Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 20:49

22 décembre ;

 

Div4 est prête pour son mini tour de France de fin d'année et, après un épisode fortement neigeux, la météo redevient relativement clémente. Quelques risques d'ondées sont prévu et je pense que les routes sont maintenant suffisamment dégagées.

 

Je pars donc relativement serein de Bort. Les premiers kilomètres vers Ussel décide de mon itinéraire vers Limoges. Les traces de neige sont largement estompées et j'abandonne l'option autoroute via Brives pour emprunter la D979. Entre Meymac et Bugeat le blanc des bas côtés mordent encore sur la chaussée, calmant toute velléité. A allure modérée j'ausculte l'asphalte à la recherche d'éventuels scintillement annonçant du verglas. Je ne perçoit que deux tentatives de dérives et, rapidement, la route devient plus sécurisante avec la perte d'altitude pour redevenir parfois séchante.

 

Lors de ma traditionnelle pause à Feytiat (café-plein d'essence) il bruine et j'hésite à enfiler la tenue de pluie. Comme je suis bien équipé, je ne m'attarde pas et fait confiance aux annonces de régimes d'averse. Même si cela se renouvelle j'aurais le temps de sécher entre deux rincées. A la sortie de Limoges la pluie redouble, assortie des projections d'un trafic dense. Je recherche donc un endroit abrité pour me vêtir de la tenue idoine. Ne trouvant pas rapidement je décide de m'arrêter à Bellac dans un routier tenu par des anglais fort sympathiques. Malheureusement il est fermé et je continue ma route sans trouver rapidement de nouvelles occasions. Les manchons protègent bien les gants, mais l'eau finit par ruisseler dans les manchettes et s'immiscer dans le pantalon. Il n'est donc plus temps de s'arrêter, mais de souhaiter un arrêt des hostilités pour commencer à sécher. En fait, soit j'ai mal interprété la météo, soit l'averse m'a poursuivie, mais la pluie n'a pas discontinué jusqu'àprès Poitiers, finissant par traverser aussi les manches de la veste. J'arrive chez mon frère Bruno (le réalisateur des photos d'automne) trempé et ma tenue est contente de trouver une cheminée en pleine activité.

 

Je passe une journée à Lencloitre à chahuter avec mes neveux. Ce tonton barjot n'est vraiment plus au fait du contexte des jeunes. La période de Noël est déjà suffisamment excitante pour eux pour ne pas en rajouter. Je me rattrape un petit peu en leur donnant des conseils pratiques de cuisine, particulièrement à Charles toujours avide de mes combines et astuces culinaires.

 

Le 24, je repousse mon départ en milieu de matinée du fait des températures négatives et des sols détrempés. Les risques de verglas sont important et me conduisent à retrouver l'autoroute à Châtellerault en direction de Paris. La tenue pluie enfilée dés le départ retarde correctement l'emprise du froid par sa fonction coupe vent. Je l'apprécie encore plus au niveau de Tours quand je retrouve la pluie. Le trafic est très fluide et je m'offre une séance photo (de face ! ! !) organisée par une voiture banalisée connectée à un "hibou". Au niveau de Rambouillet, le froid s'accentue et la blancheur environnante me pousse à la prudence, surtout sur les petites routes qui me conduisent vers Aubergenville (78). Une séance de slalom entre les plaques de glace et de neige durcies me pousse chez un autre frère (le père de Maxime, super passager de cet été). Je voulais faire une visite éclair et mon vœux se réalise d'autant plus qu'il n'y a personne. Je rejoins donc mon fils à Saint Leu (95) avec lequel je dois réveillonner.

 

Cette soirée est particulièrement agréable. Je fais la connaissance de sa belle mère accompagnée de son compagnon qui se trouve être un motard Bourguignon. Enfin, quand je dis motard, un possesseur de R1 qui voit surtout le soleil ! ! ! Cette espiègle (et facile) réflexion vous donne une idée de la soirée. Détendue; joyeusement animée et agréablement dotée d'un sobre et néanmoins fin et excellent repas. J'ai légèrement officié en cuisine (ah, cette sauce Madère aux truffes a bien plu) pour aider Christelle et Cyril dans la réalisation de leurs préparatifs. Quel plaisir de vivre ces moments simples mais inoubliables. Le jour de Noël est très calme hormis une rapide incursion dans une réunion familiale plus large (je suis, entre autre, l'ainé de sept enfants).

 

Le 26, je repars pour ma plus petite étape. Je retrouve mon frère à Bazemont (78) et sa petite famille dont ses deux enfants Manon et Maxime fidèles passagers de leur Tonton dans des balades mémorables. Deux jours plus tard un nouveau saut de puce me fait traverser la région parisienne d'ouest en est pour retrouver Jacques dans le 77.

 

Les perspectives météo étant humides, et mes pneus présentant des côtés relativement "slicks", j'en profite pour faire un saut chez Dafy à Meaux après réservation téléphonique des nouvelles chaussettes de Div4. Cette opération donne lieu à une embrouille malencontreuse avec Rémy l'associé mécano engendrée par une mauvaise évaluation de nos propos réciproques. Heureusement, tout rentre rapidement dans l'ordre et mes deux pneus neufs sont montés. Je tiens à renouveler ici mes remerciements envers Rémy qui a su dépasser le blocage initial, accepter mes explications et assumer sa mission. Le 30 il est temps de partir pour Metz. C'est presque le printemps. Les températures remontent jusqu'à 10-12° et les routes sont séchantes.

 

Un arrêt café peu après Chalons en Champagne me fait découvrir un motard bien sympathique. Le premier contact est brutal. A l'annonce de sa monture qui est une Gold Wing, je chambre immédiatement et il rentre tout aussi instantanément dans le jeu. Outre cette bonne ambiance, le café s'avère délicieux, superbement servi et d'un rapport qualité/prix exceptionnel. La carte du restaurant laisse augurer d'autres plaisirs. Je n'ai pas le temps de m'attarder, mais je repasserais par là !
Je vous conseille vivement cet établissement "Aux Armes de Champagne" – 31 Avenue du Luxembourg – 51460 L'EPINE – 03.26.69.30.30 –
http://www.aux-armes-de-champagne.com).

 lepine









Face aux "Armes de Champagne" se dresse cette magnifique basilique qui semble incongrue dans ce village tapi au sein de la Champagne.

Un bon point de repère !

Dommage que la luminosité de ce jour ne soit pas meilleure pour mettre en valeur cet édifice.













J'arrive à Metz en tout début d'après midi. Brigitte, Serge et leur fille Amandine m'attendait pour manger. Délicate attention, surtout d'Amandine qui m'a surnommé Père Taquin. On se demande bien pourquoi ! ! !

 

Le réveillon se déroule bien calmement à quatre. Cette année je n'ai pas eu le droit de passer en cuisine et cela me fait tout drôle. Bon, nous n'étions pas pour autant maltraités. Avec Brigitte ET Serge aux commandes l'on ne risque pas de manquer ni d'être déçus.

 

Les conditions météo étant en forte dégradation, les motos restent au garage et nous en profitons pour faire quelques balades pédestres. Nous surveillons la prise en glace de certains bras de la Moselle et mon appréhension quant à mon retour croit de manière proportionnelle. Le 4 janvier j'envisage un départ le 7 dans une fenêtre météo qui semble plus favorable (plutôt moins pire d'ailleurs ! ! !). Dés le lendemain l'évolution rapide remet en cause cette option. Nous surveillons avec acuité les variations des prévisions mais il me semble inconscient de tenter un retour dans ces conditions. Outre les accumulations de neige et/ou de verglas en fonction des régions à traverser, il faut aussi tenir compte du temps nécessaire pour un tel périple dans ces conditions. Le froid et la tension nécessite des arrêts plus nombreux et plus long pour éviter engourdissement et perte d'attention. Dans ces conditions et à cette époque cela implique de la route de nuit ce qui augmente encore les risques.

 

En fin de semaine il devient évident que je ne peux pas assurer mon rendez-vous du 13 janvier qui est incontournable. Brigitte me propose la voiture de son Papa récemment décédé et j'adopte l'idée. Avec Serge nous nous occupons de la remettre en route, faisons monter 2 pneus neufs et changeons 2 sphères (amortisseurs Citroën).

 

Ce lundi, nous avons profité d'un léger redoux pour aller dessaler Div4 avant de la remiser. Certaines stations de lavage fonctionnaient mais l'accès était ardu sans pneus cloutés ! ! !

 

Voilà, il y a quelques jours je charriais les copains de cet été contraints de se déplacer en voiture et me voilà "caisseux" à mon tour, abandonnant lâchement Div4 qui, elle, a toujours répondu présent.
(cf.
http://div19.over-blog.com/article-6000-bornes-en-2-semaines-et-beaucoup-de-plaisir-42681663.html)

 

Demain matin ma trahison sera consommée, mais je reviendrais rapidement. En attendant, si l'état des routes le permet, il me reste 2 bécanes à la maison pour ne pas perdre la main ! ! ! 

PS : Aujourd'hui j'ai refait le stock de feuilletage pour Serge. J'en ai profité pour inventer une nouvelle recette de galette car Serge n'apprécie pas trop la frangipane. Une crème au chocolat à 70% de cacao avec beurre, œufs, sucre et noix de coco. Par dessus, un lit de pommes caramélisées. Trop top ! ! !

Partager cet article
Repost0
10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 17:45

J'ai la chance de pouvoir allier des activités professionnelles qui me font voyager avec des visites d'amis, des découvertes de nouvelles régions et de grands périples à moto. J'ai largement profité de cet état de fait en début juin. Un rendez-vous dans le Sud-Ouest une semaine et un autre en Vendée la semaine suivante. Entre les deux, un joli périple, un Grand Prix et de sympathiques moments entre copains.

 

Mardi 9 juin

 

Aujourd'hui, j'ai un rendez vous à 15H00 à Agen. Je pars de bonne heure pour pouvoir profiter de toutes ces magnifiques régions à traverser.

 

La D979 me permet de rejoindre la D1089 (ex N89) au niveau d'Ussel pour poursuivre vers Brives et la D820 (ex N20). La descente sur Souillac et la vallée de la Dordogne est magnifique. Comme je profite du paysage, je facilite le passage à une horde déchainée de motards hollandais qui doivent trouver bien du plaisir dans ces méandres routières quasiment inconnues dans leurs contrées.

 

Après Payrac, et jusqu'à Cahors, ce n'est que du plaisir dans des enchainements de virages serpentant au sein de paysages admirables sous une lumière éclatante. La circulation y est faible, le trafic étant bien déchargé par l'A20 parallèle.

 

Cette étape se termine par Tournon d'Agenais, un arrêt repas et mon rendez-vous. En fin de journée, je rejoins Blanco qui m'accueille chez lui. Au cours des deux jours que nous passons ensemble, nous alternons visites, balades, travaux pour son team Kawa (http://jmb-motoracing.com/) et dégustations de produits régionaux. Ce dernier paramètre est à lui seul un poème. Entre les ressources locales et l'ardeur de notre chef, nous nous délectons de plats savoureux, dégustés dans la bonne humeur, sous un soleil radieux et dans un environnement enchanteur. C'est aussi l'occasion de faire connaissance avec son épouse Marianne et de retrouver avec bonheur un autre Kawasakiste, Enrico (un lâcheur du clan vert d'ailleurs puisqu'il vient de passer au CBR 1000 ! ! !).

  blanco1

blanco2

L'ami Blanco 100 % Kawa. Même dans son jardin il chevauche un engin vert ! ! !

Vendredi matin l'heure du départ sonne de bonne heure. J'ai rendez-vous en fin d'après midi dans la banlieue de Barcelone pour assister au Grand-Prix avec une équipe de la Vallée du Rhône emmenée par Carlo. Blanco m'a conseillé un itinéraire qui promet bien du plaisir par Andorre et Ripoll. Au premier arrêt, avant Toulouse, un message de Carlo change mes plans. Il doit partir en voiture suite à un léger accident qui l'empêche de prendre son CBR XX. Il propose que nous nous retrouvions en route pour déjeuner. Je décide donc de rejoindre Perpignan au plus vite et lui laisse un message dans ce sens. En arrivant à proximité de la frontière, un nouvel avis sur mon téléphone m'indique que les "caisseux" ont poursuivis leur route. Nous devons donc nous retrouver sur place. Je reprend l'autoroute jusqu'après Gironne puis la N11 pour retrouver la côte et notre camping à Calella où un chalet nous est réservé. Les copains sont encore à table et je rattrape mon retard. L'après midi se poursuit sur la plage et en ville pour faire nos courses. La soirée se déroulent dans des successions de rigolades engendrées par les histoires drôles et nos délires habituels.

 carlo

damien



Carlo dans l'effort et Bernard proche de la léthargie.

Quant à Damien, il ne cache pas sa joie.
Est-ce l'origine de son surnom ? ? ?





Le samedi nous partons vers le circuit, bien organisés. Il est hors de question de prendre la voiture et nous répartissons les trois piétons sur les machines. Jean-Pierre embarque Damien dit Bouffon sur le Pan European, Bernard charge Carlo derrière la BMW RS et Jean Marc accepte de m'accompagner sur la vénérable Diversion, enfin, Nicolas, le "jeunot" et fils de Bernard nous suit en solo sur la Triumph. Les trois routières sont équipées de valises et top case. Nous pouvons ainsi embarquer nos pique nique et de quoi nous changer. De plus, notre équipement ne nous gênera pas sur place, en particulier les casques, toujours encombrants.

 

Jean-Pierre, habitué des lieux emmène le groupe. Malheureusement, des trous de mémoires opèrent subrepticement et le transfert se mue en découverte des alentours de Barcelone qui nous procure tout de même une jolie partie de plaisir dans un tourniquet tapi sous les arbres et parsemé de chicanes mobiles. Certains ont profité de cette portion pour se défouler. Personnellement, toujours très sage, je me trouve relégué à quelques centaines de mètres. Je me rattrape un peu plus tard à la grande surprise de Jean-Marc. Il ne s'attendait pas à un passage de ralentisseur en wheeling et pendant un dépassement de la voiture intercalée dans notre groupe ! ! !

 

La journée est paradisiaque. Nous profitons pleinement des essais sous un soleil de plomb et l'assistance a même prévu les crèmes solaires qui nous évitent de nous transformer en écrevisses bien cuites, comme certains de nos voisins. J'avoue humblement que je n'avais pas du tout prévu ce paramètre et que j'ai néanmoins largement profité de la capacité d'anticipation des autres. En fin d'après midi, la retour s'effectue plus directement. Le groupe explose provisoirement entre la piscine, la plage et la sieste avant de se retrouver autour de l'apéritif. En échange des multiples doses de crème solaire piquées dans la journée, j'offre au groupe mon expérience en m'attelant au (mini) fourneau. Si la réalisation de spaghettis Bolognaises ne relève pas de la grande cuisine, mes compagnons semblent se délecter et m'abreuvent de commentaires flatteurs. Les fromages Auvergnats, apportés pour l'occasion, sont appréciés et viennent agréablement clore ce repas. La soirée se déroule de façon traditionnelle, dans les fous rires à répétition.

 

Le dimanche est bien sûr consacré aux courses, dans une ambiance folle, particulière au peuple Ibérique. Damien, qui vit son premier GP est excité comme un enfant devant le sapin de Noël. Deux instants particuliers resteront dans nos mémoires. En 125, le leader se dégageant d'une âpre lutte se méprend sur la finalité et rend la main à l'avant dernier tour. Le temps de comprendre sa méprise, il est passé par plusieurs machine et ne pourra pas refaire tout son retard. Pour ce qui est du MotoGP, le mano à mano entre Valentino Rossi et Jorge Lorenzo se révèle somptueux. Les deux compagnons d'écurie prennent la tête tour à tour dans des dépassements d'anthologie, le multiple champion du monde prenant le meilleur au dernier moment. De retour au chalet, nous partageons une collation rafraîchissante et j'abandonne la fine équipe vers 17 H 00 pour remonter vers le nord.

 rossi

Un ballet magnifique ce MotoGP. Ici, l'Espagnol tente d'échapper à la pression de l'Italien.

Tenu par le temps et voulant minimiser la route de nuit, j'emprunte rapidement l'autoroute et maintiens une vitesse légèrement supérieure à la limitation de 120 km/h. Deux motards allemands me doublent à prés de 160 km/h et je m'installe derrière eux. Nous remontons régulièrement les autres usagers dont de nombreux groupes de motos lorsque nous arrivons sur une formation plus importante. Nous découvrons rapidement que ce "bouchon" est créé par un motard de la Guardia Civile qui stabilise sa vitesse à 140 km/h. Je profite de cet instant pour saluer cette initiative. Ces motocyclistes des forces de l'ordre faisaient des rotations et régulaient ainsi le trafic. De cette manière, nous maintenions une vitesse très correcte, dans un flux sans à coups, en minimisant les risques de dépassements des voitures qui restaient plutôt sagement sur la droite (sauf en fin de peloton où quelques tentatives d'insertion sont opérées). Ce type d'initiative me paraît bien plus sécuritaire et, pourquoi pas éducatives, que des planques savamment organisées au plus grand profit de caisses étatiques diaboliquement percées ! ! !

 

Lors de la sortie de notre ouvreur en uniforme, qui nous salue d'ailleurs, mes deux lièvres Teutons reprennent les commandes et je m'engouffre dans leur sillage. Une vingtaine de kilomètres avant la frontière, un panneau à message variable nous annonce des contrôles de la velocidad. Peu rompu à la langue Espagnole, j'en déduit tout de même qu'il doit s'agir de surveillance de vitesse et j'accrois mon auscultation des bas côtés et ponts. Un bruit incongru et lancinant vient troubler le sifflement du vent. Débrayage et coup de gaz me confirment qu'il ne s'agit pas d'une anomalie moteur, mais le bruit s'amplifie et se précise. Je lève les yeux pour découvrir un hélicoptère. Surement trop tard si c'est un contrôle de vitesse ! En arrivant en vue du péage de La Jonquera je constate qu'une sortie me tend les bras et je tente l'esquive. Un motard de la Guardia Civile est en faction et ausculte le passage. En contrebas, en amont du péage, un imposant comité d'accueil est en place et, apparemment, fort occupé. Je suis particulièrement tendu en attendant la sanction. Je termine la courbe et vient mourir sur une meute de motos en attente au péage. Dans les quelques minutes qui suivent ma tension augmente jusqu'à ce que je me trouve noyé parmi les derniers arrivants. Ensuite, le temps d'attente est consacré à quelques blagues et rires avec les voisins. Je profite de cette sortie pour refaire le plein en Espagne et repars par la nationale pour Perpignan où je retrouve l'autoroute A9. Un arrêt café rapide au niveau de Narbonne pour combattre la fatigue qui s'accumule, puis une halte plus longue sur le Larzac alors que le jour se couche pour faire le plein de la machine et appeler Jacques dans le 77. Il est prévu que je passe le prendre pour qu'il se remette à la moto après une longue interruption. Il est toujours d'accord et nous convenons que j'arrive chez lui mardi pour repartir mercredi.

 

Tout de suite après le viaduc de Millau, je me fais doubler par une Ferrari et je m'insère dans son sillage à distance respectable jusqu'à ma sortie à Saint Flour. Ainsi, dans ce trafic quasiment nul, je pourrais anticiper les effets néfastes de l'éclair d'un flash ! Après une petite heure de la Route A Bonheur chère à DD07, j'arrive à Bort vers minuit, fourbu.

 

Le lundi est consacré à la reconstitution de mes bagages pour la suite du périple.

 

Je repars mardi en milieu de matinée et emprunte essentiellement des routes secondaires par Aubusson, Bourges, Nemours, Fontainebleau et Melun pour arriver en fin de journée chez Jacques et Martine. Vérifications des deux Diversion, dîner et soirée tranquille.

 

Mercredi matin, départ à la fraiche, la Div bleue ouvrant la route à la Div rouge de Jacques. Nous rejoignons les rives de la Loire à Orléans par Fontainebleau et Pithiviers. C'est ensuite le déroulement de la levée de la Loire par Blois, Tours et Saumur. Nous en profitons pour déjeuner dans un restaurant testé il y à quelques mois avec Ulrich et où nous sommes toujours bien accueillis - auberge de la Bonde à Saint Michel sur Loire - 02.47.96.83.13 -(cf. http://div19.over-blog.com/article-24185859.html)

 

Jacques tient le coup et suit le rythme relativement calme, sauf quand je décide de m'amuser dans un enchainement de courbes. Mais la règle entre nous est claire. Il ne doit pas chercher à rester derrière moi si il ne se sent pas à l'aise, c'est à moi de l'attendre. A Saumur, nous quittons le cours de la Loire pour obliquer vers Cholet, Montaigu, Challans et arriver à Saint Jean de Monts en fin de journée où nous nous installons pour quelques jours.

 

Le lendemain nous fuyons une barrière nuageuse annoncée sur l'estuaire de la Loire et filons vers le sud de la région. Nous descendons jusqu'à Saintes où je retrouve un ancien copain d'école de gestion qui nous fait partager sa passion de la cuisine Libanaise, son pays d'origine (Le Mezzè – 9,rue de la Comédie – 17100 Saintes). N'hésitez pas à lui rendre visite si vous aimez les riches saveurs orientales. De plus, je vous garanti un accueil des plus chaleureux, et encore plus hilare si vous lui parlez de moi. Pour ce retour, nous passons par l'ile de Ré dire bonjour à une de mes nièces Lina qui officie dans un restaurant (Le Café du Commerce à Ars en Ré 05 46 29 41 57 - http://www.cafcom-ars.com - Accueil sympathique, carte variée, savoureuse et agréable, cadre divertissant).

 ilere









Le trés reconnaissable clocher d'Ars en Ré.







Depuis, Lina a décidé de passer son permis moto et elle ne devrait plus tarder à rejoindre nos rangs, et j'espère que nous la retrouverons prochainement dans ces lignes. Le retour se fait de nuit avec une fraicheur bien plaisante.

 

La semaine se termine entre rendez-vous personnels, balades locales et longues randonnées pédestres sur la magnifique plage entre Saint Hilaire de Riez et Saint Jean de Monts. Cette activité à de plus valeur de rééducation suite à mon entorse du mois dernier au cours de sorties avec de jeunes permis (cf. http://div19.over-blog.com/article-31936053.html).

 

Pour le retour vers la région parisienne, Jacques prouve qu'il a retrouvé une aisance certaine. Les dépassements sont plus francs et rapides. Dans les grandes courbes de la levée de la Loire, les trajectoires sont nettes et régulières. Il est vrai qu'en plus de cette remise en condition, le pneu arrière, usé bien à plat, a été changé à Challans et offre une sécurisation accrue.

 chateau







Petite pause cigarette en face du somptueux château d'Amboise.




Après un répit d'une journée chez Jacques et une révision chez Dafy Meaux, je profite d'être dans l'est parisien pour faire un saut rapide à Metz pour dire bonjour à Serge et Brigitte avant de repartir vers Bort (je vais encore me faire charrier sur ma propension à trouver des itinéraires pas toujours très directs ! ! !).

 

Plus de 6000 bornes en deux semaines me confirment la bonne santé De Div4, et son aptitude à rouler loin et longtemps. Heureusement que quelques temps morts ont permis à mon arrière train de se reposer de temps en temps . . .

Partager cet article
Repost0
4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 13:40

Premier lundi de juillet, un appel téléphonique de Pascal le breton :

 

"Pat, es-tu toujours d'accord pour me recevoir une nuit. J'aurais confirmation demain matin. Tu me prépare un road-book pour Largentières dans les Alpes et tu me feras le pilote ?"

 

Pour moi, c'est toujours d'accord pour l'accueillir, mais je décline la virée dans les alpes car je dois être vendredi à Metz et il n'est pas encore sûr de pouvoir partir le lendemain.

 

Ce projet est en gestation depuis quelques jours. Pascal veut rejoindre sa famille déjà sur place, et assister aux championnats de France de canoë-kayak auxquels ses fils participent. Il m'a donc demandé de faire une étape à la maison et me soudoie pour que je le guide, persuadé que j'ai un GPS dans la tête.

 

Mardi matin première heure, nouvel appel : " C'est bon pour moi, je charge le 12 (Kawasaki ZX12R) et je prend la route."

Je lui demande de m'appeler aux alentours de Poitiers. Ainsi, je partirais à sa rencontre et nous fixons notre rendez-vous au point habituel à Feytiat en sortie de Limoges.

 

A l'aller, je prend deux averses dont une monumentale et j'arrive trempé. Heureusement qu'il ne fait pas froid. Dix minutes plus tard, Pascal arrive juste pour éviter un orage qui éclate soudainement. Nous restons à l'abri le temps nécessaire à la fin des hostilités célestes. Nous revenons vers Bort relativement tranquillement puisque les routes sont bien mouillées, mais peu après Lacelle, je commence à hausser sensiblement le rythme. De sombres et volumineuses nuées se développent sur notre droite, les coups de vent prennent de l'ampleur. La perspective d'une nouvelle douche ne me réjouit pas. Par contre, je ne suis pas certain que Pascal comprenne le pourquoi de cette accélération subite et cela me fait sourire.

 

Petite pause au relais motard de Meymac pour dire bonjour et prendre un café. Nous assistons, sous quelques gouttes éparses, au déluge qui s'abat sur les crêtes que nous venons de quitter. Pascal me confirme qu'il vient juste de comprendre la raison de ma hâte et il se sent mieux à l'abri de ce déferlement.

 

Sur place, je présente mon projet d'itinéraire. Pascal me rabroue. Ce n'est pas la peine que je lui explique puisque je vais lui ouvrir la route ! ! !

Comme je suis un pauvre être faible et facilement influençable, je me range à son désir. En fait, ma décision était déjà prise le matin. J'ai deux jours pour remonter sur Metz par les Alpes, le Jura où je pourrais faire une petite visite à la blessée de Saint Flour récemment rapatriée dans sa région, et les Vosges. Une perspective bien alléchante !

 

Mardi matin nous partons à l'aurore et les 30 premiers kilomètres sont un calvaire. La D679 qui nous entraine à Condat est une petite route étroite, tortueuse et fraichement gravillonnée. De plus, cette période de lever du jour est propice à la divagation d'animaux sauvages et ma tension en est décuplée. Nous rejoignons ensuite Issoire avec plus de plaisir. Les enchainements sont entrainants, même si nous avons encore des traces d'humidité, et de nombreuses grandes courbes sont bien adaptées au ZX12R, et donc largement appréciées par Pascal.

 

A la sortie d'Issoire en direction de Saint Germain l'Herm un doute me tenaille. Sommes-nous sur la bonne route ? N'avons-nous pas, par inadvertance, emprunté le circuit ? La longue et douce montée est élaborée en amples et magnifiques courbes au revêtement irréprochable. Et comme le ZX12, affolé par l'appel de cette piste routière, me pousse inexorablement, je suis obligé, à mon corps défendant, de tricoter du sélecteur et d'emmener mon compte tour à des niveaux rarement utilisés pour aller user fortement les bonshommes Michelin des bords des pneus. Quel pied !

 

Nous continuons à enchainer cette face sud des monts du Forez jusqu'à Arlanc, lieu de notre première pause café. Ensuite, Bibendum continue à nous corrompre et nous pousse sur ses petites routes bordées de vert (des voies spéciales Kawa bien sûr !). Entre Craponne et Yssingeaux, la DDE a largement épandu son gravillon et la seconde alerte est suffisamment chaude pour calmer mon ardeur. Les deux roues sont parties ensemble. Heureusement elles raccrochent rapidement avec un vigoureux coup de rein réflexe. Pleins des machines à Monistrol sur Loire et un petit bout de 4 voies pour contourner Saint Étienne.

 

Ensuite, de nouveau du plaisir dans la descente du col de la république, puis le fabuleux plongeon dans la Vallée du Rhône par le tourniquet de Serrières. Entre le magnifique point de vue et les virages enchainés serrés, nous avons là un magnifique dessert pour marquer la fin de l'épisode "Massif Central". La suite, jusqu'à Grenoble est d'un intérêt très relatif. En dehors des multiples rond points et des perspectives sur le Vercors, le transfert entre les deux massifs montagneux est triste. Nous en profitons pour nous restaurer et souffler avant d'attaquer les Alpes. Encore un peu de 4 voies pour contourner Grenoble, atteindre Vizille et s'engouffrer dans les gorges de la Romanche pour Bourg d'Oisans où nous nous désaltérons après les fortes chaleurs de la vallée. En face de nous les cimes de l'Alpe d'Huez nous présentent un léger saupoudrage neigeux datant de la nuit dernière.

 

La combe de Malaval nous emmène à La Grave, sous les majestueux glaciers de la Girose et de la Meije, puis la pente s'accentue jusqu'au col du Lautaret. La descente vers Briançon s'effectue dans la vallée de la Guisane. Dans cette portion, non seulement nous avons refusé de doubler un camion italien, mais avons fini par nous arrêter pour une pause cigarette afin de le laisser partir (et se calmer j'espère). Le conducteur de cet engin a visiblement voulu nous démontrer ses capacités en voyant arriver les deux motos. Les dépassements sont devenus de plus en plus dangereux. Un cycliste arrivant en face a dû se pousser dans le bas côté pour ne pas être emporté. Deux courbes plus loin, les roues gauches n'étaient quasiment plus en contact avec le sol. Un spectacle angoissant.

 kaya11






Les jeunes espoirs français à l'attaque dans les flots tumultueux de la Durance.




17 km plus tard nous sommes arrivés à Largentières où se déroulent les compétitions dont nous pouvons voir les dernières de l'après midi. Après une excellente soirée en famille et une bonne nuit, il est temps pour moi de reprendre mon périple.

 

Je profite d'être sur Briançon pour faire une rapide incursion dans la magnifique vallée de Névache, arrosée par la Clarée, où un oncle et une tante possèdent un chalet. Par chance ils sont arrivés la veille au soir et je les cueille à la sortie du lit. Bon moyen pour se faire offrir un café. Soucieux de ma santé, mon oncle Jacques se rassure en auscultant ma tenue. Il trouve ma passion dangereuse mais apprécie que je semble gérer ces risques, au moins par un équipement adapté. Je reprend rapidement la route d'hier jusqu'au Lautaret pour obliquer à droite vers le col du Galibier.

 

La barre des Écrins m'offre un spectacle somptueux. Les glaces et neiges scintillent de mille feux sous l'ardent soleil du matin. La montagne se découpe sur l'azur d'un ciel pur. Dans cet environnement, l'esprit est bucolique, le train mesuré. Une horde de Suisse puissamment armée de machines sportives me déborde avec d'autant moins de difficultés que je me range sagement et leur fait signe de passer.

 

L'ascension vers le Galibier se poursuit gentiment, sur l'étroite route serpentant au flanc de la montagne sur ma gauche, le précipice vertigineux se déroulant sur ma droite. A l'approche d'un virage à gauche, un camping car apparaît brusquement au beau milieu de la chaussé en élargissant vers moi. Je pique instantanément dans le bas côté pierreux, au ras de l'abîme, je frôle l'avant du véhicule et attend le choc dans ma valise. Heureusement, le conducteur probablement distrait, a dû se réveiller à temps et reprendre une trajectoire plus adaptée à ma sécurité. Je tremble comme une feuille. L'espace d'un instant je me suis vu plonger, bien conscient que j'effectuais mes derniers tours de roue. Je réalise que si j'avais freiné, je tapais le camping car qui me projetait probablement dans le profond dévers. Je suis tendu à outrance et raide sur la moto qui maintenant me domine totalement. Jamais je n'ai encore eu aussi peur en moto, et pourtant ces quelques instants ont été des plus courts.

 

À l'arrivée au col je m'abstiens de l'arrêt photo prévu. Je ne suis pas sûr d'oser repartir. Les paysages que je traverse à faible allure n'attirent plus mon attention et je redoute chaque virage. Dans cet état, la descente sur la vallée de la Maurienne ressemble à un enfer. A Saint Jean, je m'octroie une pause café et m'oblige à rapidement repartir. La triste vallée se déroule sans encombre vers Chambéry puis la rive du lac du Bourget. J'ai beau essayer de me détendre, mes mâchoires sont continuellement serrées et j'en ai mal aux dents. Je ne profite même pas des enchainements de virages suspendus à fleur d'eau à la sortie d'Aix. Combien de fois ais-je pris cette route avec ma vieille 2CV lorsque, très jeune Papa habitant Annecy, j'allais voir ma femme et ma fille, bébé, en maison de repos ?

 

Je traverse rapidement le Rhône pour faire le plein de la machine à Culoz et reprendre ma progression. Je remonte la vallée jusqu'à Bellegarde sur Valserine qui m'offre une vue sur les premiers contreforts Jurassiens et le ciel bouché et gris qui les domine. Ma motivation déjà chancelante n'est pas renforcée et je m'arrête pour me sustenter dans un établissement à service rapide d'origine américaine ! A force de motivation, j'arrive à repartir et m'engage dans la vallée de la Valserine qui doit être magnifique sous une lumière plus présente. Pour l'instant ce n'est pas le cas, la route est mouillée et mon humeur est à l'image du ciel, bien grise et tourmentée.

 

Je suis rapidement sorti de ma pensive léthargie par la galop de deux chevreuils qui déboulent de la montagne vers la route à quelques centaines de mètres devant moi. Je ralenti pour leur laisser le temps de passer. La mère et son petit traversent la chaussée mais s'arrêtent sur le bas côté gauche et m'observent. Ayant eu mon compte d'émotions pour la journée (au moins !) je ne tiens pas à les voir retraverser sous mes roues. Débrayage et coup de gaz rageur. La petite famille n'insiste pas, prend la poudre d'escampette et disparaît vers la rivière.

 DSCN0292 2






Pour éviter toute ambuiguité, voici le type de pipes qui m'ont fait défaut dans ce périple ! ! !





A l'approche de Mijoux un faible crachin vient confirmer mes doutes antérieurs, mais je continue vers Saint Claude. A Septmoncel, pause café où j'apprends que la route est déviée dans de mauvaises conditions. Tant pis, je n'irais pas tester les pipes(de Saint Claude, pas du bois de Boulogne !) et retourne sur mes pas pour rejoindre Les Rousses et Morez, puis Mouthe et Pontarlier. Il est prés de 22H00. Je trouve un hôtel et abandonne l'idée de contacter Jackol et Cathy vu l'heure tardive. L'endormissement est difficile, le film du camping car de ce matin passe en boucle devant mes yeux fermés.

 

Vendredi matin le soleil brille à nouveau,mais de nombreux nuages lui permettent de jouer à cache cache. Je repars de bonne heure après un bon petit déjeuner sur des routes souvent humides, voir mouillées. Je suis dans le Doubs, je traverse le village de Doubs pour emprunter la vallée du Doubs qui est magnifique,et je revois avec plaisir le défilé d'Entreroche qui porte vraiment bien son nom.

A ces chaussées parfois piègeuses, s'ajoute mon appréhension des autres usagers. Si je vois arriver un autre véhicule un peu vite, avec un comportement bizarre ou me serrant de trop prés, je suis tendu et inquiet. La scène de la veille est loin d'être estompée. J'arrive tout de même à me délecter de cette magnifique région qui resplendit sous un soleil qui perd peu à peu de sa timidité. Je ne prend pas le temps de déguster une des fameuses saucisses à Morteau et déguste mon premier café à l'entrée de Montbéliard (toujours sans saucisses, mais d'un autre type !).

 DSCN0292 3

Le défilé d'Entreroche. Merci à DD07 qui m'a ouvert ses archives. Ces photos ont maintenant quelques années et nous rappellent un autre périple dans la région ! ! !

Pour le passage de cette succession de communes, je me refuse à prendre l'autoroute mais je le regrette rapidement. Déambuler dans une grande agglomération méconnue est d'autant plus difficile que le panneautage n'est pas toujours évident ou même absent. N'ayant qu'une carte de France, je me fie à mon sens de l'orientation et me retrouve tout de même à la sortie de Belfort où je profite de la vision des œuvres de Vauban (comme hier à Briançon d'ailleurs).

 

Au Nord, vers le Ballon d'Alsace, le ciel est bouché alors que le bassin qui contourne les Vosges par le Nord-Est présente une luminosité plus engageante. Après l'étude de la carte routière, j'opte pour une remontée de la plaine d'Alsace pour rejoindre Cernay puis la fameuse route des crêtes. Le choix est judicieux. Si j'entame mon ascension sous de lourdes volutes grises et sur route mouillée, à ma gauche j'aperçois les nuées noires qui déversent leurs ondées sur l'itinéraire initialement programmé. L'allure mesurée est contrainte par trois facteurs qui se liguent contre tout accès d'enthousiasme :

  • La nature de la chaussée mouillée engendre un pouvoir calmant certain. Cet effet est renforcé par des courbes ou épingles volontairement piègeuses. Dans celles-ci, le bitume est abandonné au profit de pavés ! ! ! Trempés, c'est certainement un régal pour les rois de la glisse, mais là, ce n'est pas un encouragement aux excès (au moins pour moi).

  • Mes affres de la veille sont loin d'être estompées et, dans ces successions de virages, la venue en sens inverse d'un véhicule à allure soutenue engendre des appréhensions proches de la panique. Je redoute la perte de contrôle de l'autre et les conséquences que j'aurais à en subir. Ainsi, je rase le bord droit de la route et me tiens prêt à toutes tentatives d'échappatoires.

  • Enfin, ces deux points sont renforcés par les multiples traces de "tout-droit" constatées dans de nombreux virages. La trace de gomme fine et unique laissée par une moto à l'agonie est parfaitement identifiable. Fréquemment, ces stigmates se perdent dans le bas côté qui n'est pas toujours un chemin ! ! ! J'apprendrais d'ailleurs quelques semaines plus tard que la FFMC locale a organisé dans l'été un relais "calmos" suite à la recrudescence d'accidents (une soixantaine de décès depuis le début de l'année, si mes souvenirs sont bons, alors que les 3 premiers mois de l'année ne voient quasiment pas de motos sur cette route). Il est vrai que les voisins Allemands viennent se défouler sur cette route puisque l'accès à la forêt noire leur est interdit le week-end . . . pour cause d'accidentologie trop élevée . . .

 

Après un arrêt casse-croute au Markstein, je continue ma route par les cols de la Schlucht et du Bonhomme. De belles trouées entre les passages brumeux me permettent de profiter de quelques point de vue fantasmagoriques. Les reliefs boisés laissent échapper des multitudes de fumerolles humides. Les forêts exhalent les surcroits d'humidité dans l'atmosphère qui se réchauffe tout doucement. Néanmoins, le temps passe et il me faut accélérer le mouvement. Je rejoins Saint Dié pour retrouver une 4 voies jusqu'à Baccarat puis l'autoroute aux abords de Lunéville pour Nancy et Metz.

 

3 jours pour 4 massifs montagneux, le Massif Central, les Alpes, le Jura et les Vosges. Un programme alléchant qui me comblait de perspectives sympathiques. Si la première journée a tenue toutes ses promesses (en omettant ce camion Italien), la suite du parcours fut gâché par une météo moyenne mais surtout par l'attitude tueuse d'un abruti (ou, moins crûment, par la négligence d'un doux rêveur pensant probablement être seul sur une route fermée pour son plaisir exclusif ! ! !).

 

Si l'expérience se trouve à nouveau confortée, il me faudra tout de même plusieurs mois et une bonne paire de dizaine de milliers de kilomètres pour retrouver une plus grande sérénité vis à vis de certains autres usagers . . .

 

Et j'enrage toujours autant quand je pense, entre autre, aux jeunes permis dans de telles situations. Pour eux, les conséquences de circonstances analogues ont de fortes probabilités d'être fatales.

La faille était étroite. Un freinage et c'est le choc sur la calandre avec un possible rebond dans le précipice, un coup de guidon d'évitement et c'est le plongeon fatal.


Je pense que seul  l'instinct et l'expérience permettent de trouver une parade qui n'est qu'un réflexe car l'instant est trop court pour penser et gérer la réaction.

Partager cet article
Repost0
23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 07:18

Au mois d'aout, j'ai eu le plaisir d'offrir une dizaine de jours de vacances particulières à mon neveu Maxime.

Ce jeune de 14 ans vit une période difficile. En plus de l'adolescence, il est sourd et la gestion de ce handicap ne favorise pas cette ère de mutation pas toujours évidente, ni pour l'intéressé, ni pour son entourage.

 

Il y a quelques années, j'emmenais régulièrement sa grande sœur Manon qui était devenue la mascotte de nos petits groupes au Mans ou à Magny-Cours. Sourde, elle aussi, elle venait de subir des moments particulièrement douloureux et chacun, dans son entourage, tentait de l'aider à retrouver le goût à une vie plus sereine. En ce qui me concerne, "le Tonton-Barjot" ou "Tonton-moto", propose la découverte de notre environnement si particulier, le vécu d'un certain esprit d'entraide, de partage et d'amitié dans la bonne humeur. D'ailleurs, tous mes potes ont vraiment réagi très positivement et ont accueilli ma Super-Manon avec chaleur et ,surtout, sans pitié déplacée. Je les remercie encore ici, comme je remercie les équipes du Bol d'or Classic ou des 24 heures du Mans qui l'ont reçue dans leurs stands à sa plus grande joie, mais aussi à son grand étonnement.


Manon2



Manon au départ de sa première sortie pour les 24 heures du Mans.
Elle a l'air heureuse la petite ! ! !

 








Maxime est donc envieux des voyages moto de sa sœur, et sa fin d'année scolaire est inquiétante. Les sautes d'humeur s'enchainent avec des âneries de tous genres dont certaines pourraient devenir lourdes de conséquences. Les parents, au front chaque jour, perdent peu à peu leur patience. Je leur propose donc de leur donner un peu d'air au cours de l'été tout en offrant à Maxime quelques jours de dépaysement, de détente et, pourquoi pas, de quelques mises au point . . .

 

Cette perspective est rapidement adoptée. Les parents et grands parents n'ont plus les doutes sécuritaires rencontrés pour la première expérience avec Manon. Si les risques existent, mes centaines de milliers de kilomètres en moto par tous les temps sans autre pépins que quelques banales chutes à l'arrêt plaident en ma faveur. Maxime, bien sûr, est loin d'être réticent. Cela fait des années qu'il me réclame autre chose que des ronds sur un parking ou une petite balade ponctuelle comme pour son anniversaire de 12 ans dans le Périgord.

 

Au départ, j'envisage d'aller le chercher en région parisienne où il réside. Deux facteurs me font repousser cette idée. D'une part, je dois lui faire essayer de l'équipement et je ne peux pas tout transporter (particulièrement pour les tailles de casques). De plus, un long périple de plus de 500 km n'est pas vraiment adapté pour une première sortie. Ses parents le mettent donc dans le train et je vais le chercher à Clermont Ferrand en voiture avec Serge et Brigitte qui sont passé me voir pour quelques jours.

 

La première vision de ce grand gaillard sur le quai de la gare me touche énormément. Il respire la joie et le plaisir de venir s'encanailler avec le vieux tonton ! ! !

 

Les deux premiers jours, nous découvrons l'environnement proche. Une excellente occasion d'ouvrir l'esprit à la géographie, l'histoire, la géologie, la nature ou les techniques, en particulier des différents types de barrages, des notions de bassin hydrographique, de production d'électricité, etc . . .

Nous avons aussi nos premiers accrochages. Le marché entre nous est clair. Si il est en vacances, je le suis aussi et si j'ai envie de l'aider, je ne suis pas enclin à me laisser marcher sur les pieds. Nous avons édicté une règle commune de nous dire ce qui ne va pas afin de ne pas augmenter les risques d'une communication pas toujours facile (le choc de génération agrémenté de la surdité). Après une crise plus aigüe Maxime semble comprendre et accepter que les remontrances ne sont pas faites simplement pour le plaisir mais essentiellement pour l'aider à prendre conscience des conséquences de ses attitudes, de la perception des autres.

A partir de là, la relation à évoluée très favorablement et il m'a grandement impressionné par ses capacités d'acceptation, de compréhension et d'analyse. Il évolue du silence obtus ou de la colère vers des discussions plus positives où il hésite de moins en moins à s'expliquer et même à défendre son point de vue.

 

Son attitude en moto est convaincante, et sa soif de découverte est un réel plaisir. Nous élargissons nos boucles et écumons les massifs montagneux environnants. Il fait maintenant corps avec la machine. Non seulement il n'a plus l'appréhension des prises d'angle, mais il jubile dans les enchainements de virages. De plus, nous avons la chance de bénéficier d'une météo exceptionnelle et les escapades en montagne sont un régal, tant pour la fraicheur que pour le spectacle de ces sites grandioses.

 

Il est donc temps maintenant de lui soumettre une vraie balade moto, une sortie d'homme. Le soir, je lui propose un objectif pour le lendemain. Aller voir le viaduc de Millau et revenir diner à Saint Flour avec une de mes sœur et ses filles (donc ses cousines) qui sont en vacances dans la région. A la vue du tracé sur la carte, je perçois un mélange d'appréhension et d'excitation. Le périple est long et il redoute la fatigue, mais la perspective du challenge et des endroits à découvrir sont très motivants. Je le rassure. Nous partirons de bonne heure afin de pouvoir s'arrêter régulièrement et ne pas trop endurer des chaleurs qui s'annoncent importantes.

 

Après un bon petit déjeuner - il aime ça le père Max le pain perdu tout chaud, crémeux et croustillant - nous voilà parti vers Aurillac. Premier arrêt après Mauriac pour admirer la magnifique cascade de Salins. La seconde pause interpelle Maxime. Lorsque je m'arrête sur le parking de Décathlon à Aurillac il me demande ce que nous allons faire. Quand je lui dit que nous allons lui chercher des lunettes de soleil il est aux anges. Eh oui Max, si le tonton sait être incisif, il peut aussi remarquer ta gène avec le soleil et anticiper cette longue journée particulièrement lumineuse ! ! !

 maxime2









Le frimeur joue au play-boy avec ses nouvelles lunettes !

 










La courte halte suivante est consacrée à admirer Montsalvy. Ensuite, la route qui plonge vers les gorges du Lot nous offre des points de vue magnifiques sur toute la région. Mon jeune passager exulte de ravissement devant ces grandioses spectacles et son enthousiasme fait plaisir à voir. Il me tape régulièrement sur l'épaule et me montre tous ces paysages qu'il découvre.

 

A Estaing, pause prolongée dans cet admirable village où nous nous abreuvons largement pour combattre les premières chaleurs. Ensuite, 2 ou 3 arrêts pour contempler quelques sites naturels ou historiques avant de pique niquer sous le viaduc de Millau. Une fois Maxime repus d'informations au travers de documents, vidéo et discussion, nous reprenons la route vers le plateau du Larzac. Le jeune voyageur est étonné de ce changement brutal d'environnement. La pauvre végétation de l'aride causse tranche brutalement avec les espaces de pâtures et de bois que nous avons traversé dans la matinée.

Nous amorçons le retour par l'autoroute pour un passage lent sur le viaduc afin que Max savoure cet instant, puis nous faisons une pause à l'aire de vision où le repos est agrémenté d'une glace bienvenue.

 

Les batteries du "gamin" (appellation chère à Serge) étant rechargées, nous redescendons sur Millau pour nous engouffrer dans les gorges du Tarn. A mi chemin, la chaleur s'ajoutant à la fatigue nous décidons d'aller retrouver l'autoroute pour Saint Flour. Lors d'une pause à un belvédère, et contrairement à ses habitudes, Maxime est sans voix et ausculte cet environnement sublime. Les points multicolores déambulant sur la rivière qui s'écoule en contrebas sont les canoës croisés auparavant. Un hélicoptère survole la crête opposée sans que le bruit nous parvienne. En le suivant du regard, nous nous délectons de cette impressionnante faille dans la roche creusée par les millénaires, de cette pierre érodée dont certain blocs monumentaux semblent en équilibre instable. Après ces quelques instants de silence simplement troublés par quelques véhicules, Maxime m'apostrophe gravement : "Comment çà s'appelle ici ?" je suis étonné de son ton, lui rappelle le nom et lui demande le pourquoi de cette question. La réponse, bien que simple, me procure une grande joie : "Pour demander à Papa et Maman de venir ici pour des vacances !" Ceci vaut tous les remerciements possibles.

 

Une pause dans le Gévaudan nous permet de nous asperger copieusement d'eau fraiche pour mieux affronter chaleur et fatigue. C'est ensuite l'autoroute pour une nouvelle halte face à l'impressionnant viaduc de Garabit qui enjambe la Truyère déjà passée ce matin à Entraygues. Nous arrivons suffisamment tôt à Ruynes en Margeride pour que Maxime joue avec ses cousines. Ces dernières profiteront aussi de petits tours en moto dans les petits virolos aux alentours.

  P1040241


Nous repartons tard vers Bort et la température a fraichit. Maxime grelotte au passage du col d'Entremont et je m'arrête en contrebas pour qu'il se réchauffe. A Riom un café est encore ouvert, mais ne propose plus de boissons chaudes. Nous restons un bon moment dans la douce chaleur de la salle mais les derniers kilomètres sont tout de même difficiles. La fatigue s'abat sur les épaules de mon passager et j'use de toutes les combines pour éviter l'endormissement. A l'arrivée, ses seuls mots avant de se coucher sont : "Tonton, je suis épuisé". Il peut. Prés de 700 km essentiellement de petites routes et virolos ce n'est tout de même pas de la rigolade ! ! !

 

Les jours suivants, nous continuons à visiter la région. Fortuitement nous apprenons qu'une course de côte automobile se prépare pour le week-end prochain. Nous allons donc passer quelques heures dans le parc coureur le vendredi alors que les premiers compétiteurs commencent à affluer.

 

Le samedi est plus calme. Je préserve le petit homme pour le lendemain et la remontée sur Paris. Encore quelques petite routes, mais aussi un peu d'A20 pour abattre plus vite deux petites centaines de kilomètres. Lors d'une pause Maxime exprime son excitation à retrouver sa famille et particulièrement Manon dont il se sent probablement plus l'égal. Il est étonné puis fier lorsque je lui explique qu'il a fait plus de moto que sa grande sœur, et surtout dans des conditions plus contraignantes de par la nature des routes et l'endurance nécessaire à de longs parcours.

 

Plus de 2000 km ont tanné le cuir de ce jeune motard qui semble se souvenir de ses vacances. Il m'a envoyé une carte postale il y a quelques jours. Il me confirmait qu'il était à nouveau hospitalisé. Il repasse sur le billard pour changer son implant abimé après une chahut avec un copain ! ! !

 

J'espère vivement que cette expérience favorise son évolution et l'aide à surmonter les caps difficiles, et que cette publication soit la preuve de mes souhaits d'un joyeux Noël pour lui, ses soeurs et ses parents !

PS à Maxime : Un large extrait de ton diaporama est visible à partir des albums photos ci-contre ou d'ici.

Partager cet article
Repost0
23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 04:34

Pour ce 101ème article, je vous souhaite un joyeux Noël avec de nombreuses photos. Quelques motos bien sûr, mais aussi de magnifiques paysages et de superbes demeures.

Cet automne, j'ai pu profiter de fabuleuses balades entre Auvergne et Limousin dans les méandres d'une nature somptueuse en pleine phase de mutation. Comme un de mes frère, Bruno, est venu passer quelques jours avec moi et qu'il est passionné de photo, je lui ai servi de guide et chauffeur. En contrepartie, il me laisse puiser quelques unes de ses vues que je vous offre à mon tour dans les deux albums accessibles ci-contre. Pour une fois je n'écrirais donc pas de trop ! ! !

 

Le premier est réalisé essentiellement en Auvergne (Puy de Dôme et Cantal).

 

 

Voir l'album de 118 photos.


La lumière n'est pas toujours très bonne mais, au grès des trouées nuageuses elle joue allègrement avec les reliefs et les couleurs chaudes de cette saison.

L'eau est souvent présente. Calme et miroitante dans les retenues et lacs, elle se déchaine dans de magnifiques cascades ou de tumultueux torrents. Elle se vaporise dans l'air, sous forme de timide arc en ciel ou de multitudes de limbes brumeuses s'échappant des forêts.

La terre nous offre des explosions de couleurs et de contrastes, des paysages grandioses, quelques vieille pierres magnifiquement agencées en châteaux.

Enfin, les premières neiges sur le Sancy et dans le Cézalier nous annonce déjà la prochaine saison.


A ce sujet, je vais tout de même vous raconter un gag :

 

Nous étions monté au col de la croix Saint Robert à la recherche de bonne lumière, mais nous étions en pleine bourrasque de neige et la route devint difficilement praticable. Dans la descente vers le Mont Dore, nous croisons périlleusement un engin de la DDE très large pour cette petite route. À sa hauteur, les occupants nous font moult signes pour que nous nous arrêtions, opération réalisée dés le croisement terminé.

Je descend de voiture et monte à la rencontre du responsable qui vient dans ma direction et qui commence à me dire :

"Nous venons de fermer le col . . ."

Je lui coupe la parole agressivement :

"Vous êtes bien des encu*** à la DDE"

Mon interlocuteur est sidéré, interloqué, et sous le bonnet la figure devient rouge. Je profite de cet instant de doute pour enfoncer le clou :

"Ne t'énerve pas Fifi, ce n'est que moi, et je blague"

Le visage marque la stupeur, l'incompréhension puis les yeux se remettent à pétiller, la bouche à former un sourire et la langue à s'agiter pour de piètres excuses qui n'ont vraiment pas lieu d'être :

"Patrice, je ne t'avais pas reconnu. Tu es toujours en moto, alors là, je ne pouvais pas penser à toi"

En effet, avec Philippe nous nous sommes déjà rencontré plusieurs fois grâce à une amie commune, Patricia une motarde Ardéchoise déjà largement présenté dans ce blog. Elle partage la moto avec,entre autre, André et moi, et l'escalade (roche et glace) avec Philippe.

Nous discutons donc quelques minutes, puis Philippe me laisse repartir en me demandant de bien refermer la barrière après mon passage.

Mon frère, resté dans la voiture est plié de rire. Il m'explique qu'au début il ne comprenait vraiment pas ce qui m'arrivait et se demandait pourquoi je semblais "péter les plombs".

 

 

Le second album est issue d'une virée à Collonges la Rouge,

 

Voir l'album de 65 photos.


magnifique village du sud de la Corrèze.
Quand j'étais plus jeune, je pensais que c'était une ville communiste ou un village ayant vécu un massacre majeur ! ! ! Enfin, maintenant c'est plus clair.
Outre quelques photos de cette ville, je vous propose des vues prises en chemin (Gorges de la Dordogne, Barrage de l'Aigle, abbaye d'Aubazines, . . .)

 

 

Enfin, je vous présente un troisième recueil de photos réalisées en septembre lors du festival de la moto à Vincennes. Une occasion de rencontrer quelques copains et de se faire de bonnes crises de rigolades avec Bertrand Sebileau dit "Fast'Sebil", Blanco et certains MJ Boys bien déjantés, mais aussi de dynamiques musiciens ! ! !

 

 

Voir l'album de 38 photos.


 

Dans ces photos, certaines sont particulièrement dédiées :

  • Un side pour les adeptes du Comanche et de l'ile de Man (ils se reconnaitront) ;

  • Une Moto Morini en pensant au valeureux (mais aussi malheureux en 2007 !) pilote du Moto Tour Arnaud Sajoux et à son équipe bien sympathique ;

  • Quelques Kawa spécialement destinées aux hommes verts . . . ! ! !

  • Différentes Bimota pour l'ami William ;

  • Une moto cloutée adaptée aux spécialistes d'hivernale (à méditer pour les Millevaches) ;

  • Et, pour les anciens nostalgiques comme moi, une kyrielle de bécanes du Continental Circus.

 

Si vous voulez récupérer certaines de ces photos dans leur format initial, n'hésitez pas à me le demander en commentaire avec votre mail. Je ne vous promet pas une réaction toujours rapide, mais je vous assure que ce sera fait.

 

En espérant que tout ceci vous fera passer d'agréables moments, passez de joyeuses fêtes.

Partager cet article
Repost0
22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 21:42

Après une longue absence sur le net, il est temps de reprendre le fil de ma vie motarde, et particulièrement à l'occasion de la tentative de renouveau de la concentration des Millevaches, 40 ans après sa création.

 

A la fin des années 60 et début des années 70, les "Millevaches" étaient aussi mythique que les "Éléphants", référence incontournable lors de mes jeunes années de motard, ou comme les "Pinguinos" actuellement.

 

Ce projet me tient à cœur à plusieurs titres :

  • J'y avait fait une trop brève incursion, probablement en 1974, mais un de nos potes de la bande de l'époque n'ayant pas voulu rester, nous sommes rapidement reparti ;

  • Résidant (de temps en temps) dans la région, j'ai eu le plaisir d'apporter un humble et ponctuel apport au comité d'organisation lors des premiers préparatifs ;

  • Enfin, voici une excellente occasion de se retrouver avec une joyeuse bande de compères dont certains vont pouvoir recevoir le baptême d'une hivernale.


5 copains sont disponibles et répondent favorablement à ce projet. Ils sont des habitués de ce blog et nous les retrouvons fréquemment dans mes chroniques. Jean-Marie (Blanco) d'Agen, Éric des Landes, Pascal de Bretagne, Ulrich de Manosque et André (DD07) d'Ardèche.

 

Jean-Marie arrive en début de semaine. En grand maître des Kawasaki, il est venu vérifier avec moi la qualité de ma nouvelle acquisition, un 1200 ZRX. Le mercredi nous allons donc en banlieue de Clermont-Ferrand et découvrons une machine qui nous séduit autant que son propriétaire nous met en confiance. Contrairement à nos prévisions, nous nous contentons de la démarrer et n'allons même pas l'essayer sur la route. Les transactions terminées, nous retournons sur Bort, Blanco profitant de la machine, mais aussi du crachin qui nous accompagne dans la tombée de la nuit . . .

 zrx





La kawasaki prend place aux côtés des 2 vénérables Yamaha qui totalisent à elles deux plus de 400 000 km.





 

Nous consacrons le jeudi aux approvisionnements, ce qui nous permet de remettre en route mon mulet "Div3". Cette vénérable machine âgée de prés de 7 ans dépasse allègrement les 300 000 kms et n'a pas roulé depuis 6 mois ! ! ! Un peu de poussette, des compléments d'huile, de liquide de frein et un peu d'air dans les pneus, la voilà repartie, toujours vaillante, même si ces réactions sont un tantinet déconcertantes par rapport à Div4, et particulièrement décevantes vis à vis du ZRX.

 

Nos emplettes nous conduisent à Riom-ès-montagnes dans une fromagerie où j'ai mes habitudes. Nous échangeons nos montures sur cette route diabolique que DD07 à renommer la R.A.B., Route A Bonheur, et débordons largement du simple ravitaillement pour se délecter de ces routes sèches et de ces enchainements fabuleux.

 

Il nous faut aussi préparer les repas. En effet, la maison de Bort est notre camp de base, nous y résiderons le vendredi soir et le dimanche soir et je ne veux pas être rivé en cuisine par la logistique, mais profiter de ces moments qui s'annoncent sous les meilleurs auspices. Jean-Marie salive devant l'élaboration d'un méga chou farci et goutte régulièrement les résultats. Il en profite aussi pour mes piquer mes combines lors des préparatifs d'un tarte Tatin dans une démarche qu'il trouve peu orthodoxe !

 

Le vendredi en fin de matinée nous reprenons nos montures pour aller à la rencontre de Pascal sur Limoges. Nous avons rendez-vous en début d'après midi à notre point de rencontre habituel, le "Mas Cerise" à Feytiat, et il doit nous appeler aux environs de Poitiers.

Nous nous arrêtons au relais motard de Meymac où nous découvrons que Pascal aura un peu de retard sur l'horaire prévu. Nous arrivons donc au point de rendez-vous en avance et commençons à manger quand le side Comanche vient se garer sous nos yeux. Nous faisons le point de l'avancement de l'équipe du sud-est. Ulrich a retrouvé André à Alès et ils se restaurent à Langogne. Nous convenons qu'il nous rappellent de Saint Flour afin de savoir si nous venons à leur rencontre, mais cela semble compromis.

 Ulrich-DD






La Versys de Dédé et le R1 d'Ulrich qui fait encore le fier sur la route de l'aller . . .

 




Blanco s'échappe rapidement avec le ZRX qu'il a décidé de tester, mais ce roadster n'a tout de même pas le comportement de son denier ZX19R, véritable avion de chasse. Peu après Bugeat, des gendarmes s'installent en bout d'une ligne droite. Heureusement que notre rythme soutenu nous a permis de passer avant l'installation complète du système de visée. Notre testeur de Kawasaki aurait eu beaucoup plus de problèmes que ses suiveurs ! ! !

 

Une rapide pause à Meymac nous permet de constater que de nombreux équipages motocyclistes commencent à arriver, avec une forte proportion de side-cars. Blanco est étonné de nous voir arriver sur ses talons alors qu'il pense avoir mené un train particulièrement rapide. En fait, j'ai coupé à travers le centre de Meymac alors qu'il suivait les panneaux et contournait la ville . . .

 

A Bort, le R1 de Ulrich et la Versys d'André sont sagement garés devant la maison. Nos compères nous attendent depuis une dizaine de minutes. Nous déchargeons les motos en provoquant une certaine animation dans ce quartier plutôt calme, au grand plaisir de mes quelques voisins prévenus de cette agitation ponctuelle.

 

Les retrouvailles se poursuivent autour d'un bon café qui réchauffe les corps, l'ambiance n'ayant aucun besoin d'être soutenue par de tels artifices. Il est ensuite temps de démarrer l'apéritif (avec les cakes aux olives d'Annie, épouse d'André – toujours un régal) et d'attendre Éric qui arrive des Landes en voiture puisqu'actuellement il n'a plus de moto.

 

Le chou farci semble particulièrement apprécié et Blanco est étonné du résultat de ma Tatin malgré la technique utilisée. Il faut dire que nous avions mis au point ces recette et procédure dans mon dernier restaurant avec Jacques, un autre motard connu à l'école hôtelière (cf. http://div19.over-blog.com/19-categorie-10354205.html)et que nous en avons concoctées quelques centaines de kilos.

Les délires vont bon train, et Blanco part dans un phantasme où chacun apporte des compléments de plus en plus cocasses. L'idée de base serait d'avoir un déambulateur dans le side, d'arriver à une terrasse de café par exemple, et de nous précipiter sur Dédé qui ne tiendrais pas sur ses jambes . . .Tenir l'équilibre de sa moto lors de son arrêt, l'assister pour descendre, le soutenir dans une marche désordonnée, lui faire prendre une tisane, l'aider à remonter sur la bécane et à prendre son élan et . . . le voir repartir avec sa vivacité légendaire . . .de quoi étonner le badaud ! ! ! en attendant, nous avions tous mal au ventre d'un fou rire qui s'amplifiait à chaque ajout.

 pascal-eric





Éric, toujours en chaleur (pour les Pinguinos il roulait avec seulement un T-shirt sous son blouson) donne un coup de main à Pascal pour sortir son P. L. ! ! !



 

Samedi matin nous préparons nos montures et Éric s'aperçoit qu'il a oublié de prendre son équipement . . . Heureusement, nous avons tous les deux une certaine taille mannequin et je possède suffisamment de tenues pour pouvoir l'équiper correctement. Même si nous n'avons pas des conditions climatiques dignes d'une hivernale, le fond de l'air est frais et nous tenons tous à un minimum de sécurité apportée par un équipement convenable. D'ailleurs, vu les conditions climatiques plutôt clémentes, Pascal me demande si nous pourrions trouver un endroit avec de la neige pour une séance photo. Je propose que dimanche nous allions vers le Mont Dore où nous pourrions manger et bénéficier d'un cocon blanc pour nos bécanes ! ! !

 

Je garde Div3 dont le comportement peu dérouter un pilote habitué à des motos plus modernes et moins usées. Éric enfourche Div4 et reste timide. Les réactions de la Diversion le change totalement de ses dernières Yamaha R1 et FJR dont les parties cycles et les puissances sont sans communes mesures !

  oural






Voici le type d'engin fréquemment rencontrés sur les hivernales. Celui-ci est particulièrement propre.

 



Arrivé à Meymac, nous allons chercher nos tickets, prendre la mesure de l'évènement au travers du nombre de personnes et des types de montures. Comme dans toutes hivernales, les sides sont largement représentés sous toutes ses formes, du Zeus à l'Oural en passant par diverses japonaises allemandes ou américaines. Autour d'un café Éric nous relate ses impressions quant à Div4. Dans toutes les courbes il avait tendance à redresser la machine qui se tortille allègrement lors de la mise sur l'angle. Je le rassure en lui expliquant qu'à mes début avec cette bécane j'avais les mêmes curieuses sensations. Maintenant je n'y fait plus vraiment attention, ayant pris une certaines habitude après plus de 500 000 km en Diversion. Actuellement, lorsque je ressens ce louvoiement, c'est qu'il est temps que je calme le jeu ! ! !

 

Nous repartons ensuite vers la commune de Millevaches distante d'une quinzaine de kilomètres et installons notre campement dans l'un des herbage à notre disposition. L'organisation semble aguerrie. De grandes tentes abrite une logistique impressionnante et nous testons rapidement le vin chaud car la température commence à baisser et un vent frisquet nous agresse régulièrement. Ulrich est tendu pour manœuvrer sa sportive dans l'herbe grasse d'un terrain non nivelé.

  groupe






Installation dans la bonne humeur générale.






 

Lorsque nous repartons faire nos courses, les tentes sont encore assez clairsemées, mais à notre retour en fin d'après midi c'est la crise du logement. Notre feu a disparu, et nos voisins sont maintenant très proches. Serrés comme ça nous devrions nous tenir chaud. Ce ne sera pas du luxe car nous sommes maintenant en négatif et la tombée de la nuit nous offre de vivifiantes bourrasques de vent du nord glacé, véhiculant un léger grésil. Le délicat saupoudrage blanc estompe la verdure de la prairie et s'agglutine autour des toiles. Nos néophytes des hivernales, André et Ulrich, bénéficient donc d'un baptême digne de ce nom.

  eric-ulric






Ulrich est écœuré par la résistance
au froid d'Éric.





 

Fatigués, j'accompagne Éric et nous sommes les premiers à nous coucher, bientôt suivi par Ulrich. La musique nous berce mais n'arrive pas à réchauffer suffisamment l'atmosphère. Les derniers viennent nous rejoindre vers 2 heures et la sono s'éteint à 4 heures.

 DD






Au cours de la nuit André se laisse pousser les cheveux . . . Annie le reconnaitrait-elle ?

 





Je me lève vers 6h00 et pense être le premier de notre groupe. Je discute avec les premiers "lève-tôt" et les fidèles officiants du bar dont Gillou, autour d'un café bienvenu. Bill, le grand maître du renouveau de la concentration des Millevaches nous rejoint rapidement. Nous dissertons sur cet événement qui dépasse très largement nos espoirs les plus fou. Lors de nos premières réunions, il y a un peu plus d'un an, nous pensions que la venue de 200 à 300 personnes serait une excellente base de relance de ce mythe. Ce matin, l'estimation est de 1 800 à 2 000 motos ! ! ! De plus tous les sondages que nous avons effectués concordent. Les participants apprécient cette manifestation et nombreux sont les plus anciens à savourer cette ambiance bon enfant des rassemblements libres organisés à l'époque par les M. C. P. (Moto Club Pirate, refusant toute affiliation). Ces propos sont d'ailleurs notre meilleur baromètre de réussite puisque nous tenions avant tout à respecter autant que possible l'esprit du créateur (néanmoins transposé dans notre époque qui impose de nombreuses nouvelles contraintes, entre autre déclaratives et juridiques).


J'en profite pour faire le point sur l'état de la route. Les premiers kilomètres sont scabreux mais la situation s'améliore ensuite. Par contre, il neigeotte sur Meymac.

 

Éric me rejoint, rapidement suivi de André qui cherche Ulrich. En fait, celui-ci était le premier debout, son semblant de sommeil vaincu par le froid. Pauvre Ulrich, il doit être maso. Et pourtant, en son temps, lors d'un passage à Nogaro, Blanco l'avait bien prévenu (cf. http://div19.over-blog.com/categorie-10158540.html). En 2007, il se trouve coincé entre les deux briscards que sont Dédé et moi même alors qu'il a tout juste 6 mois de permis. 3 jours de virolos à gogo entre Ardèche, Drôme et Ventoux avec le 600 Bandit, puis une semaine de Pyrénées en Yamaha R6. Ensuite, s'enchainent les épisodes, toujours de montagnes, Massif Central, Cévennes ou Alpes.

 

En fonction de l'état de la route, nous décidons d'attendre que la température remonte et surtout que la chaussée soit traitée. Nous laissons donc dormir Pascal, à mon grand étonnement car nous sommes souvent les deux premiers levés. Nous déambulons dans le campement quand le vent accroit sa force et nous amène de la neige. Je propose alors d'activer le départ avant que la situation ne devienne vraiment problématique. A partir du moment où Pascal a accepter de se lever et qu'il a bu son café, le pliage et le rangement sont mené tambour battant. D'un commun accord nous abandonnons l'idée d'une escapade au Mont Dore et rêvons déjà d'une douche bien chaude à la maison.

 

Avant de se mettre en route je préconise que nous laissions de larges espaces entre nous, autant pour éviter des réactions brutales en cas de chute de la moto précédente que pour laisser passer et s'intercaler les voitures qui n'ont pas nos contraintes d'équilibre. Certains d'entre nous rigolent lorsqu'ils entendent plusieurs participants s'exclamer en voyant Ulrich : "Celui-là il est gonflé avec sa sportive".

 

La légère pente du départ donne le ton et, malgré une déclivité faible, la relance des motos semble se faire à la godille. Tout de suite après, légère descente puis remontée tout en virages. L'allure est sénatoriale et les bottes fréquemment au sol. Même le side rencontre des difficultés pour tenir un cap constant. Un passage en sous bois, en ligne droite mais ponctué par une courbe nous annonce, par sa blancheur brillante, un passage ardu. Petit coup de warning et appels de stop, rétrogadage, et c'est partit pour l'instant de vérité. Je retrouve une sensation mainte fois éprouvée, celle d'avoir l'impression d'être sur un tapis volant. Je ne touche à rien, maintient juste un légère accélération, mais le flottement est quasi constant. Un poil d'angle, une pâle accélération ou un freinage timide auraient de fâcheuses conséquences sur un équilibre bien précaire. D'ailleurs, un motard vient de relever sa machine et bricole sur le bas côté.

 

En arrivant sur Meymac nous retrouvons la route de Limoges et la situation s'améliore. J'augmente gentiment le rythme car la chaussée est détrempée et les risques de verglas restent présents. Toutefois, je dois ralentir pour attendre mes suiveurs qui sont encore sous le coup de ces premiers kilomètres. J'apprécie d'ailleurs grandement cette attitude. Je précise souvent, surtout aux jeunes, que c'est à moi de les attendre et qu'en aucun cas ils ne doivent essayer de rouler au delà de leurs possibilités (réelles ou ressenties).

 

A Bort, tout le monde se détend et les motos sont rapidement déchargées et remisées au garage. Chacun échange sur ces conditions particulières et Ulrich est singulièrement satisfait d'avoir traversé cette nouvelle expérience concrétisant nos informations et conseils. Je m'attelle ensuite à préparer un repas, efficacement secondé par Blanco qui apprécie sûrement autant que moi de se plonger dans ces activités. D'ailleurs, je pense sournoisement qu'il en profite largement pour me piquer mes astuces. Les autres participent à leur niveau en gérant efficacement l'apéritif accompagné, entre autre de la saucisse d'Ardèche souvent présente dans les fontes d'André.

  blanco







Blanco à la manœuvre pendant que je tranche les tomates sous l'œil rigolard d'Ulrich.





Dans l'après midi, Éric nous abandonne pour retourner dans les Landes et la douce quiétude de la maison nous entraine inexorablement vers une sieste réparatrice. Seul Blanco reste fidèle au match de rugby. Revigorés, nous nous retrouvons plein d'entrain autour de la traditionnelle truffade. Histoires, chahuts et délires animent joyeusement cette soirée.

 

Lundi matin, je suis debout à 5 heure pour constater de timides chutes de neige qui blanchissent les véhicules mais pas le sol. A 6H30 c'est une tempête et je deviens inquiet pour les retours prévus ce matin vers le sud-est et la Bretagne. Lorsque les autres se lèvent les nuages laissent apercevoir quelques trouées bleues, mais la température reste négative.

 

Les sudistes mettront plus de 2 heure pour rallier Saint Flour (1 heure en temps normal et parfois beaucoup moins – n'est-pas Dédé et Carlo ! ! !). Pascal, qui avait hésité à suivre mon conseil de prendre l'autoroute par Brives et Limoges, ne regrette pas cet itinéraire. Les conditions étaient tellement mauvaises qu'il se faisait doubler par certains camions. Les projections de ces derniers gelaient au fur et à mesure sur lui. Il mettra 3 heures de plus que prévu.

  comanche ulrich-neige

Le Comanche est déjà en tenue camouflage au départ. Quant aux sudistes, ils se préparent un joyeux moment dans la montée du col d'Entremont entre Riom et Murat.

 

Quant à Blanco, il retourne sur Agen le mardi avec aussi de mauvaises conditions. Mais ce faux-frère était en voiture . . .

 

  

PS 1 :

Un très grand merci à tous ceux qui se sont investit dans ce projet et pour son excellente réalisation.


Pour un coup d'essai, ce fut un coup de maître.


Fédérer les bonnes volontés de plusieurs moto-club régionaux (particulièrement Meymac) sans utiliser ces structures pour coller au plus prés à l'esprit de l'époque d'un rassemblement libre était déjà une gageure.


Réagir, dans les dernières semaines et jours, à la recrudescence des inscriptions a nécessité un engagement fort pour négocier de nouveaux terrains, élaborer la logistique ou remettre en cause les choix initiaux (convoi de Meymac à Millevaches par exemple). Le cap des 500 était déjà bien au delà des premières perspectives, mais il fut vite évincé par le cap des 1 000 suivi d'une réalité estimée entre 1 800 et 2 000 motards.


Bravo à vous tous, et maintenant que "LES MILLEVACHES" est ressuscitée,  VIVE LES MILLEVACHES.


PS 2 :
Album photo accessible ci-contre et lien vers vidéo FR3 :

http://www.dailymotion.com/video/xbiib1_millevaches-2009-concentr-motos-rep_auto

Partager cet article
Repost0
5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 04:48

Avis à la population.

 

Dans sa grande mansuétude, Orange à totalement supprimé mon adresse internet.

Non seulement je me suis retrouvé sans boite mail, mais j'ai aussi perdu la quasi totalité de mon carnet d'adresse (pas de sauvegarde récente et changement de PC. La loi de l'emme******* maximum).

 

Pour ceux qui désirent garder le contact, il suffit d'inverser les paramètres de l'ancien mail pour avoir la nouvelle adresse soit, pour la structure :

 

alt****-p@orange.fr

 

Vos messages me permettront de reconstituer un nouveau répertoire.

 

Merci et bon week-end à tous.

Partager cet article
Repost0
19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 17:42

Samedi matin, la météo est capricieuse à Metz et les perspectives annoncent une amélioration seulement pour le lendemain. Nous décidons donc de partir avec la voiture de Serge pour les Vosges.

 

Malgré une pluie fine, nous tentons de faire du tourisme et allons admirer les cascades de Tendon , la petite et la grande, mais ces arrêts sont furtifs car copieusement arrosés.

 

















La petite et la grande cascade de Tendon.





Pour notre arrivée sur le site de la montée impossible, au dessus de La Bresse, les précipitations se calment et nous pouvons commencer à découvrir les premières machines arrivant pour les contrôles techniques et administratifs. L'accalmie est fugace et une violente averse nous pousse à retourner à l'abri de la voiture pour une petite heure.

 

La fin de l'après midi est tout de même plus favorable. Quelques tâches de soleil parviennent à se faufiler entre des nuages menaçants qui ont la bonne idée de nous abreuver que des résidus d'averses pendant que le principal se déverse sur la vallée. Nous passons ainsi plus de 3 heures à découvrir le paddock et profiter du passage des machines au contrôle technique.

 

Les solutions choisies pour ces monstres mécaniques sont multiples et parfois étonnantes. Les longueurs de bras oscillants différent énormément. Pour les architectures moteurs l'imagination est au pouvoir. Les bloc quasiment standards cohabitent avec les duos moteurs, les 4 cylindres tronqués ou les moulins suralimentés ! ! ! En ce qui concerne les pneus, deux grandes tendances s'affrontent, les enveloppes relativement fines à écopes (résultat de l'école américaine) ou les énormes boudins plus ou moins agrémentés de boulons, le tout à de plus ou moins faibles pressions.

 














Bras oscillant de longueurs bien différentes ! Notez les basses pressions des pneus, et la sympathique équipe du contrôle technique qui prodigue recommandations et conseils avec calme et sourire.














Double bloc Honda ou moteur de GSXR tronqué à 3 cylindres. Le boulon en bout de vilebrequin sert d'entrainement au démarreur externe.















Larges pneus joliment habillés de boulons ou fines roues à écopes, tout est à la carte . . .















A tous les niveaux, les styles diffèrent mais l'objectif est le même : arriver en haut de l'impressionnante montée !

Nous devions rencontrer un des participant, contact transmis par mon ami Jean-Marie, mais il n'était pas passé au contrôle à 19H00 lorsque nous décidons de repartir vers le "camp de base". Sur place, vu la température de 12° et l'humidité ambiante, nous finissons par abandonner l'idée d'un pique nique et nous rabattons sur un restaurant local dont la perspective de plats régionaux et de la chaleur d'une salle nous semble plus appropriés.

 

La Flammenküche est excellente, et les Toffoyes (pommes de terre à l'étouffée, saucisse fumée, échine et salade verte) sont aussi savoureuses que roboratives. Nous négocions d'ailleurs avec nos charmantes hotesses pour une promenade digestive avant de venir prendre le dessert (fabuleuse tarte aux myrtilles) et le café. Non seulement elles acceptent avec le sourire, mais elles nous font l'honneur d'une grande confiance en nous proposant de régler la totalité à notre retour. En final, le patron, Christian Poirot, ancien international de ski nordique, nous offre la possibilité de planter notre tente sur son terrain nettement plus accueillant que le marigot voisin !

 

Les coordonnées :

Le Montagnard - Col de grosse pierre - 88250 La Bresse - 03.29.25.52.93

 

L'ambiance environnante plutôt chaude, à l'inverse du thermomètre qui marque maintenant 9°, ne pénalise pas l'endormissement. Vers 3heure, je suis réveillé par les cris et la musique d'un groupe de jeunes voisins venants de la Meuse. Leur état plus qu'euphorique a du leur faire confondre l'environnement de gîtes, d'hôtel et de tentes avec une boite de nuit du Niagara. En effet, les averses se succèdent fréquemment. Je profite d'une accalmie pour me lever et découvre qu'en réalité il pleut en permanence, le crachin prenant en permanence le relais des fortes ondées. Serge me rejoint dans la voiture vers 5 heures, trempé. L'eau a pénétré sous la tente et ses affaires sont mouillées. A 7 heures, la situation n'a pas évoluée. Comme il n'est pas question que Serge prenne des risques inconsidérés avec sa santé, nous décidons de rentrer.

 















Le départ se réalise au pied d'un première côte déjà prononcée qui se termine généralement par de magnifiques sauts. Aprés un plat qui permet de redonner de l'élan, la seconde partie, très escarpées se termine par un véritable mur ! ! !

Sur cette vidéo, vous vous ferez une bonne idée du défi :

http://www.youtube.com/watch?v=wZ4H4wApoko

Nous nous consolons de cet abandon avec la retransmission du magnifique motoGP d'allemagne et pensons à tous ces efforts du MC La Bressaude suspendus aux caprices de la météo.

 

Nous n'avons pas été gâtés par les éléments dans nos aventures Vosgiennes cette année. Mais j'ai la ferme intention d'être de retour dans cette magnifique région pour les vingtièmes, tant de la course de côte d'ancienne de Galshein que pour la Montée Impossible de La Bresse.

 

Partager cet article
Repost0
16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 18:13

 

J'ai quelques passages de rédaction de ma vie motardesque en retard, mais je vais tout de même faire une impasse sur le suivi chronologique de ces moments. En effet, l'ami Serge de Metz m'avait concocté un programme pour ce dernier week-end qui s'est révélé fantastique.

 

Nous partons donc samedi matin de bonne heure en direction des Vosges, et plus exactement de Gashney-Mulbach (68) au dessus de Munster. Il s'y déroule des courses de côtes de motos anciennes réunissant de nombreux pilotes et machines Allemands, Suisses et Français. Il s'agit d'ailleurs de manches des championnats nationaux Suisses et Français.

 

Dés notre arrivée au paddock qui occupe toute la station de ski, nous partons à la découverte de toutes ces merveilleuses machines en cours de préparation pour les essais de l'après midi. Si les contacts ne sont pas toujours évidents du fait de la langue, nous partageons toutefois de bons moments avec nombre de participants, et particulièrement avec le concepteur-réalisateur d'une moto diesel. Ce dernier est apostrophé par Serge qui utilise une terminologie perçue négativement : "C'est toi qui a bricolé ça ?". Une fois la notion de bricolage évacuée, nous découvrons les contraintes rencontrées spécialement au cours de l'homologation qui s'avère bien différente de celle de nos voisins Allemands. Il est bizarre de découvrir qu'un véhicule artisanal peut être très simplement homologué chez nos voisins Européens et donc rouler en toute légalité chez nous alors que la procédure Française est singulièrement sournoise, pour ne pas dire quasi-impossible, à moins d'une dose certaine de patience, de compromis et de "servilité" . . . !

 








Tout de même mieux que du "bricolage" cette moto au moteur de Peugeot 405 HDI !







C'est ensuite les premières séances d'essais libres puis chronométrées. Nous parcourons la partie haute du circuit et profitons du spectacle que nous donne ces machines et pilotes. La vue, l'ouïe, l'odorat nous transportent dans nos plus jeunes années !

 

Le temps est magnifique et nous pouvons faire de nombreuses photos. En fin d'après midi, nous installons notre tente au milieu de toute ces merveilleuses machines

 

Pour la soirée, le Nouveau Moto Club de Munster nous offre un sympathique concert de rock et nous propose des moyens bien locaux pour nous sustenter (en particulier la Flammenkuche flambée ou la saucisse blanche ! ).

 






Le paddock dort encore, le silence est profond et les machines encore plus magnifiques sous cette lumière fantasmagorique.




Le lever au petit matin nous gratifie d'un spectacle somptueux. Tout le ciel est rouge à l'est et l'ambiance du paddock encore endormi est fantasmagorique. Les rencontre s'accentuent avec les réveils. Un couple de Suisses adeptes, comme nous du TT de l'ile de Man, un pilote Allemand dont le chien vient nous quémander un bout de saucisson, et surtout, surtout, la découverte d'un Monsieur de nos jeunes années, Alain Genoud. Il reste néanmoins très accessible, souriant et passionné. Je le remercie du rêve qu'il nous a procuré et de la passion qu'il nous a communiquée avec bien d'autre pilotes. Il se prête d'autant plus au jeu des photos que nous lui expliquons que nous voulons en profiter pour faire rager quelques amis Kawasakistes ! ! !

 






Alain Genoud se plie fort gentiment à cette séance photo où il pose entre Serge et moi.

Le sourire, c'est en pensant aux Pascal, Jean-marie et consorts, fous de Kawa . . .






Quelque averses se succèdent mais n'entament pas la bonne humeur générale. Les discussions vont bon train avec les commissaires, particulièrement lorsqu'ils découvrent que je suis l'auteur d'un article paru dans le courrier des lecteurs de Moto-Journal (cf.
http://div19.over-blog.com/2-categorie-10354205.html ).

 

Nous terminons ces séances sur la ligne de départ. Ici aussi l'ambiance est radieuse. Les organisateurs, les commissaires, le commentateur Breton, tous sont très attentionnés à leurs différentes missions mais ne dédaignent pas quelques échanges de bons mots, de blagues et de rires dans les moments d'attente.

 

 

Merci encore à toi Sergio pour avoir pensé à ce fabuleux week-end, et au NMC Munster pour la parfaite organisation et la bonne humeur de tous !

 

En plus des 3 albums photos ci contre dont j'ai essayé de vous documenter celui des départs (à l'aide du programme tout de même !), je vous propose aussi quelques vidéos. Bien que d'une qualité moyenne (prises avec mon modeste appareil et mes encore plus modestes capacités), ces vues vous permettront de mieux vivre ces moments. En plus des bruits caractéristiques, si vous sucez un bonbon des Vosges et faites bruler une coupelle d'huile de ricin, presque tous vos sens seront dans l'environnement ! ! !

 

Rendez-vous l'année prochaine, les 10 et 11 juillet 2010 pour la vingtième édition ! ! !

Je me demande d'ailleurs si je ne vais pas organiser un périple Vosgien à cette occasion.


PS aux compétiteurs : 
Si vous désirez obtenir les photos originales, laissez les numéros des photos ainsi que votre mail dans les commentaires.
Ce sera un plaisir pour moi de vous les transmettre.

Départ des sides du sommet du Gaschney

 

 

 

Un side dans la montée

 

 

Départ d'une série de solos.
 

 


Descente des sides.


 

Partager cet article
Repost0
28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 19:06

 

En ces temps de grandes migrations, nous serons beaucoup à enfourcher nos montures pour découvrir de nouvelles régions et profiter de la douceur de l'été.

 

Une des principales difficultés réside dans le chargement de la moto. En effet la capacité d'emport sur nos engins est réduite et le cassement de tête devient encore plus ardu pour un départ en duo.

 

Dans cette optique, je recherche toujours des solutions pour minimiser le volume sans trop pénaliser le confort pendant mon voyage, et depuis quelques années je recours à l'utilisation systématique des micro-fibres, et sous différentes formes :

 

La SERVIETTE DE TOILETTE est souvent un élément embarrassant, surtout si l'on désire conserver une surface importante d'essuyage. L'utilisation de cette matière permet de réduire considérablement l'encombrement tout en offrant un confort acceptable même si les sensations ne sont pas celles d'une bien douce bouclette ! ! !

 

Je complète cet élément par un carré de micro-fibre qui me sert autant de gant de toilette que de moyen d'épongeage du corps avant séchage. En effet, ces matières évacuent rapidement l'humidité mais ainsi la serviette est peu mouillée. Les risques d'odeurs désagréables engendrées par une mauvaise évaporation avant rangement sont limités d'autant, surtout lorsque l'on a peu de temps pour le séchage.

 

Un second carré de ces micro-fibres est aussi toujours présent dans le top case ou sous la selle. Il me permet d'essuyer la selle après une averse ou une rosée, mais aussi d'être un véritable "produit de beauté" pour ma monture. En effet, cette matière est particulièrement efficace pour entretenir la carrosserie. Ainsi, après une bonne rosée, les insectes et autres saletés sont rapidement et simplement éliminés. En plus d'être hydrophiles, cette matière absorbe bien les corps gras.

 

De plus, cette technique présente l'avantage d'être doublement écologique puisque cette matière est issue du recyclage de plastiques (bouteilles) et qu'elle évite l'emploi outrancier de produits lessiviels ou chimiques.

 

Ces éléments sont ensuite simplement lavés en machine, mais ils supportent mal le sèche linge !

 

 

Enfin, dans l'esprit gain de place, j'emporte toujours une housse de couchage. En prenant une place très réduite dans le paquetage, elle me permet de dormir au propre dans toutes les conditions et évite de salir des draps pour une ou deux nuits lorsque je fais des visites itinérantes.

 

Je trouve ces serviettes et housses de couchage dans les magasins de sport et particulièrement chez Décathlon (http://www.tribord.com/FR/kingcham-28017127/ pour les serviettes et http://fr.decathlon.com/accessoires-sacs-de-couchage_randonnee.htm pour les "draps de soie carrés ou sarco.)

En ce qui concerne les carrés de micro-fibres, nous les trouvons maintenant dans la plupart des magasins au rayon ménage.

En souhaitant favoriser ainsi vos chargements, bonnes vacances . . .


Le drap de bain déplié (130 * 80 cm) et à côté, le drap roulé (18 cm, diam. 8 cm) et, dans le mini sac gris, la housse de couchage de dimension proche. 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de Patrice ou Div19
  • : Mes grandes virées en moto, dans la bonne humeur partagée entre amis.
  • Contact

Pages