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16 décembre 2007 7 16 /12 /décembre /2007 10:54

Ce texte sera réalisé début 2008. Néanmoins, une partie de la dernière année de son histoire existe déjà sur ce blog (Tourist Trophy, Pyrénées, Superbike).

Comme pour la rouge, en voici toutefois quelques photos :

Dscn3387-1--copie-1.jpg

Alfred me colle aux basques sur sa magnifique R90S.
Un super week-end ou je serai le plus jeunes des trois vieux ! ! !

 

Dscn3587-1-.jpg

Une froide matinée de novembre devant la château de Pompadour.
Nous rodons la Versys de DD07.
Machine reçue le jeudi, équipage arrivé le vendredi soir.
Lundi nous sommes obligés de nous restreindre et
mardi révision des 1 000 (largement dépassés) à Clermont Ferrand ! ! !



Depart de chez André aprés notre périple Pyrénéen.
Ce chargement me vaut la gentille apostrohe suivante :
"C'est quoi cette moto de gitan" ! ! !

div19.jpg

Le Div19 au milieu du tracè de la course de côte du Sancy.

Excusez la grimace, c'est le soleil.

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16 décembre 2007 7 16 /12 /décembre /2007 10:35

Pour cette nouvelle moto, je reprends l'équipement de la précédente (pare carter, top case et valises rigides (seuls les flancs de couleur sont changés), sacoche à fixer sur une housse de réservoir maintenant rouge.

Un nouvel attirail fait son apparition, qui donnera des idées à beaucoup : une prise allume cigare sous la selle. Elle me permet de recharger le portable, mais aussi d'alimenter un petit compresseur. Certains seront surpris, puis rassurés lorsque nous réparerons des crevaisons sur le bord de la route (n'est-ce pas Patricia ? ) ! ! !

Je ferai monter rapidement un bas de carénage. En effet, je roule par tous temps et les période de frimas me motivent à penser à une meilleure protection. Dans les faits, le gain ne m'apparaîtra pas fondamental.

 

De toutes façons, je crois que je ne suis pas fait pour le carénage. Lors d'une sortie avec Les Bélugues en Drôme Provençale un petit matin de printemps frisquet, nous sommes peu mais motivés. Le rythme est coulé et néanmoins soutenu. Les virages s'enchaînent et je connais désormais tellement bien cette machine qu'il n'est pas rare que les petits numéros des bords des pneus soient effacés. Nous enchaînons fabuleusement, mais dans un gauche prononcé le carénage commence à toucher. Dommage, presque neuf et déjà abîmé. Malheureusement, la courbe a une fâcheuse tendance à se refermer et je commence à élargir ma trajectoire. La route n'est plus suffisamment spacieuse et l'extérieur du virage ne présente qu'une échappatoire, le ravin ! ! ! Un puissant appui conjugué sur les guidon et cale pied gauches font plonger un peu plus la bécane. D'autant plus que le carénage explose littéralement. La sortie de courbe se termine correctement. C'est passé, c'était beau ! ! ! à part le carénage qui lui n'est plus beau du tout. Après cet épisode, cet appendice est démonté dans le but de le réparer. Dans les faits, je ne le remonterai jamais.

 

Une autre sortie hivernale avec les Bélugues. Sous le froid soleil, les stalactites qui ornent les gorges de la Nesque ne fondent pas. André et son 250 NX et Alfred chevauchant sa magnifique R90S sont bien sûr de la partie avec quelques autres dont trois jeunes en sportives. La vitesse est mesurée ce qui nous permet de mieux profiter de ces mythiques paysages (surtout pour les amis du Repaire des Motards du Sud !). A la pause déjeuner, les trois petits jeunes recherchent assidûment (mais très gentiment) la compagnie de ma petite jeune fille de 15 ans. Malheureusement pour eux, cette situation ne lui convient pas et elle tente de couper court à leurs élans. Peine perdue, les jeunes sont tout en faconde, probablement émoustillés par l'approche du printemps. N'y pouvant plus rien, ma fille devient agressive :

-        bon, vous les petits joueurs, ça suffit.

-        Comment les petits joueurs ? s'étonnent les jeunes offusqués.

-        J'ai regardé vos pneus, ils sont presque carrés. Allez voir ceux de mon père et après on discute.

Eclats de rires des anciens qui y vont aussi de leur couplet. La taquinerie est rarement absente de nos échanges.

L'après midi se continuera sans ces trois là qui, décidément, avaient trop froid ! ! !

 

André et Alfred, pour en revenir à eux, sont des monuments et méritent largement une petite présentation complémentaire :

Ø     Alfred a passé les 70 ans et vient de subir un triple pontage coronarien. Il est cependant tellement passionné qu'il est de nombreuses sorties. Il m'a piégé de nombreuses fois. Entre son côté "blague à froid" et le respect que je lui porte, il m'a souvent embarqué dans des discussions des plus sérieuses pour m'apercevoir seulement à la fin que je me faisais bercer dans son délire. C'est un passionné de mécanique et sa BMW est totalement démontée et refaite tous les ans.

Ø     A près de 60 ans, André allie toujours bonne humeur et pitreries. Ses tenues voyantes font souvent de lui le serre-file des grands groupes. Certains pouvaient croire que ce poste lui était attribué en fonction de sa machine, poussive face aux monstres actuels. Ceux là ont vite déchanté. Peu d'entre nous arrivent à le suivre sur les petites routes bien viroleuses. Profitant de certains lignes droites, certaines sportives arrivent à le doubler. Mais l'étonnement du pilote est grand quand, à la sortie de l'épingle suivante, il retrouve la NX devant lui. Dédé à tout simplement emprunté un chemin de chèvre pour compenser son manque de vitesse de pointe ! ! !

 

Avec les beaux jours, les groupes deviennent imposants et il n'est pas rare de partir à plus de trente motos pour écumer tous les sites de cette région. Entre les Alpes, le Vercors, l'Ardèche les côtes de la Méditerranée et les Cévennes, les ressources en paysages et virages sont presque infinis.

 

Un de ces matins où il fait déjà très chaud en vallée du Rhône, nous nous équipons avec pour objectif un pique nique au lac d'Issarlès (07). Le temps que tout le monde soit prêt, les premiers suent à grosses gouttes et une réflexion de Néné, toujours fort en verve, fuse :

-        -Magnez vous, on crève. Je vous préviens, arrivé la haut je cours me baigner.

Après une super matinée nous déballons le pique nique sur le bord du lac. Seulement la météo n'est plus la même et les 12° nous paraissent encore plus frais avec le vent. J'apostrophe donc Néné :

-        Alors Néné, tu vas te baigner ou tu n'as que de la gueule ?

-        T'es pas fou toi. Tu rentres là- dedans avec un sexe mais tu en ressors avec un vagin.

Eclat de rire général à l'énoncé de cette métaphore particulièrement imagée.

 

La gestion de ces groupes importants pose des problèmes de sécurité et de convivialité. Les machines sont différentes et les expériences plus encore. Sur les petites routes piégeuses les écarts deviennent vite conséquents et il ne faut pas perdre une partie du groupe. Sur les portions rapides il faut éviter que certains dépassent leurs limites en essayant de suivre un train dont ils n'ont pas l'habitude. De plus, s'arrêter trop souvent n'est pas toujours facile, sinon dangereux et tout le monde est frustré. Les plus rapides sont coupés dans leurs œuvres et les derniers ont rarement le temps de reprendre leur souffle ou fumer leur cigarette.

Pour pallier ces inconvénients, nous définissons un trajet précis (mais il peut évoluer), un meneur et un serre file. Derrière le meneur suivent 3, 4 ou 5 motards aguerris que j'appelle les chiens de garde. A chaque changement d'axe, un chien de garde attend de voir le serre file pour repartir et remonter prendre sa place. Lorsque le meneur n'a plus de chien de garde derrière lui, il ralentit ou s'arrête suivant l'environnement. De cette manière, nous n'avons jamais perdu personne et chacun peut rouler à sa main sans la hantise de se perdre ou de risquer d'abuser de ses propres limites. Quand les plus sportifs sont trop impatients, ils partent en découdre devant avec un point de rendez-vous convenu ou ils peuvent refaire l'histoire en parole, souvent à la mode Joe Bar Team.

Si je suis souvent le meneur, je préfère bien sûr le rôle du chien de garde, mais je ne le fais qu'en solo !

 

Durant l'été, je ne fais que de brèves sorties le dimanche. La cycle est immuable, je passe le matin de bonne heure au bureau, retrouve les bandes de copains pour le café, pars pour la journée puis repasse au bureau le soir pour auditer les cours des fruits et préparer le démarrage de la semaine pour les stations d'expéditions.

 

Un de ces dimanche, nous avons projeté un pique nique à Val Drôme, une petite station de sport d'hiver de moyenne montagne. Le temps est magnifique et plus de quarante équipages se retrouvent au départ. Nous partons par les départementales, traversons le Diois sans goûter à la Clairette, déambulons dans les Baronnies pour arriver en fin de matinée sur un site quasiment désert. Le calme est vite perturbé par cette mini concentration exubérante. En début d'après midi, pendant que promeneurs et randonneurs s'étonnent de cet attroupement motocycliste, certains d'entre nous négocient avec les responsables du site pour bénéficier des équipements. Une remontée mécanique est mise en route mais il n'y a vraiment pas de neige. En fait, nous nous installons dans des petits karts sans moteurs, avec de grosses roues basse pression, un rudimentaire système de freinage et une direction. Nous attrapons les perches qui nous tractent en haut de la pente. Ensuite, la déclivité nous emmène à une allure qui peut devenir importante. Les premiers tours provoquent euphorie et fous rires. Puis l'esprit de compétition prend le dessus pour certains. Ils veulent s'équiper de leurs tenues moto pour faire des courses. Le perchman refuse catégoriquement et explique en souriant que cela évitera peut-être trop de débordements. Peu importe, ils montent à une petite dizaine et s'alignent au sommet. Seulement, la piste se rétrécit rapidement. Il est presque sûr que le premier à rentrer dans le goulet sera le premier en bas. Il va sans dire que les explications dans les premières dizaines de mètres sont musclées pour les compétiteurs, mais aussi désopilantes pour les spectateurs. Le responsable de la station ne regrettera pas. De nombreux promeneurs se sont joint à nous et le chiffre d'affaire de la journée a dû exploser.

Dans l'après midi je pars musarder sous les frondaisons avec ma nouvelle passagère. A notre retour, le groupe est parti. Nous partons en chasse sur une route toute en grande courbes et fortement gravillonnée. Pour un baptême, ma SDS est vernie. Je sors le grand jeu et vise les ornières intérieures de chaque virages avec visibilité, sautant à chaque fois les amas de gravillons lorsque la moto est à peu près droite. Nous rattrapons les derniers et commençons à les remonter. Les réactions de certains me laissent prévoir les vannes à venir. Je préviens ma passagère pour lui éviter une mauvaise surprise. Arrivés à Nyons, pause rafraîchissement. Au milieu de la place, je vous laisse imaginer les quolibets dont nous abreuvent tous ces jaloux. Ma passagère, peu habituée à nos taquineries incessantes en est quitte pour une rapide et violente montée de rouge aux joues qui a pour effet immédiat un renchérissement des propos railleurs.

 

Un haut lieu de la région me rappelle deux petites histoires. Il s'agit de la montée du Col du Rousset qui ouvre la voie au plateau du Vercors. Un parcours sinueux, un bitume presque parfait, des paysages grandioses.

 

Le premier épisode est encore avec une nouvelle passagère néophyte. Avant d'arriver à Die, au pied de cette route, nous avons roulé presque deux heures. Allure très calme au début, puis augmentation progressive du rythme. Ma passagère se fait aux sensations, s'habitue et apprécie. J'attaque donc le col avec un certain entrain après, bien sûr, avoir laissé passer quelques furieux dont Carlo et son 1100 XX, Jean-Pierre en VFR ou Fabrice qui vient de troquer son TDM pour un 1000 Fazer ou Ludo et sa Ducati. Dans un grand droit, le cale pied commence à s'alléger sur l'alsphate le genou est fouetté par les herbes et je sens ma passagère se raidir. Soucieux de calmer son appréhension, je lève la main gauche en l'air, lui fait les marionnettes et lui crie "ne t'inquiète pas, je maîtrise". Je calme néanmoins la cadence. A l'arrivée, je constate que ma passagère est légèrement pâle et tremblante. Elle n'a rien compris à mes paroles, et encore moins à mes gesticulations. Elle a pensé un instant que nous tombions et que je lâchais la moto. Un nouvel exemple des distorsions de la communication. La journée s'est tout de même très bien déroulée, grâce à une météo des plus agréable et une allure plus adaptée à de la balade.

 

Le second souvenir de ce col débute à Montélimar, départ d'une grande sortie vers la Chartreuse, au dessus de Grenoble. Les Golds, Harley ou autre timides désirent passer par la vallée, mais je propose une alternative par le Vercors. Jean-Pierre et son VFR, Mousse en 600 Bandit et un jeune nouveau en VTR se joignent à ce projet. Dans les grandes courbes qui nous emmènent vers Die, l'allure est rapide et nous dépassons fréquemment et très largement les vitesses réglementaires. Néanmoins, nous sentons le VTR piaffer. Ce sentiment est confirmé lors de la pause café. Notre jeune, super équipé racing, nous exprime gentiment sa volonté d'aller plus vite. Ne pouvant pas (et ne voulant pas, je suis le seul en duo) lutter avec ces machines je les laisse passer pour l'ascension et je continue à une vitesse soutenue tout de même. A mi hauteur, dans la sortie d'un virage à droite, large plaque de gravillon qui commande le gauche qui suit immédiatement. Quelques cyclistes sont arrêtés mais je suis polarisé sur la conduite. Relever la machine, freiner fort avec un minimum d'angle, repérer le meilleur (ou le moins mauvais) passage et recoucher la moto pour le second virage. Ca passe sans problème et j'aperçois dans mes rétros les gesticulations des cyclistes. Cela m'apparaît tellement anormal que je fais demi tour pour m'enquérir d'un éventuel problème.

A ce moment j'aperçois un casque qui sort du ravin. Le jeune pilote, surpris par l'état de la chaussé, a freiné, glissé, s'est couché et a fait une magnifique tout droit pour plonger dans le précipice. Les arbrisseaux lui ont évité une descente infernale de plusieurs dizaines de mètres et il ressort sonné, mais indemne. Les sliders, mais aussi toute la combinaison portent les traces du méfait. Par contre, la moto est imbriquée dans le taillis et la pente et quasi verticale. Nous aurons un mal fou à la sortir, avec l'aide d'automobilistes gentiment arrêtés et qui nous prêtent des cordes, et des deux autres qui finissent par redescendre. En effet, arrivés au sommet ils seront étonnés de ne pas trouver la VTR alors qu'elle était devant. La moto ne sera pas réparable et nous ne reverrons plus ce jeune pilote ! ! ! Mousse est d'autant plus catastrophé que son pique nique est dans les soutes d'une Gold Wing. En fait nous repartirons bien tard, mais suffisamment vite pour retrouver les autres au bord d'un lac et finir de manger avec eux.

 

En novembre 2001, je suis consterné, mais pas surpris, par un courrier lecteur de Moto Journal. Une certaine Mme T. s'interroge sur le machisme des motards suite à un premier aperçu particulièrement négatif de notre univers. Cette missive m'interpelle. Pas de jugements hâtifs, mais des questions et des doutes d'une jeune Maman. J'adresse une réponse à Moto Journal qui paraît mi décembre sous le titre :

-        Les motards sont-ils tous de gros bourrins ? Pas tous

 

En voici le texte :

 

Ton courrier paru dans MJ 1495 me laisse perplexe et je viens m'associer à la réponse de la rédaction. OUI, comme partout, dans le monde de la moto il existe des personnes dont nous ne partageons pas obligatoirement les affinités avec l'alcool ou les euphorisants de tout poil. OUI des machistes et des égoïstes font de la moto, mais je ne pense pas que des motards puissent être fondamentalement machistes ou égoïstes.

Si un jour tu passe par Montélimar, suis les conseils de MJ et viens partager une sortie avec nous. La bonne humeur et l'amitié sont orchestrées par notre passion commune qu'est la moto au sens large. En effet, nous mélangeons allègrement sportives, routières, trails, Harley ou Gold, mais aussi femmes (passagères et pilotes) et hommes. L'alcool est peu présent (hormis pour certaines fêtes) et les pétards quasiment inexistants. L'entraide, y compris en dehors de la moto, est plus notre credo que l'égoïsme.

Quant au machisme, il apparaît régulièrement dans nos réflexions, mais toujours pour chahuter et non pour dévaloriser.

D'ailleurs ces femmes savent parfaitement que nous les respectons, même si, pas plus que toi, elles ne militent au MLF.

Alors, Mme T. , ne généralise pas une expérience malheureuse. Je t'affirme que ce que je vis ici, je le retrouve partout au cours de mes nombreuses pérégrinations (ma Diversion de février 2001 passera ses 49 000 km aujourd'hui au cours d'une balade !). mais il est vrai que l'attitude de certaines personnes à moto (que je ne veux pas appeler motards) me dégoûte parfois.

A quand tu veux et tous mes vœux de réussite dans ta vie (je suis papa poule) et dans tes approches du monde motard.

 

A cette même période, je vis ma première interception pour excès de vitesse sur l'autoroute A7. Il fait très froid, brumeux et peu de motos se déplacent dans cet environnement ! A cette époque, même si je ne prend pas de risques inconsidérés, je prend plus de libertés avec les limitations de vitesse que maintenant. Arrêté au péage ou j'ai suivi les motards de la gendarmerie, se déroule une scène épique :

 

-        Vous venez d'être contrôlé à 165 km/h. Avez vous les papiers du véhicule et votre permis de conduire ?

Je retire mon casque et présente les documents réclamés tout en marquant mon étonnement quant à la vitesse énoncée et en demandant le lieu du contrôle. Lors de cette précision, ma réflexion fuse :

-        Ah oui, mais là c'est normal.

En voyant la mine atterrée du gendarme, je m'aperçois immédiatement que nous ne donnons pas du tout le même sens à cette simple phrase. Je m'empresse donc de lui préciser ma pensée :

-        Vous êtes motard. Je remonte le flot des véhicules. La file de droite est totalement occupée par les camions lorsque j'arrive sur deux voitures sur la file du milieu qui roulent très près l'une de l'autre et présentent un comportement approximatif. D'un coup de gaz, j'optimise un dépassement qui peut s'avérer dangereux. D'ailleurs, je me suis immédiatement remis à 150 km/h et vous n'avez pas du souffrir pour me rattraper !

-        Oui c'est vrai. Roulez-vous souvent en moto ?

-        Tout le temps. C'est mon unique véhicule. D'ailleurs vous avez la carte grise (elle a 9 mois) et mon compteur annonce 49 000 km.

A cet instant, la situation évolue totalement. Les militaires ont probablement constaté (et vérifié) que cet excès volontaire est maîtrisé (et assumé). Après un brève discussion relative à la moto, je repars avec quelques conseils de prudence mais sans PV.

 

Pour Noël, je suis en région parisienne et en profite pour faire connaissance avec Mme T. de MJ. Une petite balade sur les petites routes du Vexin lui permet de découvrir un magnifique château qu'elle ne connaît pas. Eh oui, le touriste Drômois connaît encore bien la région de sa jeunesse.

 

Le réveillon du jour de l'an est programmé avec de nombreux motards de Montélimar. Je redescends par le Cantal pour saluer les motards qui nous ont déjà accueilli dans leur gîte, mais aussi Serge de Metz qui y passe quelques jours. Les cent premiers kilomètres du retour sont dantesques. Le thermomètre est largement en dessous de zéro et toute la campagne est noyée sous la glace. Spectacle magnifique mais légèrement angoissant. Heureusement, les services de la DDE ont largement salé les routes. Seuls les plateaux, le col d'Entremont et la descente sur Murat présentent des chaussées uniformément blanchies par la neige qui tombe à gros flocons. J'ai beau rouler au pas, avec la plus grande circonspection, mais je serai tout de même ralenti par une voiture dont le conducteur n'était vraiment pas confiant. Je ne peux pas non plus m'amuser dans la magnifique vallée de l'Alagnon entre Murat et Massiac, les risques étant trop importants (à leur tour, mais plus tard, Alfred et André puis Pascal et Fred apprécieront tous ces enchaînements). Encore un peu de neige sur le plateau Ardéchois, un arrêt café à la tristement célèbre Auberge Rouge et une descente prudente sur Aubenas. Ensuite, la température remonte franchement et j'arrive tout sec chez moi.

 

La suite en 2008.

 En attendant, voici déjà quelques photos :

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16 décembre 2007 7 16 /12 /décembre /2007 08:29
 

Le premier week-end voit ma première chute. J'emmène ma fille voir les hordes de motos au retour du dernier Bol d'or au Castellet (je ne l'aurai jamais vu sur ce circuit, mon Bol ultime était encore au Mans, et ma dernière présence sur cette piste est pour le MJ 200 !). Un scooter est par terre dans un rond point et les véhicules tournent autour sans s'arrêter. Je me dirige vers ce point pour me mettre en protection de la jeune fille au sol, quand nous nous retrouvons à notre tour étendus, la moto couchée à contre sens. Le rond point est maculé de gas-oil ! Nous prévenons les secours (pas de blessés mais nécessité de traiter cette patinoire). Nous attendrons plus d'une heure la DDE qui nettoie l'ensemble des ronds points de la ville. Pendant ce temps, ma fille et moi balisons le terrain pour prévenir les dizaines de motos s'engageant dans ce piège. Nous repartirons avec quelques légères contusions et un cabochon de clignotant cassé.

 

L'utilisation de la première année est avant tout professionnelle et familiale.

 

Même si les débuts avec cette nouvelle machine ont été déroutants, je commence à en prendre la mesure.

 

Hormis pour de long trajet, la Diversion n'est vraiment bonne nulle part. Dans les grandes courbes elle "saucissonne" joyeusement, son freinage est loin d'être optimum, dans les "petits coins" il faut se battre avec son poids et sa linéarité moteur oblige à tricoter du sélecteur quand le rythme est soutenu. A contrario, elle n'est vraiment mauvaise dans aucun domaine et pardonne même de nombreuses fautes d'appréciation ou de pilotage.

 

Des le départ, je l'ai équipé de protège-carter d'une housse de réservoir avec double sacoche et d'un top-case. Rapidement, je complèterai l'équipement par l'adjonction de valises rigides et d'une bulle haute.

 

J'ai la chance de  bénéficier de l'entraînement de motards aguerris qui acceptent de me traîner comme un boulet que je suis et qui m'ont sagement "tiré" ou attendu dans les tourniquets Cévenols et Ardéchois. Je pense particulièrement à la petite équipe issue de Tissot motos que je remercie encore ici. Sans leur patience et leurs conseils, je n'aurais pas acquis si rapidement la confiance nécessaire à une meilleure maîtrise. Par la suite, j'aurais souvent l'occasion, et le plaisir, de transmettre à mon tour le fruit de l'expérience.

 

Dans cette période de renouveau de ma vie motocycliste, j'accumule nouvelles rencontres, virées mémorables et fous délires.

 

Ma fille de 14 ans devient ma passagère privilégiée. Elle m'accompagne sur les circuits, en concentrations, voyages et balades. Elle devient tellement "accro" qu'il lui arrive fréquemment de s'endormir derrière moi. Lorsque son casque se pose entre mes épaules, je sais que je dois faire "soft".

Néanmoins, elle me fera très peur, du côté de Brive au retour d'une concentration à La Bachellerie-24 (Salut à vous Marie-Pierre et Patrick. Que de bons et inoubliables moments passés !). Elle sera sur le point de tomber dans une sortie de rond point, emportée dans sa torpeur et glissant de la selle . Après cette aventure, je ferai plusieurs dizaines de kilomètres d'une seule main sur une route viroleuse, du côté de Rodez (merci au motard de la police qui m'avait appris à rouler sans embrayage lorsque ce dernier m'avait lâché sur mon 350 Honda en 73 !). En effet, je tiens son bras de ma main gauche (elle ne peut pas partir à droite) et mon coude gauche l'empêche de basculer à gauche. Par la suite, lorsque les conditions le permettent, un sangle servira à "arrimer mon SDS (Sac De Sable)" à son père indigne.

Cette technique donnera lieu a un échange verbal d'anthologie pendant un arrêt-café (Les Vans-07) au petit matin d'une sortie en Cévennes avec quelques copains, alors que je suggère à ma fille de prendre un Cola pour se réveiller :

 

-         Tu sais Papa, je n'aime pas trop quand je suis attachée.

-         Si je fais ça, c'est pour éviter de te perdre quand tu somnoles. Mais pourquoi me dis-tu ça ?

-         Eh bien, tu roules plus vite.

-         Oui, sans aller vraiment vite, je peux enrouler plus rapidement puisque tu es solidaire de moi. Par contre, je ne comprends pas cette réflexion alors que tu me demandes souvent plus de vitesse.

-         C'est vrai. Ce n'est pas pour la vitesse. Mais lorsque j'ouvre les yeux dans certains courbes, la route, elle n'est vraiment pas loin ! ! !

 

Notre "couple" donne parfois lieu à des situations ambiguës et nous surprenons souvent des regards dénués de sympathie. Ainsi, lors de notre installation sur le circuit des 24 heures, au Mans, nous échangeons des services avec une bandes de jeunes voisins de camping. Le soir, lors d'un apéro convivial, nous nous présentons comme père et fille. Une remarque d'une jeune femme fuse à l'intention de son compagnon :

-         Alors, tu vois, j'avais raison.

Je me tourne vers l'intéressé et l'apostrophe vertement :

-         Tu me prenais certainement pour un vieux pervers qui se sortait une jeunette ?

Embarrassé, il tente de s'expliquer, puis s'aperçoit qu'en fait nous rigolons bien de cette situation que nous vivons de temps en temps.

 

Pour les vacances de février nous entamons un tour de France.

Première escale, un coucou à l'arrière Grand Mère en Bourgogne (il s'agira en fait d'une de nos dernière visite avant son décès).

Ensuite direction Paris. Au cours de cette étape, nous rencontrons notre première et seule panne de notre interphone "TUYAUCOM". Dans la traversée du Morvan, nous avons froid et nous ne nous entendons plus. Nous nous arrêtons pour boire chaud et vérifier les connexions de ce système simpliste mais efficace. En descendant de la moto, ma combinaison de glace se craquelle et se répand au sol. Il faisait effectivement très froid dans ce léger brouillard ! En fait, la vapeur d'eau a gelé dans les tuyaux et la glace forme bouchon ! ! !  Avec le dégel, c'est réparé.

De Paris nous rejoignons la Bretagne pour quatre jours. Le temps est relativement sec et pas trop froid. Chaque jour nous visitons toute la côte nord. Nous profiterons même d'un magnifique soleil à Cancale pour s'installer dans la véranda d'un restaurant et littéralement piller un somptueux plateau de fruits de mer.

Notre route se poursuit vers Poitiers ou les cousins font des "tours de manège" sur la moto du Tonton. Nous terminons par une halte en banlieue Toulousaine avant de rejoindre l'Ardèche par la côte méditerranéenne.

 

Ma fille se plaindra parfois de son séant maltraité mais aura tout de même fait plus de 50 000 kilomètres derrière son "vieux", et  dans toutes les conditions possibles.

 

Je reçois aussi plusieurs groupes de motards dans mon gîte.

Deux m'ont particulièrement marqués :

Ø      Le premier est le HOG (Harley Davidson) de Lyon pour lequel je réalise un gâteau particulier. Avec l'aide de mon fils pour le dessin (ce n'est pas mon fort), je reproduis avec succès le symbole (l'aigle) en pâte d'amande et chocolat. Ce décor trône fièrement sur l'imposante pâtisserie composée de génoise, poires et ganache ! Une équipe pleine de bonne humeur qui a offert un tour de Harley à mes enfants.

Ø      Le second vient de Metz. Ils garderont un souvenir cuisant (au sens véritable du terme) d'une descente de l'Ardèche en canoë. Pour la majorité, pourtant prévenus, cela se terminera en pharmacie ou à l'hôpital vu l'étendue et la profondeur de certaines brûlures provoquées par un soleil resplendissant. Martine(s), Serge(s), Catherine, Didier, Carole, … tant de gens que je reverrai, à Metz, dans la Meuse ou en Auvergne, et dans des conditions aussi diverses que des jours de l'an, des voyages, l'épiphanie (Martine se souvient certainement des galettes frangipanes).

 

Premier Bol d'Or à Nevers et première grande sortie moto pour ma fille. Nous partons le vendredi au petit matin. Dans l'ascension du col de la république la moto navigue dangereusement, emportée par des gesticulation de ma passagère. Arrêt rapide, ne sachant pas ce qu'il se passe. Ma fille voulant humer l'air ambiant a ouvert sa visière. Cette dernière en a profité pour prendre la poudre d'escampette, arrachée de son support. Dans une station service nous scotchons un écran de fortune devant le trou béant. Arrêts chez trois motocistes en route, mais aucun n'a de visière pour ce modèle. Ma fille n'aura qu'un spectacle très troublé de notre environnement.

Pour la première soirée ma fille est tendue. Elle vient de vivre un épisode difficile de sa vie lors d'un camp de vacances et je crois que le fait de se retrouver sous la tente l'angoisse. Nous en discutons. En fait, ce qui l'inquiète c'est plutôt le nombre de personnes ayant trop bu. Je lui explique que nous restons ensemble et que je n'ai jamais vu d'incident grave engendré par cet état de fait. La conclusion s'exprimera d'ailleurs le lendemain soir par une jeune fille bien détendue :

-         Tu avais raison pour toutes ces personnes trop alcoolisées. Soit ils rigolent, soit ils s'écroulent et dorment dans un coin. Ils ne nous embêtent pas et tout va bien.

Le samedi, nous nous rendons chez Moto Expert à Nevers. Ils n'ont pas de visière en stock mais prennent un écran sur un casque neuf. Merci encore à eux pour leur gentillesse. Ma passagère a fait un retour beaucoup plus confortable.

 

 

Ma vie personnelle évolue aussi et, suite à une séparation, je déménage à Montélimar.

 

Je profite de mon dernier week-end au gîte pour organiser un petit déjeuner en prélude à une virée à la première course de Super-motard d'Alès. Nous sommes une vingtaine dont des "durs" qui seront des compagnons de nombreuses et diverses sorties. En vrac, en espérant ne pas vexer ceux que j'oublierais, René (XJR 1300 puis Fazer 1000), "Papy" (Harley), Jean-Claude (Honda CB), Jean-Pierre (600 ZZR puis 750 VFR)

 

Dans ma nouvelle vie se pose la question du véhicule. La réponse est vite trouvée. Je ne rachète pas de voiture et décide de rattraper tout ce temps passé sans moto.

 

Cette nouvelle vie s'accompagne d'un élargissement rapide du cercle des compagnons de sorties. Je découvre doucement de nouveaux personnages, et le processus s'accélèrent lorsque nous organisons des manifestations moto comme  pour le Téléthon. Pour les balades, les groupes enflent rapidement, et il ne sera pas rare de partir à plus de trente motos.

 

Au cours de mes pérégrinations, je rencontre de nombreux autre motards, simplement croisés ou avec lesquels l'histoire continuera. Je pense particulièrement à des équipes découvertes au Mans ou à Magny Cours. Pascal et William de Bretagne, Fred et Marvine de La Rochelle, Jacky, son frère et leurs copains de Sologne.

 

Je songe aussi à ce dimanche de novembre gris et humide ou je me propulse à Bollène (84) pour une fête de la moto. J'ai la chance et le plaisir de gagner le rallye bon enfant organisé à cette occasion. J'y rencontre différents membres de ce club des Bélugues, et en particulier Zézé et Victor avec leurs magnifiques QUATRE PATTES (750 Honda), mais aussi Martine et Carlo, Monique et Marc, Gilbert, Patricia, Ghislaine et Alain, ...  . L'ambiance me plaît et je participerai à la vie de cette joyeuse équipe jusqu'à mon départ de la région.

Pourtant, à la première sortie je suis pris d'un doute. Sur la quinzaine de participants, je note un "ancien" en BMW R90S et un autre intervenant en 250 NX. La balade promet d'être "pépére" !

Que nenni, Alfred et André se révélerons de redoutables motards aguerris avec lesquels nous effectuerons de nombreuses virées et voyages, toujours dans la bonne humeur et souvent dans la gentille arsouille.

 

Je dois passer les fêtes de Noël à Paris, en famille. Je scrute la météo car il fait froid et les prévisions sont exécrables. Si je pars en début d'après midi je dois pouvoir passer entre deux fronts neigeux. Si mon boulot m'accapare énormément l'été, pendant les récoltes de fruits, je suis plus libre de m'organiser en saison creuse. Pour minimiser les risques, et ne pas rester trop longtemps aux intempéries, je prends l'autoroute. Le froid est pernicieux, mais très légèrement positif et un magnifique soleil m'accompagne jusqu'à Beaune.

La montée du Morvan annonce l'arrivée de la seconde perturbation. Le brouillard s'installe, s'intensifie avec l'altitude et les températures s'inversent. J'envisage de m'arrêter à la station du sommet pour enfiler la tenue pluie, mais arrivé à ce niveau, j'escompte sur une amélioration sur l'autre versant et continue. Erreur. Je suis contraint de stopper à l'aire suivante, couvert de glace.

Je salue le seul motard présent qui finit son plein, boit un café et me ré-équipe. Je repars sous une légère neige. La tension est là, mais je profite tout de même des somptueux paysages hivernaux, des arbres gangués de glace, de la campagne qui blanchit. La chaussée est mouillée mais dégagée.

Une vingtaine de kilomètres plus loin j'aperçoit le motard de tout à l'heure arrêté sur la bande d'arrêt d'urgence. Le jour tombe. Je stoppe derrière lui en warning et m'enquièrs de son problème. Sa machine a calé et refuse de redémarrer. Nous essuyons les fils de bougies, ré-essayons de démarrer, poussons, mais rien n'y fait. Il téléphone à des amis qui peuvent venir le chercher. Je trouve dangereux de le laisser là et lui propose de l'emmener jusqu'au prochain péage ce qui arrange tout le monde. Nous garons la moto en contrebas contre le grillage et je repars avec mon nouveau passager.

La reprise de mon périple s'effectue de nuit dans une tempête de neige. J'ai la chance de me trouver rapidement derrière un engin de déblaiement et peut donc rouler, pas très vite, mais en relative confiance. Je suis obligé de m'arrêter fréquemment pour me réchauffer, boire un arabica et … évacuer les précédents cafés.

L'asphalte est à peu près dégagée et le rythme est soutenu, au moins vis à vis de ces conditions. Pendant un dépassement, je suis pris d'un doute et passe en plein phare. Surprise, la voie de gauche sur laquelle je roule est uniformément blanche. Mon regard se porte vers le compteur. Stupeur, je frôle les 160 km/h. Il me faudra 2 ou 3 kilomètres pour me rabattre, tout en douceur et repasser en "mode lopette". La frayeur est salutaire. Je continue ainsi dans les bourrasques et les projections des camions jusqu'au niveau de Fontainebleau ou la neige se transforme en pluie. J'arrive dans le Val d'Oise vers 23 heures, transi. J'ai un mal fou à me réchauffer et à m'endormir. Le lendemain matin, les faces externes de mes cuisses sont encore froides ! ! !

 

Pour le 1er janvier, j'ai rendez-vous à Metz avec le MC des Alérions (mes anciens clients du gîte). Les prévisions météo ordonnent mon départ le 30 décembre et je peux rallier l'est de la France sur des routes humides et glissantes, mais sans pluie et avec des températures légèrement positives.

Arrivé sur place, désirant ne déranger personne, je m'installe dans un petit hôtel. Le lendemain matin, réveil surprise. La moto est recouverte d'une vingtaine de centimètres de neige. Je pense que nous sommes dans un pays habitué à ces conditions et je pars prendre mon petit déjeuner relativement serein. Les routes devraient être dégagées rapidement.

Vers 10 heures, appel téléphonique de Brigitte :

-         Salut Patrice, nous avons un problème ici.

-         Ah oui, êtes-vous sous la neige ?

-         Oui, mais comment le sais-tu ?

-         Je suis arrivé hier soir et viens de constater l'étendue du problème.

-         Alors c'est bien toi qui a doublé Martine et Didier hier soir. Ils nous ont appelés pour savoir si tu étais chez nous. Quand nous lui avons dit que tu n'étais pas là, nous avons trouvé étonnant de tomber justement sur une Diversion bleue et immatriculée 07 ! ! ! Enfin, Didier propose de venir te chercher avec son 4x4.

-         Je pense que cela ira mieux en début d'après midi. Je vous rappelle si ce n'est pas le cas.

 

En fait je peux repartir, après quelques essais non chargé sur le parking. Je dois faire un vingtaine de kilomètres pour rejoindre le lieu de la fête. Les grands axes sont bien dégagés, mais les routes secondaires sont encore scabreuses. Une forte montée se négocie dans les ornières de neige et la fin du parcours se traite avec circonspection sur une surface totalement blanche. Second rapport au ralenti, les 2 bottes au sol et arrivée sans encombres. Le réveillon se passe superbement, hormis quelques mauvaises langues qui surveillent les chutes de neige et s'interrogent effrontément sur ceux qui sont venus sur deux roues (je suis le seul bien sûr). En fait, ces railleurs en seront pour leurs frais. La météo évolue favorablement et je peux rallier Montélimar dans un froid acceptable et sans chutes de pluie ou de neige.

 

Les 24 heures du Mans marquent le redémarrage de la saison sportive et nous avons rendez-vous sur le circuit avec Serge qui vient de Metz avec son magnifique 750 GSXR (1er modèle). Ma fille marque un certain intérêt pour une moto verte pilotée par un certain Bertrand Sebileau. Ce sentiment évolue en admiration lorsque "Fast'Sebil" nous reçoit très gentiment dans son stand, discute deux minutes et lui dédicace un poster. Elle sera fébrile en suivant toute la course, et particulièrement à la sortie de l'enchaînement du "Chemin aux bœufs". Le funambule optimise sa sortie, à chaque tour. La puissante accélération écrase l'amortisseur et la machine réagit tellement que dans les premiers tours nous pensions voir les prémices d'une magistrale chute. En fait, le grand Sebileau démontre son incroyable contrôle et optimise ses relances (Blanco, quelques années plus tard, ton poulain aurait dû profiter de la parfaite maîtrise de ce passage ! ! !).

Pour notre dernière nuit sur le circuit, je décide d'aider le sommeil à l'aide d'un demi cachet magique. En effet la route sera longue le lendemain et je veux être reposé. Serge, qui doit redescendre avec moi sur Montélimar hésite puis fait comme moi. Après une excellente nuit, nous apprenons les sévices procurés par notre jeune voisin Solognot. Comme il ne n'acceptait pas que nous nous couchions trop tôt, il a multiplié les concerts de rupteur et de cris associés à des actes vindicatifs sur notre toile. Nous n'avons rien entendu, rien senti. Serge aura le mot de la fin, avec une mine ébahie, provoquant un immense éclat de rire de notre petite troupe :

-         C'est une belle c****rie cette idée de médicaments. Il arrivait quoi que ce soit à la petite et nous n'étions même pas opérationnels.

 

Le retour s'effectue sur nationales et autoroutes à un train de sénateur. J'ai un mal fou à entraîner Serge qui m'a prévenu. Il roule à la vitesse des "péteux", c'est à dire à 10 ou 20 km/h au dessus des limitations.

Lors d'un ravitaillement en Auvergne nous nous trouvons devant un pompiste désemparé. Un de ses client motard vient d'être évacué par les pompiers suite à un malaise et il n'ose pas toucher à la moto restée au milieu de la piste. Nous prenons en charge la BMW esseulée pour la mettre à l'abri d'éventuelles convoitises et/ou intempéries.

Sur la fin du parcours, sur l'A7, une jeune femme joue avec nous pendant plusieurs dizaines de kilomètres. Elle nous dépasse, se rabat et ralentit, nous obligeant à la dépasser à nouveau. Au niveau de Loriol, Serge craque, oublie totalement son précepte de "vitesse des péteux" et visse sa poignée droite. Nous devons bientôt sortir et je tente de le rattraper. Peine perdue. La Diversion lourdement chargée se fait immédiatement distancée par ce furieux le nez dans la bulle. Il ne voit même pas mes multiples appels de phare. Il me reste à espérer qu'il s'arrêtera en voyant la mer ! ! ! En fait, à l'annonce de Montélimar, il m'attendra bien sagement. Inutile de vous dire que nous n'avons pas revu notre compétitrice.

 

Cette semaine de travail est très courte car nous repartons le jeudi pour un long périple de 4 jours. L'objectif est de rallier la Dordogne pour la concentration du MC les Cromagnons. Mais auparavant nous faisons un détour par le Cantal ou nous avons rendez-vous avec le MC les Alérions de Metz. La petite équipe est hétéroclite. René et son XJR 1300, Néné et sa compagne Stéphanie en 1100 GSXR, Fabien et sa passagère sur la Suzuki SRAD, Serge et son 750 GSXR, Jean-Pierre en 750 VFR et ma fidèle Diversion pour ma fille et moi.

La route s'enroule gentiment jusque dans le Cantal. Là, Fabien et Néné découvre une route d'enfer que André baptisera plus tard "la route à bonheur" (section Murat-Riom es montagne). Ils partent tout les deux devant pour une arsouille mémorable. Cette ardeur est vite calmée par une inquiétante barre noire dans le ciel. Un arrêt providentiel pour s'équiper des tenues pluie avant de s'engouffrer sous un déluge hallucinant. Nous arrivons dégoulinants au gîte à Champs  sur Tarentaine où nous retrouvons les Messins.

Le lendemain nous repartons sans Serge qui reste avec ses collègues. Rapidement, devant des enchaînements de courbes affriolants, Néné et Fabien repartent comme sur un circuit. Nous les rattraperons néanmoins très vite. Nous sommes étonnés de les voir ainsi, bien sagement derrière un break. En nous rapprochant, nous discernons la lucarne pour l'appareil photo ! ! !  ces gendarmes nous promènent quelques kilomètres puis nous font signe de passer.

Nous aurons des averses tout le week-end, mais une chaude ambiance, notamment grâce à la tonitruante participation du MC Les Escargots d'Isère.

C'est au retour de cette concentration que j'aurai ma grande peur de sentir ma fille commencer à tomber de la moto.

 

Ma seconde chute intervient lors d'une balade en Drôme Provençale. Le soleil est radieux, les cigales chantent et je viens de me déguster un café en terrasse après la visite du petit village. L'esprit bucolique, je m'équipe, enfourche mon fidèle destrier et démarre avec panache devant les consommateurs envieux de cette terrasse. La frime ne dure qu'un instant. J'ai oublié les plots de pierre et j'en accroche un violemment. Machine et bonhomme au sol. Les spectateurs semblent inquiets et certains se lèvent pour venir me "secourir". En fait, ni la bécane, ni le "kéké" ne sont abîmés. Seul l'ego en prend un coup et je suis content de porter un casque intégral qui camoufle la rougeur honteuse du visage. Je repars plus calmement sous certains sourires narquois.

 

Un dimanche matin de printemps encore frais, nous avons rendez-vous au bar "Les Négociants" à Montélimar pour prendre le café préliminaire essentiel à une bonne balade. Je pense être le premier mais un motard inconnu est posté au comptoir. J'engage la conversation, songeant qu'il a pu être prévenu par un de mes acolytes. En fait il est là par hasard, mais semble intéressé par cette sortie. Il enfourche rapidement son TDM pour se procurer un pique nique et passe la journée avec nous. Je fais ainsi connaissance avec Fabrice qui sera un compagnon de nombreuses routes et histoires.

 

La dernière véritable chute sera aussi pour cette machine. De nouveau un départ fanfaron, mais cette fois avec le U dans la roue avant. Tout l'équipage au sol avec pour seule conséquence un câble de compteur cassé.

 

Au bout de 18 mois, la machine flirte avec les 100 000 km et je m'inquiète de sa longévité (bien à tort d'ailleurs). J'essaie la Yamaha FJR 1300, superbe bécane, mais qui me déçoit rapidement par sa rapidité à frotter en courbe. De plus l'investissement est à peu près du double. Investissement que j'estime obsolète en 2 à 3 ans ! ! !

 

Toujours avec ma contrainte de cardan, je teste une Pan Euro. et louche vers les BMW. Les budgets sont similaires à la FJR.

 

De plus, Tissot moto a toujours honoré ses engagements, et je suis enclin à poursuivre cette relation qui est devenue autant professionnelle qu'amicale.

 

Un samedi matin de février 2001 je réveille ma fille vers 10H00 en lui demandant de se préparer pour aller faire des courses. A midi et demi, nous avons fait une offre pour un appartement dont nous prendrons possession 2 mois plus tard et conclu la reprise de la Diversion bleue pour l'achat d'une rouge.

 

Pour fêter tout ça nous nous offrons un petit restaurant et ma fille conclut cette matinée comme suit :

-         Eh bien, quand tu dis que tu dois faire 2 ou 3 courses, tu ne fais pas semblant !

 

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16 décembre 2007 7 16 /12 /décembre /2007 08:16

Début des années 70, alors que personne ne pratique dans mon entourage, la passion de la moto commence à me prendre aux tripes. Ce terme est particulièrement exact. Ma première expérience, en passager sans casque, combine des sensations opposées. Les sentiments de liberté cheveux au vent, de puissance sauvage, mais aussi d'angoisse, de peur et de fragilité se mêlent, s'entrechoquent, se combattent mais m'enthousiasment. Dans cette période, le père d'un copain nous emmène voir un moto cross à Méru (60) qui m'impressionne. A cette époque, nous récupérons de vieux Solex que nous retapons, "optimisons", et testons sur le port de Gennevilliers (92). Expériences épiques, résultats parfois explosifs et courses d'anthologies marqueront d'une empreinte indélébile mon penchant pour le deux roues.

 

1973, je suis dans les derniers à passer le permis moto à 16 ans après de long mois de âpres luttes avec mes parents qui finissent par accepter de signer, mais pas de financer ! Heureusement, mes études en école hôtelière me permettent de travailler tous les week-end, les vacances et parfois les soirs de semaine. Je peux ainsi financer le permis, l'équipement minimal imposé par la loi paternelle (casque, gants, blouson, pantalon et bottes) et la première moto, un CB 350 Honda.

 

Une nouvelle vie commence. Le cercle des copains s'élargit essentiellement parmi les motards, les virées s'accentuent, en fréquence comme en distance, et je jouis d'une liberté pourtant imperceptible quelques mois auparavant. Nos semaines sont ponctuées par une toute jeune revue, Moto Journal. un membre de notre petite équipe travaille à l'imprimerie qui l'édite et nous pouvons rêver, quelques heures avant les autres, à nos futures machines, nos prochains voyages, mais aussi découvrir les résultats des précédentes courses et disserter sur les suites des championnats.

 

Je monte vite en gamme. Un 450 Honda, rapidement "kité racing", puis un passage fugace en 2 temps avec une Kawasaki H2. Du pur bonheur à l'accélération, mais quelles angoisses au freinage ! ! !

 

Mes premières expériences en bécane prendront fin 4 ans plus tard car je deviens un jeune Papa. L'intermède sera long, très long. De multiples raisons m'empêcheront de penser moto, même si je continue à les regarder avec envie, sinon nostalgie.

 

Je me retrouve rapidement Papa Poule avec deux très jeunes enfants. Ensuite, je reprends des études et m'engage furieusement dans une nouvelle vie professionnelle qui consomme la plus grande partie de mon temps. Je trouve tout de même le moyen de devenir Papa une troisième fois, mais cette fois avec une Maman à nos côtés.

 

L'aventure recommence en 1999. J'exploite un gîte en Ardèche et, parallèlement, je dirige la restructuration d'un groupement de producteurs de fruits qui s'étend de Valence à la Méditerranée. Je dois changer mon second véhicule. Mes deux aînés sont grands, les routes sont très encombrées l'été dans la Vallée du Rhône et la moto, abandonnée depuis trop longtemps (hormis un intermède d'une année – Yamaha 500 XT à Annecy), me décoche des appels incessants.

 

L'ancienne passion prend le pas sur la raison et j'acquiers un mono-cylindre Honda, le Dominator. Le premier mois est difficile. Je suis raide (les pneus ne s'usent pas sur les côtés), peu confiant et souvent angoissé. Les deux mois suivants me procurent quelques frayeurs salvatrices. L'assurance est exacerbée mais les sains réflexes de l'expérience ne sont plus là pour éviter les débordements d'audace non maîtrisés.

 

Le plaisir revient d'autant plus que la région est particulièrement propice à la moto, autant pour ses routes et paysages que pour sa météo. De plus, professionnellement, cela s'avère une arme redoutable pendant les grandes migrations estivales qui congestionnent la Vallée du Rhône. Il m'arrive fréquemment de dépasser les 300 kms par jour et je peux tenir des délais acceptables dans mon emploi du temps.

 

Au niveau familial, c'est une découverte appréciée par ma compagne et ma plus jeune fille. Les sorties en duo se multiplient et les objectifs s'éloignent. Il résulte de cette utilisation particulièrement active un constat sidérant. Au bout de 6 mois, le second kit chaîne commence à fatiguer, et cette machine devient peu adaptée à l'usage que j'en fais.

 

Je fais donc le tour des concessionnaires avec un critère de base : un cardan.

 

Je ne connais plus du tout le marché mais, au cours de mes pérégrinations,  je sélectionne deux machines : La Yamaha 900 Diversion et la Kawasaki 1000 GTR. Je demande à chaque concessionnaire un engagement de services vis à vis de mon boulot. Je ne veux pas rester coincé en pleine saison. Tissot moto, concessionnaire Yamaha à Montélimar m'assure que j'aurai toujours une solution de dépannage, je lui fais confiance et prend en charge la machine bleue en exposition.

 

Les pages suivantes relaterons donc quelques faits marquants de cette longue histoire vécue avec 3 YAMAHA 900 XJS DIVERSION. Près de 9 ans et de 500 000 kilomètres avec trois machines identiques en dehors de la couleur.

PS. je ne dispose pas de photos pour l'instant, mais pense en trouver prochainement. Si des lecteurs peuvent aussi m'en proposer, je les en remercie d'avance.
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9 octobre 2007 2 09 /10 /octobre /2007 19:56
5 octobre 2007
Avant de rejoindre Nevers pour cette dernière manche du Supersport/Superbike, j'ai rendez vous vers midi avec Pascal de Bretagne au relais motard de Bourges. Je veux en profiter pour flâner et pars donc au petit matin. Bonne idée. Les prémices de l'automne s'annoncent. Les forêts Corrézienne et Creusoises étincellent de couleurs chaudes, éclatant sous la lumière du jour qui se lève. Le vert sombre des sapins sert d'écrin aux feuillus qui offrent un camaïeux de jaunes et de rouges resplendissants et particulièrement lumineux. Quelques langues de brumes ajoutent de la féerie enchanteresse à ces merveilleux décors.
 
Au bout d'une heure de route l'atmosphère change. La brume se transforme en brouillard parfois épais et la tension de la conduite monte. De trop nombreux véhicules circulent sans lumière ou pire en feu de position (je trouve cela plus grave dans le sens ou ces conducteurs ont bien perçu le problème de visibilité et ils doivent être certains d'être vus – Inconscients ou Abrutis même résultat, des risques décuplés ! ! !). Enfin, ces épisodes ne durent pas trop longtemps et je peux tout de même profiter autant des paysages que de nombreux enchaînements de courbes.
 
11H30, arrivée au "relais Calmos" administré par la FFMC 18. Pascal n'est pas arrivé mais il m'a laissé un message, il est dans les temps. J'en profite pour commencer à chahuter avec les bénévoles présents et prendre un café. L'équipe est bien sympathique et les blagues échangées sont de bon augure pour le week-end à venir. Pascal arrive peu après midi avec son Comanche attelé à un FJ (le fameux aspirateur à minette du TT) et doit se prendre pour une star. Il est un habitué de ce relais et connaît tout le monde. Nous prenons notre repas sur place et ne pouvons qu'en louer le rapport qualité/prix. Une salade de pâtes, une délicieuse andouillette mitonnée aux oignons et vin blanc accompagnées de frites, un morceau de fromage, une pomme, une boisson et un café pour 4 Euros, sourire et bonne humeur compris. Chapeau et un grand merci à toute cette équipe.
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A 16H00, nous avons monté les 4 tentes que nous avions amenées. Ainsi ceux qui arriveront à la nuit auront moins de contraintes.






Nous venons juste de commencer un petit apéro léger quand Zézé et Victor arrivent du Vaucluse sur leurs 2 CBR1000. ils ont pris la journée pour monter et se font chambrer pour leur moyenne qui doit-être inférieure à 50 kms/h. Il faut tout de même préciser qu'ils n'ont pas chevauché leurs montures depuis un moment. De plus, Zézé semble se plaindre de quelques défauts de son GPS prénommé Victor ! ! ! 
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Les 2 CBR arrivent. Zézé a pris le commandement des opérations.
Dans les heures qui suivront Victor reprendra du poil de la bête.






Vers 19H30 Laurence arrive en voiture avec ses enfants et 90% de la logistique. Nous préparons de quoi nous abreuver et nous restaurer. Dédé et Carlos, respectivement En CBR 1100 XX et Versys nous rejoignent une demi heure plus tard. Ils arrivent d'Ardèche et du Vaucluse. Le reste du groupe nous rejoindra demain, mais les deux extrêmes sont là. De 14 à 67 ans. Eclectique dans les âges, les machines, les origines, mais tous fédérés par la moto bien sûr mais aussi la joie et le rire.
 
Nous profitons de la soirée pour faire connaissance avec ZR7-man (Repaire des Motards) qui se trouve être installé à 20 mètres de nous. Il attend ses collègues du Lyonnais.
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Alors Carlo, tu sembles bien fatigué. La journée a été longue peut-être ?





6 octobre 2007
Le petit déjeuner donne déjà une bonne idée de notre petite organisation. Café, thé, chocolat, lait, jus de fruits, pains au lait, quatre quart, confiture maison (merci Zézé). C'est déjà du camping amélioré et Mister ZR7-man qui se morfondait tout seul en attendant le réveil de ses acolytes (Oups, j'allais écrire alcooliques) semble apprécier.
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Toute l'équipe attend les deux derniers arrivants.
Adrien, Laurence,Pascal,Céline, Victor, Zézé, et de dos Carlo et Dédé (RMS !).





Nous essayons de joindre quelques Repairiens par l'entremise de ce bon Falco. Il a beau être déjà fort occupé par le Moto Tour, il prend le temps nécessaire pour nous trouver quelques numéros de téléphones. Nous déployons la bannière du Repaire des Motards sur la voiture en point de repère (sans jeu de mots). Malheureusement, nous ne pourrons pas rencontrer toutes les personnes contactées.
 
Le temps est très brumeux et les séances d'essais sont reportées. Nous en profitons pour balader et faire quelques courses de frais. Avec Laurence et sa fille Céline, nous déambulons pendant près de 2 heures à la recherche d'un hypothétique bureau d'objet trouvé. En effet, nous avons trouvé une pochette contenant des billets d'entrée, mais aussi une carte bancaire. N'ayant pas décelé le malheureux autour du lieux de la perte, nous ne voulions pas remettre ces documents à n'importe qui.
 
Cette recherche me permet de découvrir la salle de contrôle du circuit (impressionnant) et nous offre l'opportunité d'une visite du paddock ou nous croisons quelques pilotes et profitons d'animations. Au passage d'un camion Yamaha, un petit Haga semble bien timide et nous tire la langue ! ! !
Soudain, au milieu de la foule, un jeune et son père, rougeoyants (pas la figure, mais les tenues. Ils sont Ducatistes !) m'apostrophent : "Oh non, pas lui ici !"
Il y à 4 mois nous étions ensemble à Ballaugh Bridge (Tourist Trophy) et avions bien rigolé. Quelques minutes de bons souvenirs et de plaisir à se revoir.
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Fred (ronchon ?) et Marvine (rayonnante !) arrivent de La Rochelle juste pour manger (ils savent y faire ces deux là !) sur le second "aspirateur à minettes".
 




En fin d'après midi, Carlo me met à contribution. Il a besoin d'un pilote sobre (le choix est faible) pour aller chercher des pièces chez Honda à Nevers. Même si il n'a pas fait (encore) d'excès outranciers, il ne veut pas prendre sa machine, autant pour des raisons de sécurité que vis à vis d'un éventuel contrôle d'alcoolémie. Nous profitons de cette sortie avec Dédé pour nous déguster un expresso et faire quelques courses, y compris pour nos jeunes voisins.
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Première mi-temps en fin de repas. Zézé et Carlo partagent les écouteurs et nous laissent tranquilles.






Le début de la soirée est régi par le rugby. Les quelques téléviseurs présents sur le camping attirent les foules qui s'agglutinent autour, tel les insectes dans le halo des réverbères. Chaque phase de jeux peut être suivie les yeux fermés. Les silences, inhabituels dans cet environnement, pendant les périodes de doute. Les grondements désapprobateurs en réaction des points marqués par les Blacks. Les clameurs marquant les avancées des Bleus. Jusqu'à l'explosion finale qui, à l'image d'un feu d'artifice, nous offre un bouquet sonore alliant cris, chants, trompes, klaxons et rupteurs. Cette victoire sera dignement arrosée.
 
Il est dommage que l'organisation n'ait pas profité de son infrastructure. Une projection sur un écran du circuit et quelques milliers de personnes en osmose devant aurait pu être un moment fort de ce week-end.
 
La suite de la soirée est ponctuée par les différentes visites et dégustations diverses. L'ambiance est chaude et les délires et crises de rires se succèdent. La palme reviendra probablement au duo Dédé-Victor. Le premier veut être servi d'une des spécialités liquides de fin de repas et l'autre arrête son mouvement de bouteille juste avant la première goutte sous prétexte de reprendre ses récits, explications ou questions, avec toute la verve et le vocabulaire d'un sudiste. Pendant de longues minutes, l'opération se renouvelle inlassablement. Dédé, qui a toujours son verre vide monte en pression. Victor accentue à outrance et tous les autres benêts que nous sommes étouffons et pleurons de rires devant ce sketch improvisé. Un très grand moment !
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Dédé peut ENFIN déguster le verre que Victor a mis tant de temps à lui servir !
Il semble gouleyant celui-là !




7 octobre 2007
Le réveil se fait dans la brume. Pas seulement celle qui obstrue certaines têtes, mais aussi celle de l'air ambiant chargé d'humidité. Les essais étant reportés du fait de la mauvaise visibilité, nous en profitons pour déambuler dans le village puis nous nous installons dans une tribune, face aux stands. Pascal, Carlo et Dédé retournent au campement pour apporter de quoi pique-niquer sur place. Vu le retard dans le programme, les courses vont s'enchaîner et nous ne voulons pas en perdre. Il ne me revient pas de relater ici toutes ces courses. J'en suis bien incapable et les journalistes professionnel le feront beaucoup mieux.

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Pascal est bien pensif !








 Le soleil commence à percer pour la première manche du Superbike qui démarre sur un coup de théâtre. James Toseland est en tête du championnat, mais deux pilotes peuvent encore prétendre à la couronne, Haga et Biaggi. Le leader se fait "bourrer" dés le premier tour. Il repart mais Haga file en tête suivi par une meute dont Biaggi. De ce fait, le suspens durera jusqu'à la fin de la seconde manche, et le spectacle est dantesque.
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Les trois femmes se regroupent. Est-ce pour parler chiffon,
ou se crêper le chignon ?
Une est fan de Toseland, 
l'autre accro à Biaggi 
et la troisième reste neutre!




Dés la fin de la seconde manche, nous retournons finir de plier le matériel et charger les motos. Les premiers à repartir seront Dédé et Carlo, les derniers Zézé et Victor.
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Dernière photo prise dans la ligne droite avant le 180 ° d'Adélaïde. Dédé et Carlo sont déjà partis.
 





Les deux sides et la Div. Se dirigent sur le relais motard de Bourges. L'accueil de la FFMC 18 est toujours aussi agréable. Nous nous séparons dans la bonne humeur générale.
 
Nous arriverons tous dans nos contrées respectives entre 8H30 et 11H00, fatigués mais heureux et impatients de renouveler encore ces tranches de vies inoubliables.
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18 septembre 2007 2 18 /09 /septembre /2007 14:50
25 Août

 

Nous partons du relais de l'Armagnac de bon matin à la rencontre de Pascal qui arrive de Bretagne via les Landes sur son ZX12R. Si la brume, puis le brouillard nous gênent sur la route, nous subissons ces aléas climatiques avec philosophie . Ce sont des signes de bon augure pour la suite de la journée. 

 
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Placée comme ça, La Div est bien visible pour notre breton. En fait il nous cherchera dans un village voisin ! ! ! 
Merci les portables.

 

 



Le rendez-vous est fixé à Roquefort (pas celui du fromage, celui des Landes). Nous arrivons les premiers et nous installons devant un café. Une demi-heure plus tard, Pascal nous rejoint et nous repartons de concert vers le circuit de Nogaro pour y retrouver Blanco et son équipe.

 

La première série de qualifs de la coupe Kawa se passe mal. La piste est mouillée et Julien (#7) part en pneu pluie à l'avant. Au cours du premier tour, sous un rayon de soleil allié à un léger vent, le revêtement sèche sur les trajectoires. Julien rentre alors au stand pour changer de pneu, mais il a à peine fait un tour qu'une légère bruine survient. Blanco (team manager, mécano, etc … de la #7) est dans tous ses états. Il se reproche de ne pas avoir fait les bons choix et d'être "le seul responsable de la contre-performance enregistrée". Pour nous, la vision est différente. Les prévisions météo étaient bonnes et nous avons eu 2 petites ondées fugaces juste à ce moment. Elles sont tombées sur le circuit mais auraient aussi bien pu l'épargner. De toute façon, une autre séance a lieu dans l'après midi et Julien est gonflé à bloc. 

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Ambiance humide,

Attaque timide,
Voila que je me prend pour un poéte maintenant.






Après ces premiers essais, désireux de découvrir aussi le région, nous partons balader avec un seul objectif : Ecumer les routes bordées de vert sur la carte Michelin (cela ne veut pas dire qu'elles sont réservées aux Kawa). Et là, le régal. Des routes viroleuses à souhait, une campagne luxuriante, de charmants villages aux architectures typiques. Un enchantement pour commencer à découvrir cette région qu'aucun de nous ne connaissait.

 

En fin d'après midi, la seconde séance est profitable à Julien, et nous retrouvons le Blanco des grands jours. Heureux, euphorique et confiant pour le lendemain. La meilleure preuve de cette bonne humeur retrouvée réside dans ses propos. Ulrich lui explique le périple Pyrénéen concocté par DD07 et son enthousiasme à pouvoir arrondir ses pneus. En réponse, la douche glacée de Blanco : " Mon pauvre, tu es tombé sur les trois plus gros enc**** du Repaire. Tu as vraiment le moral " ! ! !

 

Pendant la soirée et au petit déjeuner, nous partageons d'agréables moments avec d'autres compétiteurs. Un jeune de la coupe Kawa qui se fait "booster" vertement par son manager, un moins jeune que nous admirerons le lendemain sur sa TZ et Fabrice Dufresne, qui concourt en monobike. 

Ce dernier nous explique comment il essaye de concilier sa passion et ses engagements familiaux de jeune papa. Sa moto n'est pas bien réglée et il ne se fait aucune illusion sur ses capacités de résultats. Mais il sait qu'il va se faire plaisir. Une belle leçon de foi, d'humilité et de bonne humeur.

 

Voici d'ailleurs les coordonnées d'une adresse à retenir :

Le Relais de l'Armagnac

 

rte Nogaro 32110 Luppé Violles

.05 62 08 95 22
fax : .05 62 08 95 55

Mail :   contact@lerelaisdelarmagnac.com

 

25 Août

 

le temps est superbe, même trop chaud, et nous recherchons l'ombre toute la journée. Eric, des Landes nous précède de quelques minutes. Il vient d'arriver sur son FJR accompagné d'un pote sur R1.

 

L'équipe de la #7 est sous pression. Nous ne nous attardons donc pas vers le stand. En fin de matinée le deuxième homme vert nous rejoint : Enrico. Après avoir vu les courses de la matinée, nous partageons tous ensemble un repas au snack de ce circuit nouvellement réaménagé (équipe fort sympathique et rapport qualité/prix des plus correct).

Chaque course nous fournit son lot de spectacle parfois époustouflant. Ulrich, qui vit sa première compétition en direct, est abasourdi par les angles, les passages en force (mais corrects), les freinages de trappeurs, etc.

 

Lors de la course monobike Fabrice Dufresne garde longtemps le contact avec les deux premiers, puis les laisse s'échapper peu à peu. La représentation qu'ils nous offrent est impressionnante. Pendant le tour d'honneur Fabrice nous aperçoit dans les gradins (nous devions être très agités). Il répond avec ferveur à nos saluts et signes divers. Qu'il en soit remercié ici.

 

Nous sommes bien sûr beaucoup plus attentifs à la coupe Kawa. Trois compétiteurs nous procurent d'autant plus d'adrénaline que l'un d'eux est Julien Domec. Ces 3 furieux se battent en tête et se passent chacun leur tour. Au freinage, en intérieur, à l'extérieur, en sortie de courbe, toute occasion est bonne. Dans le dernier tour, Julien prend la tête sur un freinage mais reperd cette place dans la courbe. Il est troisième à l'arrivée, dans un mouchoir de poche (0,353 secondes séparent Mickaël Varesco de Charles Geers, les deux autres protagonistes de ce super baston animé et courtois).

 

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Ah, admire ces trois tétus,
Ils ne vont pas comme des tortues.
Le semblant de poésie continue. Est-ce que sa se soigne docteur ?

Nous retrouvons toute l'équipe au stand. Le team reçoit ses partenaires autour d'une table fort prometteuse. La suite de notre périple nous réclamant, nous ne nous attardons pas. Nous félicitons Julien et le remercions pour ce spectacle dantesque.

 

Nous laissons Enrico dans cette marée verte qui lui va si bien. Eric nous accompagne jusqu'au Relais de l'Armagnac (quel nom évocateur) puis retourne vers chez lui.

 

Nous rechargeons les motos et nous nous propulsons au pied des Pyrénées afin de continuer notre périple.

 

1, 2 et 3 Septembre

 

Nous partons de Saint Martin d'Ardèche le vendredi en début d'après midi avec DD07 bien sûr, mais aussi Patricia qui se remet à la moto depuis quelques mois et piaffe de faire rouler son 600 CBR. Elle est accompagnée de son fiston (13 ans) Damien.

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La voilà notre super Patricia, toute heureuse d'user sa nouvelle (tout en étant ancienne - la moto bien sûr) CBR.






Une première halte est opérée à Uzès qui nous offre, outre son architecture, l'accès à l'usine Haribo. En effet, nous avons prévu d'alimenter le team de Blanco de sa drogue favorite ! ! !

 

La soirée se déroule agréablement autour de la table préparée par Annie.

 

Le samedi, en milieu d'après midi, l'arrivée au circuit de Lédenon est épique. Nous tentons de parlementer avec le cerbère de service pour éviter de payer un week-end complet alors que nous ne faisons qu'une visite rapide au stand. Aucune négociation n'étant possible, nous déboursons nos 15 Euros par personne. L'organisation étant royale, Damien n'est pas assujetti à ce que nous percevons comme du racket, surtout après l'expérience du week-end précédent à Nogaro ou seul l'accès au toilettes était payant (il est vrai qu'ils n'étaient pas bouchés et débordant comme à Lédenon)..

 

Seconde douche froide, nous rencontrons Blanco qui déambule dans les allées. Il nous accompagne au stand ou nous assurons notre livraison de sucreries. L'ambiance est délétère et il nous fait comprendre qu'il vaut mieux éviter de rester dans les parages. Il semble que la motivation de Julien ne soit pas excellente et les premiers résultats sont d'autant moins bons que le temps passé sur la piste est considérablement réduit (exclusivement du fait du pilote qui rentre au stand rapidement)

 

Nous retrouvons quelques membres du RMS qui, comme nous, pestent contre la pratique tarifaire de ce circuit. Payer 8 Euros pour rendre une visite et rester moins de deux heures sur le circuit restent en travers de la gorge.

 
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Nous trouvons tout de même de jolies anciennes dans le paddock. Et oui, encore une verte !






Malgré cette rage contenue, nous sommes devenus poètes et avons concocté les vers suivants :

"Nogaro, c'est tout bon ;

  Lédenon, piège à c**."

 

Le repas du soir se présente joyeusement à Bourg chez Patricia qui nous a concocté quelques spécialités. A un moment, elle a cru avoir laissé brûler son plat mais il n'en était rien. Nous en avons profité pour la railler largement et constater les améliorations de ses talents culinaires ! ! !

 

Dimanche, toujours avec un temps superbe, nous nous régalons de toutes ces courses de Promosport.

 

En ce qui concerne la coupe Kawa, nous sommes frustrés. Julien a décidé d'être forfait. Il expliquera rapidement ses motivations à DD, mais nous avons beaucoup de mal à comprendre ce désengagement tardif puisqu'il ne reste que deux courses et que le titre est toujours jouable.

 

Nous essayons de réconforter un Blanco triste et désabusé. En vain. Tous ses investissements sont réduit à néant. Toute sa foi est clouée au pilori. Toute sa passion est trahie.

 

Il ne nous restent qu'a lui témoigner notre affection, à l'accompagner dans sa détresse. Nous sommes désemparés de le voir ainsi et de nous sentir si impuissants.

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Et celle là qui nous a fait bien pensé à notre ami Serge de Metz, même si la sienne est rouge.

 





Le retour est triste. Tant de questions sans réponses. Tant d'interrogations et d'incompréhensions.

 

Lundi midi, il est temps pour moi de clore ce chapitre. La météo est parfaite, et mon retour vers mes montagnes se déroule agréablement.

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16 septembre 2007 7 16 /09 /septembre /2007 14:42
26 Août

 

DD07 sur la Versys, Pascal avec son ZX12R, Ulrich avec son R6 et moi-même en Diversion sommes au départ de Nogaro en milieu d'après midi, direction Bilhères en Ossau.

 

En arrivant sur Pau, pause essence et petit coup de fil au gîte que nous avons retenu. Vu l'heure, notre interlocuteur nous suggère de nous restaurer en route. Nous sommes ses seuls clients ce soir et cela lui facilite la vie. Arrêt à la cafétéria Casino qui nous offre une magnifique terrasse avec vue sur les motos chargées. En fait, la chaleur résiduelle de cette fin de journée nous entraîne à nous replier rapidement dans la fraîcheur climatisée de l'intérieur.

 

Les montagnes se dessinent en ombres chinoises face à nous et nous piaffons d'aller en découdre.

 

L'arrivée à l'auberge du chemin de Perchades en vallée d'Ossau se fait à la nuit tombante après une petite erreur d'itinéraire vite réparée. L'endroit est charmeur et l'accueil de Jean-Marc chaleureux. Il est également motard (Fazer 600). La bière bien fraîche qu'il nous offre nous désaltère promptement après 
les touffeurs endurées.

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La vue, de la terrasse du gîte. La féérie de la montagne, le grand air dans un univers grandiose.

 






Nous débattons de nos projets pour le lendemain et notre hôte nous fait part de sa connaissance de la région, des agréments ou inconvénients de telle ou telle route. Nous réévaluons notre programme en fonction de ces informations.

 

27 Août

  
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Après un balade matinale dans le village pour Pascal et moi, et un solide petit déjeuner, Jean-Marc nous propose de faire le début du périple avec nous. En partant du principe que "plus on est de fous, plus on rit" nous acceptons sans ambages.

 

Passage à Arudy pour les pleins et D918 vers Arette. Jolie petite route serpentant dans les sous-bois mais au revêtement parfois aléatoire. Jean-Marc est timide et pour cause. Sa dernière chute était sur cette portion, en sortie de virage glissant. De toute façon, nous profitons du paysage et attendons que Ulrich estime que ses nouveaux bigommes soient en température (Il s'agit bien sûr d'une boutade qui fait suite à un post sur le Repaire. Je rappelle qu'il est jeune permis et qu'il fait son apprentissage avec de vieux briscards vicieux, pour plagier Blanco).

 

Après la sacro-sainte pose café, attaque de la D132 vers le col de la Pierre Saint Martin. Quand je dis attaque, ce n'est pas un vain mot. Je ne sais pas si c'est du fait de ce nom évocateur de son domicile, mais DD07 part comme une fusée (noire celle là, hein Tahiti). Un second bolide tout aussi noir (le ZX12) part en chasse derrière. Avec Ulrich, nous enroulons posément derrière Jean-Marc. Vous remarquerez que nous savons vivre, nous. Quel manque de tact d'abandonner ainsi le local de l'étape ! ! !
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Jean-Marc, moi derrière l'arbre et Ulrich dans l'épingle. Dédé avait pris suffisament d'avance pour prendre ces photos ! 






Le temps est clair, il ne fait pas encore trop chaud, les paysages sont somptueux, et le revêtement nickel, hormis les bouses semées ça et là. Au sommet, Petite pause pour dire au revoir à Jean-Marc et écouter le récit de nos deux compétiteurs de choc. Il semblerait que Pascal ait légèrement calmé le jeu après avoir vu la Versys dans une position limite. L'ardeur dans cette ascension s'est trouvée tempérée ! ! !
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Avant de repartir, Jean-Marc prend cette photo du groupe, au col de la Pierre Saint Martin. Dans l'ordre, Dédé l'Ardéchois, Pascal le Breton, Ulrich le Parisien et Patrice le Corrézien. Ces quatre plaques tellement différentes, mais ensemble ont engendré de nombreuses questions tout au long de notre périple.

  

Passage en Espagne, province de Navarre, sur la NA1370 et pause forcée derrière un troupeau de moutons qui utilise la totalité de la route pour changer d'herbage.DSCN5691.jpg





Nous attendons sagement notre tour. Détail de cette route : la courbe à gauche va se prolonger pour nous ramener en dessous de ce passage.

 





A Isaban, nous empruntons la magnifique NA 140. Sur un bitume parfait, nous enroulons gentiment d'une vallée à l'autre. Les délires se poursuivent à chaque arrêt. Nous nous arrêtons pour manger et devons attendre une demi heure. En effet, les habitudes hispaniques diffèrent des nôtre et nous l'avions oublié.
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Les motos nous attendent sagement à l'ombre pendant que nous nous restaurons dans ce charmant village.

 







Au bout de cette route, nous empruntons la N135 vers Roncesvalles puis retour en France à Arnéguy ou nous empruntons la D933 jusqu'à Saint Jean Pied de Port.
  

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Charmante cité dont nous avons peu profité. La chaleur est telle que nous nous empressons de retrouver un petit peu d'altitude.







La chaleur est maintenant torride et nous en profitons pour faire une pause avant de repartir vers Bilhères.

 

Ensuite, D918 et col d'Osquich. Les vues alternatives sur les deux versants  sont enchanteresses. Nous continuons par Mauléon, Aramits, Oloron Sainte Marie.

 

La fin de cette journée se ponctue sur la N134 jusqu'à Herrere puis la D920 vers Izeste et enfin retour vers le gîte de Bilhères en Ossau. Jean-Marc nous y attend avec un bon dîner et nous ne tardons pas trop à partir nous coucher, après quelques âneries et l'entretien des machines.
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Repos et détente le soir sur la terrasse du gîte. 






Voici les coordonnées de ce gîte. Outre ses capacités motardes, Jean-Marc est aussi un fervent de montagne (accompagnateur), de randos à pieds ou en VTT.

 

www.gite-ossau.com

 

 28 Août

  
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Nous rechargeons les motos pour nous mouvoir vers d'autres lieux. Cette étape s'annonce mythique. Avec une météo de rêve nous allons emprunter tous les grands cols mis à l'honneur par d'autres 2 roues au cours de la "grande boucle".

 

Départ par la D924 vers Laruns, puis la D918 par Eaux Bonnes, Gourette, le col d'Aubisque, le col du Soulor et Argelés Gazost. Les paysages sont grandioses et nous en profitons d'autant plus que la route est loin d'être en très bon état.  DSCN5742.jpg






De l'Aubisque, la perspective est impressionnante et le paysage grandiose. 





A l'attaque de la montagne, nous découvrons un immense panneau qui nous annonce que nous pénétrons dans une zone pastorale ou les animaux sont en liberté. Non habitué à cette "culture", nous comprenons mieux ce que nous avons vécu la veille.

 

Ensuite, D921 par les gorges de Luz puis, à Luz Saint Sauveur, la D918. Une pause au col du Tourmalet pour immortaliser le moment et admirer le Pic de Midi de Bigorre (2855 m.). Au début de cette descente, pause déjeuner, en terrasse, à La Mongie. Nous vous recommandons l'endroit : 
"Irish pub – Le Killarney – 05.62.91.99.24".

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La valeureuse Versys de Dédé prend la pause devant le géant des pyrénées française qui culmine à 2855 m.






La journée se poursuit par un passage par Sainte Marie de Campan puis l'ascension du col d'Aspin et la plongée sur Arreau dans la vallée d'Aure.

Nous empruntons ensuite le D618 vers Bourdères-Louron, le col de Peyresourde et Bagnères de Luchon. Le périple continue par la D618a, le col du Portillon et un passage en Espagne sur la N141 jusqu'à Bossost. Il est drôle de constater comment les deux pays ont parfaitement refait les quelques kilomètres de route de chaque côté de la frontière. Dommage que nous n'ayons pas eu le même billard partout !

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Ulrich a la maneuvre dans la descente du col de Peyresourde. Il prend tant de plaisir, à chaque arrêt, dans la vérification de la fonte régulière de la "bande de peur". Les bonsommes Michelin n'ont plus ni mains, ni têtes.



Nous empruntons la N230 jusqu'à Pont du roi ou nous retrouvons N125 française vers Saint Béat.

 

La D618 nous emmène vers les cols des Ares puis du Portet d'Aspet pour enfin dévaler sur Castillon par la D4.

 

Une légère erreur de navigation nous retarde d'un quart d'heure, mais nous retrouvons rapidement la vallée de Bethemale (D17) vers Seix (non il n'y a pas de faute de frappe) et dans la vallée, la D3 vers  Oust et Soueix puis la D618 vers Massat.

 

Rapidement, nous trouvons les panneaux qui nous guident vers le gîte de La Bernadole. Heureusement que ce panneautage est fort bien fait car la toute petite route tortueuse se termine en piste. Entre la fatigue et la typologie de nos machines, le final est dantesque.

 

Si nous vous communiquons les coordonnées de ce gîte, nous en gardons un souvenir mitigé. L'accueil est agréable, l'environnement sublime (Ulrich n'a pas trouver une maison en vue) et la nourriture savoureuse. Néanmoins, nous avons payé 10% plus cher qu'en hôtel à Nogaro, alors que les services sont diamétralement opposés (pas de choix de menus, pas de linge de lit et de toilette, etc …).

 

www.pyrenees-gites.com

 

29 Août

  
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Après la petite route, nous reprenons la D618 vers Massat, le col de Port et Tarascon sur Ariège ou nous faisons notre halte café pour dire au revoir à Ulrich qui rentre retrouver sa petite famille.

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Le dernier café tous ensemble à Tarascon sur Ariège. Il fait toujours beau, mais ça ne va pas durer pour tout le monde. N'est-ce pas Pascal ?




Les trois motos restantes s'engagent sur la N20 vers Ax les thermes, la frontière, la N22 par le Pas de la Case et la CG22 pour Andorre. Un léger brouillard et une petite bruine nous accompagnent. Toutefois, insuffisamment pour revêtir les tenues de pluie.

 

DD et Pascal auscultent les magasins spécialisés et je cherche un pneu arrière. Les tarifs ne sont pas compétitifs et les délais trop longs donc j'en changerai plus tard.

 

Après avoir trouvé une visière, Pascal nous quitte pour retourner vers sa Bretagne et les rentrées scolaires de ses enfants.

 

Avec DD, nous passons en Espagne (NA145) vers Seo de Urgel ou nous prenons la N260 dans la vallée du El Segre. Cette portion très roulante nous projette à Puigcerda et la frontière.

 

N116 pour Mont Louis et D118, col de la Quillane, Formiguères et Puyvalador. Le temps se bouche et de nombreux nuages montent de la vallée. Nous décidons tout de même de continuer l'itinéraire prévu.

 

De là, D16 vers Querigut puis D25. L'ascension du port de Pailhères s'avère la section la plus éprouvante de notre périple. Le brouillard s'épaissit et la visibilité se réduit à une vingtaine de mètres. La route est très étroite et les épingles serrées s'enchaînent. Chacun sous notre casque, nous avons la même pensée pour Ulrich. Le rayon de braquage de la R6 est tel qu'il aurait dû manœuvrer dans chaque épingle.

 

A chaque 180° je m'arrête pour vérifier qu'aucun véhicule ne descend. Bien m'en prend. Deux paires de lumières apparaissent pour ce qui semble être un camion en anti-brouillard relativement lointain. En fait c'était une voiture à moins de 20 mètres, heureusement au pas ! ! !

 

Sur le plateau DD a pitié de moi et prend le relais de l'ouverture. Sage décision qui me permet de me décontracter un petit peu. Il paraît que la vue de cet endroit est admirable. Il faudra y retourner.

 

Dans la descente sur Ax les Thermes, nous croisons de nombreux cyclistes qui prennent les traces du dernier Tour de France. Ils ne savent pas vers quelle galère ils se dirigent.

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Ax les thermes n'usurpe pas son qualificatif. Ici les passants prennent un bain de pied en choisissant son endroit pour la température. L'eau arrive à 77° !





Nous reprenons ensuite la D613 pour Belcaire et notre objectif, Puivert.

 

Nous sommes de nouveau accueillis par un motard (BMW GS) Michel et sa compagne Françoise. A l'instar du dernier gîte, nous recommandons chaudement cette étape bien agréable. De plus, Michel exerce une activité particulière. Il conçoit et réalise toute sorte de marionnettes. En même temps que son atelier, nous découvrons un passionné qui nous présente ses œuvres et nous expliquent quelques rudiments de son travail.

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Françoise et Michel tout souriants devant le gîte. Evidemment, comme d'habitude, je dois leur raconter des âneries.




Des contacts téléphoniques nous permettent de savoir que Ulrich est bien arrivé et que Pascal se débat sous des orages. Il arrivera finalement en Bretagne vers 2H00 le lendemain matin. Très dure journée pour lui.

 

www.gite-puivert.com

 

30 Août

  
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Nous rejoignons Quillan par la D613, puis l'éblouissant défilé de Pierre Lys (D117). Le soleil du matin met en relief les taches jaunes et orangées de la roche pour donner une luminosité très particulière.

 

A Saint Paul de Fenouillet, une petite place abritée de platanes nous permet de prendre notre café en plein air. Ensuite, nous empruntons le D7 et nous engouffrons dans les gorges de Galamus. Le nom de gorges n'est pas usurpé. L'étroite route, taillée dans la roche, serpente le long de la paroi. La Tramontane soufflant ce jour là, les coups de vent amplifiés par l'étroitesse du site étaient à la limite de nous coucher.

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Séance photos dans les gorges de Galamus. C'est en faisant demi tour dans le virage du fond que j'ai failli chuter, poussé par le vent.




Nous rejoignons la D14 en direction du château de Peyrepertuse puis de Cucugnan. De ce magnifique village, nous pouvons découvrir l'imposant château de Quéribus. Cette architecture des forteresses Cathares nous rappelle un pan difficile de l'histoire.

 

A Padern, la D410 nous entraîne dans les gorges du Torgan. Une déviation nous oblige à emprunter le col de Ferréol pour rejoindre Félines.

 

De là, la D613 nous envoie au col de Villerouge puis la D23 à Lagrasse. Ensuite les D212 et D611 nous emméne à Lézignan pour sustenter nos montures.

 

Les pleins faits, un petit bout de D611 nous permet de redescendre par la D124 le long (et parfois en contrebas) du Canal du Midi. Nous passons Argens-Minervois, Roubia, Saint Nazaire d'Aude pour rejoindre Le Somail par la D207. A cet endroit, DD me fait découvrir une particularité architecturale. La chapelle est bâtie en porte-à-faux sur le pont qui enjambe le canal. Le temps est clément malgré un vent persistant, mais nous pouvons tout de même nous restaurer en terrasse et admirer tous ces bateaux à la manœuvre.

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La chapelle et le pont ne font qu'un.






Nous repartons par la D607, Mierppeisset, D5 La Croisade, D36 Cégazan, N112 Saint Chinian, les super virolos du défilé de l'Ilouvre, Saint Pons de Thomiéres puis d908 Olargues et bédarieux. La Diversion commence a réagir bizarrement et je m'arrête de temps en temps pour vérifier le pneu arrière. Depuis la veille, nous n'avons pas pu en changer et il commence à donner d'alarmant signes de fatigue.

 

Ensuite, la D36 nous permet de remonter la vallée de l'Orb jusqu'au bousquet d'Orb puis la D35 pour Lodève ou nous pouvons nous rafraîchir.

 

Nous continuons a arpenter ces contreforts des Cévennes vers Saint Pierre de la Fage et à Madières pour Montardier par la D48 jusqu'à Le Vigan et D999 pour Ganges. Cette variante nous permet de découvrir une route encore inconnue. En fait, nous préférons la route directe (D25) vers Ganges.

 

A Saint Hippolyte du Fort, nous décidons de minimiser les détours du fait de mon inquiétude pour mon pneu qui se dégrade maintenant rapidement. Nous continuons donc par la D982 pour Anduze et la D910a pour Alés. Nous en profitons pour faire le dernier plein. Nous approchons maintenant du but et je vérifie mon pneu. Stupeur, la corde apparaît à certains endroits et il est 18H45. Nous filons au rond point suivant chez le concessionnaire Yamaha Cévennes Motos. L'atelier est fermé et le personnel rentre les dernières motos en magasin.

 

J'explique ma situation et le responsable me tance vertement. Il ne comprend pas, à juste titre, que je m'y prenne au dernier moment. Néanmoins, un jeune employé, belge, vérifie la présence d'une béquille centrale et me propose de changer mon pneu. Je vais pouvoir faire baver Ulrich. Je me retrouve avec un beau bigomme ! ! !

 

Je profite de ces lignes pour remercier à nouveau les personnels de cette concession. Sans langue de bois, ils ont assurés un service auquel je ne croyais pas, même si je l'ai tenté. Comme quoi, y compris dans des concessions importantes, nous avons encore l'occasion de rencontrer des passionnés de la moto qui savent allier affaires et serviabilité.

 

La fin du parcours se déroule gentiment, rodage oblige, par la D16 vers Salindres et Rochegude puis la D979 pour Barjac. Enfin, la D901 nous emmène sur Saint Privat et Laval Saint Roman, et ensuite la D141 pour Saint Martin d'Ardèche.

 

Annie nous attend avec un bon dîner et nous irons nous coucher pas trop tard, des images plein la tête.

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16 septembre 2007 7 16 /09 /septembre /2007 13:28

1 semaine par an minimum

C'est l'objectif que nous nous sommes fixé pour réaliser un périple particulier.

Cette année c'est une petite semaine dans les Pyrénées encadrées par deux week-end de courses Promosport à Nogaro et Ledenon. L'occasion aussi de supporter notre ami Blanco et son team en coupe Kawasaki (#7).

22Août
Ulrich est parti de Paris sous la pluie et je le retrouve à Chénérailles (23) ou il arrive détrempé. Son nouveau R6 est bien baptisé ! Nous reprenons la route vers Bort les Orgues après une pause café. Seuls les trente derniers kilomètres se font sur le sec, et la pluie arrive une demi-heure après que les motos soient rangées. L'apéro suivi de la traditionnelle Truffade revigore notre Parisien, pendant que le contenu de son sac sèche gentiment. 

Les perspectives météo pour le lendemain ne sont pas réjouissantes. En effet, l'objectif de cette étape est  couper la route vers le sud ouest, mais aussi de remettre en jambe ce jeune permis sur les routes Auvergnates.
 

23 Août

Malgré les risques d'averses, nous décidons de partir sur Clermont-Ferrand afin qu'Ulrich se trouve une tenue pluie. Son cuir est détrempé, mais nous avons pu lui prêter un blouson et une paire de gants pour que son équipement finisse de sécher. L'aller se fait sans une goutte de pluie et sur route séchante. Quelques trouées dans la grisaille qui couronne les montagnes nous engagent à revenir par le chemin des écoliers.

 

Un peu de tourisme autour du lac d'Aydat puis début du rodage des flancs du nouveau pneu AR du R6 sur la superbe D5 qui nous offre ses magnifiques enchaînements de courbes. Un rapide arrêt pour une vue du château de Murol puis casse-croûte au lac Chambon.Murol-copie-1.JPG






Le château de Murol, fièrement dressé au dessus de la vallée

 





Il est temps maintenant de mettre le Parisien dans un autre rythme ! ! ! Un petit détour touristique dans la superbe vallée de Chaudefour, puis attaque brutale du col de la Croix Saint Robert (une spéciale de nuit du Moto Tour 2007). Descente sur le Mont Dore, visite au lac de Guéry et pause au magnifique point de vue sur les roches Tuilière et Sanadoire.
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Quel régal, et quelle formation pour notre jeune parisien, jeune permis. 
45 virages en 5 kilomètres. Que du bonheur.








Ensuite, remontée vers le col de la Croix Morand et pause malheureuse au point de vue. Le pied du vénérable que je suis se dérobe dans un dévers glissant et tout l'équipage se retrouve lamentablement par terre. Heureusement que le petit jeune est vigoureux. Cela m'évite un probable tour de rein. Pas de casse, hormis l'ego écorné, nous redescendons vers Murol pour reprendre la D5 vers Besse en Chandesse. Le rythme est soutenu et les voitures sont successivement et rapidement effacées de nos rétroviseurs.

 

En arrivant à Besse, une averse sérieuse s'annonce alors que nous passons à travers depuis le matin. Donc, pause café pendant la dizaine de minutes de pluie puis petite incursion pédestre dans les ruelles pour admirer l'architecture.

 

La fatigue de cette première journée commençant à se faire sentir, nous décidons de rentrer en flânant un peu plus. Une visite au lac Pavin niché dans un cratère. L'arrêt est ponctué d'une légère bruine. Un passage à Super-Besse pour rejoindre Picherande, La Tour d'Auvergne, Bagnols, Cros, Lanobre et une pause devant le somptueux château de Val, juché sur le flanc du lac de Bort. Poursuite de la route par le barrage, une rapide incursion sur le site de Saint Nazaire qui découvre une vue sur les gorges de la Dordogne et de son affluent la Diège. Au retour, Ulrich découvre le château de Pierrefitte, avant de faire une rapide pose à un grandiose point de vue sur le lac. Nous continuons vers les orgues basaltiques de Bort et profitons du point de vue sur la ville. Malheureusement le ciel est trop bouché pour profiter de la vue sur les massifs montagneux (Sancy et Puy Mary en particulier).dd-carlos--24-.JPG





Le château de Val que je surnomme celui de la Belle au bois dormant. Il domine l'ancienne vallée de la Dordogne qui est maintenant le lac de Bort les Orgues.

 




De retour en ville, nous profitons d'un temps plus sec pour laver les motos qui en ont bien besoin. Retour au garage, graissage de la chaîne du R6, vérification des niveaux des machines, puis des hommes à l'aide d'une bonne bière locale à la gentiane.

 

Laurence nous a concocté de délicieuses préparations pour accompagner les galettes et crêpes réalisées pendant notre balade. Après cet excellent repas, une bonne nuit réparatrice avant d'affronter la suite de notre périple vers Nogaro pour y supporter la Kawa ER6 numéro 7 de Julien managée par notre bon Blanco, mais aussi retrouver nos compagnons de route de ces prochains jours.

 

24 Août

 

Nous avons rendez-vous avec DD07 en début d'après midi à Figeac. Bien que fraîche, la météo s'annonce correcte. Ulrich est donc d'accord pour poursuivre son apprentissage à l'étêtage du bonhomme Michelin ! ! !

 

Nous démarrons par la fantastique D3 au départ de Bort que DD à renommée la RAB (Route A Bonheur). Les enchaînements s'enroulent et le rythme augmente régulièrement jusqu'à ce que la Div, en vue du col d'Entremont, prenne un coup de folie et s'échappe à vive allure. La jonction se fait avec le R6 pour emprunter la D680 en direction du col de Serre et du Puy Mary. Un café au coin d'un bon feu de bois au Pas de Peyrol nous réchauffe dans cette grande fraîcheur matinale. Cet arrêt laisse le temps aux derniers lambeaux de brume qui s'accrochent encore au versant sud de s'effilocher. La route qui descend vers Aurillac, noyée dans le brouillard à notre arrivée, est maintenant sous le soleil. Elle  nous laisse admirer la somptueuse vallée de la Jordanne dans la quelle nous nous glissons gentiment. Les yeux sont attirés de toutes part par les ruisseaux, cascades, villages, forêts et herbages. L'état d'esprit est d'autant plus bucolique que les résidus sur une route humide n'engage pas à une descente rapide.

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Vue du Puy Mary, la vallée que nous venons d'emprunter.







Après Aurillac, la température monte franchement, et nous nous arrêtons à Maurs pour nous désaltérer et passer en "équipement été".

 

La route qui nous emmène vers Figeac (N122) par la vallée de la Célé est un véritable régal. Un revêtement nickel qui se tortille gentiment au fil de l'eau et sous des ombrages autant agréable pour la vue que pour l'ombre.

 

A la sortie de Figeac, nous jetons notre dévolu sur un petit restaurant pour y attendre DD07. Soucieux de nous plier aux rites locaux, nous commençons à déguster des spécialités du sud ouest, et DD arrive au moment du café. Nous sortons l'accueillir, juste pour le voir chuter. Sa roue puis son pied ont glissé sur une couche grasse camouflée sous une flaque d'eau. Ulrich se précipite pour l'aider à relever le Versys et en profite pour railler ces vénérables qui perdent si facilement l'équilibre. Bons princes, nous ne nous vengerons jamais au cours des jours prochains et l'attendrons toujours pendant notre virée Pyrénéenne.

 

Nous repartons de concert vers Cahors par la vallée de la Célé, puis poussons jusqu'à Lauzerte pour dire bonjour à une adhérente du Repaire des Motards, Daisy. L'accueil est particulièrement sympathique, et les boissons fraîche bienvenues. En effet, nous sommes bien dans le sud et le thermomètre nous le rappelle fermement.

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Daisy pose fièrement entre Ulrich et moi pendant que DD07 prend la photo. Merci encore pour ce bon moment. 

 





Nous continuons notre route vers Nogaro et découvrons un nouveau terrain de jeux entre Miradoux, Lectoure et Condom. Les enchaînements de virages sont diaboliques et l'environnement est des plus agréable sous cette lumière de fin de journée.

 

Nous sommes très agréablement accueillis au Relais de l'Armagnac à Luppé-Violles.  Nous y dégustons un agréable confit et terminons la journée par un breuvage local (du nom du relais) millésimé et fort bien charpenté. La nuit qui nous attend va nous permettre d'aborder sereinement deux jours de Promosport et de coupe Kawa sur le circuit de Nogaro.

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14 juillet 2007 6 14 /07 /juillet /2007 18:01

Tout d'abord, des rencontres particulières :

DSCF2057.JPGSerge et moi en grande discussion avec ces deux anciens qui sortent leurs Norton et BSA.

Ils nous démontrent leur passion et nous informent sur leur participation, le lendemain, à un défilé des premières machines du TT à Saint John's.

Même si la barrière de la langue limite les échanges, nous parvenons à "disserter" pendant de longues minutes.

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A l'intérieur de ce Pub, une joyeuse bande de jeune fille fètent un futur mariage. 

Les Frenchies sont venus les "chahuter" et la suite se conclue dans des éclats de rires et des situations ubuesques (Qui c'est qui a la plus ...???)






DSCF2123.JPGCes deux femmes viennent de nous "agresser", gentiment, pour pouvoir faire des photos sur les sides. 

La magie opère et les blagues s'échangent dans une ambiance détendue. Aprés quelques minutes de rigolade effrénée, la femme en pull rouge nous demande de l'attendre. 

Si nous avons bien compris, elle posséde aussi un véhicule particulier. Certains de nous doutent et veulent partir. Au bout d'environ cinq minutes, elle fait un magnifique demi tour pour venir garer sa Rolls devant les sides.
DSCF2126.JPG





Le délire reprend de plus belle, surtout quand Serge est pris à parti sous des cris tels que "Ah, Géronimo !", et des attitudes des plus expressives. Le pauvre, cette histoire va lui coller à la peau quelques temps.

  




Quelques moments d'émotion :

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A la sortie de Peel, nos side cariste s'arrètent et se pâment devant ce superbe Merlin/Suzuki.





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Encore un rappel de nos jeunes années, une Egli-Honda. Au cours de tout notre séjour, des dizaines de machines nous interpellent y compris dans les coins les plus reculés de l'île.






DSCF2358.JPGIl y a 34 ans j'enfourchais ma première moto, une 350 Honda. J'ai vite voulu monter en gamme, et cette 1000 Laverda a toujours été mon rêve.  Excellente entrée en matière avec son propriètaire qui arrive d'Italie avec ! ! !












La preuve par les images du basset  #18 que les anciennes ne faisaient pas que de la figuration :ASD1--21-.JPG
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ASD1--23--copie-1.JPGASD1--24-.JPG















ASD1--25-.JPG Sous une légère mais récente bruine (Manx weather !), le basset part en glisse à la sortie du virage et se retrouve quasiment à contre sens.

Le singe est sorti pendant que la #11 contourne l'obstacle (les drapeaux jaunes sont agités à l'entrée du pont).

Le singe tire en arrière la machine et un marshall accourt.

Le pilote relance la machine, le singe se jette dans le panier et la ronde continue.

Quel spectacle ! ! !

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21 juin 2007 4 21 /06 /juin /2007 16:11

4 Juin

 


Dés l'ouverture des bureaux de la "Steam Rackett", nous pouvons négocier le départ par le premier bateau (7h00 au lieu de 9h00). Nous bénéficierons ainsi de 2 heures supplémentaires pour notre transit anglais.
 
Le ciel se dégage peu à peu et la mer est tranquille. Nous en profitons pour dormir, ou au moins nous reposer.
 
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Au débarquement à Eysham, la Div se prépare à mener son petit groupe. Les traits sont tirés et accusent la fatigue accumulée.

 




Comme nous bénéficions de quelques heures de marge, nous dévions de notre route pour un pèlerinage sur un lieu lié à nos jeunes années, Woodstock.

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Les deux cinquantenaires reviennent d'un centenaire et posent, des musiques plein la tête !
 




Ce détour nous procure aussi le plaisir de traverser Oxford, célèbre et néanmoins très jolie ville. Au moment de sortir de la ville survient un infime avatar. Une divergence d'appréciation des 2 feux tricolores en place (1 rouge et 1 avec flèche verte) engendre un très léger accrochage entre 2 des sides.
 
Nous arrivons tranquillement à Porsmouth sous le soleil et avec 1 heure d'avance.
 
Sur le bateau, nous dégustons un bon repas puis tout le monde part récupérer de ses deux dernières nuits presque blanches.
 
repas.jpgLa convivialité d'un bon repas, et nous trinquons à tous ces magniques moments passés ensemble.

 











De Saint Malo, 80 Kilomètres pour arriver chez Pascal et redistribuer les affaires de chacun. Après 2 heures et quelques cafés, je repars vers Saint Brieuc pour changer le pneu arrière de la Div.
 

 

" I did iT T "
(je l'ai fait)

 

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