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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 19:51

J'ai un peu de retard dans la narration de mes virées, mais je vais tout de même vous relater mon dernier week-end dans les Vosges.

 

Serge m'avait appelé il y a environ deux mois pour m'annoncer le déroulement de deux superbes manifestations se déroulant dans les Vosges au cours des week-ends précédent et suivant le 14 juillet, à savoir une course de côte de motos anciennes puis une manche européennes de montée impossible (Hill-Climbing). Nous y étions allés l'année dernière et il me proposait de rééditer ces sorties. Je n'avais pas pu lui donner de réponse car j'attendais des confirmations professionnelles pour fin juin. Au dernier moment, je peux accéder à son offre et le rejoins sous les feux brulants de l'été.

 

Départ le jeudi de Bort les Orgues dans une fraicheur agréable et même trop accentuée. Sur les hauteurs qui me permettent de contourner le nord de la chaîne des Puys, j'hésite presque à m'arrêter pour enfiler une polaire ! Néanmoins, le spectacle des montagnes embrumées se découpant en ombres chinoises sous la lumière encore timide du matin me réchauffe suffisamment. La température devient idéale dans la plaine de l'Allier et j'enroule gentiment jusqu'à la N70, bien pratique pour cette transversale mais que j'exècre. Cette route est terne, oblige souvent à rester de longs moments coincés dans des files de camions,et s'avère dangereuse par des dépassements très aléatoires d'usagers trop optimistes ! D'ailleurs, à l'approche de Montceau-les-Mines une déviation est en place pour cause . . . d'accident mortel. Ceci m'offre la possibilité de découvrir une portion du canal du Centre que je ne connaissais pas et qui semble magnifique. Malheureusement, englué dans le trafic intense et non adapté à cette petite route sinueuse à souhait, je profite guère du paysage et encore moins des enchaînements de virages. La chaleur s'accentue régulièrement et favorise certainement les raisins des innombrables vignes accrochés aux coteaux de Bourgogne. De bon augure pour tous ces vins dont les noms prestigieux défilent sous mes yeux !

 

Au nord de Dijon, les souvenirs affluent. Je traverse la région qui accueillait mes vacances enfantines chez mes Grands-Parents. J'y ai écumé toutes les routes en vélo et même, parfois, avec le vieux cyclomoteur subrepticement emprunté au Grand-Père ! ! ! Peu avant Langres, je m'arrête pour me sustenter. Comme une des dernières fois que j'allais à Metz (cf. http://div19.over-blog.com/article-ma-trahison-42758619.html ), je tombe sur un patron motard propriétaire de Gold-wing. Accueil sympathique, boutades standards, bonne humeur et excellent repas. Une adresse à conserver :

Motel Saint Michel - RN 74 – 52190 PRAUTHOY – 03.25.88.22.61

 

La conjugaison d'une température qui continue à monter, de la fatigue et de la digestion me pousse à rejoindre l'autoroute après Langres. La chaleur est devenue étouffante et j'ouvre les poignets de ma veste pour créer un effet climatisation du meilleur effet. J'arrive à Metz 2 heures plus tard, ravi de pouvoir me désaltérer pleinement avec l'ami Serge.

 

 

Samedi, nous partons vers les Vosges vers 8 heures afin de profiter de la très relative fraicheur matinale et éviter les risques de bouchons engendrés par les flux migratoires de l'été. Voies rapides (terme consacré mais de moins en moins juste vu les limitations ! ! !) jusqu'à Saint Dié puis l'ascension vers le col de la Schlucht par la D23H puis la D417.

 

Dans la descente vers Munster, nous butons sur une moto noire, pilote en selle, arrêtée en sortie de virage à droite, mais qui semble redémarrer avec hésitation à notre approche. Nous nous décalons sur notre gauche, mais légèrement puisque nous entrons dans une courbe à gauche sans visibilité. Heureusement que nous flânions gentiment car nous sommes surpris par une voiture arrêtée en warning le long du mur de droite et de nombreuses personnes déambulant sur la route. En fait, ce véhicule protège une Ducati rouge mal en point et négligemment appuyée au muret de protection de la forte déclivité, et les piétons sont pour la plupart des motards. Nous évitons ces obstacles au pas tout en vérifiant qu'il n'y a pas de blessés à secourir. En sortie de courbe, un couple de motard régule la circulation (toujours pas de visibilité à gauche) et en sortie de virage une moto est arrêtée, feux de détresse allumés, bien visible des véhicules montants.

 

Vu le monde déjà sur place, nous ne nous sommes pas arrêtés, mais avons tout de même signalé le manque de protection en amont, pourtant le plus important dans ce cas. En effet, voitures, motos et vélos peuvent arriver plus vite en descente et avoir plus de difficultés à stopper rapidement, tout en maitrisant des trajectoires correctes. Je profite de cet exemple pour exposer un précepte inculqué dans mes jeunes années à la Protection Civile, sur la procédure en cas d'accident :

le PASProtéger, Alerter, Secourir

Protéger – Eviter le sur-accident par une signalisation efficace en fonction du contexte et au moins à 150 mètres de chaque côtés (ici, au minimum à l'entrée de la courbe précédente) ;

Alerter – Les secours (ou les faire prévenir) en indiquant le lieu le plus exactement possible, la nature de l'accident, le nombre de blessés et le niveau de gravité ;

Secourir – en fonction de ses connaissances et capacités.

 

Bien que l'aval de cet accident soit bien sécurisé, nous continuons notre descente en prévenant les autres usagers par des appels de phares.

L'arrivée sur Munster est étouffante et nous nous empressons de remonter vers le Gaschney. A prés de 1000 mètres d'altitude, cette station de sports d'hiver nous offre suffisamment d'air pour rendre la chaleur plus supportable. Dans le paddock, nous retrouvons exactement notre place de l'année dernière et pouvons nous installer, déguster une bière bien fraîche et pique niquer à l'abri de l'ardeur du soleil. Nous déambulons ensuite dans le parc pour retrouver de nombreux compétiteurs rencontrés en 2009, et entre autre le side-cariste Ardéchois (cf. http://div19.over-blog.com/article-33900209.html ).

  condor

Mécanique dans le Paddock, ici sur une Condor, moto que je ne connaissais pas !

 

Les premiers essais de ce double championnat (Championnat de France et Championnat de Suisse de motos anciennes) débutent et nous nous postons sur l'aire de départ des convois, ce qui nous permet d'admirer toutes les machines en lice.

 

Le rituel de cette procédure est le suivant :

  • Pendant que les machines de la session se regroupent sur le parking du sommet du circuit, la route est fermée et la voiture du directeur de course remonte le circuit pour vérifier tous les aspects de sécurité (état de la piste, présence des commissaires, absence d'"intrus", . . .) ;

  • Arrivé au sommet, il libère la meute qui descend prendre position sur l'aire de départ. Il ferme la marche de ce convoi pour vérifier qu'aucun concurrent ne reste arrêté en route. Le commissaire du sommet interdit tout autre départ (concurrent en retard ou touristes – la station accueille de nombreux randonneurs) ;

  • Au pied du circuit, le directeur de course permet les départs. Les motos se présentent une à une sur la ligne où un commissaire les attend avec un sabot de retenue (le pilote peut ainsi se polariser sur la gestion gaz/embrayage sans s'occuper de retenir sa machine). Le feux tricolore de la cellule de départ libère le pilote qui se lance dans la course au chrono. Les temps sont gérés automatiquement par le système de la FFM, une cellule au départ, une cellule à l'arrivée et un transpondeur sur chaque machine ;

  • Après le dernier départ, le directeur de course remonte pour vérifier qu'aucun compétiteur n'est resté sur le circuit, puis la route est réouverte pour la montée puis pour la descente avant la prochaine session.

  r1-elec

 

 

Notez la prise sur l'orifice de remplissage du réservoir, ainsi que ce que cache le carénage . . .

 

Cette R1 est entrainée par un moteur électrique ! ! !

 

Bruit (ou quasi absence de bruit) saisissant pendant les démonstration.

 

 

Si les premiers arrivés sur l'aire de départ se disputent les places à l'ombre, les suivants souffrent sous leurs cuirs et invectivent, gentiment, les retardataires qui augmentent le temps d'attente. Nous profitons de ces phases pour saluer des personnes rencontrées l'année dernière ou découvrir de nouveaux participants. Bien sûr, nous chahutons aussi pas mal. Ainsi, à force de voir s'égosiller le commissaire dans sa radio (Lapin pour Jean-marc, Lapin pour Jean-marc) et de voir le dit Jean-Marc (Schikel – Président du Nouveau Moto Club de Munster) se débattre pour favoriser la circulation et ne pas entendre ces appels, je joue à l'estafette et blague avec les deux protagonistes.

  triumph

 

 

 

 

Une Triumph pour la livrée, mais munie d'un turbo diésel.

 

Impressionnant, mais ça ne me tente pas du tout pour l'instant.

 

 

 

 

 

 

 

En début de soirée,après une insignifiante averse de quelques minute, nous rejoignons le chapiteau pour déguster une tarte flambée et voir se mettre en place le groupe de rock devant animer la suite des festivités. Ces joyeux drilles se présentant sous le nom de YATO, se révèlent excellents et nous offre un très large de spectre de musiques magistralement interprétées. L'excellente ambiance de cette longue soirée n'est sûrement pas étrangère aux prestations endiablées de ces musiciens qui semblent prendre autant de plaisir que les innombrables danseurs.

 

Les orages environnants n'entament pas ce climat de détente, au contraire. Les vents générés par les phénomènes climatologiques rafraichissent l'atmosphère avec bonheur. Visuellement, les montagnes se découpant devant le feu continue des arcs électriques offrent un paysage grandiose et fantasmagorique. Avec Serge, nous allons nous coucher vers 1 heure du matin, alors que YATO est encore en verve et que la piste de danse et le bar sont toujours bien fournis.

 

Le dimanche matin, nous profitons des croissants tout chaud proposés par l'organisation. Ensuite nous faisons notre dernier tour de paddock avant de plier nos affaires et descendre à un point intermédiaire de ce circuit de 2700 mètres. C'est l'occasion de voir les différentes session d'essais chronos et des premières courses sous des angles différents, et en particulier en épingle ou en courbe rapide. Nous en profitons pour faire connaissance avec un couple (le père et la fille) venu avec un side récemment acquis en Bretagne. Séquence nostalgie d'autant plus garantie que Serge est en verve pour nous raconter certains passages épiques de ses jeunes années de motard. Nous découvrons aussi des visions différentes de la compétition au sens large dans nos discussions avec un commissaire de piste. Pendant que Serge se fait un petit roupillon, nous échangeons longuement avec ce commissaire pendant les pauses et ses informations issues de son expérience sur tout types de circuits et types de manifestations sont une nouvelle source de réflexion.

  side

Kurt et Suzanne Schüttel à l'assaut du Gaschney sur un Colonia-Yamaha de 1968.

 

Nous profitons de la pause de midi pour redescendre encore afin de nous poster au niveau de la ligne de départ. En attendant la reprise, nous "siestons", à l'ombre des conifères. Bientôt, les commissaires reprennent leurs postes et le premier groupe rejoint la zone des départ. Nous retrouvons des têtes connues de l'année dernière et nous associons au speaker pour souhaiter un bon anniversaire au Dédé local. Celui-ci est bien du même acabit que nos Dédés Ardéchois ou Bretons rencontrés à plusieurs reprises dans ces lignes. Passionnés et pas tristes !

 

Nous profitons pleinement des différentes sessions, tout en participant aux joyeux délires qui émaillent cet après midi, avec une petite équipe qui assume avec sérieux ses missions mais qui sait aussi profiter avec bonne humeur des moments qui passent.

 

Nous retournons en fin de journée vers Metz et ses 38°, fatigués mais satisfait de cet excellent week-end.

 

Merci à vous tous, promoteurs et acteurs de cette manifestation :

  • Les bénévoles du NMC Munster qui œuvrent sans discontinuer et dans la bonne humeur, ainsi que son Président Jean Marc, présent sur tous les fronts (y compris sur la piste . . . de danse . . .) ;

  • Les commissaires des différents MC, sans lesquels ces manifestations n'auraient pas lieu, et dont certains sont "réquisitionnés" le matin même (pour une certaine vision de ces femmes et hommes, lire aussi http://div19.over-blog.com/article-30770050.html );

  • Les musiciens du groupe YATO pour leur punch, leur endurance et leur éclectisme, artisans d'une bien sympathique soirée ;

  • Tous les compétiteurs dont le niveau de passion continue de m'impressionner.

 

Et, j'espère, à l'année prochaine pour la 21ème

 

 

PS

les nombreuses photos de l'année dernière sont toujours disponibles dans les TROIS albums suivants :


Dans le Paddock   http://div19.over-blog.com/album-1422894.html

En piste  http://div19.over-blog.com/album-1678178.html

Sur la ligne de départ   http://div19.over-blog.com/album-1422864.html

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 10:14

Comme exprimé précédemment, j'arrive au Mans dans le plus grand dénuement, au moins par rapport à l'environnement. Si mes bagages contiennent mes tenues de ville, c'est au détriment de l'équipement nécessaire au camping sur un circuit. Néanmoins, Pascal assure fort et nous offre tout le confort nécessaire dans son trois pièces pliant.

 

Je profite de cette sortie pour emmener mon neveu Maxime qui a vraiment pris le virus cet été. Il est dans la période cruciale de l'adolescence encore obscurcie du refus de son handicap. Toutefois, il fait des efforts immenses et je veux lui témoigner concrètement mon admiration pour tout le chemin parcouru ces derniers mois. Le marché est clair entre nous. C'est une sortie de grands et il lui appartient de prouver qu'il a sa place avec nous !

 

Avec Pascal, nous sommes les premiers arrivés à la concentration du houx. Maxime bave d'envie devant le side, mais il est trop chargé pour qu'il puisse y prendre place. Fred et Marvine nous rejoignent moins rapidement qu'annoncé au téléphone mais nous sommes de bonne humeur sous le soleil radieux. Maxime profite de cet engouement pour "vendre un coup" à Marvine. Ils échangent leurs places, lui dans le panier Comanche et elle derrière moi. Le trajet est suffisamment court pour que je ne lui rappelle pas une frayeur qui a quelques années alors qu'elle était ponctuellement ma passagère. A son arrivée au circuit, elle se plaignait auprès de Fred à peu prés comme ceci : "le fou, dans une grande courbe, j'ai cru qu'il posait la valise au sol . . ."

 max-arrive

 

 

 

 

 

Il ne veut plus sortir du panier ce singe
(terme consacré du passager).

 

 

 

 

 

 

 

Nous installons notre campement dans l'annexe du houx bien dégarni cette année. Est-ce du fait de l'interdiction aux voitures ou est-ce engendré par une fréquentation moins forte ? Je penche pour la seconde réponse malgré les annonces de l'ACO de 92 000 spectateurs. Nous avons tous trouvé la foule moins dense et les parkings moto habituellement bondés le dimanche matin laissaient de grandes places libres.

 

Pendant que nous nous organisons, Maxime prend l'initiative de rapporter du bois. Il faut dire que le feu le passionne et la perspective d'un bon brasier doit le réjouir. Fred doit ressentir l'attrait des sides pour notre jeune néophyte et il lui permet de monter sur le sien. Dans sa grande bonté, il démarre son engin, monte derrière le "pilote" et lui explique le maniement des commandes. Puis c'est parti pour quelques tours de camping avec panache (de poussière aussi dans les chemins de terre). Max est ravi, son sourire éblouissant, sa fierté éclatante. Merci encore à toi Fred pour ce super cadeau.

 

Les derniers Bretons arrivent fin d'après midi, avec le troisième Comanche de William accompagné du jeune Romain et le XJ 900 de Hervé dont c'est la première grande sortie. Le fol équipage du TT 2007 est reconstitué, la Div 'bleue ayant remplacé la Div' grise de l'époque (cf. http://div19.over-blog.com/article-10908803.html et suivants).

 

Eric le Landais nous tient informé téléphoniquement des brillants essais de Loïc dit LOL. Ce pilote attachant de superbike s'est vu proposé un guidon pour ces 24 heures et nous croisons les doigts pour lui. Malheureusement son équipe n'est pas qualifiée du fait de sombres histoires de règlement et de moyenne de temps de l'équipe. LOL croit encore un peu en cette course. Ses chronos sont plus qu'honorables et il espère pouvoir intégrer un autre team.

 

Nous allons visiter les stands ouverts au public en fin de journée. Pascal a une idée géniale. Il remet à Max un gilet jaune et cette précaution se révèle très utile dans la foule pour retrouver mon petit gars qui ne peut pas réagir à nos éventuels appels qu'il ne peut entendre. L'accueil que les teams lui réserve est souvent chaleureux et il fait une moissons d'autographes. Il se prend tellement de passion pour la 18 des sapeurs pompiers qu'il achète leur casquette et la porte fièrement tout le week-end.

 

La fraicheur tombe mais l'ambiance est toujours aussi amicale dans ces retrouvailles, ces délires, ces crises de rigolades, cette chaude amitié à nouveau partagée. Dédé, un autre Breton et non pas l'Ardéchois nous rend visite. Et c'est d'autres souvenirs qui remontent. Un week-end au Vigeant pour le Troféo Rosso où le Dédé s'était vu servir le petit dèj' au lit . . .(cf. http://div19.over-blog.com/article-21455549.html ).

 

 

radar

 

 

 

 

 

 

Une bien sympathique équipe déjà rencontrée il y a 2 ans avec cette superbe machine à sous !
(cf.
http://div19.over-blog.com/article-19035105.html )

 

 

 

Le samedi matin je réveille Maxime qui ne semble pas particulièrement disposé à sortir de son moelleux cocon. Lorsque je lui annonce que je pars en ville faire quelques courses pour le groupe, ses yeux s'ouvrent immédiatement et la question fuse :" en moto ?". A ma réponse affirmative, son visage s'illumine d'un magnifique sourire et il sort de son duvet à la vitesse de l'éclair. Comme quoi une saine motivation peut faire des miracles !

 

Il est ébahi de voir tant de motos déambuler dans la ville, mais sa stupeur est encore plus grande quand nous pénétrons dans le parking en sous sol du super marché. Des centaines de bécanes, une cacophonie de moteurs et de rupteurs, des rires et de la bonne humeur. Le spectacle continue dans le magasin envahi de cuir et casques, mais aussi de nombreux "civils" jeunes et moins jeunes venus assister au spectacle.

 

En fin de matinée la mauvaise nouvelle tombe. LOL ne pilotera pas sur ces 24 heures. Une équipe anglaise l'a approché mais s'est rabattu sur un pilote d'outre manche. Un second team a pris un nouveau pilote 10 minutes avant son passage. Nous sommes tristes pour lui et convenons de nous retrouver après le départ.

 

Nous assistons au départ dans le double droit du garage vert. Ce passage en paquet est impressionnant et il faut aussi faire confiance aux autres pour virer ainsi, plein angle, les uns contre les autres. Je vous propose une vidéo de ce premier passage. Le trio de tête est déjà bien défini. C'est aussi une première chaleur. Remarquez, dans la seconde moitié du groupe, la Kawasaki 77 qui frôle la catastrophe à l'accélération dans l'extérieur du second droit. Belle reprise, chapeau l'artiste. (et pour cette équipe Espagnole, nous pourrions parler de corrida ! ! !)

 

 

 

 

Nous commençons notre pérégrination autour du circuit pour rejoindre le village où nous avons rendez-vous avec LOL. Hervé et Maxime profite de cette attente pour tester le simulateur. La mine réjouie à la sortie vaut tous les discours.

 

Loïc est désabusé, mais reste positif et constructif. Il s'est à nouveau prouvé ses capacités. Ses chronos sont d'autant plus excellents qu'il ne connaissait pas la machine. Il est persuadé qu'il conservait une nette marge de progression. Et de cela, autant Pascal que moi nous en sommes convaincus. Nous l'avons vu tenir la dragée haute aux meilleurs lors d'une épreuve de superbike au Vigeant. Et c'était d'autant plus exemplaire que sa machine était COMPLETEMENT stock et à peine rodée. Pas de démultiplication adaptée au tracé, un système de freinage qui atteint rapidement l'ébullition, vraiment rien pour favoriser des temps canons et pourtant, la science du pilotage doit bien être là ! ! !

Loïc conserve des perspectives pour le Bol d'or. Si certains de mes lecteurs avaient des idées, des tuyaux, des contacts ou des besoins, je les mettrais en contact avec Loïc avec grand plaisir.

 

Comme la soirée s'annonce, nous retournons au campement pour nous sustenter. Fred et Pascal sont déchainés. Depuis l'abandon de la Suzuki du SERT, la 11 mène le bal avec brio et ces deux Kawasakistes convaincus balayent mes sarcasmes de ces dernières années quant aux nombre de tours parcourus par les machines vertes.

 

Nous retournons faire un tour de circuit de nuit. Maxime est ébloui par ce ballet incessant des machines sur la piste. Il est impressionné par la rapidité des changements d'angles au "chemin aux bœufs" et dans la "Dunlop" Il fait une longue pause en face du stand de la 18 et s'étonne de la rapidité des ravitaillements. Vers minuit la fatigue le gagne et nous retournons vers les tentes. Je lui demande si il veut que je le réveille au petit matin pour aller assister au lever du jour sur la course. Il décline pour bien se reposer avant de prendre la route du retour.

 18-nuit

 

 

 

 

  

L'équipe prête à recevoir la machine pour un changement de pilote.

 

 

 

 

 

 

 

6H00 le dimanche, je réveille Pascal, Fred et Hervé qui voulaient venir avec moi et nous attaquons par le garage vert. Une longue pause est provoqué par Pascal qui mitraille. Dans l'album photo je vous propose d'ailleurs de nombreuses vues de ces instants. Les jeux d'ombres et de lumières sont magnifiques. Le soleil sur les visages casqués des pilotes au freinage et dont la moto godille plus ou moins. Je ferme les yeux un instant et me laisse bercer par une musique qui m'enchante tellement que je sort un papier pour prendre des notes sur ce spectacle afin d'essayer de vous retraduire ce que je nomme la symphonie du garage vert :

 

  • Lancée à pleine vitesse, la fourche s'écrase dés le début du freinage et l'arrière tente désespérément de passer devant ;

  • Le moteur hurle à chaque rétrogadage et les pneus gémissent sur l'asphalte. Lorsque la roue emprunte la bordure jaune et bleue, le chuintement de la gomme se transforme en staccato ;

  • A l'approche du premier droit le bruit moteur décroit suffisamment pour laisser la place au sifflement des plaquettes sur les disques ;

  • L'entrée dans le premier droit se fait sur un filet de gaz ce qui permet d'entendre le feulement des sliders qui viennent caresser la piste (et la nuit se sont les gerbes d'étincelles qui sont visibles) ;

  • Dans le second droit, le moteur reprend de la voix et propulse tellement la machine que le wheeling est fréquent ;

  • La rageuse montée en régime est ponctuée par le passage de la vitesse suivante.

 

Et ces pilotes sont des métronomes. Ce mouvement se répète pour chaque moto, ces bruits s'entrechoquent pour chaque passage en groupe et les sons des différentes phases de chacun des participants se mélangent à ceux des autres compétiteurs. Du grand spectacle !

 

J'abandonne mes compagnons vers 14H00 au plus grand plaisir du Max qui piaffe d'impatience de remonter sur la moto pour une courte étape vers la Sologne et des retrouvailles avec Serge. Nous tentons une pause à Vendôme mais ne trouvons rien d'ouvert. Cet arrêt rafraichissement est reporté à Blois où je vis en instant particulier.

Le cafetier se débat avec un pèlerin Hollandais qui parle anglais. Devant leur désarroi, je propose mes humbles services pour la traduction. Dans la discussion, j'aperçois Maxime qui m'observe avec étonnement. Je comprendrai après qu'il lit sur mes lèvres mais ne comprend rien. Au bout de quelques minutes il découvre que nous n'utilisons pas le français. Sa réaction étonnée est instantanée "tu sais parler anglais toi ?". Eh oui Max, le tonton est sûrement un peu barjot mais il arrive tout de même à se débrouiller en anglais . . .

 max-dodge

 

 

 

 

  

 

Bien fatigué le p'tit gars dans le Dodge !

 

 

 

 

 

 

 

Après une courte balade pédestre et un savoureux diner concocté par Serge, Maxime va rapidement se coucher. La matinée du lendemain est consacrée à la découverte d'engins d'exceptions et d'une virée aquatique sur l'étang. Le départ sonne après le déjeuner et les parents sont tout heureux de retrouver un fils enthousiaste et tout bronzé.

 

Vous pouvez aussi accéder à deux albums photos :

  • Le premier est consacré au groupe, à Maxime et aux activités annexes ;
    http://div19.over-blog.com/album-1625160.html
     
  • Le second, plus volumineux ne comporte que des motos dans les stands ou en course.
    http://div19.over-blog.com/album-1625165.html

    Je remercie encore Pascal de nous fournir toute cette matière. Bon, en découvrant tout cela il ne sera pas la peine de vous préciser à nouveau sa marque fétiche, proche d'un certain John agricole ! ! ! Mais ils ont gagné cette année, longtemps après le récital d'un certain Fast'Sebil - Bertrand Sebileau - . . .

    (Salut à toi si tu lis ça. J'ai toujours une pensée émue vers toi lorsque je suis au "chemin aux bœufs", un enchaînement où tu excellait !).

 

Nos dernières 24 heures de printemps sont terminées.
L'année prochaine les dates seront interverties avec celles du Bol d'Or
et nous viendrons au Mans à l'automne.

Comme il y a 36 ans maintenant,
pour ma première grande course, le Bol d'Or au Mans
qui partira plus tard dans le sud lors de la création des 24 heures.

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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 10:08

 

Comme mes activités me poussent en région parisienne, j'en profite pour prendre le train vers Metz et retourner chercher ma fidèle Div'4 lâchement abandonnée en ce début d'année (cf http://div19.over-blog.com/article-ma-trahison-42758619.html ).

 

Serge a préparé ce retour et l'a démarré la veille pour vérifier l'état de la charge de la batterie. Après avoir rempli les cuves de ses carbus, elle s'est ébrouée sans autre forme de procès. Ainsi, dés ma prise en main, la bête se réveille instantanément, visiblement impatiente d'aller dérouiller ses bielles engourdies.

 

Pour repartir vers Paris, j'hésite entre trois itinéraires :

 

  • Le nord par la Champagne et l'occasion d'aller saluer le motard restaurateur rencontré en décembre avec un bien sympathique et réconfortant café à L'épine (comme ci-dessus, cf. "ma trahison") ;

  • Le sud par Nancy et la nationale 4, d'un intérêt très relatif, mais assez rapide ;

  • Une alternative entre les deux par Saint Mihiel et les fabuleux enchaînements de virages vers Bar le Duc.

 

Comme je suis pressé et que la moto est bien chargée (tout l'équipement d'hiver entre autre), j'abandonne l'idée de parcours plaisir pour favoriser les grands axes. Mon choix est définitivement dicté par Jacques et Martine du 77. Le circuit sud passant à quelques kilomètres de chez eux, j'en profiterai pour me faire offrir un café.

 

En arrivant sur Nancy, je commence à regretter ce choix. Un panneau lumineux indique que la nationale 4 est déconseillée aux poids lourds et deux roues. Je tente d'éviter cet axe mais les petites routes, pourtant bien agréables, me font perdre trop de temps. J'opte donc pour un retour sur la 2x2 voies qui est dans un état déplorable, victime des rigueurs de l'hiver. La vitesse y est souvent limitée à 90, 70 et voir même 50 km/h sur de nombreuses portions dont une des deux chaussées est souvent neutralisée ! ! !

 

J'arrive tout de même en début d'après midi pour boire mon café debout, soucieux de soulager mon fessier de ces longues heures sans arrêts notoires. Jacques n'a pas le temps de sortir sa Diversion rouge car je repars rapidement, le devoir m'appelant fortement.

 

Toute la semaine, la moto reste à l'arrêt. Je suis trop pris par mes activités professionnelles. Seul Pascal me replonge régulièrement dans le monde du deux roues par ses appels incessants. Comme d'habitude il va aux 24 heures du Mans le week-end prochain et veux que je le rejoigne. Mes dénégations ne le calme pas et il évoque toujours une solution. Je n'ai pas de tente, il en amènera une grande. Mon duvet est à Bort, pas de soucis, il vient avec le side et m'en fournira un . . . Pour une fois, je brave ma faiblesse légendaire et continue de décliner offres et solutions.

 

Néanmoins, le hasard vient à son secours par le biais d'un rendez-vous en Bretagne à la veille de ce week-end fatidique. Comment refuser cette invitation alors que Le Mans est sur ma route de retour ?

 

Je profite donc de cette course, d'excellent moments avec les copains, mais aussi avec mon neveu Maxime, déjà bien aguerri cet été (cf. http://div19.over-blog.com/article-tribulations-d-un-jeune-motard-maxime-41675621.html ). Ces derniers temps, comme j'étais en région parisienne, il me réclamait des tours de moto et je ne prenais pas le temps de lui en offrir. Il est donc de ce voyage de "grands".

 

Cet épisode du Mans fera l'objet d'un prochain article à paraître dans les jours à venir, mais je dois trier et travailler de nombreuses photos, surtout celle envoyées par Pascal.

 

Au retour du Mans vers la région parisienne, une petite halte en Sologne chez Louis où nous retrouvons Serge. Pause détente et calme d'une soirée et d'une matinée qui permettent à Maxime de découvrir un endroit charmeur ainsi que de nombreux véhicules atypiques.

 max-etang

 

 

Un repos bien mérité pour Maxime dans la quiétude de ce lieu qui se pare de ses atouts printaniers !

 

 

 

 

 

 

 

 

Je fini par rentrer sur Bort très lourdement chargé, et je me laisse surprendre plusieurs fois par un centre de gravité très haut. Certains balancements dans des rond-points ont engendrés des petites frayeurs lorsque la machine semble prendre le commandement pour pousser vers la chute . . .

zpat 

 

 

 

 

 

Je ne suis pas à la fête avec ce chargement, mais je suis bien calé !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En arrivant sur Limoges, le temps est incertain et je profite d'un ravitaillement à Feytiat pour me désaltérer. Devant notre traditionnel point de rendez-vous, je suis pris d'un doute. Le restaurant a changé de décor et de nom. Allons nous conserver cet endroit aussi pratique qu'agréable ?

En fait, je crois que oui. Si "le mas cerise" est devenu "le resto ...(...la suite)", notre sympathique et polyvalente Jennifer est toujours présente et elle me vante avec passion les nouveautés, dont une carte alléchante. Je crois que nous allons très prochainement tester ! ! !

 

La fin du parcours m'offre des routes d'abord humides puis détrempées sous l'orage. Heureusement, la météo s'améliore à partir de Meymac et j'arrive quasiment sec à Bort.

 

Il me reste un moment difficile à passer. Accueillir Olivier qui vient prendre en charge sa nouvelle acquisition, la ZRX. Nous avions conclu notre accord avant mon départ et il attendait mon retour avec impatience. Il avait privilégié la moto sur piste, mais veut retourner sur la route en offrant un confort acceptable à son épouse. Je suis persuadé que cette attachante Kawasaki a trouvé un pilote à sa hauteur, et que Madame appréciera cette selle accueillante !

 

Longues et heureuses balades à vous !

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 23:30

Ce matin, grand moment d'émotion.

 

Je profite de ma présence en région parisienne pour visionner en famille le reportage de la 5 portant sur la vie de mes petits sourds de nièce et neveu.

 

Outre la relation familiale, de nombreuses aventures en moto ont été vécues, d'abord avec Manon puis, dernièrement avec Maxime.

 

Ils se sont intégrés à notre monde si particulier malgré les difficultés de communication et ont réussi à devenir les mascottes de toute la bande de copains en délire autour des circuits.

 

Je les remercie encore tous ces potes qui, chacun à son niveau, ont apporté leurs pierres au fragile édifice de la construction de l'adolescence dans ce contexte qui accroit la difficulté.

 

Les horaires de passage de cette émission "l'œil et la main" ne favorisent pas tout le monde, mais les deux reportages sont visibles sur le net :

 

http://www.france5.fr/oeil-et-la-main/index-fr.php?page=archives&id_article=1268

(merci Dédé de m'avoir mâché la recherche. . .)

 

Le premier épisode est réalisé en 2003 sous le titre "Petite sœur". Pour moi, le vocable serait plutôt
"la rebelle".

C'est la période où Manon fait ses premières virées moto avec son Tonton, se délecte des sensations et découvre notre monde.

 

Le second épisode porte le nom de "Grande sœur". "La Conquérante" serait ma traduction préférée.

 

En effet, que de chemin parcouru pour ces deux jeunes pendant ces sept années. Continuez à nous étonnez les jeunes ! ! !

 

 

Promis, dés que j'ai fini mes travaux actuels, je m'attelle à l'écriture des aventures de Manon en moto. Je rechercherais aussi quelques photos de ces moments exceptionnels. En attendant, le périple du grand Max est toujours visible sous deux formes :

TEXTE :

http://div19.over-blog.com/article-tribulations-d-un-jeune-motard-maxime-41675621.html

 

PHOTOS :

http://div19.over-blog.com/album-1534442.html

 

  

Et voici l'extrait d'un mail d'une motarde, sûrement plus objective que moi et néanmoins très émouvant pour nous tous :

 

Salut le tonton barjot !!!!
je viens de passer une heure environ à visionner les deux films : petite soeur et grande soeur...
la pudeur m'empêche de poster sur ton blog tout ce que j'ai envie de dire ici.
Dans le premier film, c'est presque Barbara qui m'a le plus émue, par sa maturité, sa gentillesse, sa patience, son amour.
Elle met tant de cœur à essayer de comprendre sa sœur et à la faire grandir.
Manon est bouleversante... on sent la gym vibrer en elle, et pourtant elle est presque dans l'acceptation du renoncement...
Quelle leçon !!
Ne parlons pas des parents que je trouve admirables...
Le deuxième film a vu le rêve de Manon se réaliser... rêve qui était devenu le mien le temps du visionnage. C'est en passant des frissons aux larmes face à tant d'émotion, que je l'ai vue s'épanouir tout au long du film, c'est une sacrée bonne femme que cette petite femme là... et ce film pourrait être un film sur la volonté, sur la passion, sur la pugnacité, sur l'amour... la surdité n'aura été qu'un prétexte.
Le métier qu'a choisi Barbara n'étonnera personne, on la sentait déjà tellement attentive au handicap de sa sœur, plus jeune.
Le moment où l'on réalise que c'est Manon qui est aux commandes de l'avion, est comme un aboutissement naturel à tout ça. Et elle a le bon mot à la fin : un sourd peut tout ! 
Pour finir, j'ai rarement vu des gens se parler aussi sincèrement, se respecter aussi profondément et surtout s'écouter autant dans le monde des "soit disant" entendants !!!

 

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 07:41

Je viens de découvrir le blog de Julien qui nous a concocté une compilation de vidéos relatives à notre sécurité sur la route.

 

Un mélange des genres en provenance de plusieurs pays qui, à mon sens mérite réflexion.

 

Voici donc le lien pour voir (ou revoir), ces petits films percutants, dans tous les sens du terme :

 

http://www.100pour100moto.com/article-tour-d-horizon-des-campagnes-de-securite-routieres-moto-48185466.html

 

Bonne route à tous.

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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 18:38

Dernièrement, je vous ai relaté mes fabuleuses aventures avec mon neveu sourd, Maxime et j'ai évoqué rapidement nos virées avec sa grande sœur Manon, sourde également (encore de magnifiques souvenirs à écrire !) - cf. http://div19.over-blog.com/article-tribulations-d-un-jeune-motard-maxime-41675621.html .

 

Je l'avoue humblement, j'ai utilisé notre passion, la moto et son monde, pour favoriser le contact avec ces jeunes.

 

J'avais remarqué depuis longtemps que ce moyen pouvait être un magnifique vecteur de communication avec les adolescents. Je pense que pour le rebelle adolescent, le rebelle motard n'est pas un adulte comme les autres et, à fortiori, bien différent de ses parents moralisateurs ! ! !

 

Enfin, mon sujet n'est pas là, mais de vous fournir une certaine vision du monde des jeunes sourds. En effet, Manon était l'actrice principale d'une émission de la 5 dans une série sur la famille "L'œil et la main" réalisée il y a 7 ans sous le titre "Petite sœur". Vous pouvez visionner un extrait de ce premier reportage grâce à ce lien : http://www.dominique-fischbach.com/PETITE-SOEUR.html

 

La suite, tournée ces derniers mois, sera diffusée sur France 5 sous le titre (provisoire)
Manon, sept ans après :

 

12 avril 2010 à 8h30,

et rediffusion le samedi 17 avril 2010 à 22h30

 

Entre ces deux reportages, Manon a grandi et affronté les difficultés parfois graves qui se sont accumulées. Elle est maintenant une belle jeune femme autonome (permis B et brevet de pilote d'avion) et une étudiante émérite préparant son Bac et des études supèrieures.

 

Je profite de cet article pour remercier Manon et Maxime des moments si forts qu'ils m'ont permis de vivre avec eux dans leur progression. Ils m'ont poussé vers une plus grande humilité et une vision plus approfondie des mutations de l'adolescence qui sont, dans leurs cas, exacerbée.

 

Et j'espère que je resterais encore longtemps le "Tonton Barjot" tel que m'a baptisé leur grande sœur Barbara, où plus simplement le "Tonton moto" pour ces deux passagers émérites de si nombreuses balades sur deux roues.

 

Ce 7 Avril, je vous communique les dernières informations transmises par Manon ce jour :

 

Je te propose quelques modifications ayant qques news depuis !
Le titre sera "Grande Soeur"
"Petite Soeur" est visible depuis hier... sur
http://www.france5.fr/oeil-et-la-main/index-fr.php?

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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 07:48

Je fais une rapide digression dans mes tâches en cours qui accaparent une grande partie de mon temps et de mon énergie.

Je suis en effet en Région Parisienne dans une fastidieuse opération de remise en route d'une petite entreprise en pleine forme mais en train de s'enterrer au niveau de l'administratif et d'un de ses corollaire les plus vitaux, la trésorerie!

 

Bon, je répond au téléphone tout de même, et avant hier j'ai l'agréable surprise d'entendre la douce voix d'une de mes nièces. Pleine d'enthousiasme, elle m'annonce la réussite de son permis A.

 

Il y à quelques temps, je parlais d'elle dans ces lignes (cf. http://div19.over-blog.com/article-6000-bornes-en-2-semaines-et-beaucoup-de-plaisir-42681663.html). Et nous voici donc à l'avènement de la première étape de son projet.

 

 

Je vais donc probablement être mis à contribution pour l'aider à trouver une petite bécane adaptée à son budget et l'emmener parfaire sa formation sur mes petites routes du Massif Central. Nous arriverons ainsi à l'aboutissement de son désir.

 

La frimousse de la minette avant qu'elle enfile son casqueLINA-bl

 

 

Bienvenue à toi Lina dans notre microcosme bizarre et un peu fou,
mais oh combien passionnant dans tous ces moments
de plaisir,de partage, mais aussi, parfois,
de difficultés ou même de souffrance.

 

Et cela te changera de tes plus jeunes années
lorsque tu montais sur la moto du tonton,
tes deux petits frères derrière, juste pour faire la photo souvenir.

 

 

 

 

Ce 8 avril,

Lina m'a fait parvenir ses premières photos de motarde certifièe. Elle a la chance d'avoir un beau-pére suffisamment gentil (ou inconscient, au choix) pour lui préter son 1250 Bandit

De plus la météo semble magnifique sur l'ile de ré.

Alors Lina, tes impressions ? ? ?

 

  lina-moto1-bllina-moto2-bl

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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 09:19
Vérifier ses contrats d'assurance, c'est une pratique que j'avais oubliée depuis quelques années. Heureusement, l'attitude de mon assureur m'oblige à le faire dernièrement et les résultats sont édifiants, à l'image de la manière dont un consommateur peut-être traité.

 

Voici cette histoire relatée au travers d'un courrier adressé à la MACIF. La réponse reçue avant hier est sibylline.
Je dois leur faire part de mes antécédents auto pour trouver une solution alors que je n'ai plus de voiture depuis plus de 10 ans. Mais il a bien fallu que je m'assure avant de recevoir cette réponse néanmoins fort civile.
Sinon je dois confirmer mes résiliations par la procédure standard (LR/AR) ! ! !

 


 


 

 

                                                                                        Lettre ouverte

                                                                                        au Service Qualité MACIF

 

 

                                                                                         Bort le 1er février2010

 

 

Madame, Monsieur,

 

Tout d'abord, permettez moi de vous conter une histoire :

 

Début janvier, je suis à Metz chez des amis. Comme d'habitude, je me déplace en moto mais les conditions météorologiques ne sont pas propices à un retour serein, et je ne suis plus assez téméraire pour prendre la route avec une telle somme de risques. Mes amis m'offrent la possibilité de garer ma moto dans leur garage et de prendre une voiture inutilisée. J'essaye de l'assurer sur votre site internet mais, heureusement, un problème technique bloque la validation. Je me rends donc au bureau local où je suis fort bien reçu, malgré les soucis de gestion inter-régionale.

 

Le tarif qui m'est annoncé s'avère tellement dispendieux que, devant mon étonnement, mon interlocuteur se met en relation téléphonique avec le site de la région Centre pour évaluer une solution acceptable. La conclusion est identique, mon bonus moto ne peut pas être repris pour une voiture ! Le résultat est sans appel. L'assurance d'une voiture de 20 ans au "tiers simple" me coûte deux fois plus cher que la somme des contrats de mes trois assurances moto dont deux en "tous risques" avec compléments pilotes, équipements et accessoires ! ! ! De plus, cette valeur est 5 fois plus importante que celle proposée par le devis internet (avec la base de mon bonus).

 

J'essaye de négocier mais, nonobstant les recherches et efforts de mes interlocuteurs, les règles de la MACIF qui me sont applicables engendrent cette situation qui me paraît ubuesque.

 

Devant cet écueil, je contacte téléphoniquement l'assureur de mon logement qui me propose immédiatement un contrat pour un tarif 5 fois inférieur et des garanties nettement plus étendues (confirmé par mail et carte verte dans l'heure qui suit et réglé 3 jours après).

 

Enfin, à mon retour je me rends au bureau d'Ussel (19) pour comprendre cette situation. La personne qui me reçoit tente de me dissuader de résilier l'ensemble de mes contrats (motos et santé) en voulant chercher une solution alternative. Devant mon refus obstiné, elle me propose de vous soumettre ces faits.

 

 

Ces pratiques me suggèrent quelques interrogations :

  • Si votre site avait validé ce nouveau contrat, je serais parti sans assurance puisque considéré basé sur une fausse déclaration (mon bonus 50% moto non applicable à un nouveau contrat auto). Pourtant, cette assertion était faite en toute bonne foi.

  • Je n'arrive pas à comprendre votre stratégie. Un bonus auto peut être transféré sur une moto, mais pas l'inverse. Or, je suis persuadé qu'un pilote de deux roues confirmé est plus apte à passer en voiture que l'inverse. A mon sens, un motard est plus attentif à son environnement et se doit d'anticiper plus largement les risques inhérents à la route. A contrario, un automobiliste doit apprendre à conduire avec de nouvelles opportunités, mais aussi bien d'autres contraintes, à commencer par les notions d'équilibre et d'adhérence.

  • A titre plus personnel, si je peux comprendre vos obligations de traitement de masse et de stratégie, je ne peux pas accepter de devenir un "cochon de payant". En ce qui vous concerne, plus de 500 000 km en moto sans la moindre déclaration de sinistre (les quelques chutes à l'arrêt sans conséquences n'ont pas données lieu à ce type de suites). Ceci est vrai pour près de 37 ans de conduite auto (+ 1 000 000 km) et moto (+ 700 000 km). Et je ne parle pas du contrat santé où le ratio coût/remboursements est très largement en votre faveur. L'analyse (subjective bien sûr) de mon risque me semble donc particulièrement favorable et économiquement intéressante, au moins pour vous !

 

Pour terminer, il me semble important de vous préciser que ma déception initiale a favorablement évoluée et je tiens à vous remercier chaleureusement des phénomènes induits. Cette péripétie m'a conduit à vérifier les valeurs et garanties de mes contrats auprès de votre "mutuelle". Les solutions concurrentes s'avèrent moins dispendieuses pour des protections plus étendues. En conséquence, il est évident que je résilie l'ensemble de mes contrats. Enfin, je félicite chaleureusement votre service de relations humaines qui prouve sa maîtrise du recrutement et de la formation d'un personnel restant souriant et attentif dans des situations qu'ils peuvent d'ailleurs avoir du mal à comprendre.

 

Sincères salutations

 

 

                                                                                      Patrice ALTAZIN

 

  

 

 

PS : Je me réserve le droit de toute publicité relative à cette missive, particulièrement envers les consommateurs et conso-motards, d'autant que cette histoire engendre une certaine réflexion auprès de mon environnement.

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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 09:36

Ce dimanche 17 janvier, le temps était pourtant nuageux et froid, mais je suis parti faire prendre l'air à miss Kawa. L'objectif est d'aller prendre un café à Salers. En plus d'un pèlerinage sur les lieux d'un délire mémorable de Martine en aout 2008 (cf. http://div19.over-blog.com/article-22041228.html), c'est aussi profiter d'un environnement qui doit être magnifique sous la neige.

  zrxsalers






Devant ce haut lieu des aneries de Martine à Salers, le ZRX pose fièrement !






J'enroule tranquillement les magnifiques courbes de la vallée de la Sumène. Certains de ces virages ne voient jamais le soleil l'hiver. En conséquence ils restent mouillés et le risque de verglas y est fréquent, même si cela me semble peu probable aujourd'hui. Ensuite, la chaussée devenant plus sécurisante, je hausse le rythme et commence à profiter de la vivacité de cette machine.

 

Par rapport à la Diversion, le ZRX est positivement déconcertant et engendre une remise en cause progressive de mes habitudes. A tous les niveaux, les gains sont flagrants. Accélération, freinage, réactivité à la nature du sol, tenue du cadre en courbe sont autant de paramètres qui demandent une nouvelle adaptation. Néanmoins, il me faut aussi contrôler une certaine euphorie qui serait d'autant plus préjudiciable que je suis loin de maîtriser les capacités de cette machine, qui plus est dans un environnement humide et froid qui accroit les risques.

 

En arrivant sur Salers je suis transi. La température est ici plus basse qu'au départ et la neige persistante, parfois jusqu'au milieu des plus petites routes, en est la preuve. D'autre part, tout mon équipement "hiver extrême" est resté à Metz avec Div'4. Le pantalon de cuir et la veste,pourtant doublée, n'ont pas les mêmes capacités de résistance thermiques que la tenue abandonnée dans l'est. Peut-être aussi suis-je moins résistant, trop habitué à un certain (et relatif) confort de ces matériaux modernes et efficaces ! ! !

 

Dans la ville, l'ambiance est bizarre, surtout en comparaison de celle de l'été. En une heure de balade, j'ai croisé moins de 10 personnes et j'ai du attendre 15 H 00 pour pouvoir boire un café. Tous les commerces autre que restaurants étaient fermés. Cela change de la foule omniprésente des périodes estivales !

  puymary





Vu du balcon de Salers, le Puy Mary resplendit d'une blancheur éclatante sous le froid soleil.






Pour le retour, j'essaye plusieurs petites routes mais revient rapidement sur l'itinéraire de l'aller. Entre le gravier, la neige et la glace sur des routes étroites, la somme des risques me paraît trop importante et la tension engendrée gâche l'enchantement de manipuler cette moto. Le plaisir et la facilité que j'éprouve sont résumées dans un simple constat. Alors que j'ai l'impression de musarder tranquillement, chaque fois que je regarde le compteur, je constate que je roule plus vite que si j'étais avec la Diversion, particulièrement en courbe. Cette observation est grisante, mais appelle aussi une certaine retenue afin que l'euphorie ne suscite pas une certain dérive préjudiciable à la sécurité, bien sûr, mais aussi aux fâcheuses conséquences d'un éventuel contrôle radar !

 

Le samedi suivant, le ciel est presque pur, et je profite de l'après midi pour aller dire bonjour au relais motard de Meymac, par le chemin des écoliers. La petite route qui me conduit vers Ussel me permet de valider l'extrême réactivité de la Kawa aux irrégularités de la chaussée (au moins par rapport à la Div). Si ces réactions sont nettement plus franches, c'est aussi beaucoup plus fatiguant. Il faut réagir en permanence aux soubresauts de la bête ! Si je devais rouler longtemps sur ce genre de route, il y aurait lieu de régler les amortisseurs différemment afin de leur donner plus de souplesse.

 

D'Ussel, je m'engage sur la D157 qui devient d'autant plus étroite que les bas côtés uniformément blanc débordent de plus en plus sur la chaussée au fur et à mesure de l'avancement. J'arrive derrière une voiture avec remorque qui essaye de me faciliter le passage mais, les successions de virages associés au peu de place me conduisent à rester plusieurs minutes à ma place. Dans un petit bout droit j'effectue mon dépassement, remercie l'automobiliste et prend le large jusqu'à la prochaine courbe . . . qui est maculée de larges bandes de neige et de glace. Freinage brutal avant cette zone scabreuse puis visée des plaques noires contrastant dans la blancheur environnante. Je surveille mon rétro pendant cette manœuvre, mais l'automobiliste devait connaître le secteur et avait déjà fortement ralenti. Je ne le gène donc pas et il n'est pas surpris par ma réaction. Cette scène se reproduit plusieurs fois, particulièrement dans les passages ombragés qui ne voient pas le soleil. La prudence m'entraine à une conduite sage permettant d'anticiper plus sûrement ce type de surprises.

  zrxneige






Le ZRX aux sports d'hiver (ou divers ? ? ?).
Dans le fond, le Puy Mary transperce la couche brumeuse.





Je me réchauffe avec un café aux Ambassadeurs, siège du Moto Club Meymacois (cf.
http://div19.over-blog.com/article-millevaches-40-ans-apres-41663242.html) et retourne vers Bort par la route principale. Je profite largement des points de vue sur les majestueuses montagnes enneigées, d'abord la chaîne du Puy Mary, puis le massif du Sancy.

 

Au niveau de la moto, j'apprécie maintenant pleinement les réglages d'amortisseurs. Ce qui était un handicap sur les petites routes bosselées devient maintenant un atout dans les enchainements de courbes sur revêtement lisse. La machine s'engage avec précision, se balance sans efforts particuliers, accepte facilement tout changements de cap et reste vissée sur la trajectoire appliquée. Je ressens là d'ailleurs le gain majeur vis à vis de la Diversion qui est beaucoup moins franche, même si je ne fais plus très attention au "saucissonnage". Le verdict du compteur est frappant. Dans certaines courbes, je passe avec plus de 20 km/h de mieux tout en ayant l'impression de rouler plutôt calmement. A ce niveau, le fossé entre ces deux bécanes est phénoménal.

 

Après ces petits essais, je comprends mieux mon état de fatigue du soir lorsque la journée s'est déroulée avec la Div, en montagne et, à fortiori, avec certains de mes petits camarades qui trouvent parfois que je "tire un poil court" ! ! ! Néanmoins, particulièrement pour les longs parcours, je ne renie pas la Yamaha qui me semble plus adaptée, ne serait-ce que par le cardan, notamment en période hivernale avec les intempéries et le sel.

 

En définitive, quel plaisir, avec ces deux machines,
de pouvoir conjuguer alternativement moto passion et moto raison !

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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 13:40

Mardi matin - 8 heures et quelques minutes, Serge me pousse dehors car il souhaite que j'arrive avant la nuit. Plein de prévenances ce petit gars !

 

Au bout de 20 km, je regrette déjà la moto. L'autoroute vers Nancy est bouchée et je suis englué dans ces files à l'arrêt ou à faible vitesse. Je n'ai plus l'habitude. A la première heure j'ai fait 60 km. Même pas 10%. Ça promet.

 

Après Nancy la circulation se fluidifie et je prend mon rythme de croisière dans une légère brume qui ne gène pas la visibilité et nous évite le scintillement de la blancheur environnante. Je commence à me demander si mon choix du retour en voiture est le bon car la chaussée est bien dégagée bien que mouillée et gorgée de sel. Au premier arrêt, le froid adoucit mes doutes.

 

A l'approche de Langres, le brouillard s'épaissit. Sans carrosserie, j'aurais enfilé ma combinaison de glace dans cet environnement humide et glacial ! ! !

Comme d'habitude de nombreux véhicules sont sans lumières alors que la visibilité commence à se réduire sérieusement. En observant ce phénomène, je constate une grande corrélation avec des absence systématique de clignotant. De deux choses l'une, ou ces personnes veulent rester discrètes et là c'est perdu car c'est à l'opposé de l'objectif. Sinon, il faudrait peut être suggérer aux constructeurs d'équiper leurs véhicules de batteries et alternateurs dignes de supporter cette charge supplémentaire ! ! !

 

A contrario, à la proximité de Dijon, l'horizon s'éclaircit et de multiples véhicules omettent d'éteindre leurs feux de brouillard. Ils se trouvent que parmi ceux-ci, nombreux sont les véhicules qui restent sur la file du milieu, voire de gauche alors qu'il n'y a personne à droite. Alors, ceux-là ont-ils un égo trop important et sont soucieux de se montrer ?

 

De toutes façons, ces attitudes sont dangereuses et génératrices, au mieux, d'agacements et au pire, d'accidents. En ce qui me concerne, je suis persuadé qu'il s'agit pour quelques uns d'étourderies passagères (d'ailleurs,ceux-là nous remercient quand nous leur signalons). Mais pour la majorité, je crois, avec regrets, qu'il s'agit d'une forme d'expression flagrante d'un individualisme grandissant.

 

Au pied des célèbres vignobles Bourguignons, le soleil parvient à darder ses rayons au travers de la couche nuageuse affinée. La symphonie du blanc est fantastique, mais fatigante pour la vue. Je quitte la vallée de la Saône à Chalons pour me diriger vers Vichy. Sur les bas côtés, la couche de neige s'épaissit et peu de routes secondaires sont traitées. La chaussée bien dégagée et blanche de sel dans les traces séchantes donne une bonne idée du travail réalisé par les personnels de l'équipement.

 

Je fais ma troisième pause à Paray le Monial pour faire le plein du véhicule et du bonhomme. L'état de la piste et du parking me conforte dans le choix de la voiture au détriment de la moto. La neige et la glace laissent peu de place au bitume et je n'aurais pas osé m'engager là sur deux roues.

 

Ensuite, la route commence à présenter des risques plus fréquents. Le vent se lève et balaye la neige qui se dépose en de multiples langues blanches plus ou moins épaisses et larges dans les zones exposées. Les dépôts laissés par d'autres véhicules (neige accumulée sur les toits et bâches, ou blocs de glace se détachant des bas de caisse) jonchent de plus en plus souvent la chaussée. Enfin, dans les villages, les riverains ont une certaines tendance à évacuer leur neige sur la route. Si ces phénomènes sont rarement contraignant sur quatre roues, les conséquences sont différentes en moto. La voiture a amorcée un dérapage sur une plaque de neige probablement laissée par un camion en sortie de courbe. En moto, même avec très peu d'angle, cette glisse serait immédiatement sanctionnée par la chute.

 

Après Vichy, je reprend l'autoroute vers Clermont puis l'A89 jusqu'à Laqueuille. Dans le premier rond point, je suis une camionnette de cantonniers dont le jeu est de rouler dans la neige molle et mouillée accumulée au centre. Le dévers de la chaussée accentue l'étalement de cette bouillie particulièrement glissante qui se répand sur toute la largeur. De nouveau je m'interroge. Qu'en serait-il sur deux roues ?

 

Les trouées dans la brume laissent apercevoir des paysages somptueux. Les sapins sont couverts d'un épais manteaux neigeux et leurs branches alourdies semblent balayer le sol. Le moindre rameau d'arbre comme la plus petite brindille sont emmitouflés dans des gangues de glace qui scintillent de mille feux au moindre rayon lumineux. Majestueux, les sommets dominent cet environnement enchanteur. Au loin, sur le Limousin, la barrière nuageuse en provenance de l'Atlantique accourt à ma rencontre.

 

J'arrive à Bort en milieu d'après midi, une petite heure avant les premières pluies verglaçantes et beaucoup moins fatigué que d'habitude ! ! !

 sapins

foire











Une toute petite idée de l'environnement sur la dernière aire de repos de l'A 89.

Mes visiteurs habituels reconnaitrons ma rue à l'arrivée à Bort les Orgues! ! !

 

Était-ce le bon choix ?

 

Oui je le pense.

 

Il m'aurait probablement fallu au minimum 3 heures supplémentaires en moto :

 

  • Les arrêts auraient été plus fréquents (3 ravitaillements au lieu d'un, besoins fréquents de nettoyage de visière à défaut de lave glace pour évacuer les couches de sel, plus de café qui engendrent immanquablement d'autres pauses pour évacuer, etc …).

  • Ces arrêts auraient été plus longs (retirer et remettre l'équipement, récupération du froid et de la fatigue, . . .).

  • L'allure, surtout dans la seconde moitié, aurait été moins soutenue du fait de l'accroissement des risques sans compter la moindre visibilité de nuit. Le gain obtenu au départ dans les bouchons n'aurait pas suffit à compenser.

 

Si cette analyse est bonne, je ne serais pas arrivé en temps et en heure. Soit j'aurais eu la sagesse de trouver un hôtel en route, soit j'aurai chuté.

 

Je regrette donc d'autant moins d'avoir trahi Div4 que maintenant, certains vont pouvoir (bassement) se venger et me retourner une de mes invective préférée par ces frimas :

 

" Espèce de petit joueur ! ! ! "

 

Ceux-là, je les attends tout de même de pied ferme. J'ai encore deux mobylettes dans le garage ! ! !

 

 

PS : Les conditions trouvées ce matin me confortent encore plus. Un trajet que je fais d'habitude en 20 petites minutes m'a demandé plus d'une heure. Il a neigé toute la nuit et la soupe formant de beaux coussins sous les pneus alterne avec les plaques de glace façon tôle ondulée. Et parfois les deux phénomènes se conjuguent ! ! ! En arrivant plus tard, j'y avais droit.

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