A la fin de la semaine dernière, j'ai profité d'un passage en Sologne pour passer dire bonjour à Louis et voir Serge le Messin (aussi appelé Géronimo lors du TT 2007, cf. l'HISTOIRE).
Je repars dimanche matin et compte balader gentiment pour rejoindre Lencloître (86) saluer mon frère et sa petite famille.
J'attends le lever du jour et pars calmement. La région est particulièrement giboyeuse et, à cette période de la journée, le risque est accru. Néanmoins, la route qui va vers Saint Aignan (41) est large et les bois reculés. Le rythme augmente doucement, même si la bruine, puis des averses se mettent de la partie. Chemin faisant, je repense à ce château surgi d'une courbe au mois de mai. Pressé, je ne m'étais pas arrété (cf. LIEN). Malgré le manque de lumière, je peux essayer de le prendre en photo.
J'oblique donc vers l'ouest pour rejoindre Céré la ronde (37). Le ciel est particulièrement bouché et les passages en sous bois sont très sombres. Tout à coup, à environ 200 mètres, un chevreuil traverse la route. Je ne vais pas très vite mais lâche tout de même instantanément la poignée droite. Un second animal suit et je saute sur les freins quand un troisième surgit à une cinquantaine de mètres. C'est bien ma chance, je dois tomber sur un retour de "surprise partie cervidée". La tension est extrême et je passe la zone au ralenti. Ces inconscients, même venant de ma gauche et donc sans priorité seraient capables de me bousculer. Soit ils ont pris peur, soit le défilé est terminé, mais je n'aperçois plus aucun de ces magnifiques animaux.
Je traverse la foret de Montpoupon, beaucoup moins dense et donc moins stressante. Le regard porte plus loin et le risque de surprise est plus faible. Toutefois, le précédent rappel est salvateur. La machine est au ralenti, doigts sur les leviers et pieds sur la pédale de frein et le sélecteur, tous sens en éveil. Après cette superbe traversée sans encombres, je débouche sur le château.


En sortant des bois, le château de Montpoupon aparraît au bout de la voute verte.
La seconde vue est prise de la D764.

La vue que j'avais en mai a bien changée. Au premier plan le champ de colza est maintennt labouré. Les teintes vertes étaient
plus tendres et , surtout, le décor était inondé de lumière. Dommage !
J'emprunte ensuite la D764 en direction de Loches. Je profite peu des enchaînements de virages. Entre l'alerte précédente et la chaussée détrempée, l'humeur n'est pas à la chasse au chrono ! Par
contre, ceci me permet de me délecter de la nature qui amorce tout juste sa mutation automnale. Quelques traces de bruns, de jaunes ou de rouges apparaissent au sein de toute la gamme des verts.
Et les odeurs d'humus annoncent les champignons.
Le spectacle grandiose des semaines à venir se prépare !
En arrivant sur Loches, il est temps de prendre un café. Pourquoi ne pas en profiter pour découvrir le centre d'une ville souvent traversée mais méconnue ?


Deux vues de Loches, malheureusement dans la grisaille et sous la bruine.
Le lendemain, le retour sur Bort se fait sous un soleil éclatant. Je vivrais encore quelques affres quand une voiture arrivant à vive allure a failli me faucher. L'étourdi n'avait sûrement pas vu
les multiples présignalisations de travaux, le feu rouge, mon feu stop que je faisais clignoter, mes warning. Heureusement, je surveillais mes rétros et j'avais assez de marge pour une
ré-accélération qui a donné suffisamment de place à l'automobiliste pour s'arrêter sans heurts. Le soir, en lisant certaines réactions à mon dernier article, je repenserais à ces instants, très courts, mais qui paraissent si longs . . .
Les cent derniers kilomètres sont du pur bonheur dans les virolos Corréziens. Un dernier café chez Arlette, relais motard à Meymac (19) et je peux m'atteler à un nouvel article pour le blog généré par les réactions au précédent et assorti de l'expérience du jour.