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14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 11:22

Voici les coordonnées d'un nouveau site dédié au matériel pour motard.

 

Créé par un passionné et pratiquant, je pense qu'il va plus loin qu'un site purement marchand, au moins dans l'esprit :

 

 

MaXaGaZ... Matos futé du motard

 

 

http://www.maxagaz.com/

 

 

En souhaitant fournir une bonne adresse aux motards de tous poils tout en aidant une jeune entreprise . . .

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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 22:31

Mardi 23 décembre.

 

Temps relativement froid, mais clair et peu humide. Je passe au bureau à Ploeuc sur Lié (22) pour faire un dernier point sur les actions en cours puis prend la route de Merdrignac (22) où je dois statuer sur mon autre mission.

En fin de matinée, j'ai soldé mes activités professionnelles et peu prendre la route vers la région parisienne pour passer Noël en famille.

 

Comme les routes sont sèches je décide d'éviter les 4 voies et me propulse vers Fougères, Mayenne, Alençon et l'Ile de France. Si certains points de vue sont sympathiques, je ne suis pas enclin à m'arrêter afin de retrouver plus rapidement un havre de chaleur.

 

 L'équipement est presque au top. Les surbottes et manchons protègent efficacement les extrémités, et seules les cuisses souffrent des heures accumulées au froid. Bien que le pantalon soit doublé, la tension du matériau sur le corps permet au froid de pénétrer rapidement.

 

Cette période de Noël se déroule en famille, sans excès particulier, mais avec beaucoup de bonne humeur et de plaisir.

 

Le dimanche après midi je reprends la route pour un petit saut dans le 77 afin de dire bonjour à mon pote Jacques. Outre le plaisir de passer une soirée ensemble, cela abrège ma prochaine étape qui doit me conduire à Metz.

 

La recrudescence annoncée du froid me conduit à tester une idée qui me trotte dans la tête depuis quelques années. J'installe donc un film plastique d'emballage à bulles sur la doublure du pantalon de pluie à l'aide de scotch. L'objectif est de protéger l'extérieur et le dessus des cuisses.

 

Au départ le lundi, le thermomètre annonce -18° ! ! ! Sur les petites routes qui me conduisent vers la RN 4, la prudence s'impose. Passages en sous-bois, traces humides, routes sûrement pas traitées, probabilité d'animaux sauvages, autant de paramètres qui imposent une certaine retenue. Par contre la nationale est bien sèche et je peux maintenir une allure plus soutenue, en remerciant largement les automobilistes qui me préviennent de deux contrôles radar dont un aurait pu être particulièrement fatal ! ! !

 

Mais le froid s'immisce vite et je n'aurais pas du reporter mon premier arrêt jusqu'à Vitry le François. Sur les derniers kilomètres, les extrémités de la main droite sont insensibles et je ne sens plus la présence de la poignée de frein. Inquiétant. Je profite de la pause café pour sortir les gants de soie et changer les gants fins pour des mi-saisons. Par contre, les pieds comme les cuisses résistent correctement à ce froid.

 

Le plein de la machine fait, je repars dans un décor féérique. Le canal de la Marne à la Saône est complètement pris dans les glaces et les arbres givrés scintillent sous le froid soleil. Je m'arrête une nouvelle fois à une centaine de kilomètres du but pour me réchauffer et prévenir Serge et Brigitte de l'imminence de mon arrivée.

 

Serge, bien en verve me toise de la tête aux pieds dés ma descente de moto. Il est au courant de ma nouvelle technique anti froid, s'esclaffe et m'apostrophe à peu prés sur ce ton :

 "Crois-tu que tu avais besoin de te gonfler comme çà ?"

Effectivement, le pantalon de pluie seul n'est déjà pas un outil pratique pour améliorer le look. Mais ainsi gonflé par le plastique bulle c'est encore pire ! ! !

Et je ne peux que lui répondre :

"Mais non Serge, je suis en noir, pas en blanc, ce n'est donc pas une publicité pour Michelin ! "

 

Au cours de ces quatre jours, la moto ne sortira pas du garage. Les conditions météo se dégradent fortement et même les sorties à pied deviennent scabreuses. Cet environnement nous offre par contre de croustillants spectacles dignes des clowns "d'Holliday on ice". Du balcon, nous nous délectons d'autant plus des figures sur glace de divers véhicules, piétons ou animaux qu'elles sont sans conséquences fâcheuses. Pas très charitable ces deux gars là ! ! !

 




Vautré entre les deux belles de la soirée . . . le rêve.


Enfin, si elles sont si gentilles, c'est qu'elles attendent que je passe au fourneau probablement ! ! !





Pour le réveillon, nous nous retrouvons bien tranquillement à quatre. Brigitte pensait faire (entre autre) des tournedos.
 Lorsque je lui demande si elle a une recette particulière, elle s'étonne. Je lui propose donc une façon Rossini mais elle ne connaît pas. A l'évocation du foie gras poêlé,  de la truffe et de la sauce au Porto elle est enthousiaste. Serge, assez conservateur est moins euphorique et restera dubitatif sinon inquiet jusqu'à la fin. Par contre, suffisamment honnête, il ne tarira pas d'éloges après s'être délecté de ce met particulièrement adapté aux fêtes.

 




Malgrés ses inquiétudes relatives à la nourriture, Serge fait le clown avec ses cheveux.

Avec ce look, nos belles Manoises ne l'appelleraient plus GERONIMO ! ! ! (cf. http://div19.over-blog.com/2-categorie-10073631.html)




Comme je dois être au plus tard dimanche en Bretagne pour préparer une importante réunion, j'ausculte la météo avec une certaine intensité. En fonction de ces données je décide de partir le vendredi en fin de matinée, faire une halte familiale pour la nuit et repartir au plus tôt dans la matinée du samedi. De cette manière, je dois éviter les plus grands froids, limiter les risques de phénomènes glissants et réduire les périodes de roulage avec le bas soleil dans les yeux (périple d'est en ouest). De plus, vu les risques de verglas, je privilégie les autoroutes.

 

Je redécouvre une sensation étonnante. Le froid n'est pas uniforme et le corps ressent très vite les variations de températures. A plusieurs reprises, la piqure glaciale devient plus intense et dans les instants qui suivent je suis enveloppé dans une légère brume, au milieu d'un univers scintillant de glace. Le phénomène dure quelque minutes et s'estompe avec un retour à des températures plus douces (ou moins froides plutôt !).

 

Une autre manifestation propre à l'hiver est amusante. C'est la rencontre avec les gens lors des arrêts. Les marques d'étonnements sont multiples et de nombreuses personnes engagent la conversation pour savoir comment ce froid est combattu en moto ou tout simplement pour compatir. Ceci m'amuse d'ailleurs beaucoup car c'est un choix délibéré de ma part et je ne m'en plains pas. C'est aussi l'hiver que le plus grand nombre de motards m'abordent et semblent souvent s'excuser d'avoir laissé leur machine au garage. Dans ces cas là, j'essaye de tourner la discussion à la rigolade avec une phrase du style : "Je ne suis qu'un vieux con maso qui essaye de rattraper 18 ans d'abstinence ! - d'abstinence moto bien sûr ! ! ! " .

 

Le redémarrage du 95 le samedi matin est délicat. Dés les premiers mètres, l'état du sol brillant par endroit est inquiétant. Je rallonge mon trajet pour éviter l'Hautil. Cette petite colline au regard de mon relief de référence du Massif Central m'inquiète par ses passages en sous bois, ses virages et ses déclivités en courant d'air, particulièrement pour la descente vers la vallée de la Seine. Il me faudra plus d'une heure pour rejoindre l'A13 au lieu d'une vingtaine de minute en temps normal. Par contre, ceci me permet de saluer 3 motards d'un coup. C'était un groupe de moto école à la sortie de Meulan (78) ! ! !

 

Au passage de Rouen, premier arrêt café. J'en profite pour passer un petit coup de fil à Charline (pseudo Tahiti). Une fameuse motarde locale qui arrête momentanément la moto pour cause de . . . maternité. Elle m'agresse vertement de passer si prés de chez elle sans une visite, mais comprend mes impératifs.

 

A la seconde halte, proche de l'entrée en Bretagne, un message de Pascal me convie à passer par chez lui pour le dîner, prés de Loudéac (22). Je le rappelle pour lui dire qu'en fonction de l'état des routes et de l'heure cela ne me semble pas une bonne idée. Je n'ai aucune envie de rentrer de nuit sur les micros routes de la campagne Bretonne maculées de plaques de verglas. Il insiste avec un argument massue " Tu laisseras ta moto au garage et tu repartiras avec le pick-up dont je n'ai pas besoin actuellement."

 

L'idée est séduisante. Je passe donc par ma maison provisoire et décharge la moto pour repartir léger vers Loudéac. A l'amorce d'un rond point sur la D700 je vis ma plus grosse chaleur de la journée. L'approche est soft, au frein moteur. En finale une légère pression sur la pédale droite et la moto est instantanément à l'équerre. J'entends le crissement des pneus de la voiture qui me suit mais, vu ma position, je n'ai aucune vision sur l'arrière. Avec un bon coup de rein réflexe, la moto se remet en ligne et je découvre dans mes rétroviseurs mon suiveur encore crabe. Il a aussi glissé sur cette traitresse plaque isolée. Il n'a même pas essayé de me doubler dans le rond point où pourtant la vitesse était vraiment retenue . . .

 

A ce jour, je le confesse humblement, je suis toujours avec la voiture. De toute façon, même si la glace commence a disparaître, les routes locales sont toujours impraticables en moto.

Allez, encore quelques jours et j'irais dégourdir les bielles de ma fidèle Diversion et lui faire un brin de toilette.

 

 

Notes sur l'équipement :

 

Surbottes Néoprène "Forma" (en complément des dernières infos) ;


Après ces 2000 kilomètres à températures négatives, je confirme l'intérêt de cet équipement au niveau thermique. Une chaussette en soie, un chaussette fine en laine, des bottes pas trop serrées et ces surbottes, m'ont permis de tenir des heures sans jamais souffrir du froid au niveau des pieds.


 

Doublage en film bulle du pantalon de pluie ;


Cette technique s'avère redoutable d'efficacité en terme de régression du transfert thermique au niveau des cuisses. Outre son coût faible et sa facilité de mise en œuvre, je suis étonné de la tenue dans le temps. Après de multiples manipulations le film est toujours parfaitement en place.

Le seul point négatif que je relève est au niveau du look style "Bibendum". Mais, vu les apports en confort, cela reste marginal.

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24 novembre 2008 1 24 /11 /novembre /2008 12:19

Samedi en fin de matinée je pars rejoindre Pascal chez lui, proche de Loudéac. Il se rend à Lochrist, prés de Lorient, pour assister aux prestations de ses fils lors des championnats de Bretagne de canoë kayak. Le Comanche attelé au FJ 1200 ouvre la route. Cela change de notre périple à l'île de Man où j'emmenais les trois Comanches. Pascal est au guidon et son frère Eric fait le singe dans le panier. En fait, c'est un singe assez statique. Vu l'état des petites routes constellées de boues, nous ne faisons pas les mariolles ! ! !

 

 

 

 

 

 

Pascal apprête le side sous l'oeil frigorifié de Eric !

 

Pendant ce temps la Div attend patiemment ! ! !

 

 

 

 

 

 

A ce sujet, je crois que c'est la région la pire que je connaisse en France. Si je peux comprendre les contraintes des paysans, j'ai du mal à accepter ces surprises laissées dans des virages ou carrefours, au mépris total des plus élémentaires règles de sécurité, sans parler de législation . . . Il est vrai que le Morvan n'est pas mal non plus lors des débardages de bois. J'en garde un curieux souvenir (http://div19.over-blog.com/article-19039120.html).

 

La météo n'est pas enthousiasmante et nous empruntons la voie expresse. Une ondée nous prend en route et je découvre les joies de suivre le side. Une vraie essoreuse qui génère un mur de crachin. J'en profite pour venir à sa hauteur et entamer un dialogue de sourds (par gestes évidemment). Pascal fait semblant de pas comprendre mon intervention. Je lui rappelle ses propos "en Bretagne il ne pleut que sur les cons !". D'ailleurs, ses premières paroles à l'arrivée seront "tu es mouillé toi ?" . . .

 

Cet épisode me permet de continuer à tester mes nouvelles surbottes achetées en catastrophe en région parisienne il y a 15 jours. L'agrément se confirme.

 

La descente sur Lochrist est bien viroleuse et la route sèche nous entraîne à hausser le rythme. Quelques instant de pur plaisir ! ! !

 

Nous retrouvons Wizzy et Mat, les fils de Pascal. Ils ont déjà fait une descente et étudient le parcours. Matthieu n'est pas content de sa première prestation et nous avons du mal à le dérider. Je profite des différentes interventions des membres du club du Lié pour me familiariser avec cette discipline que je découvre.

 

Mathieu et William révisent leur parcours sous l'œil pas très attentif et un tantinet rigolard du Papa et du Tonton !

 

 

 

 

 

 

 

L'organisation est au top. Nous trouvons sur place de quoi nous restaurer, nous abreuver et, surtout, nous abriter lors des ondées, fugaces mais puissantes. Les temps d'attentes ne nous importunent pas. Comme d'habitude, c'est des succession d'histoires, de blagues, de fous rires et de joyeuse humeur.

Les slaloms s'avèrent passionnants et je retrouve certaines similitudes avec la moto. Les prises d'angles pour favoriser l'appui sur l'eau, et l'anticipation par le regard en sont probablement les meilleures illustrations (voir les quelques photos dans la galerie "KAYAK", ci contre).

 

Les résultats sont motivants. Pas trop de surprise pour Wizzy qui se classe premier junior (il est espoir France ! ! !). Mat arrive septième des cadets alors qu'il est l'un des plus jeunes ! ! ! Le petit frère suit les traces de l'aîné et l'avenir est prometteur.

 

Le retour s'effectue sur des routes détrempées, mais à allure soutenue pour éviter les grosses nuées noires qui se précipitent vers nous. Un coucou rapide au groupe de motard arrété à Lochrist et un arrêt essence à Pontivy où j'abandonne le side pour faire quelques courses au super marché. Au milieu des rayons je tombe sur les fils de Dédé (le Breton, pas l'Ardéchois !) tout surpris de tomber sur le vieux Corrézien ! ! !

 

Je retrouve ensuite Pascal chez lui, juste pour admirer à la télévision les prouesses des pilotes lors de la dernière course de Macao. Encore un rappel du TT et des courses sur routes ! ! !

 

Le retour se fait de nuit sous une pluie battante, mais avec l'esprit clair et joyeux.

 

Merci à vous les jeunes de m'avoir fait découvrir votre discipline et partager votre passion.

 

 

 

Notes au sujet des Surbottes Forma (1 photo dans la galerie Kayak) :

 

  • En néoprène, elles sont d'un enfilage facile et moulent carrément la botte, ce qui facilite aussi grandement la marche (semelle plastique pas trop glissante).

  • Un velcro sur la hauteur assure une bonne tenue et permet d'emprisonner le pantalon (amélioration thermique).

  • La sécurité passive est assurée par des bandes réfléchissante.

  • De plus, il semble que le néoprène forme un écran thermique complémentaire sur la botte. A vérifier lors de roulage à des températures plus faibles et sur de plus longues périodes.

  • Le seul point négatif actuellement relevé est au niveau du prix (35 €), ce qui reste relatif si la tenue dans le temps est bonne.

Je referais un point de tout ceci en fin de saison hivernale et avec quelques milliers de kilomètres supplémentaires . . .

 

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19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 13:58

Suite à mon article du 15 octobre relatif aux obsèques de Frédéric Daigneau en région Toulousaine (http://div19.over-blog.com/article-23753284.html - voir aussi commentaire de Daniel Daigneau sur ce même article ! ! !) , son père me communique les informations suivantes (mail du 17/11/08) :


Bonsoir Patrice

Merci de votre fidélité et de votre aide

J'apprécierai tout contact d'autres personnes voulant comme vous même servir cette cause

Pour ma part, je ne cesse de saisir par écrit les pouvoirs publics et le maire de Toulouse ( 4 réponses reçues ) et je persisterai jusqu'à l'arrestation des assassins de mon fils Fred

Il m'a été assuré que tous les moyens policiers étaient en place, que le Garde des Sceaux est saisi, que le Ministre de l'Intérieur suit l'enquête

J'attends à présent du concret

J'espère ne pas en arriver à m'enchaîner sur les grilles du Ministère mais je ne lâcherai pas!

Je ne pourrai commencer mon deuil que lorsqu'ils seront enfin arrétés et jugés!

Je serai la le jour du jugement

Que la sanction soit extrêmement marquante et qu'elle leur retire définitivement la liberté

Cette liberté de vivre qu'ils ont prise à Fred, lui qui n'a eu pour tort que de croiser leur chemin, un Dimanche après-midi dans Toulouse

Ils l'on frappé sans lui laisser la moindre chance, aucune circonstance ne pourra atténuer cet acte criminel prémédité!

Pour information, je vous signale qu'une nouvelle manifestation de motards aura lieu à Toulouse le Samedi 29

Faites passer l'info si cela vous est possible!

Merci beaucoup

Daniel DAIGNEAU père de Fred de Cugnaux



Merci de faire suivre l'info, particulièrement suite à une nouvelle agression de ce type à Montreuil (93) qui se solde par plusieurs doigts tranchés (greffe en cours difficile, semble-t-il ! ! !).


Je reste à la disposition de chacun pour d'éventuelles mises en relation.


Bon courage à la famille de Fred et à
Steeve actuellement hospitalisé.

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7 novembre 2008 5 07 /11 /novembre /2008 21:50

Ce jeudi soir, William est invité par un de ses fournisseurs qui fête son dixième anniversaire. Il me propose de l'accompagner à divers titres :

  • Comme je suis en cours de mission dans son entreprise, WF Concept, cela me permettra d'appréhender différemment certaines facettes de la vie de sa PMI ;
  • Faire connaissance avec un outil de travail impressionnant, particulièrement en terme de logistique ;
  • Découvrir, ou redécouvrir certains aspects du monde du sport mécanique largement présent à cette manifestation ;
  • Accessoirement, assurer un retour serein en regard de la législation routière vu mon faible intérêt pour les alcools ! ! !


La société FSI, qui nous invite, intervient depuis 1998 sur le marché régional des fournitures à destination du secteur industriel. Elle compte aujourd'hui plus de 1.000 clients, principalement parmi les services de maintenance des industries, carrières, travaux publics et agroalimentaire.


Elle est une des composantes du groupe Sterenn (35) site.


Bon, je ne suis pas là pour vous parler de business, mais plutôt du monde des sports mécaniques.


Nous avons le privilège de rencontrer une sommité majeure du sport automobile en la personne de Henri Pescarolo. Humble et passionnant, ce personnage nous fait partager son expérience de pilote (4 fois vainqueur des 24 heures du Mans), l'épopée Matra ou la filière Elf qui alimentait le parc coureur de pilotes français et qui fait maintenant cruellement défaut.


Lorsqu'il évoque les difficultés économiques de sa structure, la course aux budgets, je ne peux m'empêcher de penser à notre ami Jean-Marie qui se débat avec les mêmes contraintes pour faire vivre le JMB Moto Racing Team (
http://jmb-motoracing.com/).


Il nous explique aussi la préparation physique des pilotes à l'heure actuelle et la différence d'approche à son époque : " On te réveille sans ménagement, tu te colles au volant rapidement et tu te retrouves à 380 dans les Hunaudiéres, dans le froid, le brouillard ou sous la pluie. Ca finit de te réveiller !"


Ou encore, toujours au sujet des Hunaudières, : " Tu étais autant pilote de course que pilote d'essai. Personne ne savait si la voiture resterait au sol ou décollerait. C'est comme ça que mon sourire a changé. J'ai atterri dans des arbres après une superbe envolée et la voiture s'est mise à brûler. Enfin, l'important est que je sois encore là pour en parler !"


Merci à vous Monsieur Pescarolo, de nous avoir fait rêver dans nos jeunes années et de nous offrir vos souvenirs, vos analyses, votre passion, en toute simplicité.




L'ami William aime bien poser avec des célébrités.

Après Greg Leblanc, le voici avec Henri Pescarolo ! ! !






Nous avons aussi le plaisir de converser longuement avec Didier du Team Acropolis Moto-Expert. Il est présent avec la moto N° 99 arrivée 3ème aux dernières 24 heures du Mans. Une prouesse pour un team privé. En plus de partager la même passion, nous sommes en pays de connaissance. En effet, il y a quelques semaines, lors du Superbike à Magny-Cours (
http://div19.over-blog.com/article-23848206.html )nous dînions avec Gregory Leblanc, l'un des trois pilotes montés sur le podium du Mans.


Nous abordons les aspects propres à la course. L'importance du travail dans les stands. Par exemple, lors du Bol d'or, la moto rentre au stand après une chute et une séance de poussette. L'équipe s'active mais le temps est inexorable et la position dans le classement s'effrite. Le pilote repart à un train d'enfer, commence à grignoter le retard mais est vite stoppé par une nouvelle acrobatie. L'attache de selle, mal vérifiée, avait été fragilisée lors de la précédente chute. Elle a cédé lors des appuis dans une courbe et tout l'équipage a suivi le pilote perdant l'équilibre ! ! !


Lui aussi évoque et commente les affres budgétaires. Ce problème récurrent semble augmenter avec les perspectives économiques actuelles. De nouveau, mon esprit se rapproche de nos dernières discussions avec Jean-Marie dit Blanco.


Encore merci à toi Didier. Et, c'est sûr, nous donnerons suite à ton invitation pour le mois d'avril prochain au Mans.






Je reste fidèle à Yamaha, juché sur la R1 du team Acropolis Moto Expert.

Mais la tenue n'est pas très adaptée tout de même ! ! !

 



Ce fut donc une soirée mémorable. D'autant plus mémorable que la pression journalière est relativement forte en ce moment, dans les phases de décisions cruciales pour WF Concept.


Merci donc à FSI, aux femmes et hommes du groupe STERENN qui ont su si bien nous accueillir. Nous ne risquions pas de périr ni de soif, ni de faim, et l'orchestre savait animer agréablement cette soirée où affaires et plaisirs ont si bien cohabité.


Pour le "Joyeux Anniversaire", c'était hier soir en direct.


Il ne nous reste plus qu'à vous souhaiter de continuer votre croissance
afin que vous puissiez nous offrir à nouveau
des moments aussi magiques ! ! !


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28 octobre 2008 2 28 /10 /octobre /2008 16:28

Dimanche 19 octobre 15 H 30


La moto est prête. Top case bien rempli, Sacoches cavalières pleines à craquer, par-dessus un gros sac à la place du passager. Ce dernier sert de support à la housse à costumes, le tout correctement sanglé. La sacoche de réservoir est fixée, je peux enfourcher ma monture.


Je pars pour plusieurs semaines en Bretagne afin de continuer la mission commencée en juin. Les premiers tours de roues sont chaotiques. Le dévers en côte parsemé de gravillon ne facilite pas la prise en main du baudet qu'est devenu la Div.


La météo est optimum. Bonne lumière, température idéale, routes sèches hormis dans certains sous-bois. Tous ces ingrédients, associés aux premiers virolos me font vite oublier le chargement au profit du seul plaisir de rouler en direction de Limoges. Les teintes évoluent vite à cette période et les roux commencent à devenir majoritaires au détriment des jaunes et des rouges. Les forêts de sapins continuent à offrir des verts sombres qui tranchent dans cette palette qui s'uniformise tout doucement.


A l'approche de Limoges, un groupe de motos me fond dessus. Je leur facilite le passage puis m'installe dans leur sillage. Après quelques kilomètres, la seconde partie de cette équipe recolle à l'ensemble. Je les laisse à nouveau passer. Nous empruntons ensemble la bretelle d'accès à l'A20. Les allures me semblent d'autant plus démesurées qu'un radar fixe nous attend à 500 mètres. De plus, je ne partage pas les entrées sur autoroute en weehling. Bien que très propre, cette figure me semble inadaptée sur un axe à forte circulation. Je les laisse donc partir devant pour rapidement voir s'allumer tous les feux stop à l'approche du radar . . .


A la sortie de Limoges j'emprunte la N147 vers Bellac. Les gendarmes ont l'air assez présents sur cet axe. En l'espace d'une quinzaine de kilomètres, 2 contrôles en cours dont 1 de moto par des motards. Ces derniers me remonteront quelques minutes plus tard et me salueront avec vigueur avant de m'ouvrir la route ! ! !


Poitiers, premier et dernier arrêt pour abreuver la machine et nettoyer la visière constellée d'insectes, puis dernière ligne droite pour Lencloître où je me pose pour la nuit.


Lundi 20 octobre 8 H 00

Départ en même temps que mes neveux pour l'école et mon frère pour le boulot. J'ai rendez vous avec Ulrich en fin de matinée sur la D952 en sortie de Tours. Je décide d'utiliser cette matinée pour voir ou revoir certains châteaux de la Loire. A Azay le Rideau, l'édifice est inabordable et je ne veux pas laisser hors de vue ma moto lourdement chargée. Dommage, avec le soleil levant et la brume, il y aurait peut être eu de bonnes photos à faire ! Saché, des travaux sont en cours. Villandry, le soleil est derrière le monument et, pour voir les jardins dans de bonnes conditions, il faudrait que j'abandonne ma monture et . . . que ce soit ouvert !


Je continue à balader au milieu de cette région passant alternativement de la découverte de magnifiques demeures à la vue d'immenses zones de pépinières et de serres. Cette contrée n'usurpe toujours pas son qualificatif de la Renaissance : "Le jardin de la France".


















La Diversion paraît bien frêle devant cet imposant château de Langeais !



Vers 11H00, je suis à la sortie de Tours et pars à la recherche d'un lieu de rendez vous facilement repérable pour le jeune parisien. La D952 est bâtie sur la digue de la Loire nommée "la levée de la Loire". Le cours d'eau aux bancs sablonneux sur la gauche, les coteaux parsemés de bâtisses seigneuriales sur la droite, l'univers serait enchanteur sans cette grisaille qui s'installe. Après une petite pause essence et photo à Langeais, je découvre l'auberge de la Bonde à Saint Michel sur Loire (02.47.96.83.13). Bien placée sur le bord de la route, un parking bien visible, je m'y arrête et laisse un message à Ulrich. J'ai ainsi le temps de boire un café et de l'attendre à l'extérieur en me chauffant sous le soleil revenu.


















La 1000 RSV déboule du virage dans un grondement sourd puis s'appréte à retrouver sa consoeur de chez Yamaha garée devant l'auberge de la Bonde !


Nous décidons de manger sur place. Il nous est proposé un menu ouvrier d'un bon rapport qualité/prix, et ceci permet au Parisien de se reposer de sa première étape. Magnifique machine, l'Aprilia 1000 RSV n'est tout de même pas une référence en matière de confort grand tourisme ! ! !


Nous reprenons la levée de la Loire jusqu'à Angers avec une très rapide pause essence face à Saumur et son majestueux château. La route est agréable, le temps clément est presque trop chaud et l'environnement parsemé de point de vue sur le fleuve ou les édifices plus ou moins imposants mais toujours majestueux.


Après la traversée d'Angers, nous subissons notre tronçon le plus ennuyeux, sur la D723 qui nous conduit jusqu'à Ancenis. Après cette cinquantaine de kilomètres lassante, nous obliquons vers Nort sur Erdre par la D164. Après quelques écarts vis à vis de la législation sur la vitesse, nous nous arrêtons pour une pause café. Ulrich m'apostrophe crûment "Tu es chaud bouillant, toi". Faisant mine de ne pas comprendre, il me précise qu'à certains moments son compteur marquait (censuré) et je lui rétorque que l'Aprilia est bizarre puisque le mien n'a pas bougé du zéro ! ! !


Le périple se poursuit par Blain où nous faisons le plein puis Redon et La Gacilly. Peu après, nous avons la confirmation de notre présence en Bretagne. Il se met à pleuvoir, d'abord faiblement puis de manière plus prononcée. Peu après Ploërmel, en direction de Mauron, Ulrich me fait signe pour provoquer un arrêt. Il enfile sa veste pluie et nous repartons sous un déluge qui n'a plus rien à voir avec un petit crachin Breton.


De Mauron, nous rejoignons Merdrignac et le Parisien découvre les joies des petites routes Bretonnes. Nous sommes en pleine période d'ensilage (récolte du maïs), et les chaussées sont régulièrement parsemées d'amas de boue plus ou moins importants. L'allure est contenue, particulièrement à l'abord des courbes, et les warnings de la Dive s'allument fréquemment pour signaler les passages scabreux où toute manœuvre brutale est prohibée.


William nous accueille dans ses locaux avec un bon café et je peux mettre mes bagages à l'abri dans sa voiture. En effet les prévisions météo étaient tellement euphoriques qu'aucunes protections extérieures n'étaient installées. Heureusement que j'emballe toujours mes vêtements dans des sacs plastiques avant de les mettre dans les sacs ou sacoches ! ! !


Nous repartons une demi heure plus tard vers Loudéac afin d'aller saluer Pascal. Après une heure et demi de rigolade et un petit apéritif, Ulrich sonne le moment du départ. Il lui faut maintenant rejoindre Guingamp et sans son poisson pilote (vu ce qui tombe, le terme n'est pas usurpé). En ce qui me concerne, je retourne vers mon camp de base à Gaël.


Le lendemain le Parisien est retourné sans encombre vers la capitale, mais semble être arrivé un peu fatigué. Pour moi, c'est la plongée dans ma nouvelle mission.

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18 octobre 2008 6 18 /10 /octobre /2008 09:44

Me voilà rentré d'un long périple d'une dizaine de jours et je peux à nouveau vous conter quelques belles tranches de vie.

 

Depuis plusieurs semaines, Pascal -le Breton-, m'agresse régulièrement au téléphone. Il désire que je rejoigne une bande de copains à Nevers pour le Superbike. D'autre part, André -l'Ardéchois- me propose une virée au Dark Dog Moto Tour à Alès avec Ulrich - le Parisien-. Enfin, mon porte monnaie me recommande d'éviter de trop bouger.

 

Cruel dilemme qui se trouve naturellement résolu par une grande faiblesse morale et des accès de fatigue de vieux ! ! !

 

En effet, je dois être en région parisienne la semaine qui suit le Superbike. Une petite étape à Nevers me permettrait donc de couper la route et ainsi éviter de trop me fatiguer sur les routes. D'autre part, comme je suis particulièrement influençable et que Pascal le sait bien, il me fait miroiter des billets à prix réduits. Le mercredi 1er octobre je prends d'autant plus facilement ma décision que Dédé a dû annuler sa sortie, sa Versys ayant provisoirement déclaré forfait.

 

Vendredi 3 octobre.

 

7H00

Il bruine, mais pas suffisamment pour me faire enfiler la tenue de pluie. La chaussée est mouillée, la température en ville est à 4°, la nuit s'estompe doucement et je pars donc très calmement. La moto est lourdement chargée (tenues moto, "civiles" et professionnelles, matériel de camping, etc ...). D'ailleurs, j'ai le temps puisque mon premier rendez-vous est à Aubusson (24) entre 8H30 et 9H00.

Je dois retrouver Eric qui arrive des Landes et son frère Fred venant de la vallée du Rhône.

Quelques averses se succèdent, mais laissent le temps de sécher entre deux. Les lambeaux de brouillard rencontrent des difficultés à se résorber et la température descend jusqu'à offrir des bas côtés agrémentés de gelée blanche. Vivifiant ! Je me félicite d'avoir rajouté les doublures thermiques des veste et pantalon ! ! !

 

 

8H25

A Aubusson le clocher se dresse sur une hauteur et c'est notre point de ralliement. Personne ne m'attend à l'église et je décide de redescendre pour trouver un café et commencer mon attente douillettement. Je laisse un message à Eric pour lui indiquer ma position et commande donc mon chaud breuvage. Je n'ai pas le temps de le goûter que le téléphone sonne déjà. Eric vient de retrouver son frère à l'église et ils me rejoignent. Impressionnant, nous arrivons quasiment ensemble malgré les origines diverses.

 

Eric arrive frigorifié. Il est parti à 2H30 et a eu de la pluie sans discontinuer jusqu'après Angoulême. Fred est parti 2 heures plus tard et a opté pour l'autoroute car il avait aussi de mauvaises conditions météo.

 

Nous attirons l'attention. Une Kawa immatriculée dans le 26, une R1 venant du 40 et une Diversion du 19 dans un petit matin froid et humide, cela ne laisse pas indifférent. Notre départ est salué par les autochtones sur le pas de la porte qui nous prodiguent leurs souhaits de bonne route.

 

 

 

La pluie nous poursuit jusqu'à Montluçon, mais le rythme est tout de même soutenu. Il faut dire que la Dive n'en mène pas large avec ces deux avions de chasse qui lui collent aux basques. La chaussée séchante dans les grandes courbes précédant Saint Amant Montrond nous offre une certaine détente. Nous profitons du passage dans cette ville pour y faire une pause café. Nous avons rendez-vous à Bourges avec les Bretons entre 12H00 et 13H00 et nous avons de l'avance.

 

Après cette trêve, nous empruntons une longue déviation et j'augmente d'autant plus sensiblement la vitesse que les abords de la route sont assez dégagés. J'entame un dépassement à une allure largement prohibée alors qu'une voiture arrive au loin. Le rapprochement est rapide sans être dangereux, mais je commence à distinguer une auto à allure sportive, bleue, garnie de bandes rouges et blanches et avec une proéminence sur le toit.

 

J'ai l'air malin, à cette vitesse, face à une Subaru de la gendarmerie et suivi d'un autre gendarme, mais en Kawa celui-là ! ! !

 


L'arrivée de Pascal sur son ZX12R et les motos alignées à la sortie de Bourges. La R1 de Eric, la fidèle Diversion, la Kawa de Fred le gendarme et, dans le fond, La Honda CBR 1000 rouge de William.


Comme d'habitude, l'accueil de la FFMC 18 du relais motard de Bourges est chaleureux, amical et bon enfant. Pascal et William arrivent peu après et nous mangeons sur place. La prestation est toujours au top, et les valeurs vraiment bienvenues (4 euros pour une entrée, un plat, fromage, fruit et boisson).

Merci encore à vous, les vaillants bénévoles de la FFMC18 et bon rétablissement à celui qui joue au vitrier (il se reconnaîtra et comprendra) ! ! !

 



La vaillante équipe de la FFMC18 à l'ouvrage.

Avant l'effort, le réconfort ! ! !






A Magny Cours, nous installons difficilement notre campement dans les rafales de vent et sous la pluie, mais l'ambiance n'est pas morose. Je tiens une forme éblouissante. Quelque soit le sujet de la discussion, j'ai une histoire drôle qui me vient à l'esprit, et je ponctue par un "Tiens, ça m'en rappelle une . . .".

Fred qui n'avait pas encore l'habitude de ce genre de délire n'en peut plus et se demande où je vais chercher toutes ces âneries.

 

Samedi en fin de matinée l'autre Fred et Marvine nous rejoignent en provenance de La Rochelle. L'équipe prévue est complète, mais elle s'étoffe régulièrement au gré des rencontres. Les anciens des "Pinguinos" par exemple ou un illustre inconnu qui m'apostrophe avec insistance. En fait il a vu la Diversion, l'immatriculation 19 et en a déduit que ce devait être Div19. C'était Jako, un autre internaute blogueur avec lequel nous échangeons régulièrement. Cela fait plaisir de mettre une tête sur un pseudo et de rencontrer sa jeune et dynamique équipe.

Salut à vous les Manceaux !

 



La joyeuse équipe, de gauche à droite :

William, Fred, Pascal, Eric debout, Fred caché par Marvine.

Derrière, le comanche attelé au FJ.





Dans la soirée William m'entraîne dans le Paddock. Il est invité à l'apéritif par un de ses fournisseurs sponsor de Grégory Leblanc ( 3ème aux 24 heures du Mans - site). Si l'environnement est calme et morne à cette heure là, l'accueil est convivial et la soirée se poursuit agréablement autour d'un sympathique repas.

 






Il est fier le William lorsqu'il pose avec Gregory Leblanc.








Les nuits sont difficiles. Les prévisions météo annonçant des températures agréables, je me suis muni d'un duvet léger et n'ai pas pris de matelas afin de ne pas encore surcharger la moto. Malheureusement, le mercure fricote avec le zéro et le sommeil est loin d'être profond ! ! !

Les essais et les courses se succèdent pour notre plus grand plaisir. Ces pilotes sont vraiment époustouflants et nous offrent des passes d'armes impressionnantes de vigueur et de précision. Si je ne vous raconte pas ces évènements, je vous en propose néanmoins une soixantaine de photos dans la galerie proposée ci contre.

 

Heureusement que le spectacle sur la piste associé à l'ambiance me font passer de bons moments car ma rancœur envers ce circuit augmente.

Cela fait déjà 4 ans que je boycotte le Bol d'Or pour son ambiance à la Mad Max.

Mais aujourd'hui, ma décision est prise, je ne reviendrai ici que si j'y suis invité.

En effet, payer 60 € pour avoir accès à des douches froides ou déambuler la nuit sur des passerelles et escaliers sans lumières au mépris de toute sécurité, cela me révolte.

 

 


Le troisième tour de la première manche. Haga commence a construire sa victoire.

 

La suite de ce week-end se poursuit toute la semaine en région Parisienne entre rencontres avec des copains, réunions familiales et activités professionnelles.

 

Le samedi est consacré aux Assemblées Générales de l'association du Repaire des Motards (site et forum moto). Si je refuse de prendre une responsabilité permanente de par ma "bougeotte" entre autre professionnelle, je m'investis tout de même en fonction des besoins et de mes compétences. Dans ce cas, j'avais pris en charge la gestion des aspects juridiques (analyse des statuts, propositions de mise à jour, organisation, communication, rédaction, . . .).

 

Cette après midi est géniale. Nous découvrons de nouvelles têtes à mettre sur des pseudos bien connus ou retrouvons d'anciennes rencontres. Les débats sont sérieux et constructifs mais néanmoins émaillés de bonnes séances de rigolades.

 

Les locaux, prêtés par une adhérente, sont d'autant plus agréables qu'ils fournissent même un espace cuisine. Cela permet de préparer au mieux les ingrédients apportés par la plupart pour alimenter ces corps dont les esprits avaient surchauffés.

 

Mon retour en Corrèze se réalise sous des auspices presque parfaits. La température est idéale, la luminosité optimum, les décors d'automne magnifiques, les petites routes viroleuses à souhait, enfin, le paradis si la moto ne se mettait pas à faire des caprices.

 

Au départ du 95, il me semble que la poignée de frein est légèrement spongieuse. Cette impression fugace est confortée à l'attaque du sinueux. Le constat est clair. Presque plus de liquide dans le bocal et perdu au milieu de nulle part un dimanche après midi ! ! !

 

La conduite se fait moins incisive, je n'utilise plus le frein avant et anticipe plus largement toute possibilité de surprise. Je fais tout de même une grossière erreur à Meymac (19). Coupant à travers la ville, j'emprunte un raidillon qui s'achève sur un stop. Ce n'est que dans cette descente que je prends conscience du risque supplémentaire d'un arrêt aux seuls freins arrière et moteur.

 

L'ensemble du système sera changé dans la semaine. En effet, une tubulure métallique était fendue et les délais pour les pièces sont trop longs (je repars en fin de semaine pour une mission en Bretagne). Le motociste local, Artense Moto à Lanobre (15) équipe donc la vieille Div d'un superbe système en durites aviation disponibles dans son stock.

 

C'est donc reparti pour de nouvelles aventures.

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15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 09:42


AUJOURD'HUI, UNE PENSEE PARTICULIERE :

 

Les obsèques de Frédéric Daigneau 25 ans,
on lieu ce mercredi 15 octobre 2008  à 13h45


Ce motard Toulousain est mort mardi matin
dans le service de réanimation de l'hôpital Purpan.

Malgré les soins, il n'a pas survécu à l'agression
dont il a été victime alors qu'il se trouvait au guidon de sa moto.

 

Plus d'infos :

http://www.ladepeche.fr/article/2008/10/11/480985-La-revolte-des-motards-apres-le-drame-du-pont-Saint-Michel.html

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24 septembre 2008 3 24 /09 /septembre /2008 16:28

De manière générale, je revendique mon statut de motard.

 

J'assume ma passion liée à cet engin bizarre, générateur de risques et de coûts, mais aussi promoteur de sensations diverses, multiples et non avariées !

 

Je ne vis pas seulement cet engouement au travers de LA machine, mais surtout dans le monde surprenant des motards. C'est un univers où l'amitié, l'entraide, le partage ou l'abrogation des positions sociales sont encore des valeurs reconnues contrairement au monde actuel qui penche inexorablement vers l'individualisme.

 

Néanmoins, il existe certaines situations où j'ai honte d'être motard.

 

Il y a, bien sûr toutes les circonstances souvent débattues dans les forums, et que je traduirais ainsi :

 

Les rois de la route ;
Ces seigneurs à qui tout est dû. Ils se font leur place à coup de décibels (klaxon, pots) dans le meilleur des cas, de gestes revendicatifs ou de coup de bottes pour les plus contestataires. Je ne pense pas là à des réactions face à une situation périlleuse engendrée par un autre usager, mais bien d'attitudes uniquement liées à la volonté de posséder toute la route . . .
Et pourtant, d'une manière générale, les automobilistes nous favorisent grandement le passage dans une forte majorité des cas. Sans parler de code la route, nous pouvons évoquer un code de bonne conduite où le respect de l'autre a aussi sa place ! ! !

 

Les pilotes :

Je pense là à certains motards qui prennent les routes pour des circuits. Je ne préjuge pas de leurs qualités de pilotage, et j'en connais même des très bons. Mais comment peuvent-ils savoir ce qu'ils vont trouver à la sortie du virage, surtout si celui d'en face arrive à la même vitesse ? Si cet autre usager va effectivement se pousser, s'arrêter, ne pas freiner brutalement, . . . ?
De plus, pensons que les non-motards ne nous perçoivent pas toujours objectivement. Ils ne se rendent pas compte des capacités de nos machines (et éventuellement de leurs pilotes !) et leur analyse est faussée.
Une prise d'angle prononcée est souvent perçue comme l'amorce d'une chute. Un dépassement infaisable en voiture est assimilé comme une action suicidaire du motard alors qu'il est parfaitement sécurisé.

 

Pour développer ces cas générique, je pense particulièrement à quelques situations vécues. C'est bien volontairement que je ne cite ni de lieux, ni de personnes. Il ne s'agit pas d'un procès, mais d'exemples concrets pour illustrer mon propos.

 

Une route de campagne, gentiment viroleuses par endroit.

Un groupe de moto évolue dans une circulation fluide et peu dense. Une partie du groupe se prend au jeu de l'arsouille et commence une série de dépassements peu orthodoxes, au moins dans l'esprit des automobilistes (bandes continues, virages, vitesse dépassant parfois le double de celle prescrite par la législation). Nous restons à deux dans le trafic déjà rapide et une autre partie, plus timide se fait distancer.

Soudainement, à la sortie d'une courbe, nous arrivons sur des voitures en phase de freinage prononcé. Lorsque nous retrouvons la visibilité complète, nous découvrons que ce ralentissement brutal est provoqué par nos arsouilleurs qui roulent maintenant au pas, discutent et rigolent assis sur les réservoirs. En reparlant ensuite de cela, nous découvrirons qu'ils n'avaient même pas vu ces voitures leur arrivant dessus.
Peut-on accepter des réactions d'incompréhension sinon de rage de la part de ces automobilistes ?

 

Une immense station service encombrée.

Un important groupe de motos et side-car se présente pour faire le plein. Certains commencent à se faufiler dans les files pour occuper des pompes inutilisées, mais bloquées par des voitures. Le reste du groupe, dont moi, suit le mouvement et passe des véhicules en attente.

Le regroupement s'opère en sortie de la zone des pompes et un side car bloque partiellement l'issue. Un conducteur ne pouvant pas passer se signale par un coup de klaxon. Il est immédiatement pris à partie par un de motards qui l'agresse verbalement en lui demandant s'il est pressé. L'automobiliste lui répond, courtoisement à peu près ceci :

"Vous êtes passé devant tout le monde aux pompes et maintenant vous nous bloquez à la sortie. Si vous voulez que l'on vous respecte, respectez aussi les autres"

Je ne peux qu'être d'accord, et reste spectateur.

Une dizaine de mètres plus loin, une automobile faisant une manœuvre bloque le flux qui venait de redémarrer. Le motard se porte à la hauteur de son précédent interlocuteur et lui lance :

"Allez, vas y klaxonne. Tu n'es plus pressé ?"

Et là, j'ai eu doublement honte. Honte pour notre image, et honte personnelle par mon acceptation tacite de cette situation intérieurement désapprouvée.

 

 

Un péage d'autoroute, un dimanche à l'approche de Paris.

Cela fait des kilomètres que je remonte les files, ainsi que d'autres motards. En vue du péage, la plupart d'entre nous se glissent dans les colonnes en attente. Insertion d'ailleurs souvent facilitée par des automobilistes conciliants.

Certains de ces motards remontent jusqu'à la barrière et deux ou trois forcent vraiment le passage. A ce moment là, je suis en train de blaguer avec des jeunes en voitures et je trouve désolant cette attitude, mais sans plus.

Ensuite, ces motards pressés ont du mal à retirer leurs gants, à trouver leur carte ou leur monnaie, peinent à ranger leur ticket, vérifient soigneusement la bonne fermeture du blouson et le parfait enfilage des gants. Tant et si bien que 4 à 6 voitures sont passées dans les files contiguës ! ! !

Comment réagirions nous à la place de ces personnes, bloquées par ces motards, qui, elles, sont au pas depuis des kilomètres et allaient enfin pouvoir rouler ?

N'est-ce pas aussi simple de faire dix mètres et de laisser la place à l'AUTRE ?

 

L'entrée d'un centre commercial.

Je suis sorti du restaurant pour fumer et déambule devant les motos. Un groupe de trois hommes devise devant nos machines. Les propos à l'encontre des motards sont peu amènes (vitesse, dépassements, stunt, . . ). et, visiblement ils en rajoutent du fait de ma présence.

Je profite de mes cheveux blancs pour tenter de leur donner un autre point de vue. Peine perdue, ils sont ancrés dans leurs croyances.

Et le pire, c'est que je trouve justifiés certains de leurs arguments même s'ils font de certains cas particuliers des généralités ! ! !

 

 

Il est évident que dans ces exemples, je fais abstraction d'un environnement qui pourrait expliquer sinon excuser certaines situations. Néanmoins, il ne faut pas exclure ce qu'il reste en terme d'image.

 

D'autre part, n'omettons pas non plus de considérer l'aspect de la jeunesse.

 

Je pense avoir la chance de bien me souvenir de mes excentricités de l'époque sur une moto, il y a maintenant 35 ans . . .

Même si les prises de risques étaient déjà modulées par mes activités bénévoles en secours routier, j'avais des attitudes que je réprouverais aujourd'hui. S'organiser un circuit en ville, retirer les chicanes des pots, battre des records de vitesse, réaliser des figures censées impressionner les passants, . . . autant de faits que je ne partage plus aujourd'hui mais que je peux bien évidemment comprendre pour l'avoir vécu.

 

Cette différence de point de vue est engendrée par l'expérience paraît-il.

 

 

En conclusion, notre image dépend essentiellement de nos attitudes.

 

  • Une partie de cette attitude n'est pas compréhensible par les non motards. Pour améliorer cette facette, il n'y a que l'éducation, l'explication (pourquoi une moto prend de l'angle, quelles sont nos capacités de dépassement, etc ...).

 

  • L'autre partie de cette attitude est celle que j'ai essayé de décrire ici. Et là, il suffit que quelques uns aient des actions inutilement vindicatives pour que l'image de tous en pâtisse.

 

Et si nous nous posions quelquefois des questions telles que :

 

  • Quel est mon droit ? ET . . .Quel est SON droit ?
  • En quoi l'autre a-t-il fondamentalement tort ? (en essayant d'être objectif bien sûr).
  • Aurions-nous la même perception de la même situation si nous n'étions pas en moto (automobiliste, piéton, cycliste, . . .) ?

 

La route est un domaine public ouvert à tous et le respect de certaines règles (droits mais aussi devoirs) est le meilleure garant d'une sécurité accrue.

Je médite essentiellement sur les droits et devoirs des uns et des autres, mais aussi des uns vis-à-vis des autres, tout simplement.


Comme le disait cet automobiliste, "Si nous voulons être respectés, respectons les autres".

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18 septembre 2008 4 18 /09 /septembre /2008 18:16

Dimanche 6H00

 

Le ciel est très chargé mais il ne pleut pas. En préparant la table du petit déjeuner, je pense à ceux qui n'ont pas pu venir nous rejoindre. Ils vont être d'autant plus jaloux que beaucoup d'entre eux ont passé le week-end sous la pluie.



Contrairement à ses habitudes matinales, Patricia tarde à se lever. Elle disait être fatiguée hier soir. Cela semble se confirmer. En fait, elle émerge à 7H00 en même temps qu'André et crevée. Sa gourmandise face à la truffade lui a joué des tours et elle a peu dormi.

 

Pendant ce temps, nous constatons que la pluie arrive. Pas le bon gros orage rapide, une petite bruine ténue !

 

Nous avons deux options pour le retour. Soit nous prenons les petites routes par les lacs pour rejoindre La Salvetat, soit nous empruntons la D612, plus roulante, pour Saint Pons de Thomières. Vu l'évolution de la météo, nous choisissons la seconde solution et partons peu après 9H00 équipés des tenues pluie.

 

A l'entrée de Saint Pons le soleil fait une timide apparition. Cela nous permet de profiter plus sereinement des premiers enchaînements de la D907 sur une chaussée séchante. Malheureusement,  cette accalmie ne dure pas et nous retrouvons bientôt la bruine accompagnée de brume.

 

En arrivant au col de la Baraque, la brume se transforme en épais brouillard que les violents coups de vent n'arrivent pas à chasser. Dédé reprend la tête pour soulager Patricia qui est obligée de rouler visière ouverte. Dans chaque descente le brouillard se raréfie, mais il nous enveloppe à nouveau dans chaque ascension.

 

A La Salvetat, la D907 se transforme en D607 Que nous empruntons jusqu'à 4 kilomètres après Lacaune où nous obliquons à gauche vers Belmont sur Rance par les D52 et 32 (changement de département). Dans la descente sur Belmont, les précipitations cèdent le pas et nous pouvons commencer à profiter des paysages. Nous profitons de cette accalmie pour faire une pause café dans la vallée.

 

Dans le bar, l'animation monte vite, surtout lorsque Patricia retire son pantalon de pluie. Il n'est pas vraiment étanche et le haut du jean est trempé. Bien sûr, nous la chahutons par des allusions non déguisées relatives à son angoisse qu'elle n'a pas su réprimer entraînant un abandon humide . . . ! ! !

 

Nous reprenons la D32 pour retrouver la D999 vers Saint Affrique. Il ne pleut plus, mais l'humidité ambiante accroît les sensations de froid. Ensuite, direction Millau à une allure qui favorise grandement le séchage.

 

Nous passons sous le viaduc et nous arrêtons à Creissels pour faire notre pique nique à la terrasse d'un café où Dédé a ses habitudes. L'accueil est sympathique et l'environnement calme et agréable. Comme Patricia n'a pas encore vu terminé la monumentale passerelle sur le Tarn, nous revenons sur nos pas pour détailler l'édifice.

 







La joie de vivre est au rendez-vous à Creissels pour ces grands enfants qui débutent leur digestion ! ! !










Patricia et André s'installent devant une vidéo pendant que je repars. En effet, j'ai vu ce film à maintes reprises et nous avions décidé de nous séparer ici. Ils repartiront par les gorges du Tarn.

 








A-t-on besoin de commentaires sur cet ouvrage majestueux ?








Je remonte vers le nord vers Aguessac pour rejoindre la D911. Une pensée émue pour Laurence au carrefour de la D809 (ex N9), lieu de son accident il a un peu plus de deux ans. Comme je connais cette route vers Pont de Salars, je décide d'obliquer directement vers Rodez par la D29. Ce choix s'avère judicieux. Avec un revêtement correct, cette route se déroule continuellement en longues courbes. Avec le grand soleil revenu, le plaisir est de rigueur.

 

A Rodez, pause essence. Lorsque j'arrive à la station, une jolie 125 Mito jaune est en retrait et je salue son pilote. Au moment de faire le plein, ce dernier s'est avancé vers moi, tout timide. Ce "petit jeune" m'explique humblement qu'il n'a pas de carte bancaire et qu'il a besoin d'essence. Je lui rétorque, du tac au tac et avec vigueur " Mais je n'en ai rien à faire des motards en panne". Devant ses yeux éberlués, je me met à éclater de rire et lui dit d'amener sa machine à côté de la mienne et nous abreuvons nos montures.

 

Le pauvre, il se détend maintenant et nous rigolons ensemble de son appréhension à ma réaction on ne peut plus brutale. Il se trouve que nous prenons la même route (D988) sur quelques kilomètres. "Il envoie le petit". Ses dépassements son propres. Il anticipe parfaitement en relançant sa machine suffisamment tôt et effectuer ses manœuvres en sécurité. Un détail tout de même, il utilise peu ses clignotants ! ! ! (Encore un de mes dadas !).

 

Si tu te reconnais un jour dans ces propos, Salut à toi jeune motard, et bienvenu dans notre monde si particulier.

 

La route du retour est à l'identique de celle de l'aller, avec le soleil en prime. Espalion, Estaing en fête et la route encombrée sur plusieurs kilomètres, Entraygues et sa fabuleuse montée vers le Cantal, Aurillac, Mauriac et Bort. Sur les hauteurs Cantalou, la fraîcheur se fait à nouveau sentir. Il va bientôt falloir remettre les doublures et sortir les sous-vêtements.

 

 Le pont sur la Truyère à Entraygues



Merci encore à toi Patricia pour avoir organisé ce super week-end :

 

  • Hormis ces deux premières heures du dimanche, la météo nous a largement épargnée, malgré des prévisions alarmistes.
  • Tu nous as fait découvrir une région magnifique. Si je l'avais parfois traversée, je ne m'y étais jamais attardé ainsi.
  • Et, cerise sur le gâteau, je me suis laissé balader. Je n'en avais plus l'habitude ces derniers temps, et c'est tout de même plus serein de voir les autres devant, plutôt que surveiller ceux qui suivent !

 

 

Et dommage pour ceux qui n'ont pas pu venir ! ! !

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