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20 mai 2022 5 20 /05 /mai /2022 11:56

 

Revenons sur ce début d'année pendant lequel j'ai lâchement abandonné mes narrations …

 

Après une quinzaine de jours de calme en Bretagne début janvier, je retourne en Corrèze pour y poursuivre mes activités au sein des Restos du Cœur, mais aussi participer à une très longue et productive réunion du CoDir du Moto-Club Meymacois. L'occasion de retrouver avec plaisir la petite bande de joyeux drilles qui œuvre sans relâche aux destinées de cette association et de sa manifestation phare : l'hivernale motocycliste des Millevaches !

Tour de France des potes, ça continue, et pas que … !
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A la fin du mois, je dois retourner en Bretagne et cherche la meilleure fenêtre météo. Impossible d'éviter le froid, omniprésent. Il faut donc tenter de déjouer les précipitations qui se révèlent neigeuses avec ces températures. Pour ce trajet, exceptionnellement, j'évite le plateau de Millevaches et opte pour une section autoroutière jusqu'à Limoges, gage d'une plus grande sécurité.

Néanmoins, les températures comprises entre -6° et -8° conjuguées à des portions de brouillard me rappellent un passage dans le Morvan il y a une vingtaine d'année : lors d'une pause, la combinaison de glace accumulée sur l'équipement craquèle et se répand au sol.

Heureusement, après Limoges, la température redevient légèrement positive et le reste du parcours est sensiblement plus supportable.

 

Au cours de ces quelques jours passés dans l'ouest, j'en profite pour rendre visite à l'ami Dédé sur un de ses chantiers à Tréguier. Il y installe, dans un bâtiment historique transformé en lieu de culture, un monumental escalier métallique réalisé dans les ateliers de son fils.

L'occasion aussi de bien des chahuts, notamment au cours de notre casse-croute dans son camping-car où, après une prise de vue, j'exprime : "là, tu as vraiment une grande gueule !".

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Mi-février, je me propulse en région parisienne pour une séquence exclusivement familiale puisque j'opte pour ne voir aucun des potes qui vivent dans le secteur.

Une bien agréable pause chez mon frangin où réside provisoirement sa fille, la fameuse nièce du Tonton Barjot, Manon.

Quel plaisir de la retrouver resplendissante dans son état déjà avancé de future Maman et quels savoureux moments partagés, comme lors d'une de mes âneries, alors que je me tiens à ses côtés :

- Merci bien Manon …

- Merci de quoi ?

Je touche sa proéminence abdominale, puis la mienne et lui précise :

- Pour une fois, c'est moi qui ai le moins de ventre !

Réaction conclue par de grands éclats de rires bien sûr.

 

C'est aussi de longs moments passés avec mon fils et ses deux garçons. Balades dans les bois, courses de bateaux sur une pièce d'eau dans un cadre enchanteur, sous le soleil, mais aussi la lune, et bien sûr, quelques bons moments de délires.

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Fin du mois, retour à mes activités Bortoises dont l'assemblée Générale du Moto-Club Meymacois qui permet de retrouver bien des copains, ainsi que les préparatifs de l'accueil de réfugiés ukrainiens au sein des Restos du Cœur. C'est aussi une nouvelle journée avec mon trio de descendants. En effet, mon fils Cyrille est venu skier au Mont Dore et nous profitons d'une belle évasion ensemble dans le parc Fenestre.

Tour de France des potes, ça continue, et pas que … !
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En mars, je profite de la météo clémente pour proposer successivement deux balades les dimanches 20 et 27.

La première est à destination du superbe village de Collonges la Rouge :

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La seconde, une virée en montagne … avec déjeuner en terrasse face au lac Pavin !

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Début avril, je commence ma longue remontée vers le nord … pour me rapprocher du Mans.

Une première étape à Angoulême, chez une cousine où nous profitons pleinement de l'univers enchanteur des rives de la Charente ou du circuit des remparts (sans la course d'anciennes !).

Et aussi une pensée pour les potes du groupe "100 pressions" !

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Le périple se poursuit par un arrêt café en région Nantaise chez Christian (mon acolyte de nombre d'aventures dont ma dernière visite dans le Jura) et Christiane, avant de me poser quelques jours en Bretagne et en profiter pour changer mon pneu avant.

 

Le 11 avril, me voici arrivé sur le circuit Bugatti pour débuter cette folle semaine des 24h00 du Mans. J'y rejoins l'ami Bruno de Nonocam et nous commençons à installer les équipements nécessaires aux retransmissions des lives alors que les teams s'installent dans leurs box (#24 BMRT 3D, #27 TRT, #33 Louit April Moto et #121Falcon Racing)

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Au fil de la semaine, l'équipe des geeks s'étoffe et les premiers lives sont opérationnels dès le jeudi sous la houlette de Jade, Sophie, Aymeric, Mathieu, Nono et votre serviteur :

Tour de France des potes, ça continue, et pas que … !

 

Pendant la course, outre la surveillance des réseaux sociaux, en particulier de la #33 où je suis affecté, je parcours régulièrement la pit-lane afin de prendre des photos de chacun de ces 4 teams, particulièrement lors des ravitaillements :

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Je profite aussi de ces moments pour suivre l'activité et la progression de deux pilotes licenciés au Moto-Club Meymacois, Greg Ortiz (#34 JMA Moto) et Camille Vallée (#135 Cam Racing Team).

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Toutefois, une énorme déception à la fin de cette course :
l'explosion du moteur de la Yamaha #121 (Falcon Racing) à 18 minutes de la fin ...

 

Après 30h00 quasiment non-stop (environ 1h00 de sommeil) et une dernière nuit sur le circuit retour en Bretagne pour la phase de récupération qui débute par 17h00 de sommeil dans les 30h00 suivantes …

 

Avec Laurence, nous profitons de cette pause pour commencer à préparer notre prochain périple Jurassien. Révision des deux motos, et achats de quelques accessoires particulièrement pour madame, moins équipée (tenue de pluie, blouson, pantalon).

 

A la fin de ce mois d'avril, je retourne en région parisienne où ma nièce Manon vient de donner naissance à son petit Mathéo. Je profite de cette escapade pour m'arrêter en Normandie afin de saluer Jean Paul et Muriel autour d'un café … et d'une séance d'essai du GP. Quel plaisir de se retrouver physiquement après cette trop longue pause … et tous ces souvenirs partagés.

Enfin, je passe deux jours à "gagatiser" devant un tout petit Mathéo, si calme et attendrissant.

 

 

Puis je repars pour un déjeuner avec le cousin Philippe dans le 92 avant d'aller passer la soirée chez Etienne et Nadine dans le 94. Encore l'occasion d'évoquer de nombreux souvenirs bâtis au fil des années autour du GECO, d'évènements moto, d'aventures avec Max …

Etienne en profite pour me faire bénéficier d'un révolutionnaire traitement moteur qui se révèle particulièrement concluant. Après 1500 kms, la consommation a chuté de plus de 10%, les démarrages sont facilités et les vibrations amoindries. Edifiant !

 

Lors de la descente vers Bort, mon esprit est régulièrement accaparé par Manon. Un passage le long du pont canal de Briare, lieu de pause lors de notre première grande virée en moto (lors du premier Bol d'Or Classic à Magny-Cours) ou de la traversée de Bourges son dernier lieu de résidence.

 

Le 9 mai, je participe à une profitable balade organisée par un jeune groupe : "Meymac moto ride". 3 jeunes permis sont présents et l'un des objectifs est de les aider à mieux appréhender leurs machines et la route. Voilà un exercice que nous avons fréquemment pratiqué avec Dédé (celui de l'Ardèche) et que j'apprécie pleinement pour ses notions de partage de l'expérience et d'une plus grande sécurité.

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A la mi-mai, je retourne en Bretagne, par étapes.

Le premier arrêt est dans la région de Cholet où je retrouve avec plaisir David, le compagnon de tant d'aventures, notamment avec le team MP Racing. C'est avec cette équipe que mon regretté Max a pu vivre de forts moments de solidarité et d'inclusion lors des 24h00 du Mans …

 

Le lendemain, pause déjeuner en banlieue nantaise chez Christiane et Christian. Echanges tour à tour rigolards et sérieux autour d'un savoureux "frichti" bien agréable.

 

Arrivé en Bretagne, il nous reste une semaine pour préparer le jardin à une absence de 10 jours et organiser notre équipement pour notre prochain périple en Franche Comté.

 

Le pneu arrière de la Tracer est neuf, les pleins sont faits, les bagages se finalisent et la CB 500 de Laurence piaffe d'impatience devant la perspective de son second grand voyage …

 

La suite très prochainement donc !

Tour de France des potes, ça continue, et pas que … !
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27 mai 2009 3 27 /05 /mai /2009 16:59

Samedi 9 mai

 

Pour DD07 et moi, le parcours de liaison du matin pour rejoindre nos jeunes se fait rapidement. Un motard local nous ouvre la route et je redoute moins une présence intempestive d'un radar camouflé. Notre vitesse dépasse donc largement celle autorisée. Lorsque nous arrivons à Rémuzat, lieu de notre rendez-vous, les deux équipes sont à pied d'œuvre. Les Parisiens qui repartent ce matin m'attendent afin que je leur rende tenues de pluie et bonbons qui atterrissaient régulièrement dans mon top-case. La Div' semble aussi efficace dans l'ouverture des routes que dans l'assistance aux motos minimalistes ! ! ! Les derniers de cette fameuse équipe piaffent de vérifier nos dires de la veille sur cette fameuse route de Serres.

 

Notre photographe, William, nous abandonne ce matin et marque ses adieux par une succulente dégustation de fraises achetées à un producteur local présent sur le petit marché. Mais il est temps de partir et les deux équipes se séparent.

 

Ce matin, DD07 mène le train et je ferme la marche. Jusqu'à Rosans, le GSXF bridé à 34 chevaux suit l'allure mais perd ensuite rapidement du terrain dans les enchaînements rapides en montée. Néanmoins, le rythme est soutenu et la vaillante Suzuki est emmenée de main de maître vu le contexte du manque de puissance pour les relances associé à la jeunesse du permis et donc de l'expérience de Jérémy.

 






Les magnifiques paysages Alpins où la verdure monte à l'assaut des cîmes et remplace la blancheur de la neige.





Nous nous regroupons à la sortie de Serres et c'est là qu'intervient la seconde chute de ce périple.

 

Je me retrouve par terre à quatre pattes, incapable de me relever sans l'aide de mes acolytes. Ma cheville vient de me lâcher, fragilisée par divers traumatismes antérieurs.

 

Une bête chute à l'arrêt ! ! !

 

Et la moto dans tout ça ? Rien, pas une égratignure ! ! !

 

En effet, j'étais à pied pour réaliser cette figure engendrée par une perfide pierre qui a roulé sous mon pied ! ! !

 
















Sinon, nos petits jeunes sont enthousiastes. Nos propos de la veille au soir relatifs à cette portion de route n'étaient pas usurpés. Certains auraient pu penser que ces discours dithyrambiques n'étaient destinés qu'à donner des remords ! ! !

 

Nous reprenons la route pour aller faire les pleins des bécanes à Veynes. Ces 13 kilomètres sont difficiles. Je ne peux ni toucher au frein ni prendre d'appuis et les vibrations sont mal ressenties dans la cheville. A la station, je signale à la petite bande que je rentre tout seul vers la vallée du Rhône pendant qu'ils continuent la balade.

 









Le barrage du Sautet et la retenue d'eau désespérément vide !










Celle-ci se poursuit par une escapade dans le Dévoluy (D937, D17, D117 et D937) avant le repas pris à Corps. C'est ensuite la D66 jusqu'à Lalley par Mens et le barrage du Sautet. Un nouveau morceau de bravoure les attend sur la N75, le col de la Croix Haute, puis une autre ascencion, le col de Grimone sur la D539 vers Chatillon en Diois.

 

Une dernière pause permet à tout le monde de se désaltérer à Luc en Diois, dans un établissement qui avait déjà reçu notre visite il y a 2 ans. A cette occasion, nous avions tellement mis d'animation sur cette terrasse que Ulrich, alors jeune permis, avait écrit la phrase suivante sur un forum :

 

DD07 et DIV19, de vrais aspirateurs à minettes ! ! !

 





Jérome ne cherche pas la meilleure trajectoire,
il immortalise ces sompueux paysages.










Encore une trentaine de kilomètres sur la D61 et la petite troupe est de retour à son bercail, visiblement ravie de cette dernière étape.

 

PS : Merci à Jérémy pour ces photos

 

MON BILAN DE CES 4 JOURS :

 

Des moments comme j'aime les vivre.


Au départ, une somme de personnes disparates, dans les âges, les métiers, l'expérience, les types de machines, . . .


Dans les faits, un groupe uni par le plaisir de partager des moments simples au travers de notre passion commune de la moto.

 

En ce qui me concerne, et je crois pouvoir associer Dédé, ce fut un vrai plaisir de passer ces 4 jours avec vous. J'espère sincèrement que ces roulages intensifs vous seront bénéfiques et accroîtront votre sécurité. Si nous ne pouvons pas vous transfuser notre expérience et encore moins lister l'ensemble de nos acquis, vous devez avoir découvert votre monture et vos capacités sous un nouveau jour ! ! !

 

A quand la prochaine ?
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20 mai 2009 3 20 /05 /mai /2009 10:52

Vendredi 8 mai

 

Nous partons plus tôt afin de récupérer Patricia qui profite de cette sortie pour dépoussiérer son 600 CBR. Si elle sort moins souvent sa moto, elle participe néanmoins à certaines de nos virées et en organise même de mémorables (cf. http://div19.over-blog.com/article-22847885.html et 2 suivants)

 

Lorsque nous arrivons à La Motte Chalancon avec un petit quart d'heure de retard, les moteurs ronflent déjà dans la pit lane, pardon devant les bungalows. Les pilotes ont l'air motivés pour en découdre et achèvent de s'équiper. DD07 part devant avec son groupe et je le suis immédiatement en direction de Luc en Diois. Le passage du col de Prémol est une excellente mise en route. Les gentilles courbes de la montée laissent place à une suite d'épingles propres à réveiller les derniers endormis.

 

C'est ensuite la D93 en direction de Die, calmement pour permettre aux retardataires de recoller. En fait Ulrich vient me prévenir que Thierry doit abandonner avec sa Ducati qui vibre énormément (nous apprendrons plus tard que la jante et la fourche sont voilées). Après un rapide aller et retour pour récupérer le dernier sous groupe, nous ne retrouvons tous à Die devant des pompes à essence refusant les cartes bancaires !

 







Die sur fonds de Vercors.

Nous attendons sagement que la "mangeuse de cartes" soit réparée
.

(photo
William Bayol)




Pendant l'attente engendrée par la réparation, je découvre un super moyen de me retrouver agréablement entouré par nos trois équipières (par les mecs aussi d'ailleurs mais cela m'intéresse moins . . .). Je sors un assortiment de bonbons Haribo du top case et en propose à la ronde. La dispersion des minis groupes sur le parking laisse vite place à un attroupement, filles en tête. Pourtant, leurs parents ont bien du leur expliquer de ne jamais accepter de bonbons comme ça ! ! !

 

Ces pauses sont aussi des moments où nous évoquons les nombreux cas rencontrés concrètement, tel les platelages très glissants des passages à niveaux, les réactions des autres usagers, nos attitudes (cf. L'utilisation des clignotants. par exemple), etc . . . Après de bonnes rigolades, surtout quand DD07 prend à partie un couple de belge ou une charmante jeune femme, nous nous préparons aux choses sérieuses, à commencer par l'ascension du col du Rousset. Les jeunes profitent des pauses générées par une course pédestre qui coupe régulièrement la route. A l'arrivée, tout le monde est heureux de visualiser le chemin parcouru à partir du belvédère.

 











Ca les étonne nos jeunes de visualiser ainsi le chemin parcouru ! ! !

(photo William Bayol)










Nous nous arrêtons tout de suite après le tunnel pour la pause casse-croûte et les délicieuses ravioles enchantent d'autant plus la troupe que la veille le repas avait été difficile à avaler (croque monsieur encore gelés à l'intérieur ! ! !). L'ambiance est délirante et nous sommes écroulés de rires devant les histoires de Viagra de William accompagnées de force grimaces et mimes désopilants.

 










Toute la fine équipe (sauf William aux commandes de son appareil) pause pour la postérité ! ! !



(photo William Bayol)







Nous repartons ensuite vers Saint Agnan en Vercors qui voit notre première pause. Comme nous changeons de route, nous préférons attendre les retardataires restés avec notre photographe William subjugué par ces paysages. C'est ensuite Saint Julien en Vercors pour rejoindre les gorges de la Bourne. La formation continue de façon intensive. Les jeunes découvrent les difficultés sur les routes de montagnes largement abimées par l'hiver. Les trous et raccords de chaussée sont concurrencés par les restes de chutes de pierres. Comme nous n'avons pas rencontré le groupe précédent et que le ciel est menaçant, je décide de poursuivre vers notre prochaine étape, Pont en Royans.


Petite pause après une légère ondée et les remarques sur les paysages sont dithyrambiques, tel ce débat relatif à la vertigineuse chute d'eau face aux grottes de Chorance. D'après la couleur virant au rouge au passage de l'eau, celle-ci doit être chargée en fer. Un message téléphonique signale notre position et nous repartons en souhaitant ne pas être rattrapés par le nuage. Nous traversons le village au pas et pouvons admirer les magnifiques maisons accrochées à la roche et baignées de soleil.

 








La raison du retard de l'autre groupe.
Une plaque qui avait tendance a rencontrer le pneu.
Le traitement fut brutal ! ! !





(photo William Bayol)








C'est ensuite Saint Jean en Royan et la montée de Combe Laval où la pluie nous reprend de plus belle. Dès que je trouve une aire suffisamment grande et dégagée, je stoppe afin que ceux qui veulent s'équiper puissent le faire. Le paysage est néanmoins grandiose malgré la brume qui s'étire dans la vallée en contrebas. Les passages qui suivent vers le col de la Machine sont très étroits, torturés et ponctués de tunnels. Les jeunes sont déjà tendus par la route détrempée et la file s'étire mollement. J'attends régulièrement pour favoriser les regroupements et décide de couper au plus court et rejoindre directement le Diois où la météo a de bonnes chances d'être meilleure. Les deux filles me suivent toujours, et elles découvrent que l'on peut enrouler assez rapidement sur route mouillée sous réserve d'anticiper et d'avoir une conduite très souple. Un passage à Vassieux en Vercors permet de rappeler que cette région était un bastion inexpugnable de la résistance et que les forces nazies ont dû engager d'énormes moyens combinés pour annihiler les actions des partisans.

 

Nouvelle pause au col du Rousset, toujours à la brasserie "Sur le Pouce" 04 75 48 22 93  où nous avions été si bien accueillis ce midi. Il faut dire que le patron est un motard endurci qui nous parle de son Oural et de ses virées aux Eléphants ! J'appelle DD07 pour lui faire part de mon changement de programme et nous redescendons vers Die pour faire le plein avant de retourner au camp de base. Comme je l'espérais, la route s'assèche régulièrement et l'allure et plus soutenue sous le soleil retrouvé. A la station, Ulrich tente de me pousser à profiter encore de cette journée qui est la dernière pour certains. Je propose une boucle d'une centaine de kilomètres. Son épouse est partante et William, le photographe hésite. Il redoute d'être obligé de suivre un rythme qu'il ne maîtriserait pas. Je lui explique que ce n'est pas moi qui imprime la cadence, mais eux et lui demande combien de participants nous avons "perdus" au cours de ces derniers jours. Plus confiant, il se laisse tenter.

 

Nous laissons le reste du groupe prendre la route de La Motte Chalancon pour un repos réparateur, traversons Luc en Diois avant de nous arrêter au saut de la Drôrne et admirer l'impressionnant chaos rocheux. C'est ensuite l'ascension du col de Cabre sur des routes humides et fatiguées. Dans la descente vers Aspres sur Buëch, nous devons attendre Ulrich qui est resté avec William. Subjugué par le paysage des vallées, il s'est arrêté au col pour prendre quelques photos.

 












Le saut de la Drôrne et son chaos rocheux.
(photo William Bayol)

Et mes quatre derniers "stagiaires", de gauche à droite, Ludo, Ulrich, Delphine et William en cours de prise de vue.







D'Aspres, nous rejoignons Serres pour ensuite emprunter la D994 vers le col de Saulces. Et nous attaquons une quarantaine de kilomètres de pur bonheur. Un revêtement presque toujours parfait, des successions de courbes en permanence, une lumière fabuleuse, des points de vue envoûtants, un final de rêve. Les quatre motos enchaînent sans à-coups, balançant en permanence au gré du relief et de la route. Une dernière pause photo euphorique et joyeuse avant de rejoindre tous les autres regroupés à La Motte. Le compte rendu de mes trois acolytes est tellement apologique que certains croient à une volonté taquine de donner des remords. Mais il n'en est rien et ils le découvriront demain puisque nous programmons une dernière sortie vers les Alpes.

 

Pour DD07 et moi, c'est l'adieu à ceux qui repartent le lendemain puis les 90 kilomètres qui nous ramènent à Saint Martin d'Ardèche.


Les trajets des deux groupes, et la boucle finale des plus vaillants ! ! ! (mais ce n'est qu'une boutade . . .)
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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 08:13

Jeudi 7 mai

 

Après concertation avec André, nous décidons de descendre dès le matin sur Avignon afin de changer les pneus à l'ouverture de Moto-Expert. Nous appelons Ulrich qui ne répond pas et lui laissons un message.

 

Nous sommes particulièrement bien reçus chez Moto-expert. Café, discussions et prise en charge immédiate des motos. Il est vrai que DD07 est sur ses terres et donc en pays de connaissance. A son arrivée à Bollène, Ulrich nous appelle et nous convenons qu'il redescende sur Avignon où nous allons le chercher à la sortie sud de l'autoroute.

 

Le temps nous paraît long et nous commençons à nous interroger quand un appel téléphonique nous signale un positionnement à . . . Montélimar ! ! ! L'attente recommence et nous cuisons régulièrement au soleil en devisant sournoisement :

Eh oui, sur sa sportive R1, il est tellement en appui sur l'avant qu'il ne peut pas voir les panneaux ! ! !

 

A chaque moto, nous sommes à l'affut, mais ce n'est jamais lui. Enfin, une R1 arrive au péage. Nous lui faisons de grands signes mais il feint de ne pas nous voir. Il redémarre en restant à gauche et nous lance enfin un regard. Si c'est bien une R1, ce n'est pas Ulrich. Ce motard devait bien se demander ce que lui voulaient ces deux olibrius!

 

C'est ensuite au tour d'une Subaru surmontée d'un gyrophare en action d'arriver sur le péage. Nous pensons que notre acolyte s'est fait prendre en charge pour vitesse trop faible, mais c'est en réalité une Audi qui suit. Nous avons beau blaguer mais notre inquiétude grandit. Est-il parti vers Barcelone ? L'absence de coup de fil nous laisse penser qu'il n'est pas en panne, mais que fait-il ?

 






Séance rigolade.

Dédé insiste pour laisser des souvenirs à Axel et Ulrich se débat en prétextant que son jeune fils n'est pas encore pollué par la pub et les bonbons ! ! !





Il nous rejoint enfin. Après nous avoir narré son aventure dans le contournement de Montélimar, nous repartons vers Remoulins et Uzès. Nous profitons de ce lieu pour rendre visite au magasin de l'usine Haribo, faire les pleins et manger un sandwich. Mes pensées rejoignent Biker06, un autre voyageur blogueur, présent sur ces terres il y peu de temps (cf. http://freeriders.over-blog.net/article-30064286.html). Nous reprenons ensuite la route vers Lédignan, Anduze, Saint jean du Gard pour arriver au pied de la corniche des Cévennes.

 

Une pause à un magnifique point de vue avant "Le Pompidou" nous permet de bien rigoler avec deux gendarmes en faction. DD07 explique à Ulrich comment enrouler plus, sans freiner avant chaque virage.  La fatigue accumulée n'aide pas à une saine décontraction, mais la pause café à Florac s'avère bénéfique pour notre jeunot qui se détend. Cette douce euphorie retombe brutalement lorsque, au redémarrage, j'apostrophe DD07 : "Bon, maintenant les pneus doivent être rôdés, on va pouvoir y aller vraiment". Cette simple phrase, sibylline, rend légèrement inquiet Ulrich ! ! !

 










Des paysages fantastiques à perte de vue.









Le retour par la mythique N106 est parfaitement enroulé. La pause est bénéfique et le style est maintenant coulé. Après Alès, nous rejoignons Avignon au plus vite pour récupérer des pièces chez Ducati avant de nous reposer une nouvelle demi-heure en terrasse.

 







Et des routes spécialement réalisées pour arrondir les pneus de nos pôvres parisiens ! ! !








Pour le retour, nous prenons soin de raccompagner Ulrich jusqu'à Tullette et nous lui faisons bien visualiser les panneaux indiquant Nyons et Gap. Ses errements du matin nous laissent pensifs et nous n'avons pas envie de monter une vaste opération de recherches au milieu de la nuit ! ! ! Il repart donc seul, mais avec ma sacoche de réservoir en guise de sac à dos afin de ramener les pièces à Thierry et des bonbons à tout le monde. Point non négligeable, nous lui avons laissé une carte, insérée dans le lecteur et pliée au bon endroit ! ! !

 

Rendez-vous est pris pour le lendemain avec toute l'équipe, direction le Vercors.


Y compris la boucle "touristique" Bollène - Montélimar - Avignon réalisèe par Ulrich pendant que nous cuisiions !
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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 09:48

Mercredi 6 mai

 

Avec DD07, nous prenons notre café en terrasse à l'endroit du rendez-vous convenu au centre de Nyons. Après une vingtaine de minutes d'attente, nous décidons de nous propulser plus loin afin d'accueillir le groupe à l'entrée de la ville et minimiser les pertes de temps. Postés dans un rond point nous rigolons franchement en voyant l'attitude de certains automobilistes à notre vue.

 

Lorsque le groupe arrive, la tension est latente. Les reproches fusent, qu'ils soient relatifs à la trop faible vitesse de certains ou, au contraire, à l'attitude ressentie comme téméraire pour d'autres. En effet, dans la descente de la vallée de l'Eygues, certains se sont sentis pousser des ailes alors que les plus timides pouvaient se sentir poussés à la faute ou abandonnés.

 

Il me semble qu'aborder une journée comme celle qui s'annonce sans un minimum de quiétude ne fera qu'accroître les risques. Je propose donc à Olivier de scinder le groupe en deux sur la base du volontariat. DD07 part devant avec les confirmés et je prends en charge les plus néophytes. Ainsi chacun profitera au mieux de la route et des paysages dans un rythme adapté. Cette solution est adoptée à l'unanimité et nous fixons le point de rencontre à Malaucène pour le café.

 

Ce premier tronçon est vraiment celui de la mise en route. J'essaye d'imprimer un rythme régulier mais je dois ralentir l'allure à chaque sortie de virage pour garder le contact. Tout doucement, la confiance s'établit et ces ralentissements s'amenuisent. A Malaucène nous constatons que la tension initiale est retombée et que tout le monde est vraiment prêt pour une bonne journée de roulage profitable.

 





Pause café à Malaucène.

La preuve par l'image de la détente retrouvée ! ! !

(photo William Bayol)




Nous repartons vers Bédouin par la fabuleuse D19 au revêtement parfait. Néanmoins l'allure reste mesurée sur cette route particulièrement étroite et fortement sinueuse. Mon bataillon de charme est désormais dans le rythme. Je suis effectivement constamment poursuivie par nos deux avenantes jeunes femmes Audrey et Delphine qui commencent à s'appliquer sur les trajectoires de leurs magnifiques Ducati Monster blanches et légèrement nacrées poursuivies par la meute des garçons qui ne veulent pas être en reste ! ! ! (il s'agit là uniquement de mon analyse, bien sûr . . .).

 

Nous rejoignons ensuite Mormoiron pour nous approcher d'un des nombreux sanctuaires des motards de la région, les Gorges de la Nesque. Le rythme est maintenant régulier et soutenu. Le ruban de motos oscille régulièrement au gré des virages, des dépassements des innombrables vélos et quelques voitures. Je suis maintenant dans l'obligation de ralentir l'allure lorsque des points de vue intéressants se profilent. La magie opère, les novices prennent suffisamment d'assurance pour entrer dans les courbes avec une vitesse soutenue et profitent des endroits dégagés pour arrondir les trajectoires. Lorsque nous parvenons au belvédère, point de rendez-vous convenu, le premier groupe est étonné du peu de temps entre les deux arrivées.

 






Le groupe pose dans le somptueux décor de La Nesque.


(photo
William Bayol)






L'ambiance est maintenant à l'image de la météo, au beau fixe. Les tensions sont tombées. Chacune et chacun savourent tous ces instant du plaisir d'être ensemble dans la bonne humeur, des paysages grandioses, de la satisfaction de maîtriser de mieux en mieux sa machine. Les blagues fusent, les rires éclatent, les chahuts passe de l'un à l'autre dans une douce euphorie.

 

Comme nous avons décidé de refaire les pleins des motos à Sault, je pars devant avec quatre jeunes afin d'éviter de perdre trop de temps à la station. Dés les premiers virages je tente de calmer une voiture qui monte à grande vitesse et en prenant toute la chaussée. Il ne s'agit pas que cela effraye un de nos débutants ! ! !

 

Notre attente s'éternise et une vague inquiétude commence à me gagner. Au bout d'un certain temps, des vrombissements de moteurs me rassurent, les retardataires arrivent. En fait, seulement 2 motos apparaissent et nous apprenons que Thierry a chuté avec sa Ducati. Les dégâts humains  semblent minimes mais la moto a perdu, entre autre, sélecteur et repose pied. Après une nouvelle attente je décide de partir aux nouvelles. Je trouve Thierry et DD07 à Monieux, point où le téléphone est opérationnel. Ils organisent le dépannage avec l'assistance, mais il faudrait redescendre la machine pour favoriser l'opération. DD07 me propose de me charger de cette mission et nous remontons donc dans les gorges. J'ausculte rapidement la Ducati, la démarre et DD07 passe la seconde à la main afin que je puisse la lancer. Les premières dizaines de mètres sont chaotiques. J'ai l'impression d'être en string sur cette frêle bécane, je teste les réactions de la fourche et des freins le tout avec la jambe gauche dans le vide. Les grands yeux ébahis et le sourire surpris de Thierry lorsqu'il voit arriver sa monture valent largement tous les remerciements qu'il me prodigue.

 




Le lieux des multiples
"tout droit".

Première auscultation
de la Ducati.


(photo
William Bayol)





La suite de cette opération devient vraiment périlleuse pour moi. Il faut maintenant retourner chercher Div'4 restée à la garde d'Olivier et je dois monter en duo sur la Kawette de DD07. Passager, ma hantise ! ! ! J'ai beau bien connaître André et lui faire confiance, je lui prodigue tout de même moult recommandations et appels au calme. Si DD07 peut-être un saigneur dans certaines arsouilles, il est là un grand seigneur et prend un soin particulier de mon appréhension. Encore merci à toi pour la douceur de ta conduite, surtout avec un passager comme moi ! ! !

 




Le reste du groupe de garde autour
de la Ducati, sous le soleil Provençal.



(photo
William Bayol)




Une fois les motos rassasiées et le restaurant prévenu de notre retard, les deux groupes reprennent leur progression vers Montbrun les Bains et la vallée du Toulourenc. Les jeunes sont tendus et j'ai beaucoup de peine à imprimer un rythme. Les malheurs de Thierry sont présents dans des esprits qui se bloquent. Cette attitude est non seulement normale, mais elle me paraît salutaire. Le risque zéro n'existe pas et les galères ne sont pas toujours réservées aux autres. Ceci est maintenant concret. Néanmoins, tout doucement, la situation évolue et les enchaînements sont de moins en moins heurtés. J'encourage mes suiveuses par gestes et les appréhensions s'amenuisent. Après Malaucène, nous attaquons l'ascension du Mont Serein, et là, les jeunes lions se libèrent pour arriver heureux (et affamés) au restaurant du Chalet Liotard. Entre le plaisir pris dans cette montée, la majestueuse vue qui s'étend des Ecrins au Mont Lozère, le soleil qui luit sur les dernières plaques de neige et la perspective du repas, l'ambiance est joyeuse, même lors de l'analyse des causes probables du dernier avatar (gravillon, excès de confiance, mauvais positionnement du regard, . . . ? ? ?).

 

Malgré notre grand retard, les officiants du restaurant sont aimables et participent grandement à nos bêtises et délires. Par téléphone, Thierry nous informe que les bricolages pratiqués sur sa Ducati lui permettent de rentrer à La Motte Chalancon. Vu l'heure avancée de l'après midi, nous décidons de prendre le chemin du retour. Nous profitons de la descente pour admirer les points de vue puis nous rejoignons Nyons et la 94.

 

A la sortie des Pilles, nous empruntons la D70 par l'impressionnant défilé de Trente Pas, les cols de la Sausse et de Bouvières. De là nous obliquons à droite vers les cols Lescou et pré Guittard puis les gorges de l'Arnayon dont le tourniquet final est particulièrement technique. Les jeunes (et moins jeunes d'ailleurs, mais tous jeunes permis) sont impressionnants. La cadence est soutenue et régulière. L'attention est assidue et c'est un véritable plaisir de constater une telle évolution en si peu de temps. Les dernières grandes courbes qui nous mènent à La Motte sont avalées sans fioritures. Ce n'était sûrement pas comme ça ce matin ! ! !

 

Le lendemain est une journée de repos pour le groupe, au moins au niveau de la moto puisqu'une activité rafting est prévue. Nous préparons donc la journée du vendredi avec tout le monde avec pour objectif le Vercors. Ulrich désire tout de même rouler le lendemain et il nous connaît maintenant suffisamment pour savoir comment nous faire succomber à ce type d'appel ! ! ! (cela ne doit pas être difficile). D'autre part nous devons passer par Avignon pour aller chercher des pièces pour la Ducati. Une opération pneus sera aussi nécessaire pour l'avant de Kawette et l'arrière de Div'4. Nous fixons donc un rendez-vous avec Ulrich vers 10H30 au rond point de l'autoroute à Bollène pour ce jeudi et nous redescendons vers Saint Martin d'Ardèche à la nuit tombante.

P. S.
Un grand merci à William pour l'envoi de la majorité de ces photos. En effet, ce périple était vraiment organisé dans les moindres détails. L'infirmière, les vidéastes, les informaticiens, Mappy, . . . et un photographe professionnel. Ses coordonnées :
00 33 682953582 - wbayol@gmail.com- www.william-bayol.com

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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 10:11

Mardi 5 mai

 

J'ai rendez vous à 10 heures à la sortie 2 de l'autoroute A75 à Clermont-Ferrand (Aubière). Je dois retrouver un duo en provenance de Bretagne et Charentes et 12 motos arrivant de région parisienne.

 

L'origine de cette nouvelle aventure réside dans une invitation de Ulrich. Ce jeune a vécu un « training » intense il y a trois ans alors qu'il était jeune permis (encore de fabuleux moments à écrire) et a participé à certaines virées mémorables (cf. Août 2007 - Les jonctions pour les Pyrénées  et les deux suivantes, ainsi que Migration vers la Bretagne. ). Son épouse vient juste de réussir son permis moto et ils participent à une sortie organisée par le moniteur de moto école.

 

Olivier, l'instructeur a en effet suffisamment de passion pour préparer et assumer ce qui me paraît comme un excellent complément de formation. Il emmène 10 jeunes permis encadrés par 4 motards plus confirmés. Lorsqu'Ulrich lui propose d'adjoindre les deux vieux briscards que sont DD07 et moi-même il reste dubitatif, sans vraiment se prononcer.

 

Je ne peux d'ailleurs que le comprendre. Il ne nous connaît que par le biais de certains forums et veut probablement éviter de se rajouter d'autres sources de galères dans ce contexte déjà difficile. Il ne sait pas encore qu'autant pour DD07 que pour moi, c'est une véritable passion que d'essayer de transmettre, autant que faire se peut, une partie de notre expérience et tenter d'œuvrer ainsi à plus de sécurité.

 

A 10H00, je suis donc en place sur le rond-point de la sortie et vérifie que je n'ai pas de messages. Au bout de 10 minutes, 2 motos chargées font le tour. Une 1000 SV et la Ducati rouge annoncée. Ils se garent à côté de moi et nous faisons connaissance. Stéphane, le Breton est frigorifié. Je leur propose d'aller se boire un café au MacDo tout proche pendant que j'attends sur place. Vers 10H30, Ulrich me confirme le retard constaté. Ils sont à 80 kilomètres au nord de Clermont. Je peux donc rejoindre mes deux nouveaux acolytes devant un café bienvenu.

 




Le second groupe de Parisiens arrive.

Après quelques minutes de salutations, discussions et des mises au point nécessaires pour la suite, le convoi reprendra sa progression.





Il est pas loin de midi lorsque nous pouvons repartir, les deux groupes parisiens enfin arrivés ! ! ! Olivier semble apprécier que je connaisse la route et nous décidons de faire un seul groupe que je guide jusqu'à Brioude où nous sustenterons, femmes, hommes et machines. C'est aussi les premiers délires et boutades dans ce groupe bien sympathique. Pleins faits et casse-croûte rapidement avalés, nous repartons, toujours en un seul groupe. En effet, Olivier semble plus confiant sur ma manière de faire, et a pu valider que je me cale sur l'allure des jeunes, facilite les opérations de dépassements et privilégie la sécurité plutôt que la vitesse.

 

Nous avons prévu une pause café à Lanarce (07) afin de procurer un repos salvateur aux plus jeunes avant le premier monument routier de ce périple, la descente du col de la Chavade. C'est aussi le point de rendez-vous convenu avec DD07. Cette halte est appréciée par certains arrière-trains peu habitués et nous repartons sereinement puisque le point du prochain arrêt est connu de tous et que DD07 assure la fermeture du convoi. Nous avons aussi la chance d'avoir une météo favorable et une température qui remonte promptement à l'approche d'Aubenas. L'anxiété initiale évolue vers le plaisir de négocier tous ces virages dans le décor grandiose de cette descente vers le Rhône.

 




La pause salutaire à Lanarce.

La température est encore basse et ces jeunes ne nous croient pas lorsque nous leur prédisons un choc thermique à l'approche de Aubenas.



A la sortie d'Aubenas, dernier arrêt pour le plein des machines. Avec DD07, nous proposons une alternative au road-book initial. Nous préconisons d'éviter Montélimar où nous avons toutes les chances d'atomiser rapidement le groupe au gré des feux et des embouteillages. Olivier semble maintenant plus confiant dans notre manière de faire et s'appuie complètement sur notre connaissance de la région. Le convoi repart donc dans la même configuration, évite la cité du nougat en passant par Viviers et traverse le Rhône, face aux escarpements du défilé de Donzère par le pont du Robinet.

 




La majeure partie des joyeux lurons (et luronnes pilotes SVP) de l'équipe ! ! !

C'est ensuite le contour du magnifique château de Grignan, puis Nyons, et la diabolique montée de la vallée de l'Eygues où le groupe se délite singulièrement avant un regroupement à Rémuzat où des compléments d'essence préparent le lendemain. Olivier reprend la tête pour emmener son équipe vers le but, des mobil-homes à La Motte Chalancon.

 

Pendant l'installation, nous réévaluons les road-books des jours à venir en fonction des contraintes, entre autre les cols encore fermés et particulièrement celui des Tempêtes au sommet du Ventoux. Notre GPS local, DD07, donne de nombreuses idées d'aménagement des itinéraires, guidé par sa parfaite connaissance de la région. D'ailleurs, certains motards locaux ont l'habitude de l'appeler non pas Papy, mais Mappy ! ! !

 

Non seulement Olivier accepte que nous participions à la suite des festivités, mais nous avons le sentiment que cela lui apporte un certain soulagement. Rendez-vous est donc pris le lendemain matin à Nyons pour un grand tour du Ventoux, et nous redescendons vers la vallée.

 

Hommage à toi, Olivier pour la réalisation de ce fantastique projet !

A notre retour chez Patricia qui nous a invité à dîner, nous dissertons sur l'engagement d'Olivier et de cette action de complément de formation. Nous sommes admiratifs envers cet homme, son idée et la mise en place de ce projet. Nous sommes heureux de pouvoir participer à cette aventure et d'y apporter notre concours. De plus, l'ambiance ressentie au sein de ce groupe laisse augurer de nouveaux moments palpitants, joyeux et forts.

 

En ce qui nous concerne, nous sommes d'autant plus motivés que la météo est notre alliée.

Que nous réservent les jours à venir ?


Cela reste à écrire. A très bientôt donc . . .

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