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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 09:50

 

Comme annoncé dans mon précédent article (cf. 24 Heures du Mans 2009. ),
et après mûre réflexion, voici l'état de mes sombres sentiments
quant à la situation des commissaires de piste au Mans :

Depuis de nombreuses années, je hante de multiples circuits, petits et grands, pour des manifestations locales ou internationales.


A plusieurs reprises, j'ai lu ou entendu parler des difficultés des organisateurs à mettre en place une structure suffisante de sécurité sur la piste. Ce phénomène serait souvent engendré par un manque de commissaires de pistes.


Il est à noter que ces officiants sont des bénévoles.


Comme partout, l'engagement personnel et gratuit tend à se perdre. Il est certain qu'il faut de sérieuses motivations et une bonne dose de passion pour s'investir dans une telle aventure. Se former, prendre sur son temps de loisir et même parfois de travail pour officier le long des pistes, négocier ces absences avec sa famille, autant de paramètres qui peuvent émousser un investissement trop lourd.


J'ai la chance de partager ma passion de la moto avec quelques amis, dont au moins un qui s'investit énormément dans l'univers de la compétition. Il participe activement à l'essor d'un team d'endurance, pratique le circuit en amateur et fourni son support en tant que commissaire de piste.


Ce Joyeux Drille que nous appellerons JD, était présent en bord de circuit pour ces dernières 24 heures du Mans. Ceci veut dire qu'il offre 4 jours pleins de présence sur place, plus 2 jours et les coûts associés nécessaires aux déplacements pour rejoindre la cité Mancelle et en revenir.


Face à cet investissement, l' A.C.O. se fend d'un accueil "COMMISSAIRES" qui se résume à la remise d'une enveloppe avec les documents nécessaires dont 2 laissez-passer pour accompagnant et l'attribution d'un poste.


JD se rend à son poste avec son véhicule et prend ses marques. Heureusement pour lui il n'est pas timide. Il pose donc des questions pratiques aux habitués des lieux pour organiser son séjour. Après plusieurs personnes interviewées, il réussit à se dénicher un endroit pour prendre une douche ! ! !

Quand il s'agit de se restaurer il se rapproche de ses collègues locaux, bien installés. La réponse claque sans ambages : "il suffit de s'approvisionner à l'un des nombreux point de vente du circuit." Bonjour l'équilibre alimentaire, sans parler des coûts vus les prix pratiqués ! ! ! Quant à la possibilité de sortir du circuit pour faire ses courses, les écueils sont multiples. Les temps nécessaires ne sont pas toujours suffisants ni adaptés en horaires. De plus, le stockage n'est pas des plus facile dans un véhicule parqué en bord de piste.


Dans ce contexte, lorsque nous allons le saluer le vendredi midi, son moral n'est pas au beau fixe. Il a vraiment l'impression d'être une des bonnes poires qui permettent aux organisateurs de se targuer de plus de 92 000 entrées soit un budget avoisinant les 5 000 000 € (sans compter les autres revenus tels que la publicité, les engagements, les subventions, etc. . . .). Nous essayons de lui remonter le moral en lui racontant quelques âneries et en lui assurant la logistique alimentaire.


La météo ne nous aide pas dans notre action. Les chutes se succèdent ce qui accroît les interventions et les prises de risques aux abords de la piste. Plus la nuit avance, plus ces commissaires sont trempés, transis et fatigués. Nous nous organisons pour être aux côtés de JD entre ses périodes d'activités et ses instant de semi-repos dans son véhicule en bord de piste. Heureusement, le commentateur vient à notre rescousse en émettant un hommage vibrant envers ces commissaires lors de son explication après une chute dans la Dunlop :


"Regardez ces commissaires qui interviennent pour dégager la moto alors qu'ils sont dans la trajectoire des autres concurrents. Applaudissez ces bénévoles qui prennent de tels risques et sans lesquels ces courses n'existeraient pas".


Dans ce contexte, même pas un café offert à ces valeureux, alors que sur d'autres circuits, une camionnette fait le tour et dépose des plateaux repas ! ! !


Ah si, j'oubliais, JD était convié à un petit déjeuner le dimanche matin. Dommage, il était de service à ce moment là . . .


En découvrant cet environnement bien particulier, je comprend mieux la crise des vocations dont j'ai pu percevoir quelques vagues échos.


Notre ami JD n'a pas perdu la foi, et à l'heure où j'écris ces lignes il est présent sur un autre circuit. Par contre il ressort assez dubitatif de son épopée avec l'A.C.O. et s'interroge sur le bien fondé de son engagement personnel et du coût unilatéral ainsi assumé.


Je ne veux pas porter de jugement sur ce phénomène. D'une part je n'en ai qu'une vue parcellaire et d'autre part, je ne peux pas être totalement objectif. Néanmoins, un sentiment bizarre m'envahit lorsque j'observe l'attitude d'une organisation puissante face à des passionnés dont l'engagement bénévole semble bien négativement exploité ! ! !


Merci à vous Mesdames et Messieurs les commissaires.
Sans vous, sans votre engagement, sans vos investissements,
les pilotes ne pourraient pas œuvrer
et nous ne bénéficierions pas de ces spectacles parfois dantesques.


En souhaitant, par ces propos, vous prouver ma reconnaissance et essayer de vous accompagner dans vos démarches.

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21 avril 2009 2 21 /04 /avril /2009 21:12

L'édition des 24 heures du Mans 2009 revêt pour moi une dimension particulière :

 

  • Tout d'abord, je m'y rends en voiture.
    En effet, ma compagne, depuis son accident de 2006 avec sa SV, ne peut plus faire de grands trajets en moto. Comme elle apprécie de retrouver cette ambiance et les copains, nous partons sur 4 roues. Nous en profitons pour faire un détour par la Sologne et récupérer Serge qui arrive de Metz. Une bonne soirée de jeudi chez l'ami Louis, dans un cadre idyllique et devant un repas Auvergnat confectionné à Bort (saucisson Auvergnat, Chou farci, Cantal et Saint Nectaire, Creusois - un gâteau aux noisettes !).
  • En second lieu, je vais bénéficier d'un autre angle de vision de cet événement.
    Un ami est commissaire de piste. Cela nous procure des facilités d'accès, mais aussi une approche différente de la course. D'ailleurs, les informations recueillies sont tellement édifiantes que je ferai un article spécifique sur ce sujet dans les semaines à venir.

 

Nous arrivons aux abords du circuit en fin de matinée. Nous sommes englués dans la file de véhicules quand un Comanche attelé à un FJ nous dépasse. C'est Pascal et son fils Mathieu. Nous nous retrouvons à l'entrée du camping du houx et commencons à installer le bivouac. Le second Comanche de Fred et Marvine nous rejoint en début d'après midi accompagné du Fazer de Sarah et Jo. Pendant qu'ils s'installent je pars avec Mathieu jeter un coup d'œil aux motos dans le double droit du Garage Vert.

 

Ensuite, nous partons tous ensemble vers la voie des stands pour profiter de la présentation des machines et des pilotes. Au retour, nous discutons avec notre pote commissaire et l'invitons à nous rejoindre pour le repas. William et Hervé sont arrivés avec le FJ-Comète escorté des deux jeunes en 1000 CBR et Yamaha R1. Comme d'habitude la soirée est endiablée et nous retrouvons de vieilles connaissances.

 

Samedi matin, nous vivons nos premières grandes émotions. Les courses de sides (championnat de France) sont fortement animées et le spectacle est grandiose. Quelques glisses, un léger accrochage et à la fin de la seconde course, un accident spectaculaire. Un équipage dérape, part vers l'extérieur puis revient sur la piste au moment où un autre concurrent arrive. Le choc est violent et un des deux attelages se retourne, pilote coincé dessous. Les secondes nécessaires à sa libération nous paraissent bien longues et, finalement le pilote semble s'en sortir sans trop de dégâts.


 

Cette année, nous assistons au départ des 24 Heures dans la chicane du chemin aux bœufs. Le balancement successif à gauche puis à droite de ce serpent animé est absolument magnifique. Les pilotes sont édifiants. Ils manoeuvrent leurs machines carénages contre carénages dans un ballet parfaitement ochestré et d'une précision diabolique.

 

Après un premier tour de circuit, et un passage pluvieux nous assistons à une chute impressionnante sur cette piste mouillée. Sur le retour vers le campement, nous sommes au dessus du Chemin aux Bœufs lorsqu'un bruit saisissant nous parvient du bout de la ligne droite, masquée à nos yeux. Nous tournons le regard pour voir débouler la Yamaha 35 en glisse sur le bitume, suivie de son pilote à plat ventre. A l'entée du bac à sable, la machine bondit en l'air, retombe et virevolte plusieurs fois sur elle même. Le pilote se relève et fonce vers sa machine, mais il est interrompu par les commissaires qui évacuent homme et matériel. Derrière le mur, il se précipite à nouveau vers sa monture, l'ausculte et cherche à débloquer la boîte. Son attitude lorsqu'il se relève me serre les tripes. Après moins de trois heures de course le rêve est terminé. Il repart vers son stand. Le casque qu'il n'a pas encore retiré semble lourd. Il est abattu et je suis triste pour lui et toute son équipe.


 


Après le repas nous retournons sur le circuit et profitons de la féérie que nous offre ce ballet nocturne. Un passage aux alentours du lieu de concert (Trust) nous affole. Nous n'avons jamais vu tant de monde. Impossible d'approcher. Nous continuons donc à passer d'un secteur à l'autre jusqu'à ce que la pluie se mette de la partie et nous pousse vers un sommeil réparateur.

 

Au petit matin, il pleut toujours et, contrairement à nos habitudes, nous n'allons pas vivre le lever du jour sur le circuit. Cette tournée s'effectue plus tard, mais la pluie est toujours de la partie. Nous constatons néanmoins que la RC 30 maintient sa place en course, ainsi que la Yamaha de tête. L'attaque est impressionnante dans ces conditions difficiles. Pascal émet un verdict qui parle de lui même, et que je partage :

 

"Quand nous piloterons sur le sec aussi bien qu'eux sur la flotte,
on sera vraiment bons"

 

Nous repartons vers la Corrèze en tout début d'après midi ce qui nous évite les sempiternels encombrements. France Info nous renseigne de la bonne fin de cette 32ème édition.


 

 




Kawasaki Motors Europe a décidé de saluer le team Bolliger.

Cela fait 20 ans que le team Suisse est au côté de Kawasaki dans la discipline.

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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 15:49

Mardi matin 10H00. Je tarde à partir. D'une part, nous n'arrêtons pas de discuter avec Jacques, et d'autre part le thermomètre ne dépasse pas les 5°. Pas motivant.

 

Bon, je suis tout de même suffisamment équipé et j'en ai vu d'autres. Le magnifique soleil et le ciel bleu légèrement laiteux finissent par me décider. J'enfourche donc Div'4 pour aller lui monter l'Est de la France qu'elle ne doit pas connaître et abandonne Jacques à ses activités bucheronnesques.

 

Après environ 2 kilomètres sur une petite départementale, une voiture croisée fait des appels de phare alors que je m'apprête à doubler le véhicule qui me précède. J'abandonne ce projet, d'autant plus que nous arrivons sur un stop. Quelle bonne idée, 2 motards, tout de bleu vêtu, sont arrêtés, dont 1 à l'affut derrière une paire de jumelle.

 

Etant immobilisé juste devant eux, j'ouvre le casque et les apostrophe :

"Si j'avance, je vais gêner le photographe et me faire gronder !"

Sourire timide de son collègue, puis plus marqué du "viseur" lorsqu'il repose l'appareil. Nous échangeons de cordiales civilités et je repars, me sachant dans le champ de vision donc calmement. Je double tout de même les voitures qui n'osent pas dépasser les 70 Km/H dans cette longue ligne droite.

 

4 kilomètres plus loin, le premier village, Faremoutiers. Le feu est rouge et j'arrive sur la lancée. A 50 mètres de ce signal tricolore, un fourgon masque un véhicule bleu, surmonté d'un gyrophare bleu, et dissimulant un homme en bleu accompagné de ses deux "escort girl" (apparemment charmantes d'ailleurs) également en bleu. Comme j'arrive au pas et casque ouvert, je renouvelle mes âneries :

"Mais vous êtes tous de sortie dans la région !"

La réponse arrive avec un large sourire :

" Ah oui, aujourd'hui il faut faire attention !". Dans le même temps, les gendarmettes, se fendent d'un sourire légèrement crispé.

 

Je continue ma route et rejoins la Nationale 4. Route triste, essentiellement en lignes droites où le seul jeu est le "saute camion". Il ne fait pas très chaud, mais tout est relatif. Je pense donc à mon dernier passage ici il y à 3 mois. J'avais 15° de moins ! (cf. Passage 2008 - 2009, 2000 kilomètres style hivernale . . . ) Immédiatement, le ressenti est différent.

 

Si aujourd'hui je fais particulièrement attention aux bas côtés, ce n'est pas pour la glace et bien m'en prend. A l'entrée d'un hameau, de nouveau du bleu en embuscade alors que j'allais me mettre à doubler et donc dépasser nettement la limitation de vitesse.

 

Après Sézanne, nouvelle alerte. En plein dépassement d'un train de camions, le véhicule qui arrive en face s'avère être un berlingot bleu. Tant pis, j'ouvre en grand, dépasse les 3 derniers poids lourds et croise la voiture à la plaque frappée de tricolore à plus de 160 km/h ! ! !

 

Comme d'habitude, je fais ma pause café/pipi/cigarette dans un relais routier à l'entrée de Vitry le François. Les chauffeurs font les mêmes remarques que moi quand à l'éclosion printanière bleuissante de cette froide matinée.

 

Plein fait, je reprends mon chemin mais abandonne cette fastidieuse nationale pour longer le canal de la Marne au Rhin et rejoindre Bar le Duc. La route est plus agréable et une excellente surprise m'accueille à la sortie de cette ville. Un immense panneau jaune annonce le danger de 18 kilomètres de virages. DANGER ? ? ? Que nenni, PLAISIR TOTAL. D'ailleurs, cela ne s'invente pas, nous sommes sur "la voie sacrée". J'efface toutes ces grandes courbes rapides une à une et pense à l'ami Pascal. Voilà un terrain qui plairait à sa Kawa.

 

Après Saint Mihiel, j'aperçois sur ma droite, dans une ambiance brumeuse, l'imposant monument américain de Montsec, à la mémoire des combattants de la première guerre mondiale. Il y a quelques mois nous y étions avec Dédé (cf. Finale Tour de France HMS).

 

Les routes de la Meuse puis de la Meurthe et Moselle sont souvent bien dégagées et ma moyenne s'en ressent positivement. Il est possible de rouler plus vite sans risques, ni routiers ni législatifs.

 

Je ne m'arrête pas à Chambley. A cette heure-ci Martine et Didier doivent être au boulot. Ceci me permet d'arriver vers 15H00 chez Serge, et à Div'4 de faire connaissance avec la fameuse 750 GSXR, mais aussi avec l'Inazuma de Brigitte.

















Div'4 et la fameuse GSXR 750 de Serge gardent la place pour la voiture de Brigitte ! ! !

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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 18:27

Pour ce week-end, je devais partir vers le sud-est retrouver DD07 et le club de Bollène, les Bélugues. En effet Div'4 ressent l'envie de commencer ses pérégrinations sur les traces de ses devancières. Au dernier moment, mes plans changent. L'annonce d'un décès familial me propulse vers la région Parisienne.


Je profite de ce passage pour rendre une visite à mon fils dans sa nouvelle vie. Le week-end se termine calmement et comme je suis dans le Nord, je me précipite dans le 77 découvrir la nouvelle moto de Jacques. Il y à une quinzaine de jours, il me devançait en faisant l'acquisition d'une . . . Diversion ! ! ! (Oh, le copieur). La bleue retrouve donc la rouge.







Les deux Div' complices attendent sagement.






Lundi matin, le givre est présent mais le ciel magnifique. Nous enfourchons nos bécanes pour aller faire quelques courses à Crécy la Chapelle.

Cet apéritif nous met en jambes et nous décidons de profiter de l'après midi pour aller visiter Provins.






Alors Jacques, du haut de cette tour, ne vois-tu rien venir ?






Nous reprenons en parti la route empruntée il y trois mois. Au milieu des bois, les bas côtés sont toujours blanc. Ce n'est plus de la glace, mais des anémones sauvages. (cf. Passage 2008 - 2009, 2000 kilomètres style hivernale . . . ). Magnifique et nettement moins stressant ! ! !


La rectitude des routes locales associées à l'allure « bon enfant » de Jacques laissent mon esprit divaguer. Et là, je remercie ces deux Div' qui nous réunissent. En effet, cela fait 35 ans que nous n'avons pas rouler ensemble, lui avec son Malagutti ou son CB 125 et moi sur mon CB 350 (cf.
http://div19.over-blog.com/article-17761060.html). Trop bon ces souvenirs ! ! !


Nous déambulons dans les rues de la cité médiévale, haumes sous le bras et fidèles destriers à l'abreuvoir. Non, en fait les canassons étaient au parking, et nous à nous désaltérer au milieu d'une bonne crise de rigolade avec la serveuse.







Les deux compères sous le chaud soleil de Provins !







Encore une journée magnifique, dotée de soleil, de bécane, d'amitié, de rigolades, de rencontres et jolies vues (cf. album photo ci-contre "Provins").


Demain matin, nouveau départ mais vers l'Est, la Lorraine afin de présenter Div'4 à l'indien Sergio et à Brigitte.

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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 17:56

 

 

Et non pas "dans la Quatrième Dimension" ! ! !

 

Voici quelques semaines que je songe à offrir une compagne à ma fidèle Div'. Si elle est toujours vaillante et ne rechigne pas à la besogne, elle commence à fatiguer et ses plus de 300 000 km sans encombres annoncent un futur moins florissant. Comme je n'ai pas encore décidé d'arrêter la moto, il vaut mieux anticiper.

 

Je veux avant tout une machine à cardan, ce qui limite le choix. La Deauville me paraît inadaptée au traitement envisagé bien qu'équipée d'un moteur ayant largement fait ses preuves. Il me reste donc un choix restreint entre la Pan-European, les BMW, Guzzi ou Yamaha FJR. Seulement, toutes ces machines valent en général le double d'une Diversion et demande un entretien souvent plus coûteux.

 

Si la Diversion n'a pas de caractéristiques bien trempées, j'ai une totale confiance dans ce modèle avec lequel j'ai largement dépassé les 500 000 kms avec trois spécimens. Je commence donc à auditer l'offre sur ce type de machine et à prévenir le réseau.

 

Après une première sélection et quelques contacts, je m'entretiens au téléphone avec un Audois qui a passé une annonce sur le site "Le Bon Coin". Les photos sont flatteuses et la relation semble claire et saine. Entre le jeudi et le vendredi nous nous mettons d'accord pour la transaction ce samedi 21 mars chez lui près de Narbonne.

 

                              Et voilà les photos qui m'ont fait craquer.
          Ces sudistes ont de la chance de bénéficier d'un soleil généreux
                                 pour la mise en valeur du produit ! ! !

En parallèle, il me faut "vendre le coup" à Laurence pour ce déplacement. Je lui"offre" donc la perspective d'un week-end de balade et de dépaysement ce qu'elle accepte bien volontiers, en rajoutant une étape sur l'Espagne pour y faire quelques emplettes ! ! !

 

Nous décidons donc de partir vendredi en fin d'après midi afin de profiter du jour et de musarder sur les petites routes plutôt que débouler sur l'autoroute.

 

Sur la route, à Maurs (15), j'ai une petite pensée pour Ulrich en passant devant le café où nous réchauffions il y a deux ans (cf. http://div19.over-blog.com/2-categorie-10158540.html). Nous lui passons un coup de fil qui me vaut quelques vannes :

 

Ulrich : "Comment, Patrice est au volant ! Il sait conduire une voiture lui ? "

Laurence : "Il faut qu'il achète une moto pour que nous nous fassions un week-end ! ! "

 

Nous nous arrêtons à Villefranche de Rouergue pour la nuit. Toujours matinal, je déambule dans la vieille ville pendant que Laurence finit sa nuit. Lorsque je lui parle de toutes ces ruelles et vieilles pierres elle veut aussi en profiter. Nous décidons néanmoins de repartir au plus vite vers l'Espagne et de repasser visiter au retour.

 

Les achats Ibériques sont rapides (y compris le jaune réclamé par DD07 !). Nous essayons de nous faire payer un café par Eric (le frère du Breton Pascal), mais il n'est pas chez lui et nous n'avons pas le temps de l'attendre.

 

L'arrivée à Bizanet (11) se fait sans encombre et la machine est aussi magnifique que sur la photo. Christian le vendeur et son épouse nous reçoivent bien sympathiquement et l'affaire est vite faite. Des petit détails me confortent quant au sérieux de mon interlocuteur. Ce matin il a relavé la moto et en a profité pour faire le plein. Délicate attention ! (ou peur que le vieux reste en panne sèche ?).

 

Laurence me propose la route du retour par Saint Chinian et Mazamet. Christian m'explique un itinéraire nickel pour rejoindre cette D612. Je retrouve des routes empruntées avec André au retour des Pyrénées avec un pneu à l'agonie (CF. http://div19.over-blog.com/1-categorie-10158540.html).

 

A Albi, nous recherchons un hôtel et arrivons directement sur un FAST HOTEL. Coup de chance, il est neuf et tenu par une motarde. C'est la seconde fois que cela m'arrive avec cette chaîne, après celui de Limoges (cf. http://div19.over-blog.com/4-categorie-10526938.html).

 

Le FAST HOTEL d'Albi est simple à trouver.
Suivre les directions Toulouse et Palais des Congrès,
il se trouve juste derrière ce dernier et
vous serez certains d'être bien accueillis par la charmante Isabelle (05.63.43.36.49).

 

La soirée est employée à une longue balade pédestre au sein de la vieille ville. Laurence est tout aussi impressionnée que moi il y a quelques temps par l'imposante cathédrale de briques que j'ai découverte il y a peu lors d'un fabuleux week-end organisé par Patricia (cf. http://div19.over-blog.com/article-22852197.html).

 

Le dimanche est consacré au tourisme. J'enroule gentiment sur toutes ces routes fabuleuses, tant par la sinuosité que par tous les signes du printemps naissant. J'ouvre la route à Laurence et lui favorise certains dépassements. Nous rigolons quand nous pensons aux autres automobilistes se faisant doubler dans des endroits où la visibilité est réduite (mais elle est folle celle-là !). D'ailleurs, dans l'après midi au moins un a compris notre manège et nous a emboîté le pas.


 



Div'4 pause langoureusement sous le soleil avec le château de Najac dans le fond.
Les valises sont rangées dans la voiture suiveuse.






Pause à Najac (12), classé parmi les plus beaux villages de France. J'avais découvert ce site en juin l'année dernière lors d'un week-end à Nogaro (cf.
http://div19.over-blog.com/article-20304174.html). Laurence apprécie de pouvoir en profiter à son tour. Encore quelques kilomètres et quelques dizaines de virages et nous voici de retour à Villefranche de Rouergue. Une salade et un café vite avalés en terrasse sous le soleil, puis une longue promenade digestive pour admirer le travail architectural des anciens (quelques vues dans la galerie "Div4-Première" présentée sur la droite).


 





Div'4 façon caméléon par rapport à la voiture de Laurence.
Derrière, le pont Saint Blaise du XIIIème siècle sur l'Aveyron au pied de Najac.





Ensuite, c'est une pause essence à Figeac. 320 km et le voyant de réserve ne s'allume toujours pas. Normal, je ne mets que 17 litres. Il me semble que Div4 consomme moins que Div3, mais je roule plutôt plus calmement avec la voiture suiveuse. A confirmer.

 

La fin du parcours se fait d'une traite. Tout d'abord la magnifique vallée de la Célé jusqu'à Maurs, puis Aurillac et Mauriac. La température fraîchit et la vision des Monts du Cantal puis du Sancy d'une blancheur étincellante sous le soleil n'arrange pas le ressenti. A la sortie de Mauriac je double plusieurs convois de voitures en goguette, mais Laurence ne peut pas suivre. En descendant vers la vallée de la Sumène, le réchauffement de l'air et l'appel des grandes courbes m'engagent dans un train moins sénatorial. J'efface irrémédiablement tous les promeneurs qui flânent et profite à plein de ces superbes enchaînements rapides.

 

La Bleue se range à côté de la Grise, et j'attends avec impatience que Jacques me rejoigne ici avec son dernier achat, une Div' rouge. Voilà qui va faire un ensemble bien patriotique !

Laurence arrive à son tour, nous déchargeons la voiture et elle part immédiatement prendre un acompte avant sa nuit. Excellent week-end mais qui semble l'avoir fatigué ! ! !


















Les deux machines fièrement alignées devant la maison à Bort les Orgues (19).

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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 10:42

Samedi 10H00

 

Il est temps de me mettre en route après une petite nuit. Avec William, nous avons bricolé le FJ 1200 du Méga Comet jusqu'à 1H15 mais sans résultat probant. Il continue de ratatouiller (le moteur, pas William !). Ce matin, Docteur Pascal vient prendre la relève et la rampe de carbu est de nouveau sortie au moment de mon départ.

 

La météorologie est grise, mais douce. Temps idéal pour rouler, surtout vers l'est le matin. Cela évite la fatigue d'un soleil qui fausse la visibilité.

 

Comme j'ai rendez-vous à Blain (44) en fin de matinée, je peux partir en dilettante et éviter les 4 voies. De Gaël, je rejoins donc Mauron puis Ploërmel où je rencontre un premier crachin, fugace, mais suffisant pour humidifier la route. Dans cette région où les chaussées sont parsemées de terre, c'est la situation que je redoute le plus, car cela provoque une adhérence précaire et vicieuse. De toute façon, si mon ardeur à tourner la poignée avait été trop grande, le véhicule bleu surmonté de gyrophare me précédant aurait limité ma frénésie.

 

Cependant, je me délecte de tous les détails qui annoncent, encore timidement, le retour des beaux jours. Les bouquets de jonquilles illuminent les talus, certains arbres commencent à bourgeonner, la température est agréable. Ce retour s'annonce sous les meilleurs auspices.

 

La route se poursuit par La Gacilly et Redon. Le plafond gris se déchire fréquemment pour laisser apparaître de larges bandes bleues et un léger vent aide au séchage du bitume. Je peux ainsi profiter du plaisir de balancer la machine dans les enchaînements de courbes.

 

A Blain, mon frère et sa petite famille m'attendent pour déguster une fameuse côte de bœuf grillée. Après quelques bonnes histoires échangées avec mes neveux hilares, je reprends mon périple vers Nantes.

 

En arrivant sur cette métropole, je choisis un contournement par l'ouest, plus long, mais qui me permettra d'aller saluer des amis à Bouguenais. Après le magnifique passage sur le viaduc de Cheviré qui surplombe la Loire et procure un superbe point de vue, j'emprunte la sortie de Rezé. En haut de la bretelle un motard est arrêté sur la gauche de la voie. Je ralentis puis m'arrête à sa hauteur, warning en fonction et lui demande si il a besoin de quelque chose. Dans le même temps, mon regard se porte sur la Transalp blanche dont la selle est ornée d'un poste de radio et d'une paire de jumelle ! ! ! Le dialogue s'engage :

 

- Non merci, mais c'est sympa de t'être arrêté.

- Ah, petite canaille, on est en chasse !
   Ca ne te dérange pas si je m'arrête deux minutes pour me griller une cigarette ?

- Non, pas du tout.

 

Je pousse donc la Div' pour la ranger correctement et nous devisons sur la mission en cours. Ces quelques minutes me confortent dans ma vision de ce type de contrôles. Sans trahir les informations données, je peux affirmer que ces fonctionnaires de la Police Nationale ne faisait pas ce que j'ai coutume d'appeler du "tir aux pigeons", tel que cela est fait par les radars automatiques. Les mesures sont effectuées avec discernement et les chasses lancées par les motards en tenue sont réservées aux infractions importantes ou dangereuses.

 

Un motard "officiel" nous rejoint pour signaler un défaut de radio. Nous échangeons encore quelques mots et je reprends ma progression.

 

Ma route se poursuit vers Cholet et comme je rattrape le front nuageux j'emprunte la 4 voies, plus sécuritaire. De là, je découvre une nouvelle voie rapide qui me porte proche de Bressuire en évitant une route fastidieuse car essentiellement en lignes droites. J'ai rejoint le mauvais temps et me retrouve sous le crachin. Une pause permet aux intempéries de reprendre un peu d'avance. Accalmie de courte durée car je retrouve la pluie à l'approche d'Airvault.

 

A la sortie de Mirebeau, je suis empêtré derrière deux Harley qui respectent le code de la route mais me gratifie de fortes projections d'eau. Comme ils prennent toute la voie, j'attends le premier droit pour les déposer et me propulsent à une vitesse largement répréhensible. En arrivant sur Lencloître, les derniers kilomètres sont secs et j'arrive chez un autre de mes frère à peine humide.

 

Le dimanche est réservé à la famille. Ma belle sœur travaille et mes neveux me pompent mes secrets culinaires. Nous réalisons ensemble une tarte Tatin. Ils boivent les conseils du "tonton barjot" et se délectent du résultat.

 

Lundi 10H00

 

Départ de la dernière étape sous un soleil resplendissant. Je décide de changer mon itinéraire traditionnel par Poitiers pour retrouver une "route verte selon Michelin", donc direction Châtellerault puis la D749 vers Chauvigny.

 

Cet itinéraire est magnifique, longeant la Vienne, parsemé de belles demeures et encaissé dans les vallons. Un premier arrét est provoqué par les pompiers en cours d'intervention sur un feu dans une usine. Cela me permet de découvrir qu'il est risqué de passer les tuyaux qui traversent la route. Les cales qui les protègent sont trop accentuées et le dessous du moteur se pose, heureusement délicatement !

 

Dans cette région, la végétation offre les prémices du printemps. Les forsythias explosent de luminosité sous le soleil et égayent les jardins. Les fleurs des arbres fruitiers offrent des moutonnements blancs et rosés au milieu des branchages encore vierges de bourgeons. Les graciles rameaux des saules sont festonnés de feuilles naissantes. Je profite d'un point de vue sur le château de Touffou pour faire une pause photo.

 




Vue magnique sur le château de Touffou, sur la Vienne près de Bonnes (86),
et au pied duquel je découvre de nombreuses violettes.




Les courbes s'enchaînent avec plaisir jusqu'à Lussac les Châteaux où je retrouve la triste N147 qui est quasiment toute droite jusqu'aux abords de Bellac. La suite, jusqu'à Limoges est plus agréable et dans le sinueux j'ai une pensée pour Pascal qui avait apprécié cette portion il y a 3 ans. Ici, nous savons que nous entrons en Limousin et que nous approchons de Pâques. En effet, de part et d'autre de la route défilent les cultures de gigots. Heu, pardon, les élevages de moutons . . .

 

En sortant de Limoges, pause traditionnelle à Feytiat. Le superU offre en même temps un point de rendez-vous facile (n'est-ce pas les Parisiens ou Bretons entre autre ? ), pratique pour faire le plein et agréable pour la pause café. La brasserie "Le Mas Cerise" nous a toujours favorablement accueillie, même dégoulinant et transis ! ! ! Comme il est 13H00 et que j'ai le temps je décide de tester la table. Les formules sont multiples et variées, les préparations excellentes et les prix contenus. De plus le personnel est des plus agréable et nous avons encore vécu un bon moment :

 

Après l'entrée, le plat se fait attendre longuement. Au bout d'un certain temps, la jeune femme qui assure le service s'approche de moi et se confond en excuses. Elle ne me voyait pas dans l'angle de la salle et m'avait oublié. Je la rassure et lui précise que j'aurais appelé si cela avait encore duré. Après ce généreux repas, je prends mon café au bar et la serveuse renouvelle ses excuses alors que je la chahute gentiment. Je lui explique qu'en fait j'ai vécu cela comme un compliment. Devant sa mine interrogative je m'explique. Je pensais devoir me mettre au régime, mais si je passe inaperçu ce n'est donc pas la peine ! ! !
Eclats de rire et bonne humeur générale en découle.

Pour ceux que cela intérressent, voici les coordonnées de cet établissement :

 

Brasserie Le Mas Cerise - Parking SuperU Feytiat (87)- 05.55.00.26.93
formules de 7 à 12 € du lundi au samedi
repas de groupe sur réservation et soirées à thème.

 

 







La Div' lourdement chargée dans la descente d'Eymoutiers (87)
joue avec les ombres.
 





La fin de ce retour est du pur bonheur. Les virages s'enchaînent et la machine se balance généreusement au grés des appuis parfois prononcés. Les flèches et bonshommes Michelin des bords du pneu s'estompent mais il va falloir partir en montagne pour tenter d'effacer les empreintes "2CT". La portion sommitale entre Bugeat et Meymac a fortement souffert de l'hiver et l'allure doit être réduite. Cela permet de profiter de paysages plus hivernaux avec tous ces relents de neige accumulés sous les arbres.

 

Un arrêt pour rien au Relais motard de Meymac qui est fermé, puis la première vision, au loin, de la chaîne du Puy Mary qui resplendit de blancheur au soleil. L'arrivée sur Bort est marquée par la vue superbe du massif du Sancy dominant le lac et le barrage.

 






Au loin, le Sancy scintille et surplombe
ce paysage du lac et du barrage de
de Bort les Orgues.






Avec cette météo, je crois que je vais profiter des prochains jours pour quelques escapades vers ces montagnes ! ! !

 

 

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13 mars 2009 5 13 /03 /mars /2009 15:02

Voici déjà un moment que j'ai lâchement abandonné Internet en général et le blog en particulier.


En effet, au cours de ces derniers mois, je fus accaparé par une mission difficile et douloureuse. Pendant trois mois j'ai vécu au rythme de la gestion des conflits avec clients, fournisseurs ou salariés, mais aussi des relations avec les différentes instances judiciaires liées au Tribunal de Commerce de Saint Brieuc.

1 entreprise en redressement et 2 en difficulté m'offrent de quoi utiliser tout mon temps.

Malheureusement tous les efforts sont vains et l'aventure se solde par 3 liquidations !


Par contre, au cours de cette période, il m'est donné de vivre des moments indicibles au niveau humain. Le contrôle et l'orchestration des actions des salariés non payés depuis plusieurs mois donnent lieu à des situations pénibles, mais aussi à des instants lourds de richesses relationnelles, d'échanges et de partage.


Le moto club TY MARH TANN de Bréhan (56) me procure un bon bol d'air pour ce premier dimanche de mars. Je participe à leur sortie dominicale dont l'objectif est de rejoindre Pontorson pour chiner sur sa brocante dédiée à la mécanique.


C'est l'occasion de retrouver des têtes connues. Pascal et son ZX12R, William qui dépoussière sa Bimota, Gilles sur sa fidèle Diversion ou Dédé, président du MC qui a aujourd'hui choisi une GTR dans son fameux parc de motos. Mais c'est aussi l'opportunité de rencontrer de nouveaux motards de ce club bien sympathique.


Nous nous arrêtons à Dol de Bretagne pour prendre un café. Le temps froid mais clair met en valeur les vieilles pierres de cette magnifique ville. L'ambiance est à l'inverse de la météo, amicale et chaleureuse. La route vers Pontorson se poursuit sans encombre à l'exclusion d'un évitement d'un chat qui vient d'être touché par une voiture devant nous et qui s'agite dans ses derniers spasmes.


Une bonne galette saucisse marque un intermède salvateur dans nos pérégrinations entre ces anciens véhicules ou stands chargés d'histoire au travers de pièces, publications, accessoires ou même jouets.

Comme Pascal est limité dans son temps disponible, nous repartons à deux d'assez bonne heure. Après une halte café en ville nous rentrons par le chemin des écoliers, c'est à dire en longeant la côte jusqu'après Dinard. Si nous respectons presque scrupuleusement la réglementation dans les lignes droites et villes, nous haussons sensiblement l'allure dans les séries sinueuses. En effet, groupe oblige, le rythme était plus linéaire le matin ! ! !

 

 

Le mardi qui suit est marqué par mon dernier passage chez le mandataire judiciaire pour lui remettre mes derniers dossiers sociaux et commerciaux. Ceci marque la fin de cet épisode humain particulier avec ces salariés accompagnés dans ces moments difficiles. D'ailleurs, certains d'entre eux me remettent le soir même un trophée bien singulier pour me remercier. Un grand moment d'émotion ! Merci encore à vous, Marie-Jeanne, Marcel, Stéphane, Gaël, et les autres . . . et bonne chance dans vos prochains emplois.


Avant de retourner vers la Corrèze, je fais une halte à Merdrignac pour statuer sur l'avancement d'une autre mission. En arrivant, je chois lamentablement, trahis par un immonde dévers de boue qui met à mal un équilibre déjà précaire. Je me retrouve au sol, la jambe coincée sous la machine. William m'aide à sortir de cette fâcheuse situation, nous rangeons la moto et je découvre une gène grandissante au niveau de la poitrine. En fait c'est une cote qui n'a pas appréciée la cascade. Et me voilà coincé une bonne semaine sans moto ! ! !


Demain matin je vais enfin pouvoir repartir vers mes montagnes après cinq mois d'abandon. Quelques haltes sont prévues en route et les perspectives météo vont certainement m'entraîner sur diverses routes de traverses. J'atteindrais donc mon but dimanche soir ou lundi.

 

PS : Désolé, pas de photos pour cet épisode. Au secours Dédé, répond à mon appel !

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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 15:53

Ce matin, je pars sur mon fidèle destrier mu par ses puissants chevaux vapeurs.

 

Ce qui tombe n'est pas propre à la Bretagne. Ce n'est pas du crachin mais un déluge . . .

 

Je me fais ballotter par les violentes bourrasques de vent quand une idée saugrenue me traverse l'esprit et me fait éclater de rire :

 


Je suis à voile et à vapeur !

 

 

Est-ce le bon sens de cette expression consacrée ?

Est-ce normal docteur ?

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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 14:17




Certains d'entre vous l'ont reçu par mail, mais devant l'enthousiasme des réponses je le propose ici.

 

Je dois néanmoins rendre à César ce qui vient de César. Ces vœux m'ont été adressés il y a quelques jours par notre ami Eric des Landes. Un motard rencontré par hasard sur la route des pinguinos voilà maintenant deux ans et souvent revu depuis.

 

Au fait Eric, ne prend pas trop la grosse tête avec l'histoire de César, tu ne pourrais plus te parer de la couronne de lauriers ! ! !

 

Trêve de plaisanterie,
je vous souhaite ou resouhaite à tous
une excellente année 2009.



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19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 16:54

Ce samedi, le temps est clément et Pascal semble ressentir des démangeaisons dans le poignet droit. Il est vrai qu'avec l'annulation de notre virée aux "Pinguinos", cela fait déjà un moment qu'il n'a pas roulé et que ses machines commencent à prendre la poussière. Il me propose donc une virée à Saint Brieuc pour aller constater les affaires à réaliser avec les soldes.

 

Son ZX12R étant en révision à Pontivy, il se rabat sur le FJ 1200 attelé au panier Comanche. Ceci permet aussi à son frère Eric de profiter de la sortie en toute quiétude.

 

Bon, quand je dis que la météo est bienveillante, tout reste relatif et nous sommes tout de même en Bretagne ! Cela veut dire qu'il ne pleut pas, que le front gris laisse parfois éclore quelques trouées bleuissantes et que le vent qui monte en puissance permet même de nous offrir quelques portions de routes séchantes. La température est par contre très correcte et nous change radicalement de ces dernières semaines.

 

Sur les petites routes du départ, le side est obligé d'attendre le solo. Les chaussées étroites, gravillonneuses, maculées de boue et un tantinet tortueuses ne posent aucun problème de stabilité au véhicule à 3 roues. En ce qui me concerne, je préfère pécher par excès de prudence.

 

Ensuite, sur les axes plus dégagés, il me faut gérer les salutations diverses. En effet, à l'instar de notre voyage à l'ile de Man en 2007, les automobilistes, et particulièrement les enfants, marquent leur étonnement à la vue de ce véhicule hors du commun ( cf. TT 2007 - Le voyage aller). Comme je suis le side, j'ai le temps de voir ces réactions dans les voitures suivies et doublées. J'essaye de surtout répondre aux enfants. Salut de la main ou quelques pitreries leurs font le plus grand plaisir, et je me souviens de ma propre joie de gamin lorsque des motards répondaient à mes signes adressés de la voiture paternelle.

 

Les emplettes sont vite faites et indolores pour les comptes en banque. Nous n'avions pas de besoins particuliers et les niveaux de soldes ne nous poussent pas à une consommation exacerbée. Nous en profitons tout de même pour saluer la sympathique équipe de Dafy Moto. Le boss est un ancien side cariste, mais aussi un joyeux drille. Voilà bien des points de rapprochement. . .

 

La traversée de la zone commerciale est digne d'un défilé de star. De toutes parts, regards et commentaires fusent et convergent vers le Comanche. Automobilistes, piétons, usagers des transports en commun, motards, tous admirent cette machine engluée dans le trafic intense de ce samedi de solde.

 

Au retour, nous nous arrêtons boire un verre dans un bar de Ploeuc sur Lié, "Le Bistrot". C'est un peu notre Q.G. puisqu'il est tenu par un autre Eric, compagnon de la secrétaire où je bosse. Pascal et Eric retournent rapidement pour aller récupérer la Kawa en révision pendant que je regagne le bureau pour une petite heure, avant de rentrer faire une flambée dans ma cheminée.

 

 


   Les deux inséparables machines se pavannent sur la place de Ploeuc sur Liè.

Ce lundi, je me réjouis d'avoir profité de cette mini sortie bien agréable. Je dois maintenant anticiper les vents violents qui me bouscule au gré des talus ou chemins creux et parsèment la route de nombreux écueils,  en particulier de branches. Heureusement, je n'ai pas trop de chemin à parcourir dans ces conditions.

 

Bonne semaine à tous.

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