Pour faire suite aux innombrables réactions du précédent article . . .
Bonsoir à tous,
C'est bien volontairement, je l'avoue, que ces deux photos ont été mises sans trop de commentaires. Je pensais provoquer quelques réactions et je ne suis pas déçu par l'ampleur du mouvement.
Pour schématiser, deux clans font part de leurs positions diamétralement opposées :
-
D'un côté, les "anti-pompe à fric", qui estiment que c'est une nouvelle preuve de répression grossière ;
-
De l'autre, les "sécuritaires" qui développent des arguments en faveur des personnels qui prennent des risques sur les routes pour les entretenir ;
Ce que je trouve le plus fantastique, et bien agréable, dans la majorité de ces débats, c'est une assez grande acceptation des points de vues de chacun. Il est vrai que les thèses d'un bord ne sont pas forcément antinomyque avec les théories du côté opposé !
En ce qui me concerne, ma position sur cette politique est déjà largement évoquée dans l'article de mars 2008 cité hier (et accessible par ce LIEN).
Pour préciser ce débat, et comme certains le font remarquer, ces photos ne sont pas prises en France. Néanmoins, il semble que ce type de solution soit envisagé sous cette forme. D'ailleurs, elle existe déjà de fait avec les véhicules banalisés et positionnés sur les zones de travaux.
Il y a quelques jours, j'étais sidéré de voir une personne de la DDE qui essayait de ramasser des seaux épars sur la route, probablement tombés d'un camion. Ses tentatives étaient invariablement interrompues par le dangereux et zigzaguant ballet des voitures arrivant vite sur une zone pourtant signalée (véhicule muni d'une rampe de flash et de gyrophares, balises surmontées de drapeaux rouges).
Pourquoi ces avertisseurs sont ils moins efficaces qu'un radar ?
Cet après midi, arrivant assez rapidement sur une zone de travaux, j'ai commencé à ralentir, faisant clignoter mes stops et allumant mes warnings. La voiture arrivant derrière, freins bloqués, n'a pu s'arrêter à temps (et sans me faucher) que parce que j'ai pu reprendre de la vitesse avant l'arrêt au feu rouge. Ces travaux étaient largement balisés, y compris avec les limitations de vitesse à 70 puis à 50.
Si un radar avait été présent et signalé, ce véhicule serait-il arrivé à cette vitesse ?
Ces deux faits me désolent. En règle générale, les zones de travaux sont bien signalées et la vitesse réglementée.
Pourquoi ces panneaux ne sont pas (ou peu) respectés alors que la présence, réelle ou supposée, d'un radar engendre un résultat notoire ?
MES réponses à ces questions me confortent dans MON analyse du bien fondé de ces radars. Non pas en terme de pratique car je le réprouve mais, malheureusement, en terme de résultats. En effet, je trouve fort dommage que l'on puisse arriver très vite sur une zone de travaux limitée à 50 et beaucoup moins vite sur la même zone munie d'un radar.
Le portefueille aurait-il plus d'importance que la vie de celui qui travaille sur cette route ?
Pour terminer sur ce sujet, je voudrais apporter un hommage à tous ces inconnus qui agissent pour notre confort ou notre sécurité en
prenant des risques certains.
Et un hommage particulier à ces 4 pompiers de Loriol (26) qui ont perdus la vie en intervenant sur un accident dans une zone de travaux pourtant bien signalée . . .
Ceci n'est pas une conjecture.
Ce sont des faits tragiques et irrémédiables . . .