Il ne m'appartient pas de remettre en cause les divers procédés de contrôles et leurs bien-fondé. Je pense que cette série d'action apporte des bénéfices, même si de nombreux phénomènes induits et pervers voient le jour et s'amplifient.
Je suis d'autant plus à l'aise pour débattre du sujet qu'à ce jour je suis encore en possession de mes douze points !
Néanmoins je pratique des excès de vitesse pratiquement tous les jours (ce que je ne confonds pas avec une vitesse excessive). Et immanquablement je "bénéficierai" un jour de cette répression aveugle.

Je n'ai qu'un oeil, je suis bête et faillible,
l'on m'accuse de tous les maux
et l'on essaye souvent de me détruire.
Mais je suis et je reste le plus puissant !
Je suis le Maître, la clef de voûte de la politique répressive !
Cette démesure de vitesse (au regard des textes) peut-être tout simplement engendrée par le plaisir de rouler vite, la satisfaction de maîtriser la puissance de sa monture, la délectation de
sentir le vent, les basculements alternatifs de la machine, les freinages et accélérations. Jubilations primaires, égoïstes, narcissiques, …, je vous le concède, mais tellement agréables d'une
part et "ressourçantes" d'autre part (la tension et la concentration nécessaire me permettent d'évacuer les problèmes ou affres du moment).
Toutefois, ces excès de vitesse peuvent être générés par une attitude sécuritaire. Dans de nombreuses situations, l'accélération est
synonyme de sécurité.
Voici, en vrac, quelques exemples qui me viennent à l'esprit :
Ø Optimiser un dépassement lorsque le différentiel de
vitesse est faible et éviter de rester trop longtemps à la même hauteur que l'autre véhicule (même si le champ de vision est libre) ;
Ø Favoriser l'insertion d'autres véhicules dans une voie ou un carrefour et ainsi prévenir une éventuelle action trop "sauvage" ;
Ø Se dégager de ce que j'appelle "les utilisateurs mono-vitesse". Il s'agit des conducteurs qui roulent en quasi-permanence à 70-80 km/h, sur route
comme en ville. Ils s'éloignent dans chaque agglomération et ensuite bouchonnent rapidement si les possibilités de doubler sont faibles et/ou risquées. Cette catégorie me semble en nette
recrudescence depuis quelques temps.
Ø Finaliser rapidement le dépassement du véhicule qui accélère lorsqu'on le double. Pour moi, il existe deux sous-catégories, les "joueurs" qui
maîtrisent plus ou moins leur véhicule, les "timides" qui ont des difficultés en virage mais se défoulent en ligne droite.
Enfin, ces dépassements de la vitesse autorisée peuvent ne relever que du simple civisme. Ceci est particulièrement évident pour favoriser le passage d'un véhicule de secours. Pour moi, cela est tout aussi vrai quand cela permet à un autre usager d'optimiser sa propre manœuvre (qui n'a pas pesté ou pris des risques pour sortir d'un parking, traverser une route et qu'une longue, étirée et fastidieuse file de véhicules rend problématique cette action ?).
Je ne m'étendrai pas sur les cas de législation locale visiblement inadaptées (plusieurs kilomètres de limitation à 50 km/h pour quelques centaines de mètres de bourg, par exemple) ou complètement hiératiques (succession de panneaux annonçant des limitations de vitesse différentes, ou, encore plus fréquent, jamais de fin de limitation ! ). Parfois, le problème est inverse. Je pense là à un cas rencontré plusieurs fois. Une fin de limitation à 70 km/h qui précède immédiatement un virage difficile à prendre à plus de 70 km/h . . . sur route sèche ! ! !
Tous ces aspects sont exacerbés en moto. La moindre sollicitation de la poignée de gaz se traduit par un accroissement rapide de la vitesse qui devient alors rapidement supérieure à la limitation. De plus, le motard ne devra souvent son salut qu'à un franche accélération (je pourrais citer quelques cas d'accidents sur freinages qui auraient été facilement évités avec un accroissement de la vitesse permettant de diriger et contrôler le véhicule).
Pour l'instant j'ai eu la chance d'éviter le contrôle de mes errements par des machines.
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Par quatre fois, des pointages humains ont engendré mon interception.Par quatre fois j'ai ensuite continué ma route sans PV ni retraits de points (2 alcootests tout de même).Par quatre fois, j'ai eu affaire à des professionnels (1 police et 3 gendarmerie) auprès desquels je n'ai pas contesté, mais expliqué le contexte.Par quatre fois, j'ai eu affaire à des humains doués d'une certaine circonspection et non à des machines bestiales largement encadrées par des procédures et des lois qui rendent les résultats encore plus abscons.
Il est hors de question pour moi de remettre en cause certaines formes de répression, et encore moins l'action des femmes et hommes qui héritent de cette charge (n'oublions pas que ce n'est qu'une de leurs nombreuses missions !). Je respecte d'autant plus le travail de la majorité d'entre eux que mon passé à la Protection Civile ou au SAMU me donne une vision particulière de ces sujets.
Je ne fais pas non plus l'apologie de la vitesse. La VITESSE est une notion très relative qui fluctue au gré de la conjonction de nombreux paramètres tels que les capacités des véhicules et de leurs conducteurs (ou pilotes), la visibilité, l'état de la chaussée, la météo, l'environnement, … A ce titre, il me semble normal que des règles régissent le partage d'un espace ou les plus faibles supportent les plus grands risques (du piéton au char d'assaut, en passant par les différents deux roues, ou les multiples 4,6 roues ou plus …).
Par contre, j'enrage contre ces politiques qui nous abreuvent de beaux discours de plus en plus déconnectés des réalités.
Pensent-ils que nous sommes tous des "bœufs" ?
Estiment-ils que nous courberont tous l'échine indéfiniment ?
Pourtant, ils commencent à constater certains effets pervers de cette politique ultra-répressive (rouler sans permis, par exemple). La seule réponse, une nouvelle couche de répression (saisie du véhicule).En écrivant ceci, je pense à Jean de la Fontaine. Même le roseau, lorsqu'il sera sec, finira par casser ! ! !
J'exècre ces politiques qui nous expliquent ce que nous devons faire en nous montrant le contraire, en confondant éducation et répression. Ayant toujours prôné le "management par l'exemple", je ne suis pas prêt d'être un bon politique ! ! !

Allez, souriez.
Quelles que soient nos qualités routières,notre expérience, nous y aurons probablement droit un jour.
La lueur d'un éclair dans un bien sombre paysage !
Enfin, Mesdames et Messieurs les politiques, je voudrais vous poser une question d'ordre économique :
Cette répression, outrancièrement basée sur les rentrées fiscales est destinée à (cocher votre choix) :
Ø Tenter de partiellement renflouer des caisses étatiques
particulièrement étriquées (grâce à qui, au fait ?) ;
Ø Relancer l'économie par une relance de la consommation.
Si vous vous avez coché la seconde réponse, vous avez perdu (mais vous reviendrez quand même en deuxième semaine, n'est-ce pas ?).
Les faramineuses sommes englouties dans ces procédures de plus en plus douteuses sont partiellement perdues pour la relance. Mieux, ces valeurs se révèlent corrélativement faibles si l'on tient compte des différentes fiscalités associées qui, elles aussi, sont perdues, et en premier lieu laT. V. A. Alors, que reste-t-il, entre autre, pour l'entretien du domaine routier par exemple ?
Et là, vous êtes en totale contradiction avec votre discours actuel conçu pour répondre aux phénomènes de hausse des prix.
Vos promesses d'hier ne sont, aujourd'hui, que des propos bassement clientélistes !