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9 mars 2008 7 09 /03 /mars /2008 06:00

Samedi 9 mars.

J'ai rendez-vous à 10H00 avec Pirick et 2 de ses acolytes, Michel et Adrien, venus de la région Parisienne pour valider le Road Book du Paquebot (Pâques-Beau, rencontre du forum "Moto Motards").

 

Si la météo s'annonce correcte, le temps est humide et froid. Après quelques hésitations, j'enfile tout de même la tenue de pluie.

 

Bien m'en a pris. La bruine initiale se transforme gentiment en neige légère puis plus intense. La route est mouillée et, avec un peu d'altitude, devient précaire par intermittence. Le rythme ralenti et j'hésite à changer de route.

Ces tergiversations sont vite balayées par une nouvelle mais violente giboulée. Je vais prendre un petit bout d'autoroute entre Laqueuille et Manzat. Les giboulées se succèdent et la vitesse n'est pas très élevée. Néanmoins, les paquets de neige s'accumulent sur le carénage puis viennent régulièrement et sauvagement s'éclater sur le casque ! ! !

 

Arrivé sur le nord du Puy de Dôme, la neige disparaît et les précipitations s'apaisent.

La route qui me mène à Chateauneuf les bains est magnifique, mais je ne peux pas vraiment en profiter car encore très mouillée. Ensuite, les gorges de la Sioule que je déroulent calmement pour arriver au lieu de rendez-vous à Saint Rémy de Blot – Camping Route 99.

 

J'ai déjà préparé un projet de parcours qui alterne les petites routes touristiques et de rapides enfilades de virages, mais nous devons le valider.

 

Café, discussion avec Vincent de l'organisation et, quand nous somme prêts à partir, une violente averse. Nous attendons que cela passe et partons vers 11H45.

  
DSC02129.JPG





Adrien, le "petit jeune" du groupe avec sa Triumph camoulage (blanche) se précipite voir le circuit de Charade.





Les courbes s'enchaînent, ponctuées d'arrêt pour vérifier les lieux touristiques, les points de vues, les stations services, … sur des routes toujours détrempées malgré quelques fugaces apparitions de ciel bleu. La descente vers Chambon le lac nous inquiète. Le massif du Sancy vers lequel nous nous dirigeons est noyé sous d'importantes chutes de neige.

 

Arrêt casse-croûte à Chambon et recherche d'un restaurant pour nous accueillir dans 15 jours. Trop cher ou complet ! Nous en profitons pour nous mettre d'accord sur la stratégie de l'après midi. Nous tentons de rejoindre le col de la Croix Robert si il est ouvert, sinon nous essayons le col de la Croix Morand, mais sans prise de risque excessive. Si la route n'est pas bonne, nous contournerons le massif. Nous avons tout de même une lueur d'espoir car nous sommes maintenant sous un magnifique soleil.

 

Le premier col est fermé, mais la montée du second se déroule parfaitement. Si il faut faire particulièrement attention dans les zones ombragées encore très mouillées, les endroits dégagés nous offre un bitume séchant, et les lunettes de soleil sont appréciées.

 

Pause au col sur un parking dont l'accès demande un passage sur la neige tassée. Comme nous n'avons pas de clous, nous préférons laisser les deux bottes au sol pour prévenir toute tentative de dérobade de nos machines. Mes trois parisiens semblent enchantés par ce parcours et se délectent de ces paysages somptueux ou des prouesses de ces skieurs qui se font tracter par leurs ailes. 
DSC02134.JPG



Trois des quatre furieux devisent au col enneigé. 

Dans le fond, l'on distingue les skieurs avec leurs ailes.




Nous sommes très agréablement étonnés de profiter d'un tel ensoleillement après les affres de la matinée. Néanmoins, j'attire leur attention sur les risques potentiels de la descente, particulièrement dans les zones ombragées.

 

La jonction vers Le Mont Dore se fait d'autant plus calmement que nous rencontrons des gravillons, ou de mini-rails de neige enserrant d'étroites bandes de bitume. 

Par contre, l'arrivée face au versnat est du massif est envoutante. Le cirque blanc scintille de milles feux et nous éblouit de sa majesté.

 

Pause à La Bourboule pour trouver un restaurant désireux de recevoir notre groupe. Nous sélectionnons ce qui nous semble le meilleur rapport offre/prix (12 € - truffade, dessert, café, boisson). Rapport qualité/prix à vérifier dans 15 jours ! ! !

 

L'après midi est bien avancée et nous décidons de repartir par une voie plus directe. Cette décision est d'autant plus facile que j'ai déjà reconnu il y a dix jours le reste du trajet. Nous convenons que j'emmène mes "Parisiens" jusqu'à Rochefort-montagne ou nous prendrons un café avant de nous séparer.

 

Les routes sont maintenant sèches et le rythme s'élève d'autant plus que la Triumph semble apprécier de s'accrocher à la Div. Un super, et particulièrement vicieux, contrôle radar, calme légèrement nos ardeurs qui, sans être très violentes, nous entraînaient à des vitesses futilement prohibées.

 

Rochefort, pas de café. Nous continuons par la vallée de la Sioule, Pontgibaud, Volvic, pour trouver enfin un café à Châtelguyon.

Rapide débriefing de la journée, évocation des points à traiter pour la rencontre avec, en particulier une proposition alternative de retour plus rapide pour l'après midi. La synthèse pourrait-être la suivante :

Objectif, du virolo à gogo et un peu de culture motardesque !

- Un passage au mythique au circuit de Charade, à son apogée lors du Continental Circus ;

- Une visite au lac Chambon. Rien à voir avec les deux frères champions, originaires du sud-est, mais le nom est là ;
Lac-Chambon-Murol.jpg



Vue du lac Chambon, du chateau de Murol et de l'enchevêtrement des vallées (photo SANS neige de l'été dernier).









- Un (ou plusieurs ?) passage sur la double spéciale du Dark Dog Tour 2007 (ça sent le souffre, 45 virages en 5 kms !) ;
virages3.jpg




Un aperçu du diabolique enchainement du circuit de la course de côte du Mont Dore





- Une pose déjeuner - Truffade – à La Bourboule ;

- Un retour touristique par, entre autre, les contreforts du plateau de Millevaches (célèbre concentration hivernale des années 70).

- Le soir, pour les vaillants, un super concert de Spectrum (rock style Deep-Purple).
http://www.spectrumband.fr/

 

Je quitte mes acolytes après quelques derniers et magnifiques kilomètres en direction de Manzat.

 

Le retour sur Bort est somptueux avec les lumières et couleurs si particulières des couchers de soleil. Ensuite la nuit et un froid qui devient particulièrement pénétrant, mais pas suffisamment longtemps pour devenir gênant.

 

450 kms de plaisir (quelquefois tendu), de franches tranches de rigolade.

Une très longue journée, mais trop vite passée !

Merci à Pirick d'avoir eu cette idée, de l'organiser, de se déplacer pour être certains de réunir tous les ingrédients d'une rencontre qui s'annonce fameuse.

 

A dans deux semaines.
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9 octobre 2007 2 09 /10 /octobre /2007 19:56
5 octobre 2007
Avant de rejoindre Nevers pour cette dernière manche du Supersport/Superbike, j'ai rendez vous vers midi avec Pascal de Bretagne au relais motard de Bourges. Je veux en profiter pour flâner et pars donc au petit matin. Bonne idée. Les prémices de l'automne s'annoncent. Les forêts Corrézienne et Creusoises étincellent de couleurs chaudes, éclatant sous la lumière du jour qui se lève. Le vert sombre des sapins sert d'écrin aux feuillus qui offrent un camaïeux de jaunes et de rouges resplendissants et particulièrement lumineux. Quelques langues de brumes ajoutent de la féerie enchanteresse à ces merveilleux décors.
 
Au bout d'une heure de route l'atmosphère change. La brume se transforme en brouillard parfois épais et la tension de la conduite monte. De trop nombreux véhicules circulent sans lumière ou pire en feu de position (je trouve cela plus grave dans le sens ou ces conducteurs ont bien perçu le problème de visibilité et ils doivent être certains d'être vus – Inconscients ou Abrutis même résultat, des risques décuplés ! ! !). Enfin, ces épisodes ne durent pas trop longtemps et je peux tout de même profiter autant des paysages que de nombreux enchaînements de courbes.
 
11H30, arrivée au "relais Calmos" administré par la FFMC 18. Pascal n'est pas arrivé mais il m'a laissé un message, il est dans les temps. J'en profite pour commencer à chahuter avec les bénévoles présents et prendre un café. L'équipe est bien sympathique et les blagues échangées sont de bon augure pour le week-end à venir. Pascal arrive peu après midi avec son Comanche attelé à un FJ (le fameux aspirateur à minette du TT) et doit se prendre pour une star. Il est un habitué de ce relais et connaît tout le monde. Nous prenons notre repas sur place et ne pouvons qu'en louer le rapport qualité/prix. Une salade de pâtes, une délicieuse andouillette mitonnée aux oignons et vin blanc accompagnées de frites, un morceau de fromage, une pomme, une boisson et un café pour 4 Euros, sourire et bonne humeur compris. Chapeau et un grand merci à toute cette équipe.
  P1000196.jpg





A 16H00, nous avons monté les 4 tentes que nous avions amenées. Ainsi ceux qui arriveront à la nuit auront moins de contraintes.






Nous venons juste de commencer un petit apéro léger quand Zézé et Victor arrivent du Vaucluse sur leurs 2 CBR1000. ils ont pris la journée pour monter et se font chambrer pour leur moyenne qui doit-être inférieure à 50 kms/h. Il faut tout de même préciser qu'ils n'ont pas chevauché leurs montures depuis un moment. De plus, Zézé semble se plaindre de quelques défauts de son GPS prénommé Victor ! ! ! 
P1000198.jpg
 



Les 2 CBR arrivent. Zézé a pris le commandement des opérations.
Dans les heures qui suivront Victor reprendra du poil de la bête.






Vers 19H30 Laurence arrive en voiture avec ses enfants et 90% de la logistique. Nous préparons de quoi nous abreuver et nous restaurer. Dédé et Carlos, respectivement En CBR 1100 XX et Versys nous rejoignent une demi heure plus tard. Ils arrivent d'Ardèche et du Vaucluse. Le reste du groupe nous rejoindra demain, mais les deux extrêmes sont là. De 14 à 67 ans. Eclectique dans les âges, les machines, les origines, mais tous fédérés par la moto bien sûr mais aussi la joie et le rire.
 
Nous profitons de la soirée pour faire connaissance avec ZR7-man (Repaire des Motards) qui se trouve être installé à 20 mètres de nous. Il attend ses collègues du Lyonnais.
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Alors Carlo, tu sembles bien fatigué. La journée a été longue peut-être ?





6 octobre 2007
Le petit déjeuner donne déjà une bonne idée de notre petite organisation. Café, thé, chocolat, lait, jus de fruits, pains au lait, quatre quart, confiture maison (merci Zézé). C'est déjà du camping amélioré et Mister ZR7-man qui se morfondait tout seul en attendant le réveil de ses acolytes (Oups, j'allais écrire alcooliques) semble apprécier.
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Toute l'équipe attend les deux derniers arrivants.
Adrien, Laurence,Pascal,Céline, Victor, Zézé, et de dos Carlo et Dédé (RMS !).





Nous essayons de joindre quelques Repairiens par l'entremise de ce bon Falco. Il a beau être déjà fort occupé par le Moto Tour, il prend le temps nécessaire pour nous trouver quelques numéros de téléphones. Nous déployons la bannière du Repaire des Motards sur la voiture en point de repère (sans jeu de mots). Malheureusement, nous ne pourrons pas rencontrer toutes les personnes contactées.
 
Le temps est très brumeux et les séances d'essais sont reportées. Nous en profitons pour balader et faire quelques courses de frais. Avec Laurence et sa fille Céline, nous déambulons pendant près de 2 heures à la recherche d'un hypothétique bureau d'objet trouvé. En effet, nous avons trouvé une pochette contenant des billets d'entrée, mais aussi une carte bancaire. N'ayant pas décelé le malheureux autour du lieux de la perte, nous ne voulions pas remettre ces documents à n'importe qui.
 
Cette recherche me permet de découvrir la salle de contrôle du circuit (impressionnant) et nous offre l'opportunité d'une visite du paddock ou nous croisons quelques pilotes et profitons d'animations. Au passage d'un camion Yamaha, un petit Haga semble bien timide et nous tire la langue ! ! !
Soudain, au milieu de la foule, un jeune et son père, rougeoyants (pas la figure, mais les tenues. Ils sont Ducatistes !) m'apostrophent : "Oh non, pas lui ici !"
Il y à 4 mois nous étions ensemble à Ballaugh Bridge (Tourist Trophy) et avions bien rigolé. Quelques minutes de bons souvenirs et de plaisir à se revoir.
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Fred (ronchon ?) et Marvine (rayonnante !) arrivent de La Rochelle juste pour manger (ils savent y faire ces deux là !) sur le second "aspirateur à minettes".
 




En fin d'après midi, Carlo me met à contribution. Il a besoin d'un pilote sobre (le choix est faible) pour aller chercher des pièces chez Honda à Nevers. Même si il n'a pas fait (encore) d'excès outranciers, il ne veut pas prendre sa machine, autant pour des raisons de sécurité que vis à vis d'un éventuel contrôle d'alcoolémie. Nous profitons de cette sortie avec Dédé pour nous déguster un expresso et faire quelques courses, y compris pour nos jeunes voisins.
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Première mi-temps en fin de repas. Zézé et Carlo partagent les écouteurs et nous laissent tranquilles.






Le début de la soirée est régi par le rugby. Les quelques téléviseurs présents sur le camping attirent les foules qui s'agglutinent autour, tel les insectes dans le halo des réverbères. Chaque phase de jeux peut être suivie les yeux fermés. Les silences, inhabituels dans cet environnement, pendant les périodes de doute. Les grondements désapprobateurs en réaction des points marqués par les Blacks. Les clameurs marquant les avancées des Bleus. Jusqu'à l'explosion finale qui, à l'image d'un feu d'artifice, nous offre un bouquet sonore alliant cris, chants, trompes, klaxons et rupteurs. Cette victoire sera dignement arrosée.
 
Il est dommage que l'organisation n'ait pas profité de son infrastructure. Une projection sur un écran du circuit et quelques milliers de personnes en osmose devant aurait pu être un moment fort de ce week-end.
 
La suite de la soirée est ponctuée par les différentes visites et dégustations diverses. L'ambiance est chaude et les délires et crises de rires se succèdent. La palme reviendra probablement au duo Dédé-Victor. Le premier veut être servi d'une des spécialités liquides de fin de repas et l'autre arrête son mouvement de bouteille juste avant la première goutte sous prétexte de reprendre ses récits, explications ou questions, avec toute la verve et le vocabulaire d'un sudiste. Pendant de longues minutes, l'opération se renouvelle inlassablement. Dédé, qui a toujours son verre vide monte en pression. Victor accentue à outrance et tous les autres benêts que nous sommes étouffons et pleurons de rires devant ce sketch improvisé. Un très grand moment !
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Dédé peut ENFIN déguster le verre que Victor a mis tant de temps à lui servir !
Il semble gouleyant celui-là !




7 octobre 2007
Le réveil se fait dans la brume. Pas seulement celle qui obstrue certaines têtes, mais aussi celle de l'air ambiant chargé d'humidité. Les essais étant reportés du fait de la mauvaise visibilité, nous en profitons pour déambuler dans le village puis nous nous installons dans une tribune, face aux stands. Pascal, Carlo et Dédé retournent au campement pour apporter de quoi pique-niquer sur place. Vu le retard dans le programme, les courses vont s'enchaîner et nous ne voulons pas en perdre. Il ne me revient pas de relater ici toutes ces courses. J'en suis bien incapable et les journalistes professionnel le feront beaucoup mieux.

P1000326.jpg
 





Pascal est bien pensif !








 Le soleil commence à percer pour la première manche du Superbike qui démarre sur un coup de théâtre. James Toseland est en tête du championnat, mais deux pilotes peuvent encore prétendre à la couronne, Haga et Biaggi. Le leader se fait "bourrer" dés le premier tour. Il repart mais Haga file en tête suivi par une meute dont Biaggi. De ce fait, le suspens durera jusqu'à la fin de la seconde manche, et le spectacle est dantesque.
P1000328.jpg



Les trois femmes se regroupent. Est-ce pour parler chiffon,
ou se crêper le chignon ?
Une est fan de Toseland, 
l'autre accro à Biaggi 
et la troisième reste neutre!




Dés la fin de la seconde manche, nous retournons finir de plier le matériel et charger les motos. Les premiers à repartir seront Dédé et Carlo, les derniers Zézé et Victor.
P1000582.jpg




Dernière photo prise dans la ligne droite avant le 180 ° d'Adélaïde. Dédé et Carlo sont déjà partis.
 





Les deux sides et la Div. Se dirigent sur le relais motard de Bourges. L'accueil de la FFMC 18 est toujours aussi agréable. Nous nous séparons dans la bonne humeur générale.
 
Nous arriverons tous dans nos contrées respectives entre 8H30 et 11H00, fatigués mais heureux et impatients de renouveler encore ces tranches de vies inoubliables.
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