Vendredi 18 à 16h45, je ferme les portes de l'entreprise et enfourche mon destrier chargé du matin. Je rejoins la Bimota de William entre Rennes et Nantes. En effet il est parti plus tôt pour voir un fournisseur à Rennes.
J'arrive à la station service de notre rendez-vous sur ses talons, nous prenons un café rapidement et repartons en direction du Vigeant, lieu d'un rassemblement de belles Italiennes, le "Troféo Rosso".
La météo est parfaite pour rouler. Ciel couvert évitant une luminosité trop intense et une chaleur trop forte. Routes sèches, trafic important mais fluide. A 21h00 nous arrivons après un arrêt essence et un arrêt café.
Sur le circuit du Val de Vienne, Dédé, président du moto club de Brèhan (56) est déjà arrivé sur sa magnifique BMW R 100 S. Mon frère Bruno, régional de l'étape, est aussi venu avec une
logistique parfaite en tous points. Nous échangeons ainsi de bons procédés. Nous l'intronisons sur un circuit moto et il nous évite d'être surchargé ! ! !
L'installation des tentes est rapide et nous pouvons rapidement nous restaurer et nous désaltérer avec une bière bien fraîche. Nous déambulons ensuite dans le Paddock, admirons de nombreuses machines et retrouvons d'anciennes connaissances.

A la nuit tombante, nous installons la tente sous l'oeil vigilant de la Bimota SB6 de William.
Le lendemain matin, Bruno qui s'est levé de bonne heure pour prendre des photos est déçu. Le ciel est couvert, sans être menaçant. Le programme des tours de circuit démarre donc sous la grisaille
mais le voile fini par se déchirer en fin de matinée. Un soleil généreux apparaît et il ne nous quittera plus du week-end.
Un pilote chute devant nous sans raison apparente. Probablement un blocage de roue d'origine mécanique. Il reste au sol et la séance est interrompue pour l'entrée en piste de l'ambulance. Renseignements pris plus tard, il souffre d'une fracture de clavicule.
Un appel au micro nous fait éclater de rire :
" Toutes les pièces perdues sur la piste peuvent être récupérées en pré grille".
Comme quoi, les "good vibrations" parfois pernicieuses pour certaines belles Américaines doivent être tout aussi fatales aux généreuses Italiennes ! ! !
Ensuite les bassets envahissent la piste et nous offrent un spectacle magnifique. Empoignades viriles mais propres, glisses, levers de paniers, autant de faits qui nous font admirer l'exhibition.
En fin d'après midi, Pascal nous rejoint avec son ZX12R. Il peut ainsi assister à la dernière course avant de découvrir à son tour quelques merveilles du parc moto. Nous allons nous désaltérer d'une mousse fraîche et profitons ensuite de la sangria généreusement offerte par l'organisation du "Troféo Rosso". Deux grandes bassines pleine d'apéritif, de la convivialité, de la bonne humeur sous un soleil généreux, la grande classe !
La soirée débute en fanfare. Dédé fête son anniversaire. Une joyeuse bande de Bretons profite de l'aubaine apéritive et les propos s'enflamment de boutades et histoires drôles. L'ambiance déjà
pas triste monte crescendo. L'apéro terminé Bruno nous quitte pour rallier sa famille et nous dînons rapidement pour rejoindre ensuite les Bretons qui nous ont invités à prendre le café.

Vu le sourire de Dédé, je dois encore raconter des âneries !
D'ailleurs, à plusieurs reprises il s'est exclamé : " Mais il est intarrissable"
En route Dédé s'arrête devant le stand Bimota et commence à chambrer gentiment l'équipe présente en demandant si l'affiche (en fait le caisson lumineux) Bimota n'était pas frelaté . La froideur
raide et "pince sans rire" des réactions entraînent une surenchère de délires. Il faut préciser que l'attitude antérieure de certaines personnes de ce club est édifiante. Ils demandent à William
d'amener sa bécane pour étoffer la présentation et ouvre généreusement une canette pour se désaltérer sans lui en proposer ! ! ! Ces seigneurs (ou saigneurs) ne doivent pas trinquer avec les
manants que nous sommes. Heureusement, ils ne savent pas que nous sommes venu avec une Teutonne et deux japoniaises !
Les Bretons ont du retard. Ils commencent juste à manger. Nous décidons de retourner essayer de dérider les gens de chez Bimota, mais il n'y a plus personne et tout est fermé. Etaient-ils
dégouttés ? Tant pis, nous continuons à déambuler dans le parc, insensiblement attirés par le bar et la musique du concert.
Nous nous attablons devant 2 bières et 1 café et regardons distraitement la scène où se produit le groupe qui abreuve avec plaisir mes oreilles. Quelques morceaux de Deep Purple ou de Led Zeppelin ne sont pas pour me déplaire.
Tout à coup, sur un magistral solo de batterie, je percute et attire l'attention de Pascal. Le groupe en question est bien "Spectrum Band" (http://spectrumband.free.fr/) rencontré à Pâques lors d'une rencontre épique chez "route 99" dans le Puy de dôme (http://div19.over-blog.com/article-18106438.html).
Soudain, une altercation verbale prend forme à nos côtés. Pascal intervient gentiment et la diatribe se dirige vers lui. Nous dégonflons immédiatement l'agression par la blague et le rire et la
situation se détend. L'élocution légèrement empâté de notre interlocuteur entraîne les fous rires quand nous lui apprenons et faisons répéter l'insulte suprême de nos amis sudistes –une pensée
pour toi, DD07 - "Oh, le Nainnnnculééééé" (avé l'assent !). l'ambiance dégénère dans
l'hilarité et les premières galéjades commencent à fuser. Les voisins de table se rapproche, les passants s'arrêtent et c'est partit pour une bonne heure de délires et
de rigolades effrénées.
La soirée se termine sur les divagations de Pascal sous la tente. Il assaille William régulièrement et le sort à chaque fois de son endormissement. Heureusement il est aussi fatigué et fini par
s'écrouler. Il n'entendra même pas son téléphone qui sonne à répétition sous son oreille.


Comme d'habitude, avec Pascal, nous sommes les premiers debout.
Pour les autres, le réveil est différent.
Flash brutal pour William alors que Dédé profite d'un P'tit déj. au lit ! ! !
Dimanche, en fin de matinée, nous chargeons les motos et partons vers notre premier arrêt tout proche. En effet Dédé et William semble connaître une bonne adresse pour nous restaurer. Nous
stoppons donc à Verrières au "Comme chez soi" - Place du champ de foire - qui s'avère effectivement fournir une excellente prestation. Fidèles à nos habitudes, nous ne tardons pas à prodiguer une
certaine ambiance et nous ne repartirons que vers 2 heures après moult échanges facétieux avec le patron et le cuisinier.
Après un plein à Poitiers, je reprends la tête mais Dédé, prenant soin de sa monture, nous entraîne à suivre un train assez calme. Au bout d'une trentaine de kilomètres William craque, me double
et s'éloigne. Pascal me double à son tour et me fait signe de le suivre. Rapidement, le phare de Dédé devient invisible. Après quelques kilomètres à des vitesses inavouables, William s'arrête et
propose un café. Il s'explique. D'une part, l'allure réduite l'endormait et d'autre part, le manque de vitesse ne permettait pas le refroidissement de sa selle que les pots d'échappement frôlent
de près.
Dédé s'arrête à son tour et nous propose de partir devant. En fait nous ne le retrouverons plus car nous emprunterons des routes différentes.
Nous quittons William à Ploërmel et arrivons chez Pascal vers 19 h 00, fatigué mais satisfait de ce week-end.
Un grand bravo à l'équipe organisatrice de ce "TROFEO ROSSO". De magnifiques machines, de la bonne humeur, de nombreux contacts passionnants (notamment un septuagénaire,
Philippe, impressionnant de vitalité, de fougue, de passion et de gentillesse) et une météo superbe (mais là c'est la chance ! ! !).
Quelques secondes du rugissement des 4 cylindres de la MV !
Encore merci à vous tous pour ce sympathique week-end.
PS. Un extrait des nombreuses vues réalisées est disponible ci-contre, en haut de page, dans la galerie photos (crédit Bruno ALTAZIN). Beaucoup d'Italiennes, bien sûr, surtout des anciennes, en statique ou sur piste.