, ça glisse, ça dérape, ça patine, mais chacun s'y met et les équipages arrivent à bon port, non sans quelques chutes bénignes, ici ou là ! Sur les zones plates les tentes se dressent, les espaces libres se restreignent pendant que les pentes se garnissent des stries de quelques piétons ou d'inconditionnels de la glisse qui marquent leur passage dans le manteau cristallin.

Des copains se retrouvent, de nouveaux groupes se forment, les aliments et boissons se partagent, chacun déambule, au fond de nulle part dans cet univers particulier où les gens s'apostrophent, rient, discutent, échangent sans se poser de questions particulières quant à l'autre. Il est là, tout simplement, il partage la même passion, il a bravé les mêmes difficultés et ils sont heureux de se retrouver …

 

Millevaches 2013 - Encore une réussite - Encore des moments exceptionnels !
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Photos de Dédé, ou plutôt avec son appareil,
car il aime bien figurer sur ces souvenirs !

 

L'abreuvoir est certainement le café du commerce de la place centrale du village. Tous convergent à un moment ou un autre vers ce lieu où officie une cohorte de bénévoles pour servir bières, sodas, vin chaud, soupe ou café. Ce n'est pas encore la foule et l'arrivée au bar se réalise facilement, toujours dans la bonne humeur partagée.

 

Dehors, le soleil descend rapidement sur l'horizon et ses rayons ne compensent plus les perfides attaques du vent qui accroit le refroidissement engendré par des températures négatives. Les ombres s'allongent, les teintes évoluent avec des dominantes orangées et offrent de brefs instants fantasmagoriques qui amplifient le sentiment de vivre des moments d'exception. Et, tout doucement, la voute céleste s'assombrit, le bleu devient profond, l'horizon rougeoyant encore irisé s'efface et le noir prend possession d'un univers parsemé d'astres scintillants. Univers, attitude et évènement de contraste. Les pieds dans la neige, le cœur chaleureux et la tête dans les étoiles. Le rêve bien éveillé !

Millevaches 2013 - Encore une réussite - Encore des moments exceptionnels !
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Mix des vues de Michel et des miennes.

 

Mais cette nuit ne ralentit pas les rencontres, bien au contraire.

Dehors les feux de camps sont autant de lieux de rencontres potentiels où l'on échange deux mots, une longue conversation, une grille de cuisson ou un breuvage régional particulier.

 

Ici, se sont de jeunes femmes qui se plaignent de ne pas être sur la photo et réclament une nouvelle prise, une fois installées au milieu des leurs compagnons. Les railleries fusent et les éclats de rires percent la nuit !


Là, c'est une discussion avec les acteurs du "Mur de la Mort". Je pensais que c'étaient ceux qui avaient fait défection lors de Festival Café Racer. Mais c'étaient des anglais. Nous devisons sur leurs activités et ils m'engagent à aller voir leur site : www.lemurdelamort.fr.

 

Quant à l'abreuvoir, il exerce parfaitement son rôle de point focal. La foule s'y presse et il faut jouer des coudes pour accéder au bar. Mais ce jeu est joyeux. Il offre de multiples occasions de lancer une boutade ou recevoir une gentille raillerie. Derrière le bar une armée de bénévoles agit avec célérité et bonne humeur. Certains partent prendre quelques heures de repos pendant que d'autres prennent la relève.

Et il y fait chaud dans cet abreuvoir coupé du vent. La chaleur des corps agglutinés offre une température ambiante nettement moins froide. Et ce confort relatif met en exergue la chaleur humaine dégagée par cette concentration de gens heureux d'être là, ensemble, tout simplement.

 

Si Pascal présente une tenue parfaite cette année, à l'inverse de l'année dernière, Eric prend le relais. Au début de la soirée il tentait de garder le contrôle de Stéphane, tout euphorique de baptiser dignement sa première hivernale, mais la nuit avançant, il évalue moins bien ses excès. Avant que je ne parte me coucher, il m'interpelle toutes les trois minutes par un sempiternel et pâteux : "Eh Pat, tu m'as jamais vu comme ça, hein Pat ?". Effectivement, je ne l'ai jamais vu comme ça …
Comme je le leur dis le lendemain, les années paires pour Pascal et les impaires pour Eric !

 

La nuit avance, toujours aussi grandiose et froide. Les groupes se raréfient, certains feux s'éteignent, la présence au bar faiblit. Pour beaucoup, la route du retour est longue et il faut se reposer un minimum alors que quelques irréductibles animent encore cette nuit magique.

Millevaches 2013 - Encore une réussite - Encore des moments exceptionnels !
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Millevaches 2013 - Encore une réussite - Encore des moments exceptionnels !
Millevaches 2013 - Encore une réussite - Encore des moments exceptionnels !

Dès 6H00, l'animation reprend de l'ampleur. D'abord timidement. Les quelques courageux … ou insomniaques qui boivent leur café assistent à l'arrivée des renforts des équipiers du MC Meymac, encore ensommeillés après de trop courts moments d'un repos bien mérité. Puis les croissants s'invitent à la fête alors que les participants apparaissent en rang de plus en plus serrés. Dehors, quelques moteurs s'ébrouent, plus ou moins fermement, annonçant les premiers départs.

 

Puis l'environnement évolue.

Le noir de la voute céleste vire au bleu profond pendant que la brillance des étoiles décline puis disparait. Le bleu du ciel s'éclaircit, l'horizon prend des teintes rougeoyantes et seul le croissant de lune est encore visible. Et, tout à coup, le disque solaire commence son apparition, mettant en relief les formes, couleurs et mouvements du site.

 

Maintenant, l'abreuvoir a retrouvé son ronronnement de ruche en hyper activité. Chacun se presse pour son petit déjeuner, son dernier achat de médaille ou souvenir (dont de de superbes vaches en peluche cette année), d'ultimes rencontres, avant de préparer son départ.

 

Certaines machines rechignent à démarrer. Mais là aussi le MC Meymacois assure et offre son assistance pour réveiller les batteries fatiguées. Les tentes se raréfient, les files de motos sur le départ s'allongent, les saluts s'échangent, la pièce se termine, les acteurs retournent dans leur monde de tous les jours, aux quatre coins de la France et de l'Europe …

 

En ce qui nous concerne, nous repartons sur Meymac en milieu de matinée pour prendre un café chez Arlette, siège du moto-club. Nous avons réservé une table dans notre pizzéria ( La Gondole) de l'année dernière et anticipé l'heure du service (un grand merci à ce sympathique couple). Ainsi, nos amis des contrées lointaines repartiront plus tôt. Michel et Bob nous rejoignent pour un rapide déjeuner. Aujourd'hui, autour de la table, c'est bien "Les 7 mercenaires du GECO" qui animent l'établissement ! ! !

Millevaches 2013 - Encore une réussite - Encore des moments exceptionnels !
Millevaches 2013 - Encore une réussite - Encore des moments exceptionnels !
Millevaches 2013 - Encore une réussite - Encore des moments exceptionnels !
Millevaches 2013 - Encore une réussite - Encore des moments exceptionnels !
Millevaches 2013 - Encore une réussite - Encore des moments exceptionnels !
Millevaches 2013 - Encore une réussite - Encore des moments exceptionnels !

Derniers saluts sur la place où sont parquées nos montures. Pascal et Dédé accompagnés d'Eric et Stéphane vont rouler ensemble jusqu'à l'autoroute A20, évitant la portion plus difficile de la route traditionnelle. Après Tulle, ils se sépareront, le side-car se dirigeant vers la Bretagne, et les deux solos prenant la direction des Landes.

 

Pendant ce temps-là, les valeureux bénévoles entament leur dernier marathon qui consiste à rendre à quelques-unes des mille vaches du plateau leur pré dans son état originel. Et c'est chose faite en fin d'après-midi ! ! !

 

Nul doute. Ils vont bien dormir ce soir ces dizaines de vaillants qui nous ont offert un environnement aussi propice à ce fabuleux rassemblement.

 

Leur sommeil réparateur de toute la fatigue accumulée sera bercé des milliers de remerciements qui convergent vers ce plateau des Millevaches.

 

Un site auréolé de sa mythique histoire motocycliste du siècle dernier et conforté par la fabuleuse saga du XXIème siècle dont nous venons de vivre, avec délectation, sa 5ème édition.

 

Dans la soirée, les échanges téléphoniques valident l'arrivée de chacun. Nous aussi nous allons pouvoir aller dormir, avec de nouveaux souvenirs pour alimenter nos rêves !

 

Vivement la 6ème du renouveau…
et un grand BRAVO au Moto-Club Meymacois,
comme à tous les participants !

 

 

PS :

 

ATTENTION !

DERNIERE SEMAINE
 

Pour profiter de l'offre exceptionnelle relative aux inscriptions 2014 de ProGECO Moto.

Après le 31 décembre il sera trop tard pour tenter de  bénéficier de ces fabuleux lots.
(voir l'article du vendredi 13, même si la revue de presse est déjà bien obsolète ...)


Mais les adhésions seront toujours possibles après, bien sûr …

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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 14:41

 

Et particulièrement aux allumés de la "Bande à Pépé" …

 

Joyeux Noël à tous !

Ce sapin représente deux GECO ! ! !

(2x4 Chaînes, les 3 mécaniques + celle de l'amitié !)

 

Alors deux GECO's boys, Michel et Patrice,

 

Joyeux Noël à tous !

Souhaitent à toute la Tribu du GECO d'excellentes fêtes de Noël !

 

Et puis, en cette période de vœux, je vous fais part de mon rêve :

 

  • Si chacun des adhérents ne génèrent que deux nouvelles adhésions ;

Ou,

  • Si un tiers des membres de la page FB, non adhérents de ProGECO Moto valident par cet engagement leur positionnement ;

Alors

Les numéros de cartes entameront la course des milliers ! ! !

 

Et si ces deux conditions se réalisent ensemble,
c'est le chiffre de 2000 qui tombe ! ! !

 

Et il ne reste qu'une semaine pour profiter des concours (cf.dotation ICI).

Joyeux Noël à tous !

Enfin, je vous rappelle que je me suis mis hors concours de l'opération parrainage
(heureusement d'ailleurs, car si j'en crois ma dernière vision des inscriptions,
je serais trop largement en tête …)

Il n'existe personne parmi vous capable de rabattre le caquet
d'un clampin perdu au fin fond de sa Corrèze ? ? ?

 

Après les agapes de Noël et avant celles du Jour de l'An,
agissons pour transformer vigoureusement la réussite du salon
et démarrer dans les meilleures conditions possibles la seconde phase :

 

Mettre la GECO en piste !

 

Et valider la suite …

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Published by pat19 - dans Humeur, Réflexions, Idées, ...
22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 11:57

 

Lundi 2 décembre 7H45, je bats la semelle Porte de Versailles.

 

Je suis en avance sur l'heure de rendez-vous avec la Mutuelle des Motards. J'ai largement anticipé les difficultés de circulation en région parisienne … qui était relativement fluide ce matin. Ma fidèle Diversion s'est faufilée assez facilement dans le magma des derniers kilomètres … et me voici à attendre les pass de l'équipe de ProGECO Moto !

 

Pendant que mes jambes se dégourdissent, mon esprit vagabonde.
Comment suis-je arrivé là ?
Le début de cette aventure n'est pas si vieille et cela me paraît tellement loin déjà …

 

Il y a un peu plus d'un an, Jean-Paul (l'auteur des polar-motards "Cap au Nord" et "Tourne la poignée, Beaulieu") me harcelait régulièrement pour que je vienne l'aider à bouger l'ordre établi par l'intermédiaire de Facebook et tenter de supporter le projet de Éric Offenstadt dit Pépé (cf. l'article à son sujet). Mais sa force de persuasion et notre complicité ne sont pas suffisantes pour combattre mon marasme de cette époque. Pendant trois mois je résiste à ses assauts répétés, mais je surveille l'évolution de la situation. Une association se crée, un noyau de passionnés se fédère, les premiers Euros affluent et le projet semble prendre corps.

 

Il s'agit de construire le prototype d'une moto dont la conception est entièrement repensée. La phase de spécification fonctionnelle (qui remplace la méthode "step by step"), part d'un cahier des charges des réactions à obtenir tenant compte des besoins de pilotes ou usagers et elle doit être compatible avec les multiples contraintes de la physique à gérer. Ces études ont donné naissance à une modélisation de la machine idéale selon ces récentes recherches et il faut maintenant en valider concrètement l'application.
Vaste programme …

Salon de la moto. Fin du premier épisode d'une folle histoire !

Une vue conceptuelle issue de l'informatique. Alléchante, mais quel projet ! ! !

 

En parallèle, mon état d'esprit s'éclaircit, et cette aventure en devenir se profile aussi comme un ultime remède à cette remise en forme. De plus, Pépé est une de mes premières idoles dans le monde de la moto et cela fait maintenant dix ans que je l'ai trop rapidement croisé pour la dernière fois à Montlhéry ! J'adresse donc ma maigre obole, au moins en regard de l'ampleur du projet, et commence à débattre, surtout avec Jean-Paul. Je suis encore méfiant et distant. Mon expérience m'a appris à me défier des enthousiasmes naissants trop souvent étouffés par de multiples déviances … et je n'ai pas l'envie de subir encore trop de désagréments (au moins de mon point de vue !).

 

Et puis, un beau jour de printemps, Éric Offenstadt communique sur Facebook ses difficultés à faire réaliser certaines pièces. En effet si la caisse se remplit tout doucement au fur et à mesure des adhésions, la masse financière reste faible face à l'ampleur du projet. Il recherche donc des solutions à moindre coût. Immédiatement je pense à mon ami William, patron d'une petite boite de mécanique de précision en Bretagne que je connais particulièrement bien pour l'avoir auditée et redéployée ...

Salon de la moto. Fin du premier épisode d'une folle histoire !

Je l'appelle, lui soumets la demande de Pépé en lui précisant le contexte. Il accepte sans difficultés de rendre ce service et donc de ne pas facturer. Il faut préciser que c'est un passionné et que le simple nom de Offenstadt à fait briller quelques étoiles dans ses yeux ! Je transmets donc ses coordonnées à Pépé en lui précisant le contexte pour qu'il soit suffisamment à l'aise. En effet, si je suis l'entremetteur, je ne veux pas interférer dans leurs relations futures. Mais c'est peine perdue avec ces deux bougres. L'un semble étonné par cette sollicitude et l'autre impressionné par ce grand nom de l'histoire de la moto et je me retrouve fréquemment l'interprète de ces deux timides (au moins dans ce contexte ! ! !). L'entreprise WF-Concept rallie donc "le club des partenaires de le GECO".

 

Dans le même temps, je commence à intervenir, à ma mesure. Une pincée de promotion du projet par ce blog, quelques interventions timides, beaucoup de discussions avec Jean-Paul, des premiers contacts avec les piliers de l'opération et en particulier avec Pierre Geffrin, le président fondateur de l'association ProGECO Moto. Mais je reste dubitatif sur les capacités d'investissement réel des humains gravitant autour d'un tel projet.
Lorsque j'en parle à mon entourage, je crois voir de l'enthousiasme, mais aucune adhésion nouvelle n'est générée …
Lorsque j'analyse l'activité de la page Facebook créée par Jean-Paul "Une moto française en motoGP", le constat est édifiant. Pour les milliers de "déchainés en parole" à peine 10% adhèrent concrètement au projet …

 

Si j'étais marchand de bières, je serais inquiet pour mon business :
Trop de brasseurs pour trop peu de buveurs !

 

Mais ce triste constat doit provoquer un électrochoc au plus profond de moi. J'ai toujours refusé d'être passif, d'être un mouton bêlant au milieu du troupeau, se contentant de critiquer à l'unisson de la masse, sans s'activer, sans s'investir, sans proposer, sans agir …

 

Si je loupe le premier rendez-vous officiel de "la Bande à Pépé" à Dijon lors des coupes Moto-Légende au début de l'été, mon engagement devient plus formel, plus actif. Je propose mes idées, participe à la mise en œuvre de certaines. Et surtout, à l'occasion des grandes rencontres estivales avec les multiples amis et copains, je valide deux faits :

 

  1. Trop peu de motards ont entendu parler de ce projet et ne peuvent donc pas se prononcer par un engagement quelconque, ou un rejet aussi d'ailleurs ;

     
  2. Mes potes n'étaient pas de mauvaise foi lorsqu'ils me démontraient une once de passion sans concrétiser. Ils étaient simplement accaparés par leurs vies familiales et professionnelles. Dès que je prends en charge les inscriptions, les dons affluent et ce sujet devient un nouveau sujet de discussions entre nous …
Salon de la moto. Fin du premier épisode d'une folle histoire !

Bol d'or Classic, de gauche à droite, deux adhérents très récents, Michel et Bob,
et Eric, qui vient de me confier son chèque !

 

Fort de cette analyse, un plan à moyen et long terme se dessine autour des limbes embrumés de mon neurone. Il faut mettre en place un plan de communication qui agisse sur les différentes cibles nécessaires pour la réussite du projet, à savoir : les adhérents, les adhérents potentiels, les partenaires, les partenaires potentiels, la presse et les futurs sponsors.

 

Les actions vont se croiser. En effet, les intérêts de chaque éléments sont différents, mais complémentaires et interdépendants et des préalables me paraissent incontournables, à commencer par s'affranchir des informations purement techniques qu'il faut vulgariser.

 

Mais si l'objectif est clair pour moi, les options stratégiques sont multiples et difficiles à dégager.
D'une part, je ne veux rien imposer, me présentant comme une force de proposition. Mes points de vue dérangent occasionnellement, ce que je comprends d'autant mieux que je les expose parfois brusquement (me faire "l'avocat du diable" est mon crédo).
D'autre part, c'est une certaine forme de révolution. Cela implique de passer d'un mode réactionnel, naturel dans la phase de démarrage, à une gestion anticipative des multiples paramètres … Un choc de culture se prépare !

 

Alors que je commence à élaborer des axes de réflexion et à distiller mes idées dans ce sens, un appel catastrophé de Pépé, début août, me replonge dans les réalités purement matérielles du projet.

 

Un partenaire majeur dépose son bilan et ne peut pas réaliser certaines pièces sur lesquelles il s'était engagé. Et l'un de ces éléments stoppe l'ensemble des opérations suivantes. En effet, les platines dites de la "cellule technique" relient le cadre, la boucle arrière et le bras oscillant tout en accueillant un axe de transmission et abritant les éléments du cœur de la solution novatrice. Sans ces platines, le projet est quasiment à l'arrêt ! ! !

 

La question de Pépé est donc directe : Pour faire face à cette galère majeure, William de WF-Concept pourrait-il prendre en charge ces usinages, pour septembre ?
Ma réponse n'est pas engageante. En effet, l'entreprise est fermée pour les congés annuels et le plan de charge de septembre est déjà compliqué entre les commandes clients et l'arrivée d'un nouveau centre d'usinage. Néanmoins je m'engage à traiter la question au plus vite afin d'envisager rapidement une autre solution et je récupère tout de suite un maximum d'informations, dont les plans.

 

Deux jours plus tard je peux rassurer Pépé. William a examiné les plans, revu son planning (dont une reprise anticipée pour lui) et s'engage pour la fin septembre. Pendant qu'il continue ses vacances, j'organise avec Pépé et Jérôme (l'un des ingénieurs du projet) la logistique nécessaire qui permettra de démarrer dès l'ouverture de l'entreprise (Spécifications, approvisionnement matière, etc. …). Malheureusement, le bloc d'aluminium spécial arrive avec plus d'une semaine de retard ce qui n'est pas de bon augure pour les délais. J'ai néanmoins la chance d'arriver en Bretagne début octobre pour emballer et expédier ces sublimes pièces. Je suis tout simplement heureux d'être le premier à les voir et fier de ces deux motards Bretons (un salarié grandement impliqué fait aussi de la moto) qui ont fait le job, magnifiquement et avec seulement deux jours de retard sur le planning initial !

Salon de la moto. Fin du premier épisode d'une folle histoire !Salon de la moto. Fin du premier épisode d'une folle histoire !

Rutilantes, tout juste essuyées,
ces pièces seront à la poste dans quelques dizaines de minutes!

 

Mais ces évènements remettent en cause l'annonce qui est déjà faite, à savoir la première présentation de la machine fin octobre lors de la finale du championnat du monde de Superbike. La moto ne sera pas prête. Dans ce contexte, il est envisagé de réaliser cette première en décembre, lors du salon de la moto de Paris et avec un autre partenaire qui sera présent, la Mutuelle des Motards.

 

Mais cela implique bien des actions et deux mois de folie s'ouvrent devant nous, mais nous n'en avons pas encore conscience.

 

Sur la grosse dizaine de personnes qui agissent en permanence dans l'ombre, en dehors de la technique, un "fer de lance" se dessine, inéluctablement, mais fermement. Si Anne reste en retrait et travaille inlassablement à la gestion des membres, Pierre, Eric B (likefriandise sur FB), Raphaël et moi, nous nous activons à structurer les actions et la communication. L'objectif est clair : arriver au 2 décembre avec un maximum d'atouts pour offrir une résonnance optimale au GECO ! ! !

 

Une délicate mais puissante alchimie opère. Ces quatre-là, comme les mousquetaires, commencent à œuvrer ensemble alors qu'ils ne se sont jamais vus (ma première rencontre avec Pierre date des 24H00 du Mans) et ne se connaissent que par internet et téléphone interposé. Et pourtant, ils proposent, critiquent (au sens positif du terme), réagissent et prennent en charge des pans entier du projet, chacun avec ses compétences, en fonction du temps dont il dispose et les concepts qui se dessinent au fur et à mesure des travaux deviennent immédiatement des réalités.

 

Les complémentarités jouent à fond. Les engagements réciproques sont tenus. Les solutions émergent. Les applications portent de premiers fruits qui sont de nouvelles motivations pour aller encore plus vite, encore plus loin …

 

Les axes sont clairs et concomitants, et les démarches itératives et interdépendantes :

 

  • Informer régulièrement et en priorité les adhérents, mais aussi susciter de nouvelles adhésions par divers moyens d'information et de promotion (Page Facebook, manifestations, vie du site, animations particulières, etc. …) ;

     
  • Informer, animer et promouvoir les partenaires afin qu'ils obtiennent un juste retour de leurs investissements, même si ceux-ci sont essentiellement générés par la passion et/ou l'amitié ;

     
  • Amener la presse à s'intéresser à ce projet pour décupler les apports des deux points précédents.
     
Salon de la moto. Fin du premier épisode d'une folle histoire !

La superbe synthèse graphique de Raphaël pour mettre en valeur les partenaires !

 

Semaine après semaine, la pression s'amplifie, mais la bonne humeur, les railleries, les gags ne s'estompent pas, au contraire. La connivence s'accentue. Les questions fusent de toutes part et les solutions sont mises en œuvre, immédiatement, naturellement. Notre carburant c'est l'euphorie, l'adrénaline de la pression, le plaisir de réaliser ensemble, la découverte des autres, les échanges, gratuits mais pourtant formateurs, qui permettent à chacun de s'améliorer en profitant des connaissances et compétences des autres.

 

Une expérience pas toujours facile, mais magnifique et inestimable !

 

Que de missions sont assumées en si peu de temps. Difficile, sinon impossible de toutes les lister, et certaines m'échappent entre autre du fait que je n'y participe pas directement. Mais tentons de se repasser le film, de revoir quelques actions clés avec la prépondérance de chacun, car tous, le plus souvent, interviennent.

 

Pour Pierre, l'orchestration des relations tant internes qu'externes, l'animation de l'association, les actions de promotion (Coupes et salon Moto-Légende, 24H00 du Mans, Club Gold Wing), la cooptation d'un parrain prestigieux, Patrick Baudry, la réalisation de nombreux documents, etc …

 

Eric de son côté a totalement pris en charge le site et sa mise à jour permanente. Il nous oriente pour obtenir de quoi alimenter son bébé. Il temporise lorsque la machine s'emballe. Il anticipe et gère les flux, notamment quant à l'organisation du salon et toujours avec une réactivité qui nous étonne encore …

 

Quant à Raphaël il excelle dans le graphisme et réalise quelques pièces maitresses comme la bannière partenaires (source de mise à jour fréquentes entre autre sous la férule de Pépé qui ne veut pas qu'un seul de ceux qui participent ne soit oublié !), les diaporamas ou vidéos, les cartons d'invitations, et combien d'autres solutions à nos demandes répétées …

 

En ce qui me concerne, je suis vite cantonné dans les textes, comme par hasard ! Des comptes rendus, directs ou par blog interposé, les trombinoscopes, des propositions de messages, de courriers, la réalisation du règlement de la tombola, … . A ces titres, j'interviens aussi dans les relations avec les partenaires ou la presse. Et mon côté "avocat du diable" oblige à des réflexions plus approfondies, à des projections qui favorisent l'anticipation …

 

Mais cet environnement d'hommes est heureusement aussi guidé par une touche de féminité qui apporte des visions différentes et complémentaires ce qui permet d'offrir des solutions encore plus abouties.
Anne veille sur les adhérents et nous apporte une critique constructive et des idées supplétives, autant d'éléments qui optimisent les actions.
Coralie qui nous rejoint en cours de trimestre, commence par prendre en charge les aspects purement administratifs en déchargeant magistralement Gérard de ces contraintes. Ensuite, elle gère les relations avec la Mutuelle des Motards quant à l'épineuse organisation du salon.

 

Les deux dernières semaines de novembre sont dantesques. Si, physiquement les jours raccourcissent, pratiquement ils s'allongent démesurément. Les dernières galères techniques nous font douter, par moments. La somme des détails à régler s'amplifie. A chaque réponse apportée deux questions nouvelles apparaissent. S'il est sûr que nous ne serons jamais complètement prêts, nous tentons de prendre le maximum de moyens pour favoriser une réussite exemplaire.

 

De plus, dans ce contexte, nous avons pris la décision de ne pas montrer la moto avant sa présentation officielle. Mais en même temps il faut bien répondre aux nombreuses demandes qui nous parviennent de tous les horizons, à commencer par les adhérents de l'association, véritable tribu renommée "La Bande à Pépé". Nous distillons donc l'information dans une démarche mûrement architecturée. Les indices sont émis par bribes, les photos sont tronquées pour n'en faire apparaitre qu'un ou deux éléments à chaque fois et, régulièrement chaque contenu est diffusé, ne répondant que partiellement aux attentes …

 

A ce jeu, quelques journalistes, mais surtout les membres de la Tribu piaffent d'impatience. Et c'est d'autant plus vrai pour tous ceux qui ne pourront pas faire le déplacement à Paris ! Et envers tous nous prenons des engagements formels de leur faire partager au mieux tous ces moments.

 

Le jeudi 28 novembre, je profite d'une fenêtre météo plus favorable pour programmer mon départ vers Paris. L'air est sec, mais je dois attendre la fin de matinée que les températures remontent un peu car les 130 premiers kilomètres peuvent se révéler piégeux ! A Meymac il fait encore -5° et la traversée du plateau de Millevaches tout blanc se pratique entre -8° et -10°. Les zones ombragées ou proches des cours d'eau sont abordées avec une certaine retenue et quelques fugaces dérobades de la Diversion me confortent dans une allure des plus mesurée. Je suis ensuite bloqué plus d'une heure en Sologne … par le téléphone. De nombreux messages m'entrainent à traiter sur place des questions urgentes émanant des collègues et de la Mutuelle dont je viens de reprendre la gestion pour l'organisation.
Je finis par arriver chez mon frère, dans les Yvelines, de nuit et trempé. Les 50 derniers kilomètres se sont poursuivis sous la pluie et dans la brume !

 

J'ai voulu arriver un peu plus tôt pour être sur place les derniers jours et pouvoir réagir à une quelconque embûche, mais aussi consacrer un peu de temps à ma famille, mais celui-ci est réduit à sa plus simple expression.

 

A Lésignan, c'est aussi l'enfer. La peinture sur le carénage réagit mal et Pépé m'en informe catastrophé. Il envisage de présenter la machine sans sa robe … Nous nous donnons deux heures de réflexion car il faut que je trouve une solution pour que tous les logos de nos partenaires soient présents … et ils sont sur le carénage ! ! ! Tractations avec Laure de la Mutuelle des Motards, en charge du salon et évaluation des options potentielles.
Un long conciliabule s'engage alors avec Olivier Gomez et nous prenons la décision de monter le carénage. Il pense pouvoir gommer une partie du désastre et j'estime que nous présentons un prototype dont le sujet est le cœur technologique et pas son habillage. Je prépare toutefois les messages pour répondre aux éventuelles questions.

 

L'équipe technique réalise en fait une prouesse, mais à quel prix. Un travail acharné jusqu'au dimanche matin permet d'atténuer la majeure partie des défauts. La seule conséquence vraiment néfaste réside dans les films autocollants. Posés la nuit alors qu'il fait très froid, ils présenteront de multiples bulles qui apparaissent avec la chaleur du salon !
Quelle fabuleuse équipe cette "bande à Pépé" !

Salon de la moto. Fin du premier épisode d'une folle histoire !

Sitôt arrivée, sitôt cachée ...

 

Dimanche en début d'après-midi, la machine est bien arrivée et l'installation se réalise correctement. De ce fait je n'aurais pas besoin de rallier la Porte de Versailles en catastrophe. Je m'octroie donc un moment de détente et propose à mon neveu Maxime une petite virée en moto. C'est qu'il piaffe d'impatience de remettre son casque et de partir s'encanailler avec le "Tonton Barjot" ! Mais pas une fois il n'a réclamé. Il grandit bien mon petit et émérite passager ! ! !

 

Au retour de notre échappée, en fin d'après-midi, un mail laconique, parmi d'autres, m'informe que les panonceaux prévus pour la But et le GECO ne sont pas réalisables par les services techniques. L'objectif était de relier par le texte ces deux machines réalisées par Éric Offenstadt à une quarantaine d'années d'écart. La tuile, si tard. Et puis je pense à un membre de la région parisienne qui m'a contacté quelques jours auparavant pour proposer ses services. Etienne, que je rebaptiserai Eugène dans mon CR de la première journée … pour la plus grande joie des taquins (non, je ne cite pas de noms) !
Je l'appelle, lui présente la situation et lui demande s'il peut fournir une solution. Immédiatement, il m'annonce qu'il va chercher des supports et que je peux lui envoyer les textes. Aussitôt dit, aussitôt fait. Nouveau conciliabule téléphonique alors qu'il est dans un magasin et qu'il hésite entre différentes solutions.
Le lendemain matin, il est là à la première heure, avec des cadres aux couleurs GECO (orange et noir) et les textes sous différentes formes, mais aussi quelques viennoiseries et une bouteille de champagne. Il est confiant le garçon !

 

Il n'y a vraiment pas de problèmes dans la Tribu, que des solutions ! ! !

 

La journée du lundi est épique et fantastique.
Pendant que nous vivons ces moments magiques, les adhérents reçoivent la première photo de la moto. En effet, Eric B a programmé un envoi à 17H00 de la dernière photo prise à Lésignan, juste avant le départ. Ils peuvent ainsi partager presque en temps réel ces instants exceptionnels. Nous avons seulement pris une demi-heure de décalage avec l'horaire prévu !

 

Quant au déroulement de cette journée, j'en ai déjà fait un compte rendu :

Le soir, au retour chez mon frère et après un rapide dîner, je m'attelle à traiter les photos et préparer le compte rendu promis. Mais la fatigue accumulée, la pression qui décroit après l'euphorie et les poignantes émotions rendent mes paupières lourdes, trop lourdes pour être efficace. J'ai tout de même le temps de voir les premières photos proposées à tous par Eric B qui s'est rivé à son PC dès son retour. Il assume nos engagements de communication, tant vers les membres que pour les journalistes ayant besoin de photos.

Pour moi, réveil programmé à 4H30, je m'endors instantanément.


Mardi matin vers 6H00, en pleine rédaction de mon CR, je découvre avec plaisir la parution de Mototribu. Il est rapide ce bougre d'Adrien et ses photos sont magnifiques. A cette première et magistrale publication, s'ajoute l'article de Midi Libre. Ce démarrage tonitruant associé aux réactions de la veille laisse présager une bonne couverture médiatique ce qui tend à me rassurer.

 

A 7H20, j'envoie mon texte à Eric B qui le transmet immédiatement à la Tribu (je découvrirai quelques fautes plus tard, mais la relecture fut trop rapide !). Je peux reprendre la route vers Paris, l'esprit tranquillisé.

 

Nos craintes relatives à la fréquentation sont confortées dès l'ouverture. La foule se presse, les questions fusent, les dialogues s'établissent et les réactions sont particulièrement encourageantes. Heureusement que nous avons anticipé en prévoyant plus de personnes que les deux initialement imposées. La journée parait très courte, nous ne voyons pas le temps passer. Inlassablement nous expliquons, démontrons et proposons adhésions et concours.

 

Les questions techniques ne sont pas toujours faciles à traiter, mais nous avons la chance de bénéficier, en plus de Pépé, de la présence de Jérôme Hazart le jeune ingénieur en charge du projet pendant de long mois. Même s'il a quitté le sud pour poursuivre sa vie, il est là, efficace et fier. Encore merci à toi ! (on a bien fait de lui prévoir un badge, hein Raphaël, du beau boulot et efficace).

 

Le mercredi, mon frère m'accompagne. Il veut vivre aussi cette aventure, et avec son fils, Maxime. En passager, le frérot n'est pas fier. Je ne risque pas de m'échapper tant ses cuisses se referment lors de nos slaloms dans le magma des boites à roues ! ! !

Nous récupérons le grand Max qui arrive de son école Orléanaise et profitons des moments calmes avant l'ouverture des portes pour immortaliser la rencontre du sourd avec la Diva. Il est impressionné le gaillard.

Salon de la moto. Fin du premier épisode d'une folle histoire !

Max radieux et son Papa entourent le GECO !

 

Dès les premiers afflux, ils partent visiter le salon pendant que nous reprenons nos sempiternelles litanies. Comme hier, celles-ci sont émaillées de moments particuliers lorsque je retrouve des copains, des compagnons de virées, des complices d'actions particulières.

 

C'est particulièrement vrai lorsque la FFMC 57 débarque. Les souvenirs remontent. Une montée impossible dans les Vosges avec Jean-Pierre et mon ami Serge de Metz. Mais aussi une finale d'un tour de France HMS à Metz avec Jean-Yves, motard handicapé. C'est un activiste notoire tant au sein de la FFMC que pour HMS. Par sa gentillesse, ses expériences, son accueil sur le stand HMS de Bols d'Or, il a grandement aidé mon petit Max à mieux appréhender son propre handicap, à découvrir des perspectives qui ont amplement favorisé sa positive évolution de ces dernières années.

 

Malheureusement, au grand regret de Maxime, ils ne se verront pas. Après un rapide pique-nique tous les trois, mon frère retourne bosser et Max repart vers son école en me demandant instamment de saluer Jean-Yves de sa part. En ce qui me concerne, aucune question ne se pose, l'activité autour de la GECO nous accapare.

 

Sur le stand, Laurent (lesmotards.com) continue ses animations, visiblement satisfait d'accroitre la pression en nous drainant encore plus de monde (peut-être sa vengeance de l'avoir entrainé dans cette aventure comme il l'avait exprimé en son temps pour me taquiner ?). Quand il prépare ses questions, je lui en propose une : "Combien de chaînes sur le GECO ?" La réponse serait trois, deux pour la transmission plus une dans le moteur. Quel ne sera pas mon étonnement le lendemain lorsque j'apprendrais que Pépé avait fustigé cette réponse : "Non, c'est quatre chaînes, vous avez oublié celle de l'amitié "

 

Bel hommage à cette équipée fantastique !

 

Mais c'est ma dernière journée. Même si la fatigue pèse, je suis abattu de devoir quitter cet environnement qui polarise tous les efforts de ces derniers mois. Je passe la main et transmets le témoin aux deux fidèles qui s'engagent à assurer l'ouverture du lendemain, Etienne et Jérôme.

 

Jeudi je dois reprendre la route pour rejoindre le Massif Central. En effet, je suis engagé dans une autre aventure, la concentration des Millevaches. Encore un environnement où nous allons pouvoir faire briller la GECO. Eh oui, l'organisateur, le MC Meymacois est aussi un partenaire du projet et plusieurs de ses membres, à commencer par Bill son Président, sont également adhérents de la Tribu ! ! !

Salon de la moto. Fin du premier épisode d'une folle histoire !
Salon de la moto. Fin du premier épisode d'une folle histoire !
Salon de la moto. Fin du premier épisode d'une folle histoire !
Salon de la moto. Fin du premier épisode d'une folle histoire !
Salon de la moto. Fin du premier épisode d'une folle histoire !
Salon de la moto. Fin du premier épisode d'une folle histoire !
Salon de la moto. Fin du premier épisode d'une folle histoire !
Salon de la moto. Fin du premier épisode d'une folle histoire !
Salon de la moto. Fin du premier épisode d'une folle histoire !
Salon de la moto. Fin du premier épisode d'une folle histoire !
Salon de la moto. Fin du premier épisode d'une folle histoire !
Salon de la moto. Fin du premier épisode d'une folle histoire !
Salon de la moto. Fin du premier épisode d'une folle histoire !
Salon de la moto. Fin du premier épisode d'une folle histoire !
Salon de la moto. Fin du premier épisode d'une folle histoire !
Salon de la moto. Fin du premier épisode d'une folle histoire !
Salon de la moto. Fin du premier épisode d'une folle histoire !
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Salon de la moto. Fin du premier épisode d'une folle histoire !
Salon de la moto. Fin du premier épisode d'une folle histoire !
Salon de la moto. Fin du premier épisode d'une folle histoire !
Salon de la moto. Fin du premier épisode d'une folle histoire !
Salon de la moto. Fin du premier épisode d'une folle histoire !
Salon de la moto. Fin du premier épisode d'une folle histoire !
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Salon de la moto. Fin du premier épisode d'une folle histoire !
Salon de la moto. Fin du premier épisode d'une folle histoire !
Salon de la moto. Fin du premier épisode d'une folle histoire !
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Salon de la moto. Fin du premier épisode d'une folle histoire !
Salon de la moto. Fin du premier épisode d'une folle histoire !
Salon de la moto. Fin du premier épisode d'une folle histoire !
Salon de la moto. Fin du premier épisode d'une folle histoire !
Salon de la moto. Fin du premier épisode d'une folle histoire !
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Salon de la moto. Fin du premier épisode d'une folle histoire !
Salon de la moto. Fin du premier épisode d'une folle histoire !
Salon de la moto. Fin du premier épisode d'une folle histoire !
Salon de la moto. Fin du premier épisode d'une folle histoire !
Salon de la moto. Fin du premier épisode d'une folle histoire !
Salon de la moto. Fin du premier épisode d'une folle histoire !

Merci à toi, Éric Offenstadt, de me permettre de te retourner les rêves
que tu m'as offerts il y a plus de quarante ans maintenant ;

 

Merci à vous, Anne, Pierre, Eric B et Raphaël que j'ai découvert à cette occasion
et avec lesquels j'ai partagé tant de moments,
élaboré tant de solutions, appliqué tant de décisions et …
gagné un pari complètement fou, rétrospectivement ;

 

Merci à vous tous, trop nombreux pour être cités, pour vos idées,
vos investissements, votre joie de vivre, nos partages endiablés, votre passion,
enfin tout ce qui a fait de ce projet une merveilleuse aventure humaine
avec un premier résultat époustouflant !

 

Mais ce n'est pas fini, vivement la piste …

Ils parlent du GECO
(liste au 22/12/2013)

Le Point

France Info

France 3

Le Midi Libre

Moto Magazine

Dépêches Motoplus.ca

GP-inside

Autonews info

http://www.youtube.com/watch?v=0KGA-ri-4eo

Moto Tribu

Esprit-Racing

Frico Racing

Moto-Net

Moto-Station

Moto Services

lerepairedesmotards-com

itineraires-evasion-fr/

itineraires-evasion-fr/

moto-journal-05:12:2013

ffmc71

motoclubdespotes.fr

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 00:28

 

Vendredi 13 …

Et 2013 en plus …

Pourquoi ne pas tenter sa chance ?

Tenter votre votre chance avec la GECO !

Adhérer au projet GECO, c'est déjà des certitudes de gains incomparables :

 

  • Participer activement et concrètement à un projet novateur ;
  • Vivre une aventure époustouflante où l'union de femmes et d'hommes repoussent constamment les limites ;
  • Etre aux premières loges de l'avènement d'une moto de conception entièrement nouvelle ;

 

A l'occasion de sa première présentation mondiale lors du salon de Paris, la presse est unanime.
Le projet GECO marque une étape de taille dans l'histoire de la moto :

 

Le Point

France Info

France 3

Le Midi Libre

Moto Magazine

Motoplus.ca

GP-inside

Autonews info

Moto Tribu

Esprit-Racing

Frico Racing

Moto-Net

Moto-Station

Moto Services

 

 

Mais adhérer au projet GECO avant le 31 décembre 2013, c'est aussi la chance de participer automatiquement à un tirage au sort richement doté :

 

  • 1er lot : Un scooter électrique EC03 Yamaha (exemplaire unique aux couleurs GECO) offert par notre partenaire Yamaha France, d'une valeur de 2 500 €.

  • 2ème lot : 1 carton de 24 bouteilles de Château Paul Mas (6 Blanc, 6 Clos des Mures, 6 Savignac, 6 Moulinas) offert par les Domaines Paul Mas, d'une valeur de 390 €.

  • 3ème lot : 1 coffret de visserie Titane kit avant "superlight" offert par Titane Service, d'une valeur de 380 €.

  • 4ème lot : un blouson SOftshell à Capuche aux couleurs Béringer offert par Béringer SAS, d’une valeur de 140 €.

  • 5ème lot : 6 bouteilles Prima Perla ( 3 Rosé 3 Blanc) Chateau Martinolles offert par les Domaines Paul Mas, d'une valeur de 60€.

  • du 6ème au 15ème lot : 1 ensemble textile GECO (T-shirt et casquette) offerts par SPEM, d'une valeur de 40 €.

  • du 16ème au 25ème lot : 1 photo de la GECO numérotée et dédicacée par Éric Offenstadt, offerte par l'association, d'une valeur de 10 € (inestimable en fait !).

  • du 26ème au 35ème lot : 1 jeu d'autocollants ProGECO Moto offert par l'association, d'une valeur de 10 €.

Un premier lot de valeur ... et unique ! ! !

Un premier lot de valeur ... et unique ! ! !

Pour adhérer, c'est ICI et c'est avant le 31 décembre
pour participer à ce tirage exceptionnel ! ! !

 

Alors, encore une hésitation ?


Non, je n'y crois pas

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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 14:14

 

Je vous propose aujourd'hui un texte de mon ami François, moine de son état mais aussi motard de passion … ou artisan-émailleur.

Emporte-moi sur ta moto...

Le Père François en action devant son four !

 

 

Celui-ci vous a déjà été présenté dans mon CR du "Cafè Racer Festival"

 

Dernièrement, je l'ai retrouvé pour une magnifique chevauchée Auvergnate où nous avons partagé d'excellents moments, mais aussi une fugace angoisse (pour plagier un ami Normand : "J'en veux bien d'un Père François pour me protéger de la Sainte Gamelle ! ") … (cf. Une merveilleuse après midi … )

 

Le texte ci-dessous, paru dans la revue « Études » (Revue de culture contemporaine), novembre 2013, p. 519-528 est long et utilise un style peu commun dans notre univers journalier.

 

Néanmoins, sa façon de traduire notre passion m'interpelle et me prouve encore que notre environnement motard est capable d'abolir bien des barrières de conditions sociales entre autre, et quel que soit le point de vue !

 

 

« Emporte-moi sur ta moto... »

 

François Cassingena-Trévedy1

A 10, un dimanche de juin, en soirée. Les grands panneaux bleus se succèdent : direction Orléans, direction Tours, direction Poitiers. Quelques minutes après le départ, une averse généreuse nous avait contraints à nous arrêter à l’abri d’une station-service pour passer nos vêtements imperméables sur nos cuirs : désormais, placidement accordés aux humeurs comme aux sérénités du ciel, nous traçons notre route avec cette détermination qu’exigent les grands axes, avec cette absence d’état d’âme qu’impose le régulateur de vitesse. Et néanmoins, que d’états d’âme libère cette absence ! La route. Majesté de la route. Monarchie de la route. Mystère de la route qui, plus encore que l’attention, appelle le recueillement. Celle-ci me paraît ce soir aussi imposante qu’un fleuve à son estuaire, aussi puissamment respirable qu’un océan. La route que l’on apprend sous toutes ses coutures, la route que l’on épouse, ventre à terre, dans un exercice de consentement total et de rigoureuse adhésion, jusqu’à cet anéantissement de soi dont parlent les mystiques, jusqu’à cette identification pure et simple à laquelle aboutit la persévérance du regard posé sur le ruban. Je suis la route, a dit quelqu’un (Jn 14, 6). Après que je lui aurai passé sur le corps d’un bout à l’autre et que je l’aurai étreinte de si près – au risque d’inscrire ma chair et mon sang dans le rude grain de sa peau –, elle sera écrite en moi, et les circuits les plus intimes, les plus élémentaires de mon être conserveront, ineffaçable, le souvenir de son asphalte. La route offerte au rut. Je fais route, tête première, n’ayant plus que la route en tête et tout ce qui marche avec elle, et tout le monde qui tourne avec elle : il est de ces obstinations, de ces abrutissements bienheureux dont l’envers, dont l’issue est une extase. Quoique simple passager, je suis, comme mon pilote, comme tant d’autres hommes de mon temps, un homme au casque : un casque modulable Nolan, noir mat, que j’ai soigneusement choisi et qui est absolument incessible, et qui est mon apanage et mon panache et mon attribut. Un casque dont mes lettres latines m’ont fait découvrir avec amusement et satisfaction la présence cryptique – cassis – jusqu’en mon propre nom. Ma tête dure. La grande épopée humaine rutile de casques, comme le casque est pour toute épopée révolue, présente ou future une boite de Pandore. Les longues distances que j’ai déjà parcourues sous les ciels les plus capricieux et sur les montures les plus diverses m’autorisent à me dire motard et, route faisant, ce soir, je roule délicieusement en moi-même la fierté de ce titre dont le prestige en éclipse soudain bien d’autres, la joie de cet état dans lequel viennent se confondre, pour l’exaucement d’un très vieux rêve de l’homme, quelque chose de martial et quelque chose de sacré.

 

Mon conducteur lâche les poignées pour réajuster ses gants et, cédant à la tentation d’une virtuosité qu’autorise l’assise remarquable de la machine, conduit par instant du bout des doigts. La massive Goldwing 1800 faseye légèrement, comme ferait une voile. Goldwing, « aile d’or » : de quoi rêver. Tu t’avances sur les ailes du vent, s’exclame le psalmiste, pour évoquer la célérité divine (Ps 103, 3). Lorsque nous aurons quitté l’autoroute, la puissante routière accusera dans les tournants une gîte autrement prononcée, au point que les cale-pieds viendront riper parfois contre le bitume : Philippe a la conduite sportive, avec un je ne sais quoi – je ne dirais pas de nerveux – mais de jubilatoire. Confesserais-je, comme une frasque partagée à trois (Philippe, la moto et moi), que j’ai tâté un jour des 210 km / h sur une belle ligne droite, entre Angle-sur-Anglin et Chauvigny, dans la Vienne ? Et que dire de l’admirable courbe que décrit, dans le même département, la route qui débouche de Mirebeau pour filer sur Loudun ? Au demeurant, la moto ne se saurait se laisser systématiquement associer aux débordements et aux paroxysmes : elle a aussi ses flâneries et ses lenteurs exquises, comme la symphonie a son andante. Et c’est alors, surtout, qu’elle a du nez, je veux dire qu’elle offre à l’odorat de surprenantes béatitudes : traversée des fraîcheurs sylvestres et des grandes sueurs céréalières, des longues fumées d’automne, des épandages agricoles et des relents de frite, aux abords des aires d’autoroute. Évoquer de tels andante, propices aux dégustations olfactives, avec les allegro presto qui leur sont naturellement corrélatifs, c’est suggérer que, n’en déplaise aux oreilles impies qui s’obstinent à ne l’entendre que sur le registre du bruit, la moto est viscéralement musicienne. Sans parler du rock’n’roll ou du rockabilly dont elle s’entoure volontiers et dont saura bien s’enchanter quiconque demeure largement ouvert à toutes sortes d’expressions musicales, la moto elle-même possède, eu égard à la configuration propre de son moteur et de ses échappements, la pleine stature instrumentale d’un violoncelle, d’une viole de gambe, d’un cor ou d’un saxo : c’est à l’impression, à la jouissance sonore particulière qu’elle procure que se reconnaissent – les passionnés le savent bien – sa personnalité, sa marque et, surtout peut-être, pour la plus grande émotion, la génération historique à laquelle elle appartient. Au-delà du sound qui l’environne ou qu’elle contribue à créer elle-même lorsqu’elle se perd parmi d’autres agents du paysage sonore contemporain, il y a le son personnel qu’elle rend, mieux, l’inflexion irrésistible et singulière de sa voix qui remplit tout aussitôt d’aises inénarrables le cœur, le plexus solaire et les régions sous-abdominales.

Emporte-moi sur ta moto...

Email de paysage - Rivière qui réfléchit

 

 

Profitant ce soir de la régularité de l’allure qu’impose l’autoroute, je m’engage avec des facultés plus lucides et plus détendues dans l’exploration de l’événement dynamique dont je ne suis pas seulement le patient, mais le partenaire : je m’essaie à me faire compteur, accessoire vivant de la machine. Mon regard oscille de l’horizon qui charrie les rayons et les ombres d’un grand ciel dépressionnaire à la glissière centrale de la voie publique où défilent les indications kilométriques : je compte environ trente secondes par unité et je peux calculer en conséquence la vitesse de ce que j’aurais peine à appeler un véhicule, tant mon imagination et mon affection le perçoivent désormais comme un animal, autrement dit comme un être vivant. Mais bientôt mon arithmétique se perd et je retourne aux lointaines orées des forêts domaniales, aux silos, aux éoliennes. Ce n’est pas rien d’être passager. Le passager n’est pas valeur nulle. Il est inassimilable aux valises latérales ni au top-case, encore que, soit dit en passant, ces rotondités facultatives de la machine lui apportent un supplément non négligeable de confort. Non, le passager – le vrai passager – est un frère, un pote, un complice, engagé dans l’événement du trajet avec autant de passion et d’application que son protagoniste. Ce n’est pas assez dire qu’il obtempère, dans la situation qui est la sienne, puisque aussi bien quiconque se borne à obtempérer demeure étranger au vif de l’action ; ce n’est pas assez dire non plus qu’il imite, car l’imitation s’accommode encore d’un délai : en réalité, le passager cède de plein gré, dans une sorte de système chorégraphique, à toutes les inclinations du conducteur et de sa monture, il est d’intelligence avec elles, il participe pleinement, activement, instantanément, de la destinée cinétique du centaure qui l’emporte ; il assentit à toutes les sinuosités de la route, il les envisage, il les domine, il les anticipe, il les avale, il les invente, il les trace à mesure, en curseur virtuose qu’il est devenu lui-même. Il abonde, avec les ressources du commerce le plus physique, dans le sens de cette autorité souveraine, qu’elle s’incurve à plaisir ou se donne le champ de longues rectitudes. Il épouse, il compatit, il souffre, il collabore. Il ajoute – source supplémentaire de sécurité, encore que discrète – sa propre vigilance à celle du conducteur, il fait attention à l’attention d’un autre. L’on ne saurait concevoir stimulation plus énergique à l’état de veille, ni école plus rigoureuse de confiance et d’abandon, ni procédé plus expéditif pour franchir la latitude de la peur et jeter l’instinctive raideur à la voirie. Pareille remise de soi-même, corps et âme, dans la voltige, ne saurait évidemment se fonder que sur une amitié solide, comme elle contribue puissamment à la consolider à son tour : elle se double d’un acquiescement à l’acte de chair du pilote copulant avec sa chère moitié mécanique, comme si l’amour et l’amitié, combinés, arrimés l’un à l’autre à la faveur de cet étrange commerce triangulaire, nouaient en un riche faisceau les expériences affectives dont ils sont respectivement les vecteurs. Motard de l’arrière, j’allonge en imagination – en rêve – bras et jambes, je me dote d’un corps surdimensionné en empruntant, comme des prothèses, les membres d’autrui ; je me représente, j’évalue, mieux, je visite de l’intérieur avec émerveillement, avec appétit, le contentement total que mon conducteur doit éprouver à posséder pareille bête humaine, pareil vif-argent entre ses cuisses, et j’entre, par procuration, en partage d’une jouissance basique, élémentaire, exorbitante : noces métamorphosées d’un âge plus rassis, et néanmoins plus fou. Toutes les bécanes que je monte en second sont à moi, puisque je peux revendiquer comme mes propres décorations les soleils et les pluies de leurs aventures, et tout ce grand air dont elles portent la gloire autant que les stigmates. The power and the glory… Allons ! cela fait du bien, par échappées. Qui oserait se targuer de n’avoir jamais été étourdi par les vapeurs de grandes émotions apéritives ? Pourrait-il même se dire homme, celui qui ne saurait pas d’expérience les régions de dilatation et d’allégresse auxquelles introduit un cordial, surtout lorsque l’on n’est pas seul à le boire ? L’attrait tout enfantin ou tout adolescent de l’homme pour la force démonstrative mérite quelque indulgence lorsque, avec un sourire amusé, il sait encore analyser son ivresse et se mettre à distance de lui-même. Il y a, je le reconnais sans contrition aucune, quelque chose de baroque et de dionysiaque dans l’entité-moto et la passion qu’elle suscite : ce quelque chose de déraisonnable dont l’absence ferait de nous des êtres de raison, ce je ne sais quoi d’exubérant et de débridé qui doit nécessairement entrer dans notre plus foncière fabrique.

Emporte-moi sur ta moto...

Le Père François avec certaines de ses œuvres,
à Monthléry lors du "Café Racer Festival"

 

Mais décidément ce qui roule dans ma tête, ce soir, pendant la vacance intérieure que ménage le régime autoroutier de la conduite, est d’un ordre moins primitif et moins brut. D’un ordre plus vaste, plus grave, plus solennel. Après avoir couvert près de quatorze-cents kilomètres en moto en l’espace d’une semaine (un record dans ma carrière de passager), je reviens du Festival Café Racer qui s’est tenu à l’autodrome de Linas-Montlhéry, prestigieux sanctuaire mondial de la vitesse qui fut érigé en 1925 et qui, après une décennie environ de fermeture, s’ouvre à de nouvelles démonstrations. J’y fus, non pour courir ni concourir sur mon propre pégase, on s’en doute, mais pour exposer mes œuvres moto-artistiques dans un stand, en compagnie d’autres artisans fort sympathiques : Philippe l’aquarelliste qui dédicace dessins et affiches, David l’Avignonnais qui manie le pinstriping et le lettrage sur casques et réservoirs, Gianluca le forgeron calabrais qui fait fondre l’aluminium pour fabriquer carters moteur, pipes d’admission, dosserets de selle. Penché avec une application intermittente sur ma plaque de cuivre émaillée pour exécuter, aux yeux du tout venant, la silhouette d’une Triumph X-75 Hurricane (1973), je me suis laissé galvaniser comme un conscrit par le fond sonore de quelque deux cents machines trépignant sur le béton de la piste, cependant que mes lettres classiques, toujours en sous-main, portaient à ma mémoire l’évocation des Jeux en l’honneur du Troyen Anchise, au cinquième chant de l’Énéide de Virgile, avec leurs régates, leurs courses, leurs compétitions équestres…

 

                                           Finibus omnes,

Haud mora, prosiluere suis ; ferit aethera clamor…2

 

Encore que la matière des épreuves et les moyens de transport aient singulièrement évolué depuis ces temps héroïques, le transport de joie, lui, demeure foncièrement le même et l’homme qui joue se révèle dans sa pérennité. Reste que mon oreille ne fut pas seule à jouir de la félicité en ce paradis d’un genre particulier : à la faveur des rares instants durant lesquels il m’a été loisible de déserter ma propre boutique, j’ai pu contempler des « prépas » d’une insolente beauté. Café racer – sans doute faut-il le rappeler pour les non initiés –, ce n’est pas une marque : c’est un style de motos très économes en carénage, très personnalisées, plutôt rétro (Fifties, Sixties, Seventies, avec prépondérance britannique), dotées d’un réservoir en aluminium poli et d’échappements libres, autrement dit de motos qui sacrifient le confort aux exigences de la vitesse, de la maniabilité et d’un look nerveux, superbe, athlétique. Des œuvres d’art. Quelque chose qui s’apparente aux vieux gréements dans le monde des bateaux. « Crains qu’un jour un train ne t’émeuve plus », écrivait jadis Apollinaire… Eh bien, voyez-vous, une Triumph Bonneville, une Norton Manx, une Yamaha 850 XS, une Honda CB 750, ça a de la gueule, ça a de la tripe, ça a de l’âme. Café Racer recouvre aussi, naturellement, un style de motards : quelque chose de fier, d’inconditionnel, d’atypique, avec une finesse d’esthète. Bref, Café racer, c’est, dans l’univers de la moto, l’incarnation et la mise en œuvre concrète de cette qualité inestimable qui s’appelle le « style ».

Emporte-moi sur ta moto...
Emporte-moi sur ta moto...
Emporte-moi sur ta moto...
Emporte-moi sur ta moto...

Quelques émaux d'anciennes ...

 

Je rentre donc de ma première grande concentration moto comme on rentre d’un grand pèlerinage, confirmé en grâce et nimbé d’une indicible nostalgie. Dieu a tant aimé le monde (Jn 3, 16)Sous prétexte d’aimer le premier, comme il peut nous arriver parfois de moins aimer – de mal aimer le second ! Et néanmoins, il n’y a pas de doute, le monde contemporain a ses congrès « eucharistiques » à travers lesquels une attente eschatologique se fait jour, attente que l’on serait bien mal venu de considérer avec dédain comme purement séculière. C’est au milieu de tels camps volants, au cœur de telles « capitales » circonstancielles et significatives qu’il faut se rendre présent, non pas seulement comme observateur, mais comme communiant potentiel et comme ami d’une humanité en travail de son avènement. Bref, la ferveur que ces journées ont éveillée en moi m’inspire une immense sympathie pour cette humanité cuirassée de pied en cap avec laquelle j’ai noué tant de liens. Humanité unanime (le fameux unanimisme des Copains de Jules Romains) dans la même admiration bon enfant, dans le même corps à corps avec des haquenées généreuses en formes et hautes en couleurs, dans le même cœur à cœur entre fidèles émus de faire connaissance. N’y a-t-il pas dans tout unanimisme de bon aloi la première mesure d’un hymne à la joie et la première assise du Royaume ? Car si la moto est aujourd’hui le catalyseur d’une affirmation puissante de l’individu (autonomie-« motonomie »), elle est aussi, au-delà des chapelles qu’érige l’attachement inconditionné à telle ou telle marque, le nœud d’une sodalité irréductible, résistante, chaleureuse, virile, non sans que les femmes y prennent d’ailleurs largement leur part. S’il n’est pas nécessairement un rebelle, le motard se caractérise génétiquement par une certaine contenance de colère fondamentale (il n’est pas indifférent qu’une fédération entière et très officielle puisse s’intituler FFMC, Fédération Française des Motards en Colère). S’il ne « rompt » pas nécessairement « en visière à tout le genre humain », comme Alceste le misanthrope, celui qui fait profession de vivre à deux roues rompt certainement en visière, non seulement avec l’usage routinier de la route, mais avec tout un mode de vie contemporain dont la « caisse » (la bagnole) panurgique est l’instrument autant que le symbole. Comme me le confiait récemment l’un de mes amis motards (je le cite textuellement), « je me demande si aujourd’hui, la communauté-moto ne fait pas partie des dernières où l’on cultive encore au quotidien et de façon très naturelle quelques valeurs de partage et d’amitié… La société du virtuel et de l’artificiel en a besoin plus que jamais. » Après bien d’autres expériences de moindre envergure, la grand messe de Montlhéry m’a confirmé dans ma propension à identifier le monde motard comme un « Ordre » au sens quasi religieux du terme, Ordre que nous appréhendons au quotidien comme épars sur les routes, mais dont la cohésion, l’indépendance et la souveraineté n’attendent que la première occasion festive ou polémique pour se manifester. En vertu, sans doute, de cette gémellité historique qui a accolé jadis les deux Ordres dans un même paysage social et métaphysique, le moine que je suis s’est senti de plain pied avec ce qu’il faut bien appeler une chevalerie : épiphanie moderne de cette chevalerie polymorphe, modulable au fil des siècles, et dont l’humanité aura toujours besoin pour se donner tout à la fois de l’air, du champ, de l’exercice et de la hauteur. Dans le grand embouteillage, dans le grand engorgement contemporain – celui des idées et des comportements comme celui des véhicules –, le motard mérite notre admiration, notre respect, notre affection (notre indulgence, le cas échéant), parce qu’il est l’homo agilis, l’homme agile, et que son agilité est un appel.

 

De la race des chevaliers, certainement, ce Monsieur Olivier qui, sur la fin du Journal d’un curé de campagne, emmène sur sa moto (sans doute une Peugeot, une Terrot ou une Monet-Goyon : on est alors à l’âge d’or de la moto française) le jeune ecclésiastique miné par son cancer, pour une ultime recréation, pour une trêve de vitalité radieuse. Cette page de Bernanos le motard a profondément édifié et fasciné mon adolescence studieuse, contemporaine de ces Seventeens où les Japonaises mythiques faisaient leur apparition sur la scène motocycliste et tentaient les mauvais garnements de ma classe qui me dépassaient de deux têtes. C’est cette page qui affleure à ma mémoire chaque fois que, n’en finissant pas de prendre sur ces dadais d’antan, sur ces Goliath immatures, une revanche digne de David le frondeur, je me laisse emmener à mon tour et « chevauche » avec extase « un chérubin » (Ps 17, 11) de fer, en espérant – sait-on jamais ? – pouvoir serrer un jour entre mes jambes la monture raisonnable autant qu’idoine à mon modeste gabarit (j’ai le béguin pour une Honda 125 Shadow). La moto polymorphe et idéale de ma cinquantaine est en somme la projection objective et tangible de l’énergie qui m’habite : elle est aussi la compensation et la consolation face à cette loi d’inertie dont je constate si souvent autour dans mon entourage proche ou lointain l’invincible monopole. Manifeste de ma « force qui va » (Hugo, Hernani), elle est aussi l’emblème insolent du train auquel j’aimerais qu’aillent plus volontiers tant d’êtres dont l’ordinaire apathie m’insupporte. Moto égale moi-en-réaction ; moto égale précipité de ce grand Non que j’ai envie de dire haut et clair ; moto égale matérialisation quasi charnelle de ces deux puissances de l’âme (comme deux roues !) que Platon appelait le thymos et l’epithymia, que la scolastique médiévale nommait le « concupiscible » et l’« irascible », et qui sont indispensables l’une et l’autre, autant que le noûs (esprit, pensée), à la cohésion et à la stabilité de l’attelage tripartite3. Au demeurant, ma route littéraire et philosophique avec la moto devait me réserver une autre illumination : j’ai trouvé récemment dans Moto, notre amour de Paul Ardenne (Paris, Flammarion, 2011), critique d’art contemporain, l’expression somptueuse, pénétrante et crue des émotions fondamentales dont l’entité-moto est la matrice, l’analyse des grandes postures existentielles dont elle est le signe, la synthèse magistrale des multiples approches dont elle est susceptible : anthropologique, sociologique, psychologique, mystique. La lecture enthousiaste de l’ouvrage a débouché sur la rencontre personnelle avec son auteur, la rencontre sur une amitié à haute puissance : Paul l’athée m’appelle son frère, Paul le philosophe et le poète de la moto se fait mon mentor.

 

En méditant ce soir, assis sur le tansad de la moto qui avale l’A 10 à grands traits, j’en viens à me dire une fois de plus que le risque est l’anti-virtuel par excellence, l’anti-virus majeur contre cette virtualité ménagère qui nous envahit, nous gangrène, nous émascule. La vitamine du risque raisonnablement assumé s’avère être indispensable à notre bonne santé. Le risque est le luxe ordinaire des héros les plus obscurs, et cependant que tout le monde s’évertue aujourd’hui à l’annuler en toute circonstance où il se peut courir, c’est une liberté que, pour rien au monde, l’on ne saurait abdiquer : l’on n’est heureux – l’on n’existe – qu’à proportion des risques auxquels on a consenti. N’est-ce pas sur un risque fondamental que reposent nos destinées individuelles, comme celle de l’univers entier ? Continuant à serrer intérieurement mon petit bagage, mon petit trésor d’expérience, je savoure ma satisfaction de m’être inscrit, dans un grand élan d’humanité que n’eussent pas désavoué mes aînés ecclésiastiques des années soixante-dix, au moto club de Vivonne (« Les Pistons Bleus ») qui est géographiquement le plus proche du monastère et qui, dans un esprit tout à fait bon enfant, m’a sollicité pour venir bénir des motos. Symphonie contrastante, comme je les aime, avec la stabilité ordinaire et obligée de mon état : je rêve de vivre nuit et jour dans ma tunique de peau qui me rive sans remords à ma condition adamique, dans mon cuir qui m’apparente à ces cavaliers mongols dont le plus clair du temps se passait à courir les steppes. J’énumère tout bas mes amitiés, ces amitiés franches, viriles, aventurières qui sont aussi précieuses, dans le bouquet d’une vie d’homme, que celles dont décident les affinités subtiles des intelligences, les vibrations partagées de l’expérience artistique et les profondes communions spirituelles. C’est par le miracle de l’amitié que je me trouve posséder tant de machines : la Honda VTX 1300 de Thierry, la Goldwing 1800 de Philippe, la Triumph Trophy 1200 d’Alain, la Kawazaki 1200 ZZR de Gilles, la Honda 1000 CBF de Gérard. Moments, heures bénies d’exposition maximale, d’équilibrisme à haute tension, d’apesanteur conquise : la moto est l’épicentre d’un Oui complet et radieux. Oui au penchant de mon propre corps, oui à la matière, oui à l’amitié, oui à l’atmosphère, oui à l’espace, oui au pouls de la modernité. La moto sur laquelle – avec laquelle, par laquelle – je suis, ne me transporte pas seulement d’un point à l’autre : à raison même de sa solitude, de son indépendance et de sa précarité vertigineuse, elle instaure tout un rapport au monde : elle compose le monde autour de moi et le livre à mon émerveillement.

Emporte-moi sur ta moto...
Emporte-moi sur ta moto...

Émaux de motos modernes ...

 

 

L’espace de quelques bornes, nous roulons de conserve avec une Ducati Diavel 1200 noire, alezan de race dont les lignes et les volumes (honneur au génie transalpin) offrent au regard une haute satisfaction esthétique. D’autres motos nous croisent dans l’autre sens, plus rares, à vrai dire, à mesure que nous avançons en haute autoroute, comme on avancerait en haute mer. Échange rituel du salut motard, dans la bonne humeur et la conscience tacite d’appartenir à une même humanité de braves, de conspirateurs, de coreligionnaires, de survivants, de promoteurs d’une même différence irréductible. Pour le dire en un mot, à une même race d’élus. Alors, insensiblement, du tréfonds de moi-même, de la moto, de la route, du paysage traversé, de l’horizon embrassé – je ne saurais faire de départ tant tout cela fait système – un chant s’élabore et monte de mémoire : c’est l’offertoire grégorien Iubilate Deo universa terra de la cinquième semaine du Temps pascal. « Jubilez pour Dieu, toute la terre… » (Ps 65, 1) Par quelles voies souterraines, en vertu de quel phénomène capillaire la joie plastique que j’éprouve à conduire ce chant, au monastère, dans l’exercice ordinaire de ma charge de maître de chœur, communique-t-elle avec celle dont m’inonde, ce soir, le consentement sans retenue à la machine, à la route, au rythme du monde contemporain ? Les séparations officielles que nous décrétons arbitrairement entre les choses sont une illusion qui cède, en certains moments d’exception, à la certitude lumineuse d’une convergence. Par l’immensité des relations qu’elles établissent, les expériences fondamentales atteignent, comme les métaux, un certain point de fusion dans lequel elles se corroborent les unes les autres au lieu de s’excommunier, donnant ainsi à percevoir aux trempes authentiquement « catholiques » (au sens claudélien du terme) la plénitude et la simplicité de la béatitude à laquelle l’homme est dès maintenant promis. En même temps qu’elle s’érige en exutoire des forces les plus archaïques, la moto conduit le corps – ce grand commensal du banquet – aux frontières de son futur : chaque « emportement » à moto, dans le souffle de l’amitié, serait-il déjà une assomption dans la gloire ?

 

*

Emporte-moi sur ta moto...
Emporte-moi sur ta moto...
Emporte-moi sur ta moto...
Emporte-moi sur ta moto...

Émaux liturgiques et abstraits !

 

Notes de François :

 

1 Moine bénédictin, docteur en théologie, écrivain (entre autres, Étincelles, trois volumes parus chez Ad Solem, 2004-2011).
L’exposition Un siècle d’or de la moto (portraits de motos anciennes et contemporaines exécutés par lui à l’or fin sur plaques de cuivre émaillées) a été largement couverte par la presse et le web motocyclistes.

 

2 « Tous, d’un même bond, se sont élancés de leur ligne de départ, et la clameur frappe le ciel… » (Virgile, Enéide, V, 139-140).

 

3 Ceci dit, si l’on veut poursuivre sur la lancée de la métaphore platonicienne, il faut s’empresser d’ajouter que la moto bien tempérée – forme inédite du fameux attelage du Phèdre – a besoin elle-même d’un noûs qui la conduise, qui l’habite, ou de ce que les Stoïciens appelaient l’hègémonikon.

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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 19:30

 

Il y a exactement 40 ans, à 1 jour près, je me rendais sur ma première grande manifestation moto. Le Bol d'Or sur le circuit Bugatti au Mans … Aujourd'hui, ce sont les 24H00 !

 

L'inversement des dates entre les 24 heures du Mans et du Bol me permet de revivre ces premiers pas dans cet univers particulier qui a marqué à tout jamais ma vie motarde.

 

22 septembre 1973, aux alentours de 4H00 du matin, me voilà près à partir pour ce premier et singulièrement long périple.

Cela fait trois semaines que je suis revenu de ma première saison professionnelle au Touquet. J'ai amassé suffisamment d'argent pour réparer ma 350 Honda, pliée par les bons soins d'un pote qui a mal négocié un virage. Malheureusement elle n'est pas encore remontée pour cette date fatidique …

 

Il n'est pas question de ne pas profiter de ce week-end dont nous rêvons depuis si longtemps. Cela ne fait que 5 ans que le Bol d'Or a fait peau neuve et cette édition s'annonce grandiose. Si les Japonais arrivent en force, les BSA, BMW, Laverda, Ducati, Norton ou autres Guzzi sont toujours en lice. C'est aussi l'avènement des 4 temps et la mise en place d'un nouveau règlement qui évince les 250 et, par un classement unique, fait la part belle aux grosses cylindrées. De plus Honda et Kawasaki vont se livrer un combat sans merci. Plus de la moitié des machines engagées le sont, directement ou indirectement, par ces deux marques !

 

Il n'est pas question non plus que je profite du train spécial qui, pour 60 Francs, permet l'aller et retour de Paris associé au billet d'entrée … ou que je bénéficie d'un hypothétique voyage en voiture !

 

Il est donc décidé que j'emprunte la "bleue" de Brigitte, la sœur du copain casseur de bécane !

Mieux, partant du Val d'Oise, je fais un détour par Paris pour participer à la concentration "La Tasse d'Or" organisée par Total et réservée aux jeunes de 14 à 21 ans roulant en cyclomoteurs et vélomoteurs (noms consacrés des 50cc et 125cc à l'époque). Pour cela il nous faut pointer à 6H00 à la station Total proche de la Maison de la Radio en compagnie de 2 copains en Gitane Testi et Malagutti … avant de repartir vers Le Mans.

 

En route nous retrouvons les copains en 350 Desmo, 750 GT Suzuki, 250 Honda, Bonneville et autres. Quelques kilomètres tous ensemble avant de se retrouver au prochain point de rendez-vous café et finir par installer le campement au milieu du virage de La Chapelle.

Ça y est enfin, je suis au centre de la Mecque Française des motards, l'arrière train tanné mais heureux ! ! ! Même la météo qui devient exécrable ne tempère pas mon enchantement.

 

La mise en bouche nous relie parfaitement au présent. Dominique Meilland gagne la coupe Kawa … avant d'être déclassé après le contrôle technique de la machine (déjà trop grand sorcier ? ? ?).

 

16H00 La ronde infernale est lancée. Notre voisin (il réside à 10 kms de chez nous) Christian Léon sur sa Kawa H2R part devant et fait tout de suite le trou. Il évite ainsi la nuée humide qui enveloppe les monstres rugissants qui projettent l'eau de la piste en un épais nuage.

 

Je découvre avec délectation ce circuit qui n'a maintenant plus beaucoup de secrets pour moi. Je vis aussi avec fascination ce monde idéal et idyllique où la bonne humeur et la fraternité semblent être les piliers d'un art de vivre.

 

Avec les copains nous repartons en ville faire quelques courses pour le week-end. Le supermarché local (Mammouth, il me semble ?) est investi par les bécanes, les cuirs et les barbours dégoulinants. Nous organisons notre propre course entre les gondoles. La moitié d'entre nous est tapie, chacun dans un caddie, casqué et ganté, alors que l'autre moitié pousse les chariots ainsi équipés avec vigueur sous les regards affolés ou hilares des locaux. Nous ne connaitrons jamais le vainqueur. Un équipage part en vrille au milieu du rayon de lingerie et nous stoppons immédiatement nos âneries, un peu penauds, mais aussi bien rigolards …

 

La nuit est magique. Si les phares blancs deviennent majoritaires, de nombreuses machines sont encore à l'ancien standard du jaune …

Le bruit des moteurs est encore très caractéristique. Même sous la tente, nous pouvons encore reconnaître au son la majorité des modèles ce qui est quasiment impossible aujourd'hui …

 

Le vainqueur de cette édition est la Japauto 950 SS de Debrock et Tchernine dont voici quelques souvenirs glanés à Moto-Légende ou au Bol d'Or Classic :

Le Mans 2013 – Souvenirs croisés et émotions en cascades !
Le Mans 2013 – Souvenirs croisés et émotions en cascades !
Le Mans 2013 – Souvenirs croisés et émotions en cascades !
Le Mans 2013 – Souvenirs croisés et émotions en cascades !
Le Mans 2013 – Souvenirs croisés et émotions en cascades !

Merci à Patrick et à tous les membres du 1000VX Club de France
qui nous permettent de revivre ces grands moments !

 

Dans les rangs des 24 équipages à l'arrivée (pour 60 au départ), nous retrouvons quelques figures encore bien actuelles telles que Christian Bourgeois que amène la petite 350 TZ en 11ème position, mais aussi, et surtout un certain Éric Offenstadt 5ème avec Luc sur un 900 Kawasaki (que nous réserve-t-il avec la GECO pour 2014 ?) ...

 

Le Mans 2013 – Souvenirs croisés et émotions en cascades !Le Mans 2013 – Souvenirs croisés et émotions en cascades !

Tous ces souvenirs remontent lors de mon approche du Mans pour ces 24H00 - 2013, mais ils vont bientôt m'assaillir avec une vigueur accrue. A peine descendu de moto, les copains m'entourent, me cajolent, s'empressent, éperdus de sollicitude, ce n'est tout de même pas mon grand âge qui vient tout juste d'évoluer qui les entrainent dans de telles dispositions ?

 

Eh bien non, c'est ce double anniversaire qu'ils ont décidé de fêter, particulièrement dignement.

William s'approche de moi et me tend une pochette contenant le magnifique cadeau qu'ils me font à cette occasion. Je découvre avec émotion toutes ces têtes amies qui ont participé à cette délicate action :

Et Pascal, initiateur de cet élan, est particulièrement satisfait de noter l'humide émotion qui pointe aux coins des yeux. Mais non, c'est la fatigue, la lumière en pleine face qui provoque ceci ….

 

Et pour parachever en beauté ces anniversaires, nous bénéficions d'une météo exceptionnelle, d'une ambiance particulièrement enjouée et agréable, et d'un spectacle sur la piste absolument dantesque et captivant, tel que rarement vu ces dernières années … mais ceci est une autre histoire que je vous conterai prochainement.

 

Merci encore à vous deux, Karine et Patricia (voilà pour la galanterie), et à vous tous, dans l'ordre des photos, en partant du haut à droite, Fred 26, Dédé 07 (et Annie), Serge (et Brigitte), William dit Wizzi, Fred, William (et Irène), Jean-Marie (et Marianne), Jo (et Sarah), Sylvain, Pascal, Alain, Éric de Paris, Christian (et Christiane), Éric des landes (et Françoise), Dédé 56 (et Christine) et Carlo (et Martine) … Ouf ! ! !

 

Et encore merci aussi à Dédé dont les archives inépuisables permettent de replonger dans le passé, de se remémorer avec plus d'exactitude les faits !

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