Ou la loi de l'emmer****** maximum …
Ce vendredi 31 mars je suis agréablement sorti de ma torpeur par un doux rêve …
Je batifole au milieu d'une zone commerciale avec mon regretté neveu Max dans une méga partie de cache-cache émaillée de chahuts et d'éclats de rire.
A l'évocation de ces temps joyeux, le réveil est rude, douloureux, chargé de souvenirs qui se télescopent dans un esprit encore embrumé, de ce manque de mon émérite passager, compagnon de tant d'aventures …
Il est 3h00 et il m'est impossible de me rendormir.
Mais comme je dois partir en fin d'après-midi vers le Larzac avec une étape à Aurillac, autant préparer mon paquetage, prendre de l'avance pour cette journée bien occupée !
8h30, je suis au supermarché Carrefour pour récupérer les marchandises destinées aux Restos du Cœur, que nous convoyons jusqu'au local pour terminer la mise en place de la distribution de l'après-midi.
11h00, de retour à la maison, je m'équipe pour aller chercher la moto, faire le plein, vérifier les pressions de pneus et la charger, mais les clés sont introuvables …
J'ai dû les laisser sur la bécane et je me dirige vers le garage avec la hantise de ne pas avoir coupé le contact et donc de me retrouver sans batterie. Mais les clés n'y sont pas …
Retour à la maison où je démarre une fouille plus approfondie sans succès.
13h00, je dois partir, la boule au ventre, pour assurer ma mission au sein de l'équipe des Restos du Cœur. L'après-midi se déroule sans encombres, mais avec la tête farcie de la lancinante question : "où peuvent-être ces satanées clés ?". La mairie, contactée par téléphone, ne les possède pas dans ses objets trouvés. La probabilité qu'elles soient à la maison est donc majeure !
17h00 retour à la maison et poursuite de la fouille. Sans plus de résultats.
19h00, après un appel chez Bort Moto Access, ce bon Canou – Christophe – me rejoint après la fermeture de son atelier. Il démonte le Neiman pour tenter de court-circuiter le contacteur mais la tâche s'avère difficile. Il ne reste plus qu'une solution à laquelle j'adhère, percer le contacteur pour pouvoir l'actionner dans clé !
Heureusement, en bon professionnel, Canou évoque une autre contrainte : "Comment feras-tu le plein d'essence sans clé pour ouvrir le réservoir ?".
Bonne question. Et je le remercie encore de sa clairvoyance. Je me vois bien à une centaine de bornes dans l'incapacité de refaire le plein …
La décision est donc prise de stopper l'action en cours. Dans le courant de la semaine, nous démonterons les trois serrures (contacteur, trappe de réservoir et verrouillage de selle) de mon ancienne Diversion, la grise conservée pour les pièces, pour remonter le jeu complet sur la bleue.
De retour à la maison, j'informe Isabelle à Aurillac et Laurent sur le Larzac de ma mésaventure et annule mon départ.
Mais j'ai la rage. Même si la météo n'est pas engageante, j'ai vraiment envie de partir.
Je me plonge donc dans une fouille méthodique et approfondie et je retrouve cette maudite clé au milieu de la nuit, tapie au fond d'un tiroir.
Samedi matin, après quelques courtes heures de sommeil, je retourne au garage dès les premières lueurs du jour. Je vais enfin pouvoir partir …
Mais mon euphorie est vite calmée. Le contacteur pendouille au bout de ses fils …
Retour à la maison pour prendre du scotch de réparation et fixation provisoire du Neiman.
Ce n'est plus ce détail qui va m'arrêter ! ! !
Je sors la bécane, insère la clé avec une certaine délectation, la fait tourner et un nouveau doute me prend. Les voyants sont bien faiblards …
L'incertitude est de courte durée. La batterie n'a plus la force d'entrainer le démarreur.
Pendant un infime instant, je suis découragé, écœuré et j'engage à nouveau la bécane vers le garage, la mort dans l'âme. Mais l'envie de partir est toujours là.
Je me ravise et engage, à la "poussette", la moto vers la rue en déclivité. Elle toussote sur quelques mètres et finit par ronronner gentiment.
J'ai une demi-heure devant moi avant l'ouverture de Bort Moto Access et je pars donc rouler pour recharger la batterie. Arrêt en haut d'une côte pour vérifier l'état de charge. Parfait, le démarreur lance le moteur sans hésitation !
Je sais que maintenant je ne peux plus être à midi sur le Larzac. J'informe donc Laurent (LaurentchezRaoul) de ma venue tardive et nous remontons le contacteur. Autant limiter les risques de nouvelles galères …
Retour à la maison pour, enfin, charger la moto. Je me confectionne rapidement un sandwich et prend le temps de remonter les manchons. Vu l'ardeur de la pluie, je ne veux pas provoquer des arrêts pour changer de gants, d'autant que la fraîcheur des passages en altitude risque de sérieusement accroitre le froid sur le bout de doigts …
Il est près de 11h00 lorsque je pars enfin …
Mais ceci est une autre histoire …