Lundi 8 H 00
Pascal et moi sommes déjà debout depuis un moment, nous avons préparé la table du petit déjeuner et la pluie se met à tomber doucement. Pour plagier Dédé, Pascal hurle dans l'escalier "Je suis venu faire de la moto, moi !". Cette agression tonitruante se révèle performante. Dédé arrive rapidement, suivi de Martine. Carlo a plus de mal à émerger et il arrivera un peu plus tard.
Pendant ce temps, la pluie redouble et certains sont interrogatifs quant à la sortie des motos (non, je ne citerai pas de noms). Comme nous avons toute la semaine devant nous, nous décidons de faire un peu de tourisme sur 4 roues.
Nous embarquons tous dans le Toyota et prenons la direction de Salers. L'avantage de cette solution est de pouvoir délirer tous ensemble et comme aucun ne veut se laisser distancer sur ce terrain, l'ambiance est enlevée.

Encore une petite mine fatiguée le Pascal.
Heureusement qu'il se laisse rouler . . .
Carlo devient rapidement l'animateur principal de cette virée. Aux propos et réflexions extravagants, il allie des émissions anales particulièrement olfactives qui agressent nos naseaux délicats.
Certains se plaignent des courant d'air provoqués par les fenêtres ouvertes. Les réflexions fusent de tous bords, interrompus par les éclats de rire.
Dés l'arrivée à Salers, nous nous installons en terrasse pour prendre le café. L'ambiance est vite créée avec la patronne
du bar et l'animation prend pour cible essentielle les multiples essayages chez le chapelier tout proche. Martine commence par essayer un chapeau et nous l'imaginons sans peine devant sa petite
maison dans la prairie. Elle nous abreuve ensuite de commentaires sur les choix effectués par les clients. Déchaînée ce matin la Martine !

Cruelle interrogation de Carlo :
N'est-elle pas belle ma Nelly ?
Nous parcourons les rues et ruelles de Salers et y admirons toutes ses vieilles pierres. Seuls Dédé et moi connaissions déjà cette ville et les trois autres sont autant impressionnés
qu'enchantés. Malheureusement le brouillard masque les montagnes et nous ne pouvons pas profiter des points de vue environnants.
Nous reprenons la fourgonnette à la recherche d'un petit restaurant de campagne et parcourons quelques villages aux alentours. Cela nous permet de profiter de la vue de quelques châteaux ou belles demeures à défaut d'un lieu de restauration qui nous convienne. Dans le véhicule, l'ambiance est fraîche. Nous roulons fréquemment toutes fenêtres ouvertes, en courant d'air. En effet, Pascal, soucieux de ne pas abandonner un copain, s'est joint à Carlo pour un concours de pets. Dédé commence à comprendre pourquoi il s'est fait coincer au milieu, au plus loin des ouvertures ! ! !
Nous nous dirigeons vers Mauriac après une courte halte à la cascade de Salins. Un restaurant fermé, deux complets, notre recherche devient d'autant plus scabreuse que l'heure avance. Heureusement, je pense à un point de chute possible. Laurence travaille à Mauriac et me parle fréquemment de ses différents lieux pour ses déjeuners. Nous nous retrouvons donc au "café des sports" devant de sympathiques tartines, en terrasse, et dans une bonne humeur largement partagée par nos voisins et le personnel.
La météo s'améliorant, nous décidons de retourner à Bort prendre les motos. La surprise du moment nous est offerte par la vieille Dive. Comme la veille je l'ai arrêtée au coupe contact, la batterie est inopérante. Je tente de la démarrer à la poussette, mais arrivé au bas de la ville je suis toujours sans moteur et avec aucune envie de remonter la côte en poussant (c'est déjà dur à pied, hein Dédé . . . ! ! !).
L'assistance technique se met alors en branle avec une efficacité redoutable. Carlo me prend en passager pour retourner
chercher le Toyota et les câbles. Au retour, Pascal et Carlo s'affairent à mettre à nu la batterie et je peux rapidement redémarrer. Martine remonte le Toyota à la maison et Carlo l'accompagne
puis la ramène. Nous pouvons enfin partir.

Le toyota se positionne pour pouvoir alimenter la Dive de sa précieuse électricité
!
Nous baladons jusqu'à la station de ski du Mont Dore, j'offre un pot à ma vaillante équipe puis nous revenons vers Bort en musardant. En passant à Bagnols, nous constatons l'absence de l'équipe
de Peters. Tant pis, nous lui téléphonerons.
La séance cuisine démarre alors. Epluchage de patates, cuisson d'une truffade et, en parallèle, mise en place d'un copieux apéritif.
Dédé, soucieux de participer à ces étranges tâches ménagères, empoigne le moulin à poivre mais le laisse choir. Malheureux de voir tous ces grains roulant sur le plancher il tente de jouer aux billes avec l'aide d'un balai et nous lui proposons d'utiliser l'aspirateur. Cet engin lui est inconnu et il redoute d'y toucher. Dans un déploiement d'hilarité, Carlo insiste. Le combat de ce duo autour du tuyau de l'aspirateur devient désopilant et nous rions aux larmes !

Dédé a tout de même toucher cet engin maléfique, même si c'est pour le repousser quand Carlo le lui jette dans les bras ! !
!
La soirée se termine fort tard dans une très joyeuse ambiance.