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28 mai 2016 6 28 /05 /mai /2016 12:02

 

Je dois me rendre dans la vallée du Rhône, et comme le hasard fait souvent bien les choses, une belle équipe du Moto-Club Meymacois part passer le week-end en Ardèche. C'est donc l'occasion de faire un bout de route ensemble …

 

Ce jeudi férié, au départ de Bort, la horde est importante et le départ se fait en deux groupes. Un peu méfiant avec mes deux pneus neufs (cf. Test de pneus), j'intègre l'équipe des moins expérimentés … qui roule tout de même à bon train, calme et efficace ! ! !

Ascension 2016 – Pneus neufs et vieux copains !
Ascension 2016 – Pneus neufs et vieux copains !
Ascension 2016 – Pneus neufs et vieux copains !

 

Le temps est magnifique bien que frais et je me délecte à enrouler ces virages au sein d'un peloton bien agréable à vivre. Le rythme est soutenu sans être violent et nous alternons axes rapides et petites routes de montagne dans les somptueux décors enserrés entre les massifs du Sancy et du Puy Mary, tous deux enneigés.

 

Privé de café ce matin !

La halte se fait en pleine nature peu avant Brioude … Mais la bonne humeur est de mise lors de cette pause bienvenue.

Ascension 2016 – Pneus neufs et vieux copains !
Ascension 2016 – Pneus neufs et vieux copains !
Ascension 2016 – Pneus neufs et vieux copains !

 

Nous atteignons enfin notre point de rendez-vous, le bar-restaurant motard "Aux Légendes". Nous retrouvons le premier groupe dans un parking saturé de motos. Et deux êtres particuliers m'attendent, Dédé et Fred, Ardéchois et Drômois, venus à ma rencontre. Ils n'ont pas perdu de temps, ni sur la route, ni pour s'humecter le gosier …

Ascension 2016 – Pneus neufs et vieux copains !

 

Excellent repas, en terrasse, mais les plus frileuses recherchent tout de même les places au soleil … le fond de l'air reste frais.

Ascension 2016 – Pneus neufs et vieux copains !
Ascension 2016 – Pneus neufs et vieux copains !
Ascension 2016 – Pneus neufs et vieux copains !
Ascension 2016 – Pneus neufs et vieux copains !
Ascension 2016 – Pneus neufs et vieux copains !
Ascension 2016 – Pneus neufs et vieux copains !

 

Puis c'est le temps du départ. La troupe des Meymacois continue vers Privas, en deux groupes, sur des itinéraires plus ou moins faciles. Mais de toute façon, il faut descendre pour aller retrouver deux incontournables du club, Mémé et Pépé dont c'est l'anniversaire … un week-end prometteur.

 

En ce qui me concerne, je continue par le chemin des écoliers, précédé des deux Kawasaki. Sans être forcenée, l'allure est soutenue. Que de souvenirs sur ces routes viroleuses qui nous conduisent à Mende pour le plein d'essence puis Florac pour la pause-café …

Ensuite, c'est la fameuse corniche des Cévennes pour rejoindre notre port d'attache : Saint Martin d'Ardèche.

 

Vendredi.

Après avoir rapidement rempli quelques obligations, nous rejoignons Nyons puis la superbe vallée de l'Aygues. Encore des souvenirs, entre autres avec nos jeunes permis que nous emmenions s'aguerrir sur ces circuits particulièrement formateurs …

Pause-café à Rémuzat. Malgré un ciel limpide les aigles, fervents de ce secteur, sont invisibles.

Les randonneurs que nous apercevons sur la crête les ont peut-être provisoirement chassés ?

Puis c'est un rapide repas en terrasse à Luc en Diois. L'occasion de nous remémorer de sublimes délires avec Dédé lorsque nous animions les foules, faisant dire aux plus jeunes, à l'époque : "Dédé07 et Div19, de sacrés aspirateurs à minettes" …

 

C'est enfin le plat de résistance. Le Vercors qui est attaqué par le col du Rousset.

Les pneus neufs ne sont pas près de faire un plat, la moto étant rarement droite …

 

3 copains en goguette lors des arrêts-spectacle, particulièrement à la Combe Laval et dans les gorges du Nan :

Ascension 2016 – Pneus neufs et vieux copains !
Ascension 2016 – Pneus neufs et vieux copains !
Ascension 2016 – Pneus neufs et vieux copains !
Ascension 2016 – Pneus neufs et vieux copains !
Ascension 2016 – Pneus neufs et vieux copains !
Ascension 2016 – Pneus neufs et vieux copains !
Ascension 2016 – Pneus neufs et vieux copains !
Ascension 2016 – Pneus neufs et vieux copains !

 

Sur les hauteurs, la neige est encore présente sur les bords de route. L'environnement est majestueux, impressionnant.

Chaque fois que je passe dans cette région je ne peux pas m'empêcher de penser à la dernière guerre mondiale, aux difficultés des forces d'élites allemandes pour prendre pied sur cette forteresse naturelle, ce réservoir à partisans.

Mais aussi aux massacres tristement rappelés à Vassieux en Vercors …

 

A chaque arrêt, nous en prenons plein les yeux :

Ascension 2016 – Pneus neufs et vieux copains !
Ascension 2016 – Pneus neufs et vieux copains !
Ascension 2016 – Pneus neufs et vieux copains !
Ascension 2016 – Pneus neufs et vieux copains !
Ascension 2016 – Pneus neufs et vieux copains !
Ascension 2016 – Pneus neufs et vieux copains !
Ascension 2016 – Pneus neufs et vieux copains !
Ascension 2016 – Pneus neufs et vieux copains !
Ascension 2016 – Pneus neufs et vieux copains !

 

En fin de journée, nous arrivons à notre étape en nord Isère, chez Muriel et Pierre, pour un excellent apéritif en terrasse (même si c'est aussi son métier, Muriel nous a soigné !).

Nous étions déjà bien rassasiés, mais le repas nous attend à l'intérieur et la soirée s'avance, inexorablement.

 

Le samedi matin, c'est Pierre qui prend les commandes sur son VFR :

Ascension 2016 – Pneus neufs et vieux copains !
Ascension 2016 – Pneus neufs et vieux copains !
Ascension 2016 – Pneus neufs et vieux copains !
Ascension 2016 – Pneus neufs et vieux copains !

 

Petite pause le long du lac de Paladru. Une oasis de calme (avant que nous arrivions !), un miroir où se reflète l'environnement. Charme bucolique :

Ascension 2016 – Pneus neufs et vieux copains !
Ascension 2016 – Pneus neufs et vieux copains !
Ascension 2016 – Pneus neufs et vieux copains !
Ascension 2016 – Pneus neufs et vieux copains !
Ascension 2016 – Pneus neufs et vieux copains !

 

Dédé exige un détour. Il veut faire le plein de son élixir local, la liqueur digestive de la Grande Chartreuse (pour sa réserve, et non pas en relation avec le précédent dîner !).

Ascension 2016 – Pneus neufs et vieux copains !
Ascension 2016 – Pneus neufs et vieux copains !
Ascension 2016 – Pneus neufs et vieux copains !
Ascension 2016 – Pneus neufs et vieux copains !

 

Et c'est reparti. Direction col de la Croix Haute.

Après le contournement de Grenoble, je reste coincé dans le trafic. Un "Fangio" que vient de doubler mes comparses tente de les suivre en multipliant les manœuvres inquiétantes. Comme moi, la BMW qui me précède ne tente pas de dépassement dans ces conditions douteuses, avant d'avoir un espace suffisant …

Et je suis donc distancé.

 

Au fil des kilomètres, mon espoir de retrouver la petite troupe diminue. Soit ils s'arsouillent devant et je ne cherche pas à les rattraper, soit ils se sont détournés.

Mais je ne suis pas inquiet. Nous devons déjeuner à la Lus la Croix Haute et nous nous retrouverons bien.

Au col, je surveille le parking. Il y a bien des motos, mais pas celles que je cherche.

 

Dans le début de la descente, une terrasse ensoleillée et surplombant la route me paraît être adaptée à une pause. Pierre m'a appelé mais n'a pas laissé de message. Je lui en laisse un indiquant où je suis positionné.

 Je décide d'attendre un peu. Les groupes de motos sont nombreux, mais le mien, rebaptisé "United Colors" (les vert, orange et bleu pétants), ne se montre qu'après une bonne demi-heure …

Une pensée pour Jean De La Fontaine. Pas la peine de rouler vite pour arriver si tard !

 

En fait, ils sont rentrés en ville à Monestier de Clermont alors qu'une autre moto les suivait, leur laissant croire que c'était moi …

Ils ne m'ont donc pas vu passer quelques instants plus tard et n'ont pas pu me signaler ce changement d'itinéraire.

 

Après cette jonction émaillée de mises au point douteuses mais débonnaires, Pierre nous emmène rencontrer une vieille connaissance, son cuisinier sur les circuits alors qu'il était Team-Manager sur le Mondial d'Endurance.

Mais pour cela, il faut légèrement se détourner de la N75 et pénétrer dans le bourg de Luz la Croix Haute.

 

Et si ce détour est minime en distance, il s'avère grandiose …

 

David et Marie-France officient au cœur du village sous l'enseigne "Le Pin d'Épices", Restaurant, Traiteur, mais aussi Gîtes d'étape et de séjour (Gîte Le Point Virgule).

 

Le repas est succulent. Les ingrédients, essentiellement locaux (particulièrement les viandes et produits laitiers), sont d'une qualité exceptionnelle après un circuit particulièrement court et traités avec passion (Ah, cette salade aux ravioles, quel délice !).

 

Inutile de vous dire que l'ambiance est particulièrement sereine et détendue.

 

A la fin du repas, nous surprenons Fred en plein conciliabule avec le jeune fils Sacha.

En fait, ils discutent moto … Déjà passionné le gamin !

La question est posée aux parents : "A-t-il le droit de faire un petit tour ?"

 

L'accord est franc, même si la Maman est un peu tendue (sait-on jamais avec ces sauvages !) et le jeune est fier de montrer qu'il a son propre casque …

Il atteint tout juste les repose pieds, s'accroche à son pilote, semble particulièrement attentif et revient avec la banane sous le regard envieux de sa grande sœur Salomé.

Pierre surprend cette attitude et lui propose son "tour de manège" … Les yeux réjouis laisse deviner la forme de la bouche sous le casque …

Au retour, David, le Papa, paraît particulièrement satisfait de cet intermède et fier de ses jeunes !

Ascension 2016 – Pneus neufs et vieux copains !
Ascension 2016 – Pneus neufs et vieux copains !
Ascension 2016 – Pneus neufs et vieux copains !
Ascension 2016 – Pneus neufs et vieux copains !
Ascension 2016 – Pneus neufs et vieux copains !
Ascension 2016 – Pneus neufs et vieux copains !
Ascension 2016 – Pneus neufs et vieux copains !
Ascension 2016 – Pneus neufs et vieux copains !
Ascension 2016 – Pneus neufs et vieux copains !

 

Le trio infernal laisse Muriel et Pierre sur place pour reprendre le périple par le Col de Menèe et les contreforts sud du Vercors.

Dans la descente vers le Diois, je galère à suivre mes deux apôtres sur ces petites routes fripées. Ma vieille machine à souvent des réactions intempestives qu'il me faut anticiper pour ne pas trop sortir des trajectoires, déjà tendues vu la largeur et, souvent, le peu de visibilité.

Heureusement, les nouveaux pneus encaissent sans broncher ces dérobades erratiques !

 

A Crest, Fred nous abandonne. Derrière Dédé, je retrouve nombre de petites routes bien connues auparavant mais dans un environnement qui a grandement évolué, ne serait-ce qu'en nombre de ronds-points.

 

Une dernière pause à Bourg Saint Andéol.

Si je ne peux pas voir tout le monde connu dans cette région où j'ai habité 10 ans, je tenais à retrouver Diana, qui est malheureusement absente, mais aussi Pascal, connu en Champagne et maintenant installé ici, au Bar Restaurant l'Emeraude.

D'ailleurs sa moto et celle de son fils trônent devant l'établissement !

 

Rapides mais chaleureuses retrouvailles !

 

Pour le retour, le dimanche, j'envisageais de remonter par la fabuleuses N106 et le col de Montmirat. Mais la météo annonce de violentes pluies sur le sud des Cévennes et j'opte pour une route plus au nord par le col de La Chavade pour retrouver l'itinéraire de l'aller.

 

Sûrement plus de trafic, pas une goutte de pluie mais un vent aux bourrasques parfois violentes.

 

Lors de la pause-café peu après Le Puy, un groupe de motards me rejoint. Ce sont les Meymacois !

Je les suis quelques temps, mais je dois les dépasser au niveau de Brioude où j'ai quelques habitudes de détournement … d'autant que le centre-ville semble bien encombré !

 

Je surveille l'heure. Cet après-midi, exceptionnellement, le Grand Prix de France de MotoGP se déroulant au Mans est retransmis sur une chaîne publique. Je compte donc m'arrêter en route pour suivre cela dans un bar équipé de télévision.

 

Massiac. J'ai encore du temps. La vallée de l'Alagnon est avalée rapidement.

Murat. A ce rythme, je dois pouvoir arriver à l'heure et continue.

Sur ces routes fabuleuses, je me fais mon Grand Prix … hormis dans les quelques lignes droites qui voient parfois fleurir certains appareils de mesure de vitesse …

Et les marquages de flancs des pneus vont, pour la première fois, lécher le bitume !

 

J'ai fait la pôle et arrive avec une demi-heure d'avance sur le programme pour suivre une course dantesque !

 

 

Merci à vous tous pour tous ces excellents moments ;

Merci à AVON pour ces pneus sécurisants ;

Et merci à Dédé pour l'accès à certaines de ces photos.

 

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23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 11:05

 

A la porte des Lilas (75020), la devanture du Bar-Restaurant "Le Clairon" interpelle :

Un lieu méconnu à Paris !

 

Ce soir-là, lorsqu'Etienne me fait découvrir le lieu, de nombreuses bécanes sont alignées devant, dont une magnifique brochette de Voxan …

 

Nous allons dans cet endroit pour "célébrer" la fin d'une exposition de photos d'un certain Yves-Alain Enndewell consacrée au Road-Race (courses sur routes). Si je connais déjà le personnage par l'intermédiaire du net, de son site, de ses pages Facebook, nous partageons aussi, lui, Etienne et quelques autres des moments plus difficiles comme le départ de Franck Pétricola !

 

Bonne occasion d'une rencontre entre deux "Geeks" un peu fous et passionnés :

Un lieu méconnu à Paris !

 

A notre arrivée dans l'établissement, je suis saisi par la décoration. Aucun doute sur l'environnement motard qui est poussé dans tous les détails, y compris dans le flat twin BMW qui pisse la bière à flots …

 

Salutations à la joyeuse bande attablée et prise en main du menu …

Moment de doute, cela ne ressemble pas à des prix parisiens ...

Mais le document est lui aussi magnifiquement illustré … et pas par n'importe qui, mais par Denis Sire s'il vous plait !

Un lieu méconnu à Paris !
Un lieu méconnu à Paris !
Un lieu méconnu à Paris !
Un lieu méconnu à Paris !
Un lieu méconnu à Paris !
Un lieu méconnu à Paris !
Un lieu méconnu à Paris !
Un lieu méconnu à Paris !

 

Et la suite m'étonnera encore plus. Des mets de qualité, un service bon-enfant et néanmoins efficace et surtout, un rapport qualité/prix particulièrement étonnant ! ! !

 

La soirée se déroule superbement et je profite qu'Yves-Alain décroche ses photos pour les détailler et ausculter les lieux. Une mine d'or !

Un lieu méconnu à Paris !
Un lieu méconnu à Paris !
Un lieu méconnu à Paris !
Un lieu méconnu à Paris !
Un lieu méconnu à Paris !

 

Une rapide discussion avec le maître des lieux, Bruno, accroit encore mon intérêt.

Il dispose de nombreuses affiches du "Belgian Classic TT" manifestation belge se déroulant à Gedinne et que j'affectionne particulièrement !

 

En fait, c'est sur ce circuit qu'il a raccroché ses gants de sidecariste, après un accident … Au grand dam de sa compagne qui était aussi le singe (surnom du passager-équilibriste qui assure la stabilité du side-car !). Elle aimait bien leurs pseudonymes de Clairon et Claironnette ! ! !

 

 

Un lieu à découvrir … et à revisiter, sans modération !

Merci à Etienne pour la découverte et les photos !

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27 mars 2016 7 27 /03 /mars /2016 17:18

 

L'objectif de mon périple est très simple : répondre à l'invitation des "Enragés" pour assister à la première projection du documentaire "Bivouac" relatif à l'hivernale des Millevaches …

 

Il me faut donc monter vers le nord pour participer à cette manifestation qui se déroule à Paris sous l'incongru vocable "Millevaches sur Seine" !

 

Mais tant qu'à faire de prendre la route, autant optimiser et profiter de toutes les opportunités, amicales comme professionnelles …

 

Le mercredi matin, je jette au car mon neveu Maxime qui est venu se ressourcer quelques jours auprès de son Tonton Barjot et charge la bécane. Première étape : Cholet, et me voilà dans l'ambiance hivernale. La température approche du zéro sur le plateau de Millevaches, la pluie a tendance à s'épaissir, mais la blancheur reste dans les champs !

400 bornes dont une trentaine sans pluie … et deux grosses poussées d'adrénaline sur des amorces de glisses.

Pour une remise en route, elle est bien arrosée !

 

Eric (le Landais) devait m'accompagner dans ce périple, malheureusement sa moto l'a trahi. Mais n'avait-il pas tout simplement anticipé ce temps de chien ?

En fait, je le taquine, il était suffisamment désappointé et triste de ne pas renouveler notre escapade de l'année dernière ! ! !

 

A Cholet, on peut sortir les mouchoirs pour s'essorer !

Un contact professionnel, mais aussi la mise au point des opérations du Team MP Racing pour les 24h00 du Mans. D'ailleurs, la Yamaha R1 toute neuve est en cours de rodage. Sacha et sa compagne sont aux manœuvres et rentrent trempés. Trop confiants ces jeunes ? et le lendemain ce sera Bennet, frigorifié !

Joindre l'utile à l'agréable …
Joindre l'utile à l'agréable …
Joindre l'utile à l'agréable …
Joindre l'utile à l'agréable …

 

Une agréable soirée marquée MP Racing avec Nathalie, Dolorès, David et Philippe, une bonne nuit réparatrice et la matinée est de nouveau consacrée aux projets du Team.

Joindre l'utile à l'agréable …

 

Mais il me faut remonter au nord de Nantes, après être passé dire un rapide bonjour à Lolo, un des pilotes du team l'année dernière au Mans et qui a, au moins provisoirement, raccroché les gants.

Christian m'attend de pied ferme. Nous devons faire la reconnaissance d'une balade prévue samedi et réalisée dans le cadre d'une concentration hivernale amicale qu'il organise avec son compère Éric dit " La Fouine" !

Une excellente pause mêlant préparatifs et partage de bons moments avec Christiane et Christian.

 

Le vendredi, je file chez un de mes frères qui réside à une trentaine de kilomètres et y passe la nuit.

Le lendemain, je pars retrouver Christian à Savenay (44) et nous préparons la salle, installons le bar, rapidement rejoint par Christiane. En fin de matinée les premiers participants nous rejoignent. Pause repas puis retrouvailles avec le gros de la troupe qui arrive par vagues.

 

A 15h00 c'est le départ de la balade. Une petite dizaine de motos, ce n'est pas trop complexe et tout se déroule à merveille. Si les bourrasques de vents nous bousculent dans les marais de la Loire, le soleil est généreux, les routes agréables et la pause-café légèrement chahuteuse !

 

Retour à Savenay et ripailles jusqu'à point d'heure ! La Fouine, comme à son habitude, nous avait préparé un excellent repas servi avec grâce par un agréable bataillon de charme !

Joindre l'utile à l'agréable …
Joindre l'utile à l'agréable …
Joindre l'utile à l'agréable …
Joindre l'utile à l'agréable …
Joindre l'utile à l'agréable …

 

Je retourne chez mon frère au petit matin, dans une nuit sombre et brumeuse, avec la hantise d'une rencontre fortuite avec le gibier omniprésent dans cette forêt du Gavre. Quelques heures de sommeil, un agréable repas en famille avec mon neveu Guillaume et sa compagne Julie puis me voilà reparti vers les Côtes d'Armor.

 

A partir de mon camp de base, je rayonne sur les départements limitrophes de l'Ille et Vilaine et du Morbihan. Rencontres dans 3 entreprises, mais aussi visites à des copains locaux, dont l'ami William qui, entre autres, me montre les pièces réalisées pour le GECO.

 

Une excellente soirée avec Dédé et Christine qui débute par des travaux relatifs à une toute nouvelle amicale Motocycliste, le Ty Marh Tan pour laquelle j'ai posé quelques fondations.

Joindre l'utile à l'agréable …

 

Si la météo est exécrable, j'ai tout de même la chance de me trouver à l'arrêt lors des plus grosses averses … de pluie, mais aussi de grêle. Dans ces cas-là, le sol blanchit en quelques secondes et il est préférable de ne pas se laisser surprendre.

Joindre l'utile à l'agréable …

 

Mais il est temps de rejoindre mon objectif initial : Paris.

Dans deux jours c'est la première projection de Bivouac. Dans le petit matin largement illuminé à l'est, mon alternative est simple. Il faut partir suffisamment tard pour éviter les risques de verglas et minimiser la morsure du froid, mais aussi suffisamment tôt pour passer devant le front de pluie arrivant de la Manche.

Joindre l'utile à l'agréable …

 

Timing parfait. J'arrive à peine réchauffé par les deux dernières heures, mais sec. Et le crachin débute une heure plus tard.

De longues discussions avec Maxime émaillées de préparatifs culinaires et de quelques chahuts.

Mais la date fatidique du 10 mars est là et je me propulse en banlieue sud pour retrouver Etienne et des machines aussi originales que diaboliques.

Mais cela, je vous l'ai déjà raconté : La rencontre physique … Enfin !

 

En fin d'après-midi je file vers mon objectif primaire : les quais de Seine.

Sur le guidon, Tomtom est toujours présent. Quel gain de sérénité dans ces secteurs peu visités depuis une quarantaine d'années et qui ont bien évolués. Et quelle efficacité dans le guidage …

Se déroule alors la superbe soirée de "Bivouac sur Seine", elle aussi déjà décrite : "Bivouac". La première du court-métrage !

 

Le lendemain, je prends congé de ma famille pour aller retrouver Etienne et préparer nos activités du week-end. De grands moments se préparent …

Le soir, Etienne me fait découvrir un endroit étonnant sous bien des aspects, à commencer par la politique tarifaire, surtout pour Paris : Le Clairon … Mais je vous en reparlerais plus longuement très bientôt. Encore une soirée épique, avec une belle brochette de Voxan devant la porte !

 

Samedi matin, de bonne heure, nous partons en direction La Ferté Alais (91), et plus particulièrement de son aérodrome largement reconnu pour ses célèbres meetings aériens.

 

Si nous allons effectivement voir des avions d'une autre époque, nous partons surtout admirer des motos bien actuelles, des œuvres uniques, des machines de folie …

En effet, la toute nouvelle manifestation "Wings & Rides" a la prétention d'offrir un spectacle exceptionnel pour le coût d'une entrée … gratuite !

Joindre l'utile à l'agréable …

 

Et cette ambition n'est pas de l'arrogance ! Le résultat est remarquable !

 

Non seulement le parc machines dans cet espace particulier de l'aviation est d'excellente facture, mais l'environnement humain est excessivement chaleureux, aidé d'un soleil généreux qui peine néanmoins à réchauffer une légère bise …

Joindre l'utile à l'agréable …
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Nous retrouvons Olivier  présentant les fameuses Boss Hoss :

Joindre l'utile à l'agréable …
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Joindre l'utile à l'agréable …
Joindre l'utile à l'agréable …

 

Même l'ami Michel Bidault se pavane sur ce monstre … et il semble heureux.

Et cela se comprend, ici et maintenant, il est sûr d'avoir la plus grosse …

Joindre l'utile à l'agréable …
Joindre l'utile à l'agréable …
Joindre l'utile à l'agréable …

 

Nous passons aussi de longs moments avec "Raspo et son orchestre", Pascal, José et Fausto. Que de chahuts ! C'est d'ailleurs étonnant, voire apparemment antinomique  cette attitude débonnaire face au travail d'orfèvre présenté où le souci du détail est omniprésent :

Joindre l'utile à l'agréable …
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De retour assez tard chez Etienne, la nuit s'avère courte puisque nous retournons à "Wings & Rides" de bon matin.

Cette nouvelle journée s'annonce mal. La moto à peine sortie, mon pied glisse et, vu le chargement, le point de non-retour est vite atteint. Je l'accompagne dans la chute pour limiter les dégâts qui se soldent par un clignotant brisé et vite réparé par un Etienne plein de ressources.

Joindre l'utile à l'agréable …

Quelques secondes avant la chute ...

 

Cet incident n'entame pas pour autant mon entrain et je passe une matinée épique au milieu de toutes ces équipes. Les norias de BMW et Harley Davidson à l'essai rythment le temps de leurs rotations, les avions font de fabuleuses arabesques dans le ciel pur et une importante foule déambule dans les allées. D'ailleurs, les organisateurs, Manu et Bruno sont particulièrement satisfaits pour ne pas dire agréablement étonnés et je fais rire Manu lorsque je lui demande : "vu l'environnement, tu planes ou tu es sur un nuage ?"
Merci à vous pour ces superbes moments :

Joindre l'utile à l'agréable …
Joindre l'utile à l'agréable …

 

De longues discussions avec Marylène puis Jean-Luc Dupont (Panda-motos). A cette occasion, je retrouve avec plaisir Bruno Laurent. Toujours aussi facétieux, il nous tire le portrait puis nous interrompt : "on dirait les deux vieux du Muppet's Show" ! ! !

Et le bougre joindra l'action à la parole puisque dans les heures qui suivent nous retrouverons cette association d'images sur un réseau social, accolé au commentaire adéquat évoquant une ressemblance certaine !

Joindre l'utile à l'agréable …

 

De bonne guerre entre nous, ces échanges ne sont ni nouveaux, ni à sens unique.

"Que du bonheur" pour plagier David, l'un de nos pilotes du MP Racing !

 

C'est aussi un entretien avec Myriam, créatrice de MYMYRider. Un concept original et parfaitement adapté aux évolutions de notre environnement qui se féminise grandement. Cela se traduit clairement sur sa carte par : "L'ATELIER-BOUTIQUE AU FEMININ" !

Tout est prêt pour mettre en œuvre ce service, à part un détail, des locaux adaptés et économiquement acceptables … Qu'on se le dise !

Vous pouvez lui faire des propositions (de lieux, s'entend !) par l'entremise de son site !

Joindre l'utile à l'agréable …
Joindre l'utile à l'agréable …
Joindre l'utile à l'agréable …

 

Au cours de ces deux jours, Etienne, l'acteur infatigable, se révèle être notre propre spectacle ! Amicalement investit, il renseigne les visiteurs, magnifie les bécanes de Raspo ou de Boss Hoss, inlassablement. Et une question nous taraude : "Comment peut-on le débrancher ?"

Joindre l'utile à l'agréable …
Joindre l'utile à l'agréable …
Joindre l'utile à l'agréable …
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Joindre l'utile à l'agréable …
Joindre l'utile à l'agréable …

 

Mais à midi, il me faut partir, quitter, à regret, cette ambiance détendue et chaleureuse. Et là encore le Rider 400 me prouve son efficacité dans les multiples enchevêtrements de la région parisienne, traversée en travers. Sauf à la fin où il veut m'engager dans un sens interdit … tout neuf, il est vrai !

 

J'ai rendez-vous du côté de Château-Thierry (02) avec l'ami Bruno de Nonocam. (nonocam.fr Site très prochainement en ligne !)

Pour les 24 heures du Mans, il installe dans quatre box, dont celui de MP Racing, des caméras qui diffusent en continu sur le net. Dans ce cadre, nous avons quelques projets à élaborer, quelques détails à peaufiner.

Soirée puis matinée studieuse et singulièrement productive, ce qui n'obère pas quelques délires et certaines crises de rires.

 

Comme j'ai deux jours devant moi, je décide d'aller saluer Serge à Metz. Ce n'est pas vraiment la route directe pour le retour, mais ce n'est pas si loin non plus …

 

S'il fait beau, les températures sont basses et les bourrasques de vent me malmènent d'autant plus que je suis lourdement chargé.

Au cœur de la Champagne, une vue somptueuse, presque incongrue, au bout de la route me fait penser à Pascal. Il y a quelques années, il œuvrait ici et m'avait chaleureusement accueilli lors d'une matinée particulièrement froide. Je devrais d'ailleurs prochainement le retrouver dans ses nouveaux locaux, en Ardèche, L'émeraude à Bourg Saint Andéol.

Joindre l'utile à l'agréable …

Basilique de L'Epine.

 

Après de chaleureuses mais rapides retrouvailles avec Serge, Brigitte et Charlotte, il me faut repartir et c'est le test grandeur nature : la perspective d'une petite dizaine d'heures de selle !

 

Après une centaine de kilomètres d'autoroute, jusqu'à Toul, je retrouve les routes traditionnelles, bien sèches et qui me permettent de tenir un bon rythme. Enfin, pas trop dans les lignes droites qui peuvent facilement voir l'éclosion d'appareils photos sournois. Mais cet axe ne manque pas de beaux et agréables enchaînements de courbes aptes à arrondir des pneus légèrement aplatis par mes excursions citadines !

 

Vu les températures, j'abandonne l'idée de la traversée du Morvan et privilégie les vallées par Dijon et Chalons. Sur la tristement célèbre RCEA (Route Centre Europe Atlantique), dernièrement d'actualité avec 12 morts dans un accident, je suis rapidement bloqué derrière un monumental convoi.

Sur l'écran de Tomtom, le temps gagné préalablement fond rapidement … Heureusement, après quelques dizaines de longues minutes l'espace est juste suffisant pour laisser passer la moto. Je reprends donc ma progression, tout seul, après avoir salué et remercié les différents chauffeurs et motards d'escorte.

 

Je recommence à grignoter le temps perdu. Un peu trop même, je viens de recevoir un courrier de Rennes qui m'annonce que je suis à nouveau un grand délinquant qui a pulvérisé une limitation de vitesse de  … 10 km/h !

 

En fin de journée, l'arrivée dans le Massif Central est vivifiante. Quelques gouttes éparses constellent ma visière, les routes sont trempées, le plafond est bas et la température baisse encore …

J'opte donc pour un changement d'itinéraire, redoutant d'éventuelles difficultés au col de la Nugère et emprunte l'autoroute jusqu'à Laqueuille (63). Les jours derniers ont dû être difficiles. La chaussée est blanche … de sel et les bas-côtés de neige !

 

J'arrive enfin à Bort, très frais et à peu près dispo, mais heureux du verdict.

 

En effet, il y a quelques semaines j'envisageais de revendre les motos face aux quelques soucis qui s'amoncelaient et m'empêchaient de remonter en selle …

Mais ce périple de plus de 4000 bornes me rassure. Ça peut encore le faire !

 

Merci à la Fouine pour les photos de Savenay et à Etienne pour une partie de celles de Wings & Rides

 

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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 18:38

 

Notre hivernale bretonne du début de l'année devait manquer à Éric …

Alors il a décidé de dépoussiérer son destrier et il est venu me rejoindre à Bort les Orgues.

Bien agréable !

Enfin, ce n'est pas que pour moi, c'est aussi pour la concentration moto des Millevaches ! ! !

 

Nous avions quelques engagements dans les préparatifs de cette concentration limousine … Mais ce matin, nous avons hésité à sortir les motos. Brouillard, givre et quelques flocons.

Pas engageant !

 

En début d'après-midi, l'appel des grandes courbes est trop fort. Nous enfourchons les "mobylettes" … et roulons avec une retenue certaine. L'alternance des secteurs secs et mouillé est d'autant plus inquiétante que toutes les zones d'ombres sont encore bien blanches.

 

A Meymac pause-café chez Arlette. Quelques bons délires avec l'entourage et Sébastien alias Coluche. Ça commence bien !

 

Ensuite, direction le plateau. L'occasion de saluer les précurseurs déjà fermement installé, le premier arrivé étant le Sieur Vogel rapidement rejoint par ses deux acolytes :

Le duo infernal et hivernal en action …
Le duo infernal et hivernal en action …

 

Ils ont pris leurs aises. Profitez bien cela ne va pas durer. Les hordes motardesques vont affluer !

Le duo infernal et hivernal en action …

Éric parfait son bronzage dans cette étendue encore bien calme !

 

Un peu de soutien à Hervé en plein action de réalisation du bar :

Le duo infernal et hivernal en action …

 

Un rapide salut à Francis qui assure une livraison et nous repartons vers le village de Millevaches saluer le reste de l'équipe … chaudement attablée :

Le duo infernal et hivernal en action …

 

Encore de franches rigolades lors de l'échange rapide de quelques boutades. Mais ces plaisantins savent aussi être sérieux et repartent rapidement continuer d'installer le campement.

 

En ce qui nous concerne, nous avons rempli nos obligations et il est temps d'aller arrondir les pneus de la Kawa Landaises, trop habituée aux longues lignes droites … Traversée du plateau de Millevaches du sud au nord, de la Corrèze à la Creuse. Les virolos s'enchainent à des vitesses variables suivant les expositions. Les temps plus calmes nous permettent de profiter de ces somptueux et impressionnants paysages.

 

Retour vers Ussel par La Courtine. Une séquence nostalgique pour Éric qui retrouve un camp militaire occupé dans ses jeunes années.

Après Ussel, le soleil descend rapidement vers l'horizon et le froid redevient très vite incisif accroissant le regard acéré de l'état de la chaussée.

Dès que nous quittons la route principale pour rejoindre le belvédère des Orgues, nos appréhensions sont confirmées. La chaussée est bien blanche :

Le duo infernal et hivernal en action …
Le duo infernal et hivernal en action …

 

Si cela nous ralentit sérieusement, nous ne stoppons pas pour autant et profitons du point de vue à 180° dont cette vision du Sancy paré de ses relents de neige miroitants sous le soleil couchant …

Le duo infernal et hivernal en action …

Le week-end s'annonce bien après ces quelques 150 kilomètres de plaisir … plutôt frais !

Le duo infernal et hivernal en action …
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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 10:45

 

Il me faut être en début de semaine en région parisienne pour une douloureuse affaire familiale …

La meilleure fenêtre météo s'offre le samedi. Les températures sont clémentes et les risques de pluie faibles et cantonnés à la première centaine de kilomètres.

 

La moto est chargée, les manchons positionnés sur les poignées et le départ s'opère après la fin du crachin matinal. Les premiers tours de roues se réalisent sur route mouillée mais sans précipitations humides. Mais après quelques centaines de mètres, en arrivant au barrage de Bort le Orgues, je suis rapidement trempé par un brouillard dégoulinant …

 

Heureusement, cet intermède ne dure pas. La couche humide est vite dépassée et l'équipement sèche rapidement sous l'action du vent.

En traversant le plateau des Millevaches, j'ai une amère pensée pour les quelques 3000 valeureux qui ont rendez-vous ici dans quinze jours. La neige tombée la semaine dernière a disparu. Les amateurs de concentrations hivernales risquent d'être déçus, surtout ceux en side-cars qui bénéficient d'une plus grande stabilité ! ! !

Les pilotes de deux roues se consoleront avec une appréhension moindre face aux risques ainsi amoindris …

Une rapide escapade parisienne !

Cette belle sous-couche immaculée est complètement éclipsée !

 

Après une pause rapide à Orléans pour saluer et deviser avec mon neveu Maxime, j'arrive chez mon frère à la nuit tombée.

 

Le dimanche, je virevolte dans l'ouest parisien. Un café chez un cousin, un repas aussi impromptu que savoureux chez une cousine puis je retrouve l'ami Jean-Paul, l'auteur de "Polar-motards" déjà longuement évoqué dans ces lignes. L'occasion de concocter de nouveaux projets avec un troisième motard que je vous présenterai très bientôt …

 

La météo est particulièrement clémente pour la période, la moto est allégée, y compris de ses manchons et Tomtom trône sur le guidon, m'offrant d'intéressantes alternatives pour éviter les secteurs à risques engendrés par les contraintes de circulation dus à la COP21 !

 

En fin de journée, la Suzuki Bandit de Jean-Paul file le train à ma fidèle Diversion et nous traversons le département des Yvelines en un temps record … mais sécurisé tout de même !

 

Quel plaisir de rouler à nouveau ensemble, de retrouver cette complicité, de deviser joyeusement à chaque feu pour repartir de plus belle à chaque nouveau signal de départ. Politiquement pas toujours très correct (et c'est un euphémisme), mais quel pied !

 

Nous finissons par rejoindre l'autoroute de Normandie où nos ardeurs sont tempérées par de brutales et violentes sautes de vents. Je sors à Flins et Jean-Paul continue vers son nouveau domicile tout neuf …

Une rapide escapade parisienne !

 

Le lendemain est consacré à ma famille. Une mission d'assistance autant pratique que morale. Mais nous savons aussi joindre l'utile à l'agréable. Ainsi Maxime peut profiter de la moto de son "Tonton Barjot" pour réaliser ses déplacements. Et nous y prenons tous les deux un grand plaisir partagé. Tous les souvenirs de nos nombreuses virées communes remontent !

 

Le mardi après-midi, je repars comme un voleur, la cérémonie à peine terminée. Je dois être mercredi midi à Bort et je veux éviter trop de route de nuit. Pour ce faire, je me suis concocté une étape en Sologne chez l'ami Louis.

 

Peu avant d'arriver, au cœur de ces forêts giboyeuses, des mouvements désordonnés de lumières au loin attirent mon attention. Des faisceaux de phares aux angles bizarres, des warnings, cela ressemble à un accident. Prudence !

En approchant, des véhicules arrêtés redémarrent, mais une voiture reste stationnée sur le bord de la route pendant que des gilets réfléchissants s'agitent dans le bas-côté … En fait, je viens probablement de louper de quelques secondes un chevreuil qui est en cours d'extraction du fossé. La prudence était vraiment de mise !

 

Soirée calme et sympa, sommeil réparateur et lever plein de promesses avec cette lumière naissante qui m'indique le chemin dans cet endroit enchanteur:

Une rapide escapade parisienne !

 

Peu après Châteauroux, le froid m'engourdit. Je dois être fatigué. Mais rapidement, l'environnement m'indique le contraire. Tous les secteurs encore à l'ombre sont totalement blancs de givre … Pas bon signe pour la suite, mais le soleil devrait rapidement remédier à cela, d'autant que les prévisions météo annonçaient des températures de l'ordre de 10° à 12° !

 

En fait, le froid devient si mordant que je m'arrête pour repositionner les manchons sur le guidon !

 

Après mon dernier plein à la sortie de Limoges, je repars pour prendre du plaisir sur les cent derniers kilomètres qui ne sont qu'une succession de courbes. En réalité, l'angoisse monte proportionnellement à l'élévation en altitude. Les alternances de sec et d'humide sont ponctués de bas-côtés de plus en plus blancs … L'alerte verglas est lancinante dans mon esprit.

 

Mes dépassements sont limités aux rares lignes droites suffisamment longues et sèches. Des poids-lourds doublés précédemment reviennent sur moi dans des suites de virages abordés avec la plus grande circonspection. Malgré la douceur de circonstance sur les commandes, quelques amorces de glisses me confortent dans une allure modérée.

 

Après Bugeat, je repense à tous ces vaillants motards que nous allons côtoyer dans dix jours. Tout compte fait, le paysage redevient hivernal avec ce givre omniprésent. Et les conditions de route aussi …

Avant d'amorcer une longue descente, je ralentis. Heureusement.

Dès le sommet dépassé, la route m'apparaît totalement blanche et les réflexes opèrent. Ne surtout pas toucher au frein avant, mais commencer à ralentir avec le frein arrière. La pression est encore trop forte et la moto se met en biais, la roue arrière voulant aller plus vite. Relâcher la pression, contrebraquer … et serrer les fesses pendant quelques dizaines de mètres avant que la machine ne se remette en ligne.

Le prochain virage est au soleil et dans le vent. La route étant sèche, je peux rapidement réduire l'allure en sécurité pour terminer cette descente scabreuse sans autres alertes.

 

Avec ces conditions, j'arrive à Bort avec seulement une demi-heure pour décharger la monture, me changer et grignoter un morceau. Mais je suis à l'heure et opérationnel pour la suite !

 

A dans dix jours pour les Millevaches … ou même peut-être avant avec la visite probable de certains de mes amis motards …

Une rapide escapade parisienne !
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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 09:44

 

Après le départ de la cousine Anne, la maison est (très rapidement) remise à jour et j'enfourche à nouveau mon destrier pour partir à la rencontre des prochains visiteurs.

 

Je dois retrouver Éric et Marlène à Meymac (19). Ils arrivent d'Amiens, avec une étape intermédiaire en Poitou.

 

J'ai découvert Éric lors de nos œuvres communes au sein du projet GECO. Nous nous sommes souvent confrontés sur les multiples sujets à traiter, mais j'ai toujours apprécié sa capacité d'écoute, de proposition, de décision … et une forte aptitude à l'action. Une saine émulation s'est ouverte entre nous et nous a offert des résultats probants. Le point d'orgue fut probablement la fabuleuse réussite de la présentation du GECO lors du salon de la moto à Paris en décembre 2013 (cf. Salon de la moto. Fin du premier épisode d'une folle histoire !).

 

Nous avons quitté ce projet à deux mois d'écart, pour la même raison : un désaccord sur la stratégie. Ou plutôt sur ce que nous estimions une absence de stratégie …

Il semble que nous ayons les mêmes types d'expérience et que nous mettions en œuvre des crédos assez semblables. Dans ce cas-là cela se résume à une phrase : " En cas de désaccord dans un projet, on se soumet ou on se démet " ! ! !

Et il n'était pas question de se soumettre à une situation que nous avions pourtant tenté d'anticiper et dont nous percevions déjà les suites malheureuses …

 

Mais comment mes visiteurs arrivent-ils ainsi sur mes terres ?

 

Ils viennent de vivre une aventure a priori déconcertante mais finalement bien plaisante !

 

Devant garder la moto de leur fille jeune motarde, ils en profitent pour balader en finissant le rodage de la CB 500. Et la magie opère. Ils retrouvent des sensations oubliées depuis de nombreuses années et de nouvelles perspectives s'ouvrent.

Marlène propose donc de renouer avec le passé, d'acquérir une moto pour pouvoir profiter à nouveau de cet environnement.

Lors d'un rapide passage à Amiens cet été (cf. Tomtom – Bilan des 5000 premiers kilomètres !), j'ai découvert une Honda CBF 1000 rutilante dans le garage.

Éric évoque ses premiers tours de roues lors de quelques balades locales et émet le vœu de me rejoindre lors des prochaines vacances de son épouse afin de se remettre réellement en jambes au sein d'un univers de virages …

La date est convenue et nous voici à pied d'œuvre !

 

En repartant de Meymac, j'ai énoncé clairement la règle que j'utilise systématiquement avec les jeunes permis : " Tu ne cherches pas à me suivre à tout prix, tu roules à ta main et c'est à moi de m'adapter".

Dès les premiers virages, cette précision s'avère de bon aloi. Les inconvénients de mon vieux tromblon face à une machine moderne, plus puissante, plus rigoureuse et plus maniable, sont largement compensés par l'expérience … et la parfaite connaissance du terrain.

Il me faut donc réduire mon rythme pour rester en vue de mon suiveur qui peut ainsi appréhender plus facilement la route, en toute sécurité et en parfaite sérénité ! ! !

 

 

La machine déchargée, l'installation effectuée, les premiers tours de roues sont réservés aux découvertes proches. Le château de Val dominant le lac, le site de Saint Nazaire et sa vue sur les gorges de la haute Dordogne, le barrage et le belvédère des Orgues d'où nous pouvons établir le programme des jours à venir … Le vaste univers qui s'étend en face de nous offre en général un fantastique terrain de jeu. Mais pour l'heure, ce sera un efficient terrain d'entrainement ! ! !

Un autre Eric en vadrouille !
Un autre Eric en vadrouille !
Un autre Eric en vadrouille !
Un autre Eric en vadrouille !
Un autre Eric en vadrouille !
Un autre Eric en vadrouille !

 

Premier grand objectif, le massif du Puy Mary.

 

Les grandes courbes de la vallée de la Sumène sont rapidement effacées pour laisser la place à de plus petites routes après Mauriac. La formation ne se limite pas aux virages. Il faut aussi anticiper les gravillons épars et gérer des dépassements parfois difficiles comme celui d'un car qui éprouve des difficultés à croiser d'autres véhicules. Dans ces cas-là, je pars devant pour permettre à Éric d'être rassuré dans ses manœuvres car je lui indique la non présence d'autres véhicules.

 

Petite halte à Salers pour admirer la ville, le point de vue et préparer la suite.

L'ascension du col de Néronne ne pose pas de grandes difficultés hormis les nombreux passages étroits ponctués de créneaux de croisements.

Pause-café au col de Néronne et délectation devant la vallée de la Maronne baignée d'un franc soleil :

Un autre Eric en vadrouille !
Un autre Eric en vadrouille !

 

Puis c'est la plongée dans la superbe forêt du Falgoux, l'étroite route tournicotant sans cesse. Mais le ruban d'asphalte reprend calmement son ascension, toujours sous les arbres avant d'accroitre sérieusement la déclivité et déboucher face au Puy Mary après une dernière épingle vicieuse …

Nouvel entracte au col du Pas de Peyrol, en deux temps, pour admirer les 4 vallées qui s'étirent sous ce sommet en offrant de prodigieux points de vue.

C'est l'occasion de converser avec deux motards anglais et de valider les ressentis qui évoluent très rapidement. Éric commence à jouer un peu plus avec sa boite de vitesse et enroule donc plus facilement. Marlène confirme cette confiance qui revient et qui se traduit par un avancement plus franc. Elle semble d'ailleurs se régaler tant des paysages que de la progression positive des sensations !

Un autre Eric en vadrouille !
Un autre Eric en vadrouille !
Un autre Eric en vadrouille !
Un autre Eric en vadrouille !
Un autre Eric en vadrouille !
Un autre Eric en vadrouille !

 

La descente dans la vallée de la Jordanne s'avère tendue. Les réfections de chaussée sont réalisées à grands renforts de gravillons … Il faut éviter d'avoir à freiner violemment ou de se retrouver avec un angle trop important sur ce support instable !

L'allure est donc modérée, sans être pour autant timorée.

Mon stagiaire progresse rapidement ! ! !

 

Dans le fond de la vallée, l'auberge de Mandailles nous offre conjointement une saine détente et l'activation des maxillaires … Repas rapide et sympa, en terrasse sous un soleil resplendissant et dans un cadre idyllique … bien qu'envahi de nombreux motards !

 

Dès la sortie de ce village, nous entamons une nouvelle ascension pour rejoindre la vallée de la Cère. Une pensée pour l'ami Dédé (l'Ardéchois). La première fois que je suis passé par-là, dans l'autre sens, c'était pour roder sa première Versys …

 

Nous évitons le tunnel du Lioran pour affronter le col de font de Cère. Quel régal !

Le revêtement est parfait et mon suiveur ne se laisse plus décramponner. Le rythme s'en ressent et les prises d'angle s'amplifient nettement …

Puis c'est la plongée dans la vallée de l'Alagnon jusqu'à Murat où nous prenons la direction du col d'Entremont. Un grand moment …

 

La distance respectueuse entre les deux motos se maintient jusqu'au sommet à des vitesses inavouables, au moins au regard de la législation, car nous ne sommes jamais en limite.

Néanmoins, je calme le jeu à l'approche de la ligne droite du col. Un terrain de chasse parfait pour les paparazzi de bleu vêtus … agissant plus, dans ce contexte, pour Bercy que pour de la réelle prévention !

Enfin, cette précaution s'avère inutile puisque je ne perçois aucun piège. Toutefois, les moteurs respirent après la rapide montée et la perspective de la suite sur cette RAB (surnom donné par Dédé pour Route A Bonheur !).

 

Quelques kilomètres plus loin, une nouvelle pause pour admirer la vallée de la Santoire et les panoramas qui déroulent du Puy Mary jusqu'au massif de Sancy, au loin.

Un autre Eric en vadrouille !

 

Divers véhicules descendent, mais l'un d'eux fait des appels de phare. Est-ce un salut d'un motard en voiture ou l'annonce d'un contrôle que je n'ai pas vu, à destination du véhicule montant ?

La réponse arrive rapidement par la vision d'un motard auréolé d'éclats lumineux bleus et déboulant à vive allure … La chasse semble ouverte !

Marlène s'étonne qu'il soit seul, mais je suis certain que nous venons d'éviter un piège. Je lui explique que le second gendarme doit ranger ses jumelles et que nous n'allons pas tarder à le voir. Ces propos à peine émis, la seconde moto arrive effectivement, à très grande vitesse. En nous voyant, il ralentit sérieusement. Il doit chercher son collègue dans notre attroupement !

 

Charitable, je lui indique par gestes de poursuivre sa route, malgré mon angoisse rétrospective de ce que nous venons d'éviter.

Il relance la machine et nous dépasse en nous saluant ! Visiblement, il se fait autant plaisir que nous … sans l'inquiétude du traquenard! ! !

 

Quelques kilomètres plus loin, nous les retrouvons bien affairés autour d'une voiture … nous avons eu chaud !

 

La balade se poursuit sans encombre. Nous alternons les portions rapides et les petites routes, avec un point commun, des virages en permanence … Riom ès Montagne, Condat, Monboudif, lieu de naissance du président Pompidou, La Tour d'Auvergne et retour Bort.

 

La soirée est chaleureuse autour d'une truffade arrosée d'un divin nectar. L'Aloxe Corton 1993 véhiculé par la Honda est suffisamment reposé et nous délivre de délicieuses sensations …

La dégustation de la Tatin offre un doux moment de taquinerie. J'appelle un autre Éric, celui des Landes pour lui faire écouter le cri de la tarte que l'on découpe.

Il m'en réclame à chacun de ses passages, mais en voici une qu'il n'aura pas ! ! !

 

Marlène et Éric sont euphoriques. Cette première virée semble les combler. Entre la féérie des paysages sans cesse changeants et les sensations propres à l'usage de la moto, ils expriment un plaisir certain. Pour moi, c'est d'autant plus agréable que je redoute souvent les réactions des passagères, particulièrement après nos (gentils) délires. Mais Marlène apprécie la "montée en gamme" de son pilote et savoure les incessants balancements de la machine et les relances musclées.

 

Après une douce nuit, c'est reparti, autour du massif du Sancy. Premières pauses dans le réseau des lacs de Lastioulles et de La Crégut pour découvrir la réalité de l'impressionnant maillage hydro-électrique du bassin de la Dordogne.

 

Les arrêts suivant sont réservés au traditionnel lac Pavin, après une séance d'enchainements rapides mémorables d'une singulière suite de virages avec une bonne visibilité.

Cette eau limpide et pure est recueillie dans l'écrin de verdure d'un cratère. Aussi grandiose que magnifique, vu du sommet comme de sa base !

Un autre Eric en vadrouille !
Un autre Eric en vadrouille !
Un autre Eric en vadrouille !
Un autre Eric en vadrouille !
Un autre Eric en vadrouille !

 

La traversée de Besse donne lieu à un intermède inquiétant mais débonnaire. Une automobiliste d'un certain âge, pour ne pas dire d'un âge certain, sort de son stationnement à gauche, sous mes roues et sans clignotant. Heureusement, elle suspend sa manœuvre à l'audition de mon klaxon. Je l'admoneste, fort civilement, en lui expliquant que l'usage du rétroviseur est préférable et que l'absence de clignotant peut être sanctionnée du retrait de trois points sur son permis.

Elle fait profil bas et je reprends ma progression, tout en surveillant mon acolyte.

Mais la pauvre dame n'utilise toujours pas, ni son rétroviseur, ni son clignotant et coupe la route de la Honda …

Là, mon sang ne fait qu'un tour …

Warning, arrêt, béquillage et descente de la moto. Je m'approche du véhicule tout en notant soigneusement l'immatriculation sur un papier. Laconiquement et calmement, je lui indique ce qu'est la "mise en danger d'autrui". La tête rentre dans les épaules …

Sans autres commentaires, nous reprenons notre progression laissant une mamie visiblement inquiète … j'espère que ce sera réellement de la prévention !

 

Nouvelle arrêt "point de vue" sur la vallée qui alimente le lac Chambon, le Puy de Dôme parfaitement reconnaissable à sa forme et son antenne et les lointains reliefs du Livradois-Forez qui surplombent la plaine de la Limagne :

Un autre Eric en vadrouille !

 

Quelques kilomètres et pause-café au buron de la vallée de Chaudefour, cher à Patricia et aux amis escaladeurs de la DDE locale …

Après quelques séries de virages sur un revêtement douteux et parsemé de gravillons, nous voici au pied du mythe, le col de la Croix Saint Robert. Une fabuleuse montée utilisée pour de célèbres courses de côte. 45 virages en 5 kilomètres. Un festin !

Un autre Eric en vadrouille !

 

Relâche à mi-hauteur pour admirer le lac Chambon (un nom bien motard avec les deux frères du sud-est du même patronyme), le château de Murol et l'immensité du décor de la chaîne des volcans.

Nous en profitons pour ausculter les pneus. La "bande de peur" (partie inutilisée du bord du pneu) est maintenant quasiment effacée. C'est un signe !

Descente sur le Mont Dore, puis remontée vers le lac Guéry. Encore une superbe kyrielle de virages parcourus avec un bon rythme … dès qu'un camping-car est dépassé !

Pause vision sur les roches Tuilière et Sanadoire dont la faille ouvre la vue sur les plateaux Creusois :

Un autre Eric en vadrouille !

 

Puis c'est Orcival et un agréable et sympathique repas à Rochefort-Montagne.

Nous ne pouvons que vous recommander le bar-hôtel-restaurant "Les Arvernes" qui, outre un rapport qualité-prix de bon aloi, offre aussi un accueil amical et efficace aux motards !

Avis aux valeureux qui se rendent aux Millevaches en arrivant par Clermont. Il faut juste quitter la route principale et éviter le pont pour plonger dans le village par l'ancienne route.

 

Pour se remettre en jambes, un grand axe, la D922 jusqu'à Saint Sauves d'Auvergne où nous bifurquons vers les gorges d'Avèze qui abritent la jeune Dordogne que nous traversons à deux endroits. C'est à nouveau des routes étroites et des profusions de gravillons …

 

Nous arrivons ainsi au bout de la retenue de Bort et remontons le lac par sa rive est. Je manque l'accès au prieuré de Port Dieu, mais provoque une dernière pause au "site de la vie" offrant un point de vue différent sur le lac et le château de Val.

 

 

 

Un autre Eric en vadrouille !
Un autre Eric en vadrouille !

 

Lors de cette dernière soirée, Éric est satisfait de l'évolution. Il me fait d'ailleurs part de son appréhension initiale : " Le premier jour, lorsque je t'ai vu partir de Meymac, je mesurais avec une certaine anxiété les différences. Maintenant, ça va beaucoup mieux, je suis nettement plus à l'aise."

Ce propos est largement conforté par Marlène qui était bien placée pour valider les évolutions.

Comme l'exprime si bien David de Cholet, "Que du bonheur !"

 

Le lendemain, j'ouvre la route à mes nordistes jusqu'à Ussel. Ils doivent être ce soir à Rennes pour une dernière étape chez leur autre fille. Ils arriveront à Amiens le fondement endolori, mais satisfaits …

Un autre Eric en vadrouille !

 

Je pense que nous les reverrons prochainement dans ces contrées aux belles routes qui tournent !

On pourrait aussi organiser une "Éric-partie". Les deux parisiens et leurs Triumph, le Nantais, le Landais et un ou deux sudistes. Ce ne serait pas triste !

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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 15:27

 

Après la mémorable journée d'inauguration de "Chez Raoul" (cf. Chez Raoul ! ), nous avons le privilège de tester les chambres d'hôtes avec Luc, un fidèle du lieu qui s'investit sans compter, et ma cousine Anne. Bien agréable.

 

Initialement, elle m'avait réclamé une virée à Saint Cirq Lapopie et je l'ai embringuée dans ce périple un peu plus varié … Il est temps maintenant de se consacrer à ses vœux !

 

Exceptionnellement, nous déambulons avec sa voiture. Les prévisions météo, sans être rédhibitoires, n'étaient pas fantastiques. De plus Anne redoutait tant de kilomètres sur mon destrier.

Ce que femme veut, Dieu le veut …

 

Accessoirement, cela me permet de tester la batterie du Tomtom. Exceptionnel.

En prenant la précaution de le mettre en veille à chaque arrêt, il ne donne aucun signe de défaillance sur plus de sept heures d'un trajet qui débute par la traversée d'un Larzac magnifique bien que manquant d'un peu de lumière sous les nuages.

Ces terres arides et grandioses où le végétal combat le minéral dans l'occupation d'un rude environnement appellent à l'étonnement, à l'admiration … et à la réflexion !

 

Premier arrêt au viaduc de Millau. Si Anne l'a déjà emprunté, elle le découvre maintenant par sa base et se range à mon avis. Encore plus impressionnant et majestueux vu sous cet angle.

Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !

 

Nous reprenons notre route sous les conseils du GPS qui nous permet de découvrir des paysages aussi variés que superbes et qui nous engage à quelques pauses.

Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !

 

En début de soirée, nous prenons possession de notre logement avant de nous propulser vers le restaurant conseillé par nos hôtes, Le Cantou à Saint Cirq.

Pour cette étape, magnanime, Anne invite son cousin, G. O. et chauffeur pour, entre autre, fêter son anniversaire !

 

Plutôt bon signe, le restaurant est complet et nous devons attendre qu'une table se libère.

Pas désagréable au milieu de ces vieilles pierres !

Nous sommes installés en terrasse depuis quelques minutes lorsque le vent se lève, le grondement du tonnerre se rapproche et la pluie survient. Un peu d'air bienvenu dans l'étouffante chaleur.

 

Rapidement, les cieux se déchainent et nous rentrons précipitamment dans la salle, sous un déluge accompagné de fortes rafales de vent. Les lumières clignotent puis s'éteignent définitivement pour laisser place au grandiose spectacle visible de la fenêtre.

Dans le noir complet, les falaises et bois environnants s'illuminent sous un feu roulant d'éclairs. La cadence de ces décharges électriques est telle que tous les détails de ce superbe environnement restent parfaitement visibles pendant plusieurs secondes d'affilée …

 

Dans ce contexte particulièrement précaire, l'équipe du Cantou ne perd ni sa bonne humeur, ni son efficacité et le service continue, cahin-caha, et heureusement pour nous, nous finissons par être octroyés de mets aussi délicieux que joliment présentés. Ce ne sera pas le cas pour tout le monde. Assurer la totalité du service sans électricité était impossible.

 

Néanmoins, l'ambiance est excellente et nous blaguons autant avec les voisins qu'avec les officiants. Au dessert, alors que nous devisons avec la serveuse, Anne évoque l'événement du jour me concernant. Immédiatement, la jeune femme propose de récupérer toutes les bougies disséminées dans la salle pour marquer dignement cet anniversaire. Je décline l'offre en prétextant qu'il n'y en aurait sûrement pas assez et que la table serait trop petite …

Excellents moments de convivialité, de détente et de rires !

 

Au moment de quitter les lieux, se pose le problème du règlement. Nous n'avons pas assez de liquidités, pas de chéquiers et le terminal de paiement n'est bien sûr pas en mesure de débiter nos cartes bancaires … Comme nous devons revenir visiter le village, je propose de laisser ma carte d'identité en attendant que nous repassions payer. Peine perdue … Ils sont fermés les deux jours suivants !

Ils déclinent donc cet arrangement et nous proposent de laisser le chèque à nos hôtes ! ! !

Merci encore à eux pour cette preuve de confiance.

 

Le retour est scabreux. Il faut retrouver la voiture sous la pluie, heureusement moins violente, puis faire un gymkhana entre les arbres et les coulées de terre et de roches.

5 kilomètres que, pour une fois, j'apprécie de faire en voiture.

En moto, l'exercice s'avérait bien plus compliqué et périlleux !

 

Mais une lumière nous guide dans cette nuit d'encre. Telle l'étoile du berger, "Le Rucher de Pech Larive" brille … grâce à son équipement solaire qui le rend totalement indépendant des réseaux d'approvisionnement électrique !

La petite route qui monte à l'assaut du gîte se termine par un chemin très carrossable et peu encombré … jusqu'aux derniers mètres. Là, un arbre couché barre inexorablement l'accès aux véhicules, mais tout juste au-dessus du parking.

La nuit est parfaite dans ce nid douillet et accueillant. Bercé par les résidus de vent bruissant dans les arbres, je m'abandonne aux doux rêves de cet anniversaire que je ne suis pas prêt d'oublier !

Encore le Lot ! ! !

José a pris soin d'attendre le petit-déjeuner pour débiter cet arbre !

 

Le premier repas met une note de lumière dans le matin brumeux. Les confitures, miels, pains d'épices et fruits sont excellents et bénéficient d'un circuit qui ne peut pas être plus court.

Produits, transformés et dégustés au même endroit !

 

La météo étant encore annoncée comme capricieuse, nous partons sur Cahors pour assurer notre logistique et faire découvrir la ville et son environnement à Anne. J'en profite pour me régaler du cloître de la cathédrale … que je n'avais pas remarqué précédemment.

Erreur plaisamment réparée !

Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !

 

La fin de la journée est consacrée au chemin de halage repéré en juillet (cf. Un magnifique chemin de halage ! ). Ma grande cousine admire les prouesses de la nature, les travaux de l'homme, mais aussi les jeux de lumière sur l'eau calme du Lot. Les superbes reflets d'un ciel moiré de légers nuages, des falaises abruptes et d'une végétation exubérante sont autant d'éléments qui aiguisent son œil d'artiste. Elle doit probablement imaginer ses prochaines aquarelles  …

Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !

 

La journée se termine de la plus belle des manières. Un pique-nique au milieu de la nature, mais confortablement installés sur l'équipement du gîte, une solide table et ses bancs. La lumière décline sur la superbe vue que nous octroie ce site pour laisser place à une voûte céleste qui se pare de quelques étoiles, les plus lumineuses. Bientôt, dans la nuit noire, le ciel est constellé d'une multitude de points brillants. De bon augure pour le lendemain. Le calme absolu de l'endroit est parfois malmené par un cri d'animal ou le grondement lointain et fugace d'un avion traversant l'éther à haute altitude.

Bonne mise en condition pour une excellente nuit !

 

Le lendemain matin, nouveau rituel du petit-déjeuner dans un décor sublime. Les bancs de brumes s'étirent et s'évaporent, les derniers nuages montent des vallées, se disloquent, et s'étiolent dans l'azur retrouvé.

Un passage au laboratoire nous offre le spectacle de Véro et José dans leurs œuvres. Les pots de confiture de figues de la veille attendent d'être stérilisés. Les pêches de vigne à peine épluchées vont rejoindre les chaudrons de cuivre pour se transformer en de nouvelles et savoureuses confitures. Certifiés pur sucre, pur fruit … et sainement réalisés avec passion !

 

Un petit tour à la boutique qui s'avère être une caverne dotée d'une somme de produits étonnante, les multiples productions du lieu et une offre annexe de marchandises complémentaires … locales et bio. La constance de l'engagement "nature" est respectée !

 

Un dernier arrêt dans les premiers vergers achève de nous convaincre (s'il en était besoin) quant à l'excellence de la démarche mise en œuvre ici.

Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !
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Encore le Lot ! ! !
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Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !

 

Que ce soit au restaurant "Le Cantou" ou au gîte "Le Rucher de Pech Larive", nous avons rencontré des ambassadeurs parfaits d'un département qui s'affiche, avec raison, sous le vocable "l'esprit Lot".

Quel bel esprit, quel plaisir de rencontrer de telles personnes, quelle joie de partager ces instants fabuleux avec eux …

 

Mais il est temps maintenant de remplir le contrat originel, la visite de Saint Cirq Lapopie. Quelques heures de ravissement dans ce superbe village encore bien encombré de nombreux touristes, même si le flux à tendance à s'amenuiser légèrement.

Plutôt que d'utiliser une suite de mots dithyrambiques, en voici quelques vues :

Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !
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Encore le Lot ! ! !
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Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !

 

Et en bonus, je vous offre quelques photos du mois de juillet que j'avais volontairement omises précédemment afin de ne pas déflorer le sujet avant cette visite avec Anne (cf. Rider 400 - Goguette en Quercy !).

.

Une lumière bien différente au petit matin encore frais de cette période de canicule, et surtout un lieu paisible avant l'afflux touristique.

Il paraît que l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt …

Encore le Lot ! ! !
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Encore le Lot ! ! !
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Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !

 

Le retour s'opère par l'édifiante vallée du Célé dont la route fête son 150ème anniversaire.

Encore plus magique !

En plus du spectacle, elle nous offre une récolte impromptue. Un figuier martyrisé par le déchainement des cieux nous propose ses fruits parfaitement murs … sur ses branches au sol. De quoi s'occuper sainement pour les dernières heures de vacances de ma visiteuse.

Et je découvre aussi un nouveau site, l'ancien prieuré de Val Paradis avec sa tour si particulière, situé à Espagnac Sainte Eulalie.

Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !
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Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !

 

Une dernière pause assez rapide à Figeac :

Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !

 

Les deux jours restants sont essentiellement consacrés à la récolte de mûres et à la réalisation de confitures. De quoi retourner vers Clermont puis la capitale avec des souvenirs sucrés et concrets.

Mais aussi une rapide escapade vers Salers et au château de Val :

Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !
Encore le Lot ! ! !

 

Quant à moi, il faut que je prépare l'arrivée de mes prochains visiteurs, Amiénois cette fois-ci …

 

Merci encore à toi, Anne, pour ces moments de partage, d'échanges et de souvenirs
que tu as su provoquer, animer et vivre …
sans compter cet anniversaire à grand spectacle !

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15 juillet 2015 3 15 /07 /juillet /2015 21:31

 

Une balade bien agréable,

Dans un environnement admirable.

 

Un chemin de halage particulier,

Entre Lot et falaises démesurées.

 

Le travail de Dame Nature éblouissant,

Les aménagements de l'homme impressionnants.

 

Les rayonnements solaires,

Prennent une nouvelle aire.

Reflétés sur le Lot par le clapot,

Parent les roches des effets les plus beaux.

,

Sur l'eau calme parfois une Gabarre,

Mêlée aux touristes qui ne sont pas rares.

 

Au bout du chemin s'élève sur l'à-pic,

Saint Cirq Lapopie vraiment fantastique.

 

Une promenade fort heureusement bien matinale,

Prévenant des effets d'une chaleur estivale.

 

Un magnifique chemin de halage !
Un magnifique chemin de halage !
Un magnifique chemin de halage !
Un magnifique chemin de halage !
Un magnifique chemin de halage !
Un magnifique chemin de halage !
Un magnifique chemin de halage !
Un magnifique chemin de halage !
Un magnifique chemin de halage !
Un magnifique chemin de halage !
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Un magnifique chemin de halage !
Un magnifique chemin de halage !
Un magnifique chemin de halage !
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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 07:40
Encore une journée de plaisir ! ! !

 

Après une excellente journée de samedi, nous partons profiter de cet univers de découverte, de rencontres, de partage d'une passion commune …

Toutes les informations.

Qui nous rejoint sur ce circuit Carole ? ? ?

 

Rapidement, quelques vues d'hier :

Encore une journée de plaisir ! ! !
Encore une journée de plaisir ! ! !
Encore une journée de plaisir ! ! !
Encore une journée de plaisir ! ! !
Encore une journée de plaisir ! ! !
Encore une journée de plaisir ! ! !
Encore une journée de plaisir ! ! !
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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 09:32

 

Je suis dans la phase finale de ma mise en place pour le week-end lorsque le téléphone sonne. C'est Eric ! Il a fait un détour par Aurillac pour prendre en charge une copine, Isabelle et il m'annonce son départ pour rejoindre Bort. Je lui propose de venir à sa rencontre. Cela me remettra en jambe et, surtout, permettra à ma passagère, Chantal, de se "chauffer" avant un long week-end de moto.

 

En effet, nos deux accompagnatrices sont relativement novices dans le domaine. Particulièrement pour Isabelle, car Chantal a déjà profité de quelques balades locales ces derniers mois et a pu ainsi retrouver un univers connu dans sa jeunesse.

 

Lorsque nous arrivons sur la place de l'église à Mauriac (15), notre point de rendez-vous, le Z1000 Kawasaki cliquette et Isabelle et Eric viennent juste d'en descendre, les casques encore sur la tête !

Cela devient une tradition pour Eric et moi ces arrivées dans la même minute sur des places d'églises … Une mesure d'une connivence certaine et d'habitudes communes !

 

Le plaisir des retrouvailles autour d'un café en terrasse sous un soleil voilé, et le quatuor reprend la route pour rejoindre le camp de base de Bort.

La soirée est fort agréable autour du chou farci admirablement accommodé par Chantal. Bien qu'en Auvergne, elle utilise une recette Charentaise. Ici, la préparation est cuite dans un bouillon et le résultat est savoureux.

L'appétit aiguisé par un délicat et alléchant fumet est conforté par le savant équilibre de la viande et des légumes agrémentés d'ail de persil et de fines herbes. Un régal !

Ascension 2015 - Encore des virolos !

 

Au milieu de la nuit, avec Eric nous prenons congé des filles et allons préparer le petit déjeuner … Oh, pas trop dur. Juste sortir du congélateur la fournée de croissants nécessaire. En effet, depuis que j'ai donné cette habitude à Eric, cela fait partie maintenant de sa liste de désirs culinaires … Mes petits triangles de pâte roulés dressés au préalable vont lever pendant notre sommeil et seront cuits au réveil pendant notre premier café, ainsi que la Tatin pour le soir !

 

Une bonne façon de démarrer une journée de bien agréable manière, d'autant que la météo est très incertaine. Au refroidissement annoncé et déjà apparu la veille, s'ajoute les risques d'averses.

Nous avons rendez-vous vers midi à Massiac (15) avec Fabrice qui arrive de la vallée du Rhône. Nous n'avons donc pas la pression en termes de délai, d'autant que j'ai prévu un itinéraire roulant, limitant les surprises. D'abord la RAB (Route A Bonheur) chère à Dédé 07, Bort - Riom es Montagne – Murat, puis la vallée de l'Alagnon jusqu'à Massiac. Du bon revêtement routier et très peu de lignes droites, le tout dans de somptueux décors.

 

La préparation du départ est relativement longue. Ces dames hésitent à enfiler les tenues de pluie que nous leur conseillons. Look ou confort ? Une alternative kafkaïenne pour les féminines de l'étape ! ! !

Mais une violente averse met fin aux questionnements. En attendant la fermeture des vannes célestes, les survêtements imperméables sont finalement adoptés ! ! !

 

Nous partons donc sur des routes détrempées, mais sans pluie. Bien que mesurée, l'allure est soutenue, le style enroulé, évitant les à-coups intempestifs. De plus, les points de vue sont limités par un plafond bas et gris. Heureusement, les multiples et tendres teintes vertes du printemps viennent égayer cette tristesse ambiante, de plus en plus froide.

 

A Murat, pause-café. Chacun a encaissé le froid mordant et certains bouts de doigts sont endoloris. Heureusement, nous n'avons pas eu de pluie. Que dis-je de neige plutôt ! En effet, dans la descente du col d'Entremont, une fugace trouée dans les nuages nous a offert pendant un instant une magnifique surprise. Le Lioran scintillant de sa toute fraîche couverture immaculée …

Les filles font maintenant fi de l'apparence vestimentaire. Elles sont satisfaites d'avoir revêtu ces tenues certes disgracieuses mais efficaces !

Dans la descente de la vallée de l'Alagnon, le rythme s'accélère légèrement. Les routes sont séchantes, voire même parfaitement sèches sur certaines portions.

Comme nous arrivons en avance, je file directement vers le supermarché local afin de faire les courses pour le pique-nique et sustenter les bécanes. En arrivant sur le parking, j'aperçois une moto à une centaine de mètres devant. Tiens, elle est rouge … Je regarde plus attentivement et constate que c'est bien Fabrice ! Nous présentons donc les 3 motos au ravitaillement dans un concert parfait. La classe !

 

Nos destriers parqués, je fais rapidement les présentations. Fabrice est un ami de longue date, et il me l'a encore largement prouvé il y a quelques mois en venant faire le "garde-malade" lors de ma retraite forcée … Je l'ai connu jeune motard et nous avons vécu bien des aventures au cours de quelques dizaines de milliers de kilomètres ensemble !

 

Les emplettes de nourriture réalisées, nous repartons vers la ville afin de nous attabler devant un café et débattre du programme. Mes propositions sont adoptées et nous voilà repartis sur de petites routes maintenant.

 

Dès la sortie de la ville, nous attaquons la longue montée qui nous mène vers le plateau du Cézalier. Quelques surprises (boue, gravillons, dépôts végétaux, …) tempèrent notre ardeur et rappellent la somme des risques possibles sur ces routes de montagne, sans parler des entrées en courbe sur route sèche et sorties sur le mouillé, par exemple. Il est donc prudent d'anticiper tous ces pièges potentiels …

 

Sur le plateau, la visibilité s'est améliorée. Les violentes rafales de vent qui nous bousculent, font aussi défiler rapidement les nuages, allant même jusqu'à offrir de salvateurs passages aux rayons solaires qui nous réchauffent par intermittence. Nous continuons à nous engager au sein de ce magnifique Parc Naturel des Volcans d'Auvergne par Allanche, Marcenat puis la descente vers Condat, où nous remontons la vallée de la grande Rhue vers Besse. Une superbe route pour les motos … où nous pouvons avoir certaines difficultés à respecter les limitations de vitesse ! ! !

 

Dès la sortie de la ville, je prends immédiatement un rythme assez rapide, suivi de près par le Z1000 de Eric qui doit se délecter. Inexorablement, Fabrice, plus prudent et limité en puissance par le moteur bridé de son Yamaha MT07, s'éloigne.

Soudain, un souvenir me revient. Une halte avec mon grand Maxime pour admirer une cascade. Elle doit être grandiose en ce moment avec ces pluies et les fontes des dernières neiges ! De plus la luminosité s'accroit et cela sera peut-être l'occasion de faire notre pique-nique.

Je ralentis donc afin de permettre à Fabrice de recoller. Une incursion sur une petite route qui nous amène sur un parking et … des tables bordant un charmant petit lac. Bingo, c'est le lieu de pause idéal !

 

Après la visite à la cascade qui s'avère débordante d'activité, nous nous installons confortablement pour notre déjeuner, le soleil nous faisant grâce d'une apparition bienvenue dans cet air froid.

Alors que nous avons fini le repas, quelques gouttes éparses nous engagent à repartir.

Ascension 2015 - Encore des virolos !
Ascension 2015 - Encore des virolos !
Ascension 2015 - Encore des virolos !
Ascension 2015 - Encore des virolos !
Ascension 2015 - Encore des virolos !
Ascension 2015 - Encore des virolos !
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Ascension 2015 - Encore des virolos !
Ascension 2015 - Encore des virolos !
Ascension 2015 - Encore des virolos !
Ascension 2015 - Encore des virolos !
Ascension 2015 - Encore des virolos !

 

Avec Eric, nous profitons des superbes enchainements de cette route, pas uniformément sèche, mais suffisamment engageante. Fabrice prend un peu de retard, mais reste en vue dans les rares lignes droites, pas très longues. Alors que nous arrivons en vue du secteur le plus jouissif, une succession ininterrompue de courbes à la vision dégagée, un bref mais violent orage inonde l'environnement. Pas question d'attaquer dans de telles conditions. Nous en profitons pour réduire suffisamment l'allure et permettre ainsi à Fabrice de faire sa jonction, d'autant que nous approchons de la nouvelle halte, le lac Pavin.

 

La pause au sommet est rapide. Juste le temps d'admirer cette masse liquide et pure enchâssée dans le plus jeune volcan de la chaîne. Mais le vent froid nous pousse rapidement à redescendre. Au niveau de l'eau, nous sommes à l'abri du vent et sous le soleil. Mais les basses températures nous refoulent tout de même dans la salle du restaurant pour déguster chocolat et café.

Ascension 2015 - Encore des virolos !
Ascension 2015 - Encore des virolos !
Ascension 2015 - Encore des virolos !
Ascension 2015 - Encore des virolos !
Ascension 2015 - Encore des virolos !
Ascension 2015 - Encore des virolos !
Ascension 2015 - Encore des virolos !

 

D'un commun accord, sous traversons Besse pour emprunter un itinéraire inconnu encore pour Eric. La dernière fois c'était la vallée de Chaudefour et le col de la Croix Saint Robert. Aujourd'hui, c'est Murol et son imposante forteresse dominant la vallée avant de longer le lac Chambon puis attaquer l'ascension du col de la Croix Morand (1401 m.).

 

Le froid s'intensifie et la grisaille aussi. Nous nous empressons donc de redescendre vers l'autre vallée, celle de la source de la Dordogne. Enfin, empressons est d'ailleurs un bien grand mot. Il me semble que les parois rocheuses sont couvertes de glace. Je redouble donc de vigilance et limite grandement la vitesse. En arrivant à La Bourboule, un thermomètre nous annonce un vaillant +2° … Ce devait donc bien être de la glace plus haut !

Dernière pause-café-chocolat et Eric confirme mon ressenti. Il a glissé un instant sur une plaque de verglas … C'est passé, c'était beau !

 

 

La soirée est endiablée. Nous avons invités des voisins, notre Super-Mamie Jacqueline ainsi que Patrick et Alain. Malheureusement, ce dernier aura un empêchement au dernier moment. Dommage, la chaire semble avoir été appréciée (Lasagnes saumon épinards et tarte Tatin) et les délires multiples, notamment pour cette photo réalisée pour nos amis Choletais du team MP Racing ! ! !

Ascension 2015 - Encore des virolos !
Ascension 2015 - Encore des virolos !
Ascension 2015 - Encore des virolos !
Ascension 2015 - Encore des virolos !
Ascension 2015 - Encore des virolos !

 

Samedi matin, départ vers 8h00 en direction du Puy Mary, après les sempiternels croissants !

 

Je ne suis pas très confiant dans la météo, dont j'ai enregistré mentalement les cartes pour prévoir des solutions alternatives, mais qui sait, cela évolue vite en montagne.

Du plateau entre Bort et Mauriac, j'ausculte le massif sur notre gauche. Bien bouché !

Nous passons Salers pour nous enfoncer dans un nuage s'épaississant avec la prise d'altitude dans cette pourtant superbe vallée de la Maronne dont seuls quelques mètres de route sont visibles aujourd'hui !

Pause-café au col de Néronne dans l'auberge où nous sommes parfaitement reçus, comme d'habitude, autour d'un réconfortant feu de cheminée.

(Auberge du col de Néronne – Bar, restaurant, chambres d'hôtes – 04.71.40.90.81).

Heureusement, j'avais fait une photo de ce relais-motard la semaine dernière. A ce moment, ce serait un grand voile gris …

Ascension 2015 - Encore des virolos !

 

Nous repartons toutefois dans cette purée de pois.

En plongeant dans la forêt du cirque du Falgoux, la visibilité s'améliore et un léger espoir renait … de courte durée. Dès les premiers tours de roues de l'ascension du Pas de Peyrol (1588 m.) la visibilité est vite réduite à quelques mètres. Evidemment, train de sénateur, et heureusement. Sur cette route particulièrement étroite, nous croisons un sombre abruti en "lanternes", donc visible au dernier moment. Un danger public (comme bien d'autres d'ailleurs), qui ne doit même pas connaitre le français puisque les termes consacrés relatifs à l'éclairage automobile sont "feux de stationnement" et "feux de croisement". Quand on n'est pas une lumière, on prend la précaution d'allumer celles de son véhicule, dans la bonne position !

 

Après une pause-café, il est évident que la situation ne va pas s'améliorer rapidement, d'autant que le vent qui nous gênait la veille est inexistant maintenant. Nous optons donc pour une incursion dans le sud, plus prometteur.

Au moment de partir, un couple en BMW GS ausculte une carte. Eric remarque leur immatriculation, 33. Ils sont donc relativement voisins.

Une discussion s'engage lorsque je leur propose mon aide. Après un rapide conciliabule, le pilote demande s'il peut nous suivre vers Aurillac, et nous voilà repartis à quatre motos !

 

La descente est épique. Visibilité extrêmement réduite. Trafic de vélos important, surtout dans la montée, avec des voitures qui doublent, sans clignotants et même parfois sans aucun éclairage … Résultat, à plusieurs reprises, je me retrouve nez à nez avec ces véhicules.

Un peu stressant !

A tel point que je ne veux pas doubler un vélo qui nous précède. Il roule à peine moins vite que nous et nos difficultés sont sûrement amplifiées pour lui. Il a d'ailleurs parfaitement compris la situation et reprend une place moins scabreuse sur la chaussée. Dès que la situation s'améliore, il se resserre à droite et favorise notre passage.

A mon sens, une saine mise en pratique des conseils suggérés par de nombreux panneaux dans ces environnements de montagne : "Partageons la route" !

 

Dans la vallée de Mandailles, nous retrouvons la visibilité et pouvons redonner du rythme aux mouvements de balancier des bécanes. Bientôt, des trouées permettent au soleil d'illuminer des portions des pans de montagnes qui nous  entourent. Réconfortant et magnifique !

Ainsi, la trentaine de kilomètres serpentant le long de la Jordanne jusqu'à Aurillac est rapidement négociée.

 

Je contourne la ville par une route sinueuse à souhait, avec pour objectif de refaire le point avec nos BMistes. En effet, en fonction de leurs désirs, de nouvelles options peuvent être prises. Je stoppe donc à l'orée de la nationale 122 et ils me font part de leur volonté de découvrir le Puy Mary … avec de la lumière ! S'ils continuent avec nous, ils vont s'en éloigner grandement. Par contre, s'ils remontent la vallée de la Cère vers Murat, ils peuvent ensuite retourner rapidement vers ce massif …

Et c'est le choix qu'ils font. Ils me demandent si je sais où manger, mais je suis trop proche de chez moi pour avoir testé ces établissements. Néanmoins, je leur procure d'autres conseils, ne serait-ce que d'éviter le tunnel si l'horizon est suffisamment dégagé. Ils pourront ainsi profiter des panoramas du col de Front de Cère puis de la station du Lioran !

 

Nous nous saluons donc pour partir aux opposés.

En ce qui nous concerne, c'est vers la vallée du Lot. A Arpajon, nous passons à quelques dizaines de mètres du magasin d'aquariophilie d'Isabelle. La pauvre, elle doit redouter que nous la ramenions au boulot !

 

La dernière fois que j'ai emprunté cette route, c'est lors du premier grand voyage en moto de Maxime. Je me remémore tous ces bons moments, toutes ses réactions enchantées dans ces paysages sublimes, sa fatigue accumulée au cours de cette très longue journée et, surtout, les prémices d'un renouveau prometteur pour ce jeune adolescent malmené par la vie (cf. Tribulations d'un jeune motard, Maxime).

Que de chemin parcouru depuis par ce dorénavant jeune adulte responsable, autonome, accrocheur et joyeux ! ! !

 

Après le passage sur le magnifique pont qui enjambe la Truyère à Entraygues, pause à Estaing où l'humeur est joyeuse. Entre le soleil qui joue avec une nature exubérante, des architectures grandioses, et une portion de route où les trois motos ne se sont pas quittées dans leurs balancements incessants, le moral est remonté de plusieurs crans !

Les filles, comme Fabrice, ont quitté les tenues pluie et les valises de mon "veau" sont bienvenues pour charger ce qui devient enfin superflu.

Ascension 2015 - Encore des virolos !
Ascension 2015 - Encore des virolos !
Ascension 2015 - Encore des virolos !
Ascension 2015 - Encore des virolos !
Ascension 2015 - Encore des virolos !
Ascension 2015 - Encore des virolos !

 

Après une rapide incursion dans Espalion pour découvrir de nouveaux trésors d'architecture, nous retrouvons avec délectation de nouvelles routes à virage en montant à l'assaut de l'Aubrac.

Là encore, mon esprit divague. Mon dernier passage ici, dans le sens inverse, date de plusieurs années. C'était quelques petites heures avant l'accident de Laurence, lors d'une concentration du Repaire des Motards …

Nouvelle séquence émotionnelle !

 

Là encore, nous décrochons rapidement Fabrice, emportés par la fougue du Z1000 qui me talonne, piaffant d'impatience de pousser à des prises d'angles plus accentuées. Heureusement, et pour la première fois depuis ma chute de Nantes, je commence à me détendre et à porter mon regard plus loin (voilà qui devrait faire plaisir à Blanco qui m'en faisait la remarque lors de notre dernière virée commune !). A l'arrêt repas, où les mines commencent à montrer la fatigue, le constat est clair. Les flèches des bords du pneu arrière sont allées tâter le bitume …

Un renouveau de confiance bienvenu, d'autant qu'avec une passagère, je minimise mon enthousiasme !

Ascension 2015 - Encore des virolos !Ascension 2015 - Encore des virolos !

 

Lors de la pause-café à Laguiole, Fabrice évoque ses dernières incursions dans le secteur. Dans la discussion, il parle du viaduc de Garabit, et Eric marque un intérêt certain.

Changement d'itinéraire donc.

Nous avions prévu un ravitaillement des motos à Saint-Flour, mais ce détour risque d'être trop long. Nous nous arrêterons donc à Chaudes-Aigues pour faire le plein. En ce qui me concerne, c'est juste un complément pour ne pas faire rougir la carte bancaire de Chantal.

La mienne semble définitivement "muette" et refuse toute transaction !

A la sortie de Laguiole, une Clio RS tente de nous bouchonner, suivant un autre véhicule à l'allure particulièrement modérée. Dès que la visibilité le permet j'amorce mon dépassement mais, le sombre véhicule déboite dans ma roue avant, en outre sans clignotant. Bien sûr je m'attendais à cette manœuvre et m'écarte d'autant, mais il finit par me surprendre en écrasant ses freins … le premier véhicule amorce un virage à gauche pour s'engager sur une petite route, sans aucune précaution préalable. A mon tour, je tire avec vigueur le levier droit pour stopper la machine avant le choc …

Mais Eric s'est engagé dans mon sillage. Il n'a pas pu détecter cet enchainement de faits. Il freine brutalement, heureusement avec une machine et une expérience adaptée et son pneu avant vient lécher ma bavette arrière …

C'est passé … mais c'était très limite !

 

Une petite route qui tournicote sur les hauteurs de la vallée de la Haute Truyère, un arrêt spectacle dominant le lac du barrage de Grandval et nous voici au pied d'une œuvre majeure d'un certain Eiffel.

 

Et là encore j'ai une pensée pour l'ami Blanco lorsqu'il nous relatait ses excursions dans le secteur et tentait d'expliquer, benoitement, les extravagances de deux fusées vertes :

"Quand j'ai vu les panneaux - Circuit des Monts du Cantal - avec ces superbes courbes, j'ai vissé la poignée, Enrico collé au train …

Nous l'avons pourtant écumé ce circuit, mais nous n'avons jamais trouvé les stands ! ! ! "

Certains doivent encore se souvenir de quelques dépassements de ces deux bolides Kawasaki lors des rencontres du Repaire des Motards …

Ascension 2015 - Encore des virolos !
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Un dernier arrêt à Saint-Flour pour acquérir quelques grillades et nous voilà de nouveau sur la RAB. Sans vouloir y battre un record établi par Dédé et Carlo, le duo des gros cubes roule à des vitesses … inavouables, sauf dans les secteurs connus pour être propices à des traquenards fréquents, et dans les communes.

A l'approche de Murat, nous calmons le jeu pour permettre à Fabrice de recoller. Avec sa tenue jaune fluo, il est détectable de loin, et il est aisé de gérer son retour.

A la sortie de Murat, même fougue. Une petite attente dans la descente de la vallée de la Santoire, mais la MT07 se trouve bloquée par un camion alors que devant, nos envolées sont musclées. Mais ce n'est pas encore assez pour Eric qui me dépasse et part comme une fusée dans ces longues et belles courbes. Il me laisse ensuite revenir, puis, de nouveau, nous attendons Fabrice pour traverser Riom ensemble.

 

A la sortie de la ville, même scénario pendant quelques kilomètres avant de laisser revenir la petite "Yamaha" légèrement castrée. L'attente dure plusieurs kilomètres à une allure pourtant bien faible et je commence à m'inquiéter lorsqu'enfin, dans une zone d'ombre, apparaît un phare. Mais non, ce n'est pas lui, c'est un side-car, avec un panier également jaune fluo, d'où l'erreur de perception initiale.

Mon inquiétude remonte d'un cran alors que l'équipage se rapproche plus rapidement. Et là, mon inquiétude change de registre et s'amplifie. C'est bien Fabrice et sa veste jaune, mais ce que j'avais pris pour un panier fluo est tout simplement la décoration avant d'un véhicule de Gendarmerie. De plus, il s'avère que cette voiture est tout simplement une Mégane RS, plus fréquente sur les autoroutes …

Si nous avons déboulé devant eux il y a quelques minutes, nous allons passer un sale quart d'heure …

Je suis de plus en plus dubitatif. Ils restent derrière, bien sagement, alors que nous roulons un poil au-dessous de la limite de vitesse et qu'ils peuvent doubler sans problèmes. Que veulent-ils ?

 

Une chose est certaine, le jeu est fini …

 

Une petite route sur la droite est un raccourci pour rejoindre Bort. Je décide de l'emprunter pour ne plus avoir cette "épée de Damoclès" dans le dos …

Et là, ma crainte s'accroit encore, ils nous suivent et passent rapidement Fabrice. Dans le bout droit suivant ils doublent Eric et se positionnent dans ma roue. En arrivant sur le stop, je leur fait signe du pied qu'ils peuvent passer. Ils se portent à notre hauteur, nous marquons l'arrêt ensemble et les deux militaires nous adressent des signes de remerciement avec de légers sourires …

Sadisme ? ? ?

 

Je les laisse repartir et prends leur sillage. Pas longtemps. Ils ne respectent plus les limitations, eux, et je ne cherche pas la provocation.

Lorsque nous arrivons à l'entrée de Bort, nous les retrouvons, se positionnant dans un rond-point. En passant devant eux, j'ai ouvert le casque et les apostrophe, en souriant : "Si j'avais su que c'était pour cela, je ne vous aurai pas laissé passer". Eclats de rires communs et saluts réciproques …

Ca va nettement mieux !

 

A l'arrivée, nous comparons nos ressentis. Eric est passé par les mêmes phases, de la perception initiale d'un side-car à l'attente d'un arrêt provoqué pour un contrôle  … et de gros soucis suivant l'endroit où ils nous auraient vus passer …

Quand à Fabrice, il ne s'est aperçu de leur présence que lorsque nous avons bifurqué ! ! !

 

Voilà un sujet qui a bien alimenté notre soirée en terrasse chez Chantal autour de savoureuses grillades.

 

Dimanche matin, cela sent déjà la fin du week-end. Fabrice désire rentrer de bonne heure en vallée du Rhône et a fixé son départ à 8h00. Nous lui proposons de l'accompagner jusqu'à Murat. Nous pourrons ainsi vérifier l'état des nuages autour du Puy Mary et programmer un éventuel retour par là.

Ascension 2015 - Encore des virolos !

 

Comme la veille, les deux vieux délinquants s'encanaillent (encore que, pour être plus exact, c'est un vieux et un plus jeune … et ce plus jeune est le pire des deux. Il s'offre à nouveau une échappée mémorable !), mais les trois motos arrivent ensemble à Murat où Fabrice nous quitte pour poursuivre en solitaire.

 

Pour les deux machines restantes, la route de l'aller est reprise sur quelques kilomètres, puis abandonnée après le col d'Entremont pour plonger vers la Santoire et remonter la vallée.

Petite pause à mi-hauteur pour prendre quelques photos :

Ascension 2015 - Encore des virolos !
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Au sommet, je bifurque immédiatement à gauche en direction d'Aurillac, comme hier matin. Mais avec la vue maintenant !

Quelques centaines de mètres et nous stoppons sur la crête. La route semble en lévitation entre la vallée de la Jordanne et celle du Falgoux. Magique !

Eric peut ainsi découvrir la route qui descend vers Mandailles et que nous avons empruntée la veille dans la purée de pois. Il en a du mal à se repérer.

Ascension 2015 - Encore des virolos !
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Mais le vent vigoureux et froid nous pousse vite à retourner au Pas de Peyrol, relativement abrité derrière le Puy Mary. Nouveau point de vue sur le Falgoux et découverte des vallées de la Santoire et de Cheylade.

Grandiose  et d'autant plus somptueux que les jeux de lumière font évoluer en permanence la vision du décor !

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Nous redescendons ensuite par la magnifique forêt du Falgoux avant d'obliquer dans la vallée du Mars que nous quittons rapidement pour rejoindre Auzers et son château :

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Encore quelques portions de routes laborieuses, étroites, sinueuses, parsemées de terre et gravier et traversées par des animaux (un écureuil n'est pas passé loin …) pour une dernière pause-café à Menet, le fief de Chantal.

 

Nous arrivons à Bort où nous dégustons des (très bons) restes du week-end, puis suivre à la télévision le Grand Prix de France de MotoGP qui se déroule au Mans.

Un spectacle d'un autre genre, mais dantesque aussi. Quelle course !

 

Eric prend congé pour un retour à étapes. Il dépose Isabelle à Aurillac avant de se propulser à Brive pour rendre visite à d'autres amis …

 

Et tout ce petit monde est bien rentré ! ! !

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