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20 août 2008 3 20 /08 /août /2008 07:04

Vendredi 7 H 50

 

Ce matin, Beethoven bat le rappel avec la Pastorale. Pascal prépare son paquetage car l'heure du retour vers la Bretagne sonne. Nous avons essayé de prévoir un déjeuner chez "Route 99" à Saint Rémy de Blot, mais le sieur Vincent, maître des lieux ne pouvait pas nous recevoir.

 

Premier objectif de cette matinée, rallier Massiac (15) pour y retrouver Patricia qui nous arrive d'Ardèche avec son 600 CBR et abandonner Pascal.

 

Un petit bout de D922 pour sortir au sud de Bort puis la fabuleuse D3 vers Riom-ès-Montagnes, route surnommée par Dédé la R.A.B., Route A Bonheur. Il ne pleut pas mais la chaussée est encore mouillée. Après Riom, toujours la D3 vers Murat. Les courbes s'enchaînent sur un revêtement séchant.

 

Nous avions évoqué quelques prises de vue dynamiques et le miracle se produit. Une grande courbe à droite qui commande l'ascension du col d'Entremont me paraissait idéale. En arrivant dessus je constate qu'il ne reste quasiment plus de traces humides. Pascal sort son appareil et le manège commence. Les allers-retours se succèdent et se termine en apothéose par un extérieur du 1100 XX sur la Ninja 250 ! Sûrement pas très difficile, mais très propre.

 


Conciliabule des "pilotes" sur la petite route qui devient voie des stands, avant les prises de vues dynamiques ! ! !

De vrais gamins ces anciens (il y a tout de même 4 grand-parents dans l'équipe) ! ! !



Tout est dans la boite, et nous reprenons notre progression. Je traverse Murat par la ville pour profiter de la vue plongeante sur cet enchevêtrement de vieilles demeures. Comme c'est le jour du marché nous reportons l'heure du café.
 



La descente dans la ville est grandiose.

le coeur de la ville est niché dans le relief, sous des orgues basaltiques et la garde d'une Madone qui domine l'ensemble.

Dans le fond se profile la vallée de l'Alagnon.




Sortie de Murat par la N122 direction Massiac. Encore une quarantaine de kilomètres que Bibendum a fort logiquement bordés de vert. Cette route serpente joliment au gré du relief gravé par l'Alagnon dans la roche du Massif Central. Plaisir des yeux et de la conduite moto garantis.

 

A Massiac nous nous arrêtons devant  un snack où nous nous sommes déjà désaltérés plusieurs fois. En raison du 15 août, il nous est annoncé que seul le menu à 16 € est disponible. Nous recherchons une autre solution quand Patricia arrive. En définitive, nous nous installons en face pour manger des sandwichs au pain délicieux mais au jambon de Calais (pour la découpe en dentelle fine ! ! !). Massiac ne sera plus une ville étape pour nous. 






A Massiac, Patricia et son 600 CBR est arrivée, mais Pascal va enfourcher son ZX12R pour retourner vers la Bretagne.






Pascal nous quitte et nous repartons par la D909, toujours dans la vallée de l'Alagnon, jusqu'à l'entrée d'Issoire. Ensuite la D996 vers Saint Nectaire puis les D26, 621 et 978 pour Besse. Nous passons après un orage et la route est alternativement sèche et détrempée, suivant son exposition aux intempéries. Néanmoins, le paysage est magnifique.

 

Une pause tourisme et café à Besse dont le centre historique est superbe. Reprise des motos pour quelques kilomètres sur la D149 et arrêt au lac Pavin, face à Super Besse. 





La joyeuse équipe profite du sompueux spectacle de la montagne écrasée sous les nuages.

Ici, nous surplombons le lac Pavin, lové dans son cratère.






Le périple reprend sur une autre route qu'affectionne particulièrement Dédé. L'axe Besse-Riom qui emprunte la D978 jusqu'à Egliseneuve et la D678 par Condat. Nous quittons Riom-ès-Montagnes par la D3 vers Bort puis, rapidement par la D678 en direction de Trizac. Une longue portion de cette route est fraîchement refaite et d'importantes couches de gravillons ralentissent fortement notre allure.
 



Arrêt au milieu des gravillons pour profiter d'un magnifique point de vue panoramique.

Sous un soleil retrouvé, nous admirons les trombes d'eau qui s'abattent, au loin, sur le Limousin.





A Trizac j'oblique sur la droite pour rejoindre Auzers, mais nous sommes immédiatement bloqués par la fête du village. La place est envahie d'une foule qui admire un groupe folklorique en pleine action. Nous coupons les moteurs et profitons quelques minutes du spectacle visuel et sonore. Dédé, fidèle à son nouveau surnom dont l'a gentiment affublé Pascal (Papy rassis et non pas Paparazzi) se fond dans la foule pour prendre des photos.
 





Carlo s'essaye à la bourrée ! ! !

Ni le style, ni la tenue. Enfin, cela vaut mieux qu'être "bourré", ou que "se bourrer" ! ! !







Je reprends la D678 jusqu'à Moussages et retrouver une toute petite route qui nous conduit à Auzers. Nous stoppons devant son magnifique château que je n'avais encore jamais vu. Cette dernière pause de l'après midi est appréciée. Outre le superbe monument, l'environnement est bucolique. Le soleil nous inonde de lumière et de chaleur, les biches et cerfs se repose à l'ombre d'un mur et la campagne aux reliefs prononcés nous offre des vues apaisantes.
 





Mais non Patricia, Ce parc n'est pas pour toi, il est destiné à la pesée ds bovins ! ! !

Ce château, perdu au milieu de nulle part est vraiment superbe.





Ce périple se conclu par la D22 jusqu'à Sauvat puis la D922 pour Bort. Les motos sont à peine rangées que la pluie reprend. En ce qui concerne les intempéries, cette journée a vraiment été marquée par la chance. Nous avons virevoltés entre averses et orages sans recevoir plus de quelques gouttes. Si quelques portions de routes étaient bien mouillées, nous avons tout de même profité de nombreuses et longues sections parfaitement sèches.

 

Le début de la soirée est utilisé à préparer les repas. Pour ce soir c'est particulièrement rapide, pizzas au menu. Mais je fais aussi ma mise en place pour le lendemain soir. Préparation d'un sauté de dinde façon ragoût "à la mode Pat" et d'un gratin Dauphinois. Carlo et Martine se montrent particulièrement intéressés par mes petites combines et attendent avec impatience de juger les résultats !

 

Comme Dédé s'est mis à la diète et que les autres ne boivent pas, ou peu, je me sens obligé de remplacer Pascal pour trinquer avec Carlo afin qu'il ne risque pas de devenir neurasthénique ! Enfin, ce risque est infime, autant pour lui que pour chaque composante de notre joyeuse équipe. Même nos discussions sérieuses (eh oui, cela nous arrive, et pour de nombreux sujets) sont émaillées d'anecdotes ou d'âneries.

 

La veillée est bien avancée lorsque nous dégustons la sempiternelle glace arrosée (Citron/vodka ou Rhum-Raisin/Rhum ?) et aucun ne traîne très longtemps avant d'aller se coucher.

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19 août 2008 2 19 /08 /août /2008 11:30

Jeudi 8 H 00

 

Ce matin Beethoven doit reprendre du service par l'entremise de la symphonie héroïque. Martine préférant ce type de sonnerie pour son réveil nous arrive toute guillerette !

 

Pour la journée, j'ai concocté un petit programme Auvergnat qui tournicote autour du massif du Sancy. La dernière fois que ces quatre là sont venus me voir, nous nous sommes trouvés dans un tel brouillard qu'aucun n'a osé faire parler la poudre en me doublant sauvagement . . .

 

Nous attaquons par la D922 qui est en travaux. Pas drôle pour aujourd'hui, mais il était temps. Je pense particulièrement à ce grand gauche où Fabrice, passager de la Dive, avait été heureux de poser sa main au sol. Ce passage était vraiment trop dégradé ces derniers temps.

 

Ensuite, D996 pour La Bourboule, D130 Le Mont Dore et D983 jusqu'au lac de Guéry. Petite pause pour le panorama puis reprise de cette départementale pour rejoindre la D2089 que nous empruntons en direction de Clermont Ferrand jusqu'au col de la Ventouse. 






Les roches Tuilière et Sanadoire ouvrent un vaste horizon. Elles sont situées à proximité du lac de Guéry, haut lieu de la pêche sous glace, l'hiver.

La D
213 est empruntée rapidement pour nous permettre de regagner la D8 en direction de Murol. Comme nous avions prévu un café, je fais un petit détour vers Aydat qui permet en outre d'avoir un joli point de vue sur le lac. J'en profite pour informer les "furieux" que la prochaine section est pour eux. S' ils désirent partir devant, nous nous retrouvons au parking se trouvant au début de la descente vers Murol.

 

En fait, personne ne prend la poudre d'escampette. Contrairement à ce qu'affirme souvent Carlo, Martine a dû avoir le dernier mot ! (Il exprime souvent ceci : " Avec elle, j'ai toujours le dernier mot, c'est – Oui, chérie –" ! ! !). Nouvelle pause sur ce parking annoncé pour admirer le château de Murol qui se dresse fièrement à l'embranchement des vallées. Les nuages sont accrochés sur le Sancy, des zones de pluie sont parfaitement visibles et il est midi. Carlo nous annonce qu'il vient de voir un panneau annonçant une potée auvergnate et que cela lui plairait bien. Si nous redoutons le chou pour ce nauséabond personnage nous adhérons à l'idée et rebroussons chemin.

 

Nous nous arrêtons donc à Saignes pour un excellent déjeuner et vous recommandons l'adresse (certains pilotes du Moto-Tour 2007 doivent s'en souvenir !) :

                                  

"Chez Marie –Ange" Saignes (sur la D8)  04.73.88.62.80

Potée le jeudi et Truffade le samedi.

 

L'idée était d'autant meilleure que le ciel s'est partiellement dégagé et que la route est sèche. Nous repartons donc vers Murol, puis empruntons la D996 le long du lac Chambon. A Chambon sur lac nous obliquons à gauche sur la D637 en direction de la vallée de Chaudefour pour rejoindre la D36. Pause rapide devant une cascade, roulage calme aux abords du Buron de Chaudefour, autant pour le monde présent que pour profiter de l'environnement visuel, puis approche d'un des points fort de la journée, le "circuit" de course de côte (45 virages en 5 kilomètres, double spéciale du Moto-Tour 2007, jour et nuit).

 Une vue de la fabuleuse portion qui a vu passer le Dark Dog Moto Tour 2007.


Le championnat d'Europe (automobile) est passé par ici la semaine dernière. Le revêtement est parfait, les piles de pneus sont encore présentes ce qui évite les traînées de gravillons sur la chaussée et procure une ambiance bien particulière. Nous stoppons au ¾ de la hauteur pour nous repaître du panorama. Dédé en profite pour se refaire un tour gratuit de ce magnifique manège.

 














Dédé méne rondement sa Kawette dans cet univers grandiose qui sent aussi la course ! ! !

Pendant ce temps, Carlo s'aperçoit que les flancs de son pneu avant sont très fatigués. Il reste 2 jours de balades puis le retour en vallée du Rhône et nous sommes le 14 août, à la veille d'un long week-end. La décision est donc prise de descendre à Clermont pour changer ce pneu, ce qui sera fait chez Dafy.

 

Grégoire (KPOK) profite de cette attente pour confirmer son arrivée en début de soirée. Il vient de Paris avec sa toute nouvelle Ninja 250.

 

Le temps passé à Clermont ne nous permet pas de reprendre le circuit initialement prévu et nous rentrons par la D2089 puis la D922. Carlo me fait signe qu'il faut de l'essence puis Pascal marque son inquiétude face à sa jauge. Nous nous arrêtons à Tauves pour abreuver ces machines et Carlo se déchaîne :

"J'espérais que Pascal tomberait en panne. C'est le seul à qui il n'est rien arrivé." ! ! !

Eh bien, perdu Carlo, Pascal est toujours resté du côté de l'assistance, même pour tenir ton XX lorsque ta roue était démontée !

 

Certains avaient proposé un resto pour le soir, idée adoptée à l'unanimité. Cela nous permet de prendre calmement un apéritif et de descendre à pied manger en ville. Vers 21H00 Grégoire appelle. Il vient d'arriver à Bort. Je le dirige vers le pont et vais à sa rencontre. Il mange rapidement et nous prenons desserts et cafés ensemble. Au moment de payer je découvre que ces chenapans avaient comploté de m'inviter. Merci encore à vous.

 

La soirée se termine traditionnellement en délires et blagues.

 

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18 août 2008 1 18 /08 /août /2008 14:20

Mardi 8 H 00

 

Pas besoin de musique ce matin, tout le monde est sur le pont de bonne heure. Pendant que Martine, Carlo et Pascal vont faire quelques courses, je recherche un pneu. Soit les motocistes sont fermés, soit les pneus sont disponibles sur commande. Une quarantaine de coup de fil et pas de solution.

 

Il existe un Dafy à Limoges mais il ouvre à 10H00. Nous partons donc dans cette direction sous un soleil voilé et sur des routes sèches. Arrêt café au relais motard de Meymac enfin ouvert ! Coup de fil à Dafy. Ils ont un pneu qu'ils peuvent monter si nous amenons la roue d'ici une heure. Le trajet est mené tambour battant, sauf la fin qui se déroule sur des routes mouillées et se termine sous un violent orage.

 

Aussitôt arrivé j'entre dans le magasin pour m'annoncer pendant que Carlo et Pascal démontent la roue. A la réception, on me demande de rentrer la moto à l'atelier puisque, en définitive, ils peuvent la prendre. Trop tard, la roue est déjà quasiment sortie. Particulièrement efficace cette assistance qui en profite pour changer les plaquettes ! ! !

 

La roue remontée, la très sympathique équipe du Dafy nous offre le café et nous réserve une table au centre commercial où je comptais faire le plein. Il se trouve que le patron de cet établissement est le père du mécano et en outre motard (bon, sur une allemande et fricotant avec des américaines, mais nul n'est parfait !).

 

Une bonne idée d'étape que nous conseillons aux motards.
Immédiatement à la sortie 29 de l'A20 vous trouvez au centre commercial Cora :

- L'essence ;

- Le repas à "La Crêperie", délicieux, bon marché, amical et motos sous les yeux ;

- Et, à proximité le Fasthôtel tenu par les mêmes motards (Cécile et Patrick Blanchet – 05.55.37.58.48)

 

Dédé nous a confirmé par téléphone sa sortie en début d'après midi. Nous le rejoignons rapidement par l'A20.

 

Le retour s'effectue par Aygurande, Bonnat, Guéret, puis par une route conseillée par Moto Journal (D940 Pontarlion, D941 Bourganeuf, D940 Payrat le château). A Payrat, pause terrasse puis nous obliquons vers le lac de Vassivière. Carlo doit penser que je me traîne et lance le XX à l'assaut de la montée. Soucieux de nous démontrer sa bonne forme, Dédé le poursuit avec sa vaillante Kawette. Pascal et son missile (ZX12) restent sagement dans mon sillage. A l'arrivée sur le lac, les deux échappés ne sont pas visibles. Je tourne sur la gauche sur la D 342 pour contourner cette magnifique réserve d'eau et ralenti l'allure quand j'aperçois nos deux contrevenants dans les rétroviseurs. Ils ont dû se cacher dans un coin, c'est bien des combines à chacun d'eux, alors, les deux ensemble . . .

 

En fait ils avaient loupés l'embranchement et avaient fait demi tour pour nous rejoindre ! ! !
Cela me rappelle une fable de La Fontaine . . .

 

Tout le monde est enchanté par ces paysages, même si Martine a sorti le carton jaune.
Carlo est prévenu, si il veut recommencer elle monte derrière moi. Un ange passe . . .

 

Nous traversons le plateau de Millevaches à un train de sénateur sur de toutes petites routes qui nous mènent à Gentioux-Figerolles puis Peyrelevade pour rejoindre la D36 vers Millevaches. Mes "touristes" découvrent avec délectation les alternances de paysages. Les tourbières où de nombreuses sources émergent (Corrèze, Vienne, Vézère, …) remplacent les bois puis sont agrémentés par les zones d'herbages et de cultures. Cette symphonie de couleurs est particulièrement mise en valeur par un soleil resplendissant.


 

Les Millevaches. Tourbières, fôrèts et paturages se partagent l'espace. (vue d'hiver) 

En rentrant, je me mets rapidement aux fourneaux. Bien que peu méritant avec sa tentative d'évasion, je vais tout de même accéder aux souhaits culinaires de Carlo. Braiser les endives, concocter une sauce Mornay, enrouler les endives dans le jambon et mettre le tout à gratiner pendant l'apéro qui n'est pas que liquide et se comporte en solide entrée.

 






Pendant les préparatifs du repas, Dédé se ressource avec une conviction certaine et nous l'engageons dans ce sens ! ! !







Soit l'ami Carlo est fort gentil avec moi, soit il apprécie, mais il semble se délecter avec ce plat. Pendant ce temps Dédé hérite de l'aligot sous les railleries générales de ce plat adapté à son état. Martine redécouvre ses talents de Mère et Grand-mère et prend un soin particulier de notre convalescent. Mange doucement. Prend ton temps. Fait de petites bouchées. Etc, etc . . . Même Pascal qui n'était pas enthousiasmé par ce menu se ressert. A la réflexion, il était peut-être tout simplement affamé !

 

La soirée ne s'éternise pas. Dédé et Martine montent se coucher, rapidement suivi par les trois autres.

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18 août 2008 1 18 /08 /août /2008 10:37

Mardi 8 H 00

 

Le réveil des retardataires est confié à un solo de batterie (Just a Poke – Sweet Smoke). C'est efficace, mais Martine préfère tout de même le classique de si bon matin.

 

Le temps est toujours à la pluie et les prévisions météo ne sont pas engageantes, hormis à partir du nord de la Creuse. Cela tombe bien, Carlo se demandait si Argenton sur Creuse était loin d'ici. Il y a passé quelques années de sa jeunesse et aimerait bien revoir ces endroits où il a vécu.

 

Le départ de Bort est plutôt engageant. Si les routes sont mouillées, il ne pleut plus. Au cours des premiers kilomètres vers Ussel la chaussée devient même séchantes et nous pouvons enrouler gentiment toutes ces magnifiques courbes Corréziennes.

 

Nous avons prévu un arrêt café à La Courtine pour saluer le cafetier qui nous a gentiment accueillis à Pâques lorsque nous étions pris par la neige (cf. http://div19.over-blog.com/article-18106438.html), mais il est fermé. Nous continuons donc jusqu'à Felletin où le café est pris au lieu de prise en charge de "Androktone", toujours à Pâques (encore des moments épiques ! ! !).

 

La bruine nous reprend par alternance. Plein d'essence à Aubusson et reprise du périple en direction de Guéret. Plus nous avançons, plus la pluie redouble d'intensité. Je décide de provoquer un arrêt repas plus tôt que prévu afin d'attendre une accalmie et commencer à nous sécher.

 

Nous sommes particulièrement bien accueillis dans le restaurant qui jouxte la gare et Carlo est ravi. Il nous réclame depuis la veille une langue de bœuf et elle est proposée au plat du jour ! ! ! Pour une fois, il loue mes talents d'organisateur et se trouve impressionné par mon souci du détail.

 

Dédé, peu convaincu par cette langue, préfère prendre un steak. La première bouchée lui est fatale puisqu'elle reste bloquée et il ne peut plus rien avaler. Nous terminons notre repas devant un Dédé qui fait des efforts désespérés pour faire descendre, ou remonter, cette satanée boulette de viande, mais rien n'y fait.

 

Nous repartons sur des routes détrempées mais la pluie a enfin cessée. Carlo retrouve son village puis le barrage où travaillait son père, où il péchait, et la maison qui l'a vu grandir (un tout petit peu, et seulement par la taille . . .).  





La pause devant le barrage de la Roche-Bat-l'Aigues, pendant que Carlo vit sa séquence nostalgie devant la maison de ses jeunes années !







Dédé ne va pas mieux. La boulette est toujours bloquée et le hoquet défensif qui le tenaille devient vraiment dérangeant. Nous prenons complètement conscience de son état lorsqu'il envisage de se rendre à l'hôpital de Poitiers. En regardant la carte, je préconise Châteauroux pour la distance ou Limoges qui nous rapproche de Bort. Dédé décide pour le plus proche, ce qui nous confirme son état.

 

Direction autoroute A20 pour gagner du temps. Sur la voie d'accélération nous sommes derrière une ambulance locale. Comme il y a une grande probabilité qu'elle se dirige vers l'hôpital et qu'elle roule a un très bon rythme, je m'installe dans son sillage suivi de la petite équipe. Au bout de quelques kilomètres, Dédé me remonte et me fait signe qu'il s'arrête à l'aire toute proche. Il était en train de s'étouffer avec sa salive qu'il ne pouvait plus évacuer !

 

Nous repartons à une allure plus modérée après quelques minutes et je prends la première sortie Châteauroux. Sage décision puisque nous trouvons immédiatement le fléchage de l'hôpital.

 

Le service des urgences est encombré, mais Dédé est assez vite pris en charge. En attendant j'ausculte mes pneus et constate que l'arrière ne finira pas la semaine. J'en profite pour laisser un message à Peters. Vu le contexte, nous ne pourrons pas les rejoindre pour une balade commune, tel qu'envisagé. N'ayant eu aucune nouvelle en réponse, nous espérons que leur séjour s'est tout de même bien déroulé.

 

Au bout d'une bonne heure nous apprenons que Dédé doit être hospitalisé pour une petite intervention sous anesthésie, mais qu'il ressortira le lendemain. Carlo s'occupe de ranger sa moto et nous nous retrouvons tous dans la chambre d'un grand malade mais dans une ambiance plutôt détendue. L'oxygène a redonné de belles couleurs à un Dédé qui se déchaîne en âneries. N'y avait-il pas du gaz hilarant dans ces tuyaux ? Ces délires sont interrompus vers 18H00 par la descente au bloc.


 





Nous sommes écroulés de rire devant les pitreries du sieur Dédé qui met en valeur son nouveau déguisement.

Il n'a pas perdu sa bonne humeur légendaire et cela nous aide à nous rassurer ! ! !




Vu l'heure avancée, nous décidons de reprendre l'A20 jusqu'à Limoges pour profiter ensuite de la section qui nous conduira à Bort. Cette bonne centaine de kilomètre est avalée très rapidement à des vitesses légalement inavouables, mais toujours avec de grandes marges de sécurité, particulièrement lorsque le trafic se densifie légèrement.

 

Les premiers kilomètres de la D979 qui nous conduit vers Eymoutiers ne sont pas très plaisants car constitués de nombreuses lignes droites. Par contre, la suite puis la traversée de la Corrèze se révèlent toujours aussi agréables en terme de paysages et d'agrément routier grâce à tous ces enchaînements de courbes. Par contre la température est plutôt fraîche et Pascal et moi avons hâte d'arriver. Nous avons fait l'erreur de partir sans petites laines et nous le payons maintenant.

 

Une tentative d'arrêt à la sortie de Meymac, mais le relais motard est fermé. Nous rentrons donc directement et je constate à l'arrivée que mon pneu est vraiment trop usé sur les flancs et doit être changé dés le lendemain.

 

Nous ne nous laissons pas abattre par tous ces désagréments, et nous confectionnons puis dégustons l'aligot et les saucisses Cantalou, suivi d'un délicieux "colonel" (sorbet citron généreusement arrosé de Vodka), puis d'une glace Rhum raisin tout aussi imbibée de rhum !

 

Martine ne tarde pas à monter se coucher bientôt suivi par Carlo. Pascal et moi descendons dehors pour fumer notre dernière cigarette sur le banc. Après quelques minutes Carlo nous apostrophe du troisième étage et décide de nous rejoindre. Il met un certain temps et je dis à Pascal qu'il s'est sûrement arrêté en route prendre du carburant. Bingo, il arrive avec le fond de rhum et deux bols et me demande si je les accompagne. Devant ma dénégation, ils finissent la bouteille et rigolons encore un moment avant de partir nous coucher.

  

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18 août 2008 1 18 /08 /août /2008 06:16

Lundi 8 H 00

 

Pascal et moi sommes déjà debout depuis un moment, nous avons préparé la table du petit déjeuner et la pluie se met à tomber doucement. Pour plagier Dédé, Pascal hurle dans l'escalier "Je suis venu faire de la moto, moi !". Cette agression tonitruante se révèle performante. Dédé arrive rapidement, suivi de Martine. Carlo a plus de mal à émerger et il arrivera un peu plus tard.

 

Pendant ce temps, la pluie redouble et certains sont interrogatifs quant à la sortie des motos (non, je ne citerai pas de noms). Comme nous avons toute la semaine devant nous, nous décidons de faire un peu de tourisme sur 4 roues.

 

Nous embarquons tous dans le Toyota et prenons la direction de Salers. L'avantage de cette solution est de pouvoir délirer tous ensemble et comme aucun ne veut se laisser distancer sur ce terrain, l'ambiance est enlevée.

 






Encore une petite mine fatiguée le Pascal.

Heureusement qu'il se laisse rouler . . .






Carlo devient rapidement l'animateur principal de cette virée. Aux propos et réflexions extravagants, il allie des émissions anales particulièrement olfactives qui agressent nos naseaux délicats. Certains se plaignent des courant d'air provoqués par les fenêtres ouvertes. Les réflexions fusent de tous bords, interrompus par les éclats de rire.

 

Dés l'arrivée à Salers, nous nous installons en terrasse pour prendre le café. L'ambiance est vite créée avec la patronne du bar et l'animation prend pour cible essentielle les multiples essayages chez le chapelier tout proche. Martine commence par essayer un chapeau et nous l'imaginons sans peine devant sa petite maison dans la prairie. Elle nous abreuve ensuite de commentaires sur les choix effectués par les clients. Déchaînée ce matin la Martine !


 




Cruelle interrogation de Carlo :


N'est-elle pas belle ma Nelly ?






Nous parcourons les rues et ruelles de Salers et y admirons toutes ses vieilles pierres. Seuls Dédé et moi connaissions déjà cette ville et les trois autres sont autant impressionnés qu'enchantés. Malheureusement le brouillard masque les montagnes et nous ne pouvons pas profiter des points de vue environnants.

 

Nous reprenons la fourgonnette à la recherche d'un petit restaurant de campagne et parcourons quelques villages aux alentours. Cela nous permet de profiter de la vue de quelques châteaux ou belles demeures à défaut d'un lieu de restauration qui nous convienne. Dans le véhicule, l'ambiance est fraîche. Nous roulons fréquemment toutes fenêtres ouvertes, en courant d'air. En effet, Pascal, soucieux de ne pas abandonner un copain, s'est joint à Carlo pour un concours de pets. Dédé commence à comprendre pourquoi il s'est fait coincer au milieu, au plus loin des ouvertures ! ! !

 

Nous nous dirigeons vers Mauriac après une courte halte à la cascade de Salins. Un restaurant fermé, deux complets, notre recherche devient d'autant plus scabreuse que l'heure avance. Heureusement, je pense à un point de chute possible. Laurence travaille à Mauriac et me parle fréquemment de ses différents lieux pour ses déjeuners. Nous nous retrouvons donc au "café des sports" devant de sympathiques tartines, en terrasse, et dans une bonne humeur largement partagée par nos voisins et le personnel.

 

La météo s'améliorant, nous décidons de retourner à Bort prendre les motos. La surprise du moment nous est offerte par la vieille Dive. Comme la veille je l'ai arrêtée au coupe contact, la batterie est inopérante. Je tente de la démarrer à la poussette, mais arrivé au bas de la ville je suis toujours sans moteur et avec aucune envie de remonter la côte en poussant (c'est déjà dur à pied, hein Dédé . . . ! ! !).

 

L'assistance technique se met alors en branle avec une efficacité redoutable. Carlo me prend en passager pour retourner chercher le Toyota et les câbles. Au retour, Pascal et Carlo s'affairent à mettre à nu la batterie et je peux rapidement redémarrer. Martine remonte le Toyota à la maison et Carlo l'accompagne puis la ramène. Nous pouvons enfin partir.







Le toyota se positionne pour pouvoir alimenter la Dive de sa précieuse électricité !







Nous baladons jusqu'à la station de ski du Mont Dore, j'offre un pot à ma vaillante équipe puis nous revenons vers Bort en musardant. En passant à Bagnols, nous constatons l'absence de l'équipe de Peters. Tant pis, nous lui téléphonerons.

 

La séance cuisine démarre alors. Epluchage de patates, cuisson d'une truffade et, en parallèle, mise en place d'un copieux apéritif.

 

Dédé, soucieux de participer à ces étranges tâches ménagères, empoigne le moulin à poivre mais le laisse choir. Malheureux de voir tous ces grains roulant sur le plancher il tente de jouer aux billes avec l'aide d'un balai et nous lui proposons d'utiliser l'aspirateur. Cet engin lui est inconnu et il redoute d'y toucher. Dans un déploiement d'hilarité, Carlo insiste. Le combat de ce duo autour du tuyau de l'aspirateur devient désopilant et nous rions aux larmes !

 





Dédé a tout de même toucher cet engin maléfique, même si c'est pour le repousser quand Carlo le lui jette dans les bras ! ! !






La soirée se termine fort tard dans une très joyeuse ambiance.

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12 août 2008 2 12 /08 /août /2008 06:11

Dimanche 8 H 30

 

 

Dédé a fini de déjeuner, mais Carlo et Martine ne sont toujours pas descendus et nous avions prévu de partir dans une heure.

 

Beethoven, par l'entremise de sa 9éme Symphonie, se charge de rappeler à l'ordre ces retardataires qui ne tardent plus à nous rejoindre. Il est vrai qu'après avoir fermé les fenêtres pour ne pas importuner les voisins, les envolées orchestrales puissantes qui s'élèvent dans la cage de l'escalier ne sont pas propices à  un sommeil profond !

 

Vers 9H30, Pascal nous appelle pour nous donner sa position. Il est à une centaine de kilomètres de Poitiers, et nous précisons notre lieu de rendez-vous prés de Limoges pour la fin de matinée.

 

Après la préparation du pique nique de midi, les motos sont sorties du garage, et nous empruntons la D979 vers Ussel. L'allure est vive, légèrement au dessus des vitesses légales, particulièrement dans les enchaînements de virages.

 

Cette route permet à Martine et Carlo de découvrir la Haute Corrèze, et particulièrement les contreforts sud du plateau de Millevaches. Quant à Dédé, il revit le rodage de sa Kawette (650 Versys). En effet, c'est sur cet axe que cette vaillante Kawasaki à fait ses premières armes il y a bientôt 2 ans.

 

A partir de Meymac, une envie pressante commence à me tarauder, mais je persiste à rouler jusqu'au lac de Viam. Ainsi, je peux provoquer un arrêt qui joint l'utile à l'agréable. Le point de vue est d'autant plus magnifique que le soleil est bien présent et inonde de lumière l'environnement.

 

 








La perspective du lac de Viam, enchassé dans le relief boisé de la Corrèze. 








Nous reprenons la route sous les meilleurs auspices. Le scintillement solaire met en valeur tout cette nature exubérante sans nous importuner puisque nous roulons plein ouest. Les successions de virages nous procurent les plaisirs particuliers de la moto qui se balance d'autant plus au gré des courbes que la vitesse est soutenue. Les villages traversés calmement peuvent être admirés.

 

Tous nos sens sont en éveils. Même l'ouie est mise à profit, surtout lorsque Carlo fait chanter son Honda 1100 XX à l'approche de jeunes filles et jeunes femmes. Ces malheureuses, souvent sursautent, surprises par la montée en gamme rauque qui s'enfle fortement dans leur dos. Il est vraiment incorrigible celui-là !

 

A 11H45 nous sommes à notre point de rencontre et Pascal arrive une dizaine de minutes plus tard.  Instantanément, le chahut démarre, les quolibets fusent, les rires s'amplifient et, traditionnellement, les attitudes de nos voisins évoluent. L'abord initial plutôt interrogatif, sinon inquiet à l'entrée de ces gens bizarres que sont ces motards évolue rapidement vers le sourire discret puis le rire et même souvent la participation à nos délires.

 

Nous reprenons la D979 pour une portion peu intéressante, hormis quelques successions de virages, jusqu'à Eymoutiers.

 

Nous empruntons alors la D30 vers Chamberet. L'ascension démarre par une multitude de petits virages ininterrompus sur un revêtement légèrement fripé. L'environnement est bucolique, et Michelin ne s'est pas trompé en bordant cette route d'un liseré vert.

 

A Chamberet nous tournons à gauche sur la D16 vers Treignac et nous arrêtons rapidement pour nous restaurer et faire une petite pause. 

 












Dédé agace Carlo sous l'oeil amusé de Pascal.
Il doit regretter de ne pas être resté auprés de Martine qui poursuit sa sieste !

Nouvel arrêt à Treignac ou chacun admire les vielles pierres qui contribuent à l'élévation de ce village. Le fameux clocher tors (http://div19.over-blog.com/article-19052588.html) intéresse particulièrement Pascal qui le voit d'un œil professionnel (couvreur).

Quant à Carlo, il ne peut pas s'empêcher de dénigrer ces artisans artistes et se demande ce que ces compagnons avaient bien pu boire pour obtenir un tel résultat !

 

La route reprend sur la D16 jusqu'à Egletons puis Lapleau. Dans ce village, nous cotoyons des gendarmes qui semblent admirer le paysage au travers d'un appareil qui s'apparente à des jumelles. Ils doivent être de bonne humeur puisqu'ils rient à mon passage, bras levés au ciel et criant "Ce coup là, nous ne faisons pas les zouaves" . . .

 

Nous retrouvons ensuite une fabuleuse succession de virages que nous attaquons allégrement. Les quelques voitures remontées nous facilitent gentiment le passage et nous profitons pleinement de ces enroulements. Aux approches du barrage de l'aigle, l'allure faiblit. La route est plus étroite et le revêtement se dégrade. Ceci nous permet de profiter des points de vues.

 

Nos quatre fougueux destriers attendent sagement sous le chaud soleil au barrage de l'aigle. Le  1100 XX bleu, les deux Kawa noires ZX12 et Versys, et la vieille Dive !

Quelques minutes d'arrêt sur le barrage, mais la chaleur qui commence à devenir accablante nous pousse à repartir rapidement. Nous empruntons la D105 vers Chalvignac, puis une déviation pour retrouver la D678 vers Mauriac. Nous avons une petite frayeur sur cette route de traverse lorsque nous croisons un 4X4 immatriculé dans le 92. Notre allure modérée n'a pas permis à ce "saigneur" du bitume de réussir son strike avec nos quatre motos. Pourtant, il y allait de bon cœur ! ! !

 

A Mauriac, nous empruntons la D922 pour rejoindre Bort. Pascal peut enfin déposer ses affaires et nous nous abreuvons largement. J'appelle Peters, un parisien qui vient dans la région avec un petit groupe et avec qui nous avons prévu une rencontre. Ils sont à 80 kilomètres de Bagnols (63) leur point de chute et pense arriver d'ici une bonne heure.

 

Nous prenons donc le temps de nous délasser et nous rafraîchir avant de repartir vers le Puy de Dôme. Arrivés à l'hôtel des voyageurs à Bagnols nous nous installons en terrasse et profitons d'une température en baisse accompagnée d'une légère brise. Une bonne heure plus tard, le groupe de parisiens arrive et nous prenons un pot tous ensemble.

 

En début de soirée, nous retournons à Bort pour un solide apéritif et de plantureuses lasagnes qui rythment gentiment nos délires et rigolades.

 

Les derniers partent se coucher dans les premières minutes du matin, gagnés par une saine fatigue.

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10 août 2008 7 10 /08 /août /2008 07:15

Samedi 13 H 00

 

Appel de DD07 comme convenu. Il s'arrête pour manger avec Martine et Carlo et nous convenons d'un rendez-vous à Murat vers 15 H00.

 

Il me reste une heure pour terminer mes préparatifs. Je ne veux pas être coincé par de sombres soucis de logistique et j'ai préparé les menus de ce soir (confit de canard et courgettes sautées) et demain soir (lasagnes à la Bolognaise – pensées vers Serge, le roi de la Bolo ! ! !).

 

Les 60 kilomètres qui me séparent de Murat sont enroulés sous les meilleurs auspices. La fameuse R. A. B. (Route A Bonheur) de Dédé est inondée de soleil mais la température est soutenable, et même fraîche en altitude. Les paysages sont toujours aussi fantastiques et la vue est particulièrement dégagée, du massif du Sancy au nord, au Puy Mary au sud.

 

Je n'ai pas eu le temps de toucher au café que l'on vient de me servir que le 1100 XX et la Versys se profilent sur la place. Dédé me fait remarquer qu'il est 14H58. Est-il le premier étonné de cette rigueur digne de la SNCF de nos jeunes années ?

 

Les retrouvailles sont joyeuses et tout le monde se retrouve autour du café après avoir rangé les motos à l'ombre. Carlo, fatigué de l'anniversaire de son petit-fils la veille en profite pour faire un petit somme réparateur sous les quolibets de Dédé.

 

La sortie de Murat annonce la couleur. 2 motos immatriculées dans le 30 sont devant nous, et  un petit groupe de 4 ou 5 motos nous suit. Dans la première grande courbe, à 2 voies montantes, je double les Gardois et Dédé me taxe d'un magnifique extérieur et s'éloigne rapidement. Carlo reste derrière, suivi par la meute des autres motards. Grande question. Est-il encore fatigué, ou soucieux de ne pas me vexer ? D'habitude, il serait plutôt du genre à ne pas se laisser distancer par une telle échappée !

 

Dans l'ascension du col d'Entremont, Dédé se calme et nous laisse le repasser. Le second groupe est irrémédiablement perdu de vue dans les rétroviseurs.

 

A Riom es Montagnes, petite pause à la fromagerie. Tout en dégustant, nous mettons un peu d'animation dans cet univers qui se révélait plus triste à notre arrivée qu'à notre départ. Nous faisons le plein des spécialités locales et repartons vers Bort.

 

Les motos déchargées nous décidons d'aller faire quelques courses et, à trois contre l'avis de Dédé, nous préconisons la marche. Quelle histoire ! Il est venu faire de la moto, pas de la marche. Et la côte, il va falloir la remonter. Etc, etc . . . Contre fortune bon cœur, il nous accompagne tout de même. Bon prince, Carlo prend grand soin de lui et le promène dans le caddie !

 
Dédé fait le fier, mais il n'osera pas poursuivre dans le magasin. Dommage !

Après un copieux apéritif, le repas semble apprécié. Pour la soirée, nous descendons dans le bourg qui bénéficie d'une animation. Nous nous délectons des délires d'une jeune troupe de musiciens, les "Brass rient", légèrement déjantés et néanmoins très bons.

 

Au retour, la mirabelle luxembourgeoise est vite avalée. Les appels du sommeil se font pressant et la journée qui s'annonce est chargée. Direction Limoges pour récupérer Pascal qui arrive de Bretagne, des petites routes jaunes bordées de vert par Bibendum pour le retour, et un rendez-vous dans le Puy de Dôme avec des Parisiens pour un pot en fin de journée.

 

Le décor est fermement planté pour cette semaine de moto (mais oui Dédé, on va en faire de la moto), de détente et de délires.

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5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 09:29

Ma mission en Bretagne se termine ce dimanche par quelques sauvegardes et divers rangements.

Les prévisions météo ne sont pas exceptionnelles pour ce lundi avec des passages de pluie probables, mais le mardi s'annonce particulièrement chaud.

 

Le départ a donc lieu hier à 9H00. Les averses de la veille sont terminées  et les routes séchées par le vent omniprésent. La moto est bien chargée, même si Laurence a gardé les costumes et chaussures de ville pour un retour dans 15 jours en voiture, mais la tenue pluie est prête à être dégainée !

 

Un petit coup de 4 voies jusqu'à Rennes puis des petites routes vers Angers. Les chaussées deviennent humides, les nuages menaçants et de fortes rafales de vent me bousculent régulièrement. J'espérais faire quelques photos en route, mais le manque de lumière ne m'engage pas à m'arrêter.

 

Angers, ma ville natale, profite de mon arrivée pour un second baptême. J'y prends ma première averse, mais elle ne dure pas trop longtemps et je sèche rapidement en prenant la route de Saumur.

 

Le terme employé pour cette région à la Renaissance, "Le Jardin de la France", n'est pas usurpé. La multitude des serres succède à de nombreux champs où sont cultivés d'innombrables plantes et fleurs. L'activité de la région à cette époque se retrouve dans l'architecture. Maisons bourgeoises, manoirs et châteaux sont omniprésent et je regrette ce temps gris et humide. Je ne me risque pas à quelques haltes photos.

 

Les petites routes locales me conduisent vers l'étape que je me suis fixée. Un village dont le nom évocateur m'a fait sourire il y a quelques années et où je voulais immortaliser une de mes fidèles 900 Diversion.

 

Il s'agit en fait plutôt d'un hameau qui a dû voir passer le Tour de France ces deniers jours, comme beaucoup de villages traversés, vu le nombre de vélos de toutes les couleurs exposés le long des routes et sur les rond points.

 

Seulement deux panneaux d'entrée et aucun support pour poser l'appareil. Obligé de sortir le petit pied pour stabiliser l'appareil. Quelle crise de rigolade à la vue des véhicules freinant puissamment en apercevant un motard installant ce matériel sur le bord de la route, à l'entrée d'un village ! ! !

 

J'imagine les commentaires "Ils ont tous les vices, ils utilisent même des motos chargées comme celle d'un touriste pour mieux nous piéger" ! ! !

 

 

Enfin reconnu à sa "juste" valeur, sur sa Dive ! ! !
Vous remarquerez le professionnalisme du photographe qui a su occulter une auréole trop brillante pour permettre de distinguer le reste ! ! !

 
 

Un petit coup de fil chez mon frère Bruno (le photographe du "Troféo Rosso") qui habite à une demi heure, mais personne ne répond. Tant pis, je prendrais un café plus loin, et je reprends ma route vers Poitiers. 

La route redevient détrempée, l'horizon est noir et le vent d'ouest continue de pousser un front nuageux menaçant. Je fais donc une pause pour abreuver monture et pilote en espérant échapper à d'humides perspectives.

En fait, dés la sortie de Poitiers je bénéficie d'une violente pluie agrémentée des projections des très nombreux véhicules de cette route fort chargée. Ce n'est plus la peine de s'arrêter pour enfiler la tenue de pluie et j'espère que cela ne durera pas trop longtemps.

Quelques kilomètres plus loin, cela se calme et, avec la vitesse, je commence à sécher. Malheureusement, le trafic est très dense et je ne peux pas profiter d'une belle série de virages à l'approche de Lussac les châteaux.
La file quasiment ininterrompue de véhicule que je double ralenti puis stoppe. Je commence une remontée d'autant plus facile que peu de voitures arrivent en face. Etrange.

Après plusieurs kilomètres de progression, je passe la Vienne pour caler, au détour d'une courbe, sur des gyrophares d'un véhicule de la gendarmerie posté au milieu du virage suivant. Cela sent l'accident. Je stoppe aux côtés d'un couple de Bikers accompagnés d'un side partant en vacances vers Brives. Je les interpelle et nous commençons à  chahuter au plus grand plaisir de nos voisins qui profite de cette animation.

 

La circulation est complètement bloquée et j'entends les pompiers qui arrivent sur place. Cela risque d'être long. J'interroge des locaux qui m'informent d'une petite route de contournement. Vu l'enchevêtrement de véhicules de toutes sorte, seules des motos peuvent passer.

 

Le lieu de l'accident est évité et je peux reprendre ma progression sous une alternance d'averses, de projections et de séchage.

 

Heureusement, à l'approche de Limoges, le ciel s'éclaircit et la température remonte légèrement.

 

La centaine de kilomètres qui suit se révèlent particulièrement agréable malgré un séant qui commence à crier grâce. La fringante Diversion se déchaîne dans les successions de virages retrouvés après de longues semaines d'absence.

 

Entre le vent et la chaleur, je fini de sécher et arrive finalement à Bort vers 18H00 pour décharger la moto et faire quelques courses.

 

La fidèle Dive va maintenant se reposer quelques jours avant d'accueillir certaines de ses congénères. En effet, à la fin de la semaine nous nous retrouvons à quelques uns pour une semaine de moto à gogo entre Auvergne et Limousin.

 

A bientôt pour ces prochaines aventures qui s'annoncent épiques vu la motivation des participants.

 

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1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 08:11

Enfin, dernier pour l'instant. En effet, ma mission actuelle prend fin et je retournerais dans mes montagnes la semaine prochaine. Il va être temps de mieux arrondir les pneus ! ! !


Vendredi soir, Laurence vient me chercher, toujours avec sa voiture, pour que nous passions ensemble deux jours de détente.


Il est déjà tard et nous partons vers Quimper prendre possession de notre chambre. Ensuite, une petite balade dans une ville encore humide des dernières pluies où nous découvrons que nous sommes en pleine période du Festival de Cornouailles. Mais à cette heure tardive, les rues sont très calmes.











Les magnifiques flèches de la cathédrales dominent fièrement la ville.








Le samedi matin, nous décidons d'aller voir la ville de jour. Le centre est magnifique et les animations musicales sont omniprésentes. Du simple joueur de cornemuse ou de harpe à la troupe professionnelle, le choix est vaste.






Un impressionant groupe des Asturies qui nous a captivé.









Nous déambulons dans les rues, admirons autant l'architecture que les prestations poétiques et rythmées des musiciens et chorégraphiques des groupes. Mais lorsque la foule devient trop dense, nous décidons de rejoindre la mer en direction de la baie d'Audierne.

La plage est immense, éclatante sous le soleil et exclusivement composée de sable fin. Nous nous déchaussons et partons pour une longue randonnée, souvent les pieds dans une eau froide mais vivifiante. Nous en profitons pour pousser jusqu'à la pointe de la Torche, haut lieu du surf semble-t-il. Il y a du monde dans l'eau, mais tous sont bien équipés de combinaisons ! ! !


Nous allons ensuite découvrir les rochers de Saint Guénolé puis le port et le chantier naval du Guilvinec.







Un des nombreux bateaux en cale sèche au Guilvinec.








Je ne sais pas si c'est un résultat du marasme économique, mais cette partie de la côte est peu fréquentée. Beaucoup de maisons sont fermées et peu de touristes flânent dans ces contrées. Cela ne nous dérange pas, bien au contraire, mais je trouve ce phénomène inquiétant.


Les petites routes qui nous emmènent vers Loctudy sont tellement agréables que nous en profitons pour nous arrêter dans un camping et y planter la tente. Petite balade en fin de journée, Moules frites sur le port de Lesconil et la journée se termine.


Dimanche, passage rapide à Pont l'Abbé et Bénodet puis une halte plus longue à Concarneau. Nous flânons dans les rues et sur les remparts pour terminer par d'excellentes glaces.

Sachons marier les plaisirs d'un maximum de sens ! ! !








Encore une prouesse de Vauban pour défendre le port de Concarneau.








L'après midi est bien entamée et nous avions projeté de manger une galette à Pont Aven. DD07 nous a engagé à retrouver ce restaurant situé en face de l'ancienne gare. Il y a mangé les meilleures galettes de sa vie. Cette information est confirmée par une amie parisienne.

Nous trouvons effectivement cet établissement dénommé "Le Talisman". Il est 14 h00 et la patronne accepte de nous servir si nous ne traînons pas. Vu notre satisfaction, je vous donne les coordonnées :


LE TALISMAN - "Crêperie de Belle mère en belle fille"

 

4 rue Paul Sérusier - 29930 PONT-AVEN - 02.98.06.02.58


Nous avons rempli notre engagement et ne sommes pas les derniers à partir, repus et enchantés. L'ami DD07 reste une valeur sûre dans ce type d'adresse, entre autre ! ! !



La route qui nous ramène vers Pontivy me fait regretter la moto. Paysages, grandes courbes et petits virolos, il va falloir revenir par là.








Encore des maisons typiques dans le centre ville de Pontivy.






Le week-end se termine et il me faut recommencer à penser à la dernière semaine qui m'attend.


Terminer les analyses bilancielles et les budgets, peaufiner ma synthèse et mes conclusions, débattre des actions à mettre en œuvre, communiquer auprès du dirigeant et vers le personnel, autant d'opérations captivantes qui vont s'enchaîner et s'imbriquer dans ces prochains jours.


A bientôt donc.

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23 juillet 2008 3 23 /07 /juillet /2008 17:11

Vendredi 18 à 16h45, je ferme les portes de l'entreprise et enfourche mon destrier chargé du matin. Je rejoins la Bimota de William entre Rennes et Nantes. En effet il est parti plus tôt pour voir un fournisseur à Rennes.

J'arrive à la station service de notre rendez-vous sur ses talons, nous prenons un café rapidement et repartons en direction du Vigeant, lieu d'un rassemblement de belles Italiennes, le "Troféo Rosso".

La météo est parfaite pour rouler. Ciel couvert évitant une luminosité trop intense et une chaleur trop forte. Routes sèches, trafic important mais fluide. A 21h00 nous arrivons après un arrêt essence et un arrêt café.


Sur le circuit du Val de Vienne, Dédé, président du moto club de Brèhan (56) est déjà arrivé sur sa magnifique BMW R 100 S. Mon frère Bruno, régional de l'étape, est aussi venu avec une logistique parfaite en tous points. Nous échangeons ainsi de bons procédés. Nous l'intronisons sur un circuit moto et il nous évite d'être surchargé ! ! !

L'installation des tentes est rapide et nous pouvons rapidement nous restaurer et nous désaltérer avec une bière bien fraîche. Nous déambulons ensuite dans le Paddock, admirons de nombreuses machines et retrouvons d'anciennes connaissances.








A la nuit tombante, nous installons la tente sous l'oeil vigilant de la Bimota SB6 de William.








Le lendemain matin, Bruno qui s'est levé de bonne heure pour prendre des photos est déçu. Le ciel est couvert, sans être menaçant. Le programme des tours de circuit démarre donc sous la grisaille mais le voile fini par se déchirer en fin de matinée. Un soleil généreux apparaît et il ne nous quittera plus du week-end.

Un pilote chute devant nous sans raison apparente. Probablement un blocage de roue d'origine mécanique. Il reste au sol et la séance est interrompue pour l'entrée en piste de l'ambulance. Renseignements pris plus tard, il souffre d'une fracture de clavicule.


Un appel au micro nous fait éclater de rire :
" Toutes les pièces perdues sur la piste peuvent être récupérées en pré grille".
Comme quoi, les "good vibrations" parfois pernicieuses pour certaines belles Américaines doivent être tout aussi fatales aux généreuses Italiennes ! ! !


Ensuite les bassets envahissent la piste et nous offrent un spectacle magnifique. Empoignades viriles mais propres, glisses, levers de paniers, autant de faits qui nous font admirer l'exhibition.

En fin d'après midi, Pascal nous rejoint avec son ZX12R. Il peut ainsi assister à la dernière course avant de découvrir à son tour quelques merveilles du parc moto. Nous allons nous désaltérer d'une mousse fraîche et profitons ensuite de la sangria généreusement offerte par l'organisation du "Troféo Rosso". Deux grandes bassines pleine d'apéritif, de la convivialité, de la bonne humeur sous un soleil généreux, la grande classe !


La soirée débute en fanfare. Dédé fête son anniversaire. Une joyeuse bande de Bretons profite de l'aubaine apéritive et les propos s'enflamment de boutades et histoires drôles. L'ambiance déjà pas triste monte crescendo. L'apéro terminé Bruno nous quitte pour rallier sa famille et nous dînons rapidement pour rejoindre ensuite les Bretons qui nous ont invités à prendre le café.






Vu le sourire de Dédé, je dois encore raconter des âneries !

D'ailleurs, à plusieurs reprises il s'est exclamé : " Mais il est intarrissable" 







En route Dédé s'arrête devant le stand Bimota et commence à chambrer gentiment l'équipe présente en demandant si l'affiche (en fait le caisson lumineux) Bimota n'était pas frelaté . La froideur raide et "pince sans rire" des réactions entraînent une surenchère de délires. Il faut préciser que l'attitude antérieure de certaines personnes de ce club est édifiante. Ils demandent à William d'amener sa bécane pour étoffer la présentation et ouvre généreusement une canette pour se désaltérer sans lui en proposer ! ! ! Ces seigneurs (ou saigneurs) ne doivent pas trinquer avec les manants que nous sommes. Heureusement, ils ne savent pas que nous sommes venu avec une Teutonne et deux japoniaises !


Les Bretons ont du retard. Ils commencent juste à manger. Nous décidons de retourner essayer de dérider les gens de chez Bimota, mais il n'y a plus personne et tout est fermé. Etaient-ils dégouttés ? Tant pis, nous continuons à déambuler dans le parc, insensiblement attirés par le bar et la musique du concert.

Nous nous attablons devant 2 bières et 1 café et regardons distraitement la scène où se produit le groupe qui abreuve avec plaisir mes oreilles. Quelques morceaux de Deep Purple ou de Led Zeppelin ne sont pas pour me déplaire.


Tout à coup, sur un magistral solo de batterie, je percute et attire l'attention de Pascal. Le groupe en question est bien "Spectrum Band" (http://spectrumband.free.fr/) rencontré à Pâques lors d'une rencontre épique chez "route 99" dans le Puy de dôme (http://div19.over-blog.com/article-18106438.html).


Soudain, une altercation verbale prend forme à nos côtés. Pascal intervient gentiment et la diatribe se dirige vers lui. Nous dégonflons immédiatement l'agression par la blague et le rire et la situation se détend. L'élocution légèrement empâté de notre interlocuteur entraîne les fous rires quand nous lui apprenons et faisons répéter l'insulte suprême de nos amis sudistes –une pensée pour toi, DD07 - "Oh, le Nainnnnculééééé" (avé l'assent !). l'ambiance dégénère dans l'hilarité et les premières galéjades commencent à fuser. Les voisins de table se rapproche, les passants s'arrêtent et c'est partit pour une bonne heure de délires et de rigolades effrénées.


La soirée se termine sur les divagations de Pascal sous la tente. Il assaille William régulièrement et le sort à chaque fois de son endormissement. Heureusement il est aussi fatigué et fini par s'écrouler. Il n'entendra même pas son téléphone qui sonne à répétition sous son oreille.
















Comme d'habitude, avec Pascal, nous sommes les premiers debout.
Pour les autres, le réveil est différent.
Flash brutal pour William alors que Dédé profite d'un P'tit déj. au lit ! ! !


Dimanche, en fin de matinée, nous chargeons les motos et partons vers notre premier arrêt tout proche. En effet Dédé et William semble connaître une bonne adresse pour nous restaurer. Nous stoppons donc à Verrières au "Comme chez soi" - Place du champ de foire - qui s'avère effectivement fournir une excellente prestation. Fidèles à nos habitudes, nous ne tardons pas à prodiguer une certaine ambiance et nous ne repartirons que vers 2 heures après moult échanges facétieux avec le patron et le cuisinier.


Après un plein à Poitiers, je reprends la tête mais Dédé, prenant soin de sa monture, nous entraîne à suivre un train assez calme. Au bout d'une trentaine de kilomètres William craque, me double et s'éloigne. Pascal me double à son tour et me fait signe de le suivre. Rapidement, le phare de Dédé devient invisible. Après quelques kilomètres à des vitesses inavouables, William s'arrête et propose un café. Il s'explique. D'une part, l'allure réduite l'endormait et d'autre part, le manque de vitesse ne permettait pas le refroidissement de sa selle que les pots d'échappement frôlent de près.

Dédé s'arrête à son tour et nous propose de partir devant. En fait nous ne le retrouverons plus car nous emprunterons des routes différentes.

Nous quittons William à Ploërmel et arrivons chez Pascal vers 19 h 00, fatigué mais satisfait de ce week-end.


Un grand bravo à l'équipe organisatrice de ce "TROFEO ROSSO". De magnifiques machines, de la bonne humeur, de nombreux contacts passionnants (notamment un septuagénaire, Philippe, impressionnant de vitalité, de fougue, de passion et de gentillesse) et une météo superbe (mais là c'est la chance ! ! !).



Quelques secondes du rugissement des 4 cylindres de la MV !



Encore merci à vous tous pour ce sympathique week-end.


PS. Un extrait des nombreuses vues réalisées est disponible ci-contre, en haut de page, dans la galerie photos (crédit Bruno ALTAZIN). Beaucoup d'Italiennes, bien sûr, surtout des anciennes, en statique ou sur piste.

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