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2 juin 2009 2 02 /06 /juin /2009 11:32

Après notre superbe périple de samedi entre Puy de Dôme et Cantal, Laurence me suggère de réitérer ce type de sortie en ce lundi de Pentecôte. Nous nous penchons sur la carte et décidons d'aller découvrir des petites zones encore méconnues du Cantal, toujours en privilégiant les routes vertes du Bibendum.

 

Nous partons par la D922 en direction de Mauriac et Div'4 peut prendre le temps de chauffer gentiment puisque les superbes courbes de la vallée de la Sumène sont en travaux et percluses de gravillons. Par contre, dans la montée qui suit, un dépassement rapide de deux véhicules provoque des réactions immédiates de ma passagère. Etant en courbe, avec un angle prononcé et à l'amorce d'un nouveau virage plus serré, je comprends facilement ce raidissement symptomatique. Néanmoins, nous passons Mauriac sans soucis et continuons vers Pleaux (D681). Après les virages bosselés et parfois en travaux de la vallée de l'Auze, nous marquons une rapide pause pour immortaliser une vue du château de la Vigne, juste avant Ally.

 







Le château de la Vigne à Escorailles.
La lumière du matin ne le met malheureusement pas encore en valeur !







A Pleaux, nous obliquons vers le barrage d'Enchanet (D61). Nous longeons la retenue d'eau vers Arnac. Le soleil joue avec les frondaisons. Si la lecture de la route est plus difficile (gravillons, pierres, . . .), le rendu visuel de l'environnement est charmeur. Sous la brise, les feuilles changent constamment de teintes, et l'éclairage de l'eau, des fougères et fleurs évolue en permanence. Coup de chance, tous les camping-car croisés sur cette route étroite sont à l'arrêt. Sûrement des pêcheurs s'adonnant à leur loisir sur ce plan d'eau réputé.

 

Nous continuons vers Saint Illide (D43). Nous découvrons là une nouvelle signalisation engendrée certainement par la recrudescence de la maladie d'Alzheimer. Nous arrivons dans un virage qui est aussi un carrefour parsemé de graviers et pierres sur une vingtaine de mètres. Juste à la sortie de cette zone, un magnifique panneau triangulaire nous annonce des gravillons, mais la route est ensuite nette. C'était probablement pour nous confirmer la présence de ce risque découvert au dernier moment ! ! !

  












Deux ouvrages d'art superposés surplombant les gorges de la Maronne.

En haut, l'ex-chemin de fer ;
en dessous, la route que nous allons prendre.











La D6 nous conduit ensuite vers les gorges de la Maronne et Saint Christophe les Gorges d'où nous obliquons à droite vers les ruines du château de Branzac (D37). Nous découvrons quelques uns des nombreux ouvrages d'art (tunnels, pont, soutènements) de la ligne de chemin de fer désaffectée qui reliait Mauriac à Aurillac. Nouvelle descente vers la vallée de la Maronne vers Besse (D27), demi tour, pause pique nique au bord de l'eau et remontée vers la D37 vers Loupiac et Sainte Eulalie. De nombreux tronçons de toutes ces petites routes empruntées sont dignes de spéciales du Moto-Tour. Etroites, quelques portions défoncées par le gel, viroleuses à souhaits et parfois piégeuses (épingle aveugle par exemple). Bref, un secteur où je ne cherche pas de chronos !

 

6 kilomètres de superbes courbes (D922) nous conduisent promptement au dessus du château de Saint Chamant (D42). Cette départementale est poursuivie jusqu'à l'entrée de Saint Projet où nous bifurquons sur la droite vers Tournemire (D43 puis D60). Arrivant par l'amont, nous découvrons l'impressionnant château d'Anjony en contrebas. Pause café (réchauffé et immonde !) dans ce pittoresque village. J'avais pris cette route il y a deux ans et demi mais dans l'autre sens, pour le rodage de la Kawette de Dédé !

 









L'église de Tournemire et le château d'Anjony dans le décor de la vallée de la Doire.






Reprise de la route vers le col de Fontbulin (D160 et D260) puis retour sur la D922 pour aller faire le plein à Jussac. Les deux pompes sont fermées et l'automate de l'une d'elle est en panne. Nous sommes obligés de poursuivre jusqu'à Aurillac pour ravitailler Div'4. Ceci remet en cause notre plan de route initial (col de Bruel, col de Legal, vallée de l'Aspre). Comme Laurence garde un excellent souvenir de la vallée de Mandailles, découverte avec Patricia et DD07, nous décidons de monter au Puy Mary par cet itinéraire (D17). Nous retrouvons aussi une circulation plus importante sur cette route touristique et l'on doit redoubler d'attention face aux autres usagers. Les facteurs de risques s'accroissent. Sur ces 40 kilomètres, j'en ai vécu quelques uns :

  • Les 4X4 citadins qui ne peuvent pas s'approcher à plus d'un mètre du bord de la route et débordent donc largement de l'axe médian ;
  • Les dépassements de vélos qui sont opérés comme si la moto en face n'existait pas (dans ces cas là je me demande toujours comment cela se passerait si j'étais dans un poids lourd !) ;
  • Les camping-car, pourtant interdits, qui ont du mal à tourner ou qui traînent une longue file à la montée ;
  • Les motards optimistes qui coupent des virages aveugles (le pilote de la BMW GS a eu le temps de redresser, mais j'arrivais gentiment et me suis collé au bas côté !) ;
  • Les piétons en goguette au milieu de la chaussée en sortie de virage ;
  •  ...

 

Malgré cela, cette route est fabuleuse tant dans son tracé que dans son environnement. Tous mes visiteurs qui l'ont empruntée sont unanimes, même si la météo était parfois moins clémente (n'est-ce pas Ulrich et son R6, cf. Août 2007 - Les jonctions pour les Pyrénées ou KPOK sur son tout nouveau 250 Ninja, cf. Août 2008 - Jour 9 - Dimanche )

Jusqu'à Mandailles, la pente est douce, mais ensuite c'est vraiment l'ascension du Puy Mary. De la vallée ou du sommet, les paysages sont grandioses et l'on se sent tout petit au milieu de cette majestueuse nature.

 






Multiplicité des teintes de la vallée de Mandailles sous les jeux de lumière du soleil.


(nombreuses autres vues dans l'album ci-contre "Cantal-Ouest").






Du Puy Mary, nous redescendons vers le col de Neronne et Salers (D680). Plongée rapide vers le cirque du Falgoux et traversée tranquille de la somptueuse forêt du même nom. Après le col, la vue se dégage sur la vallée de la Maronne. Nous découvrons qu'ici les gentianes, dont les racines fournissent d'amers mais délicieux breuvages, sont quasiment en fleur, alors qu'au sommet, elles ne sont encore qu'à l'état de jeunes touffes de feuilles.

 

Après une énième visite de Salers, nous empruntons la D22 pour rejoindre Anglards de Salers puis Pons avec une rapide vision sur le château de la Trémolière. La D678 vers Moussages nous amène rapidement à la D12 qui suit le Mars jusqu'à Vendes où nous retrouvons la D922 qui nous ramène à Bort.

 







La place principale de Salers.

(nombreuses autres vues dans l'album ci-contre "Cantal-Ouest").






C'en est fini pour ce périple de prés de 300 kilomètres qui nous a tenu en haleine plus de 9 heures ! ! !

Pour terminer, quelques secondes de vidéo. Vision panoramique du dernier point de vue avant le sommet dans la montée de la vallée de Mandailles. Il y a le bruit du vent ou de la moto, mais les senteurs, particulièrement celle des genêts à cet endroit, ne passent pas au travers des images. Dommage ! ! !

 

 

Et d'autres photos sont visibles ICI

 

 

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31 mai 2009 7 31 /05 /mai /2009 12:53

Laurence, attirée par une météo des plus clémente sur nos montagnes, me quémande un petit tour de moto. Elle n'a bien sûr pas besoin d'insister beaucoup. Nous pensons tout d'abord aller faire un petit coucou à Cathy hospitalisée à Saint Flour, mais elle vient d'être transférée dans sa Franche Comté d'origine. Nous nous penchons donc sur la carte Michelin et recherchons des coins encore inexplorés avec une prédilection pour les petites routes bordées de vert ! ! !

 

Nous partons vers Besse par la classique route, pour nous, qui passe par Lanobre, Cros, Saint Donat et Picherande. Nous continuons en direction de Issoire par les magnifiques courbes que nous enroulons vers la vallée. A l'entée de Saurier, nous obliquons à droite (D26) dans les gorges de Courgoul. Le passage encaissé dans la faille verdoyante s'ouvre bientôt sur une vallée plus large peu avant Valbeleix. Ce val s'étire ensuite jusqu'à Compains où nous obliquons à droite (D36) vers Saint Alyre ès Montagne.

 









La Couze de Valbeleix faconne ces gorges.










C'est ensuite la descente vers Ardes par la vallée de Rentières qui serpente le long de la Couze d'Ardes. A la sortie de ce village à l'allure méridionale (D23), nous avons la surprise d'arriver face à des dromadaires. C'est en fait un cheptel du parc animalier qui broute le long de la route, mais derrière un grillage. Cette route fortement sinueuse nous conduit jusqu'à Anzat le Luguet d'où nous dirigeons vers Blesle par la D8.

 

En empruntant la D9O9 vers Massiac, Div'4 veut se dégourdir les bielles après ces heures de progression à allure très mesurée. La perspective des grandes courbes de la vallée de l'Alagnon lui donne des ailes ! ! ! Je dois néanmoins rapidement la calmer suite aux réactions intempestives de ma passagère. Les relents de son accident il y a trois ans ne lui permettent pas d'apprécier comme moi ces enchaînements rapides ! ! !

 

Pause café à Massiac dans l'établissement qui avait vu l'arrivée de Patricia et le départ de Pascal en août dernier (cf. Août 2008 - Jour 7 - Vendredi ). De là, nous prenons la direction d'Allanche (D21) pour rapidement obliquer sur la D55 vers Auriac l'église. La route s'élève en serpentant, dégageant la vue sur la ville et la chapelle juchée sur un piton, une grande courbe de l'autoroute A75, l'entrée des gorges de l'Alagnon et tous les paysages environnants. Nous suivons la Sianne pour entrer dans les gorges du même nom avant Vèze. C'est ensuite la descente vers Allanche après le passage du col de la Croix de Baptiste (1229 m.) qui nous offre des visions nord (Sancy) et sud (Lioran et Puy-Mary) époustouflantes (D9).

 






De chaque côté de ces magniques courbes s'étend la site de Landeyrat.

Les orgues à droite et les chaos rocheux en contrebas à gauche.






La D679 vers Marcenat est plus roulante, mais nous faisons un arrêt photo au site de Landeyrat. De Marcenat, la D36 nous redescend vers Saint Bonnet de Condat et la vallée de la Santoire. Nous croisons là un groupe de motards majoritairement féminin qui, comme nous, privilégie le tourisme à la conduite sportive. Les gorges de la Santoire nous propulsent à Condat d'où nous reprenons la D679 vers le barrage des Essarts puis les gorges de la Rhue où nous aurons une grosse frayeur face à un papy au beau milieu de l'étroite route dans une courbe à droite largement gravillonnée ! ! ! Après Champs sur Tarentaine, les derniers et parfaits virages de cette très longue série nous ramènent au bercail à Bort.


 










 

 

 


A partir de Condat,
nous suivons les gorges de la Rhue.




















Notes sur cet itinéraire :

 

L'objectif de cette balade doit avant tout être orienté vers le tourisme découverte plutôt que vers le tourisme sportif. De nombreuses routes, dans l'ensemble au revêtement très correct, sont étroites et les risques de surprises y sont nombreux (gravillons, engins agricoles, animaux, jeunes Fangio ou anciens apeurés qui utilisent toute la route, . . .).

 

Ces 250 kms sont annoncés pour 4H30 par Google Map et nous les avons effectués en 8H00 (tous arrêts compris, tout de même).

 

C'est l'occasion de vivre, par tous les sens, de multiples facettes de l'Auvergne et de ses contrastes :

  • Sortir d'une gorge encaissée et déboucher sur une large vallée ;
  • S'extraire d'une magnifique forêt de feuillus pour arriver sur des espaces d'élevage à perte de vue ;
  • Humer, alternativement, et suivant les altitudes, les foins, les acacias, le bois fraîchement coupé, les genêts, l'aubépine, la terre humide, . . . ;
  • Passer, en quelques minutes, de la grande fraîcheur d'un col à la lourde chaleur d'une vallée ;
  • Visualiser, dans le même point de vue mais sur des plans différents les courbes tendres des plus anciens volcans et les sommets majeurs d'un relief plus acéré ;
  • Admirer les camaïeux de couleurs offerts par les différentes essences d'arbres, les nature de roches, la multitude des fleurs qui égayent herbages et bordures de routes . . . ;
  • Découvrir l'architecture évoluant au gré des altitudes, des âges et des matériaux disponibles ;
  • . . .

 

Pour nous, c'était une sortie mémorable.

 

Voir l'album de 59 photos.


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29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 18:02

Jeudi matin

 

J'attends mes acolytes du week-end. André dit DD07 monte de la vallée du Rhône accompagné de Carlo et Martine. Pascal, le Breton est lui parti de bonne heure ce matin. Nous devons nous retrouver chez moi à Bort pour un rapide pique nique ce midi et une première balade dans l'après midi.

 

Je profite de ce temps libre pour faire ma mise en place. Si je réalise une bonne préparation, je disposerais de plus de temps lorsque la petite troupe sera là. Je cuis donc mon poulet Basquaise pour le soir et poche mon saumon pour les lasagnes du lendemain.

 

A 13H00 les sudistes arrivent nettement après Pascal, et nous passons à table. Les discussions et rigolades doivent être interrompues pour que nous puissions tout de même faire un tour de moto. Nous avons prévu d'aller dire bonjour à des collègues motards qui se retrouvent à Super Besse pour une concentration dite "Le Lièvre". Je propose un itinéraire de petites routes qui favorisent la promenade tout en tournicotant en permanence.

 





Comme les 3 mousquetaires, ils sont 4 mecs, de droite à gauche :
Carlo,
Pascal,
André,
et votre serviteur !








Nous rejoignons Champs sur Tarentaine et le Cantal pour ensuite obliquer par la D22 vers le barrage de Lastioulles. Passage dans le Puy de Dôme par les D30, 614 et 203. C'est ensuite la mémorable D978 dont les méandres nous poussent jusqu'au lac Pavin. Pause rafraîchissement et nous remontons sur nos destriers pour nous propulser de l'autre côté, à Super Besse. Beaucoup de nos copains motards du Repaire sont déjà là et les retrouvailles sont joyeuses. Nous attendons une bonne heure l'arrivée du groupe du sud, mais Loup Garou semble avoir pris des chemins de traverse ! ! !

 

Nous repartons par Besse, Murol, le lac Chambon pour démarrer l'ascension du col de la Croix Morand et redescendre vers le Mont Dore et La Bourboule. Ensuite, la D922 nouvellement refaite nous conduit jusqu'au bercail.

 

Je termine mes préparations culinaires sur fond de mise en route animée. En effet, lorsque j'annonce qu'avec un plat complet (Basquaise et riz), je n'ai pas prévu d'entrée, mes invités, offusqués, décident de remplacer celle-ci par des apéritifs ! ! ! Ils se délectent donc à se proposer et se resservir de nombreuses entrées ! ! !

 

Vendredi matin

 

Pascal, comme d'habitude, me rejoint rapidement alors que je prépare mes sauces et ingrédients pour les lasagnes du soir. Le reste de l'équipe ne tarde pas à nous rejoindre, sans que nous ayons besoin d'avoir recours à la sono !

 

Pour la journée, je propose le road-book que j'avais préparé l'année dernière pour la concentration " Le Pâques-Beau" et que nous avions du abandonner pour cause de . . .neige trop abondante ( cf. CR - Rencontre Le Pâques-Beau - Auvergne ).

 





La Versys de Dédé,
la 1100 XX de Carlo,
Div'4,
et le ZX12R de Pascal,
dans les gorges de l'Avèze.





C'est donc reparti par la D922 jusqu'à Tauves puis la D987 par les gorges de l'Avèze. Petit détour par Meissex et Monestier-Merlines sur des routes bien gravillonneuses pour retrouver la D1089 et ses magnifiques courbes jusqu'à Bourg Lastic où nous faisons la pause café. Nous rejoignons ensuite Pontaumur par les Combrailles et entrons ensuite dans l'univers de la Sioule par les Ancizes et le viaduc des Fades.

 







La Dordogne, encore toute jeune, arrose le fond de ces gorges sous une lumière éclatantes.







Repas dans une sympathique pizzeria à Saint Gervais d'Auvergne où je me fais gravement brancher sur l'état de ma botte. En effet, depuis le matin je roule fréquemment avec le pied pendant, ma cheville étant toujours douloureuse suite à l'entorse contractée il y a quinze jours dans les Alpes. Malencontreusement, la botte a littéralement explosé un imposant crottin de cheval et la vision n'est pas propre à décupler l'appétit de mes congénères un tantinet dégoûtés. Je m'éclipse donc 5minutes pour nettoyer ces déjections dans la campagne environnante !

 







La vue du viaduc des Fades change bien de l'année dernière.
Il y avait plus de motos mais c'était moins verdoyant ! ! !




Nous décidons de prendre le café chez Vincent, Camping-Moto-Route 99 (
http://www.campingmotoroute99.com/) et rejoignons Saint Rémy de Blot par Châteauneuf les bains. La route de la Sioule se poursuit par les Gorges de Couvigny et Ebreuil. Nous poursuivons par Saint Pardoux, Blot, Châteauneuf et Manzat pour le gour de Tazenat, un autre lac installé dans un ancien cratère. Nous redescendons ensuite sur Chatelguyon pour abreuver les motos, le ZX12 commençant à nous inquiéter.

 







Dédé, Martine et Pascal font les clowns devant le gour de Tazenat.







Après Volvic, nous empruntons la tortueuse D943 où Carlo et Dédé partent en chasse de motards locaux qui n'amusent pas le terrain. Pascal reste sagement dans mon sillage et nous retrouvons nos deux compères et la passagère peu avant Durtol. De là, nous empruntons la D942 pour, rapidement obliquer vers Charade. Petite pause nostalgie le long de ce tracé mythique, lové dans la montagne et qui, dans mes jeunes années accueillait le Continental Circus.

 








Une vue fugace du magnique circuit de Charade.








L'après midi est maintenant bien avancée, mais nous décidons tout de même de repasser par Super Besse. La D2085 nous emmène jusqu'au col de la Ventouse d'où nos virons vers Besse par Murol sur la D5. Retrouvailles sur place avec les participants du "Lièvre". Loup Garou essaie de nous garder à dîner, mais nous déclinons l'offre. Je me demande d'ailleurs si mes acolytes n'avaient pas peur de me vexer ! ! !

 

Le retour sur Bort s'effectue par Picherande, La Tour d'Auvergne et sa nouvelle route en cours de finition, Bagnols et Lanobre. Pendant la ronde des "entrées" à répétitions, je finis de dresser mon plat et le met au four. Mes convives, somme toute bien élevés, semblent s'être délectés de ces lasagnes aux saumon et épinards.

 

Samedi matin

 

Départ pour tout le monde dans deux directions opposées. André doit être rentré dans l'après midi et Carlo et Martine ne se sentent pas de l'abandonner. Ils partent donc de concert par Saint Flour, Mende et la N106. De mon côté, soucieux de ne pas délaisser Pascal, je l'accompagne vers la Bretagne. En fait, nous avons rendez-vous avec l'ami Eric qui est mécano au Championnat de France Superbike qui se déroule au Vigean.

 

Nous nous arrêtons chez Daffy à Limoges pour changer le pneu arrière de la Kawasaki. A l'image de cet été (cf. Août 2008 - Jour 5 - Mercredi ) l'accueil est toujours aussi chaleureux et professionnel. Nous avons besoin de pièces pour le team en action au Vigean mais trop spécifiques pour ce magasin. Néanmoins, le responsable nous aide et conseille dans nos recherches chez d'autres motocistes de la région.

 





Hormis le carénage polyester, cette Suzuki est totalement d'origine comme on le voit pour les pots.

D'ou de grandes difficultés à suivre (couronne inadaptée, système de freinage perdant rapidement de l'efficacité, . . .) et pourtant le résultat est plus qu'honorable.

Bravo Lol  ! ! !

Et gros bisous à ton petit gars . . .




Arrivés sur le circuit du Val de Vienne, nous nous sustentons rapidement puis allons rendre visite au stand des motos 33 et 51. L'ambiance est bizarre sur le paddock. Les teams de pointe sont à l'abri de grillages soigneusement gardés et nous ne pouvons déambuler que dans le quartier des "poireaux" ! ! !

 

La soirée se déroule agréablement au restaurant du circuit "La Ferme" avec un jeune Kawasakiste local. Les petites jeunes femmes qui assument le service sont débordées mais garde bonne humeur et sourire. Malgré la fatigue, il en est de même le lendemain matin pour le petit déjeuner. Encore merci à cette sympathique équipe.

Nous repartirons de ce circuit en début d'après midi le dimanche après avoir assisté à de belles bagarres sur la piste.

 





Un des sides présent au Vigean.

Impressionnant !








Encore un week-end bien rempli. De la rigolade à gogo, des paysages toujours fabuleux, une bande de copains pour partager d'agréables moments. Vivement la prochaine sortie.

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27 mai 2009 3 27 /05 /mai /2009 16:59

Samedi 9 mai

 

Pour DD07 et moi, le parcours de liaison du matin pour rejoindre nos jeunes se fait rapidement. Un motard local nous ouvre la route et je redoute moins une présence intempestive d'un radar camouflé. Notre vitesse dépasse donc largement celle autorisée. Lorsque nous arrivons à Rémuzat, lieu de notre rendez-vous, les deux équipes sont à pied d'œuvre. Les Parisiens qui repartent ce matin m'attendent afin que je leur rende tenues de pluie et bonbons qui atterrissaient régulièrement dans mon top-case. La Div' semble aussi efficace dans l'ouverture des routes que dans l'assistance aux motos minimalistes ! ! ! Les derniers de cette fameuse équipe piaffent de vérifier nos dires de la veille sur cette fameuse route de Serres.

 

Notre photographe, William, nous abandonne ce matin et marque ses adieux par une succulente dégustation de fraises achetées à un producteur local présent sur le petit marché. Mais il est temps de partir et les deux équipes se séparent.

 

Ce matin, DD07 mène le train et je ferme la marche. Jusqu'à Rosans, le GSXF bridé à 34 chevaux suit l'allure mais perd ensuite rapidement du terrain dans les enchaînements rapides en montée. Néanmoins, le rythme est soutenu et la vaillante Suzuki est emmenée de main de maître vu le contexte du manque de puissance pour les relances associé à la jeunesse du permis et donc de l'expérience de Jérémy.

 






Les magnifiques paysages Alpins où la verdure monte à l'assaut des cîmes et remplace la blancheur de la neige.





Nous nous regroupons à la sortie de Serres et c'est là qu'intervient la seconde chute de ce périple.

 

Je me retrouve par terre à quatre pattes, incapable de me relever sans l'aide de mes acolytes. Ma cheville vient de me lâcher, fragilisée par divers traumatismes antérieurs.

 

Une bête chute à l'arrêt ! ! !

 

Et la moto dans tout ça ? Rien, pas une égratignure ! ! !

 

En effet, j'étais à pied pour réaliser cette figure engendrée par une perfide pierre qui a roulé sous mon pied ! ! !

 
















Sinon, nos petits jeunes sont enthousiastes. Nos propos de la veille au soir relatifs à cette portion de route n'étaient pas usurpés. Certains auraient pu penser que ces discours dithyrambiques n'étaient destinés qu'à donner des remords ! ! !

 

Nous reprenons la route pour aller faire les pleins des bécanes à Veynes. Ces 13 kilomètres sont difficiles. Je ne peux ni toucher au frein ni prendre d'appuis et les vibrations sont mal ressenties dans la cheville. A la station, je signale à la petite bande que je rentre tout seul vers la vallée du Rhône pendant qu'ils continuent la balade.

 









Le barrage du Sautet et la retenue d'eau désespérément vide !










Celle-ci se poursuit par une escapade dans le Dévoluy (D937, D17, D117 et D937) avant le repas pris à Corps. C'est ensuite la D66 jusqu'à Lalley par Mens et le barrage du Sautet. Un nouveau morceau de bravoure les attend sur la N75, le col de la Croix Haute, puis une autre ascencion, le col de Grimone sur la D539 vers Chatillon en Diois.

 

Une dernière pause permet à tout le monde de se désaltérer à Luc en Diois, dans un établissement qui avait déjà reçu notre visite il y a 2 ans. A cette occasion, nous avions tellement mis d'animation sur cette terrasse que Ulrich, alors jeune permis, avait écrit la phrase suivante sur un forum :

 

DD07 et DIV19, de vrais aspirateurs à minettes ! ! !

 





Jérome ne cherche pas la meilleure trajectoire,
il immortalise ces sompueux paysages.










Encore une trentaine de kilomètres sur la D61 et la petite troupe est de retour à son bercail, visiblement ravie de cette dernière étape.

 

PS : Merci à Jérémy pour ces photos

 

MON BILAN DE CES 4 JOURS :

 

Des moments comme j'aime les vivre.


Au départ, une somme de personnes disparates, dans les âges, les métiers, l'expérience, les types de machines, . . .


Dans les faits, un groupe uni par le plaisir de partager des moments simples au travers de notre passion commune de la moto.

 

En ce qui me concerne, et je crois pouvoir associer Dédé, ce fut un vrai plaisir de passer ces 4 jours avec vous. J'espère sincèrement que ces roulages intensifs vous seront bénéfiques et accroîtront votre sécurité. Si nous ne pouvons pas vous transfuser notre expérience et encore moins lister l'ensemble de nos acquis, vous devez avoir découvert votre monture et vos capacités sous un nouveau jour ! ! !

 

A quand la prochaine ?
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20 mai 2009 3 20 /05 /mai /2009 10:52

Vendredi 8 mai

 

Nous partons plus tôt afin de récupérer Patricia qui profite de cette sortie pour dépoussiérer son 600 CBR. Si elle sort moins souvent sa moto, elle participe néanmoins à certaines de nos virées et en organise même de mémorables (cf. http://div19.over-blog.com/article-22847885.html et 2 suivants)

 

Lorsque nous arrivons à La Motte Chalancon avec un petit quart d'heure de retard, les moteurs ronflent déjà dans la pit lane, pardon devant les bungalows. Les pilotes ont l'air motivés pour en découdre et achèvent de s'équiper. DD07 part devant avec son groupe et je le suis immédiatement en direction de Luc en Diois. Le passage du col de Prémol est une excellente mise en route. Les gentilles courbes de la montée laissent place à une suite d'épingles propres à réveiller les derniers endormis.

 

C'est ensuite la D93 en direction de Die, calmement pour permettre aux retardataires de recoller. En fait Ulrich vient me prévenir que Thierry doit abandonner avec sa Ducati qui vibre énormément (nous apprendrons plus tard que la jante et la fourche sont voilées). Après un rapide aller et retour pour récupérer le dernier sous groupe, nous ne retrouvons tous à Die devant des pompes à essence refusant les cartes bancaires !

 







Die sur fonds de Vercors.

Nous attendons sagement que la "mangeuse de cartes" soit réparée
.

(photo
William Bayol)




Pendant l'attente engendrée par la réparation, je découvre un super moyen de me retrouver agréablement entouré par nos trois équipières (par les mecs aussi d'ailleurs mais cela m'intéresse moins . . .). Je sors un assortiment de bonbons Haribo du top case et en propose à la ronde. La dispersion des minis groupes sur le parking laisse vite place à un attroupement, filles en tête. Pourtant, leurs parents ont bien du leur expliquer de ne jamais accepter de bonbons comme ça ! ! !

 

Ces pauses sont aussi des moments où nous évoquons les nombreux cas rencontrés concrètement, tel les platelages très glissants des passages à niveaux, les réactions des autres usagers, nos attitudes (cf. L'utilisation des clignotants. par exemple), etc . . . Après de bonnes rigolades, surtout quand DD07 prend à partie un couple de belge ou une charmante jeune femme, nous nous préparons aux choses sérieuses, à commencer par l'ascension du col du Rousset. Les jeunes profitent des pauses générées par une course pédestre qui coupe régulièrement la route. A l'arrivée, tout le monde est heureux de visualiser le chemin parcouru à partir du belvédère.

 











Ca les étonne nos jeunes de visualiser ainsi le chemin parcouru ! ! !

(photo William Bayol)










Nous nous arrêtons tout de suite après le tunnel pour la pause casse-croûte et les délicieuses ravioles enchantent d'autant plus la troupe que la veille le repas avait été difficile à avaler (croque monsieur encore gelés à l'intérieur ! ! !). L'ambiance est délirante et nous sommes écroulés de rires devant les histoires de Viagra de William accompagnées de force grimaces et mimes désopilants.

 










Toute la fine équipe (sauf William aux commandes de son appareil) pause pour la postérité ! ! !



(photo William Bayol)







Nous repartons ensuite vers Saint Agnan en Vercors qui voit notre première pause. Comme nous changeons de route, nous préférons attendre les retardataires restés avec notre photographe William subjugué par ces paysages. C'est ensuite Saint Julien en Vercors pour rejoindre les gorges de la Bourne. La formation continue de façon intensive. Les jeunes découvrent les difficultés sur les routes de montagnes largement abimées par l'hiver. Les trous et raccords de chaussée sont concurrencés par les restes de chutes de pierres. Comme nous n'avons pas rencontré le groupe précédent et que le ciel est menaçant, je décide de poursuivre vers notre prochaine étape, Pont en Royans.


Petite pause après une légère ondée et les remarques sur les paysages sont dithyrambiques, tel ce débat relatif à la vertigineuse chute d'eau face aux grottes de Chorance. D'après la couleur virant au rouge au passage de l'eau, celle-ci doit être chargée en fer. Un message téléphonique signale notre position et nous repartons en souhaitant ne pas être rattrapés par le nuage. Nous traversons le village au pas et pouvons admirer les magnifiques maisons accrochées à la roche et baignées de soleil.

 








La raison du retard de l'autre groupe.
Une plaque qui avait tendance a rencontrer le pneu.
Le traitement fut brutal ! ! !





(photo William Bayol)








C'est ensuite Saint Jean en Royan et la montée de Combe Laval où la pluie nous reprend de plus belle. Dès que je trouve une aire suffisamment grande et dégagée, je stoppe afin que ceux qui veulent s'équiper puissent le faire. Le paysage est néanmoins grandiose malgré la brume qui s'étire dans la vallée en contrebas. Les passages qui suivent vers le col de la Machine sont très étroits, torturés et ponctués de tunnels. Les jeunes sont déjà tendus par la route détrempée et la file s'étire mollement. J'attends régulièrement pour favoriser les regroupements et décide de couper au plus court et rejoindre directement le Diois où la météo a de bonnes chances d'être meilleure. Les deux filles me suivent toujours, et elles découvrent que l'on peut enrouler assez rapidement sur route mouillée sous réserve d'anticiper et d'avoir une conduite très souple. Un passage à Vassieux en Vercors permet de rappeler que cette région était un bastion inexpugnable de la résistance et que les forces nazies ont dû engager d'énormes moyens combinés pour annihiler les actions des partisans.

 

Nouvelle pause au col du Rousset, toujours à la brasserie "Sur le Pouce" 04 75 48 22 93  où nous avions été si bien accueillis ce midi. Il faut dire que le patron est un motard endurci qui nous parle de son Oural et de ses virées aux Eléphants ! J'appelle DD07 pour lui faire part de mon changement de programme et nous redescendons vers Die pour faire le plein avant de retourner au camp de base. Comme je l'espérais, la route s'assèche régulièrement et l'allure et plus soutenue sous le soleil retrouvé. A la station, Ulrich tente de me pousser à profiter encore de cette journée qui est la dernière pour certains. Je propose une boucle d'une centaine de kilomètres. Son épouse est partante et William, le photographe hésite. Il redoute d'être obligé de suivre un rythme qu'il ne maîtriserait pas. Je lui explique que ce n'est pas moi qui imprime la cadence, mais eux et lui demande combien de participants nous avons "perdus" au cours de ces derniers jours. Plus confiant, il se laisse tenter.

 

Nous laissons le reste du groupe prendre la route de La Motte Chalancon pour un repos réparateur, traversons Luc en Diois avant de nous arrêter au saut de la Drôrne et admirer l'impressionnant chaos rocheux. C'est ensuite l'ascension du col de Cabre sur des routes humides et fatiguées. Dans la descente vers Aspres sur Buëch, nous devons attendre Ulrich qui est resté avec William. Subjugué par le paysage des vallées, il s'est arrêté au col pour prendre quelques photos.

 












Le saut de la Drôrne et son chaos rocheux.
(photo William Bayol)

Et mes quatre derniers "stagiaires", de gauche à droite, Ludo, Ulrich, Delphine et William en cours de prise de vue.







D'Aspres, nous rejoignons Serres pour ensuite emprunter la D994 vers le col de Saulces. Et nous attaquons une quarantaine de kilomètres de pur bonheur. Un revêtement presque toujours parfait, des successions de courbes en permanence, une lumière fabuleuse, des points de vue envoûtants, un final de rêve. Les quatre motos enchaînent sans à-coups, balançant en permanence au gré du relief et de la route. Une dernière pause photo euphorique et joyeuse avant de rejoindre tous les autres regroupés à La Motte. Le compte rendu de mes trois acolytes est tellement apologique que certains croient à une volonté taquine de donner des remords. Mais il n'en est rien et ils le découvriront demain puisque nous programmons une dernière sortie vers les Alpes.

 

Pour DD07 et moi, c'est l'adieu à ceux qui repartent le lendemain puis les 90 kilomètres qui nous ramènent à Saint Martin d'Ardèche.


Les trajets des deux groupes, et la boucle finale des plus vaillants ! ! ! (mais ce n'est qu'une boutade . . .)
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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 13:24

Je vous communique ci-après une lettre adressée à la F.F.M. après mes interventions.
Cette personne m'a demandée de vous fournir son point de vue après ma contribution engendrée par le traitement reçu par notre ami JD (cf. COMMISSAIRE DE PISTE, crise des vocations ? ).
Je me suis permis quelques coupures de texte signalées par [...] pour occulter des propos peu amènes (même si je peux les comprendre! ! !).

 

COMMISSAIRES EN COLERE

 

Je vous écris aujourd'hui afin de vous relater notre première et malheureuse expérience aux 24 heures du Mans, En effet, commissaire de piste, j'avais réussi à obtenir un poste cette année pour cette épreuve prestigieuse, Très enthousiaste et certaine du souvenir magnifique et impérissable que j'en garderai, j'enrôle avec moi un ami commissaire ainsi qu'un autre ami qui allait faire office de team manager (préparer les repas, nous conduire sur l'épreuve), je pars donc de Billère, agglomération de pau, à 8h00 du matin, avec mon ami team manager plus simplement d'ailleurs accompagnant, nous devons prendre mon ami commissaire à Mont de Marsan où il réside, Nous voilà donc tous en route pour le Mans!

Petite parenthèse économique, l'investissement pour ma part a été de 75euros de gasoil, 40euros de sac de couchage, 40euros de combinaison puisque je n'en possédais pas et enfin 30 euros de denrées alimentaires les repas n'étant pas pris en charge par l'organisateur, soit un total de 185euros! J'évoque ce point pour répondre à la lettre publiée dans moto journal, composée par un collège, qui n'évoque que partiellement l'engagement du commissaire de piste par son action bénévole et gratuite, vision un peu romantique de l'engagement qui se veut par la force des choses financier également!

 

Arrivés au Mans, nous nous rendons au bureau pour retirer nos pass, pas grâce à l'organisation composée essentiellement de petits bonhommes en gilet fluos jaune incapables de nous donner une direction mais grâce à la bonne volonté de la gendarmerie nationale, qui il faut le souligner est très souvent critiquée, nous a permis avec son précieux concours d'arriver à l'endroit dit, Pour ce qui est de l'accueil, il a effectivement était succint voire insignifiant,

Deuxième étape, rejoindre notre poste, avec le plan ça a été plus facile mais les embouteillages nous ont retenu 3 heures durant, une véritable partie de plaisir! Je travaillais la veille du départ et devait reprendre le lendemain de notre retour! 14 heures de route en tout,

 

Entrés dans l'enceinte du circuit, nous trouvons bien la zone où doit se situer le poste auquel nous sommes attachés, quelle a été notre surprise de trouver les autres postes attenants mais aucun panneau de repère pour le notre! Cela commençait à prendre une allure de triangle des Bermudes, là encore personne pour nous renseigner! Enfin, par déduction nous nous présentons devant un portail en fer, un homme apparaît au moment où nous prenons l'initiative de nous introduire, Celui-ci nous confirme qu'il s'agit bien du poste en question et nous fait rentrer,

 

Nous arrivons enfin à 22 heures et là le plus beau reste à venir! Nous rejoignons le cabanon des commissaires en voiture afin de nous présenter et regagner l'emplacement que nous devions occuper avec nos tentes, Le premier mot que nous avons entendu d'un des commissaires attablés a été «dégagez!», [...] Assez choqués, nous décidons de faire marche arrière et de nous rendre à pied au cabanon pour demander où nous pouvions planter notre tente, enfin poser notre tente plutôt! Très occupés à festoyer, nos amis commissaires du coin nous demande de nous installer à 20 mètres du cabanon sur l'asphalte à côté de leurs voitures en stationnement! Impossible bien sur de planter les sardines vous vous en doutez ; ensuite nous commençons à nous intéresser aux branchements électriques afin de pouvoir gonfler nos matelas gonflables et préparer notre repas, surprise! Toutes les prises étaient occupées par les seuls commissaires qui restaient sur place en camping car, stationnés sur une portion de notre poste que nous n'avons même pas vu, même de loin, Leur chauffage étant la priorité, nous avons rapidement gonflé nos matelas en comprenant que pour l'usage de la gazinière qui se trouvait dans le cabanon fallait même pas y penser! Nous avons donc sorti notre matériel de secours, le plus petit réchaud du monde, bien que pouvant nous voir de loin, ils n'ont même pas pris la peine de nous regarder! [...] Nous avons donc fait l'objet d'une indifférence sans pareille, Ce soir là, le premier et le dernier d'ailleurs, nous avons mangé des pâtes à la bolognaise que nous avons cuisiné en 3 quarts d'heures!

 

L'essentiel étant excécuté, c'est à dire s'installer et manger, je demande avant de me coucher où sont les toilettes? La réponse à la hauteur de l'accueil : «oui, vous pouvez y aller, c'est là», A ce moment là je ne me doutais pas de ce qui m'attendais, Des toilettes entartrés du fond jusqu'au niveau de l'eau, après le triangle des Bermudes c'était le trou noir! Je ne parle pas de l'état de propreté du cabanon en général il me faudrait tout un paragraphe pour en évoquer l'état de saleté, Prévoyant pour le lendemain de me rendre dans les autres sanitaires prévus pour les commissaires sur le circuit, je demande innocemment où ils se trouvent, la réponse fut : «à un petit kilomètre» ; Là j'ai vite compris que je n'allais pas beaucoup pouvoir me reposer! Entre manger, se laver et se reposer il fallait faire un choix de toute évidence!

 

La nuit se passe, enfin quand je dis la nuit c'est de 4 heures du matin à 7 heures pour moi, car le bruit aidant et le passage incessant près de nos tentes de personnes de toute sorte ne m'a pas permis de fermer l'oeil plus de 3 heures ; A ce sujet d'ailleurs, la sécurité est passée un peu avant minuit pour demander aux commissaires du coin qui traversait le circuit à pieds? [...]

 

Maintenant nous arrivons au lendemain, je me suis levée les yeux comme deux boules de billards, la veille avait été rude et la nuit très courte, nous allons donc aux informations, puisque personne ne nous parle et tout le monde nous ignore, pour demander quels seraient les horaires que nous avions à tenir, là encore un choix très personnel pour nos collègues du coin qui ne pouvaient officier que 4 heures d'affilée, donc on nous imposait de tourner toutes les 4 heures, c'est à dire, 4 heures en poste et 4 heures de repos et ce pendant 24 heures! Alors après une très courte réflexion, c'était tout vu pour nous, nous nous sommes rendus à l'évidence, manger, dormir, se laver en 4 heures pour certaine tranche horaire, au moins une sur deux c'était impossible, vu notre état de fatigue et la bonne ambiance, il valait mieux renoncer,

 

Sur ce point, j'ajouterai également qu'il est très charitable à l'organisation d'offrir un petit déjeuner auquel nous n'aurions pas pu nous rendre faute de temps et donc pas pu bénéficié de près ou de loin puisque la seule chose qu'il offrait il fallait aussi marcher pour l'obtenir!

 

Je poursuis, la cerise sur le gâteau, le fameux commissaire du coin vient enfin vers nous quand il nous voit plier, je lui fais part alors de ma très grande indignation et d'un mon immense déception, Il essaie alors de rattraper le coup en invoquant que le circuit ne lui a pas fourni de frigo et qu'il a du amener le sien comme la gazinière! Devant un tel désarroi, je continue à plier en pensant qu'il n'aime pas boire chaud l'apéro et que la gazinière ne doit pas lui servir à grand chose, Trêve de plaisanterie, il retourne briefer son équipe ne comprenant en tout que 13 où 14 commissaires, à raison de 3 postes séparés pour un quart (radio, signal, ramasse) c'est super hyper méga ligth pour un championnat du monde!

 

Pour terminer, le responsable des commissaires vient nous faire une petite visite qui se résumera, et là lui a fait un réel effort de communication, à : «dégagez et vite!», ce mot sera donc le premier et le dernier que nous ayons entendu, pas très fin bien sur mais cependant cette épopée aurait pu faire l'objet d'une pièce pour le génial Molière s'il avait toujours été de ce bas monde!

J'oubliais avant de nous demander de dégager il a eu le culot de me réclamer les 3 pass accompagnants qu'il nous restait, là j'ai estimé que l'investissement financier que j'avais engagé me payer au moins la matinée et le départ des 24 heures alors j'ai tout bonnement refusé en invoquant un don le soir de notre arrivée, je ne pense pas qu'il ait pu être en mesure de comprendre quoi que ce soit et c'est vrai là j'ai menti ce que je ne fais jamais, Il a bien sur ajouter que nous ne serions plus jamais les bienvenus! Détail qu'il m'a arraché de la bouche, une telle expérience n'engageant systématiquement pour n'importe quel individu un retour éventuel conscient! Pour ce qui est de sa notion de bienvenue je vous laisse juge de l'apprécier, en ce qui me concerne je pense qu'il n'en a jamais connu la définition! Avec les garçons nous avons rejoint la tribune principale, regardé les 2 courses de 250, la course de sides, les cascades et enfin la cérémonie d'ouverture et le départ des 24 heures, Puis nous sommes allés nous prendre un souvenir, le plus mauvais mais pas le moins mémorable de cette course d'exception se déroulant sur un circuit où l'on est encore bien moins reçu et loti qu'un chien à la spa,

 

Pour conclure, je voudrais dire que je ne suis pas étonnée par le sous effectif de commissaires et que dans ces conditions cela ira de mal en pire, Certains du coin feront l'objet [...] de maladie, d'imprévu et d'obligations familiales qui les empêcheront d'officier, Et je vous le demande, qui les remplaceront, personne, Même si cela paraît grotesque la fin de cette épreuve est proche et ce ne sera pas par faute de prestige de la dite épreuve, mais faute de commissaires,


C.C.

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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 08:13

Jeudi 7 mai

 

Après concertation avec André, nous décidons de descendre dès le matin sur Avignon afin de changer les pneus à l'ouverture de Moto-Expert. Nous appelons Ulrich qui ne répond pas et lui laissons un message.

 

Nous sommes particulièrement bien reçus chez Moto-expert. Café, discussions et prise en charge immédiate des motos. Il est vrai que DD07 est sur ses terres et donc en pays de connaissance. A son arrivée à Bollène, Ulrich nous appelle et nous convenons qu'il redescende sur Avignon où nous allons le chercher à la sortie sud de l'autoroute.

 

Le temps nous paraît long et nous commençons à nous interroger quand un appel téléphonique nous signale un positionnement à . . . Montélimar ! ! ! L'attente recommence et nous cuisons régulièrement au soleil en devisant sournoisement :

Eh oui, sur sa sportive R1, il est tellement en appui sur l'avant qu'il ne peut pas voir les panneaux ! ! !

 

A chaque moto, nous sommes à l'affut, mais ce n'est jamais lui. Enfin, une R1 arrive au péage. Nous lui faisons de grands signes mais il feint de ne pas nous voir. Il redémarre en restant à gauche et nous lance enfin un regard. Si c'est bien une R1, ce n'est pas Ulrich. Ce motard devait bien se demander ce que lui voulaient ces deux olibrius!

 

C'est ensuite au tour d'une Subaru surmontée d'un gyrophare en action d'arriver sur le péage. Nous pensons que notre acolyte s'est fait prendre en charge pour vitesse trop faible, mais c'est en réalité une Audi qui suit. Nous avons beau blaguer mais notre inquiétude grandit. Est-il parti vers Barcelone ? L'absence de coup de fil nous laisse penser qu'il n'est pas en panne, mais que fait-il ?

 






Séance rigolade.

Dédé insiste pour laisser des souvenirs à Axel et Ulrich se débat en prétextant que son jeune fils n'est pas encore pollué par la pub et les bonbons ! ! !





Il nous rejoint enfin. Après nous avoir narré son aventure dans le contournement de Montélimar, nous repartons vers Remoulins et Uzès. Nous profitons de ce lieu pour rendre visite au magasin de l'usine Haribo, faire les pleins et manger un sandwich. Mes pensées rejoignent Biker06, un autre voyageur blogueur, présent sur ces terres il y peu de temps (cf. http://freeriders.over-blog.net/article-30064286.html). Nous reprenons ensuite la route vers Lédignan, Anduze, Saint jean du Gard pour arriver au pied de la corniche des Cévennes.

 

Une pause à un magnifique point de vue avant "Le Pompidou" nous permet de bien rigoler avec deux gendarmes en faction. DD07 explique à Ulrich comment enrouler plus, sans freiner avant chaque virage.  La fatigue accumulée n'aide pas à une saine décontraction, mais la pause café à Florac s'avère bénéfique pour notre jeunot qui se détend. Cette douce euphorie retombe brutalement lorsque, au redémarrage, j'apostrophe DD07 : "Bon, maintenant les pneus doivent être rôdés, on va pouvoir y aller vraiment". Cette simple phrase, sibylline, rend légèrement inquiet Ulrich ! ! !

 










Des paysages fantastiques à perte de vue.









Le retour par la mythique N106 est parfaitement enroulé. La pause est bénéfique et le style est maintenant coulé. Après Alès, nous rejoignons Avignon au plus vite pour récupérer des pièces chez Ducati avant de nous reposer une nouvelle demi-heure en terrasse.

 







Et des routes spécialement réalisées pour arrondir les pneus de nos pôvres parisiens ! ! !








Pour le retour, nous prenons soin de raccompagner Ulrich jusqu'à Tullette et nous lui faisons bien visualiser les panneaux indiquant Nyons et Gap. Ses errements du matin nous laissent pensifs et nous n'avons pas envie de monter une vaste opération de recherches au milieu de la nuit ! ! ! Il repart donc seul, mais avec ma sacoche de réservoir en guise de sac à dos afin de ramener les pièces à Thierry et des bonbons à tout le monde. Point non négligeable, nous lui avons laissé une carte, insérée dans le lecteur et pliée au bon endroit ! ! !

 

Rendez-vous est pris pour le lendemain avec toute l'équipe, direction le Vercors.


Y compris la boucle "touristique" Bollène - Montélimar - Avignon réalisèe par Ulrich pendant que nous cuisiions !
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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 09:48

Mercredi 6 mai

 

Avec DD07, nous prenons notre café en terrasse à l'endroit du rendez-vous convenu au centre de Nyons. Après une vingtaine de minutes d'attente, nous décidons de nous propulser plus loin afin d'accueillir le groupe à l'entrée de la ville et minimiser les pertes de temps. Postés dans un rond point nous rigolons franchement en voyant l'attitude de certains automobilistes à notre vue.

 

Lorsque le groupe arrive, la tension est latente. Les reproches fusent, qu'ils soient relatifs à la trop faible vitesse de certains ou, au contraire, à l'attitude ressentie comme téméraire pour d'autres. En effet, dans la descente de la vallée de l'Eygues, certains se sont sentis pousser des ailes alors que les plus timides pouvaient se sentir poussés à la faute ou abandonnés.

 

Il me semble qu'aborder une journée comme celle qui s'annonce sans un minimum de quiétude ne fera qu'accroître les risques. Je propose donc à Olivier de scinder le groupe en deux sur la base du volontariat. DD07 part devant avec les confirmés et je prends en charge les plus néophytes. Ainsi chacun profitera au mieux de la route et des paysages dans un rythme adapté. Cette solution est adoptée à l'unanimité et nous fixons le point de rencontre à Malaucène pour le café.

 

Ce premier tronçon est vraiment celui de la mise en route. J'essaye d'imprimer un rythme régulier mais je dois ralentir l'allure à chaque sortie de virage pour garder le contact. Tout doucement, la confiance s'établit et ces ralentissements s'amenuisent. A Malaucène nous constatons que la tension initiale est retombée et que tout le monde est vraiment prêt pour une bonne journée de roulage profitable.

 





Pause café à Malaucène.

La preuve par l'image de la détente retrouvée ! ! !

(photo William Bayol)




Nous repartons vers Bédouin par la fabuleuse D19 au revêtement parfait. Néanmoins l'allure reste mesurée sur cette route particulièrement étroite et fortement sinueuse. Mon bataillon de charme est désormais dans le rythme. Je suis effectivement constamment poursuivie par nos deux avenantes jeunes femmes Audrey et Delphine qui commencent à s'appliquer sur les trajectoires de leurs magnifiques Ducati Monster blanches et légèrement nacrées poursuivies par la meute des garçons qui ne veulent pas être en reste ! ! ! (il s'agit là uniquement de mon analyse, bien sûr . . .).

 

Nous rejoignons ensuite Mormoiron pour nous approcher d'un des nombreux sanctuaires des motards de la région, les Gorges de la Nesque. Le rythme est maintenant régulier et soutenu. Le ruban de motos oscille régulièrement au gré des virages, des dépassements des innombrables vélos et quelques voitures. Je suis maintenant dans l'obligation de ralentir l'allure lorsque des points de vue intéressants se profilent. La magie opère, les novices prennent suffisamment d'assurance pour entrer dans les courbes avec une vitesse soutenue et profitent des endroits dégagés pour arrondir les trajectoires. Lorsque nous parvenons au belvédère, point de rendez-vous convenu, le premier groupe est étonné du peu de temps entre les deux arrivées.

 






Le groupe pose dans le somptueux décor de La Nesque.


(photo
William Bayol)






L'ambiance est maintenant à l'image de la météo, au beau fixe. Les tensions sont tombées. Chacune et chacun savourent tous ces instant du plaisir d'être ensemble dans la bonne humeur, des paysages grandioses, de la satisfaction de maîtriser de mieux en mieux sa machine. Les blagues fusent, les rires éclatent, les chahuts passe de l'un à l'autre dans une douce euphorie.

 

Comme nous avons décidé de refaire les pleins des motos à Sault, je pars devant avec quatre jeunes afin d'éviter de perdre trop de temps à la station. Dés les premiers virages je tente de calmer une voiture qui monte à grande vitesse et en prenant toute la chaussée. Il ne s'agit pas que cela effraye un de nos débutants ! ! !

 

Notre attente s'éternise et une vague inquiétude commence à me gagner. Au bout d'un certain temps, des vrombissements de moteurs me rassurent, les retardataires arrivent. En fait, seulement 2 motos apparaissent et nous apprenons que Thierry a chuté avec sa Ducati. Les dégâts humains  semblent minimes mais la moto a perdu, entre autre, sélecteur et repose pied. Après une nouvelle attente je décide de partir aux nouvelles. Je trouve Thierry et DD07 à Monieux, point où le téléphone est opérationnel. Ils organisent le dépannage avec l'assistance, mais il faudrait redescendre la machine pour favoriser l'opération. DD07 me propose de me charger de cette mission et nous remontons donc dans les gorges. J'ausculte rapidement la Ducati, la démarre et DD07 passe la seconde à la main afin que je puisse la lancer. Les premières dizaines de mètres sont chaotiques. J'ai l'impression d'être en string sur cette frêle bécane, je teste les réactions de la fourche et des freins le tout avec la jambe gauche dans le vide. Les grands yeux ébahis et le sourire surpris de Thierry lorsqu'il voit arriver sa monture valent largement tous les remerciements qu'il me prodigue.

 




Le lieux des multiples
"tout droit".

Première auscultation
de la Ducati.


(photo
William Bayol)





La suite de cette opération devient vraiment périlleuse pour moi. Il faut maintenant retourner chercher Div'4 restée à la garde d'Olivier et je dois monter en duo sur la Kawette de DD07. Passager, ma hantise ! ! ! J'ai beau bien connaître André et lui faire confiance, je lui prodigue tout de même moult recommandations et appels au calme. Si DD07 peut-être un saigneur dans certaines arsouilles, il est là un grand seigneur et prend un soin particulier de mon appréhension. Encore merci à toi pour la douceur de ta conduite, surtout avec un passager comme moi ! ! !

 




Le reste du groupe de garde autour
de la Ducati, sous le soleil Provençal.



(photo
William Bayol)




Une fois les motos rassasiées et le restaurant prévenu de notre retard, les deux groupes reprennent leur progression vers Montbrun les Bains et la vallée du Toulourenc. Les jeunes sont tendus et j'ai beaucoup de peine à imprimer un rythme. Les malheurs de Thierry sont présents dans des esprits qui se bloquent. Cette attitude est non seulement normale, mais elle me paraît salutaire. Le risque zéro n'existe pas et les galères ne sont pas toujours réservées aux autres. Ceci est maintenant concret. Néanmoins, tout doucement, la situation évolue et les enchaînements sont de moins en moins heurtés. J'encourage mes suiveuses par gestes et les appréhensions s'amenuisent. Après Malaucène, nous attaquons l'ascension du Mont Serein, et là, les jeunes lions se libèrent pour arriver heureux (et affamés) au restaurant du Chalet Liotard. Entre le plaisir pris dans cette montée, la majestueuse vue qui s'étend des Ecrins au Mont Lozère, le soleil qui luit sur les dernières plaques de neige et la perspective du repas, l'ambiance est joyeuse, même lors de l'analyse des causes probables du dernier avatar (gravillon, excès de confiance, mauvais positionnement du regard, . . . ? ? ?).

 

Malgré notre grand retard, les officiants du restaurant sont aimables et participent grandement à nos bêtises et délires. Par téléphone, Thierry nous informe que les bricolages pratiqués sur sa Ducati lui permettent de rentrer à La Motte Chalancon. Vu l'heure avancée de l'après midi, nous décidons de prendre le chemin du retour. Nous profitons de la descente pour admirer les points de vue puis nous rejoignons Nyons et la 94.

 

A la sortie des Pilles, nous empruntons la D70 par l'impressionnant défilé de Trente Pas, les cols de la Sausse et de Bouvières. De là nous obliquons à droite vers les cols Lescou et pré Guittard puis les gorges de l'Arnayon dont le tourniquet final est particulièrement technique. Les jeunes (et moins jeunes d'ailleurs, mais tous jeunes permis) sont impressionnants. La cadence est soutenue et régulière. L'attention est assidue et c'est un véritable plaisir de constater une telle évolution en si peu de temps. Les dernières grandes courbes qui nous mènent à La Motte sont avalées sans fioritures. Ce n'était sûrement pas comme ça ce matin ! ! !

 

Le lendemain est une journée de repos pour le groupe, au moins au niveau de la moto puisqu'une activité rafting est prévue. Nous préparons donc la journée du vendredi avec tout le monde avec pour objectif le Vercors. Ulrich désire tout de même rouler le lendemain et il nous connaît maintenant suffisamment pour savoir comment nous faire succomber à ce type d'appel ! ! ! (cela ne doit pas être difficile). D'autre part nous devons passer par Avignon pour aller chercher des pièces pour la Ducati. Une opération pneus sera aussi nécessaire pour l'avant de Kawette et l'arrière de Div'4. Nous fixons donc un rendez-vous avec Ulrich vers 10H30 au rond point de l'autoroute à Bollène pour ce jeudi et nous redescendons vers Saint Martin d'Ardèche à la nuit tombante.

P. S.
Un grand merci à William pour l'envoi de la majorité de ces photos. En effet, ce périple était vraiment organisé dans les moindres détails. L'infirmière, les vidéastes, les informaticiens, Mappy, . . . et un photographe professionnel. Ses coordonnées :
00 33 682953582 - wbayol@gmail.com- www.william-bayol.com

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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 10:11

Mardi 5 mai

 

J'ai rendez vous à 10 heures à la sortie 2 de l'autoroute A75 à Clermont-Ferrand (Aubière). Je dois retrouver un duo en provenance de Bretagne et Charentes et 12 motos arrivant de région parisienne.

 

L'origine de cette nouvelle aventure réside dans une invitation de Ulrich. Ce jeune a vécu un « training » intense il y a trois ans alors qu'il était jeune permis (encore de fabuleux moments à écrire) et a participé à certaines virées mémorables (cf. Août 2007 - Les jonctions pour les Pyrénées  et les deux suivantes, ainsi que Migration vers la Bretagne. ). Son épouse vient juste de réussir son permis moto et ils participent à une sortie organisée par le moniteur de moto école.

 

Olivier, l'instructeur a en effet suffisamment de passion pour préparer et assumer ce qui me paraît comme un excellent complément de formation. Il emmène 10 jeunes permis encadrés par 4 motards plus confirmés. Lorsqu'Ulrich lui propose d'adjoindre les deux vieux briscards que sont DD07 et moi-même il reste dubitatif, sans vraiment se prononcer.

 

Je ne peux d'ailleurs que le comprendre. Il ne nous connaît que par le biais de certains forums et veut probablement éviter de se rajouter d'autres sources de galères dans ce contexte déjà difficile. Il ne sait pas encore qu'autant pour DD07 que pour moi, c'est une véritable passion que d'essayer de transmettre, autant que faire se peut, une partie de notre expérience et tenter d'œuvrer ainsi à plus de sécurité.

 

A 10H00, je suis donc en place sur le rond-point de la sortie et vérifie que je n'ai pas de messages. Au bout de 10 minutes, 2 motos chargées font le tour. Une 1000 SV et la Ducati rouge annoncée. Ils se garent à côté de moi et nous faisons connaissance. Stéphane, le Breton est frigorifié. Je leur propose d'aller se boire un café au MacDo tout proche pendant que j'attends sur place. Vers 10H30, Ulrich me confirme le retard constaté. Ils sont à 80 kilomètres au nord de Clermont. Je peux donc rejoindre mes deux nouveaux acolytes devant un café bienvenu.

 




Le second groupe de Parisiens arrive.

Après quelques minutes de salutations, discussions et des mises au point nécessaires pour la suite, le convoi reprendra sa progression.





Il est pas loin de midi lorsque nous pouvons repartir, les deux groupes parisiens enfin arrivés ! ! ! Olivier semble apprécier que je connaisse la route et nous décidons de faire un seul groupe que je guide jusqu'à Brioude où nous sustenterons, femmes, hommes et machines. C'est aussi les premiers délires et boutades dans ce groupe bien sympathique. Pleins faits et casse-croûte rapidement avalés, nous repartons, toujours en un seul groupe. En effet, Olivier semble plus confiant sur ma manière de faire, et a pu valider que je me cale sur l'allure des jeunes, facilite les opérations de dépassements et privilégie la sécurité plutôt que la vitesse.

 

Nous avons prévu une pause café à Lanarce (07) afin de procurer un repos salvateur aux plus jeunes avant le premier monument routier de ce périple, la descente du col de la Chavade. C'est aussi le point de rendez-vous convenu avec DD07. Cette halte est appréciée par certains arrière-trains peu habitués et nous repartons sereinement puisque le point du prochain arrêt est connu de tous et que DD07 assure la fermeture du convoi. Nous avons aussi la chance d'avoir une météo favorable et une température qui remonte promptement à l'approche d'Aubenas. L'anxiété initiale évolue vers le plaisir de négocier tous ces virages dans le décor grandiose de cette descente vers le Rhône.

 




La pause salutaire à Lanarce.

La température est encore basse et ces jeunes ne nous croient pas lorsque nous leur prédisons un choc thermique à l'approche de Aubenas.



A la sortie d'Aubenas, dernier arrêt pour le plein des machines. Avec DD07, nous proposons une alternative au road-book initial. Nous préconisons d'éviter Montélimar où nous avons toutes les chances d'atomiser rapidement le groupe au gré des feux et des embouteillages. Olivier semble maintenant plus confiant dans notre manière de faire et s'appuie complètement sur notre connaissance de la région. Le convoi repart donc dans la même configuration, évite la cité du nougat en passant par Viviers et traverse le Rhône, face aux escarpements du défilé de Donzère par le pont du Robinet.

 




La majeure partie des joyeux lurons (et luronnes pilotes SVP) de l'équipe ! ! !

C'est ensuite le contour du magnifique château de Grignan, puis Nyons, et la diabolique montée de la vallée de l'Eygues où le groupe se délite singulièrement avant un regroupement à Rémuzat où des compléments d'essence préparent le lendemain. Olivier reprend la tête pour emmener son équipe vers le but, des mobil-homes à La Motte Chalancon.

 

Pendant l'installation, nous réévaluons les road-books des jours à venir en fonction des contraintes, entre autre les cols encore fermés et particulièrement celui des Tempêtes au sommet du Ventoux. Notre GPS local, DD07, donne de nombreuses idées d'aménagement des itinéraires, guidé par sa parfaite connaissance de la région. D'ailleurs, certains motards locaux ont l'habitude de l'appeler non pas Papy, mais Mappy ! ! !

 

Non seulement Olivier accepte que nous participions à la suite des festivités, mais nous avons le sentiment que cela lui apporte un certain soulagement. Rendez-vous est donc pris le lendemain matin à Nyons pour un grand tour du Ventoux, et nous redescendons vers la vallée.

 

Hommage à toi, Olivier pour la réalisation de ce fantastique projet !

A notre retour chez Patricia qui nous a invité à dîner, nous dissertons sur l'engagement d'Olivier et de cette action de complément de formation. Nous sommes admiratifs envers cet homme, son idée et la mise en place de ce projet. Nous sommes heureux de pouvoir participer à cette aventure et d'y apporter notre concours. De plus, l'ambiance ressentie au sein de ce groupe laisse augurer de nouveaux moments palpitants, joyeux et forts.

 

En ce qui nous concerne, nous sommes d'autant plus motivés que la météo est notre alliée.

Que nous réservent les jours à venir ?


Cela reste à écrire. A très bientôt donc . . .

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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 13:34

  

Après le retour du Mans avec Serge, nous passons deux journées à Bort avec quelques balades sur place. Beaucoup de nature malgré un temps maussade (visites, cueillette de jonquilles, marches, . . .), un peu de cuisine et beaucoup de discussions et de rigolades.


 










Temps maussade sur le lac Pavin surmonté du massif du Sancy, mais les deux compères ont tout de même trouvé des champs de jonquilles un peu plus bas .

Le mercredi, sous un soleil magnifique, nous prenons la route de la Sologne. Div'4 est fortement chargée, mais la fraîcheur ambiante de nos montagnes lui évite toute surchauffe. Après le traditionnel arrêt au "Mas de la Cerise" à Feytiat (86) pour sustenter hommes et machine, nous allons au plus rapide par la A20 jusqu'à Vatan et rejoignons Louis sans encombres.

 

Le lendemain poussé par une météo exemplaire, Serge me persuade de découvrir le Zoo de Beauval (41 Saint Aignan -http://www.zoobeauval.com/). Bien que n'étant pas un spécialiste de la question, son classement parmi les 15 plus beaux zoos d'Europe ne m'apparaît pas usurpé. De plus la route qui relie ce site à Saint Aignan s'apparente à un circuit (hormis l'état de la piste non, pardon de la chaussée) avec un diabolique triple droit à la montée . . .

 

Nous restons 7 heures sur place, charmés par le lieu, éblouis autant par le soleil que par le spectacle et intéressés par toutes ces sources d'informations et de connaissance (accès à la galerie photos ci-contre). Nous chahutons aussi un peu et partageons quelques crises de rires avec d'autres promeneurs comme ce fan de Suzuki que j'apostrophe au sujet du résultat des dernières 24 heures : "C'est pas bon pour Suz cette année !".

 

Le lendemain, je repars pour la Bretagne. Le travail m'attend et Pascal a besoin d'un coup de main au cours du week-end. Je longe le Cher jusqu'à Tours. L'itinéraire est plaisant, l'environnement agréable sous le soleil, au milieu de la nature resplendissante et des points de vues sur de magnifiques demeures.

 

Après Sablé une longue déviation par de petites routes me pousse à de nombreux dépassements sur de courtes portions droites. Le rythme augmente donc naturellement. La vitesse associée au contexte aiguise mon attention et bien m'en prend. A la sortie d'une courbe, j'ausculte les 4 à 500 mètres qui me séparent du prochain virage et un éclat lumineux attire mon attention. Je relâche immédiatement la poignée et caresse la pédale de frein pour revenir à une allure juridiquement raisonnable. Au fur et à mesure de l'avancement, le point scintillant se matérialise comme un casque juché sur une tête camouflée derrière une paire de jumelles. Les deux "motocyclistes de la Gendarmerie Nationale" sont admirablement dissimulés par une haie abritant un parking. Un grand merci au soleil qui m'a probablement économisé au moins deux points ! ! !

 

La semaine se déroule entre rendez-vous, réalisations de dossiers ou préparation de nouvelles missions. Le jeudi après midi, dès mon dernier entretien terminé, je me harnache pour partir sous la pluie qui nous arrose depuis le matin. Vu ces conditions, je privilégie les 4 voies par Rennes et Le Mans. Le déluge redouble aux environs de Laval, mais se calme à ma sortie de l'autoroute vers Vendôme.

 

A peine sortie de l'agglomération Mancelle, la D357 me propose une chaussée détrempée et encombrée de nombreuses files de voitures suivant les camions. Dès que possible, j'attaque les dépassements, toute mon attention en éveil. A un moment, une voiture met son clignotant et déboîte, largement devant moi et donc sans difficultés particulières. Malheureusement, cette manœuvre n'était pas destinée à un dépassement mais à un changement de route sur la gauche. Comme il m'est impossible de me rabattre j'eentreprends un freinage et l'arrière commence à jouer de la godille (normal sur l'eau, penserez-vous !). Je récupère cette glisse sous une forte décharge d'adrénaline et peut me replacer dans la file avant de reprendre mon manège.

 

A part un accident en direct entre deux voitures à l'approche de Saint Calais, le reste de la route se termine normalement sur des routes séchantes jusqu'à Blois puis sèches pour la dernière cinquantaine de kilomètres. Je retrouve Louis et Serge pour une bonne soirée.

 

Le magnifique Château de Sully sur Loire offre son panorama pour le p'tit dèj'

Vendredi, nous repartons de concert, la route de Serge pour Metz étant exactement la mienne pour Sens (89). Je reste sagement derrière la voiture pendant la traversée des régions boisées. En effet, c'est au petit matin que les risques de rencontres avec des animaux en promenade sont les plus importants. Cependant, dès que les abords se dégagent je pars devant et fait une pause cigarette à l'entrée de Sully pour attendre l'assistance. Comme Serge a préparé du café dans son thermos, je subodore qu'il risque de profiter du château pour faire une pause. L'endroit est tellement enchanteur que je reprends immédiatement la bécane pour aller chercher des croissants et ainsi nous offrir un super petit déjeuner.

 














Entre château et Loire, l'endroit n'est pas désagréable pour cette petite pause . . .

Une petite pause casse-croûte à l'entée de Sens, et nous repartons chacun de notre côté, lui vers Metz et moi retrouver le lieu prévu pour une rencontre familiale.

 

Le week-end est fantastique. Nous nous retrouvons à une bonne centaine après plusieurs dizaines d'années pour certains. Le temps passe vite. Discuter, faire les repas, rigoler, offrir des tours de motos aux jeunes (certains commencent à comprendre mon surnom de "Tonton Barjot" ! ! ! - tout est relatif bien sûr et j'ai ramené chacun entier), chahuter, se souvenir, toutes ces activités ne nous laissent pas d'instants de libre.

 

Je démarre le trajet du retour le dimanche midi par la D606 (ex N6) jusqu'à Auxerre. Route ennuyeuse, assez rectiligne et fortement sujette aux contrôles de vitesse. En arrivant à la préfecture de l'Yonne, je suis attiré par le lac des Settons et les merveilleuses routes du Morvan, mais la grisaille visible vers le Sud-est infléchit mon chemin plein Sud vers Clamecy par la N151.

 

La sortie de la ville est difficile. Quelques promeneurs traînent de longues files de voitures et les dépassements ne sont pas toujours évidents. Néanmoins, la campagne s'ouvre à moi par une route magnifique qui serpente allègrement au milieu des zones de cultures et de bois. Le patchwork qui m'est offert est sublime. Le doux vert chatoyant des orges ondulant dans le vent et rehaussé du vert plus soutenu des blés. La gamme des jaunes du colza éclaire et ponctue cet ensemble.

 

La moto se balance allègrement d'une courbe à l'autre, souvent bien au-delà des vitesses réglementaires pour magnifier les sensations. Le pilote hume l'air, particulièrement au milieu des champs de colza qui émettent un parfum puissant et parfois entêtant. Ces cultures offrent par contre un inconvénient majeur. Elles attirent des butineuses de toutes sortes et certaines ont la fâcheuse idée de venir s'écraser sur la visière. Ces éclatements d'insectes gavés de pollen polluent rapidement la vision et oblige à nettoyer fréquemment l'écran.

 

A Varzy j'emprunte la D977, mais le rythme baisse singulièrement. Les paupières s'alourdissent, les réflexes s'émoussent et le style enroulé de la conduite devient de plus en plus hésitant et saccadé. Il faut pourtant faire encore de nombreux kilomètres avant de trouver un café restaurant ouvert. Un double café en guise d'apéritif, une excellente salade composée suivie d'un nouveau grand café et l'équipage repart d'un meilleur pied.

 

C'est ensuite l'ennuyeuse N7 qui offre toutefois beaucoup de 4 voies donc un avancement plus rapide. A Varennes sur Allier, il est temps d'abreuver la machine. 2 motos sont devant moi et l'immatriculation anglaise attire mon attention. Je découvre un mythe, une 1000 Vincent en parfait état (Cette moto anglaise fut la première machine de série a dépasser les 200 km/h à la fin des années 40 ! ! !). Je demande à son propriétaire si je peux prendre une photo. Il accepte en échange d'une photo du "Frenchie". Nous discutons quelques instants et je découvre avec admiration qu'il part en vacances pour un long périple qui le mènera en Italie, Sicile, Grèce, Hongrie, et retour. Déjà fort en moto, mais fabuleux avec une machine comme celle-ci. Encore des instants magiques qui me ramènent deux ans en arrière lors d'une fantastique rencontre sur l'île de Man. (Cf. TT 2007 - Moments choisis)

 


Nous retrouvons ensuite nos "tourniquets" Auvergnats. Avec l'aide de quelques autres motards de rencontre m'ouvrant la route très rapidement (en réalité, je m'accroche derrière eux) je réduis le temps de retour tout en arrondissant correctement les pneus. Si j'avais hésité à mettre la polaire, je ne le regrette pas du tout maintenant. La température a fortement chuté et les hauteurs du Sancy encore bien blanches me démontrent que ce n'est pas que la fatigue qui me procure cet effet.

 

Bort m'accueille pour 24 heures avant le départ vers d'autres contrées.

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