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16 décembre 2007 7 16 /12 /décembre /2007 08:16

Début des années 70, alors que personne ne pratique dans mon entourage, la passion de la moto commence à me prendre aux tripes. Ce terme est particulièrement exact. Ma première expérience, en passager sans casque, combine des sensations opposées. Les sentiments de liberté cheveux au vent, de puissance sauvage, mais aussi d'angoisse, de peur et de fragilité se mêlent, s'entrechoquent, se combattent mais m'enthousiasment. Dans cette période, le père d'un copain nous emmène voir un moto cross à Méru (60) qui m'impressionne. A cette époque, nous récupérons de vieux Solex que nous retapons, "optimisons", et testons sur le port de Gennevilliers (92). Expériences épiques, résultats parfois explosifs et courses d'anthologies marqueront d'une empreinte indélébile mon penchant pour le deux roues.

 

1973, je suis dans les derniers à passer le permis moto à 16 ans après de long mois de âpres luttes avec mes parents qui finissent par accepter de signer, mais pas de financer ! Heureusement, mes études en école hôtelière me permettent de travailler tous les week-end, les vacances et parfois les soirs de semaine. Je peux ainsi financer le permis, l'équipement minimal imposé par la loi paternelle (casque, gants, blouson, pantalon et bottes) et la première moto, un CB 350 Honda.

 

Une nouvelle vie commence. Le cercle des copains s'élargit essentiellement parmi les motards, les virées s'accentuent, en fréquence comme en distance, et je jouis d'une liberté pourtant imperceptible quelques mois auparavant. Nos semaines sont ponctuées par une toute jeune revue, Moto Journal. un membre de notre petite équipe travaille à l'imprimerie qui l'édite et nous pouvons rêver, quelques heures avant les autres, à nos futures machines, nos prochains voyages, mais aussi découvrir les résultats des précédentes courses et disserter sur les suites des championnats.

 

Je monte vite en gamme. Un 450 Honda, rapidement "kité racing", puis un passage fugace en 2 temps avec une Kawasaki H2. Du pur bonheur à l'accélération, mais quelles angoisses au freinage ! ! !

 

Mes premières expériences en bécane prendront fin 4 ans plus tard car je deviens un jeune Papa. L'intermède sera long, très long. De multiples raisons m'empêcheront de penser moto, même si je continue à les regarder avec envie, sinon nostalgie.

 

Je me retrouve rapidement Papa Poule avec deux très jeunes enfants. Ensuite, je reprends des études et m'engage furieusement dans une nouvelle vie professionnelle qui consomme la plus grande partie de mon temps. Je trouve tout de même le moyen de devenir Papa une troisième fois, mais cette fois avec une Maman à nos côtés.

 

L'aventure recommence en 1999. J'exploite un gîte en Ardèche et, parallèlement, je dirige la restructuration d'un groupement de producteurs de fruits qui s'étend de Valence à la Méditerranée. Je dois changer mon second véhicule. Mes deux aînés sont grands, les routes sont très encombrées l'été dans la Vallée du Rhône et la moto, abandonnée depuis trop longtemps (hormis un intermède d'une année – Yamaha 500 XT à Annecy), me décoche des appels incessants.

 

L'ancienne passion prend le pas sur la raison et j'acquiers un mono-cylindre Honda, le Dominator. Le premier mois est difficile. Je suis raide (les pneus ne s'usent pas sur les côtés), peu confiant et souvent angoissé. Les deux mois suivants me procurent quelques frayeurs salvatrices. L'assurance est exacerbée mais les sains réflexes de l'expérience ne sont plus là pour éviter les débordements d'audace non maîtrisés.

 

Le plaisir revient d'autant plus que la région est particulièrement propice à la moto, autant pour ses routes et paysages que pour sa météo. De plus, professionnellement, cela s'avère une arme redoutable pendant les grandes migrations estivales qui congestionnent la Vallée du Rhône. Il m'arrive fréquemment de dépasser les 300 kms par jour et je peux tenir des délais acceptables dans mon emploi du temps.

 

Au niveau familial, c'est une découverte appréciée par ma compagne et ma plus jeune fille. Les sorties en duo se multiplient et les objectifs s'éloignent. Il résulte de cette utilisation particulièrement active un constat sidérant. Au bout de 6 mois, le second kit chaîne commence à fatiguer, et cette machine devient peu adaptée à l'usage que j'en fais.

 

Je fais donc le tour des concessionnaires avec un critère de base : un cardan.

 

Je ne connais plus du tout le marché mais, au cours de mes pérégrinations,  je sélectionne deux machines : La Yamaha 900 Diversion et la Kawasaki 1000 GTR. Je demande à chaque concessionnaire un engagement de services vis à vis de mon boulot. Je ne veux pas rester coincé en pleine saison. Tissot moto, concessionnaire Yamaha à Montélimar m'assure que j'aurai toujours une solution de dépannage, je lui fais confiance et prend en charge la machine bleue en exposition.

 

Les pages suivantes relaterons donc quelques faits marquants de cette longue histoire vécue avec 3 YAMAHA 900 XJS DIVERSION. Près de 9 ans et de 500 000 kilomètres avec trois machines identiques en dehors de la couleur.

PS. je ne dispose pas de photos pour l'instant, mais pense en trouver prochainement. Si des lecteurs peuvent aussi m'en proposer, je les en remercie d'avance.
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commentaires

S
Très belle histoire ! Je suis un grand fan de moto et mon père vient de m’offrir une Honda 125CC ! Du coup, je passe mon temps à acheter des accessoires de motard du genre gants de moto, casque etc. Et aussi de lire des articles sur des motos….
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