22 décembre ;
Div4 est prête pour son mini tour de France de fin d'année et, après un épisode fortement neigeux, la météo redevient relativement clémente. Quelques risques d'ondées sont prévu et je pense que les routes sont maintenant suffisamment dégagées.
Je pars donc relativement serein de Bort. Les premiers kilomètres vers Ussel décide de mon itinéraire vers Limoges. Les traces de neige sont largement estompées et j'abandonne l'option autoroute via Brives pour emprunter la D979. Entre Meymac et Bugeat le blanc des bas côtés mordent encore sur la chaussée, calmant toute velléité. A allure modérée j'ausculte l'asphalte à la recherche d'éventuels scintillement annonçant du verglas. Je ne perçoit que deux tentatives de dérives et, rapidement, la route devient plus sécurisante avec la perte d'altitude pour redevenir parfois séchante.
Lors de ma traditionnelle pause à Feytiat (café-plein d'essence) il bruine et j'hésite à enfiler la tenue de pluie. Comme je suis bien équipé, je ne m'attarde pas et fait confiance aux annonces de régimes d'averse. Même si cela se renouvelle j'aurais le temps de sécher entre deux rincées. A la sortie de Limoges la pluie redouble, assortie des projections d'un trafic dense. Je recherche donc un endroit abrité pour me vêtir de la tenue idoine. Ne trouvant pas rapidement je décide de m'arrêter à Bellac dans un routier tenu par des anglais fort sympathiques. Malheureusement il est fermé et je continue ma route sans trouver rapidement de nouvelles occasions. Les manchons protègent bien les gants, mais l'eau finit par ruisseler dans les manchettes et s'immiscer dans le pantalon. Il n'est donc plus temps de s'arrêter, mais de souhaiter un arrêt des hostilités pour commencer à sécher. En fait, soit j'ai mal interprété la météo, soit l'averse m'a poursuivie, mais la pluie n'a pas discontinué jusqu'àprès Poitiers, finissant par traverser aussi les manches de la veste. J'arrive chez mon frère Bruno (le réalisateur des photos d'automne) trempé et ma tenue est contente de trouver une cheminée en pleine activité.
Je passe une journée à Lencloitre à chahuter avec mes neveux. Ce tonton barjot n'est vraiment plus au fait du contexte des jeunes. La période de Noël est déjà suffisamment excitante pour eux pour ne pas en rajouter. Je me rattrape un petit peu en leur donnant des conseils pratiques de cuisine, particulièrement à Charles toujours avide de mes combines et astuces culinaires.
Le 24, je repousse mon départ en milieu de matinée du fait des températures négatives et des sols détrempés. Les risques de verglas sont important et me conduisent à retrouver l'autoroute à Châtellerault en direction de Paris. La tenue pluie enfilée dés le départ retarde correctement l'emprise du froid par sa fonction coupe vent. Je l'apprécie encore plus au niveau de Tours quand je retrouve la pluie. Le trafic est très fluide et je m'offre une séance photo (de face ! ! !) organisée par une voiture banalisée connectée à un "hibou". Au niveau de Rambouillet, le froid s'accentue et la blancheur environnante me pousse à la prudence, surtout sur les petites routes qui me conduisent vers Aubergenville (78). Une séance de slalom entre les plaques de glace et de neige durcies me pousse chez un autre frère (le père de Maxime, super passager de cet été). Je voulais faire une visite éclair et mon vœux se réalise d'autant plus qu'il n'y a personne. Je rejoins donc mon fils à Saint Leu (95) avec lequel je dois réveillonner.
Cette soirée est particulièrement agréable. Je fais la connaissance de sa belle mère accompagnée de son compagnon qui se trouve être un motard Bourguignon. Enfin, quand je dis motard, un possesseur de R1 qui voit surtout le soleil ! ! ! Cette espiègle (et facile) réflexion vous donne une idée de la soirée. Détendue; joyeusement animée et agréablement dotée d'un sobre et néanmoins fin et excellent repas. J'ai légèrement officié en cuisine (ah, cette sauce Madère aux truffes a bien plu) pour aider Christelle et Cyril dans la réalisation de leurs préparatifs. Quel plaisir de vivre ces moments simples mais inoubliables. Le jour de Noël est très calme hormis une rapide incursion dans une réunion familiale plus large (je suis, entre autre, l'ainé de sept enfants).
Le 26, je repars pour ma plus petite étape. Je retrouve mon frère à Bazemont (78) et sa petite famille dont ses deux enfants Manon et Maxime fidèles passagers de leur Tonton dans des balades mémorables. Deux jours plus tard un nouveau saut de puce me fait traverser la région parisienne d'ouest en est pour retrouver Jacques dans le 77.
Les perspectives météo étant humides, et mes pneus présentant des côtés relativement "slicks", j'en profite pour faire un saut chez Dafy à Meaux après réservation téléphonique des nouvelles chaussettes de Div4. Cette opération donne lieu à une embrouille malencontreuse avec Rémy l'associé mécano engendrée par une mauvaise évaluation de nos propos réciproques. Heureusement, tout rentre rapidement dans l'ordre et mes deux pneus neufs sont montés. Je tiens à renouveler ici mes remerciements envers Rémy qui a su dépasser le blocage initial, accepter mes explications et assumer sa mission. Le 30 il est temps de partir pour Metz. C'est presque le printemps. Les températures remontent jusqu'à 10-12° et les routes sont séchantes.
Un arrêt café peu après Chalons en Champagne me fait découvrir un motard bien sympathique. Le premier contact est
brutal. A l'annonce de sa monture qui est une Gold Wing, je chambre immédiatement et il rentre tout aussi instantanément dans le jeu. Outre cette bonne ambiance, le café s'avère délicieux,
superbement servi et d'un rapport qualité/prix exceptionnel. La carte du restaurant laisse augurer d'autres plaisirs. Je n'ai pas le temps de m'attarder, mais je repasserais par là !
Je vous conseille vivement cet établissement "Aux Armes de Champagne" – 31 Avenue du Luxembourg – 51460 L'EPINE – 03.26.69.30.30 – http://www.aux-armes-de-champagne.com).
Face aux "Armes de Champagne" se dresse cette magnifique basilique qui
semble incongrue dans ce village tapi au sein de la Champagne.
Un bon point de repère !
Dommage que la luminosité de ce jour ne soit pas meilleure pour mettre en valeur cet édifice.
J'arrive à Metz en tout début d'après midi. Brigitte, Serge et leur fille Amandine m'attendait pour manger. Délicate attention, surtout d'Amandine qui m'a surnommé Père Taquin. On se demande bien
pourquoi ! ! !
Le réveillon se déroule bien calmement à quatre. Cette année je n'ai pas eu le droit de passer en cuisine et cela me fait tout drôle. Bon, nous n'étions pas pour autant maltraités. Avec Brigitte ET Serge aux commandes l'on ne risque pas de manquer ni d'être déçus.
Les conditions météo étant en forte dégradation, les motos restent au garage et nous en profitons pour faire quelques balades pédestres. Nous surveillons la prise en glace de certains bras de la Moselle et mon appréhension quant à mon retour croit de manière proportionnelle. Le 4 janvier j'envisage un départ le 7 dans une fenêtre météo qui semble plus favorable (plutôt moins pire d'ailleurs ! ! !). Dés le lendemain l'évolution rapide remet en cause cette option. Nous surveillons avec acuité les variations des prévisions mais il me semble inconscient de tenter un retour dans ces conditions. Outre les accumulations de neige et/ou de verglas en fonction des régions à traverser, il faut aussi tenir compte du temps nécessaire pour un tel périple dans ces conditions. Le froid et la tension nécessite des arrêts plus nombreux et plus long pour éviter engourdissement et perte d'attention. Dans ces conditions et à cette époque cela implique de la route de nuit ce qui augmente encore les risques.
En fin de semaine il devient évident que je ne peux pas assurer mon rendez-vous du 13 janvier qui est incontournable. Brigitte me propose la voiture de son Papa récemment décédé et j'adopte l'idée. Avec Serge nous nous occupons de la remettre en route, faisons monter 2 pneus neufs et changeons 2 sphères (amortisseurs Citroën).
Ce lundi, nous avons profité d'un léger redoux pour aller dessaler Div4 avant de la remiser. Certaines stations de lavage fonctionnaient mais l'accès était ardu sans pneus cloutés ! ! !
Voilà, il y a quelques jours je charriais les copains de cet été contraints de se déplacer en voiture et me voilà
"caisseux" à mon tour, abandonnant lâchement Div4 qui, elle, a toujours répondu présent.
(cf. http://div19.over-blog.com/article-6000-bornes-en-2-semaines-et-beaucoup-de-plaisir-42681663.html)
Demain matin ma trahison sera consommée, mais je reviendrais rapidement. En attendant, si l'état des
routes le permet, il me reste 2 bécanes à la maison pour ne pas perdre la main ! ! !
PS : Aujourd'hui j'ai refait le stock de feuilletage pour Serge. J'en ai profité pour inventer une nouvelle recette de galette car Serge n'apprécie pas trop la frangipane. Une crème au chocolat à 70% de cacao avec beurre, œufs, sucre et noix de coco. Par dessus, un lit de pommes caramélisées. Trop top ! ! !





























