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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 15:14

Le printemps ne se contente pas d'être inscrit au calendrier, il est présent partout. La route ensoleillée qui nous guide, Serge et moi, vers Le Mans ce vendredi 30 mars nous offre une gamme impressionnante de verts. Les jeunes pousses des champs cultivés rivalisent avec les prairies dans des teintes d'autant plus tendres qu'elles sont encore nimbées de rosée. Les bourgeons éclatent et les frêles feuilles se déroulent lentement offrant des nuances en contrepoint du sombre des conifères.

 

L'arrivée au circuit est épique, mais je fini par récupérer mon Pass grâce aux actions de Joël (photographe) et Adrien (Mototribu). Christian de Nantes nous rejoint rapidement alors que nous installons le campement. Nous poursuivons l'après midi par une visite aux copains dans le paddock et un premier tour de circuit, à pied bien sûr. Malheureusement, Charles Geers est absent pour cette ouverture de la saison du championnat de France Superbike. Il s'est pris une superbe "boite" la semaine passée sur le circuit de Lézennes. La moto est en mauvais état et le pilote est sujet a de nombreux vertiges. Il ne participera pas non plus au prochain Bol d'Or. Dommage.

 

 PIERRE

Le sympathique team Malossi.
Le barbu rigolard , sur la gauche,
est mon ami Pierre,
rebaptisé "le grand sorcier".

 

 

 

potes

 

 

Heureusement que mon fidèle Joël
a pris cette photo au virage de la Chapelle,
j'ai égaré toutes les miennes ! ! !
Christian, Serge et moi tentant de me cacher !

 

 

 

Bien des nouveautés apparaissent cette année. Les lignes de départ sont maintenant composées de trois motos au lieu de quatre et la superpole est supprimée. De plus, l'environnement économique se fait sentir. Les deux marques favorites, BMW et Kawasaki alignent une seule moto au lieu de deux l'année dernière. Pour le team SRC, seul Julien Da Costa défendra les verts en 1000 (Superbike) et Gregory Leblanc repasse en 600 (Supersport), catégorie qui a vu son sacre de champion de France en 2010. En ce qui concerne BMW, ce sera Sébastien Gimbert.

 

Le samedi, les essais nous offre déjà des empoignades impressionnantes.

 

TROPHEE PIRELLI

Ces jeunes pilotes ouvrent la journée et la saison. Au final, les 5 premiers (5 Yamaha !) se tiennent en 657/1000 ! ! ! Une perspective de grosse bagarre !

 

SUPERSPORT

Greg Leblanc assure sa pôle position, mais le combat avec Louis Bulle s'annonce déjà car seulement 62 dixièmes les séparent. Pour les troisième et quatrième, c'est encore un couple Kawa/Yam avec respectivement Étienne Masson et Mathieu Lagrive.

 

SUPERBIKE

La BMW et la Kawa prennent le meilleur tour à tour, mais le mot de la fin revient à Julien Da Costa (SRC Kawasaki), suivi de près par Sébastien Gimbert. La tête de cette grille devient un véritable salon puisque suivent une Suzuki et une Ducati, et le tout avec trois types de montes (Dunlop, Michelin et Pirelli)

 

125 et MOTO 3

Cette catégorie amorce sa mutation. Les 125 deux temps ont vécues. Les nouvelles machines, des 250 quatre temps apparaissent au nombre de 8. Les deux frangins Danilo se disputent la pôle, Simon et sa KTM 125 et Jules sur sa Honda 250.

 

EUROPEAN BIKES

La catégorie PRO-TWIN est remplacée par celle ci qui accueille les machines Européennes de plus de 650 cc. Néanmoins les deux premiers temps reviennent à des Ducati avec Nicolas Trolard et Stéphane Pagani à 122/1000. Le troisième, Vincent Douillet est sur BMW.

 

SIDE CAR

Ils concluent cette matinée sous une domination écrasante du couple Delannoy/Lavaurel (champion de France en titre).

KAWABOX

 

 

 

 

Le box du SRC. Le calme avant la tempête ?

 

 

 

 

L'après midi se déroulent sous un soleil largement tempéré par une fraiche brise. Les qualifs continuent et précisent les ordres de départ du lendemain :

 

  • La première ligne en trophée Pirelli est finalement composée de Bertin, Tourne et Dumont.

  • En Superbike, Da Costa améliore son chrono pendant que Gimbert chute et reste sur ses temps du matin. Ces deux pilotes sont rejoint par Philippe pour la grille.

  • Bulle reprend la tête en Supersport, suivi de Leblanc et Maurin.

  • Les plus jeunes bataillent et, en final, Danilo, Petit et Anne formeront la première ligne avec une 125cc et deux Moto 3.

  • En European Bikes, les deux Ducati du matin de Trolard et Pagani sont rejointes par la KTM de Loeul.

  • L'équipage Steinhausen/Cluze bloque à 141/1000 des tenants du titre Delannoy/Lavorel. La troisième place au départ revient à Le Bail/Chaigneau.



Et voici quelques photos de ces essais qualificatifs :

 



Le dimanche est le jour des courses. Le ciel est uniformément bleu et le soleil ardent. Par contre la température reste basse, alimentée par un vent frais. D'ailleurs, je n'ai pas quitté le blouson de la journée, mais nous avons pris de belles couleurs, même bien rouges pour certains !

 

Le speaker nous annonce une autre nouveauté. Cet après midi, les secondes manches seront corsées car les machines tourneront dans le sens inverse. Je reste dubitatif quand aux difficultés techniques. Mais aussi, quels repaires ont les pilotes ? A cette question posée dans un team, il m'est répondu que des essais ont été réalisés dans ce sens. Christian doit repartir en début d'après midi et regrette de ne pouvoir assister à ce spectacle.

Je l'appellerais dans la soirée pour lui expliquer ce qu'il na pas manqué...

Nous sommes le 1er avril et nous nous sommes fait royalement piéger ! ! !

 

Hormis pour les 125/Moto 3 et le trophée Pirelli, ces passes d'armes se déroulent en deux manches.

 

Les Supersport sont les premiers à s'élancer. Gregory Leblanc arrive en tête dans la Dunlop, mais le pilote de la Dark Dog Academy, Louis Bulle, reprend le commandement dés le deuxième tour. La kawasaki du SRC reste au contact, apparemment sans difficultés. Au 12ème tour, Gregory repasse devant et fini en tête, âprement suivi par Bulle dont les pneus se dégradent. Ce premier podium est complété par Valentin Debise qui a profité d'une touchette entre Masson et Maurin.

L'après midi, Leblanc réédite le hole-shot, mais Bulle le passe dans le premier tour et accentue régulièrement son avance. Le métier semble canaliser la fougue du jeune Gregory. Il joue le championnat et ne prend pas de risques inconsidérés, comme ce pouvait être le cas il y a quelques années. Derrière, la lutte pour la troisième marche est redoutable. Sept mercenaires sont en lutte constante : Masson, Maurin, Perret, Lagrive, Camus, Guittet et Debise. Ce dernier, parti en fond de grille à produit un effort époustouflant. A la fin du premier passage, il est huitième. En final, c'est Masson qui ravi la troisième place, et les deux hommes de tête sont à égalité parfaite (45 points) pour l'inauguration de ce championnat.

 



En Superbike, le SRC est à la fête. Julien Da Costa part en tête, fait rapidement le trou et accentue son avance régulièrement. Cette envolée solitaire est particulièrement impressionnante, et sauf incident de course, sa victoire est inéluctable. Derrière, 5 pilotes bataillent fermement : Delhalle, Dietrich, Muscat, Marchand et Philippe, alors que Gimbert pointe seulement en neuvième position. Ce pilote BMW semble avoir terminé son rodage au cinquième passage et pointe en seconde position en 3 tours ! ! ! La troisième marche du podium revient à Philippe, après un mano à mano musclé avec Muscat.

En seconde manche, si Gimbert démarre fort, Da Costa entre en tête dans la Dunlop. Dans le premier tour, Philippe et sa Suzuki passent la BMW, mais Gimbert se rebiffe en reprend sa seconde place. Comme ce matin, le pilote SRC caracole en tête en gérant parfaitement son avance. La kawasaki et la BMW étant parti devant, cinq pilotes nous offrent le spectacle de la lutte pour le podium : Delhalle, Marchand, Muscat, Philippe et Dietrich. C'est ce dernier qui prend l'avantage, pour 154/1000 sur Delhalle.

Da Costa a fermement marqué son empreinte pour ce cru 2012 en réalisant le week-end parfait, la pôle position et les deux plus hautes marches.

 



En European Bike, la toute nouvelle Ducati Panigale de Nunnari prend le meilleur départ, pourtant huitième sur la grille. Au second tour, une violente chute neutralise la course. Le safety car réalise trois rotations avant de libérer la meute à nouveau. Trolard est en tête et Pagani abandonne sur panne au neuvième tour. Le podium est complété par Nunarri et Loeul.

Pour le second round, Trolard fait le meilleur départ et garde la tête jusqu'à la fin. Nunarri, en deuxième position ne parvient pas à contenir la concurrence et sa Panigale est finalement passée par Ancelin et Pagani. Ce dernier prend la seconde place, laissant la troisième à Ancelin.

 

 

L'après midi débute avec le Trophée Pirelli et son show d'umbrella girls.

Bertin confirme sa pôle en prenant le commandement. Au second tour 4 pilotes chutent et cela nécessite l'intervention du safety car. La course étant pourtant neutralisée, un nouvel accrochage évince 4 autres pilotes ! ! !

Bertin repart en tête, mais doit s'incliner face à la pression de son co-équipier Szalaï. Le "team4you" truste ainsi les deux premières places. Quellet fait une très légère ombre à l'hégémonie Yamaha en plaçant sa Kawasaki en troisième position.

 



Ensuite, les 125/Moto 3 prennent le départ, loupé pour le pôle-man Jules Danilo qui reste deuxième derrière Anne. Ces deux Moto 3 sont poursuivies par la 125 de Petit. Au 10ème tour, Danilo chute et les places restent stables, soit : Anne, Petit et Cresson.

 



Les deux demie-journées sont clôturées par les side car où deux catégories évoluent, les F1, 1000cc à châssis longs et les F2, 600cc à châssis courts.

L'équipage Steinhausen/Cluze prend immédiatement la tête. Au cinquième tour Le Bail/Chaigneau doivent abandonner et Delannoy/Lavorel reprennent le meilleur au tour suivant. Malheureusement, le singe, Lavorel chute et Steinhausen reprend la tête devant Barbier/Debroise et Bruazzi/Rigondeau. En F2 c'est un festival puisque l'équipage Leblond/Quintre à pris un tour aux autres concurrents. Et les dames sont doublement à l'honneur puisque LA pilote est Estelle Leblond …

En fin d'après midi, pour clôturer cette magnifique journée, le couple Steinhausen/Cluze restent solitaires en tête. Le Bail/Chaigneau prennent rapidement la deuxième place pour ne plus la lâcher. La troisième place revient à Delannoy/Lavorel qui est encore bien marqué de sa chute du matin.

En F2, le coup du matin est réédité par l'équipage Leblon/Quintre.

Pour le tour d'honneur, Chaigneau fait le spectacle. Poirier dans le panier, applaudissant … des deux pieds.

 



 

kawateam

Quel plaisir de voir Gilles Stafler et Christian Bourgeois ainsi.

Immanquablement me vient une image de la saison dernière.
Gilles abattu, accoudé à une balustrade, perdu dans de sombres pensées.
Je n'avais pas osé aller le saluer. Mais heureusement les temps changent ! ! !

 

Ce superbe week-end, tant pour la météo que par les perspectives de cette nouvelle saison se termine. Plus de 10 000 spectateurs étaient présents. C'est aussi un bon augure. Pour clore ce chapitre, une ode au SRC qui semble avoir enfin vaincu ses problèmes de pneus :

 

Les verts en vers, et que s'entrechoquent les verres !

 

En ce magnifique printemps,
Sur le Bugatti du Mans,
Le damier salue les Kawa,
Sous les feux furieux du dieu Râ.

 

Tel ce chaud Égyptien,
Le SRC va bien,

 

Maman Leblanc fait son affaire,
De la logistique et des verres.
Et les sympathiques sponsors,
Se disent qu'ils n'ont pas eu tort.

 

La fougue de Gregory Leblanc,
Assure quelques superbes temps,
Et Julien Da Costa en virtuose,
Mérite bien sa place vu ce qu'il ose.

 

Dans le parc, à l'arrivée,
L'euphorie est partagée,
Christian et Gilles se félicitent,
Pour ces beaux résultats qu'ils méritent.

 

Toute l'équipe est à la fête,
Des rêves de victoires en tête.
Après les désagréments passés,
Le temps du succès est arrivé.

 

Un immense bravo à vous les verts,
Pour cette pugnacité et ces gros cœurs.
Tous mes copains "pères verts",
S'extasient de bonheur.

 

Une pensée émue et particulière,
A WF-Concept qui fabrique,
entre autre, quelques pièces mécaniques,
Parées pour une protection singulière. (*)

 

Longue vie au SRC,
Car ceci n'est pas assez.
Multipliez ces résultats,
Et assurez le Nirvana.

 

(*) La structure WF-Concept fourni diverses pièces spécifiques dont les patins et roulettes de protection (d'où le texte).
J'ai eu un grand plaisir à œuvrer pour cette dynamique entreprise bretonne de mécanique de précision.

 

 P. S. Un double remerciement à Joël Delneufcourt :

  • Le premier pour toutes ces photos.
    Il ne profite pas vraiment du spectacle, l'œil vissé au viseur !
  • Le second pour l'occupation qu'il me procure. Plus de 2000 vues à traiter ! ! !

 

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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 06:40

Jeudi 29 septembre 2011 au petit matin, Div'4 est prête à partir sous le soleil matinal de Bretagne, mais la chaleur n'est pas encore au rendez-vous. Bon, je ne vais pas me plaindre, il ne pleut pas … (oui, je sais Pascal, en Bretagne il ne pleut que sur les c***. T'es mouillé toi ?). Par contre, je vais avoir la lumière face à moi les premières heures. Enfin, on ne peux pas gagner partout.

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La Diversion prête à quitter cet environnement bucolique
pour récupérer le grand Max et partir vers de nouvelles aventures.

 

Je me rends dans les Yvelines pour récupérer mon grand neveu Maxime. Il mérite des récompenses pour tous les efforts qu'il produit mais surtout, il a besoin de se confronter au monde extérieur à son handicap, à apprendre à vivre avec les autres. L'environnement de la moto est propice à ce type de démarche, et particulièrement avec les amis qui partagent les mêmes visions de la vie. Ils l'intègrent avec chaleur mais sans pitié !

 

Jeudi soir, essais des tenues, chargement de la moto et nous pouvons partir de (relativement) bonne heure ce vendredi. Nous avons rendez-vous à Bourges pour déjeuner avec les copains, mais le Max a du mal à tenir en selle plus de ¾ d'heure sans se mettre à gigoter. Nous avons donc le temps de rouler tranquillement et de nous arrêter régulièrement.

 

Pour une fois, nous ne sommes pas les premiers arrivés au relais motard de la FFMC 18. Christian, arrivant de la région Nantaise nous a précédé et Max peut faire connaissance avec cette nouvelle recrue … pour lui. Mes lecteurs assidus ont déjà croisé,entre autre au Mans ou aux Millevaches, cet énergumène rencontré aux "Pinguinos" (concentration hivernale espagnole).

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Max le bienheureux n'arrive pas à distraire l'impassible Christian plongé dans sa lecture.

 

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L'équipe de la FFMC 18 en pleine mise en place pour assurer un service autant efficace que convivial.

 

 

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Les trois Kawa à l'arrivée.
Pascal (ZX12R noir),
Fred (ZX7R vert) et
DéDé l'Enjoué (DDE pour sa Versys orange).
Notez qu'un gendarme se cache parmi eux et que Dédé camoufle soigneusement le panneau de stationnement interdit ! ! !

 

 

Rapidement, trois autres compères nous rejoignent. Dédé et Fred en provenance de la vallée du Rhône ont retrouvé Pascal arrivant de Bretagne au péage. Nous allons enfin pouvoir manger dans la chaleureuse ambiance du "Relais Calmos". La fine équipe animée par Joël œuvre avec brio au confort et à la détente de tous ces motards en migration. Outre une restauration simple mais de qualité, ils assurent la menue mécanique des bêtes mais aussi des hommes avec un lieu de repos et de massages. Le tout dans les rires, la bonne humeur et le plaisir de se retrouver. Des moments savoureux et uniques, surtout pour Max qui est reconnu, gentiment chahuté, mais aussi cajolé … Si son handicap est parfois une barrière, ici il n'existe plus, et il est un motard, comme chacun de nous !

Au campement nous retrouvons Lionel. Cela fait quelques années que je n'ai pas revu ce compagnon de route Montilien. L'occasion de nous souvenir de quelques épisodes épiques comme deux retours de Magny-Cours.

Le premier, avec Bruno, notre mécano Yamaha de Montélimar. Le petit jeune Lionel, accablé de fatigue nous fait un magnifique "tout droit" avec sa R1. Ce n'est pas la moto la plus facile pour terminer, acrobatiquement mais sans chute, dans un chemin cahoteux au sol mouvant ! ! !

Le second : une envolée endiablée des sportives que je n'arrive pas à suivre, en duo avec la Diversion rouge. Et un passage devant un groupe de gendarmes en installation à des vitesses totalement inavouables. Une frayeur rétrospective et une bonne crise de rigolade au premier arrêt café … c'est passé, c'était beau !

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De gauche à droite, Lionel, le dos de Dédé, Max confortablement posé,
e dos de Christian, Pascal et un léger profil de Fred !

Les essais et les courses s'enchainent et nous déambulons autour de la piste, dans le village et dans le campement en fonction des animations et des envies de chacun. Max profite d'une de nos pauses pour utiliser l'appareil du "Tonton Barjot" et nous tirer quelques portraits ! Les empoignades des pilotes sont dantesques et nous profitons du spectacle sous un soleil resplendissant.


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Les deux extrèmes en ages admirent les motos dans l'épingle d'Adélaïde.

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Deux couples, Pascal et Dédé d'un côté et Max et Fred de l'autre faces à l'enchainement d'Imola.

 

 

J'arrive à me faire prêter deux pass et peux ainsi emmener Max visiter le paddock. L'occasion d'enfourcher les machines qu'il voit virevolter sur la piste, d'être impressionné par les stocks de pneus, de rencontrer quelques figures de notre monde, de récupérer photos et posters dédicacés ou d'observer l'activité en Pit-Lane à partir du balcon, ou mieux, d'une loge où nous sommes agréablement accueillis. Autant d'occasion pour lui de vérifier que les entendants peuvent le considérer positivement dans la mesure où il sait tenir sa place, assumer sa condition tout simplement.

 

La vie au campement est traditionnelle. Chahuts, rigolades, dégustations de mets, solides et liquides (avec plus ou moins de modération suivant les personnes et les moments, car chacun repartira sobre et clair !). Max n'est pas le dernier à taquiner et il sait maintenant s'arrêter au bon moment. Quel plaisir de le voir évoluer ainsi, prendre sa place sans empiéter outrageusement dans l'univers des ses comparses. Si chacun essaye de faire attention à sa diction, à expliquer plus longuement un fait ou une histoire, aucun n'accepte des divergences malencontreuses. De l'attention mais pas de pitié. Et Max commence à bien intégrer ces règles tacites de notre vie en groupe où chacun doit exister sans qu'aucun ne se sente agressé (et pourtant, vu de l'extérieur, certaines de nos invectives doivent sembler brutales).

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Au dessus des stands, face à la ligne droite ou
sur l'Aprilia championne du monde de Max Biaggi,
mon Max profite ! ! !

 

 

Traditionnellement, le retour s'effectue par Bourges avec les copains de l'ouest. Dernière pause commune au relais de la FFMC 18 et chacun reprend sa route. En ce qui nous concerne, c'est l'autoroute pour rentrer au plus tôt. Il faut penser au lendemain. Max reprend l'école et je dois retourner finir mes missions Bretonnes. Une bonne nuit d'un repos réparateur n'est pas un luxe après un week-end fantastique mais harassant.

 

 



 
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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 05:56

Plus d'un an déjà que j'ai commencé ce passage. Il est temps de le finir …

 

Le départ du Mans lors du Promosport ( Cf. "Promosport Le Mans, c'est dément" ) ce 24 juillet 2011 est mené tambour battant, et je n'attends pas le retour au stand du vainqueur parti au contrôle technique. En effet, il me faut être le lendemain à Metz ! Le trajet vers les Yvelines, ma halte pour la nuit, est sans soucis. Néanmoins, un petit gag se produit sur l'autoroute. Je remonte tranquillement les véhicules les moins rapides lorsque j'arrive en vue d'un fourgon aux couleurs du "canoë-kayak de Bretagne". Je réduis ma vitesse et tente de voir si certaines connaissances y sont présentes. C'est sûr, ils vont à Metz pour les championnats de France. Au niveau du chauffeur à la mine étonnée, je fais le pitre et reprends mon allure en les saluant.

 

Fin de soirée chez mon frère où je peux suivre le grand prix des États-Unis à la télévision. Je devais être en manque de moto ! ! !

 

Lundi matin, quelques échanges savoureux avec ma nièce Manon et c'est repartit vers l'est, dés que le soleil est bien installé afin de réduire les frimas matinaux. Nous avons beau être en été, mais ces derniers temps il m'arrive d'avoir plus froid que lors de mes périples hivernaux. Je ne vais tout de même pas ressortir en juillet les doublures thermiques et autres accessoires destinés à contrer ces effets ! ! !

 

Une escapade rapide au Luxembourg pour quelques achats afin d'alimenter mes "touristes" en goguette, et je me dirige vers le lieux de campement de mes jeunes Bretons, au sud de Metz. Le moteur n'est pas encore coupé qu'une nuée de kayakistes m'encercle et me salue joyeusement. Mon égo en est tout chamboulé …

Le casque n'est pas encore retiré, que Mathieu, le fils de mon pote Pascal m'interpelle :

"Eh Pat, tu n'étais pas sur l'autoroute entre Rennes et Paris hier soir ?"

"Pourquoi cette question ?"
"Parce que les gars du club de Saint Brieuc nous ont raconté qu'un motard avait fait le zouave en les doublant, et Guénaël a dit qu'il était sûr que c'était le copain de Pascal"

Gagné. Ma réputation semble bien établie …et pas seulement dans le microcosme motard.

 

Une petite heure passée avec ces jeunes athlètes à deviser joyeusement et échanger nos dernières histoires drôles. Les jouvenceaux assurent sur le sujet et m'abreuvent de nouveautés parfois bien salaces. La relève est assurée ! ! ! Ensuite, retour en ville pour retrouver Brigitte et Serge et prendre mes quartiers chez eux.

 

Mardi, nous attendons l'appel de Pascal. Il est parti de Bretagne hier soir et devait arriver ce matin. Nous retrouvons tout ce petit monde en début d'après midi sur le bassin de slalom qui se trouve à 10 minutes à pied de chez Serge et admirons ces artistes de la glisse virevoltant sur l'eau et prendre la mesure du défi à venir. Le soir, repas sympa chez Brigitte et Serge avec les Bretons.


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Mathieu et William en pleine action dans ce slalom Messin,

Le lendemain, Serge et moi reprenons nos vieilles et saines habitudes d'assistance en tout genre. Pascal a eu la malencontreuse idée de manœuvrer son camping-car juste à l'endroit ou trainait un arbre. Bilan, le coffre à pagaies et le pare-choc explosés, un bloc feu et l'échelle en vrac … et des parents inquiets à l'aube d'un long périple dans les pays de l'est.


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En patrouille (une spécialité impressionnante exigeant homogénéité et coordination des trois athlètes), ou à l'étude sur le bord du bassin,
les deux frangins sont complices !

 

 

 

 

Une incartade sur le net nous permet de dénicher un nouveau coffre, tout proche et dans le budget annoncé. Récupération du matériel, d'outils et de matériaux divers et nous voici à pied d'œuvre. Enfin, lorsque je dis "nous", c'est surtout Serge et Pascal pendant que je devise joyeusement avec Karine, l'épouse de Pascal et Jean-Yves, un cadre technique (ex-champion du monde tout de même) déjà rencontré à maintes reprises. Un homme savoureux que j'admire pour son investissement envers ces jeunes et sa passion.

 

Les deux potes âgés, Serge et moi, se transforment ensuite en nounous. Pour Rachel, la petite dernière de Karine et Pascal les journées sont longues et les parents sont bien occupés à suivre les deux ainés participants à ces championnats de France de slalom N2. Pas facile à gérer tout ça. Nous prenons donc la petite en charge et la promenons à Metz Plage (jeux divers et piscine) ainsi qu'en ville pour quelques emplettes. Cette solution semble convenir à chacun, et surtout à la "gamine" qui a déjà une tendance taquine certaine ! Bon sang ne saurait mentir.


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La coquine s'en donne à cœur joie dans cet environnement ludique.

 

 

Il est vrai que, contrairement à son environnement proche,
nous ne sommes pas des "Pères Verts".
Nous roulons en Suzuki et Yamaha ! ! ! 

 

Le dernier jour, j'assiste aux passages des deux garçons, harnaché de ma tenue de moto car je dois rejoindre rapidement Paris. Ce n'est pas le plus confortable pour suivre les bateaux sur ce bassin enfin bien ensoleillé. Div'4 est enfourchée aussitôt après ces deux traversées et je découvre les résultats en route, sur ma messagerie. L'ainé, William à assuré sa montée en N1 et le second, Mathieu conforte sa place en N2. Beau score les jeunes ! ! !

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La fine équipe du CC Lié. Un plaisir de les retrouver régulièrement.
Le coach à l'amende, il est moins attentif pour la photo qu'au bord de l'eau ! ! ! 

 

Depuis, ces deux là n'ont pas chômés. Ils ont enchainés sur un périple des bassins de l'Europe de l'est et se sont confrontés au gratin européen de la spécialité, accumulant expérience et progrès.

En septembre, retour aux études … et aux multiples déplacements sur les sites de kayak hexagonaux pour les entrainements et compétitions.

 

Et les résultats sont édifiants. William consolide sa présence en N1 en affermissant sa position dans l'élite française où le rejoint Mathieu à la mi 2012. Ce dernier est d'ailleurs sélectionné en équipe de France et s'envole vers les États-Unis pour les mondiaux juniors en juillet. Les efforts et l'abnégation payent un juste retour ! Mais où s'arrêteront-ils ?

 09 07 2012 Wausau 3

Ce n'est pas "Tintin en Amérique",
mais un petit Français, Mathieu, attentif sur l'eau de Wausau,
entre Minnéapolis et les grands lacs du nord des Etats-Unis.
(Photo Jean-Yves Prigent) 

 

 

Quant aux parents, ils continuent aussi leur course effrénée … aux sponsors. Outre les coûts de matériels et de déplacements, ils doivent même participer aux frais de la migration vers le Wisconsin. La F. F. C. K. (Fédération Française de Canoë Kayak) doit être un parent pauvre du sport en France et il faut souhaiter que la récente (mais pas nouvelle) médaille d'un Tony Estanguet favorise un tant soit peu le fabuleux vivier de jeunes que je côtoie dans ces compétitions.

 

Outre les perspectives de fierté nationale apportées par de futures médailles (cocorico !), ce type d'environnement est une réponse probante au malaise grandissant des jeunes. Ils apprennent et cultivent le don de soi, le goût de l'effort, la vie communautaire. Leurs passions sont suffisamment prenantes pour juguler les dérives engendrées par l'oisiveté ou la hantise de l'avenir ...

 

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 13:04

Bientôt deux mois sans nouvelles, et pourtant, j'en ai des aventures en retard …

Toutes mes excuses donc, pour cet abandon momentané.

Ces derniers mois, j'étais accaparé par l'actualité (ma nièce Manon, son frère Maxime, la sortie du bouquin de Jean-Paul, …), des démarrages de nouvelles missions professionnelles, ce qui prend du temps, mais aussi de nombreuses ressources en terme de réflexion (surtout à mon age avancé !).

 

Enfin, j'ai bon espoir de pouvoir reprendre le fil chronologique ces prochaines semaines et vous abreuver de mes errances sur les circuits (Promosport, 24 heures du Mans avec Max, WSBK), aux championnat de France de kayak ou lors de mes multiples déplacements. J'espère ainsi répondre à certaines piques reçues lors de cette dernière manifestation, relatives à ce long silence !

 

En attendant, et en complément de ce que j'ai déjà évoqué sur Facebook, parlons de ce salon qui s'est révélé un enfer pour moi. Trop de monde. Pire que les couloirs du métro aux heures de pointe. Cela me conforte d'avoir quitté la capitale.

 

Bon, cette vision négative serait juste si j'étais venu pour voir les derniers modèles, mais ce n'était pas le cas. J'avais des motivations bien différentes. Accompagner Jean-Paul pour des dédicaces de ses bouquins sur le stand du Repaire des Motards, sortir mon grand Max et rencontrer de nombreuses personnes. Et là, je suis comblé !

 

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Quelle connivence entre Jean-Paul
et Max.

 

Peut-être une nouvelle motivation pour la lecture, seule porte du savoir pour un sourd ...

 

 

 

 

 

Premier personnage, Nicolas Grumel (Motomag et auteur de "Eaux Mortelles"). Nous nous sommes loupés à plusieurs reprises, mais ce jour il peut me dédicacer son bouquin et nous échangeons au sujet de "Étape Motarde".

Ensuite c'est Laurent (lesmotards.com). Pendant la saison, nous n'avons pas pu nous croiser malgré nos présences simultanées sur les circuits. Trop occupés chacun de notre côté, les créneaux ne concordaient jamais. De bons moment vécu avec ce truculent personnage, particulièrement lors du "flash mob sourissé" ! ! !

Mais c'est aussi Bruno, le photographe du team 6ème Avenue, qui vient chercher le premier opus de la saga Beaulieu et qui nous présente à sa joyeuse équipe. Quelques grands éclats de rires avec des gens côtoyés toute l'année dans les Promosport, mais non fréquentés … Dommage !

 

Au hasard des allées, c'est de nombreux motards rencontrés ça et là. Moments de retrouvailles ou, de découverte. En effet, il me faut venir à Paris pour rencontrer physiquement, et par hasard, un motard avec lequel nous échangeons sur le net et qui habite à … Bort les Orgues !

 

Un détour chez Moto Journal nous procure un échange truculent avec le joyeux Lolo (Laurent Cochet) et plus sérieux mais néanmoins amical avec David Dumain.

 

Lors de ces discussions, mon grand Max avait quartier libre et vivait son expérience au hasard des stands. En effet il est particulièrement difficile pour un sourd de suivre les échanges endiablés des entendants. Même impossible et fatiguant.

Sinon, je l'emmenais avec moi. Je pouvais ainsi lui présenter nos interlocuteurs, lui expliquer ce qu'il ne comprenait pas, le faire participer à nos échanges.

A un moment, sur le stand de la Mutuelle des Motards, je lui montre un petit groupe en pleine discussion, en partie gestuelle. Il m'explique que c'est un sourd et perçoit des difficultés de compréhension. N'écoutant que son grand cœur, il se porte à leur hauteur et offre ses services de traduction. C'est bien du Max au bon fond çà !


Il récupère ainsi nombre de posters dédicacés et peut rapidement échanger avec les pilotes ou sommités présentes. Je pense que c'est pour lui un élément extrêmement motivant de se sentir reconnu alors que pendant plus de dix ans il a été balloté et rejeté par des structures pourtant chargées de favoriser son intégration ...


Il est impressionné lorsque je lui présente les pilotes de la Yamaha GMT 94 qu'il a vu tourner au Bol d'Or et aux 24 heures du Mans, et conquis par la gentillesse de ses interlocuteurs qui font l'effort de le chahuter gentiment en articulant distinctement pour favoriser la compréhension. Et le summum arrive avec un rapide entretien avec le team manager, Christophe Guyot, encore tout heureux de sa dernière victoire au Quatar. Un sacré moment pour le gamin qui ne pouvaient certainement pas espérer ce genre de moments il y a quelques mois.


Ces mots gentils, ces efforts de diction, ces sourires, ces cadeaux (stylos, auto-collants, casquette,...), sont autant de gestes simples, sans pitié, mais fortement motivants et facteurs d'intégration pour Max. Merci encore à vous tous pour toutes ces attentions qui sont énormes pour lui et son avenir.

Et n'est-ce pas tout simplement là une forme de mise en œuvre concrète des notions de partage et d'entraide qui sévissent encore dans notre microcosme ?

 

C'est aussi l'occasion de découvrir, "pour de vrai" deux vidéastes décalés dont j'apprécie particulièrement les œuvres : le stunter Mekatrix et Medhiator, l'auteur de spots moto ironiques (et pourtant tellement justes !).

 

Dans la série des "particuliers", nous avons aussi le plaisir de converser avec l'inénarrable Michel Bidault. Il nous présente son nouveau défi, le bimensuel "Youngtimmers moto" qui traite, de façon assez peu conventionnelle, des motos cultes des années 70 à 90.

Dés la couverture du numéro 2 que nous feuilletons, l'idée est alléchante. Un magnifique 6 cylindres CBX, une Guzzi Le Mans, une Yamaha DT 125 LC, un portrait de Raymond Roche, …

Autant de sujets qui réjouissent les vieux nostalgiques dont je fais partie que des éléments de culture pour les plus jeunes !

Une mine d'information, de photos, mais aussi de franche rigolade.

Mais ce dernier point n'est pas étonnant en provenance de Michel.

 

Un moment émouvant avec Dominique Sarron. Je le remercie des rêves (et affres) qu'il nous a procuré, avec tout les compétiteurs de l'époque, lors de nos jeunes années. Un grand monsieur qui, lui aussi, a impressionné Maxime par son attitude simple et bon enfant !

 

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Monsieur Sarron, tout sourire,
prend la pause avec un Jean-Paul assez fier ...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

En fin de journée, la foule se faisant plus clairsemée, je vais tout de même faire quelques photos de la rétrospective Yamaha. De bien belles machines que je vous suggère ici :

 

 


 

 

 

Bon, maintenant il est temps de se préparer pour les Millevaches.

A ce week-end pour les hivernaux,

Et à plus tard pour les autres ...

 

 


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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 12:03

 

 

 

Merci encore à Joël Delneufcourt pour avoir réalisé ces photos, et m'avoir téléphoner pour obtenir mon support afin que nous les recevions au plus vite …

 

PARTAGE – AMITIE – SOLIDARITE ...

 

On ne change pas les équipes qui gagnent ! ! !

 

 

 

 

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 10:16

Après l'épisode Vosgien, il me faut rentrer rapidement à Bort et la météo ne m'aide pas dans mes choix de jours puisque c'est "flotte et basses températures tous les jours". Je pars donc de Metz avec la tenue pluie que je quitte à Langres … pour la remettre à Beaune jusqu'au bout ! ! ! Déluges à répétition, vents forts et chaleur très modérée. Nous ne sommes pas loin d'un cocktail de préparation aux hivernales …

 

Je profite de mon court séjour en Corrèze pour accueillir Dédé-07 … en voiture. Il se rend en Bretagne avec Annie et ils me font l'honneur d'une étape à la maison. Bien agréable ! Nous repartons ensemble le vendredi matin. Le temps est incertain, mais je positive et insère ma tenue de pluie dans les valises. Au moment de charger, un doute, il se met à crachiner. Je reste toutefois de bonne humeur ce qui se révèle judicieux puisque nous partons sur des routes mouillées mais sans les éphémères précipitations déjà stoppées.

 

Nous enroulons les trente premiers kilomètres quand une violente averse nous surprend. Le temps de me trouver un parking et je suis détrempé. J'enfile tout de même la tenue étanche, au moins pour contrôler le froid, sous l'œil goguenard de mes suiveurs ! Au passage de Meymac, un thermomètre annonce 10° et je commence à redouter le plateau de Millevaches. Je ne suis pas équipé pour la neige. Une cinquantaine de kilomètres tendus, frigorifié, à espérer que Eymoutiers sera bien un seuil climatique. Espoir confirmé puisque nous arrivons à Feytiat sur route sèche et sous un soleil voilé mais vivifiant. Après le café et le plein des véhicules, nos routes se séparent et je monte vers le nord, tenue pluie rangée. Mon équipement sèche d'autant plus rapidement que les températures remontent.

 

A l'approche de Châteauroux les volutes noires me poussent à un nouvel arrêt pour enfiler préventivement la tenue de pluie, maintenant que je suis bien sec ! Je traverse quelques gentilles averses courtes et modérées et arrive sur Le Mans sans encombres. J'emprunte le circuit routier pour rejoindre l'entrée principale et y retirer mon accréditation. Mulsanne, Arnage, des noms évocateurs et un environnement propre à me pousser à la faute ... mais une fougue domptée par la crainte d'un contrôle de vitesse ! Perdu, le sésame est disponible à l'entrée sud !

 

Les essais libres de la sixième étape des coupes Promosport ont débuté dès le jeudi sur le circuit Bugatti. Ils se sont poursuivis toute la journée sous un ciel chargé mais sans précipitations alors que le paddock se peuple des différentes catégories en lice :

 

  • 1000 Promosport ;
  • 600 Promosport ;
  • Promo 500 Cup ;
  • Protwin ;
  • 125 Promo et Pré-GP ;
  • VMA (Vitesse Motos Anciennes) Classic et Post-Classic
  • Promo découverte (600 et 1000 réservées aux pilotes n'ayant jamais concouru).

 

Le samedi matin est consacré aux séries qualificatives chronométrées. Le bal est ouvert par les grondements des Norton, Ducati ou BSA des VMA POSTCLASSIC agrémenté des hurlements des Yamaha TZ, entre autres. Cette symphonie se poursuit sur les aigus stridents et endiablés des 125 puis des vrombissements de la 500 CUP. Viennent ensuite, chacune en double série, les 600 et 1000 Promo et les Promo-Découverte mêlant 600 et 1000 cc.

 

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Une pensée émue vers mes rêves d'antan, même si j'espérais la trois cylindres, en 1000 !

 

 

 

 

 

L'après midi débute sur les qualifs Protwin avant les demi finales 1000 et 600 Promo.

La première demi-finale 1000 voit la BMW #59 de Charles Geers dominer les deux Kawasaki #15 et #20 de Nicolas Salchaud et Florent Manniez. La seconde demi finale est 100% Kawa en tête. Clade Lucas (#67), le leader actuel, est talonné par Jérome Danton (#3) et Xavier Deletrez (#24). Les 18 premiers de chaque série sont qualifiés pour la finale du lendemain.

 

Viennent ensuite les 600, sur le même format. 2 demi-finales et les 18 premiers qualifiés. Dans la première course, Yamaha fait le podium complet avec Julien Pilot (#16) en bagarre avec Kevin Longearet (#54) à deux dixièmes de secondes et suivi à 13 secondes de Thibaut Bertin (#134). En seconde course, la Kawasaki #53 de Erwan Quellet arrive en tête suivi de la Yamaha #11 de Hugo Clere et de la Kawa #99 de Maxime Bourdon.

 

La journée se termine avec les finales 1 des VMA POSTCLASSIC, Protwin et VMA CLASSIC.

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Charles profite de son temps libre pour passer son poids lourd avec Div'4, !

 

 

 

 

 

 

 

En Protwin, les chutes successives au "Chemin aux bœufs" de Broussely, Durand et D’Ambrosio, puis, plus lourdement de Nardizzi (Ducati 1098 S #18) alors en seconde position, concourent à la sortie du drapeau rouge. A l'arrivée des 5 tours du second départ, Pavot (KTM RC8R #144) prend le meilleur sur Royuela (Ducati 916 SPS #81) qui arrive à passer in extrémis Pécourt (Ducati 1098 R #12) et à le contenir pour prendre une superbe seconde place.

 

Pour ce dernier rendez-vous avant la trêve estivale, l'ACO, en partenariat avec France Bleu Maine, offre une soirée Rock and Roll animée par de jeunes talents locaux. Un note d'effervescence supplémentaire dans un paddock qui apprécie, mais n'a pas besoin de cela pour vivre intensément !


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De la belle bagarre dans toutes les courses.

 

 

 

 

 

Le dimanche matin démarre par les finales 1 des Promo-Découverte A et B, des 125 et des 500 Cup. Ensuite, les consolantes des 1000 et 600 PROMO permettent de qualifier les 8 premiers pilotes pour compléter les grilles des finales

 

La matinée est close sur une pointe de nostalgie avec les deux finales d'anciennes.

Jean-Paul Lecointe (Kawasaki 350 #151) devance Patrick Banfield (Kawasaki open évolution #162) et Christian Vite (Ducati 750 #73) pour les POSTCLASSIC.

En VMA CLASSIC, Steve Perlinski creuse le trou sur sa Norton 750 (#22), suivi à 20 et 24 secondes par Christophe Huet en Honda 500 (#100) et la Paton 650 de Kurt Weber (#8).

 

L'après midi s'ouvre sur la seconde finale des 125 et un trio de tête identique à celui du matin. Robin Anne (#17) termine premier (second le matin) suivi de Hugo Casadesus (#20) (vainqueur en finale 1). Le podium est complété par Julian Loison (#67) qui garde sa position de troisième du matin.

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En 125, les jeunes attaquent fort,
parfois trop fort !

 

 

 

 

En Protwin, Ludovic Loeul (KTM RC8R #100) conforte son avance au classement général en passant le premier la ligne d'arrivée. 14 secondes derrière, Patrick Pécourt (Ducati 1098 R #20) est conforme à son positionnement au général. Enfin, la troisième marche est dévolue à Nicolas Lacroix (Aprilia RSV 1000 #24) qui réalise ainsi son premier podium.

 

Erwan Quellet (Kawasaki #53) fait le Holeshot et 4 pilotes de queue de peloton chutent. La course est stoppée au second tour après un carambolage au "Chemin aux bœufs". 7 pilotes sont à terre et 2 repartent en ambulance.

Au second départ, Julien Pilot (Yamaha #16) prend la tête et renforce sa qualité de leader de la catégorie. Le podium est déjà défini dans le premier tour. Erwan Quellet (Kawasaki #53) mène la chasse en trainant Thibaut Bertin (Yamaha # 134) dans son sillage. Ce dernier prend la seconde place pour deux tours mais doit la re-concéder. A l'arrivée, Quellet est à 5,2 secondes de Pilot et Bertin à moins de 3 dixièmes derrière !

promo-mans 0020

 

 

 

 

 

Mais où vont-ils donc comme ça,
ces fous furieux ?

 

 

 

 

La quarantaine de jeunes loups (par l'expérience, mais pas toujours par l'âge) de la PROMO-DECOUVERTE groupe A bouclent les 11 tours à des rythmes très variés. Les 1000cc sont favorisées sur le rapide circuit Bugatti, mais nombre de pilotes en 600 restent dans le top 10.

Dès le départ, Fabien Assemat ( Kawasaki #64) prend la tête devant Sébastien Loyez (Yamaha #89) et Anthony Monteil (Kawasaki # 90). Les deux premiers mènent un train d'enfer et creusent rapidement l'écart. Au cinquième tour, Monteil lâche prise au profit de Romuald Truffier (BMW #62). Le trio de tête ne change plus. Assemat devance Loyez de 6 secondes et ce duo relègue Truffier à … 28 secondes.

 

Pour la seconde finale 500CUP, Frédéric Besson (Honda #51) prend la tête mais passe second au deuxième tour. Thibaud Doutre (Honda #86) lui ravit cette place pour ne plus la lâcher. Besson se bat avec Aurèlien Chevalier (Honda #8) et ces deux compétiteurs alternent les deuxième et troisième places. Dans le dernier tour, Besson prend le meilleur de 2 dixièmes sur Chevalier.

 

Dès le départ de la finale PROMO-DECOUVERTE groupe B, Guillaume Fouassier (Suzuki #98) prend la tête. Au sixième tour il laisse passer Dorian Combes (Yamaha #76) et Jonathan Marandoni (Kawasaki #53). La Suzuki refait son retard, passe en seconde position au dixième tour pour terminer à 6 dixièmes de la Yamaha de Combes. Quant à Morandini, il finit à près de 6 secondes du vainqueur.

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Départ d'une meute. Ça se bouscule au portillon !

 

Cet épisode de la cité Mancelle se termine en apothéose par la finale des 1000 PROMOSPORT sous un ciel menaçant qui laisse néanmoins les pilotes tranquilles pour leurs 15 tours de piste.

Le pole-man, Charles Geers peine à maîtriser la puissance de la BMW (#59), part en wheeling et laisse deux concurrents le doubler. Cette bévue est vite rétablie et il fait le holeshot à la Dunlop.

Au quatrième tour, le leader de la catégorie, Claude Lucas (Kawasaki #67) passe en tête et la garde deux tours, talonné par Geers qui reprend le commandement au septième tour pour ne plus le lâcher. Lucas finit à seulement 4 dixièmes et la troisième place du podium revient à Jérome Danton (Kawasaki #3) à près de 9 secondes. Ces deux compères avaient vraiment fait le trou !

 

 

Je repars en fin d'après midi vers l'est, pour une étape parisienne avant de rejoindre mes kayakistes à Metz pour les championnats de France ...

 

 

 

 

 

Tous les résultats :

 

Résultats et classements VMA

 

Résultats et classements FFM

 

 

Doute et euphorie, déceptions et joies,
des sentiments contradictoires
que nous vivons au sein de deux teams.

 

Tout d'abord chez les novices de la PROMO-DECOUVERTE.

Le team MC19 (Moto-Club Meymacois) aligne 3 pilotes débutants. Depuis le début de la saison, ils se forgent une expérience, souvent dans la difficulté. Pour cet épisode Sarthois, le Moto-Club loue un box et offre à ses jeunes un peu plus de confort et de support. La bonne humeur est de mise jusqu'au retour de Aurélien Jacquemard (Kawasaki #119) moteur cassé lors des essais chronos ! ! !

Mais Aurélien aide ses deux partenaires Yannick Leygnac (Suzuki #81) et Gregory Le Corre (Kawasaki # 115) qui ont le bonheur d'être qualifiés en finale A, bien qu'en fin de grille. Ils se font plaisir et remontent au classement pour terminer 30ème et 31ème. Ils rentrent fatigués mais heureux, satisfaits des progrès accumulés et conscients de la marge de progression qui s'ouvre à eux.

 

Les Meymacois à l'oeuvre,
dans le box, en prè-grille ou sur la piste :

 

 

 

 

A l'autre bout du paddock, l'ambiance est plus feutrée dans le box BMW des motos #59 et #81 de Charles Geers et Cédric Fiévet.

Charles est déjà aguerri. Il participe, entre autre, aux 24 heures du Mans et au Bol d'Or. Néanmoins son début de saison est catastrophique. Les trois premières étapes cumulent les ennuis mécaniques et ne permettent pas de trouver les bonnes solutions pour optimiser la puissance sans détruire les pneus.

A Magny-Cours, la solution concoctée avec Pierre de EMC offre la première victoire suivie d'une magnifique seconde place à Pau.

L'homme a retrouvé confiance dans la machine, mais aussi et surtout en lui. Le doute, pernicieux, s'insérait lentement mais sûrement.

La tension décroît légèrement après la pôle position obtenue en qualifs, mais remonte à l'approche de la finale. Le carambolage des 600 est perçu difficilement par Charles qui redoute ce type de scénario. De plus, le ciel se couvre et l'issue météo est incertaine pour la dernière finale.

Cette accumulation se traduit lors du démarrage … sur la roue arrière.

Mais l'artiste reprend instantanément la maîtrise de la machine et de la course et gère son combat avec brio, jusqu'à l'arrivée victorieuse et l'explosion de joie de toute l'équipe qui relâche enfin toute la pression emmagasinée.

 

 

 

Les artisans de la victoire méritée de Charles Geers :

 

 

PHOTOS : 80% Joël Delneufcourt et 20% Div19 ! ! !

 

 

 


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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 10:31

Après les bons moments passés au Gaschney avec les anciennes, la semaine Messine est sans moto. Travaux et balades avec Serge sous un temps magnifique et pas trop chaud. Mais la météo nous taquine et nous annonce une forte dégradation pour le week-end. Cela ne calme pas vraiment notre ardeur a rejoindre les Vosges pour assister à une compétition d'un tout autre genre, mais toujours avec des deux roues motorisés.

Jean-Pierre de la FFMC 57 nous retrouvent sur place et c'est l'occasion de faire plus ample connaissance avec lui. Nous nous sommes rapidement croisés à plusieurs reprises sur Metz et particulièrement lors de la finale du tour de France de HMS - (Handicap Motard Solidarité).



Le col de grosse Pierre (955 m.) au dessus de La Bresse (88) est encore bien calme, mais l'infrastructure des parkings est en place. En nous enfonçant dans la végétation Vosgienne, quelques rugissements de moteurs nous parviennent. Après 5 minutes de marche, nous voici sur le site du Moutier des Fées qui accueille cette 21ème édition de la Montée impossible de La Bresse. Cette compétition doit se dérouler demain avec une soixantaine de pilotes venant des U.S.A., Suisse, Allemagne, Pays Bas, Pologne et... de France.

Cette discipline du sport moto très spectaculaire mais finalement peu dangereuse, consiste à franchir une pente pouvant atteindre plus de 100%. Le Hill-climbing, nom originel de la montée impossible fut créé par les américains au début du siècle dernier, et s'est expatrié en Europe dans les années 80.

Le paddock est installé à flanc de montagne, au pied de la fameuse et vertigineuse montée, encore relativement verdoyante. Les opérations de contrôle technique se déroulent sous les sapins . Chaque équipage se présente pour les vérifications d'usage, tant pour la machine que pour les équipements du pilote.

 

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Le haut de la piste, encore peu labouré !

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Ce site est une ruche en pleine effervescence. Une armée de bénévoles, ils sont 230, s'active pour préparer la piste et ses abords, assurer toute la logistique (électricité, sonorisation, buvettes, …) pendant que les compétiteurs s'installent et peaufinent leurs engins. Les prévisions de visibilités sont tellement alarmantes que les organisateurs redoutent de ne pas pouvoir utiliser les mesures laser pour les distances parcourues. Ils anticipent en marquant les distances afin d'avoir éventuellement recours aux méthodes traditionnelles !



Nous profitons d'une météo encore clémente pour déambuler dans ce décor à la "Mad Max" transposé dans l'éclatante nature Vosgienne. En effet, toutes ces machines sont des prototypes et toutes les solutions techniques sont permises.

Dans les cadres plus ou moins standards, les motorisations sont multiples. Un ou deux moteurs, mono ou multi-cylindres parfois agrémentés de kit Nitrous. Le must régional réside dans le 4 cylindres Suzuki GSXR tronçonné et ramené à 3 cylindres ! ! !

Les bras oscillants sont tous rallongés, avec des longueurs variables, mais aussi des largeurs très différentes en fonction des choix de roues arrières. Celles-ci peuvent-être relativement étroites et munies d'épaisses écopes de caoutchouc ou, au contraire, très larges, lisses et bardées de boulons...

 

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Le contrôle technique en plein air
devant une assistance studieuse.

 

 

 

 

 

 

 

En fin d'après midi, les deux pilotes américains, Nick et Dusty BEER, ont le privilège de tester la piste afin de régler les matériels de prise de vue. Même pour ces stars de la spécialité, ce n'est pas évident. De la raquette de départ, la machine s'élance dans une première portion à la déclivité déjà impressionnante pour arriver, souvent après un saut, sur une partie plate avant de reprendre la montée qui se termine par un véritable mur. Les meilleurs de ces quelques essais se terminent au ¾ de la piste par la presque inévitable chute ! ! !

En fin de journée, nous redescendons au col pour nous restaurer et s'installer pour la nuit. Notre soirée est vivement animée par le TT de l'ile de Man car Jean-Pierre y était cette année. Nous partageons nos expériences sur ces moments fabuleux que nous avons vécu avec Serge et une joyeuse bande en 2007.

 

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Jean-Pierre et Serge
en mode détente totale
dans ce fabuleux décor.

 

 

 

 

 

 

La pluie arrive en fin de soirée et nous nous précipitons pour, enfin, monter nos tentes. Elle tombe toute la nuit avec de fortes rafales de vent. L'intérieur commence à détremper au petit matin et nous pousse à un lever précoce. Pour une fois je ne reste pas longtemps seul à attendre le réveil de mes acolytes !



Ce matin, ce déluge ne faiblit pas et la compétition démarre sous des trombes d'eau. Ici, pas de tour de chauffe et d'essais, c'est l'attaque directe de la difficile ascension. Deux motos et trois membres de la FFMC57 se joignent à nous pour cette journée, Sabine, Thierry et Gilles.

 

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Les Lorrains de la FFMC57 équipés pour cet épisode humide ! ! !

 

 

 

 

 

 

Le pilote se positionne au départ et se lance dès que la piste est libérée par les commissaires. Son classement dépendra de la position de la machine. Il est donc primordial d'aller le plus haut possible et de plaquer la moto au sol quand l'arrêt ou la chute est inévitable. Mais, vu l'angle de la pente, il est fréquent de voir redescendre de plusieurs mètres ces équipages …

Mais il faut aussi aller vite car, pour les rares qui passeront la ligne d'arrivée, le temps relevé sera déterminant pour le classement.

Deux manches se déroulent dans la matinée, ouvertes par les féminines, parfois particulièrement jeunes et graciles. Quel décalage avec ces montres mécaniques. La zone de départ se transforme rapidement en baignoire. Bottes et roues plongent dans un bain de boue qui est vigoureusement brassé à chaque démarrage. Les trajectoires évoluent en fonction de l'appréciation des pilotes qui suivent les montées du bord de la piste, mais aussi par rapport à l'évolution du relief. En effet, chaque passage transforme l'environnement. Des ornières se creusent, d'autres se comblent, les pièges se déplacent continuellement …

 

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Mathilde REMY,
la jeunesse féminine au gros cœur !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les bénévoles, disposés le long de la piste se protègent des projections de terres et de pierres pour ensuite se précipiter dès la chute, relever la machine et aider le pilote à amorcer sa descente qui n'est pas beaucoup plus facile que la montée …



En début d'après midi, la pluie cesse et le soleil nous réchauffe a travers les nuages. L'environnement est féérique. La ville apparaît, tapie dans la vallée, entourée des montagnes dégageant des fumerolles brumeuses s'échappant d'une végétation aux multiples teintes vertes. Le contraste du sombre des sapins avec le clair des herbages est même parfois mis en valeur grâce à quelques tâches de lumière prodiguées par le soleil qui s'immisce dans les volutes célestes.

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Les nuées s'éloignent, les spectateurs se dévêtissent, l'environnement s'éclaircit.

 

 

 

 

 

 

 

Les deux dernières manches de cette édition se déroulent donc dans de meilleures conditions, surtout pour les spectateurs, car cela ne change pas beaucoup l'état de la piste détrempée. Néanmoins, de la terre est rapportée dans le plat intermédiaire qui s'était transformé en bourbier.

 

Quelques photos ...

 

 

 

Un grand bravo au MC La Bressaude,
le moto-club organisateur de cette magnifique épreuve.

 

Malgré une météo particulièrement exécrable,
ils ont fourni un superbe spectacle
et toutes les personnes rencontrées ont gardé le moral,
le sourire et la bonne humeur.



 

 









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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 09:57

Jeudi 7 juillet, il va falloir me propulser vers la Sologne pour rejoindre Serge qui m'attend. Nous devons repartir vers ses contrées du nord-est le lendemain, mais je suis dubitatif. Tenue pluie dans les soutes ou sur le dos ?

 

Depuis le matin, les averses se succèdent, mais les prévisions ne sont pas catastrophiques. J'espère bien prendre la bonne trouée… Mais en fin de matinée, je fini par me couvrir pour partir sous le crachin qui me tient compagnie, par intermittence, pendant plus de deux heures. Néanmoins, j'arrive sec et réchauffé chez Louis où nous passons une bonne soirée entre copains à raconter des âneries et refaire le monde.

 

Le vendredi nous remontons sur Metz. Je poursuis Serge dans sa voiture dans la traversée de la forêt Solognote et je me sens un peu plus en sécurité vis à vis des grands animaux qui pullulent dans ces contrées. Mais ce n'est qu'une vue de l'esprit. A la sortie des Landes il y a quelques semaines, le chevreuil s'est bien faufilé entre les deux motos … Lorsque l'univers boisé se dégage, je remonte la voiture et fait signe à mon ouvreur que je pars devant chercher notre petit déjeuner. Arrêt croissants en ville, et j'arrive sur les talons de Serge devant le château de Sully, dressé face la Loire. Un magnifique décor sous la lumière du petit jour pour ces agapes matinales. Dès la sortie de la ville je remonte une file de véhicules arrêtés par des travaux et pars en éclaireur. Ensuite, je gère mon avance en fonction des feux, des dépassements et de quelques envolées dans des séries de virages afin de m'octroyer des pauses cigarettes et ravitaillement de la machine. J'arrive avec une dizaine de minutes d'avance au lac du Der, lieu prévu pour notre arrêt casse-croute. Aux sandwichs préparés le matin, j'ajoute les religieuses achetées à Sully et péché mignon de Serge. Cet excellent repas champêtre associé à une courte nuit et une chaleur grandissante engendre un début de somnolence qui me pousse à m'arrêter aux environs de Toul. Un message à Serge pour qu'il ne s'inquiète pas et je le rejoint en meilleure forme à Metz.

 

 

Samedi matin, direction les Vosges après une rapide étape au Luxembourg pour des approvisionnements détaxés ! ! ! Nous sortons de Munster (68) pour emprunter la seule route qui nous mène à la station de ski du Gaschney, et nous sommes rapidement dans l'ambiance de ces courses de côte.

 

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Serge, le nain,
pose devant ce Gulliver
croisé au milieu
de la forêt Vosgiennes !

 

 

 

 

 

Panneaux annonçant la fermeture prochaine de cette voie, poste de départ où s'activent quelques bénévoles, puis les enchainements de virages bardés des protections nécessaires pour réduire les risques des pilotes et spectateurs. Au sommet, le paddock est une ruche en pleine effervescence. Les opérations de contrôle technique démarrées la veille se poursuivent dans la prévision des premiers essais qui vont commencer cet après midi.

 

Nous retrouvons avec plaisir quelques figures locales, à commencer par le président du MC de Munster, Jean-Marc Schickel, le "grand maitre" du contrôle, "Lapin", et des participants déjà rencontrés auparavant.

 

Cette compétition est la quatrième épreuve des huit que compte le championnat de France de montagne de motos anciennes (FFM). Mais c'est aussi une manche du championnat Suisse de motos anciennes (FHRM). Le plateau est donc fortement agrémenté de pilotes Suisses et Allemands d'où une communication pas toujours aisée !

 

Ce championnat de France est décomposé en 5 classes :

  • Classe Vintage de l'origine à 1949 ;

  • Classe Post-Vintage, de 1950 à 1969 ;

  • Classe Classic, de 1970 à 1979 ;

  • Classe Post-Classic, de 1980 à 1984 ;

  • Classe side-car Classic.

3 autres catégories participent au spectacle, les "Démonstrations", "Diesel" et "motos électriques".

 

L'ambiance est bon enfant. Nous déambulons dans le paddock et admirons toutes ces magnifiques machines prêtes et rutilantes ou parfois largement dévêtues pour permettre aux "sorciers de la mécanique" d'œuvrer aux derniers préparatifs. Des pôles se créent naturellement. Ici les Triumph anglaises se pressent sous un auvent. Là, les machines à cadres Martin sont alignées devant un barnum.

 

En début d'après midi, les premiers essais démarrent. Le processus est immuable :

  • Les accès sont bloqués, en haut et en bas.

  • Le directeur de course remonte le tracé derrière les visiteurs qui profitent de cette ouverture temporaire. Il vérifie ainsi le bon respect des procédures.

  • Les pilotes de la session en cours qui attendent en haut sont lâchés afin qu'ils aillent se positionner au pied de la côte et le directeur de course ferme ce défilé.

  • A son arrivée en bas, le ballet des départs peut prendre effet. Un à un les pilotes viennent se positionner sur la ligne, la machine retenue par un sabot.

  • Le feu passe au vert et il peut s'élancer pour son ascension, son suivant prenant sa place pour un départ toutes les trente secondes.

 

Chaque compétiteur s'engage alors dans ses essais libres puis chronométrés. La météo, incertaine dans ses prévisions, nous octroie ses faveurs. Tout au long de l'après midi, les quelques gouttes de pluie se glissant dans les rayons de soleil ne sont pas dérangeantes. Seule la dernière séance se déroule sous l'averse et sur une chaussée devenue plus contraignante et hasardeuse. Certain, comme une Suzuki RG 500 en feront les frais. Si la machine rentre quelque peu abimée, mais sur ses roues, son pilote, lui s'en tire moins bien et part en ambulance se faire réparer une clavicule et un bras. Même avec des anciennes, la chasse au chrono est belle et bien là ...

 

Les ondées ne rafraichissent pas l'atmosphère et l'ambiance va bon train sous les barnum et devant le bar. Chacun s'invective sur des mélodies plus ou moins gutturales suivant les nationalités, tout à la joie de se retrouver et de partager ces moments. Les spécialités locales, et entre autres les tartes flambées et la bières, sont servis avec régularité et participent à cette chaude ambiance.

 

Et pour animer tout cela, l'excellent groupe de rock YATO est à la manœuvre. Une programmation variée et jouée par des virtuoses qui en plus semblent s'amuser tant de leur jeux de scène que par le feu qu'ils distillent dans l'assistance. Rapidement la piste s'avère trop petite et les spectateurs des premiers rangs doivent promptement refluer lorsque les danseurs s'octroient un peu plus d'espace en repliant bancs et tables … Le meilleur signe donné à ces quatre musiciens qui enchainent avec entrain et passion morceaux sur morceaux ! ! !

yato

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nos quatres musiciens à l'oeuvre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après une courte nuit, le paddock se réveille doucement d'abord puis plus fermement avec les chants mêlés des 2 et 4 temps qui s'ébrouent avant de repartir vers de nouvelles séances d'essais chronométrées.

 

L'ambiance familiale est toujours de mise et le plus bel exemple est probablement donné par cette famille originaire d'Allemagne, les Langenberger. Le papa, Peter, pilote une Ducati M1 (#656). La maman, Sabine, et la fille de 16 ans, Nina, emmènent avec brio chacune sa Benelli (250 et 125 cc - # 603 et 605).

 

La matinée débute par les derniers essais chronométrés. La piste est séchante pour les premiers passages mais le soleil aidé d'une légère brise améliore rapidement les conditions de roulage. Néanmoins les prévision météo sont alarmistes et l'organisation bouleverse son programme et avance la première manche de course à cette fin de matinée. Excellente idée puisque les derniers passages se réalisent sous les premières gouttes …

 

Le déjeuner est largement arrosé par le déluge qui s'abat en même temps que le brouillard. Heureusement, cet épisode ne dure pas et la seconde manche peut débuter vers 14H30 dans de bonnes conditions, la chaussée ayant à nouveau séchée.

 

Nous retournons vers Metz avec quelques averses puis sous un soleil dont l'ardeur engendre une certaine somnolence ..., et nous allons pouvoir reprendre nos promenades pédestres dans et autour de la ville ! ! !

 

metz

 

Encore bravo à l'équipe du NMC Munster et à tous les bénévoles qui œuvrent sans compter pour la réussite de cette magnifique manifestation.

Merci pour tous ces moments conviviaux de partage teintés de la nostalgie de nos jeunes années (et d'avant aussi tout de même !).

 

 

 

 

 

 

Pour les puristes ou les curieux, liste des principales machines présentes sur les photos :

 

SOLOS

Modèle

Cylindrée

Année

113

NSU OSL 501

497

1938

504

Gilera Saturno Comp.

500

1946

726

Ducati Desmo

250

 

526

Ducati Desmo

350

1971

720

Honda Cadre Egli

 

 

631

Rickmann Trident

750

1973

635

Triumph Trident

750

1975

111

Gilera Saturno

500

1944

634

Laverda Formula

500

1978

625

Benelli 500 SC

500

1976

653

Honda RC 500/4

799

1967

623

Kawasaki 1000R

1000

1983

649

Yamaha DS6

246

1970

656

Ducati M1 Corse

248

1964

603

Benelli 2C

250

1969

605

Benelli 2C

125

1969

718

Suzuki RG

500

1986

551

Egli Honda

750

1974

526

Ducati Desmo

350

1971

562

Ducati

450

1969

577

Honda CB 500 Four

500

1971

555

Moto Morini Sport

500

1976

558

BSA DBD 34 Gold Star

500

1958

514

Scott TT

500

1929

513

Condor

 

 

512

Motosacoche A50

500

1928

507

Gilera Saturno comp.

500

1946

557

Egli Vincent

1000

 

541

Benelli Corsa

250

1976

614

Mezi Benelli

250

1969

622

Ducati Corsa

350

1969

629

Martin Suzuki

1000

1979

638

Honda Daytona

750

1970

646

Ducati 750S

860

1973

630

Yamaha RDLC 4L1

250

1980

685

Suzuki GSXR

750

1985

539

Suzuki

250

1968

549

Suzuki TR 250

250

1969

556

EMC Suzuki T500

500

1969

575

Kawasaki H1

500

1971

580

Benelli Quattro

500

1974

607

Royal Enfield Bullet

500

1952

608

Aermacchi Ala Verde

250

1962

612

Ducati MK3

350

1969

617

Ducati 175 S

175

1957

621

Ducati Pantah

600

1964

628

BSA B34 GS

500

1958

632

Suzuki GT

245

1978

640

Benelli Quattro

499

1976

650

MV Agusta

124

1969

SIDES

670

BMW Imseppi

750

1970

624

Trolliet Kawasaki H2R

750

1972

673

BMW Kneeler

500

1965

672

C. Krajka Guzzi Kneeler

948

1969

675

BMW Hartmann

1000

1974

971

Honda 750 Four

750

1973

677

Honda

600

1981

626

BMW Basset

1000

1974

602

Colania – Yamaha

350

1968

603

Suzuki GT

750

1972

607

Suzuki T500

500

1970

609

BMW Kneeler

1000

1972

612

Triumph MCM Bonneville

750

1967

615

Schär-Cat Yamaha

350

1973

 

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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 14:21

Semaine du 13 juin, voyage éclair en région parisienne. J'en profite pour m'occuper un peu de Maxime, voir rapidement mon fils, rendre de brèves visites chez Falco et Dragon (pseudos de Pascal et Christophe) puis terminer chez mon pote Jacques dans le 77.

Vendredi matin, départ pour Magny-Cours où se déroule le 4ème round des Coupes de France PROMOSPORT. Je dois y retrouver les 2 pilotes du team MC 19, Aurélien et Yannick ainsi que l'équipe de Charles Geers. Ces deux équipes ont soif de revanche. Lors de la dernière manche de Croix en Ternois à laquelle je n'ai pas pu assister, les Meymacois ont eu de graves problèmes de logistique et Charles est resté scotché sur la ligne de départ dans sa position de pole-man. Puce du démarreur de la BMW inopérante ! ! !

 

A la sortie de la forêt de Fontainebleau, des appels de phare m'appellent à la prudence. Un break bien camouflé nous attendait à la sortie du bois. 45€ d'économie !

Pouilly, il est temps de faire une pause … café, pas vin blanc. Une quinzaine de motos est à l'arrêt. Que des Kawa et essentiellement des ER6, étonnant. En saluant le petit groupe en pause pique nique, je découvre qu'ils se rendent sur mon terrain de jeux de La Bourboule pour les K-Days. Je leur donne quelques infos sur les routes de la région, et particulièrement sur la D36 et son circuit de course de côte. Nous parlons aussi de Dédé, fan de Versys et particulièrement friand des routes de ma région. Ensemble, nous espérons que la météo, dont les prévisions ne sont pas roses, nous laissera quelques moments de répit ! ! !

 

Dès mon arrivée dans l'enceinte du circuit, je rencontre Gégé, le Papa mécano de Charles Geers vite rejoint par Joël le polyvalent (logistique, aide mécano ou photographe suivant les moments !). Nous évoquons la grosse galère de Croix en Ternois, la déception en résultant, mais aussi les meilleures perspectives pour ce week-end. En effet, Charles maîtrise parfaitement et apprécie ce circuit, il vient d'y faire le Bol d'Or. D'autre part, les solutions techniques mises en œuvre avec Pierre de offrent des retours particulièrement positifs sur les premiers essais. Deux grandes inconnues subsistent néanmoins. La météo et la fiabilité matérielle. Les multiples écueils à répétition rencontrés avec la machine depuis le début de la saison engendrent à l'équipe et particulièrement à Charles et Gégé une lourde appréhension.

pierre

 

 

 

 

 

 

 

Pierre, le grand sorcier EMC pose fièrement entre les deux BMW.

 

 

 

 

 

 

 

 

Sitôt installé, j'abandonne les nordistes pour aller prendre des nouvelles des Corréziens du team MC19. Changement de décor. Au fin fond du paddock les deux pilotes remplissent toutes les fonctions : chauffeur, mécano, cuisinier, administratif, logisticien … sans autre support que Marie-Line, la compagne de Yan. Heureusement, quelques membres du Moto-Club Meymacois et de la famille doivent venir prêter main forte au cours du week-end. L'apprentissage de cette première saison de piste est particulièrement difficile, mais fort complet !

 

La matinée du samedi débute sous le soleil mais dans une atmosphère fraîche et humide pour les essais qualificatifs chronométrés des 500 CUP, 600 et 1000 entrecoupés par les séances d'anciennes, POSTCLASSIC, CLASSIC et VINTAGE. Toutes les 20 minutes, les sons changent, mais l'environnement aussi, au gré des averses. Charles fait le 8ème temps de la série 1. En soi, cette place n'est pas glorieuse en regard des capacités et prétentions, mais l'équipe est confiante. Le pilote est serein, les réglages se peaufinent et, surtout, les pneus ne sont plus détruits. La puissance de la machine et la science du pilotage peuvent donc maintenant être optimisées avec ces nouveaux matériels qui semblent mieux adaptés.

 

En début d'après midi, les PROMO-DECOUVERTE font leur show sur une piste détrempée. De la , je surveille les deux motos jaunes des Meymacois. La #119 d' Auré est en perdition à chaque sortie de la chicane qui commande la ligne droite des stands. L'arrière se dérobe et le jeune équilibriste use de tout son art pour rester sur ses deux roues … Par contre, son coéquipier Yan sur la Suzuki #81 a dû avoir le temps de chausser des pneus pluie. Sa monture bouge peu et il se permet des accélérations beaucoup plus franches. Auré arrête sa séance en cours pour éviter une chute plus que probable pendant que Yan réalise une amélioration régulière de ses temps pour finir dix places devant la #119. A l'arrivée, j'avalise le choix d'Aurélien. Outre le fait d'éviter de prendre des risques inconsidérés pour lui et sa machine, il a pris soin de mon stress grandissant à chacun de ses passages acrobatiques. Quant à Yannick, je le traite de fou-furieux lorsque je découvre qu'il était en pneus standards. Mais il a la banane et exprime sa joie des bons moments qu'il vient de vivre ! ! ! Pas très clair ce gars là …, ou nous n'avons pas les mêmes appréhensions. Enfin, le moral de l'équipe est au beau fixe et les renforts attendus sont à pied d'œuvre. De plus, Auré peut me taquiner en constatant que même pour évoluer sur le paddock, j'utilise mes clignotants. Un réflexe profondément ancré !

 

Ensuite, s'enchaînent les deux séries de demi finales 600 PROMO puis la finale 1 des VMA POSTCLASSIC, que je n'observe pas. En effet, nous sommes le 18 juin et dans toute la France, les usagers de la route protestent contre la politique répressive et financière d'une soi-disant Sécurité Routière rebaptisée Sécurité RENTIERE ! ! ! Je m'associe au mouvement, après ma lettre ouverte aux politiques, en rejoignant le cortège de Nevers organisé à l'initiative de la FFMC. Comme dans de nombreuses villes, l'affluence marque un record, et les responsables locaux sont d'autant plus agréablement étonnés que la météo capricieuse n'était pas un facteur de mobilisation. Je fais le tour de ville dans le cortège et valide l'étonnement des badauds, mais aussi leur enthousiasme nous poussant dans cette démarche. Il me semble qu'un des messages de la FFMC "1 motard = 1 voix" soit peu crédible et qu'il faille le traduire par "1 motard = 1 + N voix" ! ! ! par contre, je ne participe pas au rassemblement qui suit car je veux être de retour sur le circuit pour les deux demi finales 1000 PROMO.

ffmc58

Plus de 1000 motos à Nevers, selon les organisateurs qui n'en reviennent pas.
Le cortège est parti depuis une dizaine de minutes, il en arrive toujours,
et nous mettrons plus de vingt minutes à nous ébranler en queue de convoi ! ! !

 

Dans la première, Charles arrive 8ème mais relativement serein. Il ressent bien la machine et les conciliabules avec Gégé et Pierre (EMC) semblent déboucher sur de nouveaux réglages. Si ce trio paraît tendu et intensément appliqué, il n'en demeure pas moins assez paisible et confiant. Gégé se met au boulot pendant que Françoise (la Maman de Charles), Joël et moi partons faire quelques emplettes pour approvisionner le team et les Meymacois. Encore un bon délire au supermarché local.

 

Lorsque nous rentrons, les courses sont terminées et je passe un moment dans le fond du paddock avec les parents de Yan, Ricou et son épouse venus rejoindre l'équipe des jaunes. L'ambiance est bonne malgré les interrogations vis à vis du temps. Comme ils n'ont pas de roues de rechange ni de mécano, ils doivent largement anticiper un changement de pneu, et cet exercice est assez aléatoire avec le régime d'averses à répétition que nous subissons. De retour chez les nordistes du team S-PASS Moto Racing, je dois me fâcher avec Françoise pour prendre ma part aux préparatifs du repas. Je dois lui faire peur puisqu'elle daigne abandonner ses fonctions pour aller promener ses chiens …

 

La soirée est particulièrement détendue et joyeuse. Les invectives fusent d'un box à l'autre et les chahuts dégénèrent dans de furieuses crises de rire. Une ambiance radicalement opposée à celle de la journée, plus studieuse sans pourtant être triste, loin de là.

voisins

 

 

 

 

 

La joyeuse équipe, voisine de box. Aussi déjantée que nous,

et engendrant des réparties désopilantes !

 

 

 

 

 

La mise en route du dimanche matin se vit sous les mélodies des 3 premières finales d'anciennes. Les grondements sourds et puissants des gros mono ou bi-cylindres se démarquent des trilles vivaces et aiguës des deux temps rageurs. Une autre époque …, mais des empoignades bien présentes. C'est ensuite la consolante 600 PROMO puis la finale 1 PROMO-DECOUVERTE au cours de laquelle les pilotes aux motos jaunes font des exploits. Dès le premier tour, Auré commence sa remontée pour faire les 4 derniers passages à la dixième place. Yannick reste à sa place les trois premiers tours puis débute une remontée efficace jusqu'à la 17ème position. Il est le dernier dans le tour des vainqueurs, les 23 pilotes suivants prenant 1 tour ! ! ! La matinée se termine par la consolante 1000 PROMO.

 

Dans le clan Meymacois, l'humeur est joyeuse et nous délirons gaiement avec des pilotes en pleine euphorie, très satisfait de leurs résultats. L'entourage n'est pas en reste et participe activement à cette séance de décompression.

 

Après ces excellents moments, je retourne au box des BMW, dans une ambiance beaucoup plus studieuse. Gégé, inlassablement, bichonne la #59 pendant que Pascal fait de même avec la #80. Pendant ce temps, la ronde des finales se poursuit. Les POSTCLASSIC, 500 CUP et CLASSIC.

papy

 

 

 

 

 

Dans mon rôle de "Papy-G.O." avec les fils de Cédric.

Ils doivent comprendre pourquoi mes neveux m'appelle "Tonton Barjot" !

 

 

 

 

 

 

Dans le box, la pression monte doucement mais inexorablement. Les pneus sont au chaud sous leurs couvertures, les dernières vérifications des machines se poursuivent, les pilotes s'équipent et se concentrent, les éléments de panneautage sont installés, le matériel de pré-grille est contrôlé. 15H30, les pilotes enfourchent les machines et vont se positionner pour le prochain départ de la finale des 1000 PROMO. L'équipe suit avec les béquilles et le matériel. Dans la zone d'attente, les pneus sont remis au chaud. Les couvertures chauffantes sont alimentées par un groupe électrogène et Charles entame un ultime conciliabule avec Pierre et Gégé. La stratégie est définitivement arrêtée et révisée.

 

Par lignes, aux ordres du starter, les machines giclent dans la pite-lane et s'engouffrent sur le circuit pour le tour de formation puis se positionne sur la ligne de départ en fonction des places acquises lors des qualifications. Nouveau départ par ligne pour le tour de chauffe. Les motos s'alignent à nouveau, les feux passent au vert et le grondement des moteurs poussés dans leurs retranchement explose, les vibrations prennent aux tripes, la tension est au paroxysme. Charles est bien parti de sa 8ème place. Tous les regards se tournent vers la grande courbe, un gauche rapide théâtre de nombre de sorties. Le paquet passe sans encombres et le bruit sourd décroît rapidement. Quelques très longues dizaines de secondes plus tard, il reprend de la vigueur à l'approche de la chicane d'Imola puis de la courbe à droite du château d'eau. L'accroissement de ce son est complété par la vision fugace de ces flèches multicolores et forcenées qui plongent vers le puissant freinage du virage à droite du Lycée. Encore une chicane et c'est la folle accélération de la ligne droite des stands. Les poumons se bloquent, les souffles sont suspendus.

 

2 Kawa passent en tête. La #15 de Nicolas Salchaud et la #67 de Claude Lucas, le leader de cette catégorie. Charles a repris une place et passe devant nous en 7ème position. Il semble à l'aise et les sourires se dessinent pendant que la pression baisse d'un tout petit cran. Au second passage, il pointe 5ème et au troisième, 3ème dans la roue de Nicolas Salchaud alors que Claude Lucas s'échappe en tête. Au cinquième tour il passe la #15 et entame sa remontée sur la #67 qui a pris le large. En deux tours, Charles refait son retard et passe son copain et néanmoins adversaire Nicolas.

 

Au bord de la piste, peu de paroles, mais les regards échangés en disent long. Notre pilote à l'air particulièrement à l'aise et la moto en grande forme. L'espoir grandit, mais l'appréhension aussi. Nous ne sommes pas encore à la moitié de la course et la somme des avatars vécus sur les 3 premières manches est bien en mémoire …

 

Au 9ème et dernier passage en tête, la joie explose au milieu des accolades et des soupirs de soulagement. Nous devinons le sourire sous le casque rouge et blanc. La #15 n'a pas lâché prise et pointe à 1,63 seconde. Par contre ce duo a fait le trou. Les suivants, emmenés par la #67, sont à plus de 12 secondes ! ! !

Première victoire de Charles sur une BMW. Première victoire de BMW en PROMOSPORT, mettant un terme à l'hégémonie des Kawasaki (les 7 suivantes sont des Kawa). Consécration de la science de Pierre et de ses solutions EMC.

mat

 

 

 

 

 

Mathieu dans ses œuvres.

Un jeune nordiste en 600 avec lequel j'ai quelques discussions ...

 

 

 

 

 

Je ne vois pas la finale des PROCLASSIC. Accueil de Charles à l'arrivée et superbe vision de son sourire lorsqu'il quitte son casque. Cette joie et cette satisfaction sont partagés avec les deux autres artisans majeurs de cette victoire, Gégé et Pierre. Joël nous rejoint après avoir pris des photos sur la piste, complètement bouleversé et béat de plaisir. Avant la montée vers le podium, je lâche l'appareil photo pour féliciter notre héros. Avec son grand sourire, il me glisse : " Ça fait du bien. Je doutais vraiment de la machine, mais je commençais à douter de moi aussi " … Sur sa plus haute marche, mais aussi, sûrement sur son petit nuage, Charles exprime sa reconnaissance à son entourage et particulièrement à Pierre et EMC pour les solutions radicalement performantes mises en œuvre.

 

Pendant que la machine part vers le contrôle technique, je me précipite à nouveau vers la piste. La journée n'est pas finie et mes deux Meymacois ont encore 11 tours à faire pour cette dernière finale des PROMO-DECOUVERTE.

Le départ est un peu moins tonitruant que ce matin (tout est relatif, car ils se jettent tout de même sans vergogne dans la mêlée). Auré perd 6 places au 1er tour puis une au suivant, mais en reprend 3 au troisième, alors que Yan conserve sa position. Au fil des tours, ils améliorent leur forme et confortent leur remontée inexorable. Avec Marie-Line, nous suivons ces progrès, scrutons les écrans à chaque passage et attendons avec impatience la fin de ce round. Ils profitent du dernier tour pour un dernier dépassement chacun qui leur permet d'assurer les mêmes positions que ce matin, 10ème et 17ème. Lorsqu'ils rentrent dans la voie des stands, ils n'ont pas besoin de s'exprimer pour partager leur joie. Les yeux pétillants laissent deviner les larges sourires sous les casques !

 

Je retourne vers le box pour aider Françoise et Joël à démonter, plier et ranger le box en jetant des coups d'œil sur la piste où les VINTAGE clôturent la journée. Mais nous ne pouvons pas charger le camion tant que la moto n'est pas rentrée du contrôle. Or, cette procédure s'annonce particulièrement longue puisque les officiants mènent leur mission jusqu'au déculassage de la machine ! ! !

 

Je profite de cette attente pour rejoindre les "jaunes" occupés à savourer leur finale tout en rangeant leur matériel. Quel plaisir de partager ces moments magiques. Je reste trop longtemps avec eux et constate à mon retour au box que Cédric est déjà reparti avec sa petite famille. Dommage, je n'ai pas pu leur dire au revoir, surtout à ses fils, mes deux petits copains, compagnons de quelques chahuts …

 

Mais il est temps pour moi de repartir à la tombée du jour, la BMW toujours immobilisée. Serge de Metz m'attend en Sologne avec quelques copains et ma nouvelle monture.

hd

 

 

 

 

Je passe dans le camp des Biquets (euh pardon, à prononcer à l'américaine, Bikers.)


Désolé Pat,
mais c'est une boutade ...

 

 

 

 

 

Non, ce n'est pas ma nouvelle monture, mais celle d'un pote essayée dans cette région avec, heureusement, peu de virages. J'avais trop peur d'abîmer ces chromes rutilants avec des angles inadaptés, mais j'ai tout de même participé au rôdage ! ! !

 

 

Pour terminer en rendant un amical hommage à Joël, l'auteur de la majorité de ces photos, voici trois diaporamas thématiques :

 

Les anciennes,
ma passion de nostalgique.
Fermer les yeux et écouter ces grondements qui me replongent
dans mon premier Bol d'Or au Mans en 1973 …
humer l'air et capter les odeurs de ricin des deux temps, monstres de vitesse de nos jeunes années …

 

 

 

 

Le team MC 19,

Des petits jeunes qui apprennent vite, qui ne renâclent jamais devant les difficultés
et qui gardent toujours leur bonne humeur.
Merci de nous faire partager votre passion, vos déboires et vos satisfactions.

 

 

 

 

 

Et gardons le Grand Charles pour la fin.
(toute ressemblance avec un personnage réel est tout à fait fortuite)

Du Charles dans tous ses états.
L'équilibriste sur la piste, le scaphandrier sous le déluge,
le concentré en pré grille, le dévoreur à table, … et le rayonnant à l'arrivée.

Merci aussi à toi pour ces moments magiques, même si tu joues vraiment trop avec nos nerfs.
Merci aussi à Françoise, Gégé et toute l'équipe pour la sympathie
dégageant de tous ces instants inoubliables.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 12:31

Jeudi soir, Pascal me rejoint chez mon frère dans la région de Poitiers, et nous partons le lendemain matin à la rencontre de Dédé et Ulrich qui arrivent du sud-est. Le point de rendez-vous est fixé à Aurillac pour le déjeuner.

 

Nous avions pris une option autoroute entre Limoges et Brive en cas de retard ou mauvais temps, mais nous sommes largement en avance dans la capitale limousine et sous un magnifique soleil. Au cours de notre pause ravitaillement, je propose un changement de programme à Pascal. Nous repassons par Bort afin de décharger Div'4 et nous profitons ainsi de plus de 200 kilomètres de virages à répétition. Présenté comme ça, le Breton ne peut pas refuser ! ! !

 

Le ZX12R s'amuse follement dans ces enfilades de grandes courbes sur une route que Pascal commence à bien connaître entre Limoges et la maison. Après un arrêt rapide pour alléger la Diversion, nous reprenons notre progression vers Aurillac. Les gravillons rencontrés ne nous mettent pas en retard et nous arrivons les premiers. Rapidement nos deux acolytes nous rejoignent et nous partons à la recherche d'un endroit où nous restaurer. Une sympathique terrasse nous accueille sous un soleil presque gênant, mais qui ne calme pas notre entrain dans ces joyeuses retrouvailles. D'ailleurs Dédé a vraiment bien fait les choses pour attirer les railleries. Il rôde en effet sa nouvelle Versys, … dans une éclatante livrée orange ! ! !

 

Nous profitons du repas pour établir le road-book de l'après midi puis partons à la recherche d'un point de ravitaillement pour les bécanes. L'objectif est de rallier l'Aubrac où se retrouvent de nombreux copains pour ce long week-end. En route depuis quelques minutes, l'orage éclate et nous sommes rapidement trempés. L'itinéraire initial étant écrasé sous de noires nuées, j'opte pour un changement de direction et pars vers le sud en direction de Montsalvy. Sage décision, puisque nous retrouvons très rapidement des routes sèches et un soleil ardent qui finit de nous sécher.

 

La fine équipe sous les menaçantes volutes sombres.

equipe

La route est particulièrement agréable. De magnifiques points de vues, un revêtement de bonne qualité, des grandes courbes, autant d'éléments qui font que la vitesse dépasse rapidement le seuil légal. Les quatre motos virevoltent, bien espacées et décalées, enroulant les enchaînements dans un accord parfait. En arrivant dans une portion où les lignes droites se font plus longues, un coup d'œil au compteur m'interpelle et je réduis légèrement l'allure. Quelques kilomètres plus loin, j'aperçois, trop tard bien sûr, une fourgonnette bleue et une "gendarmette" collée au viseur de ses jumelles ! Je relâche l'accélérateur avec deux appels de stop pour mes suiveurs, mais les gendarmes en faction dans les taillis ne bougent pas. Que ces secondes sont longues. Arrivés à leur hauteur, un gendarme nous fait signe de ralentir, sans autre forme d'intervention. Je vois bien là la différence entre la bestiale machine et l'humain avisé. L'un aurait envoyé quatre PV à 45€, et l'autre a rempli sa mission de prévention en constatant que la vitesse était loin d'être excessive dans le contexte et nous a rappelé à l'ordre en fonction de la loi ! ! !

 

Ensuite, c'est vraiment les réjouissances. La fabuleuse descente vers Entraygues sur Truyère, puis la magnifique enfilade des gorges du Lot. Malheureusement, la pluie nous reprend à Estaing où nous nous arrêtons pour enfiler les tenues adéquates. Les kilomètres suivants sont plus difficiles. Sur le mouillé, mes angoisses remontent invariablement à chaque virage, je n'ose pas doubler et mon rythme devient plus saccadé.

 

A Saint Côme d'Olt, nous obliquons vers Nasbinals. La pluie a cessé, mais la route est séchante. Ces conditions sont celles que je redoute le plus. Nous pouvons entrer dans un virage sur le sec et retrouver le mouillé en sortie. Avec mon état d'esprit actuel, j'anticipe encore plus et nous ne craignons plus vraiment les éventuels radars.

 

Ensuite, nous traversons le majestueux plateau de l'Aubrac sous la grisaille et les faibles ondées pour arriver à Marvejols et retrouver bon nombre de copains, mais aussi de nouvelles têtes. L'ambiance est joyeuse et nous pouvons profiter de la terrasse pour nous désaltérer au milieu de discussions endiablées, des taquineries qui fusent de toutes part ou des apartés plus sérieux lorsque nous évoquons des sujets plus personnels.

garage

 

 

 

 

 

 

Des dizaines de motos alignées, bien à l'abri dans ce vaste garage de l'hôtel.

 

 

 

 

 

 

 

La grande question du moment, pour nous quatre, est de savoir si nous pouvons passer la nuit ici, ou si nous devons retourner à Bort ce soir. La route de nuit et probablement sous la pluie ne nous réjouit pas, mais tous les hôtels de Marvejols sont complets. Dans ce cas, mes acolytes vont devoir restreindre l'absorption de boissons euphorisantes. Par bonheur, une réservation dans l'établissement accueillant notre joyeuse bande (hôtel de l'Europe) n'est pas confirmée. La directrice, après avoir vérifié cet état de fait, nous propose cette chambre de deux et accepte avec diligence de la sur-équiper pour nous accueillir à quatre. Merci encore à elle et à toute son équipe pour leur gentillesse et leur efficacité. Cet établissement est bien à conseiller aux motards.

 

L'apéritif peut démarrer sereinement, suivi d'un excellent repas et d'une soirée qui s'éternise en terrasse, dans une nuit douce et calme, hormis nos crises de rire.

 

Le samedi matin, comme d'habitude, je suis le premier levé. Un petit tour en ville, dès que l'orage est terminé, pour trouver un café ouvert. Mais il est décidément trop tôt et je dois attendre l'arrivée du personnel de l'hôtel. Je peux enfin absorber ma boisson favorite en compagnie de Loup, le grand organisateur de cette concentration du lièvre. Tout doucement, la salle se remplit, les premiers sont déjà à préparer leurs montures quand les derniers arrivent.

 

Notre petit groupe de quatre salue tout ce petit monde que nous abandonnons après avoir étudié le road-book avec Dédé. Pour éviter de reprendre les mêmes routes que la veille, nous décidons de rejoindre Saint Chély d'Apcher avant de repartir plein ouest vers le Puy Mary. Quand Ulrich est enfin prêt, la météo nous agace et nous partons faire le plein des machines sous un crachin omniprésent. A la station, un véhicule de la D.D.E. attend derrière Dédé et sa Versys caméléon, de la même couleur que sa voiture suiveuse. Va-t-il faire l'escorte ?

 

Comme le ciel semble plus clair vers le nord-ouest, je décide d'annuler nos prévisions et de repartir vers Nasbinals. Dès l'arrivée sur le plateau la pluie à cessé mais la route reste mouillée. Ma hantise est toujours omniprésente et tend à faire monter une tension déjà présente par mon rôle d'ouvreur. Une pause photo au cœur du plateau grandiose de l'Aubrac est rapidement écourtée par l'arrivée de volutes foncées qui foncent vers nous en arrosant largement leur passage. Seules quelques gouttes nous atteignent et nous arrivons à reprendre de l'avance sur les nuages. Nous avons conclu que seul la teinte du ciel décidera de notre route. Dans cet esprit, à Nasbinals je prends la direction de Chaudes Aigues où nous faisons une pause café.

DD-versys

 

 

 

 

 

 

 

 

Dédé et sa lumineuse Versys, perdus au milieu de l'Aubrac ! ! !

 

 


 

Et c'est reparti en direction de Saint Flour. Passage de la Truyère et superbe remontée vers le plateau avec une pensée émue pour les deux concentrations de la tortue qui se sont déroulées ici. A Neuvéglise, nous obliquons vers la gauche pour emprunter la route vers Pierrefort par une voie encore inconnue mais magnifique, qui joue avec les limites du Cantal et de l'Aveyron. Nous quittons cette D990 pour la D54 qui nous amène au village de Pailherols en pleine animation. La fête du genêt bat son plein et nous en profitons pour nous dégourdir les jambes sous un ardent soleil. Nous admirons les vieux tracteurs agricoles exposés puis jetons notre dévolu sur les spécialités alsaciennes proposées, à savoir des tartes flambées (flamenkuche ou flamme) arrosées d'un blanc breuvage particulièrement fruité et gouleyant. Nous terminons sur une excellente flamme pommes-cannelle avant de reprendre notre pérégrination.

 

tracteurs

 

 

 

 

 

 

Pause agricole intemporelle.

 

 

 

 

 

 

 

A Vic sur Cère, pause café et détente avant de repartir vers le nord. Ces successions de routes mouillées, étroites, gravilloneuses aux virages souvent serrés et aveugles ont mis à rude épreuve mon appréhension devenue presque maladive. Je propose même à mes trois acolytes de continuer sans moi afin qu'ils profitent mieux de ce superbe terrain de jeu. Un petit tronçon de N122 est vite abandonné. En effet, si le tunnel est pratique, le passage par le col de Cère (1294 m.) est nettement plus agréable et joueur. La décompression obtenue dans la vallée semble efficace et je retrouve un rythme moins heurté et surtout, beaucoup plus de plaisir. La station du Lioran est traversée au pas. Elle est envahie par une foule dense venue participer ou assister à "l'Oxygen Challenge", un défi sportif ambitieux.

 

Nous retrouvons de nouveau la N122 que nous abandonnons à l'entrée de Murat pour emprunter la D3 en direction de Bort. La fameuse RAB (Route A Bonheur) si chère à Dédé ! 20 kilomètres de paysages grandioses avant d'arriver à Riom-ès-Montagnes. Successions de vallées et plateaux, des herbages denses peuplés de troupeaux, les sommets de la chaîne du Puy Mary encore parés de traces de neige et, serpentant dans ce fabuleux décor, notre route qui nous balance d'un virage dans l'autre.

 

A Riom, pause boisson pour les machines et mise à jour du planning. Jusqu'ici nous avons évité les orages, les perspectives sont encourageantes et il est trop tôt pour rentrer directement sur Bort. Dédé propose d'aller rendre visite au circuit de course de côte du Sancy. Je suggère de rejoindre ce secteur par Condat, Besse et la vallée de Chaudefour. Dédé apprécie largement cette route, Pascal en connaît un petite portion et Ulrich paraît alléché par nos commentaires. C'est donc reparti sur la D678. Après Condat nous saluons un groupe de motos qui redescend et dans lequel nous reconnaissons "Machaing", un des copains du sud participant au "Lièvre" basé à Marvejols. Dans ce secteur la chaussée est plus large, la visibilité meilleure et ma tension décroit suffisamment pour que j'enroule plus fermement les enchaînements.

 

A la sortie de Besse en Chandesse, un panneau nous annonce que le col de la Croix Saint Robert (1451 m.), notre objectif, est fermé. Dommage, il va falloir passer par le col de la Croix Morand (1401 m.), magnifique aussi, mais moins joueur ! Trois options s'offrent à moi. Rebrousser chemin pour rejoindre Murol, obliquer à droite après le rocher de l'aigle pour atteindre Chambon sur lac, ou traverser la vallée de Chaudefour avant d'emprunter la D636 pour rallier la D996. J'opte pour cette troisième possibilité. Ainsi Pascal et Ulrich pourront découvrir la magnificence de la vallée de Chaudefour enchâssée dans le massif du Sancy dont les dernières plaques de neige d'altitude étincellent au soleil.

 

A la sortie de Moneaux, nous passons sous le portique alléchant nous annonçant le point de départ des courses de côte, arrivons au carrefour de la D636 que nous devons emprunter … pour découvrir que le col est ouvert ! ! ! Et c'est parti pour un tour de manège sur ce tronçon de D36. Seulement 5 kilomètres pour atteindre le col, mais 45 virages de toutes configurations avec un revêtement de folie. Il faut toutefois rester vigilant car les véhicules qui stationnent sur les bas-côtés entraînent parfois de longues trainées de gravillons !

 

Une vue très partielle de ces nombreux virages ...

cote

C'est ensuite la descente vers le Mont Dore, la traversée de La Bourboule pour retrouver la D922 qui nous ramène vers Bort. A l'horizon, le ciel est particulièrement chargé et j'accélère le rythme pour tenter d'éviter une éventuelle ondée. Peine perdue. A une quinzaine de kilomètres du but, nous entrons sous un orage monumental. Arrêt pour enfiler les tenues pluie alors que nous sommes déjà trempés, et nous repartons au ralenti, sous des trombes et sur une chaussée se muant en torrent par endroit. Nous croisons une moto et je découvre au dernier moment qu'il s'agit de Michel sur sa BMW RS. Je pensais l'inviter pour notre repas de ce soir, mais ça ne sera pas la peine d'essayer de l'appeler.

 

La pluie cesse à l'entrée de Bort et la distance restante est juste suffisante pour s'égoutter, mais pas pour sécher. Les motos remisées au garage, nous pouvons donc étendre nos tenues.

 

Il est temps d'attaquer l'apéritif pendant que je valide la justesse de ma mise en place. En effet, je suis parti depuis quinze jours et je me suis organisé pour ne pas avoir de courses à faire au cours de nos balades. Pendant que le pain cuit au four, les pommes de terre améliorées (avec quelques tranches de magret , entre autre) rissolent gentiment dans l'attente de recevoir la tome fraîche de Cantal. Cette truffade à ma façon semble être appréciée. Elle est suivi des fromages locaux et le tout finit de glisser avec un Colonel (sorbet citron et vodka).

 

Le dimanche matin, chacun se prépare pour le retour. Le trajet des sudistes Dédé et Ulrich est établi en fonction des dernières données météo dans le but d'éviter au maximum les zones de pluie. Quant à Pascal, l'esseulé repartant vers l'ouest, je lui fais un petit bout de route jusqu'à Bugeat. Chacun rencontre des épisodes pluvieux au retour mais rentre à bon port sans encombres, des images plein la tête.

 

aubrac

 

L'Aubrac, des plateaux herbus à perte de vue sous un ciel d'orage.

 

 

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