Journée particulière aujourd'hui. Si le tourisme reste bien présent, je veux aussi remplir mes engagements pris lors des 24h00 du Mans, à savoir rendre visite dans leurs locaux à certaines figures du team Falcon Racing (Yamaha #121), bien malheureuse lors de sa dernière course : bielle cassée à 18 minutes de la fin suivie d'un imbroglio avec certains commissaires ne maîtrisant pas les règlements faisant ainsi perdre la 15ème place scratch (10ème SST) de cette valeureuse équipe.
Premier arrêt à Pontarlier chez Moto Performances. Toute la famille est au boulot Titus (le boss et un "grand gourou" en course), son épouse et leur fils, Loïc jeune mais bouillant et efficace pilote … Néanmoins, nous échangeons quelques minutes autour d'un café bienvenu.
Mais vu l'effervescence de la clientèle, nous ne nous attardons pas.
Ensuite, direction la Suisse par des petites routes de travers pour arriver, après une fabuleuse descente (mais Lolo n'était pas plus fière que ça …), sur Yverdon chez Chevalier Moto. Les points de vue sur les Alpes et le lac de Neufchâtel sont sublimes, mais pas de possibilités de faire des photos. Nous retrouvons José Chevalier dans sa concession Yamaha. Il est aussi le Papa d'un des pilotes de la #121, David et nous nous rencontrons fréquemment sur les circuits.
C'est l'heure de la pause repas, mais José prend tout de même un peu de temps pour nous faire visiter l'endroit et deviser sur les compétitions (la prochaine étant dans 10 jours à Spa-Francorchamps).
Des déviations nous promènent de petites routes en petite routes, au milieu des vignes pour retrouver ensuite la vallée de l'Orbe. Une pause pique-nique dans l'enchanteresse vallée du Nozon permet à Laurence de découvrir des fleurs qui lui sont inconnues …
Ensuite, nous admirons rapidement le lac de Joux avant de reprendre l'ascension vers la France (col à 1200 m. et 13°) puis de faire une pause-café à Mouthe réputé village le plus froid de France. Mais, rassurez-vous, nous étions devant l'hôtel de ville qui n'était pas pris dans les glaces.
Enfin, contournement du lac de Saint Point avec une longue pause à son extrémité nord avant le retour à l'auberge du Sillet où la proposition de repas met nos papilles à rude épreuve.
Demain est LE grand jour : les copains du Moto-Club Meymacois arriveront en fin de journée pour profiter à leur tour de cet environnement enchanteur.
Au réveil, il fait encore nuit et la pluie tombe drue … Autant me mettre au clavier et laisser Lolo dormir tranquillement.
A son réveil, l'humeur plus ou moins maussade engendrée par l'état du ciel est vite effacée par un petit déjeuner aussi agréable que complet. Le choix est vaste, les produits excellents et l'univers agréable.
Petit à petit, la pluie s'estompe, la lumière perce la couche nuageuse qui se délite et vers 11h00, nous décidons de partir sur la route du sel.
Un pique-nique rapide à Salins, mais les visites de la Grande Saline ne reprend que deux heures plus tard et nous décidons de poursuivre jusqu'à Arc-et-Senans pour découvrir la saline royale.
Certes, l'ensemble architectural est impressionnant, les expositions souvent magnifiques, mais nous restons sur notre faim quant à l'accroissement de nos connaissances en ce qui concerne l'or blanc du Jura, ce qui reste un comble face au titre de Saline Royale et à la valeur de l'entrée (13€).
Retour donc à Salins-les-Bains et notre déconvenue est parfaitement gommée. Une heure de visite avec une charmante guide pleine de ressources et de connaissances quant à cette méthode d'extraction à partir de la saumure contenue dans le sous-sol, chauffée pour évaporer l'eau et ainsi produire le sel. Et la notion "d'Or Blanc" prend toute sa signification lorsque l'on découvre l'importance des murs d'enceinte de l'époque … et des forts de guet bâtis sur les promontoires rocheux de chaque côté de la vallée.
A l'aller comme au retour, toujours de magnifiques paysages et des routes joueuses sur lesquelles Laurence prend de l'assurance.
Et après un tel repas, avec un nougat glacé en dessert, je vais plagier un pote : "Il ne faut pas dormir sur le ventre, ça va faire bascule" !
Pour ce second grand périple de Laurence avec sa 500 Honda, nous avons opté pour un voyage en deux étapes afin de préserver plaisir et sécurité.
Les premières heures ne sont pas affriolantes, mais nous sommes rapidement à Rennes puis Angers grâce aux longues portions à 4 voies.
A partir de là commence la séquence tourisme, d'autant que nous faisons de nombreux arrêts. Avec Lolo, le credo de la Sécurité Routière a évolué, pour nous c'est maintenant : "Toutes les heures, la pause s'impose".
Remontée du fleuve par la fameuse "levée de la Loire", la digue protégeant des crues et surplombée de la route qui suit ainsi le tracé du fleuve. Une pause à Candé au pied du château et à la confluence de la Vienne. C'est d'ailleurs une forme de retour aux sources puisque la source de cette rivière est située … sur le plateau de Millevaches !
La température a augmenté progressivement et nous supportons maintenant les 29° omniprésents.
Une dernière pause rafraichissement à Vatan, un lieu où j'ai quelques habitudes et où réside certaines grandes figures de notre hivernale motocycliste préférée …
Nous arrivons enfin à notre hôtel à Bourges, sous un ciel qui devient menaçant et avec un thermomètre qui annonce maintenant 30°. La climatisation de la chambre est appréciée !
Une petite balade en ville, avec quelques pensées pour ma nièce Manon qui résidait ici il y a encore peu de temps puis une excellente nuit revigorante malgré un réveil fugace généré par un violent orage.
Ce lundi matin si le ciel est plombé, les chaussées sont sèches et nous rejoignons rapidement les contreforts du Morvan. Mais, devant un plafond qui s'obscurcit, le vent qui forcit et les premières gouttes, nous devons nous harnacher pour affronter des précipitations plus que probables …
En effet, nous déroulons toutes ces fabuleuses routes sous une pluie battante ce qui fera dire à Lolo " Je pensais à toi que je ralentissais". De fait, elle redoute les chaussées mouillées et adopte donc une allure prudente … ce qui me va bien puisque nous sommes en balade et que c'est l'occasion pour elle d'accroitre son expérience.
Pause déjeuner à Autun qui me rappelle une grosse galéjade d'un oncle qui faisait son internat de médecine dans l'hôpital de cette ville. Nous arrivons, presque par hasard (une vieille et magnifique Moto Morini est installée en terrasse), à la brasserie l'Augusto qui se révèle un excellent choix. Outre un accueil sympathique et motard, la viande du burger est excellente, accompagnée d'une savoureuse sauce à l'Epoisse !
Pendant tout le temps du repas la pluie a cessé mais redémarre dès notre sortie. La guigne !
Nous approchons de Beaune au cœur des vignes et en traversant des lieux aux noms prestigieux qui aiguisent les papilles : Santenay, Chassagne-Montrachet, Meursault, Auxey-Durresse, Pommard, …
Mais nous voici arrivés pour la grande pause de la journée : L'Hôtel Dieu ou les Hospices de Beaune.
J'y ai de vieux souvenirs lorsque notre grand-mère nous emmenait visiter ce lieu lors de nos vacances d'été dans leur résidence bourguignonne et j'ai proposé à Lolo de découvrir ce superbe édifice chargé d'un esprit altruiste qui m'a probablement marqué …
Là encore, la pluie cesse pendant la visite pour reprendre à notre sortie …
Heureusement, le soleil réapparait en vue des contreforts Jurassiens et nous pouvons ranger nos équipements de pluie et finir de sécher.
Nous arrivons à notre camp de base pour la semaine : l'Auberge le Sillet à Longcochon, un imposante ferme Franc-Comtoise typique reconditionnée pour pouvoir accueillir une cinquantaine de personnes. Le compteur de la moto affiche 957 km depuis le départ de la veille.
Le premier diner donne le ton pour une semaine pleine de charmes : généreuse salade composée, escalopes de dinde agrémentées de bacon et d'une riche sauce au Comté et fondant chocolat. Avec ce régime, Lolo redoute le retour. Pourra-t-elle encore fermer son pantalon ? ? ?
Nous voici donc prêts pour deux jours de découvertes en duo, puis pour accueillir notre escouade d'une trentaine de motards du Moto-Club Meymacois …
Ce seront d'autres histoires, mais en attendant, le sommeil réparateur nous accapare …
Néanmoins, voici un lieu prêt à accueillir les vaillants bénévoles des Millevaches …
avec ces peluches installées dans une vitrine de l'entrée.
En concurrence avec la boutique de l'Hivernale Motocycliste ? ? ?
Revenons sur ce début d'année pendant lequel j'ai lâchement abandonné mes narrations …
Après une quinzaine de jours de calme en Bretagne début janvier, je retourne en Corrèze pour y poursuivre mes activités au sein des Restos du Cœur, mais aussi participer à une très longue et productive réunion du CoDir du Moto-Club Meymacois. L'occasion de retrouver avec plaisir la petite bande de joyeux drilles qui œuvre sans relâche aux destinées de cette association et de sa manifestation phare : l'hivernale motocycliste des Millevaches !
A la fin du mois, je dois retourner en Bretagne et cherche la meilleure fenêtre météo. Impossible d'éviter le froid, omniprésent. Il faut donc tenter de déjouer les précipitations qui se révèlent neigeuses avec ces températures. Pour ce trajet, exceptionnellement, j'évite le plateau de Millevaches et opte pour une section autoroutière jusqu'à Limoges, gage d'une plus grande sécurité.
Néanmoins, les températures comprises entre -6° et -8° conjuguées à des portions de brouillard me rappellent un passage dans le Morvan il y a une vingtaine d'année : lors d'une pause, la combinaison de glace accumulée sur l'équipement craquèle et se répand au sol.
Heureusement, après Limoges, la température redevient légèrement positive et le reste du parcours est sensiblement plus supportable.
Au cours de ces quelques jours passés dans l'ouest, j'en profite pour rendre visite à l'ami Dédé sur un de ses chantiers à Tréguier. Il y installe, dans un bâtiment historique transformé en lieu de culture, un monumental escalier métallique réalisé dans les ateliers de son fils.
L'occasion aussi de bien des chahuts, notamment au cours de notre casse-croute dans son camping-car où, après une prise de vue, j'exprime : "là, tu as vraiment une grande gueule !".
Mi-février, je me propulse en région parisienne pour une séquence exclusivement familiale puisque j'opte pour ne voir aucun des potes qui vivent dans le secteur.
Une bien agréable pause chez mon frangin où réside provisoirement sa fille, la fameuse nièce du Tonton Barjot, Manon.
Quel plaisir de la retrouver resplendissante dans son état déjà avancé de future Maman et quels savoureux moments partagés, comme lors d'une de mes âneries, alors que je me tiens à ses côtés :
- Merci bien Manon …
- Merci de quoi ?
Je touche sa proéminence abdominale, puis la mienne et lui précise :
- Pour une fois, c'est moi qui ai le moins de ventre !
Réaction conclue par de grands éclats de rires bien sûr.
C'est aussi de longs moments passés avec mon fils et ses deux garçons. Balades dans les bois, courses de bateaux sur une pièce d'eau dans un cadre enchanteur, sous le soleil, mais aussi la lune, et bien sûr, quelques bons moments de délires.
Fin du mois, retour à mes activités Bortoises dont l'assemblée Générale du Moto-Club Meymacois qui permet de retrouver bien des copains, ainsi que les préparatifs de l'accueil de réfugiés ukrainiens au sein des Restos du Cœur. C'est aussi une nouvelle journée avec mon trio de descendants. En effet, mon fils Cyrille est venu skier au Mont Dore et nous profitons d'une belle évasion ensemble dans le parc Fenestre.
En mars, je profite de la météo clémente pour proposer successivement deux balades les dimanches 20 et 27.
La première est à destination du superbe village de Collonges la Rouge :
La seconde, une virée en montagne … avec déjeuner en terrasse face au lac Pavin !
Début avril, je commence ma longue remontée vers le nord … pour me rapprocher du Mans.
Une première étape à Angoulême, chez une cousine où nous profitons pleinement de l'univers enchanteur des rives de la Charente ou du circuit des remparts (sans la course d'anciennes !).
Et aussi une pensée pour les potes du groupe "100 pressions" !
Le périple se poursuit par un arrêt café en région Nantaise chez Christian (mon acolyte de nombre d'aventures dont ma dernière visite dans le Jura) et Christiane, avant de me poser quelques jours en Bretagne et en profiter pour changer mon pneu avant.
Le 11 avril, me voici arrivé sur le circuit Bugatti pour débuter cette folle semaine des 24h00 du Mans. J'y rejoins l'ami Bruno de Nonocam et nous commençons à installer les équipements nécessaires aux retransmissions des lives alors que les teams s'installent dans leurs box (#24 BMRT 3D, #27 TRT, #33 Louit April Moto et #121Falcon Racing)
Au fil de la semaine, l'équipe des geeks s'étoffe et les premiers lives sont opérationnels dès le jeudi sous la houlette de Jade, Sophie, Aymeric, Mathieu, Nono et votre serviteur :
Pendant la course, outre la surveillance des réseaux sociaux, en particulier de la #33 où je suis affecté, je parcours régulièrement la pit-lane afin de prendre des photos de chacun de ces 4 teams, particulièrement lors des ravitaillements :
Toutefois, une énorme déception à la fin de cette course :
l'explosion du moteur de la Yamaha #121 (Falcon Racing) à 18 minutes de la fin ...
Après 30h00 quasiment non-stop (environ 1h00 de sommeil) et une dernière nuit sur le circuit retour en Bretagne pour la phase de récupération qui débute par 17h00 de sommeil dans les 30h00 suivantes …
Avec Laurence, nous profitons de cette pause pour commencer à préparer notre prochain périple Jurassien. Révision des deux motos, et achats de quelques accessoires particulièrement pour madame, moins équipée (tenue de pluie, blouson, pantalon).
A la fin de ce mois d'avril, je retourne en région parisienne où ma nièce Manon vient de donner naissance à son petit Mathéo. Je profite de cette escapade pour m'arrêter en Normandie afin de saluer Jean Paul et Muriel autour d'un café … et d'une séance d'essai du GP. Quel plaisir de se retrouver physiquement après cette trop longue pause … et tous ces souvenirs partagés.
Enfin, je passe deux jours à "gagatiser" devant un tout petit Mathéo, si calme et attendrissant.
Puis je repars pour un déjeuner avec le cousin Philippe dans le 92 avant d'aller passer la soirée chez Etienne et Nadine dans le 94. Encore l'occasion d'évoquer de nombreux souvenirs bâtis au fil des années autour du GECO, d'évènements moto, d'aventures avec Max …
Etienne en profite pour me faire bénéficier d'un révolutionnaire traitement moteur qui se révèle particulièrement concluant. Après 1500 kms, la consommation a chuté de plus de 10%, les démarrages sont facilités et les vibrations amoindries. Edifiant !
Lors de la descente vers Bort, mon esprit est régulièrement accaparé par Manon. Un passage le long du pont canal de Briare, lieu de pause lors de notre première grande virée en moto (lors du premier Bol d'Or Classic à Magny-Cours) ou de la traversée de Bourges son dernier lieu de résidence.
Le 9 mai, je participe à une profitable balade organisée par un jeune groupe : "Meymac moto ride". 3 jeunes permis sont présents et l'un des objectifs est de les aider à mieux appréhender leurs machines et la route. Voilà un exercice que nous avons fréquemment pratiqué avec Dédé (celui de l'Ardèche) et que j'apprécie pleinement pour ses notions de partage de l'expérience et d'une plus grande sécurité.
A la mi-mai, je retourne en Bretagne, par étapes.
Le premier arrêt est dans la région de Cholet où je retrouve avec plaisir David, le compagnon de tant d'aventures, notamment avec le team MP Racing. C'est avec cette équipe que mon regretté Max a pu vivre de forts moments de solidarité et d'inclusion lors des 24h00 du Mans …
Le lendemain, pause déjeuner en banlieue nantaise chez Christiane et Christian. Echanges tour à tour rigolards et sérieux autour d'un savoureux "frichti" bien agréable.
Arrivé en Bretagne, il nous reste une semaine pour préparer le jardin à une absence de 10 jours et organiser notre équipement pour notre prochain périple en Franche Comté.
Le pneu arrière de la Tracer est neuf, les pleins sont faits, les bagages se finalisent et la CB 500 de Laurence piaffe d'impatience devant la perspective de son second grand voyage …
Fort dilemme pour organiser ce changement d'année :
Je suis engagé pour le 31 décembre aux Restos du Cœur à Bort les Orgues et je dois être présent en Bretagne le 4 janvier pour un rendez-vous médical …
Une petite fenêtre pour tenter de réaliser cette diagonale dans des conditions favorables.
Mais les planètes s'alignent parfaitement et ma bonne étoile semble briller de tous ses feux !
En ce qui concerne les Restos, si je reste occupé la matinée, ma présence n'est pas indispensable l'après-midi … ce qui m'arrange bien car la météo s'annonce particulièrement clémente.
Donc, après avoir récupéré la voiture attelée d'une remorque de l'ami Marc, nous voilà partis pour assurer la collecte hebdomadaire auprès du Carrefour Market.
Ensuite, nous trions les denrées et préparons la distribution de l'après-midi. Un passage à la déchetterie pour vider cartons et emballages divers puis un stop rapide à la boulangerie de Saint Thomas qui fournit du pain frais à nos bénéficiaires (merci bien à cette famille qui a profité de nos services après l'incendie de sa maison et qui maintenant renvoie l'ascenseur qui plus est avec une grande humilité !).
Cette matinée marathon est finalisée par le chargement de la moto et je peux prendre le départ à 11h30, appréciant de pouvoir accroître ainsi la route de jour.
Le départ, dans le brouillard, est frisquet : 3° !
Mais dès le passage du barrage la lumière est éclatante sous un soleil radieux et la température remonte rapidement à 6°- 8°.
A Meymac, une pensée pour Arlette et Christian. Je ne m'arrête pas pour mon traditionnel café qui pourtant aurait été le dernier. En effet le bar "les Ambassadeurs" sera définitivement fermé ce soir afin d'offrir une retraite bien méritée à ces braves !
Mais nous aurons l'occasion de nous revoir …
Le plateau des Millevaches et ses virages à répétition sont avalés rapidement mais avec tout de même assez de circonspection pour aborder tous les secteurs humides. Le thermomètre continue son ascension et oscille entre 10° et 12°.
Pause rapide pour un sandwich vers Bellac et second arrêt à Vouillé pour sustenter la machine … qui n'irait plus très loin sans son plein de carburant.
Je voudrais bien prendre un café, mais tous les établissements sont fermés … La troisième escale se fait donc à la sortie de Nantes où je peux m'abreuver et compléter le réservoir de la Tracer. La pause est un peu plus longue. La fatigue de ce rythme soutenu est accentuée par l'important trafic sur la rocade de Nantes et les kilomètres stressants en interfile. Je veux être plus détendu pour affronter la nuit qui commence à se profiler.
Une dernière pause expresse, à la sortie de Rennes où la circulation était encore intense, mais avec toujours 16°. Vraiment une sortie printanière !
J'arrive enfin à mon ultime étape de 2021, Hillion où Laurence me précède de quelques minutes, chez son frère. Tranquille et néanmoins excellente soirée à quatre, ponctuée par le spectacle des multiples feux d'artifices au-dessus de la baie de Saint Brieuc.
Mais dès les premières minutes de 2022 il faut me rééquiper pour ce premier roulage de l'année. Oh, pas long, mais à allure strictement légale afin de respecter les vœux de ma suiveuse, bien au chaud dans sa voiture …
Et ce premier janvier démarre tranquillement.
Quelques travaux en retard pour les Restos du Cœur, de l'activité liée aux suites de la 12ème édition des Millevaches et une partie de l'après-midi au jardin, sous un soleil devenant timide … avant d'être chassé par le traditionnel crachin et de retrouver avec un certain plaisir canapé et douceur.
En effet, si je suis satisfait de pouvoir encore assurer de tels périples, la récupération devient plus complexe et plus longue …
Je souhaite donc que votre nouvelle année démarre aussi bien que la mienne
et que nous puissions retrouver un environnement
plus propice aux rencontres …
Une fois n'est pas coutume, je vous narre aujourd'hui une histoire de "boite à roues", comme promis dans mon précédent article (cf. Tour de France des Potes – Episode 1.).
Mais l'honneur est sauf puisqu'il s'agit des tribulations du sieur Blanco, bien connu de mes plus fidèles lecteurs et, en son temps, grand animateur de notre univers moto.
De plus, ils étaient deux dans cette Panda surnommée "Miss Aubrac", donc avec deux roues chacun !
En hommage à ce périple, d'une importance capitale pour l'ami Jean-Marie qui, après bien des années de galères ponctuées de multiples opérations, peut se confronter à de nouveaux défis, je vais donc reconstituer cette dizaine de jours mémorables.
J'avais accepté (avec grand plaisir) de maintenir le contact sur la page Facebook Escal'PandaAventure.
Chaque soir, je publiais un aperçu de l'étape du lendemain accompagné de quelques vues significatives glanées sur le net ;
Chaque matin, je relayais le vidéo de la veille fournie par l'organisation ;
Et chaque jour, je surveillais l'avancement de l'étape par le "tracking" des participants, mais aussi au travers des quelques communications de nos valeureux raiders.
Toutes ces interventions apparaîtront en italique dans ce compte-rendu.
De leur côté, Amandine et Jean-Marie nous adressaient des messages, photos ou mini vidéos en fonction du temps et des réseaux disponibles. Nous les retrouverons ci-dessous en caractères bleus.
19/10/21 départ d'Agen,
Jean-Marie prend seul le départ d'Agen … mais joyeusement accompagné. Une petite troupe de passionnés superbement accueillis par le partenaire Impérial Buffet qui a concocté un bien sympathique petit déjeuner.
21/10/21 départ d'Albi,
Où Jean-Marie a retrouvé sa fille … et navigatrice Amandine, puis un second équipage français ... comportant un autre Blanc (le neveu en fait).
21/10/21 Arrivée à Sète pour l'embarquement.
Puis la longue traversée maritime débute :
C'est parti pour une quarantaine d'heures de détente … enfin, si l'état de la mer et de la météo le permettent …
Effectivement, après le départ de Sète, environ 1100 km de traversée avant d'arriver à Nador (Maroc) pour Amandine et Jean-Marie, notre équipage fétiche de la Panda 4x4 qui portera le N° 251 !
Bonne traversée à eux pour un débarquement en pleine forme !
Salut les amis, une bonne nuit de sommeil dans un clapier de 3 m carrés nous voilà partis pour la journée. Au programme toute la partie administrative. Nous naviguons à l'heure actuelle au large de Valencia.
Amandine commence son travail de navigation sur le roadbook
Nador …
Joli port sur la Méditerranée, au nord du Maroc …
De larges avenues bordées de palmiers …
Des plages de rêve …
Mais laissons songer nos aventuriers encore quelques heures car ce n'est sûrement pas ce qu'ils retiendront de cet environnement !
En effet, c'est le point de débarquement avant de rejoindre le premier campement au bord du lac Mohamed V … et d'entrer dans le vif du sujet !
Les françaises à l'arrivée sur le port de Nador :
Étape 0 : Nador > Lac Mohamed V (80 km)
Après le débarquement, liaison routière de 80 km qui conduit au premier camp sur le lac Mohammed V.
Les contrôles techniques seront effectués au camp.
Une fois cette procédure terminée, les équipes passeront la première nuit au dans le style Panda Raid.
Pour cette découverte de ce nouvel environnement, Jean-Marie se repose et laisse le volant à Amandine :
Vérifications techniques OK 👍
Petit rabotage des bas de caisse 💪
Maintenant y’a plus qu’à !!!! 251 /252 /255(NR : les 3 équipages français)
Enfin, le premier bivouac est installé :
Une jolie rétrospective vidéo du jour 0, liaison Nador – Lac Mohamed V
Un bon moyen de partager les moments vécus par Amandine et Jean-Marie …
Merci aux organisateurs pour cette belle et rapide réalisation !
Dimanche 24/10/21 - Etape 1 :
Lac Mohamed V > Bouarfa (414 Km)
Si pour la majorité d'entre nous c'est le repos dominical, il n'en sera pas de même pour Amandine et Jean-Marie
En effet, les équipes affronteront la plus longue étape du Panda Raid avec, entre autres, 210 km de pistes rapides, des zones caillouteuses, oueds et même les premières dunes. …
Les pilotes devront donc s'atteler à garder un certain rythme, et les co-pilotes seront contraints à bien utiliser road-book et boussole.
L'étape se terminera sur des pistes de sable blanc le long de petites dunes, puis les trente derniers kilomètres longeront une ancienne voie ferrée proche de l'Algérie.
Un programme qui risque de rendre impérative l'utilisation des phares pour une arrivée qui pourrait se faire de nuit …
Soyez forts et … gazzzzzz !
Première journée 😄
Arrivée de la première étape la plus longue : 415 km.
Repos bien mérité ce soir 😅😄
Résumé vidéo de la première étape :
Lundi 25/10/21 – Etape 2
Etape 2 : Bouarfa > Meski (357 Km)
Après cette étape marathon, quelques bricolages de Jean-Marie et une nuit que nous leur souhaitons réparatrice, c'est maintenant cap à l'est et exclusivement par piste où l'acuité d'Amandine sera mise à rude épreuve.
Mais notre pilote devra aussi rester vigilant devant des environnements particulièrement techniques et ne pas se laisser emporter par les sublimes vues, notamment du haut Atlas. Sinon, les pelles et plaques de désensablage pourraient démontrer leur utilité !
La solidarité de l'équipage, comme entre équipages se révèleront des atouts face à l'adversité.
Mais la récompense de ces efforts se traduira dans le décor final d'une superbe palmeraie insérée dans les profondes falaises des gorges du Ziz.
Gazzz … mais prudence et lucidité !
La grenouille marocaine communique ...
Bonne bronzette ... si le toit est ouvrant !
Départ 2ème étape.
Doucement mais sûrement car JM malade cette nuit 🙄
Rassurons tout le monde, j'ai supprimé la publication de notre panne. En fait plus de peur que de mal, nous sommes repartis et bien arrivés au bivouac. D'ailleurs voici le bivouac installé chaque soir. Un haimas magnifique, vous comprendrez pourquoi on est pressé de rentrer le soir.
Arrivée 2ème étape !!!
Mme Panda se porte bien 😅😅 et nous aussi !!!
Maintenant DOUCHE!!!
Tchao 😉
Dernière publication de la journée 🤪 Amandine et moi-même sommes heureux de vous annoncer que malgré notre péripétie de cette après-midi (qui a eu lieu après le dernier CP)
Nous sommes VAINQUEURS de cette étape 2 !!
Cette victoire d'étape nous fait gagner 19 places au général.
Nous sommes donc remontés à la 17ème place.
Résumé vidéo de la deuxième étape, Bouarfa > Meski (357 Km).
Mardi 26/10/21 - Etape 3 :
Meski > Merzouga (178 Km).
Cap plein sud (avec des détours) traversant exclusivement des déserts … donc peu de références géographiques nécessitant la maîtrise du guidage à l'instrument et au road-book.
Les pistes techniques vont s'enchainer, exigeantes pour le pilote comme pour la mécanique, ayant déjà apportée quelques inquiétudes lundi.
Ces efforts seront gratifiés par les paysages grandioses des grandes dunes de Merzouga (Erg Chebbi) qui peuvent aussi être des pièges pour les Pandas.
Le final verra le relief s'accentuer offrant des alternances de montées et descentes, de traversées d'oueds et canyons, toujours sablonneux … et donc encore beaucoup d'adresse de conduite prévisible.
Bonne continuation …, évitez de nous alarmer à nouveau et continuez la progression !
Jante éclatée, tout ça réparé chez un mécano local et ça repart
Bien rentrés de l'étape des dunes aucun plantage. Impeccable, juste une petite erreur de navigation dans la partie regul, et une crevaison
Après 4 jours...
Résumé vidéo de la troisième étape, Meski > Merzouga (178 Km).
Mercredi 27/10/21 - Etape 4 :
Merzouga > Tazoulait (248 km)
Pour démarrer, à nouveau vers l'ouest, du sable et du hors-piste, suivis d'une rapide liaison routière pour ensuite longer une rivière à sec …
Après ce passage plus rapide, Amandine aura fort à faire sur 60 km de navigation pure débouchant sur la plaine de Mharech avant de plonger dans un superbe canyon … agrémenté de sable à outrance.
Souhaitons que Jean-Marie ne retombe pas en enfance et y fasse des pâtés, perdant ainsi les bons résultats accumulés !
Mais si cela devait être le cas, ne doutons pas de la capacité de la co-pilote à remettre de l'ordre. Elle sera à nouveau mise fortement à contribution dans un secteur hors-piste sans réels points de repères visuels.
Voilà qui promet de nouveaux échanges animés comme cela semble avoir été le cas la veille …
Et la mise au point de Jean-Marie à ce dernier paragraphe :
Pas d'échange houleux, je me suis juste bien fait allumer quand je roulais trop vite et que je demandais en même temps à Amandine : la vitesse moyenne demandée, le cap, le tracé etc. etc...et elle avait raison surtout que la navigation était tendue à ce moment-là,🙄 mea culpa. Demain on va se la jouer cool.
Après avoir déjanté encore la même roue et un passage de dunes très sportif mais génial, une pause-café bien méritée au milieu de nulle part 😋
Pause au km 135, nous avons cassé deux amortisseurs arrière à 20 kms d'intervalle. On repart avec deux neufs montés dans le sable merci à Thibault et Damien #252 pour le coup de main. On va calmer le jeu y'a des Panda en carafe partout.
Comme attendu pas d'exploit aujourd'hui 76ème de l'étape mais 21eme au général et 16ème au général 4x4. On gagne quand même une place.
Résumé vidéo de la quatrième étape, Merzouga > Tazoulait (248 km) :
Jeudi 28/10/21 - Etape 5 :
Tazoulait > Tansikht (318 Km).
Direction ouest-sud-ouest pour ces nouvelles aventures, toujours sableuses, mais avec bien des changements de rythme.
Cette étape débute par des pistes le long de rivières desséchées ou canyons … offrant de multiples possibilités d'omettre la bonne direction.
Ensuite, un col de montagne avant de plonger dans la dernière portion de désert de ce sud marocain pour cette édition du Panda Raid.
Malheureusement, ce jour, nos deux protagonistes de la Panda #251 auront peut-être moins de temps pour faire les pauses nécessaires afin de profiter encore de ces fabuleux paysages ou sites … à moins qu'ils ne "jardinent" !
Et, à nouveau, la mise au point de Jean-Marie à mes taquineries :
Nous n'avons pas jardiné du tout, Amandine à fait une navigation sans aucune erreur. Bravo et merci ma fille
Étape 5, du sable des pierres un condensé de tous les terrains de jeux que nous offre le Maroc
Partis dans le deuxième groupe du jour et avec deux amortisseurs arrière cassés net sur le bas nous avons la surprise de ne trouver que 8 voitures devant nous à l'arrivée.
C'est dommage que la casse du deuxième amortisseur soit arrivé juste avant la fin du secteur vitesse moyenne au pied de la dernière dune, j'ai quand même essayé de grimper, il m'a manqué un mètre pour basculer... plantage, marche arrière trouver un coin plus dur sur le bas de la dune et 150 m de grimpe dans le sable sur un amorto en première à fond ( costaud le fire) et c'est passé. Stop pour réparer en haut de la dune. En espérant que la cellule de fin de secteur vitesse moyenne était en bas de la dune et pas en haut ... Si c'est le cas, pas beaucoup d'espoir pour un bon classement ce soir.
A plus tard
JM
Comme redouté, le point de contrôle (caché) de fin de secteur vitesse moyenne était placé 500m après la dune en haut de laquelle nous avons changé le deuxième amortisseur cassé. Résultat des courses :
- 67 ème de l'étape
- 41eme au général (on perd 20 places)
- 22eme au classement 4x4
😕😞
Je suis dégoûté d'autant plus qu'on avait bien roulé et qu'Amandine avait fait une super navigation. Je vais me coucher.
Bonne fin de soirée à tous.
Résumé vidéo de la cinquième étape, Tazoulait > Tansikht (318 Km) :
Avec un beau souvenir à 35 secondes …
A cette lecture, Jean-Marie se fend d'un message :
T'appelle ça un beau souvenir ...
Ce qui engendre ma réponse …
sous une forme un peu particulière :
Oh oui Tom Pouce … :
Super Mario,
Est au boulot,
Dans le sable couché,
Il fait de gros pâtés.
Et bien sûr malheureusement,
Il perd du temps au classement.
Mais l'expérience accumulée,
Permettra de s'y retrouver !
Vendredi 29/10/21 - Etape 6 :
Tansikht > Ouarzazate (184 km).
Ultime étape, toujours avec une superbe météo … qui débute avec deux secteurs de piste traversant d'innombrables oueds. Autant d'occasions de gérer au mieux la mécanique déjà fortement éprouvée afin de finir en beauté !
La première piste amènera notre équipage dans un lieu chargé d'histoire, Agdz positionnée sur l'ancienne route des caravanes reliant Marrakech à Tombouctou. Sûrement l'occasion de faire quelques photos … mais pas de flâner.
La seconde piste, qui marquera la fin du Panda Raid débouchera sur Ouarzazate à la magnifique architecture, mais aussi connue pour ses studios de cinéma.
Mais il restera tout de même à gravir le Col de Tichka à 2260 m. avant de retrouver le repos au Marrakech Hôtel.
Tous derrière Amandine et Super Mario, euh, je voulais dire Jean-Marie, pour les accompagner dans le final de ce somptueux voyage.
Et après, ils voudront nous faire croire que ce n'était pas (que) du tourisme …
Salut, départ de la dernière étape 07h45.
A plus tard 😉
Arrivée officielle du PANDARAID 2021 passée !!
Ça c'est fait !!
Miss Aubrac a assuré !!
Vamos à Marrakech 😋
Petite pause tajine sur la route de Marrakech
La récompense est au bout de la route, bientôt piquer une tête 😋
Résumé vidéo de la sixième et dernière étape,
Tansikht > Ouarzazate (184 km) :
Cette aventure est maintenant virtuellement terminée mais il faut aujourd'hui assurer le retour, avec probablement une multitude d'images qui tournent en boucle dans des esprits libérés …
C'était un coup d'essai et c'est un coup de maître, dans le sens où Amandine et Jean-Marie sont arrivés, ont vaincus les aléas, humains comme mécaniques, et surtout, ont acquis une forte expérience …
Merci à eux de nous avoir fait rêver, bon retour dans vos familles et félicitations pour ce classement d'autant plus honorable que c'était une première, avec une accumulation d'aléas !
Merci à tous nos partenaires sans qui rien n'aurait été possible
Et pour vous remercier de votre accompagnement, voici encore quelques vues, non publiées pendant le raid
et qui traduisent certains moments de cette épopée :
Et, en bonus, quelques vidéos réalisées par notre tandem de choc :
Enfin, pour mémoire, voici le compte rendu de l'organisation de ce Panda Raid 2021.
Traduit de l'Espagnol, il peut présenter quelques inexactitudes ou approximations.
Néanmoins, il offre un autre point de vue au lecteur qui désire approfondir !
Étape 1. Lac Mohamed V - Bouarfa
La journée commence au lac Mohamed V. La nuit n'a pas été très froide, mais les tentes se réveillent avec une couche de rosée. De nombreux participants sont en route avant le lever du soleil ; On les retrouve dans les salles de bain en train de se laver et à la cantine, savourant un petit déjeuner puissant pour affronter la journée à venir. Lors du briefing d'hier soir, on leur a dit que l'étape serait difficile et donc personne ne veut manquer d'énergie.
Aux premières lueurs du jour, les équipes ont dit au revoir au campement. Une première plongée intense dans les zones les plus sèches du Maroc. Dans l'étape d'aujourd'hui, ils ont testé toutes sortes de sols, des pistes les plus rapides où ils ont atteint 80 km/h, en passant par des terrains caillouteux et de petits bancs de sable qui ont mis les coureurs en difficulté; certains ont même dû utiliser la pelle pour la première fois sachant qu'ils en auront à nouveau besoin dans les prochains jours.
Pour terminer cette première zone de pistes, les participants ont affronté la section chronométrée classique, dans laquelle ils doivent régler le temps indiqué dans le roadbook, ni plus lent ni plus vite, s'ils ne veulent pas être pénalisés.
Après un petit déjeuner en cours de route, les équipes ont traversé différents villages sur le tronçon de liaison vers la deuxième partie de la journée. D'autres kilomètres de pentes les attendaient et un paysage grandiose marqué par des mirages et des montagnes brisées. Après avoir traversé un petit port, les abords laissaient place à un sable plus fin de couleur plus claire où l'on apercevait les premières dunes.
La sensation d'immensité et le silence de mort des régions les plus reculées sont les expériences les plus commentées. "Peut-être arrêter ma routine chaotique pendant une semaine et pouvoir prendre une collation sans même entendre le vol d'une mouche est l'un des meilleurs souvenirs que je puisse garder de Panda Raid", a commenté un participant.
Terminez la journée à Bouarfa, lieu qui accueille le deuxième camp Panda Raid et auquel on accède en suivant le chemin balisé par une ancienne voie ferrée. Si la quasi-totalité des équipes sont arrivées dans la journée, celles qui ont rencontré des complications sont arrivées de nuit, phares allumées, et il leur reste encore quelques heures pour préparer leurs machines. Dans le briefing, l'importance de la conservation de la mécanique est rappelée ; Demain l'incroyable région d'Errachidia nous attend.
Étape 2. Bouarfa - Meski
Le jour se lève dans des tons roses sur le camp de Bouarfa. Les moteurs des Panda se mettent à rugir et les participants se préparent pour une journée annoncée avec du sable et de la poussière : les prises d'air, ainsi que les yeux, le nez et la bouche doivent être protégés au maximum. L'étape d'aujourd'hui est complètement nouvelle, elle surprendra donc à la fois les néophytes et les équipes habituées.
La première zone de pistes se situe à quelques kilomètres de la sortie du camp. C'est un bon départ, avec des sections très rapides qui servent d'échauffement aux participants pour l'étape chronométrée qui se déroule en début de journée. Le chrono a traversé un terrain accidenté, mais très ludique, dans lequel il était indispensable d'allier compétences au volant, avec les vitesses indiquées dans le roadbook.
Par la suite, les Panda ont été confrontés au défi le plus attendu : les oueds. Ce sont des rivières asséchées recouvertes de pierre ou de sable dans lesquelles la technique a dû être affinée pour pouvoir toutes les surmonter et ne pas se faire piéger. Cependant, certains participants ont dû sortir la pelle, les plaques et les plus malchanceux, les élingues pour être remorqués par leurs compagnons. Une zone difficile, mais particulièrement belle, puisque le terrain aride était rejoint par les arbres caractéristiques qui poussent à l'intérieur des oueds et les montagnes lointaines qui brisent la ligne d'horizon.
Ce paysage inhospitalier a été abandonné lorsqu'ils ont atteint le col de montagne que traversait les Panda jusqu'à la région d'Errachidia, une nouvelle zone pour le Panda Raid. Le changement drastique se voit dans l'architecture des villages, dans la végétation exotique qui pousse sur les rives du fleuve et même dans la couleur du terrain, qui est beaucoup plus rouge. Ce voyage, jamais parcouru auparavant, est impressionnant ; à la fois le grand lac que l'on aperçoit du haut du port, en passant par tous les villages en pisé qui se croisent en descendant. Il est inévitable de ralentir et de profiter du paysage qu'on aperçoit dans la descente. Il reste quelques kilomètres pour rejoindre le camp de la deuxième étape, situé à Meski.
Une nuit de plus, la musique joue dans le haimas de la cantine et les participants installent leurs tentes tout en profitant de l'occasion pour se doucher et dîner. Après le briefing quotidien, les plus courageux prennent un thé chaud autour du feu de joie tout en partageant les expériences de la journée. Ils vont bientôt devoir aller se reposer s'ils veulent faire le plein d'énergie pour l'étape de demain qui, bien qu'elle ne compte que quelques kilomètres, s'annonce très, très intense.
Étape 3. Meski - Merzouga
L'étape 3 est peut-être la plus attendue de chaque édition, car en plus d'être celle qui emmène les Panda vers les dunes, c'est la plus exigeante en termes de compétences de conduite.
Les premiers participants ont quitté le camp à 8h00 et ils ont rapidement mis leurs machines à la vitesse maximale pour accélérer à travers la section de voies rapides par laquelle la journée a commencé. Il a fallu beaucoup de navigation et d'intuition pour trouver le bon chemin, car après avoir été inactif pendant si longtemps, de nombreuses traces avaient été effacées.
L'élément suivant que les Panda ont rencontré étaient des rivières asséchées, certaines couvertes de pierres et une autre de sable pur, qui ont attiré un bon nombre de participants. Les pelles, les rampes, les élingues et de grandes doses de patience ont été fondamentales pour les surmonter.
Et quand il sembla que la scène ne pouvait pas aller plus loin, ce fut au tour des amas de pierre. A un rythme lent mais constant, les voitures franchissaient cet obstacle naturel, qui bien que dur, laisse des paysages grandioses et des dépaysements brutaux, laissant place à un petit apéritif de ce que l'après-midi réservait : les dunes de sable.
Après plusieurs kilomètres de pistes rapides, les Pandas ont aperçu les monticules des petites dunes à l'horizon. Les traverser était relativement simple, pas pour "leurs sœurs moyennes", qui servaient de dessert dans cette troisième étape. Les franchir était le dernier grand défi pour les Panda, avec en plus une section chronométrée sur ce parcours. Un combat contre la montre et contre le sable, qui s'est terminé pratiquement à l'entrée du troisième camp situé sous les grandes dunes de Merzouga.
Le crépuscule, vu sur la crête de la dune, a été spectaculaire. C'est l'un des moments préférés de chaque édition de Panda Raid, qui bien qu'éclipsé par une petite tempête de sable, n'a pas perdu d'adeptes.
Après une nuit difficile en bivouac, où le vent et le sable ont été les principaux protagonistes, les équipes se réveillent sous les grandes dunes de Merzouga. Il faut secouer les tentes, se brosser les cheveux et s'élancer vers l'étape désertique la plus pure.
À 8 heures du matin, les Pandas ont quitté le camp et ont emprunté la section de raccordement qui les mènerait à la première zone de pentes. En chemin, ils traversèrent plusieurs villes, coïncidant précisément avec l'heure d'entrée dans les écoles. Des milliers d'enfants regardaient le défilé, les saluant avec joie et surprise devant la nouveauté.
L'équipe de Charly 3 a accueilli les Pandas à l'entrée du premier tronçon de pistes, un domaine relativement rapide avec peu d'éléments pour se repérer. Un jour de plus, la navigation a été décisive pour trouver le bon chemin. Devant, le terrain a changé et est devenu plus sablonneux et mou, comme s'il s'agissait d'argile, piégeant les oublieux qui n'avaient pas changé la pression des pneus. Les deux scénarios ont été alternés, obligeant les équipes à jouer avec des pressions et des techniques de pilotage différentes.
Un petit sentier de pierre séparait l'environnement précédent d'une zone beaucoup plus rapide encore, dans laquelle les pointes de vitesse des Panda atteignaient leur maximum : jusqu'à 90 kilomètres à l'heure. À ce stade, il était possible de voir des Panda en groupe naviguer en ligne, aller de l'avant et jouer avec les choix qu'offraient les pistes parallèles. Ces routes se terminaient à l'entrée d'un imposant canyon, à travers lequel, en différentes sections, les Panda se séparaient pour suivre leur propre chemin : 4 × 2 et 4 × 4. Le voyage à l'intérieur du canyon a été très marqué par l'oasis, pleine de flore exotique, comme les palmiers abondants. À la fin, le roadbook a emmené les Panda sur des pistes très proches de la frontière algérienne, le point le plus éloigné de tout le voyage du Panda Raid.
Vers midi, un nouveau tronçon de liaison traversait plusieurs communes berbères et aboutissait à la dernière zone de pistes de la journée. Dans celui-ci, la section de régularité a été développée et, comme point culminant final, la traversée d'un immense oued de sable qui a certifié les pilotes comme « experts » de la conduite sur ce type de terrain. Peu d'équipes ont chuté dans cette épreuve, ce qui signifie que les jours précédents ont été d'une grande expérience.
L'étape 4 s'est pratiquement terminée à l'entrée du camp. Après une dure journée, mais qui laisse de très bonnes sensations, les participants se préparent pour le camp de Tazoulait, où une nouvelle tempête de sable menace le reste des équipes.
Étape 5. Tazoulait - Tansikht
Avant-dernière journée du Panda Raid 2021. Bien que la fatigue commence à faire des ravages chez les participants, l'envie de mettre à nouveau la résistance du Panda à l'épreuve l'emporte. Peu après le lever du soleil, les équipes ont commencé à l'arche, se dirigeant vers la section de liaison qui les a amenés au premier secteur des pistes.
Grâce à l'expérience acquise lors des étapes précédentes, les équipes ont largement réussi à surmonter les obstacles qui étaient préparés. De pistes rapides, en passant par de petits cols avec des zones type trial, routes de terre et de pierre, grands oueds de sable et dunes. Les changements de rythme ont été constants et ont obligé les pilotes à adapter leur pilotage dans chaque élément. Mention spéciale à l'essai exclusif du 4×4, qui a conduit les Panda à traverser une grande rivière de sable et la crête d'une dune.
Après avoir parcouru les kilomètres dans la matinée, les équipes sont entrées dans le deuxième secteur. Une immense palmeraie les a accueillis et a remis les moteurs à plein régime. De nouvelles pistes à des rythmes différents qui se terminaient à la route du dernier maillon qui traversait, entre autres, la ville de Zagora, la Puerta del Desierto. Dans cette ville, vous avez pu voir les Panda qui n'ont pas enduré mécaniquement l'étape d'aujourd'hui, qui, après avoir visité les ateliers et l'installation, ont atteint le camp de Tansikht.
La nuit dans le camion de service est présumée longue. Il y a beaucoup d'équipes qui, bien qu'elles n'aient pas eu besoin de s'arrêter dans les ateliers des villes voisines, doivent contrôler leur Panda pour le voyage que nous réserve à la fois la sixième étape et le retour à Tanger. Demain c'est le dernier jour d'aventure et les sensations en bivouac nous montrent que personne ne veut que ça s'arrête.
Etape 6. Tansikht - Ouarzazate
Les Panda disent "à l'année prochaine" aux pistes marocaines.
Aujourd'hui était le dernier lever de soleil au camp Panda Raid 2021 et curieusement, demain les équipes vont manquer de se réveiller dans un environnement aussi privilégié que celui qu'elles ont eu ces derniers jours. Il leur manquera également de se réveiller sous une tente, de partager le petit-déjeuner avec des collègues et de vivre intensément les moments entre pilote et copilote à l'intérieur du Panda.
Dans la sixième étape du Panda Raid 2021, le véritable test consistait à supporter la mécanique des voitures, fortement endommagée par les jours précédents. Avec deux secteurs de pistes de pas trop de kilomètres, les équipes ont pu profiter une dernière fois des paysages marocains, apercevant depuis leurs machines des villes abandonnées ou les célèbres studios de cinéma de Ouarzazate, à côté desquels se trouvait la ligne d'arrivée de cette édition. .
L'arrivée à l'arche du Panda Raid, celle qu'ils ont traversé tant de fois ces jours-ci, marque la fin d'une aventure présumée épique et qui a répondu aux attentes. Nous avons eu une fête d'anniversaire, une demande de main et des larmes, beaucoup de larmes de joie de pouvoir terminer une édition qui semblait ne jamais venir. Tant pour les équipes que pour l'organisation, c'est aujourd'hui la touche finale de plusieurs mois de travail. Il ne reste plus qu'à le fêter à l'issue du dîner de raid et s'armer de patience pour le voyage de retour qui débutera demain.
Si ce projet a furtivement débuté en Ardèche avec mes visites éclair chez Dédé et Annie lors de mes périples aller et retour au Castellet, il est maintenant temps de redécouvrir ma vie de partages et d'amitié après ce long intermède …
Certes, ce programme va s'étaler dans le temps, mais ce premier opus est conditionné par une promesse faite il y a près de trois ans … et qui est toujours en suspens, à savoir une livraison de confitures dans le Larzac. A cela s'ajoute une forme d'urgence dans le Lot et Garonne. Je m'organise donc une virée dans le sud-ouest, mais qui ne peut débuter que le samedi, en fonction de mes engagements au Restos du Cœur.
La première étape devient rengaine, Bretagne-Bort, mais avec un bon coup de stress lorsque je vois arriver une moto illuminée de bleu dans les rétros … Je n'ai pas encore pris de PV avec la Tracer, mais cela pourrait évoluer. Mais le motard de la gendarmerie me passe rapidement, bientôt suivi par son collègue avec un salut de chacun.
Je suis encore passé à travers !
Malencontreusement, mon itinéraire initial, qui devait débuter par le Larzac, est remis en cause. En effet, Laurent, après une folle saison, prend quelques jours de vacances et ne sera présent qu'en milieu de semaine. Pas de souci, j'inverse le calendrier, en fonction des disponibilités de chacun … et organise mon chargement selon les étapes.
Le premier arrêt a lieu après une petite heure de route dans des relents de brume pour un prompt salut à l'ami Zébulon, un des piliers de l'équipe de l'hivernale motocycliste "Les Millevaches". Il est en pleine mise en place dans son restaurant, mais nous pouvons rapidement échanger avec un café bienvenu.
Un petit bout d'autoroute pour éviter Brive et sa banlieue puis c'est parti sur des routes moins lancinantes que j'affectionne. Une pause casse-croute au milieu de vignes du Bergerac suivi un peu plus tard d'un café sous les superbes arcades de Sainte Foy la Grande.
La suite du parcours est chargée de souvenirs …
Une révision des cours d'œnologie à l'école hôtelière en traversant à nouveau des zones de vignes, mais maintenant les Sauternes ;
Une virée dans une concentration proche de Cadillac, à Villenave de Rions, avec une belle équipe du Moto-Club Meymacois ;
La région de Sabres, Solférino (pas la bataille !) qui nous valut d'intéressantes visites avec Muriel et Pierre alors qu'ils recherchaient un lieu dans les Landes. J'étais présent en tant que "conseiller" en fonction de mon passé dans la création et exploitation de gîtes.
Me voici arrivé à Morcenx la Nouvelle chez Denise et Fabrice où, bien sûr, nous refaisons le monde …
Après avoir remis mon obole (fromages Auvergnats et nougat) nous déballons les multiples souvenirs de la période Montilienne au cours de laquelle nous avons fait des milliers de kilomètres ensemble et vécu bien des aventures singulières …
Mais c'est aussi le moment d'évoquer son accident de travail et ses conséquences, tant physiques que juridiques. Pendant ce temps-là, Denise œuvre avec célérité en cuisine et nous finissons la journée autour d'un agréable repas.
Dans la matinée du dimanche, je pars pour une courte étape : une visite éclair à Souprosse pour prendre le café avec Muriel et Pierre. En fait, ce breuvage est délicatement accompagné par la dégustation d'un magret farci au foie gras réalisé par Muriel. Il faut dire que leur plus proche voisin est un éleveur de canards qui fournit d'excellents produits que j'ai largement validés. Leur site, d'ailleurs réalisé par Pierre : Ferme Bourrus.
Mais le devoir m'appelle et je dois quitter ce lieu de rêve … légèrement délesté de portions de fromages et nougat pour rejoindre ma nouvelle destination proche d'Agen.
Je retrouve avec grand plaisir LE Blanco !
Un phénomène que l'on retrouvait souvent dans ces pages avant des ennuis de santé à répétition …
Que de délires, au début sur le net avec le Repaire des Motards puis en concentrations, sur les circuits avec son team (tout vert) JMB Racing (cf. entre autres http://div19.over-blog.com/article-20304174.html) ou lors de folles équipées …
Nous évoquons aussi de grands moments avec son épouse, Marianne, et notamment cette fois où je suis arrivé avec la sacoche de réservoir lestée de 5 kg de feuilletage. L'objectif était de réaliser des galettes frangipane, mais nous sommes aussi partis dans un délire : lui fournir de quoi fêter les rois avec son équipe.
Et la voilà équipée d'une frangipane, bien sûr, mais aussi d'une galette poire/chocolat et d'une pommes caramélisées. Succès assuré !
Pour aujourd'hui, elle devra se contenter de fromages, nougat, confitures et jus de pommes, ce qui ne semble pas lui déplaire.
Mais il ne faut pas croire que je suis en villégiature, je suis ici pour bosser …
En effet, Jean-Marie part la semaine prochaine pour un raid au Maroc, la voiture a encore besoin de quelques travaux et surtout, il me confie la lourde charge d'assurer le suivi sur les réseaux sociaux. Il faut donc s'y préparer a minima !
Mais c'est une autre histoire que nous retrouverons plus tard …
Le mercredi, je reprends la route vers le Larzac. Sur les conseils de Blanco, un petit bout d'autoroute pour éviter le secteur ennuyeux de l'agglomération Agenaise et je retrouve de magnifiques routes sous un soleil splendide.
Je ne suis attendu qu'en fin de journée, mais je suis parti relativement tôt afin d'aller visiter un site suggéré par une vidéo d'un "Ami des Millevaches" il y a quelques semaines sous le pseudo "Sens MotArt", mais auparavant, un bien agréable arrêt repas en terrasse avec deux autres motards revenant de Corse dans un lieu à conseiller : Le Grand Café à Saint Sernin sur Rance. Accueil sympathique (même en début d'après-midi) et nourriture excellente !
Après un appel à Christian avec lequel nous sommes passés par là en 2018 (encore avec la Diversion ! – cf. l'article … et les photos), je poursuis mon périple.
Les paysages sont toujours aussi somptueux. Un relief d'autant plus agréable qu'il se parcourt par des routes viroleuses et offre de multiples points de vue à couper le souffle. Les endroits culminants octroient les spectacles grandioses des enchaînements de vallées habillées de superbes patchworks multicolores : Les terres fraîchement retournées variant du beige à l'ocre, le vert foncé des résineux tranchant avec les teintes plus claires des jeunes pousses des blés d'hiver.
De véritables tableaux impressionnistes !
Et je pars ainsi "jardiner" pour retrouver un joyau de bois : la chapelle russe de sylvanès ! Petites routes, chemin et au bout, la récompense :
Pour se donner une petite idée de l'environnement, voici la vidéo publiée par Marc, que je remercie à nouveau pour cette surprenante et néanmoins superbe idée de visite :
Ensuite, changement de décor pour une arrivée sur les terres plus arides du Larzac et plus particulièrement chez Laurent, après une pause-café au Caylar et admirer ce magnifique arbre sculpté :
Ou même Chez Raoul devrais-dire puisque c'est le nom du lieu où je vais enfin pouvoir alléger sérieusement la bécane ! En effet juste avant les confinements, j'avais promis à Lolo et Olivia une livraison de confitures … qui attendent donc depuis deux ans. Tous ces pots sont accompagnés des sempiternels fromages, nougat et jus de pomme et je vais ainsi pouvoir plier le sac qui se logeait sur la selle …
Notre rencontre avec Lolo commence à dater et je viens ici la première fois en 2015 (cf. l'article "Chez Raoul".) et depuis avec Christian par exemple ou aussi vivre de grands moments comme cette causerie avec des personnages d'exception (cf. l'article "LIP, chez Raoul").
Bonnes petites bouffes en famille, puis Olivia part en goguette (enfin c'est une expression très libre puisque c'est avec ses filles). Nous en profitons donc pour avancer un peu sur les multiples travaux de tris et rangements nécessités par la fin de la saison … et l'ouverture prochaine d'un nouveau site internet dédié à la fourniture de produits régionaux.
Mais il me faut rentrer sur Bort le vendredi, non sans un arrêt à Aurillac pour saluer ma "poissonnière" Isabelle (en fait, une éminente spécialiste des aquariums … et de ses habitants !).
Moto déchargée, lessive en route (cela va bien faire rigoler Dédé qui me taquine parfois sur mes habitudes comme celle de faire ma lessive rapidement afin d'être prêt à repartir !) et je profite d'une bonne nuit.
Samedi matin c'est l'occasion de remettre en route les poignées chauffantes. Départ à 6° avant d'aller flirter avec les températures négatives à l'approche du plateau des Millevaches.
Une halte café chez Arlette pour se réchauffer … et me rééquiper car j'avais été un peu optimiste !
Ensuite, un lancinant parcours vers la Bretagne, sous le soleil mais avec du vent, afin d'être prêt à me lancer dans de nouvelles activités de récoltes et culinaires : sauces tomates aux petits légumes, ketchup de tomates vertes, crème de marron, confitures de Gigérine et de nouvelles plaques de nougat qui agrémenteront ma prochaine virée …
Cette rencontre avec le team Falcon Racing et sa Yamaha #121 est riche d'enseignements … et de plaisirs partagés.
J'ai déjà retracé cette semaine du Bol pour Mototribu dans un long article que vous pouvez retrouver ICI , et je vais maintenant compléter mon propos par une vision plus personnelle.
De prime abord, cette équipe semble disparate.
D'une part, une bande de jeunes débonnaires et chahuteurs et d'autre part, quelques éléments plus posés avec visiblement du métier.
Mais ce constat ne me paraît pas rédhibitoire. En effet, la structure est assez jeune et sa présence sur les courses d'endurance ne date que de 2016 pour la première au 24h00 du Mans. Et comme il est complexe de créer puis de gérer une structure de bénévoles, tout en cherchant les financements nécessaires auprès de partenaires, cette situation me semble propre à une phase de croissance.
En fait, dès les premiers essais, cette impression initiale est balayée par la vision d'une activité millimétrée où chacun prend sa place. Les joyeux lurons assument leur missions avec rigueur et dans un ensemble (presque) parfait … en cherchant constamment à s'améliorer !
Je citerai peu de nom ici, de peur d'en omettre certains, mais commençons par les pilotes, jeunes et bien entourés par leurs proches et d'une régularité exemplaire :
Le doyen David Chevalier (26 ans), demeurant en Suisse, présent avec son épouse et le premier de ses descendants (ils nous annonceront dans la semaine la venue prochaine d'un nouveau bébé !).
Théo Eisen (22 ans), accompagné quand c'est possible par son entourage qui participe (avec succès) au Bol Classic. Nous devisons ensemble, avec bien sûr quelques railleries, d'un ami commun : Dolhéan, fils d'un autre David lui-même pilote et team manager du MP Racing avec lequel je partage une belle histoire !
Enfin, Loïc Millet (19 ans) le plus jeune de tout le plateau. Une anecdote à son sujet : Dimanche soir, je croise des participants et nous discutons deux minutes. Lorsque j'évoque Loïc, ils rigolent et s'expriment : "Certains pilotes le regardaient avec amusement en le voyant arriver en pit-lane, mais beaucoup ont déchanté après avoir subi ses assauts sur la piste …".
Néanmoins, n'oublions pas Hugo Robert(21 ans), bien facétieux, pilote remplaçant.
En fait, sa qualification avec le Falcon Racing lui permettra de prendre le guidon d'une autre Yamaha, la #98 du team EMRT de Monaco qui finira 16ème (6ème SST) … après bien des galères !
Cette ruche vrombit sous la férule du team-manager Mika -Mickaël Le Dévéhat – attentif mais sachant déléguer avec justesse, laissant chacun assumer ses responsabilités. Il est agréablement secondé dans la logistique par le duo de charme Chloé/Laurène (ordre alphabétique, pas de favoritisme !) qui œuvre aussi au chronométrage. En ce qui concerne l'équipe technique, c'est à William que revient la lourde charge de chef-mécano.
Mais n'oublions surtout pas les partenaires sans lesquels cette aventure serait impossible, déjà en termes économiques.
Toutefois, l'aspect financier est loin d'être LE critère.
Ils sont passionnés, engagés et beaucoup d'entre eux font le déplacement pour vivre ces heures exceptionnelles en communion avec toute l'équipe.
A nouveau, je ne pourrai pas tous les citer. A titre d'exemple, j'évoque la famille Millet.
Le Papa de Loïc, Titus Millet est concessionnaire Yamaha à Pontarlier (25) : Moto Performances.
En particulier il fournit son superbe semi-remorque, offre son relationnel avec Yamaha et, fort de son expérience, participe activement à la stratégie de course. Je l'ai d'ailleurs surnommé intérieurement "Le Grand Gourou" !
Et son épouse n'est pas en reste. Elle s'active en permanence, notamment attentive à ce que chacun puisse manger dans de bonnes conditions.
Bref, les partenaires sont vraiment intégrés à la "Famille Falcon" et partie prenante de la superbe aventure !
En ce qui concerne la course, je n'ai pas le temps de la suivre. Je suis essentiellement dans ma bulle, à surveiller le bon déroulement des live, gérer les interactions avec les internautes, anticiper les éventuelles galères (mais là, ce fut simple car sans encombres majeures pour la #121). En fait, je regarde la course comme à la maison, à la télé … mais seulement par intermittence et sans le confort d'un bon fauteuil !
Je bénéficie aussi, en avant-première des vues de Nicolas Tesson qui arpente les bords de piste et nous rapporte quelques superbes photos de l'action :
Après cette semaine intense … et une bonne nuit, l'équipe Nonocam se quitte lundi matin. Si je repars vers l'Ardèche pour ma première étape, je change d'itinéraire ce qui m'évite un mistral trop violent et m'offre bien des souvenirs, avec les copains du RMS ou des virées "jeunes permis" avec Dédé, entre autres. C'est d'ailleurs chez lui que je passe la nuit avec toujours un accueil aussi amical.
Le mardi, je remonte sur Bort mais, contrairement à l'aller, par la fabuleuse N106 … pas si amusante avec ses travaux à répétition. Une succession de feux engendre les accumulations de véhicules. Avec de la visibilité, cela permet de remonter la file et repartir avec une route dégagée, sinon il faut dépasserentre chaque virage les "chicanes mobiles" qui repartent en file …
Cela laisse le temps d'admirer les somptueux paysages des Cévennes, de l'Aubrac puis des monts du Cantal avant de parquer la brèle devant la maison.
Après 3 jours d'activités sur place, particulièrement au sein des Restos du Cœur, longue dernière étape vers la Bretagne où la brave Tracer retrouve son environnement bucolique pour quelques jours … avec près de 3000 km de plus au compteur.
Mais elle va bientôt repartir pour son "Tour de France des Potes" débuté d'ailleurs avec les passages chez l'ami Dédé (DD07) !
En attendant ces nouvelles aventures, voici un résumé en images de cette folle semaine au sein du Falcon Racing :
Nonocam, un drôle de vocable, mais cela représente quoi ?
Tout simplement une équipe de bénévoles passionnés de moto qui assistent les teams désireux d'assurer une plus grande visibilité de leurs activités et exploits. Le seul coût à leur charge est celui des connexions internet et des droits à diffusion facturés par les organisateurs et diffuseurs.
Le matériel spécifique (caméras, micros, PC, câbles et divers matériels) ainsi que les prestations humaines (les Geeks) sont tout simplement offerts à ces équipes.
Pour ce Bol d'Or 2021, 3 teams demandent à bénéficier de cette solution existante depuis de nombreuses années. A titre personnel, j'ai fait connaissance avec Bruno, l'initiateur et concepteur de cette approche, lors des 24h00 du Mans 2015 au sein du team MP Racing. Une première action commune où nous nous sommes liés d'amitié traduite depuis par de multiples actions sur les circuits … et de mémorables moments pour chaque édition de l'hivernale motocycliste Les Millevaches depuis.
J'arrive donc sur le circuit du Castellet ce lundi 13 septembre. Nono a déjà déchargé son matériel et nous débutons les installations. Enfin, pour être précis, Nono équipe les box et j'essaye de faire l'apprenti de service, n'étant vraiment pas un spécialiste de ces installations !
Mercredi, les 3 box sont équipés et nous attendons les connexions internet pour faire les tests et réglages.
Jeudi à 7h00, Nono fait sa tournée d'inspection, tout va bien.
Mais à 8h00, il faut revoir toute l'installation, après un orage fugace et néanmoins intense. Plusieurs caméras et quelques câbles n'ont pas supporté le traitement et il faut tout vérifier et changer les éléments perturbateurs.
Dans l'après-midi, je pars à l'entrée du circuit pour accueillir notre troisième compère Davide. A nouveau, un violent orage se déclenche à cet instant, je lui remets ses Pass sous le déluge et nous rejoignons le paddock trempés avec une pensée pour les pilotes qui sont dans la première séance d'essais.
Samedi, nous sommes à nos postes, heureusement peu éloignés les uns des autres :
Nono aux commandes de l'ensemble, mais plus particulièrement du team Team 33 Louit April Moto #33.
Quant à moi, je gère le live de la #121 du Falcon Racing.
Pour nous, tout se passe bien, à tel point que vers 3h00 du matin nous devisons avec Nono et sommes fiers de voir nos trois machines dans le top 10 du SST (machines stock par opposition aux EWC, plus élaborées et plus performantes).
Mais environ 2 heures plus tard la #33 est contrainte à l'abandon.
En effet, lors du 102e tour, Luca Vitali a violemment chuté et a dû aller à l'hôpital passer un scanner. Ses deux compères, Christian Gamarino et Simone Saltarelli, doivent donc continuer seuls. Devant les risques qui s'accumulent, ils prennent la difficile mais sage décision de jeter l'éponge (et dans ce contexte détrempé, c'est plus qu'une image !).
En ce qui concerne la #24, elle caracole en tête de sa catégorie pendant la majorité de la course et profite même des abandons successifs des tops teams pour s'offrir la troisième place du général.
Une SST sur le podium final face aux EWC, ne s'était plus vu depuis 2014 !
Cerise sur le gâteau, cette première place dans sa catégorie lui offre son titre de Champion du monde FIM Superstock, avant la dernière course prévue à Most (République Tchèque).
Notre ami Davide profitera de ces moments d'euphorie pour apparaitre sur la photo de groupe finale.
Pour ce qui est de la #121 du Falcon Racing, je vous en parlerai plus longuement dans les jours à venir …
D'autant qu'il y a à dire sur cette équipe d'exception qui, entre autres, engageait le plus jeune pilote du plateau !
Dimanche soir, matériel plié et rangé, nous nous écroulons pour une nuit réparatrice permettant de prendre un départ plus serein le lundi matin, de nouvelles histoires plein la tête … et probablement vers de nouvelles aventures !
Jeudi, c'est la première journée "officielle" et c'est aussi le jour où nous démarrons les retransmissions des "live" assurés par Nonocam au sein de trois box.
En effet, depuis lundi nous installons le matériel, réalisons les tests afin d'être prêts pour ce jour.
Ce jeudi matin essais libres puis cet après-midi première séance d'essais qualitatifs (14h50 à 16h40) suivie en début de soirée des essais de nuit (de 20h30 à 21h30).
A cette occasion, vous pourrez donc suivre la course de l'intérieur de ces 3 teams :
En cliquant sur leur nom, vous accéderez à leur page Facebook diffusant son "live".
Mais les réfractaires à ce réseau social et ils sont nombreux, conservent une capacité d'accès directement sur le site de Nonocam (lorsque tout sera testé, surtout après les violents orages de cette nuit …) :