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16 septembre 2008 2 16 /09 /septembre /2008 17:20

Patricia me rejoint de bonne heure au petit matin et nous devisons joyeusement en prenant le café. Des bancs de brouillard sont accrochés sur les montagnes mais il ne pleut pas. Dédé nous retrouve autour du petit déjeuner et nous partons peu après 9H00.

 

Patricia a bien préparé cette sortie. Elle nous a édité des cartes locales détaillées. Aurait-elle peur que nous nous perdions ?

 

La D612 nous permet d'emprunter la D93 à Valdurenque vers Noailhac, puis la D110 pour Saint Salvy de la Balme et la D66 vers Ferrières. Nous entons dans le Sidobre, "Pays du Granite". Des pierres, ou amas de roches commencent à apparaître au gré de notre avancement.

 

En allant vers Lacrouzette, nous faisons une halte pour découvrir un "caillou" de près de 800 tonnes en équilibre précaire, "Peyro-Clabado". De nombreuses curiosités sont à découvrir dans ce secteur, mais nous ne sommes pas équipés pour cela (bottes) et ce n'est pas l'objectif du jour.

 















Du granite : Le "Peyro-Clabado"
et Patricia qui trouve un cèpe ! ! !




Nous rejoignons Roquecourbe pour ensuite profiter des gorges de l'Agout (D55) vers Vabre. La chaussée est humide et les feuilles ou aiguilles de pins commencent à parsemer le sol. Le rythme des motos est d'autant plus calme que nous venons de vérifier qu'une seule feuille mouillée sous la roue avant entraîne une chute à basse vitesse ! ! !

 

La légère brume résiduelle nous laisse tout de même profiter de ces magnifiques paysages.

 

Après la sortie de Vabre, le panneautage est déficient et Patricia s'entête à nous emmener vers Lacaze (retour maison - casa ?) bien que nous soyons en sens inverse du road book. En fait, nous pensons plutôt qu'elle essaye de tester nos capacités d'orientation. Et elle n'est pas déçue puisque nous concoctons au pied levé un nouvel itinéraire en nous appuyant sur la carte et la position du soleil . . .

 

La D81 nous porte jusqu'à Vianne où nous empruntons la D54 puis la D607 vers le nord est. Ensuite, la D999 nous porte vers Albi avec un énorme plaisir. Un bon revêtement, de nombreuses courbes et des paysages à couper le souffle. Seules deux petites ondées viennent ternir ce tableau, mais de manière très fugace et sans grande gêne.

 

Comme la température est encore fraîche nous transformons l'éventualité d'un pique nique en cafétéria. Le ciel profite de ce moment pour nous offrir l'unique averse violente de la journée. Sitot la pluie arrêtée, nous filons au centre ville prendre le café et découvrir une architecture particulière. La cathédrale Sainte Cécile est le plus grand bâtiment en brique du monde !

 
















La fameuse cathédrale en briques


et deux zouaves trinquant avec un trompe l'oeil !



La sortie de la ville est difficile. Albi, comme Angoulême par exemple doit vouloir garder ses touristes. Nous suivons les panneaux "Autres directions" pour nous retrouver invariablement vers Toulouse. En nous référant de nouveau au soleil, Dédé reprend la tête. Il vérifie auprès d'un motard en 175 Motobécane (ou Motoconfort ?) la direction. Non seulement ce dernier nous confirme que nous sommes dans le bon axe, mais il nous sort de la ville à des vitesses non conformes à la législation ! ! ! Merci encore à lui et à sa vaillante machine.

 

La D600 nous conduit jusqu'à Cordes sur Ciel, magnifique village accroché à son piton rocheux.

 

L'arrivée sur Cordes ;

Patricia et Dédé en admiration devant le puit au sommet (Plus de 200 mètres de profondeur ! ! !)


Patricia réussit à nous traîner à pied jusqu'au sommet. Dédé entame son chemin de croix. Il s'arrête régulièrement et commente : 1ère station, Jésus . . ., 2ème station . . ., etc ... il n'ira pas jusqu'à 12, mais nous fera beaucoup rire, ainsi que de nombreux passants.

 

Au retour, nous avons bien mérité un verre pour nous désaltérer après l'effort de cette escapade pédestre.

 

Le soleil commence à baisser et nous rentrons rapidement par la D922 vers Gaillac puis les D964 et 83 pour Castres. Nous retrouvons enfin la D612 de ce matin et arrivons vers 19H00.

 

Pour le dîner, je prépare une truffade avec la tome ramenée du Cantal. En effet, Patricia adore ce plat et je n'en avais pas fait lors de son dernier séjour à Bort le mois dernier.

 

Nous évaluons la route du retour pour le lendemain, mais les prévisions météo sont inquiétantes. Nous devrions nous retrouver à la limite d'une zone de pluie le matin et un temps meilleur l'après midi.

 

Demain étant un autre jour, nous allons nous coucher.

 

Aurons-nous encore la chance de ces deux premiers jours ?

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16 septembre 2008 2 16 /09 /septembre /2008 06:36

Vendredi 9H00.

 

Je suis prêt à partir. Je n'ai plus qu'a charger la moto pour rejoindre André et Patricia qui nous a concocté un week-end dans le Tarn où elle dispose d'une maison de famille.

 

Une légère bruine se met à tomber. Je n'ai pas envie d'enfiler la tenue de pluie car cela devrait être passager et je décide d'attendre un peu. Au bout d'une bonne demi-heure, force m'est de constater que les nuages sont bien installés. Je sors donc mes sur-vêtements étanches et finit par partir vers 10H00.

 

Le démarrage est cahotique. En plus de la route mouillée, je rencontre des tas de graviers dans tous les virages. Un camion devait avoir peur de ne pas retrouver son chemin de retour et jouait au petit poucet ! A l'heure du GPS cela paraît archaïque comme moyen.

 

Je déroule calmement la D922 et la pluie commence à se calmer à partir de Mauriac pour complètement cesser après Aurillac. Si j'avais hésité à enfiler la tenue de pluie, je continue à l'apprécier. Les températures sont assez basses et la fonction coupe-vent est bienvenue.

 

La D920 finit de me faire traverser le Cantal, et l'arrivée sur l'Aveyron procure de timides percées de soleil. La descente sur Entraygues, confluent de la Truyère et du Lot est grandiose, mais je profite peu des grandes courbes encore humides. J'emprunte la vallée du Lot, toujours aussi magnifique jusqu'à Espalion où j'oblique vers Rodez par la D988. 

Le somptueux village d'Estaing, sur la vallée du Lot. Plaisir des yeux !

Une petite pause essence à l'entrée de Rodez où j'en profite pour retirer la tenue de pluie.

 

Pour la suite, j'avais choisi un itinéraire bordé de vert par Michelin par les D902, 33, 507 et 907 (différents numéros suivant les départements traversés - Aveyron, Tarn, Héraut). Lorsque j'installe ma carte routière Moto Journal dans le lecteur de ma sacoche de réservoir, je découvre que cet axe est aussi privilégié par les essayeurs de cet hebdomadaire.

 

Même les bandes de roulement médianes de mes pneus partagent ces avis. Elles sont tristes ces bandes centrales. Elles ne touchent la route que pour passer d'un flanc à l'autre . . . Bon, jusqu'à Requista, la chaussée présente quelques passages en état douteux. Ensuite, pour rejoindre Saint Sernin sur Rance (il s'agit DU Rance, et non pas de LA Rance Bretonne !) les gravillons sont nombreux et donc l'allure modérée. Fort heureusement d'ailleurs. A la sortie d'une courbe à gauche je me trouve face à un joggeur quadrupède venant à ma rencontre au milieu de la route. Ce jeune chevreuil effronté ne détalera que lorsque le pneu arrière crissera en dérapant.

Quatre cervidés dans la semaine, je suis verni ! ! !

 

Jeux d'ombres et de lumières entre nuages et brumes, aux limites de l'Aveyron et  de l'Héraut.

Les 70 kilomètres restant pour arriver à Saint Pons de Thomières sont un régal. La chaussée est séchante, la température remonte progressivement, les paysages sont magnifiques et je vais aller boire mon premier café depuis mon départ.

 

A l'entrée de la ville, mon téléphone sonne. Patricia m'annonce qu'ils sont sur Lodève. Nous convenons de nous retrouver à Saint Pons. Trois quarts d'heure plus tard, le 600 CBR de Patricia et la Versys de Dédé se rangent au côté de ma vieille Diversion.

 

Nous reprenons la route de concert pour rejoindre notre camp de base proche de Mazamet. Autant André que moi sommes surpris par la topologie. Nous pensions arriver en plaine alors que nous sommes face à la montagne noire avec les Monts de Lacaune derrière nous. De bon augure pour le lendemain.

 

Après avoir déposé nos bagages, nous partons au ravitaillement.

 

Un solide cassoulet local accompagné d'un gouleyant "passetoutgrain" nous guident pour la soirée et favorisent un endormissement rapide.

 

Les prévisions météo, sans être euphoriques, nous laissent bon espoir pour le lendemain.

 

Qu'en sera-t-il ?
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14 septembre 2008 7 14 /09 /septembre /2008 19:35

Je rentre tout juste d'un super week-end dans le Tarn, mais suffisamment fatigué pour ne pas me mettre tout se suite à vous le relater. Par contre, j'ai lu il y a quelques jours les écrits d'UNE motarde surnommée "Chat Noir". Pseudo qu'elle porte bien, car souvent en galère, mais toujours avec bonne humeur et souvent avec une pointe d'ironie.

 

Comme elle me permet de vous offrir sa prose, voici son denier délire :

 

 

« Tu es vraiment monomaniaque » commenta aigrement Madame Mère au terme d'une soirée où je l'avais entretenue avec fougue des joies de la moto.

Sans aller jusqu'à dire qu'il plomba gentiment l'ambiance, ce jugement, dénué de la moindre charité chrétienne et non fondé médicalement, me plongea dans des abîmes de perplexité.

Nous, les motards, sommes-nous réellement des êtres simplets au cerveau ne comprenant qu'une zone moto ? Pour quelles raisons les non motards ont-ils l'impression que nous ne vivons qu'à travers non machines et notre passion ?

Au petit matin, blême et tremblante après une nuit d'affres et d'angoisses métaphysiques, je croyais entrevoir la réponse. Le motard est schizophrène !

Si vous le voulez bien, analysons un peu les symptômes :

Qui à part un motard serait capable de vivre aussi pleinement ses contradictions ?

Résumons-les :

* Connaissez vous une autre activité qui se pratique en groupe mais isolément ?
Le motard se déplace en meute mais est seul sur sa moto, seul dans ses prises de décision - je freine / je freine pas ? - et souvent seul à assumer les conséquences de ses erreurs de jugement.
Pourtant, dès l'étape, il se mêle aux autres, s'abreuve d'amitié, se régale d'histoires de balades, de récits de béquilles qui jettent des gerbes d'étincelles et de prises d'angles de la mort qui tue.
Il peut rouler en solitaire mais dès que l'occasion se présente, il rejoint d'autres motards, les tutoie et peut discuter plus d'une heure avec un inconnu à une station service.

Solitaire mais solidaire, il salue tout ce qui roule sur 2 roues et n'hésite pas à ruiner sa moyenne pour aider un inconnu en galère. Même le plus radin prêtera sa bombe anti-crevaison, avancera quelques euros pour sauver d'une panne sèche et distribuera ses clopes à la ronde.

* Le motard peut se révéler le dernier des bourrins, brûlant sans vergogne des litres d'essence avec en ligne de mire le goudron de la route, l'œil rivé sur la ligne bleue de la sortie du virage. Pourtant, il peut tout aussi facilement rouler nonchalamment, la main posée sur la cuisse et se délecter de la fraîcheur de l'air, des arômes des champs de lavande ? Il arrive de voir la moto négligemment abandonnée en bordure de route pendant que son pilote admire un panorama, regarde un spectacle étonnant, se délecte d'un beau monument

* Au bivouac, le soir, le motard se noiera dans des flots de boissons diverses et alcoolisées, parlera comme un soudard en goguette puis se retrouvera une demi-heure plus tard, couché dans l'herbe mouillée et sentant bon la pluie en train de regarder les étoiles filantes (vécu)

* Le motard met sa vie en jeu dès qu'il monte sur sa moto. Il sait qu'il peut ne pas rentrer de sa promenade. Néanmoins, il n'y a aucune volonté suicidaire ni désespoir dans sa démarche. Bien au contraire, on découvre chez le motard un amour de la vie, de la sensation, presque du « jouir » stupéfiants.

* Le motard est capable de toutes les audaces, de tous les blasphèmes et de toutes les transgressions en parole mais se révèle très attaché à une morale, presque une mystique. Les valeurs d'honnêteté, d'entraide, de solidarité sont souvent présentes dans son discours et, sauf exception, dans ses actes. Il peut se mobiliser pour des actions qui relèvent d'une réelle sensibilité pour ne pas dire d'un véritable humanisme.

* La moto nous permet de développer des savoir-faire ou des connaissances pour lesquelles nous ne nous serions pas cru d'aptitude. La mécanique entraîne le littéraire dans un monde de logique et de rigueur alors que la beauté des sites traversés fait découvrir au froid scientifique les richesses de la poésie.
L'amitié et le groupe nous permettent de développer des qualités de tolérance, d'écoute, de compréhension et même le plus misanthrope a plaisir à intégrer une communauté.

* Sur une moto, les filles se découvrent égales aux garçons, audace, précision du pilotage, sens du diagnostic mécanique et les garçons se transforment en fée du logis, le chiffon à la main pour lustrer des chromes ou entretenir l'équipement.

On pourrait certainement trouver d'autres exemples de cette dichotomie. Mais vous l'aurez compris. En réponse à la remarque de Madame Mère nous pouvons répondre :

« Oui nous sommes monomaniaques et c'est notre trésor. Cette fixation fait de nous des êtres riches et complexes. La moto nous permet de réconcilier les deux versants de notre personnalité : le blanc et le noir, le yin et le yang, le sordide et le grandiose, le masculin et le féminin, le bon et le méchant etc.
La moto apporte tout et son contraire et une part importante de ce que nous sommes et de ce que nous faisons est due à la moto. »

 

 

Merci Hélène pour ce texte qui m'a fait sourire et rire et dont je partage les fondements.

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10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 17:00

Voilà un sujet que je voulais traiter depuis fort longtemps et qui alimente de nombreuses discussions. La réaction d'un internaute à mon précédent article dans ce sens me lance dans cette formalisation.

Je souhaite avant tout que mon expérience (plus de 600 000 kms en moto, mais aussi du secours routier) et mes analyses pourront servir et aider certains d'entre vous, et particulièrement parmi les plus jeunes.


A ceux là, je répéterai les paroles de mon père quand je débutais en moto (16 ans à l'époque). Il me faisait l'effet d'un vieux c.. radoteur, mais je l'ai souvent remercié depuis :


"Pars du principe que l'on ne te voit pas,
et pars du principe que tous les autres sont des ânes."



Pour commencer ce chapitre, je débute par une petite histoire, vraie :


Il y a quelques années, un amie me propose d'aller boire un verre à Vallon Pont d'Arc (07). Nous profitons grandement de la fameuse route des gorges. Pas grand monde en ce début de soirée hors saison et, à l'époque, la limitation à 60 n'existait pas sur cette route.


Devant nos verres j'exprime mon sentiment sur la non utilisation de ses clignotants. La réponse, sybilline, me parvient du tac au tac : " Je ne les mets que quand il y a du monde et il n'y avait personne ce soir ! ".


Au retour, le soleil couchant nous offre un spectacle somptueux et nous roulons au pas. Dans une courbe à gauche, nous nous trouvons soudain face à un camping car qui a décidé de couper la route pour se garer sur sa gauche. Mon amie, qui était devant est passée très près !


A l'arrivée elle explose " Tu as vu ce barjot, il coupe la route et sans clignotants en plus."

Je ne peux que lui répondre, avec mon côté un tantinet taquin : "C'est normal, il doit être comme toi et les mettre que lorsqu'il voit du monde . . ."

 

Je peste tous les jours contre tous ces usagers qui n'utilisent pas leurs clignotants, et je crois que c'est particulièrement vrai pour de nombreux motards.


En ce qui me concerne, je les utilise quasi-systématiquement.

D'ailleurs certains (n'est-ce pas Serge ?) me chahutent avec ça. Néanmoins je pense, et j'espère, que je me suis créé un automatisme qui a une double vocation :

  • La sécurité passive en étant un peu mieux vu ;
  • La sécurité active en prévenant les autres de mes maneuvres.


Voici quelques cas de figure où j'estime que l'utilisation de ce signal de changement de direction est primordial (en dehors de toutes considérations relatives au code de la route).


Dans les rond points :

Je laisse mon clignotant à gauche tant que je reste dans le circuit et le bascule à droite quand j'arrive en vue de ma sortie.

Tout en étant mieux vu et compris (au moins pour un observateur attentif à sa conduite, mais nous abordons là un autre sujet . . .), je permets aux autres usagers d'anticiper leurs propres maneuvres. En effet, qui n'a pas pesté, bloqué à l'entrée d'un giratoire, alors que nous savons au dernier moment que les véhicules ayant la priorité sortent du cercle ?


Lors des dépassements :

Bien sûr à gauche pour doubler, mais aussi à droite lors du rabattement. Ce dernier point ne paraît pas essentiel, mais il est pour moi primordial.


N'avez-vous jamais eu d'appels de phares des usagers arrivant en face alors que nous considérons que notre marge de sécurité est grande ?
Ou de signaux sonores et/ou lumineux de la part du doublé ?


J'ai demandé à certains de ces automobilistes la raison de cette réaction, et les réponses sont presque toutes engendrées par la non connaissance de la capacité de nos engins. Le pompon appartient certainement à un "doublé" qui, calmement après une envolée lyrique, m'a expliqué qu'il avait cru que j'allais tomber devant lui ! ! !


Depuis ce jour, j'essaye de démontrer aux autres que mon action est maîtrisée (je l'espère au moins) par la présence de ce signal lumineux. Avec un minimum d'empathie, nous pouvons comprendre que les automobilistes peuvent être inquiets face à nos maneuvres puisque leurs repères sont différents (accélération, freinage, maniabilité, . . .).

 

Enfin, dans des situations particulières :

Et entre autres lors du dépassement d'un cycliste ou d'un piéton. Même si, en moto, nous n'avons pas besoin de changer de voie pour ces maneuvres, j'actionne mes clignotants. Mon objectif est de prévenir les autres, et particulièrement ceux qui suivent, de la présence de cet obstacle. Ils ont plus de chances d'anticiper une situation qu'ils ne pouvaient peut-être même pas prévoir (s'ils n'avaient pas la visibilité nécessaire).


Malheureusement, j'estime que c'est le cas où les clignotants sont le plus souvent omis. Le risque des plus vulnérables (piétons, cyclistes) en est accru. D'autre part, les usagers arrivant en face s'inquiètent des écarts sans raison apparente.  Autant de situations génératrices de stress ou, dans le pire des cas, d'accident.

 

Merci d'avoir lu cette diatribe et en souhaitant ne pas être trop seul à avoir ces avis.

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9 septembre 2008 2 09 /09 /septembre /2008 00:00

A la fin de la semaine dernière, j'ai profité d'un passage en Sologne pour passer dire bonjour à Louis et voir Serge le Messin (aussi appelé Géronimo lors du TT 2007, cf. l'HISTOIRE).

 

Je repars dimanche matin et compte balader gentiment pour rejoindre Lencloître (86) saluer mon frère et sa petite famille.

 

J'attends le lever du jour et pars calmement. La région est particulièrement giboyeuse et, à cette période de la journée, le risque est accru. Néanmoins, la route qui va vers Saint Aignan (41) est large et les bois reculés. Le rythme augmente doucement, même si la bruine, puis des averses se mettent de la partie. Chemin faisant, je repense à ce château surgi d'une courbe au mois de mai. Pressé, je ne m'étais pas arrété (cf. LIEN). Malgré le manque de lumière, je peux essayer de le prendre en photo.

 

J'oblique donc vers l'ouest pour rejoindre Céré la ronde (37). Le ciel est particulièrement bouché et les passages en sous bois sont très sombres. Tout à coup, à environ 200 mètres, un chevreuil traverse la route. Je ne vais pas très vite mais lâche tout de même instantanément la poignée droite. Un second animal suit et je saute sur les freins quand un troisième surgit à une cinquantaine de mètres. C'est bien ma chance, je dois tomber sur un retour de "surprise partie cervidée". La tension est extrême et je passe la zone au ralenti. Ces inconscients, même venant de ma gauche et donc sans priorité seraient capables de me bousculer. Soit ils ont pris peur, soit le défilé est terminé, mais je n'aperçois plus aucun de ces magnifiques animaux.

 

Je traverse la foret de Montpoupon, beaucoup moins dense et donc moins stressante. Le regard porte plus loin et le risque de surprise est plus faible. Toutefois, le précédent rappel est salvateur. La machine est au ralenti, doigts sur les leviers et pieds sur la pédale de frein et le sélecteur, tous sens en éveil. Après cette superbe traversée sans encombres, je débouche sur le château.

 



 















En sortant des bois, le château de Montpoupon aparraît au bout de la voute verte.
La seconde vue est prise de la D764.


La vue que j'avais en mai a bien changée. Au premier plan le champ de colza est maintennt labouré. Les teintes vertes étaient plus tendres et , surtout, le décor était inondé de lumière. Dommage !


J'emprunte ensuite la D764 en direction de Loches. Je profite peu des enchaînements de virages. Entre l'alerte précédente et la chaussée détrempée, l'humeur n'est pas à la chasse au chrono ! Par contre, ceci me permet de me délecter de la nature qui amorce tout juste sa mutation automnale. Quelques traces de bruns, de jaunes ou de rouges apparaissent au sein de toute la gamme des verts. Et les odeurs d'humus annoncent les champignons.

Le spectacle grandiose des semaines à venir se prépare !

 

En arrivant sur Loches, il est temps de prendre un café. Pourquoi ne pas en profiter pour découvrir le centre d'une ville souvent traversée mais méconnue ?

 


 
















Deux vues de Loches, malheureusement dans la grisaille et sous la bruine.

Le lendemain, le retour sur Bort se fait sous un soleil éclatant. Je vivrais encore quelques affres quand une voiture arrivant à vive allure a failli me faucher. L'étourdi n'avait sûrement pas vu les multiples présignalisations de travaux, le feu rouge, mon feu stop que je faisais clignoter, mes warning. Heureusement, je surveillais mes rétros et j'avais assez de marge pour une ré-accélération qui a donné suffisamment de place à l'automobiliste pour s'arrêter sans heurts. Le soir, en lisant certaines réactions à mon dernier article, je repenserais à ces instants, très courts, mais qui paraissent si longs . . .

 

Les cent derniers kilomètres sont du pur bonheur dans les virolos Corréziens. Un dernier café chez Arlette, relais motard à Meymac (19) et je peux m'atteler à un nouvel article pour le blog généré par les réactions au précédent et assorti de l'expérience du jour.

 

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8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 22:55

Pour faire suite aux innombrables réactions du précédent article . . .

Bonsoir à tous,

 

C'est bien volontairement, je l'avoue, que ces deux photos ont été mises sans trop de commentaires. Je pensais provoquer quelques réactions et je ne suis pas déçu par l'ampleur du mouvement.

 

Pour schématiser, deux clans font part de leurs positions diamétralement opposées :

 

  • D'un côté, les "anti-pompe à fric", qui estiment que c'est une nouvelle preuve de répression grossière ;
  • De l'autre, les "sécuritaires" qui développent des arguments en faveur des personnels qui prennent des risques sur les routes pour les entretenir ;

 

Ce que je trouve le plus fantastique, et bien agréable, dans la majorité de ces débats, c'est une assez grande acceptation des points de vues de chacun. Il est vrai que les thèses d'un bord ne sont pas forcément antinomyque avec les théories du côté opposé !

 

En ce qui me concerne, ma position sur cette politique est déjà largement évoquée dans l'article de mars 2008 cité hier (et accessible par ce LIEN).

 

Pour préciser ce débat, et comme certains le font remarquer, ces photos ne sont pas prises en France. Néanmoins, il semble que ce type de solution soit envisagé sous cette forme. D'ailleurs, elle existe déjà de fait avec les véhicules banalisés et positionnés sur les zones de travaux.

 

Il y a quelques jours, j'étais sidéré de voir une personne de la DDE qui essayait de ramasser des seaux épars sur la route, probablement tombés d'un camion. Ses tentatives étaient invariablement interrompues par le dangereux et zigzaguant ballet des voitures arrivant vite sur une zone pourtant signalée (véhicule muni d'une rampe de flash et de gyrophares, balises surmontées de drapeaux rouges).

Pourquoi ces avertisseurs sont ils moins efficaces qu'un radar ?

 

Cet après midi, arrivant assez rapidement sur une zone de travaux, j'ai commencé à ralentir, faisant clignoter mes stops et allumant mes warnings. La voiture arrivant derrière, freins bloqués, n'a pu s'arrêter à temps (et sans me faucher) que parce que j'ai pu reprendre de la vitesse avant l'arrêt au feu rouge. Ces travaux étaient largement balisés, y compris avec les limitations de vitesse à 70 puis à 50.

Si un radar avait été présent et signalé, ce véhicule serait-il arrivé à cette vitesse ?

 

Ces deux faits me désolent. En règle générale, les zones de travaux sont bien signalées et la vitesse réglementée.

Pourquoi ces panneaux ne sont pas (ou peu) respectés alors que la présence, réelle ou supposée, d'un radar engendre un résultat notoire ?

 

MES réponses à ces questions me confortent dans MON analyse du bien fondé de ces radars. Non pas en terme de pratique car je le réprouve mais, malheureusement, en terme de résultats. En effet, je trouve fort dommage que l'on puisse arriver très vite sur une zone de travaux limitée à 50 et beaucoup moins vite sur la même zone munie d'un radar.

Le portefueille aurait-il plus d'importance que la vie de celui qui travaille sur cette route ?

 

Pour terminer sur ce sujet, je voudrais apporter un hommage à tous ces inconnus qui agissent pour notre confort ou notre sécurité en prenant des risques certains.


Et un hommage particulier à ces 4 pompiers de Loriol (26) qui ont perdus la vie en intervenant sur un accident dans une zone de travaux pourtant bien signalée . . .

 

Ceci n'est pas une conjecture.
Ce sont des faits tragiques et irrémédiables . . .

 

 

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7 septembre 2008 7 07 /09 /septembre /2008 21:22

Encore une bonne nouvelle dans le cadre de la répression aveugle que je dénonçais il y à quelques mois ici.

Voici une nouveauté à surveiller sur les zones de travaux :

Jolie boite, bien mobile et disparraissant rapidement dans un univers de chantier ! ! !
Vue sous cet angle elle ne m'inquiète pas trop ! ! !




Lorsque nous, motards, la verrons comme ceci, il restera peu de temps pour ralentir
avant la prise de vue si la vitesse est trop élevée.





























En souhaitant vous éviter d'éventuels désagréments, bonne route tout de même.

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29 août 2008 5 29 /08 /août /2008 11:41

Jeudi 21 août 8H00

 

Nous partons de Bort en direction de Metz et je suis déjà déçu. En effet, le temps est magnifique et nous sommes en voiture !

 

Si Laurence refait de la moto, en passagère, depuis son accident, c'est seulement pour quelques balades tranquilles. Physiquement, elle ne peut pas supporter de long parcours. Comme elle voulait profiter de ses derniers jours de vacances, je n'ai pas pu faire autrement que partir avec elle, mais sans moto ! ! !

 

Nous avons décidé de faire du tourisme et de nous arrêter manger dans le Morvan chez Carole et Olivier (relais motard 58).

 

Dans les contreforts  du Morvan je contiens mon irritation. Le soleil brille, la chaussée est sèche, les courbes se succèdent, et je suis enfermé dans la voiture. Après Château Chinon, je laisse éclater mon courroux. Les virages s'enchaînent sur ce merveilleux circuit au milieu des bois et c'est la première fois que je peux profiter de conditions aussi exceptionnelles dans cette région ! ! ! Laurence finit par tellement culpabiliser que je suis obligé de lui préciser que j'en rajoute tout de même un petit peu . . . (la fille de Brigitte et Serge ne me surnommait-elle pas "Père Taquin" ?)

 

Le déjeuner à l'auberge des voyageurs est excellent et se déroule dans la bonne humeur. Trois motards Troyens (cela ne s'invente pas) de passage en BMW, Guzzi Le Mans, et CB 500 pour Madame partagent ce repas. Ils ne sont pas plus tristes que nous et les boutades fusent de tous bords. Après leur départ, nous discutons encore avec Carole et Olivier, mais nos obligations Messines nous obligent à conclure trop rapidement.

 

DD07 est en route de son côté avec sa vaillante Kawette. Il pense être au niveau de Chaumont à peu près en même temps que nous et nous nous fixons donc un rendez vous à l'entrée de la ville. Après une demi-heure d'attente l'horaire maximum envisagé arrive à échéance et je commence à douter sur ma bonne compréhension de la sortie. De plus, ma vitesse de progression est plus lente que celle de la moto, essentiellement pour les dépassements. Je décide donc de reprendre ma route après avoir laissé un message sur le répondeur du motard.

 

20 minutes plus tard, Dédé est arrivé à Chaumont et nous nous fixons un nouveau rendez-vous à Neufchâteau. Dédé arrive une demi-heure plus tard. Brigitte ne tarde pas à nous appeler. Elle avait prévu une sortie en ville pour 20H30 et elle est sans nouvelles à 19H00 ! ! ! Nous repartons rapidement et arrivons vers 20H00, juste le temps de prendre un apéritif et partir en ville pour un concert en plein air. Au retour, nous pouvons nous délecter du chou farci confectionné la veille au soir à Bort.

 

Le lendemain, Brigitte travaille et Laurence a un rendez-vous à midi. Nous en profitons donc pour aller faire quelques emplettes au Luxembourg. Il faut bien, entre autre, renouveler les stocks liquides mis à mal la semaine dernière ! ! !

 

L'après midi est consacrée à des visites historiques. Dédé souhaitait renouer avec des souvenirs de la première guerre mondiale (mémoire familiale s'entend. Si nous le chambrons quelquefois sur les guerres qu'il a connues, il ne s'agit tout de même pas de celle de 14 -18 ! ! ! ). Le rappel de cette période noire est édifiant. Nous sommes sous une pluie battante et nous pensons à tous ces combattants qui ont vécu des semaines, des mois, des années dans des conditions dramatiques et terribles. Nous pensons à ces millions d'hommes qui sont restés là. Les nombreux cimetières qui jalonnent cette région nous l'évoquent tragiquement.

 

Le samedi, Les filles partent dans les magasins pendant que Dédé, Serge et moi profitons d'une météo meilleure pour faire de la moto. Je chevauche l'Inazuma (Suzuki GSX 750) que m'a confiée Brigitte. Je peux ainsi me familiariser avec ce nouveau destrier avant la sortie du lendemain.

 

La soirée est festive. Jean-Yves, l'organisateur de cette finale du tour de France, nous a proposé de le rejoindre pour une fête dans son village de Servigny les Sainte Barbe. Il nous accueille chez lui pour l'apéritif puis nous allons déguster le fameux cochon grillé accompagné des fameuses "pommes de terre Monique". Un régal. Serge rencontre des anciens collègues de travail et l'ambiance est joyeuse. Nous chahutons avec cette joviale équipe de bénévoles. Merci encore à eux pour cette sympathique soirée.

 

Nous terminons plus calmement chez Jean-Yves et Nadine pour le café et la dégustation d'une Mirabelle locale pour certains. Fidèle à mes habitudes, amplifiées de mes fonctions de chauffeur, je reste sobre !

 

Le dimanche est LE grand jour.

 

L'objectif est de conclure un tour de France démarré il y a deux ans.

Tom, un motard Belge trouve cette idée pour récolter des fonds au profit de HMS (Handicap Motard Solidarité).

Un drap où est dessiné une carte de France sert de relais à tous les motards qui font véhiculer ce support et y apposent commentaires et signatures.

Dédé est la cheville ouvrière de l'organisation des relais, avec le soutien du Repaire des Motards pour la communication.

 









Le trophée brandit par Thomas.










Nous avons rendez-vous à 10H00 et Didier (un motard de la région connu il y à une dizaine d'années dans mon gîte en Ardèche) nous a rejoint avec sa Harley-Davidson qu'il a préférée à son Bandit 1200. Nous sommes les premiers et en profitons pour prendre un café en terrasse devant la majestueuse cathédrale. Dédé exploite ces instants pour s'entretenir avec les journalistes du Républicain Lorrain. Les motards locaux puis régionaux et Belges nous rejoignent petit à petit. Nous pensions être une vingtaine et nous sommes plus de quarante. Il faut prévenir le restaurant pour le repas de midi.

 

Les journalistes continuent leurs interviews, prennent des photos et libèrent la meute qui va se positionner entre la cathédrale et la mairie. Auguste décor sous un soleil pimpant pour quelques nouvelles photos et un départ de tour de ville. La route est ensuite prise vers le nord pour rejoindre une agréable guinguette à Uckange. Le service est long et augmente le retard  accumulé. Tom et ses lieutenants Belges réétudient le road book pour abréger la balade de l'après midi. Certains, dont Philippe, président de HMS doivent nous abandonner rapidement vu l'heure avancée.






Ils peuvent être fier ces quatre là :

Philippe, président de HMS ;
Jean-Yves le GO local ;
Thomas, l'initiateur ;
André, la fourmi qui a continuellement mis de l'huile dans les rouages . . .




Une portion d'autoroute nous permet de rejoindre de ravissantes routes Luxembourgeoises qui serpentent entre pâturages et somptueuses forêts de sapins. L'Inazuma se révèle bien plus maniable que la vieille Diversion habituelle. Néanmoins je garde une certaine retenue. Je ne connais pas suffisamment cette moto et, surtout, elle ne m'appartient pas. Cela me chagrinerais de faire une ânerie avec !

 

A Diekirch, un rapide arrêt permet à une partie du groupe d'écourter la sortie, chacun ayant ses obligations. En ce qui nous concerne, Didier doit retrouver Martine et Serge et moi devons rentrer pour rejoindre nos compagnes. Nous étions convenus de rentrer dans l'après midi et celle-ci est déjà bien avancée. Dédé poursuit le programme fort alléchant et nous nous organisons pour le récupérer le soir s'il arrive après notre départ pour aller dîner dans le nouvel appartement de Clarisse.

 

Tom a voulu évaluer notre perspicacité. Il nous annonce que nous devons d'abord suivre les directions de Luxembourg, puis celles de Metz. Or, les premiers panneaux Luxembourg ne seront présents qu'après la sortie de la ville. Heureusement que j'avais étudié sérieusement la carte avant et pris les bonnes orientations.

 

Un long week-end fantastique et bien chargé se termine. Nous repartons de Metz pour trois jours à Paris le lundi matin. Un arrêt déjeuner dans l'Essonne chez mon pote Jacques, puis la course des rencontres familiales, amicales et extraprofessionnelles. Dédé est reparti le mardi pour profiter d'une météo plus favorable et est bien rentré dans sa lointaine Ardèche.

 

Merci à vous tous pour cette bonne humeur, cette fraternité. Une merveilleuse occasion de rencontre et la possibilité de mettre des têtes sur des pseudos.

 

Bravo à tous les relayeurs de cette aventure qui prouve que la solidarité existe toujours ;

Bravo à ces motards handicapés qui s'échinent à trouver des solutions adaptées et qui forcent notre respect par leur simplicité et leur moral joyeux. Un exemple a méditer dans les moments de galère. Ca aide à positiver !

Bravo à Thomas pour cette idée, à Jean-Yves et André pour leurs investissements dans l'opération, à Philippe pour son abnégation dans HMS.

 

Départ de Metz (dommage pour les derniers . . .) :
 

 

 et merci à Brigitte pour cette vidéo et quelques unes des photos.

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20 août 2008 3 20 /08 /août /2008 13:34

Dimanche 8 H 00

 

La fine équipe se lève sans rappel aujourd'hui. Patricia a remplacé Pascal dans les lève-tôt et nous discutons un moment avant que les quatre autres nous rejoignent.

 

Une fois les 3 motos sudistes chargées, la R. A. B. est de nouveau utilisée. Le temps est encore gris mais il ne pleut pas. A Murat, nous retrouvons la même table que la semaine dernière. Mais maintenant c'est le café de l'au revoir. Les deux 07 et le 84 s'éloignent. Une petite pointe de nostalgie me gagne. Heureusement, Grégoire reste encore une journée et il a l'air de vouloir en profiter. 



La vaillante Kawette se prépare à ouvrir la route qui redescend vers la vallèe du Rhône.

Il paraît que le Dédé avait retrouvé toutes ses capacités . . .






Direction le sud par la N122 le long des gorges de l'Alagnon. Le tunnel du Lioran est évité au profit de la route qui monte vers la station de ski. Mauvais choix, nous naviguons rapidement dans un épais brouillard. Dommage pour Grégoire, les vues entre le Puy Griou et le Plomb du Cantal sont, par temps clair, magnifiques. A la moitié de la descente, le brouillard disparaît pour laisser la place à quelques fugaces éclaircies. La N122 est déroulée par Vic sur Cère jusqu'à l'entrée d'Aurillac.

 

La D117 nous fait effleurer le centre ville et retrouver la D17, presque parallèle à la N122, mais cette fois ci dans la vallée de la Jordanne, autrement dénommée "vallée de Mandailles". Les premiers kilomètres grimpent tout doucement entre montagnes et alpages, mais les nuages sont toujours bien accrochés sur les sommets. En arrivant à Mandailles qui marque la fin de la pente douce, je décide de provoquer une pause casse-croûte en espérant que ces nimbes se dégagent. Grégoire est enchanté par cet environnement et regrette amèrement de vivre à Paris.

 

Le choix de cet arrêt se révèle excellent. Toute l'ascension se réalise sur route sèche et sous de larges trouées de lumière. A l'approche du col de Redondet, je m'arrête sur un petit parking. Mon suiveur porte une banane qui fait plaisir. Il m'explique qu'il valide complètement le choix de sa 250 sur ces petites routes tortueuses et que l'environnement est réellement splendide.  




La Ninja 250 est bien frêle aux côtés de la lourde Diversion ! ! !

La vallée de Mandailles s'étire sous les dernières limbes de nuages.





Nous restons quelques minutes à savourer la vallée qui se déroule sous nos yeux quand nous nous trouvons enveloppés dans le brouillard qui déboule des montagnes puis de la vallée à grande vitesse et nous enferme dans sa grisaille humide. Moment unique où la maxime "avoir la tête dans les nuages" prend toute sa dimension. Ce phénomène disparaît aussi vite qu'il est survenu et nous suivons des yeux les derniers lambeaux qui sautent la barre rocheuse du Puy Mary qui nous surplombe.

 

L'arrivée au Pas de Peyrol est prodigieuse. En contrebas sur la gauche, la route de Salers serpente pour aller se cacher dans la forêt du cirque de Falgoux. Les vallées se séparent au gré des cours d'eau que sont le Mars et la Maronne. Quelques tours de roues plus loin, la perspective, inondée de soleil, des vallées de Cheylade et de la Santoire qui s'insèrent entre sommets et plateaux, s'ouvre devant nous.

 

Nous descendons par la D180 pour rejoindre la toujours fameuse D3 prise ce matin dans l'autre sens, et rejoignons Riom-ès-Montagnes. De là, direction Besse par la D678 (Cantal) et D978 (Puy de Dôme). Un arrêt au pied du Pavin me permet de valider l'enthousiasme non écorné de Greg. Nous reprenons notre progression et j'élabore le trajet au fur et à mesure. D149 jusqu'à Besse, D5 pour Murol et son château, D996 vers Chambon et arrêt café devant le lac dominé du massif du Sancy. Cet arrêt nous permet d'apprendre que les sudistes sont bien arrivés, et sans pluie.

 

A la sortie de Chambon, un petit détour sur la D637 pour faire découvrir la vallée de Chaudefour au petit parisien et accéder à la mythique D36 qui nous emmène au col de la croix Saint Robert. Comme jeudi dernier avec les sudistes, je m'arrête à proximité du col. Et là, Grégoire m'agresse sauvagement et porte un grave coup à mon ego : "Super, mais dommage que tu bouchonnais" ! ! ! Je ravale ma fierté et lui propose de redescendre seul et de se la refaire, à l'instar de Dédé. Il ne se fait pas prier trop longtemps et revient avec un large sourire. 








Grégoire dans ses oeuvres sur l'étonnante petite Ninja 250.












Nous redescendons vers la vallée et, à l'arrivée sur le Mont Dore, une idée lumineuse vient égayer mes sombres pensées provoquées par ce freluquet non respectueux du grand âge cumulé de la Dive et de son pilote. Je remonte à gauche vers la station de sport d'hiver, le long de la toute jeune Dordogne. La route monte, est large avec de grandes courbes. Dès le carrefour passé, j'ouvre en grand. La petite Ninja rapetisse rapidement dans les rétros. Au sommet, nous éclatons de rire :

" - Voilà ma réponse à tes propos discourtois de tout à l'heure !

-         Je ne m'attendais pas du tout à un tel démarrage et je me suis trouvé scotché à bas régime. Elle était trop facile celle-là "

 

Effectivement, c'était facile et le but était avant tout de rigoler et de profiter de tous ces paysages.

 

Grégoire étant toujours en pleine forme, nous reprenons la D983 en direction du lac de Guéry et nous arrêtons au belvédère des roches Tuilières et Sanadoire. Nous revenons ensuite sur nos pas jusqu'au Mont Dore.

 

Le retour s'effectue par la D130 jusqu'à La Bourboule, la D645 pour La Tour d'Auvergne, la D47 par Bagnols (pensées à l'équipe de Peters) et Cros puis la D922. Une petite halte au château de Val sur la retenue de Bort, une visite rapide au pied du barrage et une remontée au belvédère des Orgues.

 

Nous en avons pleins les yeux, plein la tête, plein les jambes et plein les bras. Nous nous posons en terrasse de la buvette et profitons de ce panorama grandiose, encore écrasé de nuages mais laissant de larges tâches lumineuses au gré des trouées.

 

Je montre, sur notre droite, le lointain Puy Mary derrière lequel nous étions ce matin. Puis, sur notre extrême gauche, le massif du Sancy où nous étions cet après midi. Il est ébahi et comprend mieux la fatigue qui commence à s'abattre.

 

Nous refaisons, pas très longtemps, le monde au cours de la soirée, et l'ami Grégoire repart le lundi matin vers sa grisaille parisienne. Un petit coup de fil m'annoncera son arrivée à bon port.

 

 

Merci à vous tous pour toute cette bonne humeur, cette joie de vivre, cette simplicité, cette connivence, . . . tous ces éléments constitutifs de cette fabuleuse période. Merci aussi pour toutes vos attentions dont certaines continuent de nous profiter avec Laurence ! ! !

 

Un merci particulier à Pascal qui, sans le savoir a lancé cette idée il y à 3 ans lors d'un périple mémorable. "Il faut que l'on se refasse une semaine comme ça tous les ans."

 

L'année dernière c'était les Pyrénées.

 

Vivement 2009 et ses surprises (les idées ne manquent pas) ! ! !










 


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20 août 2008 3 20 /08 /août /2008 09:51

Samedi 8 H 00

 

Pas besoin de réveil musical ce matin, tout le monde est à pied d'œuvre en temps et en heure. Martine est fatiguée et se demande si elle ne va pas rester ici pour cette dernière journée.

 

Depuis plusieurs jours, Carlo nous demande, insidieusement, si Rocamadour est très lointain. Comme la météo est très favorable vers le sud, nous avons concocté, avec Dédé, un bel itinéraire touristique, et réservons la surprise à Carlo.

 

Pendant les derniers préparatifs, Martine se décide en faveur de la balade. Nous sommes tous très contents de sa venue et je crois qu'elle n'a pas regretté cette ultime virée.

 

Le départ s'opère par la maintenant traditionnelle D922 vers Mauriac par l'agréable vallée de la Sumène. Ensuite, la D681 nous plonge dans la vallée de l'Auze et nous fait remonter face au château d'Ally. A Pleaux, la D680 (puis D980 au changement de département) nous fait virevolter vers Saint Privat puis sur la descente de Argentat où nous pratiquons la coutumière pause-café.

 

Après cet arrêt, la D12 qui serpente au gré de la Dordogne nous permet de rejoindre l'entrée de Beaulieu où nous obliquons vers le nord pour quelques kilomètres sur la D940. A gauche, la D38 nous conduit directement à Collonges la Rouge, carrefour du Limousin, du Quercy et du Périgord. La beauté et la particularité de ce village entièrement bâti en grès rouge mérite un arrêt prolongé. Nous flânons dans ces rues et ruelles, et certaines (je ne citerai toujours pas de noms) s'égarent longuement dans quelques boutiques ! ! ! 















La fin du repas à Collonges. Grégoire semble apprécier la glace sous le chaud soleil. Nous suivrons son exemple à Rocamadour.

Le parcours se poursuit ensuite sur la D38 jusqu'à Monplaisir. Ce nom évocateur est approprié. Plutôt que de couper directement vers Turenne j'ai privilégié ce détour d'une quinzaine de kilomètres pour bénéficier des enchaînements viroleux procurés par cette portion puis par la D8. De plus, ce trajet nous permet de passer au pied du château de Turenne qui mérite aussi le coup d'œil.

 

La D720 nous conduit aux Quatre Routes du Lot où nous empruntons les D96 et 23 jusqu'à Martel. Le passage de cette bourgade est difficile pour cause de fête foraine mais, ensuite, les 16 kilomètres de la D840 s'avèrent un régal. Nous obliquons à droite sur la D673 pour Rocamadour.

 



Les motos sont très provisoirement garées au pied de Rocamadour. Nous les déplacerons pour plus de sécurité.

Je préfère tout de même venir dans ces endroits en dehors des périodes estivales !



Là encore, le site provoque un arrêt touristique de plus grande ampleur. L'agrégat de ces bâtisses accrochées à la roche et empilées sur la hauteur est vraiment impressionnant.

La chaleur ambiante nous anéanti d'autant plus que ces derniers jours étaient plutôt frisquet.

 

Un petit loupé de lecture de carte nous entraîne sur la D32 jusqu'à Couzou, puis la D39 nous permet de rejoindre Gramat. Pas de regret. Cet itinéraire nous offre des points de vue complémentaires sur Rocamadour, et une petite route bien agréable.

 

De Gramat, nous rejoignons Saint Céré par la D807,  Sousceyrac par la D673 et Laroquebrou par la D653 qui plonge sur le château de ce dernier village. Ce tracé est déroutant. Nous passons alternativement des zones de travaux fortement gravillonnées aux sections neuves parées d'un revêtement digne de pistes de vitesse et toutes en sinuosité.  






Que peut bien raconter Carlo à notre équipe de charme lors de la pause "plein" à Sousceyrac ?








La fin de la D653 nous conduit à la D2 prise en direction de Pleaux. Encore beaucoup de sinueux dont quelques épingles serrées avant d'arriver sur le plateau qui nous offre quelques vues fugaces mais magnifiques sur les monts du Cantal somptueusement éclairés par la douce lumière de cette fin d'après midi.

 

A Pleaux, la boucle est bouclée et nous reprenons la route du matin par Ally et Mauriac.

 

Le soir, nous attendons patiemment notre invitée locale. Une motarde passionnée d'escalade qui doit rencontrer Patricia depuis déjà un moment. A 21H30, après un jeu qui a déchaîné les fous rires, nous décidons d'attaquer le cidre Breton (cidre et cassis maison s'il vous plaît !) puis le repas. Je découvrirai le lendemain matin un petit mot dans la boîte aux lettres. La sonnette était en panne  et nous devions faire trop de bruit dans nos délires. Je suis vraiment désolé. A refaire.

 

Le départ des sudistes étant pour le lendemain, l'appel du lit est d'autant plus rapide que la journée a été longue.

 

 

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