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21 mai 2008 3 21 /05 /mai /2008 20:56

Dimanche, un mail de Charlie et P’tit loup m’annonce leur passage dans le coin mardi.

 

Notre première et dernière rencontre date de Pâques, au cours d’un mémorable rassemblement enneigé (cf.  http://div19.over-blog.com/article-18106438.html).

 

Ce message me fait d’autant plus plaisir que P’tit Loup, seul possesseur de Harley avait été la cible de bien des railleries. Il me confirme ainsi n’avoir aucune rancœur et témoigne à nouveau de sa bonne humeur.

 

Je leur téléphone pour leur annoncer que je me libérerais dans l’après midi. Rendez vous est pris pour le café dans le restaurant où ils déjeunent.

 

J’arrive vers 2 heures et nous commençons à chahuter. Comme souvent, les spectateurs du début rentrent dans le jeu et le bar s’anime rapidement.

 

Ils désirent aller au point de vue des orgues. Je leur demande si ils connaissent le château de Val. Ils l’ont aperçu une fois sous la pluie et adhèrent à l’idée d’y retourner. Nous sortons de la ville en passant au pied du barrage et la Harley emmenée de main de maître me colle à la roue. Nous ralentissons rapidement pour attendre Charlie qui ne participe pas à ce petit jeu !

 


Charlie ne court pas assez vite pour éviter la photo.

Par rapport à la dernière vue (cf.
http://div19.over-blog.com/article-19093702.html), le niveau de l'eau a baissé de plusieurs mètres
(on aperçoit l'avant d'un des bateaux en bas à gauche)





Après une petite pause d’un quart d’heure au château, nous repassons sur le barrage pour rejoindre le site des orgues. Les monts du Cantal sont à peine visibles dans la brume et le massif du Sancy est dans les nuages.

 




Une partie de la ville de Bort vue du belvédère des orgues.


Les habitués devraient retrouver ma maison !





Ensuite, nous nous propulsons à quelques kilomètres pour découvrir le site de Saint Nazaire. Un merveilleux point de vue sur les gorges de la Dordogne et de son affluent la Diége.

 






Charlie et P'tit Loup prennent la pause dans ce site majestueux.






Après une dizaine de kilomètres, nous retrouvons la D979 où nous nous séparons. Ils repartent vers Ussel et je rejoins mes pénates.

 

Merci encore à vous deux pour ces deux grandes heures de plaisir et de rigolade.

 

A consommer sans modération ! ! !


La belle américaine escortée de ses deux japonaises.

Malgré l'imagerie, la cohabitation est bon enfant !

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18 mai 2008 7 18 /05 /mai /2008 09:51

Ce double week-end à rallonge de début mai s'annonce chargé.

 

Je dois me rendre à Paris pour une douloureuse affaire familiale. Vendredi sera une journée difficile. Les résultats des auditions policières prévues ce jour là peuvent déboucher sur un cataclysme.

 

La première étape est très humide. Les averses se succèdent, plus ou moins violentes et la tenue pluie est de rigueur. Pour optimiser la sécurité, j'opte pour l'autoroute A20 à partir de Limoges. Dans les longues courbes qui suivent, nous sommes assaillis par un orage brutal. Une voiture dont j'amorce le dépassement pénètre sur une surface fortement recouverte d'eau. D'importantes gerbes jaillissent sous les roues et les feux stops s'allument instantanément. Le résultat est immédiat, le véhicule en aquaplaning se met en crabe.

 

Malgré l'état de la chaussée, j'accélère pour ne pas rester proche de ce véhicule en perdition. En fait, je verrai dans mes rétroviseurs la voiture reprendre un axe cohérent. Un avertissement sans conséquences fâcheuses ! ! !

 

Je m'arrête chez un de mes frères dans la région de Poitiers pour repartir le vendredi de bonne heure. Le temps m'est compté, mais je décide de rejoindre Blois par les petites routes et profiter du renouveau printanier aux petites heures du jour.

 

Bien que frais, le temps est magnifique. Les départementales qui me mènent de Dangé à Blois sont agréables. La route serpente dans les successions de forêts et de zones cultivées où trois teintes dominantes se partagent l'espace. Les différentes palettes de bruns des terres fraîchement retournées, les verts tendres des blés d'hiver, les verts argentés et chatoyants des orges qui ondulent dans la brise et le jaune du colza en fleur, éclatant sous le soleil.

 

Ces dernières cultures procurent aussi d'agréables sensations olfactives. La contrepartie de ces plaisirs réside dans les nuées d'insectes en tournées d'inspection de ces champs de fleurs. Immanquablement, la visière est vite largement garnie de ces gloutons gavés de sucs ! Heureusement, dans la fraîcheur du matin, ce phénomène n'est pas encore gênant car cette population n'est pas encore active.

 

Quelques portions plus sinueuses m'aident à parfaire le rodage du pneu avant tout neuf. Un de ces enchaînements est particulier. A la sortie d'un bois, la route plonge doucement vers une vallée. Au détour d'une courbe enserrant un champ de colza, des toitures rondes et pointues apparaissent, surplombant le jaune éblouissant du champ en fleur. Se dévoilent ensuite les tours qui supportent ces toits puis le château tout entier. Un panneau m'instruit. Il s'agit du château de Montpoupon. Le spectacle est grandiose, l'environnement magnifique. Néanmoins, je ne prends pas le temps de m'arrêter pour immortaliser l'instant. A refaire !

 

Le reste du trajet s'effectue par l'autoroute et j'arrive en début d'après midi à destination.

 

Tout ce long week-end est consacré à ma famille. L'ambiance est lourde et pesante. Les informations émanant des services de police sont en même temps trop vagues, mais aussi très cruelles. Nous allons probablement rester dans l'expectative pendant quelques temps, et nous nous préparons à une nouvelle période d'attente sur cette enquête. Pour certains, dont moi, il devient difficile de rester calme et serein, et de ne pas chercher à rendre une forme de justice plus rapide.

 

Lorsque l'on repense à une certaine enquête sur un vol de scooter,
on reste interrogatif sur le sens du mot EGALITE inscrit au fronton de la République.


Le 2 roues du fils d'un ministre a sûrement plus de valeur que la vie d'une adolescente ! ! !

 

 

J'ai profité de mon passage à Paris pour confirmer un rendez-vous professionnel en Bretagne afin de m'éviter de nombreux kilomètres supplémentaires. Comme je dois y être le vendredi, je conviens de me rendre le mercredi soir chez Pascal qui m'accueille et ainsi profiter du jeudi férié.

 



Vues de la route de crête, les boucles de la Seine.

Le grondement sourd d'un pousseur rompt le calme charmeur de l'endroit.

Dans un quart d'heure, je traverserai la Seine à Bonnières, au fin fond de cette photo.





Je pars le mercredi matin avec pour objectif de musarder et me détendre. La traversée du Vexin vers La Roche Guyon est un retour aux sources. Il y à 35 ans, presque jour pour jour, ma première virée en moto parcourait ces contrées pour un pique nique à Château Gaillard. J'étais le seul en moto, accompagné par une nuée de 50 cc plus ou moins trafiqués.

 






Le château de la Roche Guyon a-t-il pris un coup de jeunesse depuis mon dernier passage ?



Ou alors, c'est moi qui a pris un coup de vieillesse et mes souvenirs sont défaillants ! ! !







Si l'environnement est agréable, la route est pesante. Il doit y avoir un élevage de ralentisseurs dans le secteur. Chaque village en est pourvu et je ferai à peine 50 km la première heure.

 

La sortie de Bonnières en direction d'Evreux est un régal. La sortie de la vallée de la Seine s'effectue par une succession de grandes courbes où je peux me défouler. Heureusement car la suite est tristement rectiligne et mon esprit divague sur cette route tant de fois empruntée dans la voiture paternelle.

 

La base aérienne est toujours là, mais les MP’s de l'armée américaine ne font plus la circulation. Enfant, j'étais impressionné par ces militaires martiaux réglant avec autorité les flux de véhicules. C'est ici aussi que j'avais pu voir une patrouille acrobatique en pleine action (de la Navy, je crois). C'est maintenant une base du transport aérien de l'armée française.

 

A la sortie d'Evreux je décide d'abandonner cette route ennuyeuse et m'engage vers Conches par la vallée de l'Iton, puis Bernay avant de retrouver la nationale.

 

Au premier café, je décide de faire ma première pause alors que je suis englué dans une longue file de véhicules que je remonte pas à pas lorsque les automobilistes me favorisent le passage. 2 voitures devant, un break semble avoir la même idée que moi et se gare sur le large trottoir. En descendant de la moto, je vois 2 hommes tout de bleu vêtus sortir du break et prendre des mesures du positionnement de leur véhicule. Le radar mobile est paré ! ! ! Une rapide discussion technique s'engage avec ces deux militaires fort sympathiques qui se mettent ensuite ardemment au boulot (confortablement assis devant leur écran ! ! !).

 

Je compte me diriger vers les plages du débarquement. L'entrée de Lisieux est chargée. Je décide donc de contourner la ville par le nord, mais je n'ai qu'une carte de France. Je navigue donc au jugé, prenant des repères sur le soleil et les grands axes traversés.

 

Excellente idée. Si les petites routes ne favorisent pas la vitesse, elles offrent un spectacle plaisant. Les paysages du bocage normand prennent toute leur dimension avec ces parcelles de terres bordées de haies, parsemées de pommiers en fleurs qui proposent une agréable harmonie de couleurs et de senteurs. Les typiques bâtisses à colombages ponctuent cet environnement bucolique.

 





Je rejoins le bord de mer à Dives.


Cela ne s'invente pas avec ma Div. !

 

 

 






 

Traversée de l'Orne puis reprise de la route côtière pour remonter toutes ces plages tristement célèbres. Les arrêts sont fréquents mais rapides. La moto est chargée et je ne veux pas la laisser hors de vue. Un casse croûte à Juno Beach puis reprise de cette sorte de pèlerinage jusqu'à la Pointe du Hoc.

 



Là, elle fait moins la fière la Div.


Le char Churchill monte une garde éternelle sur le front de mer plus calme qu'à son arrivée.






    - Par quelles affres ont du passer tous ces hommes pour prendre pied sur ces plages ?

    - Pourquoi la folie de certains aboutit à de tels massacres ? 


Mon séant commence à me rappeler à l'ordre. Sur les 8 dernières heures, plus de 7 sont passées en selle !

 

Je décrète donc une poursuite plus rapide de ce périple et rejoins Saint Lô puis Avranches et la voie rapide jusqu'à Jugon les Lacs. Enfin, une quarantaine de kilomètres de jolies départementales me guident gentiment jusque chez Pascal.

 

Jeudi, un peu de tourisme associé à la formation de William, le fils aîné de Pascal. Jeune permis A1, il profite de l'encadrement des 2 vieux (peut-être le subit-il ?). Son NSR est encadré par le ZX12R paternel et la Diversion.

 

Devant l'Abbaye de Bons Repos,

nos montures attendent sagement avant de retourner vers le lac de Guerlédan et les retrouvailles avec le NSR du jeune William.





La maturité de ce jeune routard m'époustoufle. Si la fougue de la jeunesse est bien présente, la faculté d'anticipation est déjà bien forgée. Les bonnes habitudes de l'auto-école (clignotants, vérifications, priorités, …) sont bien présentes, mais elles sont exacerbées par l'expérience des kilomètres en passager et les récits des anciens dont nous lui rabattons les oreilles depuis plusieurs années. Au moins avec lui, comme avec certains autres (n'est-ce pas Ulrich ?), nous avons la satisfaction d'être utile aux plus jeunes par ces compléments de formation.

 

Le week-end est essentiellement consacré au moto-club de Bréhan qui participe à l'organisation du 28ème Tour de Bretagne des véhicules anciens. Magnifique manifestation qui regroupe plus de 700 véhicules anciens, motos, voitures ou utilitaires.

Plus de 150 photos sont à votre disposition dans l'album proposé ci-dessus. 




Le jeune William semble se reposer du rythme que nous lui avons imposé !


Le grand William (tout est relatif !) et Pascal officient à la circulation.





André, le président du MC nous a demandé de venir épauler ses troupes pour canaliser toutes ces merveilles. Nous nous retrouvons le soir chez lui où il nous présente son musée personnel. Le rez de chaussée est impressionnant, mais l’énorme quantité de machines et de pièces en réserve au premier étage est encore plus faramineuse.
 

















Le passionné André nous présente ses trésors, ici au 1er niveau. Quelques photos ne rendront jamais la richesse de l'endroit, et encore moins la simplicité de l'accueil. Merci pour ces bons moments !

L'heure du retour sonne le lundi. Pascal et l'autre William (le copain) m'accompagnent. La Diversion est toute fière d'être encadrée par deux avions de chasse. La Bimota devant et le ZX12R derrière, elle doit bien se tenir. Nous rejoignons Blain par de bien sympathiques petites routes et y prenons un dernier café.

 



La frèle Bimota à moteur Suzuki 

et la puissante Kawasaki

escortent la vieille Yamaha.

Petite pause à La Gacilly, pas pour les produits de beauté, mais pour le café !




Un dernier arrêt à Nantes pour saluer des amis, un plein vers Poitiers et direction Limoges avec quelques gouttes de pluie et un puissant orage à l'approche de la capitale Limousine. Ma station service habituelle est inopérante pour l'essence. Tant pis, j'en prendrai plus loin. Eymoutiers, pompes automatique en panne et petite station fermée.

 

Quelques kilomètres plus loin, nouvel arrêt pour enfiler la tenue de pluie. La barrière nuageuse sur les hauteurs ne laisse aucune perspective de finir de sécher de la dernière précipitation.

 

Bugeat station service fermée. Le rythme enroulé devient particulièrement cool. Normalement, je devrais avoir assez d'essence, mais dans l'après midi l'allure était soutenue, particulièrement en suivant une BMW bien pressée. De toute façon, la route est détrempée et la vision est réduite.

 

A l'approche de Meymac la pluie cesse. Un chevreuil en profite pour raviver mon attention en traversant quelques mètres devant la moto. L'instant à beau être fugace, il déclenche tout de même une forte décharge d'adrénaline.

 

A une dizaine de kilomètres de Bort, mon séchage est annihilé. Un violent orage m'accompagne jusqu'au bout, mais j'arrive tout de même sans encombre et avec encore 3 litres d'essence.

 

S' il n'était pas si tard, je serais allé jouer au Loto. J'ai cumulé les coups de chances ce soir ! ! !

 

 

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27 avril 2008 7 27 /04 /avril /2008 16:54

Dimanche 27 avril

 

Le temps est magnifique et Laurence voudrait en profiter pour aller à une brocante à Meymac (19). Pour moi c'est parfait puisqu'elle accepte de prendre la moto !

 

Ce vide grenier organisé par le lycée forestier est sympathique mais nous en faisons vite le tour. Nous décidons donc d'aller balader vers le plateau de Millevaches, haut lieu moto dans les années 70 pour sa célèbre concentration hivernale, mais aussi région magnifique où pâturages et forêts se partagent l'espace.

 

De Meymac, nous empruntons la D36 jusqu'au village de Millevaches. Nous prenons à gauche la
D 164 vers Saint Merd les Oussines que nous traversons. Environ 5 km plus loin nous obliquons sur la gauche pour rejoindre les ruines Gallo-Romaines des Cars.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Nous sommes pourtant loin de tout, mais deux magnifiques Lotus nous accueillent. Quelle surprise !

 










Le cylindre sur la gauche des ruines est une cuve monolithe taillée dans un seul bloc de granit, de 1,75 m.de profondeur.
Cette citerne alimentait une piscine et un jet d'eau (au IIème siècle ! ! !).

 

 

 

Nous profitons du sous bois et du chant des oiseaux pour nous restaurer rapidement. Ensuite, nous revenons sur nos pas pour tourner à droite à l'entrée de Saint Merd, en direction de Meymac par la D 109. Après 5 ou 6 km, nous stoppons pour admirer la tourbière de Longéroux. Lors de la floraison des bruyères, ce site doit être somptueux.

 

  



Un parfait exemple des différences de paysages en Corrèze.

Forêts et pâturages alternent leurs teintes derrière la Tourbière de Longéroux où la Vézère prend sa source.





Nous reprenons notre route et traversons la D 979 pour s'engager sur la D 979E dite "Route des Hêtres". Il s'agit de l'ancienne route qui reliait Meymac à Limoges, mais qui contourne le mont Bessou par le sud.

 

L'état de la chaussée n'engage pas aux pointes de vitesse et c'est parfait pour profiter des paysages. Au détour d'un virage, une large vallée nous offre une perspective époustouflante. Les verts tendres des prés rehaussent les verts profonds des bois de conifères. Ce patchwork s'étire au gré du relief, entrecoupé d'exploitations forestières, de rares habitations, de cours d'eau et ponctué au loin, par les Monts du Cantal (plus de 70 km à vol d'oiseau).
Ces derniers érigent fièrement leurs sommets encore enneigés, nimbés dans un léger voile de brume.
SOMPTUEUX.

 

La vieille ville de Meymac mérite largement une incursion pédestre dans ses rues et ruelles ou l'on peut admirer l'abbaye et de magnifiques demeures. Je veux m'arrêter prendre le café "chez Arlette" QG du MC Meymacois, mais c'est fermé. Dommage, ce matin je lui ai adressé un petit salut en passant devant, juste pendant la pause cigarette !

 

En arrivant sur Bort, nous décidons de passer le barrage pour nous propulser jusqu'au château de Val à Lanobre (15). La hauteur du lac est telle que nous pouvons faire une photo peu courante.

 





Des bateaux devant le château de Val, une vue peu courante, surtout l'été.

 


De nombreuses motos étaient de sortie !






Pour finir la journée, nous faisons une rapide incursion dans le Puy de Dôme pour aller cueillir quelques jonquilles. Vu les quantités, le bouquet est vite fait.

 
 

 
Une fleur parmi tant d'autres !

Non, pas taper Lolo . . .

Des jonquilles à perte de vue . . .

Dans le fond, le Massif du Sancy domine l'environnement.

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27 avril 2008 7 27 /04 /avril /2008 15:07

Cela fait deux ans que je participe à cette concentration organisée pour l'ascension par le MCP Les Cromagnons de la Bachellerie (24).

 

Sébastien dit "néné" est un des anciens de cette rencontre et nous y traîne chaque année. A chaque fois il regrette de ne pas avoir de coupe malgré son assiduité. Cette année je lui propose de rafler un maximum de prix et il est enthousiaste à cette idée.

 

Dès janvier j'évalue les possibilités de rallier le plus de monde possible pour organiser ce week-end mémorable. Le projet s'établit sur le plan suivant :


  • Le jeudi, à partir de la vallée du Rhône, nous rallions le gîte de Champ sur Tarentaine dans le Cantal. Ceux qui viendraient d'autres régions nous y rejoindraient ;
  • Le vendredi, l'ensemble du groupe comprenant, en plus de nous, les participants éventuels d'autres régions et les adhérents du MC de Champs partiraient pour la Dordogne pour installer le campement ;
  • Samedi, prévoir balades et repas du midi, le soir étant réservé à la concentration ;
  • Dimanche, organiser les retours et l'éventuelle logistique qui va bien.

 

Sur cette base, je commence à sonder tous les partants et les perspectives deviennent vite affolantes. Plus de 20 personnes sont intéressées en vallée du Rhône, Serge de Metz, Pascal et William de Bretagne, Fred et Marvine de La Rochelle et une dizaine de Champ (15) sont sur les rangs.

 

Il ne s'agit donc plus d'une sortie entre copains et il faut s'organiser sérieusement. Gérer les réservations des repas et couchages, les inscriptions à la concentration, les engagements financiers, les parcours, tous ces éléments dont dépendront une réussite ou un fiasco.

 

Je réalise des documents d'inscription. Ils intègrent l'ensemble des options et les financements de chacun. Denis de Champ sur Tarentaine, qui cumule les charges de président du MC local et de propriétaire du gîte, se charge de centraliser les inscriptions Cantalou pendant que j'enregistre toutes les autres. Je sous-traite l'organisation des parcours à André (futur DD07), notre maître ès Road Book.

 

Le jour J, le cœur du groupe se compose de  Néné et Stéphanie, René, André, Carlo, Alfred (notre papy de 73 ans avec sa magnifique R90S), Patricia, Patrick et Chantal, Fabien et sa copine, Jean-luc, moi et ma fille Céline. Il est sérieusement étoffé par 2 Jean-pierre, Ludo, Nicolas, Pascal, et quelques autres.

 

Nous partons de Saint Martin d'Ardèche à plus de 25 bécanes. Chacun est muni d'un RB et d'une liste téléphonique. Néné, sur une Harley dont seul le moteur peut porter le nom, est euphorique. Le temps est magnifique et l'humeur générale particulièrement joyeuse.

 

A une trentaine de kilomètres Néné provoque le premier arrêt. Son paquetage a tendance à ne pas vouloir le suivre ! Nous prenons un café à Villefort (48) et décidons de casser ce groupe trop difficile à gérer, surtout sur ces routes Cévenoles où les différences de niveau et de machines deviennent critiques. Les "furieux" emmenés par Carlo, Ludo et André (encore en NX à l'époque ! ! !) partent devant. Je me retrouve au milieu, troisième d'un groupe de 5 bécanes emmenées par Néné et son "rats". Un troisième groupe de très sages nous suit à quelques minutes. Nous convenons de nous retrouver à Mende pour le déjeuner.

Les courbes s'enchaînent tranquillement. La Harley surbaissée ne peut pas prendre beaucoup d'angle et je suis très lourdement chargé. Nous en profitons pour bénéficier de cette magnifique région baignée d'un soleil généreux.

 

L'entrée du village de Sainte Hélène (D 901, à une bonne dizaine de kilomètres de Mende) s'effectue par une grande courbe à droite. Nous l'abordons à la vitesse prescrite. Néanmoins, la Harley accroche le sol et, déséquilibrée, bascule.

 

La machine et son pilote, chacun de son côté, entament leur glisse vers l'extérieur du virage. Je réveille ma fille en gueulant sous mon casque "Merde, merde, merde".

 

Dans le même temps, le second du groupe, Jean-Luc sur son GSX 1400, regard rivé sur ce spectacle dévie de sa trajectoire. Un 4X4 arrive en face et lorsqu'il s'en aperçoit il saute sur les freins. Resté sur ma parabole, je le double par la droite, entend le choc, et discerne une botte me doubler dans les airs.

 

La faible vitesse initiale encore réduite par ces événements, me permet de m'arrêter presque instantanément sur un petit parking qui se trouve là.

 

Les secondes qui arrivent sont longues.

 

Mes réflexes acquis à la Protection Civile et aux SAMU sont immédiatement présents.


J'envoie ma fille à l'entrée du virage avec un double objectif. L'éloigner d'un spectacle dont elle peut se passer (elle à 16 ans) et éviter le sur-accident, particulièrement avec les motos qui nous suivent.


Jean-Luc n'est pas dans mon champ de vision. Je ne vois que le 4X4 et la moto encastrée dedans. Plus loin sur la gauche, Néné qui se relève.


Ma tension est  extrême. Que vais-je trouver ?


Je contourne le véhicule tout en hurlant des ordres à mes acolytes (téléphoner aux pompiers, baliser en amont et en aval, suffisamment loin pour éviter une catastrophe).
 

Je découvre Jean-Luc allongé dans une sorte de fossé pierreux. Il est conscient. La tension baisse d'un cran.


En me penchant sur lui, je sais déjà qu'il y a un problème au niveau de la tête du fémur. Le positionnement de la jambe et du pied est symptomatique.


Je lui parle. Bien qu'en état de choc il est très cohérent et étonnement calme.


Le premier bilan me rassure. Evidemment il y a beaucoup de casse, au moins un bras et une jambe, mais rien ne semble vital en dehors des risques internes, particulièrement au niveau viscéral.


Ayant vérifié qu'aucun souci n'affecte Néné dont seul le cuir est râpé, j'effectue un contre appel aux pompiers. Je leur communique ma première analyse et demande une ambulance et un médecin.

 

Les secouristes et les gendarmes effectuent leurs missions respectives. J'en profite pour louer encore ces hommes qui allient si parfaitement professionnalisme et humanité.

 

André, joint par téléphone attend le reste du groupe à Mende. Je lui demande de poursuivre le programme prévu par la vallée du Lot afin d'atténuer le contrecoup, pendant que je m'occuperai de Jean-Luc.

Denis est prévenu de notre retard. Il est catastrophé. Jean-Luc est un de ces copains de très longue date. Sur place la tension redescend. Stéphanie et Céline évacuent en pleurant.


Je m'occupe des derniers détails sur place. Faire le point avec les gendarmes, rassurer l'automobiliste qui était catastrophé bien qu'aucunement responsable, remiser l'épave de la moto chez les voisins qui ont été charmants. Quelques semaines plus tard, nous passerons leur donner des nougats pour les remercier.

 

Je rejoins l'hôpital de Mende où m'attend ma Céline. Elle était tellement choquée que les gendarmes ont accepté de l'emmener dans leur voiture. Merci encore à eux.

 

Au bout d'environ deux heures les médecins finissent de me rassurer. En plus de ce que j'avais détecté, ils m'annoncent que la fracture du bras est complexe, le bassin est brisé à 4 endroits, mais aucun pronostic vital n'est engagé. Je prends congé de notre blessé qui garde un moral impressionnant et reprends une route directe par Saint Chély d'Apcher, Saint Flour, Murat et Riom ès Montagne. L'allure est très calme est Céline se détend tout doucement.

 

J'arrive le premier à Champ où Serge de Metz est arrivé le matin. Le groupe de la vallée du Rhône arrive plus tard, suivi du Breton Pascal et des Charentais Fred et Marvine. Nous sommes une petite quarantaine au repas du soir avec les locaux.

 

Le vendredi plus de 35 bécanes au départ (de mémoire 37 je crois). Nous changeons l'itinéraire prévu pour privilégier les grands axes. Les bagages de Néné ont de nouveau tendance à prendre la poudre d'escampette, provoquant quelques arrêts pour repositionner le paquetage.

 

Un pique nique sous un soleil de plomb proche des cascades de Gimel, l'installation des tentes, l'inscription du groupe sous le vocable "les indépendants réunis", puis un super confit chez Marie Pierre avec tous les autres habitués. Encore une très chaude soirée !

 

Le lendemain, balade locale très calme. Patricia et David en profitent pour échanger leurs 600 CBR et Falco.Ils prennent le large en direction du château de Hautefort où nous les retrouvons.

 





Le magnifique château de Hautefort (24)

Fier et majestueux !






Le repas du midi dans une guinguette au bord de l'eau se poursuit par des siestes et des baignades plus ou moins volontaires.

 

Samedi soir, le concert et les habituels délires de tous ordres qui régissant toute bonne concentration. Gilles, motociste à Lanobre (15) nous a rejoint après la fermeture de son garage.

 

Une petite partie du groupe le dimanche midi.
Au premier plan, les organisateurs, Marie-Pierre et Patou qui surveille son pastis ! ! !


Le dimanche matin les plus lointains repartent et nous participons à la balade organisée par les Cromagnons. Au retour, le dernier repas pris en commun est ponctué par la remise des prix. Néné est aux anges avec sa coupe du "groupe le plus important". Mon objectif est rempli et je suis particulièrement heureux de constater son plaisir.

 

 

















Heureux le Néné, cela fait plaisir à vivre, à voir et à revoir.

Quand à Alfred, il cumule les titres des anciens pour le pilote et la moto ! ! !

La majorité du groupe de la vallée du Rhône repart vers le sud-est, mais une partie d'entre nous retourne à Champ pour y passer la nuit.

 

Lundi matin je démarre de bonne heure dans la brume matinale, avec Patricia que je guide jusqu'à Murat où nous prenons un café avant de nous séparer. Je poursuis ma route pour raccompagner Céline à Montpellier où elle poursuit ses études.

 

Je repars immédiatement vers le nord. J'ai rendez-vous à l'hôpital de Mende avec Gilles. Nous discutons avec  Jean-Luc qui vient d'être opéré puis retournons vers Sainte Hélène prendre en charge sa moto. Une fois celle-ci chargée dans le fourgon de Gilles, nous nous séparons.

 

J'arrive en fin d'après midi chez André à Saint Martin d'Ardche. Annie, son épouse, nous a préparé un agréable dîner autour duquel une bonne partie du groupe se retrouve.

 

Malheureusement j'en profiterai peu. Légèrement épuisé, je m'allonge dans l'herbe pour m'endormir instantanément et me réveiller aux premiers départs.

 

Je rallie Montélimar pour continuer ma nuit et finir d'évacuer tension et fatigue.

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25 avril 2008 5 25 /04 /avril /2008 20:10

La première journée qui s’annonce correcte après des jours et des jours de pluie. Laurence est encore en vacances et elle semble prête à reprendre sa rééducation motocycliste. Ca tombe bien j’ai le pneu avant à finir !

 

Nous préparons un pique nique, un thermos de café et, vers 11H00, la température dépassant très légèrement les 10°, nous partons de Bort.

 

Pour démarrer, la D 979 avec ses enchaînements de courbes rapides en direction de Saint Angel puis la N 89 jusqu’à Egletons où nous empruntons la D 16 vers Treignac. Le dernier affichage de température nous annonçait 11° et de nombreux nuages sont encore présents.

 





La Tempétueuse Corrèze
sort de son lit et
envahit les alentours.





Première pause bucolique après St Yriex le Déjalat le long de la Corrèze déchaînée, gonflée par toutes les pluies de ces derniers temps. Un café dans cette nature en plein éveil est bienvenu. Les bourgeons foisonnent et quelques feuilles commencent à poindre.

 

Nouvel arrêt une quinzaine de kilomètres plus loin pour admirer la cité médiévale de Treignac et son clocher tors bien particulier.

 






Le clocher tors de Treignac.


Cette structure donne une drôle d'impression !

Une des nombreuses attractions médiévales
de ce superbe village.







Nous continuons ensuite la D 16 jusqu'à Chamberet. Les paysages alternent en permanence. Des prés ou des cultures, des forets de conifères ou de feuillus, des vallées ou des cols, attirant le regard de toutes parts.

 

 

La route est correcte, mais reste une route de campagne avec ses innombrables surprises. L’exploitation forestière qui macule la chaussée de terre devenue boue avec l’humidité, le tracteur agricole au détour d’un virage, les changements constant d’adhérence en fonction de l’orientation au vent et au soleil, les animaux domestiques ou sauvages qui traversent en dehors des passages protégés d’ailleurs inexistants. Le rythme est donc calme et attentif.

 

A Chamberet, nous empruntons la D 3 vers Uzerche. Encore une route que Michelin a bordé de vert ! Un régal visuel et olfactif (pas trop d’élevage par là !).

 




Un rocher inséré dans un méandre de la Vézère est le support de cette
magnifique ville médiévale,

Uzerche.





Uzerche, pause pique nique au pied de la vieille ville, le long de la Vézère. Un petit coup de fil à DD07. Il y a un an et demi, nous rodions par ici sa Kawette.

Nous approchons maintenant des 20°, et nous constatons la différence dans l'avance de la végétation. Ici, la verdure efface plus vite les traces de l'hiver.

 

Nous repartons sous un magnifique soleil par la D 920 puis la D 3 vers Vigeois. Ensuite, c’est la D 7 surnommée la route de la Pomme du Limousin. Et pour cause, elle est continuellement bordée par les pommiers actuellement en fleur. Magnifique.

 

Le spectacle continue arrivé à Arnac Pompadour. Le splendide château est le siège des Haras Nationaux et l'hippodrome parfaitement entretenu se déroule à ses pieds. Une grande activité règne. Le week-end prochain ont lieu des championnats de France hippiques.

 





Le château de Pompadour.

Dans notre dos s'étire l'immense hippodrome.






Nous repartons par la D 901 jusqu’à Juillac ou nous obliquons sur la D 86 puis la D 9E2 par Vignols, Orgnac, la Vézère et Estivaux. Nous recroisons un couple en TRX et Hornet déjà vu à Pompadour. Nous devons avoir les mêmes attirances pour les routes vertes du Bibendum ! ! !

 

Il est à noter que cette portion est à emprunter avec précaution. Les routes sont très étroites, viroleuses jusqu’aux épingles vicieuses, parsemées d’embûches tel que branches ou gravillons. Cela permet de profiter pleinement des paysages somptueux. Nous en profitons d’ailleurs pour aller voir les fleurs de pommiers de plus près.

 

















Vergers, avec des fleurs pareilles, elles ne peuvent qu'être belles et bonnes ces pommes.
 

Ensuite, nous rejoignons Sadroc par la D 9 puis Saint Germain les Vergnes par les D 70 et 170.

 

A ce stade, Laurence commence à ressentir la fatigue et nous décidons de rentrer au plus rapide. Direction Tulle par la D 9 puis la N 89 jusqu'à Saint Angel ou nous reprenons la D 979 pour Bort les Orgues.

 

300 Km tout de même. Ca revient bien pour la Lolo, et elle a bien dormi ! ! !

 

Si nous n’avions pas été tenus par cette fatigue, le circuit se serait poursuivi, à partir de  Saint Germain les Vergnes, comme suit :

 

  • D 44 vers Seilhac ;
  • D 23E vers Vimbelle ;
  • D 23 vers Corrèze (magnifique village médiéval) ;
  • D 143 vers Egletons ;
  • D 991 vers Neuvic (encore une route verte avec le château de Ventadour) ;
  • D 20 jusqu’à la D 979 et Bort.

 

En souhaitant que vous prendrez le même plaisir que nous dans ces magnifiques paysages, traversés par des routes bien viroleuses.

Avez-vous noté que le mot Corrèze est rencontré sous trois formes, le département, la rivière, la commune ! 

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25 avril 2008 5 25 /04 /avril /2008 11:15

Je dois passer par Paris la semaine précédent les 24 heures du Mans pour des raisons professionnelles et familiales. J’en profite donc pour aller dire un petit bonjour à quelques amis et connaissances.


Je pars le dimanche 13 au petit matin sous une légère bruine. Les prévisions météo sont relativement correctes et je m’abstiens donc d’enfiler la tenue de pluie. Mauvais choix. Je m’arrête après 20 kilomètres pour m’équiper sous un déluge qui me poursuit pendant deux heures.


Je commence à trouver des routes séchantes à l’approche du Morvan, mais pas suffisamment pour commencer à roder les flancs de mon pneu tout neuf.


Je fais un petit détour par Gien sur Cure pour saluer Karole et Olivier au Relais des Voyageurs. Malgré leurs occupations, ils attendent un groupe de motards pour le repas, ils prennent le temps d’un café tout en veillant au bon déroulement des préparatifs. En toile de fond olfactive règne les appétissantes effluves du cassoulet concocté par Karole.

 




LE RELAIS MOTARD 58

Un très bon plan comme camp de base pour écumer la magnifique région du Morvan.

www.relaismotard58.com




Olivier en profite pour me faire découvrir ses récentes installations. Les dortoirs sont clairs et agréables, et les nouvelles douches particulièrement accueillantes. Le sens pratique de ces motards avertis se retrouve dans un détail d’importance. Des racks de casiers ventilés sont prêts à recevoir nos casques ! ! !

 

Je continue ma route après l’intervention d’un automobiliste sympa. Dans une courbe maculée de boue, j’accompagne la glisse de la Diversion pour m’embourber dans le bas côté. Une corde pour sortir l’équipage en situation fâcheusement instable, puis un passage éclair à la ferme pour un coup de jet salvateur aux jantes et bas de cadre de la moto, et aux bottes du pilote ! ! !

 

L’Auxois me permet de commencer à lécher les inscriptions des bords du pneu sur des routes sèches et je poursuis ma route jusqu’à Metz en évitant toutes les averses qui se déchaînent, tantôt loin devant, tantôt sur les côtés. Une demi heure après mon arrivée chez Serge et Brigitte, la pluie s’installe pour de nombreuses heures.

 

Le lendemain, visite à Pierre, à la frontière Luxembourgeoise. Il a racheté à Serge, la semaine dernière, sa Japauto et sa Kawa Z650 pour améliorer sa collection. Nous pouvons admirer, entre autre, deux magnifiques « quatre pattes » Honda, 350 et 750, un 1300 Godier-Genoud, et le 1000 Japauto qu’il vient de sortir pour le Bol d’Or Classic.

 

Départ pour la région parisienne de bonne heure le mardi. J’ai rendez vous en fin de matinée avec Jacques et Martine, retrouvés par téléphone interposé il y a quelques semaines après plus de 20 ans de silence.(cf. "Mon premier pote motard, Jacques ! " ).

 

L’émotion est grande de part et d’autre pour ces retrouvailles.

 

Tant de souvenirs remontent :

 

  •  L’école hôtelière et les premières âneries en moto dans les années 72-74.
  • Leur rencontre chez moi, à Annecy alors que j’hébergeais provisoirement Martine. Elle était présente aux prémices de ma vie de Papa Poule, et son analyse de cette période particulièrement difficile me réconforte.
  • Les extras que venait faire Jacques les week-ends dans le restaurant que j’avais créé dans le Val d’Oise au début des années 80. Les centaines de kilos de tarte Tatin ou de ris de veau qui ont participés à notre renommée . . .

 

Il me présente sa monture, un VN 800, remisé depuis son accident piéton et sa jambe cassée il y a 4 mois.

 

Après un déjeuner pantagruélique dont seules les entrées et le dessert seront servis, il me faut partir pour assurer le premier de mes rendez-vous en région parisienne.

 

Pendant les deux jours suivants en région parisienne mon planning est très serré.  Je n’aurais pas le temps de voir aucun de mes copains de la région avant mon départ pour Le Mans.

 




Ma dernière vision du Garage Vert nouvelle version,
avant de repartir du Mans.




Le retour des 24 heures se fait en deux temps. Un arrêt chez un ami, Louis, en Sologne où m’attend Serge depuis la veille. J’arrive sous la pluie qui ne s’arrête pas pendant des heures, à tel point que l’étang monte presque à vue d’œil.

 


Serge devant le ponton chez Louis.

La veille au soir il était encore accessible.

Maintenant les canards jouent à Jésus.

En déambulant sur la jetée recouverte, ils paraîssent marcher sur l'eau ! ! !



La dernière étape vers la Corrèze débute avec des alternances de soleil, mais je dois ré-enfiler la tenue de pluie dés Châteauroux où commencent quelques ondées. A partir de Limoges, les averses deviennent plus violentes, mais j’arrive à garder un rythme soutenu. Néanmoins, l’image du travers de la « 11 » est présente en permanence dans mon esprit et je suis très attentif à la moindre amorce de glisse.


PS pour les abonnés à la Newsletter :

Désolé pour les redites, mais vous trouverez tout de même quelques compléments aux messages rapidement envoyés  au cours de ce périple.
Merci de votre fidélité et à trés bientôt.

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25 avril 2008 5 25 /04 /avril /2008 08:04
Il n’est pas question pour moi de relater la course. D’autres le font bien mieux, que ce soit les journalistes, ou les Arsouilles 69 (lien ci-contre pour leur blog).

Je pars du Val d’Oise pour Le Mans le vendredi matin sous un petit crachin, mais le temps s'améliore suffisamment pour retirer la tenue pluie vers Chartres. Nous avons rendez-vous vers 11H00 avec la majeure de l'équipe. Pascal arrive de Bretagne 10 minutes après moi avec son fils Matthieu. Fred et son équipe de La Rochelle, joints par téléphone, devraient être là d’ici une heure. Nous déterminons un emplacement au camping du Houx, installons notre campement et préparons de quoi déjeuner pour tout le monde.

Sylvie et Alain nous rejoignent peu après et le montage de leur tente toute neuve déchaîne des éclats de rires.
Le contemplatif, c’est le surnom que Serge avait donné à Alain l’année dernière.

En effet, il part du principe qu’il ne sait pas dresser une tente. Il s’installe donc confortablement pour regarder sa femme faire, quitte à lui donner des conseils ou lui demander de se dépêcher avant la pluie ! ! !
Gentlemen, nous sommes donc de corvée auprès de Sylvie. Il faut tout de même préciser que cette attitude est un jeu pour Alain et que cela ne traduit pas un esprit en réalité beaucoup plus serviable.



LE CONTEMPLATIF !


J'adhére totalement à ce qualificatif
trouvé par Serge.

Quelle crise de rigolade à répétition.





A l’issue de cet épisode, nous apprenons que l’équipe de La Rochelle s’est arrêtée manger en route. Nous nous restaurons, puis je pars avec Sylvie, Alain et Matthieu pour la visite des stands pendant que Pascal attend le reste de la troupe. Au milieu de la foule je retrouve Jules, un de nos voisins à l’île de Man l’année dernière. Il m’explique où il est installé et nous essaierons de nous voir.

A notre retour, tout le monde vient d’arriver, y compris William qui arrive de Bretagne avec le second side FJ-Comanche. Des 6 de l’île de Man, nous sommes 4 présents.

Les quolibets fusent en direction de Fred et Jo chacun en ZX12R, la compagne de Jo, Sarah sur la Fazer, Pascal 2 et sa compagne Raymonde en Ducati. 8 heures pour rallier Le Mans c’est un record. A peu près le temps qu’il me fallait lorsque je venais de Montélimar ! ! !

L’apéro s’éternise et Fred éreinté par une semaine harassante s’endort sur son tabouret. Il devient la cible de bien des railleries, mais elles ne le réveilleront pas plus que les hurlements des moteurs massacrés aux rupteurs ! ! !


Une réflexion fuse :

" Tiens, Fred dort, il doit être 10H30 ! "

" Non, à peine 10H00 "

" Il est vraiment fatigué dans ce cas "

Ta réputation est bien ancrée Fred ! ! !



Séance grillade orchestrée par Pascal, et tout le monde peut s’installer sous la grande tente amenée par Alain. Fred, presque au milieu fait office de « sauvage central ».

Samedi matin, sitôt le petit déjeuner avalé, nous partons à 5 suivre les courses et garder des places dans les tribunes. Nous suivrons la Honda Cup, le warm-up et les ICGP sans la présence de nos acolytes, aussi rapides que la veille ! ! !

Après les animations, les derniers préparatifs vont bon train dans les stands. Nous sommes juste en face de la 11 et je surveille particulièrement l’attitude de Christian Bourgeois. A mes débuts dans la moto il faisait partie de nos références nationales. Comme hier lors de la visite des stands, sa tension est visible.



Cette attitude symptomatique de celui qui restera "Boubou" dans mes pensées
paraîtra prémonitoire dans
quelques dizaines de minutes.


Désolé pour vous les verts !





Le départ est donné et nous suivons l’évolution sur l’écran géant. Au premier passage, mes voisins exultent, 2 kawas en tête. Il faut dire que Pascal, Fred et Jo rivalisent dans le vert de leurs tenues vestimentaires. Je les chahute en leur rappelant une précédente course et prédis une seule kawa en tête au second tour et plus de kawa en tête au troisième tour. Malheureusement, je ne me suis trompé que de quelques centaines de mètres. La 11, un instant dépassée par la Suzuki a repris l’avantage et boucle le troisième tour devant, sous un début de pluie. Dans la Dunlop, c’est le crash fatal.

Nous attendrons la fin de l’averse pour faire un premier tour de circuit. Cela nous permet d’assister au ballet des machines qui rentrent au stand pour changer de roues. Nous assisterons aussi au déplacement de « Boubou » vers la direction de course puis à son retour dans le stand où le geste de ses deux bras ne laisse aucune équivoque sur l’abandon de la 11. Je suis désolé pour eux et range mes railleries des minutes précédentes.

Dans notre périple pédestre, nous découvrons un Bugatti est en pleine mutation. Le village semble à peu près terminé, le garage vert est transfiguré, les accès sont transformés et le tramway arrive aux portes du circuit. Nous profitons de notre retour vers le camp pour passer voir Jules qui est aussi accompagné d’un autre Fred, lui aussi au TT 2007. L’apéro qui s’ensuit est d’autant plus mémorable que Jules fête son anniversaire.
 

Le DD Breton dans ses oeuvres apéritives.

Face à lui un de ses fils ;

De dos, nos deux side caristes fous,
William et Pascal.

A droite, le troisième possesseur de Comanche, Fred, le verre à la main,
quand il ne dort pas ! ! !


L’apéritif durant vraiment longtemps, entre autre avec un DD Breton et sa clique de jeunes bien sympas. Je me fais rapidement un sandwich et repars vers le circuit avec Matthieu. Nous en refaisons un tour complet et rentrons aux tentes après minuit. Le petit Matthieu est crevé et m’annonce qu’il ne faut pas le réveiller le lendemain matin.

En effet, j’aime vivre le lever du jour au milieu de la course, et nombreux sont ceux qui m’accompagnent dans ce rite immuable commencé il y a 35 ans ! ! ! En fait, je me suis bien réveillé dans la nuit mais il pleuvait et j’ai eu la flemme de me lever. Nous ne sommes partis que vers 7 heures suivre la course.

En fin de matinée, les derniers présents, Pascal, William et moi, sommes rentré plier le matériel et manger un morceau avant de repartir faire un dernier tour vers le garage vert. Les deux sides et la Diversion ont quitté de concert le circuit.

Au cours de ces 24 heures, nous avons encore vécu de fantastiques moments d’amitié et de partage, et ce malgré nos divergences de tous ordres.

Nous avons fait de nouvelles connaissances, retrouvé d’anciennes et loupé des rendez-vous programmés.

De vilaines pensées m’ont assaillies par deux fois au sujet des médias :

Pourquoi ne pas montrer l’animosité gentille et taquine entre les fans de marques, en oppositions aux agressions brutales et malsaines entre supporters de football, plutôt que les beuveries et leurs excès ?

Pourquoi ne pas montrer la foule debout chantant la Marseillaise (et pourtant je ne suis pas un hyper nationaliste) au moment de la présentation du drapeau Français, plutôt que de dégoiser lorsque des sifflets interrompent l’hymne national ?

Cela changerait des sempiternelles chasses aux délinquants motocyclistes et offrirait une image plus juste et plus positive de notre microcosme !

 


Il faut oser !

Un clin d'oeil à nos jeunes voisins pour cette animation.

En fait, ce n'est pas un vrai, mais la réalisation est tellement parfaite que nous nous faisons tous prendre ! ! !
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8 avril 2008 2 08 /04 /avril /2008 22:48

Un matin, j'arrive chez Tissot motos (Yamaha Montélimar), probablement pour changer un pneu. Pierre Tissot m'accueille assez agressivement, ce qui n'est pas dans ses habitudes :

 

-         Que sont ces âneries que tu racontes sur notre compte ?

 

Il est vrai que je blague souvent de tout ou de rien, mais j'essaye que ça ne porte pas à conséquence. Néanmoins, là je suis peut-être allé  trop loin. Devant mon étonnement, Pierre précise sa pensée :

 

-         Il y a un gars qui vient de ta part pour que j'équipe sa moto du même système de passage automatique des vitesse que j'aurais monté sur la tienne !

 

Je suis de plus en plus perplexe. Le seul système additionnel que j'ai fait monter c'est une prise allume-cigare, et je ne comprends même pas ce qu'il dit. Je lui rétorque donc :

 

-         Es-tu sûr que ce gars venait de ma part, tu sais aussi bien que moi que je n'ai pas de tel dispositif sur ma machine.

 

-         Un type qui roule beaucoup en Diversion rouge, qui en avait une bleue avant, il n'y en a qu'un et c'est toi. C'est un gars qui roule en TDM et avec lequel tu fais quelques sorties.

 

-         Effectivement, je roule quelquefois avec Pascal en TDM, mais je ne le vois pas du tout te raconter un truc comme ça !

 

Mais en même temps que je prononce ces paroles, un doute insidieux s'immisce dans mes pensées. Il s'est effectivement passé quelque chose, il y a deux ou trois mois, qui aurait pu provoquer ce tohu-bohu. Intérieurement, je rassemble mes souvenirs, reconstruis l'histoire et éclate de rire. Oui, c'est bien moi qui ai provoqué cette situation, mais vraiment involontairement. Je raconte donc l'histoire à Pierre et Jacques Tissot et à Bruno, le mécano :

 

Nous faisions une petite balade tranquille avec les Bélugues de Bollène. Un grand peloton qui s'étirait sur de petite routes, un temps magnifique, une humeur joyeuse. Lors d'un arrêt, nous discutons par petits groupes, et Pascal évoque un problème d'embrayage. Je lui fais part de mon étonnement, car ma machine a nettement plus de bornes mais n'a aucun souci. Par contre, il est vrai que je ne me sers pas souvent de l'embrayage et que cela est peut-être l'explication.

 

Pascal, qui me connaît bien pour souvent partir sur des délires, rigole et me demande de ne pas le prendre pour un abruti.

 

Le voyant dans cet état, mon esprit un tantinet taquin s'échauffe et je pars dans de grandes explications. J'ai un système, directement importé de la compétition, qui me permet de passer les vitesses sans embrayage. Là, il s'insurge et m'agresse littéralement :

 

-         Vas-y, continue à me prendre pour un con !

-         Mais non, pas du tout. D'ailleurs, je comprends ta réaction. Je vais donc te prouver que, pour une fois, je ne raconte pas d'âneries. Tu rouleras à côté de moi, je retirerai ma main gauche du guidon et je passerai mes vitesses.

 

Aussitôt dit, aussitôt fait. Une fois le groupe sur son allure de croisière, Pascal se porte à ma hauteur et je commence mon récital. Main gauche sur le casque, je monte les vitesses, les descends, les remonte. Malgré l'intégral, je perçois l'étonnement de Pascal, il est éberlué.

 

A l'arrêt suivant, il est comme un fou et me demande des explications. Je poursuis mon délire avec des signes de connivences avec les autres dont André et Fabrice. Lorsque le pied approche du sélecteur, il ébranle le dispositif et je n'ai plus qu'a sélectionner la vitesse.

 

Il veut savoir s'il peut avoir la même chose sur le TDM. Et je continue de plus belle. Je sais que Tissot a eu du mal a adapter ça sur la Diversion et je ne pense pas qu'il recommencera l'opération.

 

Nous finirons la journée en rigolant sous cape. Et je pense que nous aurions été encore plus réjouis si nous avions connu la suite, à savoir, venir faire la demande chez Tissot.

 

 

L'énoncé de cette histoire provoque un éclat de rire général dans l'atelier.

 

Cet éclat de rire se renouvellera à chaque évocation de cet épisode, y compris avec Pascal. Très grand seigneur, il reconnaît s'être fait posséder, et pourtant, précise-t-il, avec toi on devrait toujours se méfier.

 

Sur ce coup là, le double effet d'un célèbre bonbon est largement dépassé !

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31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 09:27

Ce dimanche s'annonce bien. Grand beau, même si les prévisions ne sont pas excellentes.

Laurence semble vouloir bouger. Elle ne sait pas trop où, mais ce printemps qui annonce enfin son arrivée autrement que par le calendrier, paraît la démanger.

Je lui propose d'aller vérifier le niveau d'enneigement de nos montagnes, mais elle ne s'enthousiasme pas. La blancheur lointaine mais éblouissante ne doit pas réchauffer son ardeur ! ! !

Je passe deux coups de fil aux amis en vadrouille :

  • Pascal qui est au Mans pour le Superbike. Il a accompagné son fils pour sa première grande sortie en 125. Pauvre William, boite bloquée à Rennes et obligé de continuer en passager du ZX12R paternel.
  • André et Patricia. En balade dans le sud-est avec le MC Les Bélugues de Bollène, ils viennent de passer le col de Murs et l'ambiance semble au beau fixe, comme le temps.


Laurence revient de faire quelques courses, ausculte le journal et m'annonce incidemment qu'il y a une brocante à Gimel. De mon côté je vérifie la météo. Correct mais risque d'orage dans l'après midi. Pas grave, un orage c'est local !


Se pose ensuite la question du moyen de locomotion. Elle est d'accord pour partir finir le pneu de la moto si, et seulement si, je roule à un train de sénateur. Pour ceux qui ne la connaissent pas, il est important de préciser qu'il y a bientôt deux ans, Laurence a eu un accident de moto qui s'est traduit par sept fractures artistiquement réparties aux deux jambes et aux deux mains. Cela a de quoi faire réfléchir !

Nous partons donc vers Mauriac. Dans le magnifique enchaînement de la Vallée de la Sumène, j'ai une pensée pour DD07. La dernière fois qu'il est venu, avec Patricia, il trouvait que je "tirais un poil court" sur cette route. Il a vite rabattu ses remarques acerbes et dévalorisantes lorsqu'il a compris que le rythme était dicté par le niveau d'angoisse de Laurence ! ! !


Nous rejoignons le barrage de l'Aigle sur la Dordogne et profitons de tous les points de vues sur les gorges et vallées. Il est vrai que c'est certainement la meilleure période. Dans un mois, les feuilles obtureront grandement la vision qui sera réduite aux seuls points dégagés. Ces petites routes sont étroites, viroleuses, au revêtement parfois incertains et parsemées de gravillons, pierres et branches (une pensée à Speed !). Entre cet environnement et la volonté de profiter du paysage, le rythme est très calme.

Laurence, pensive et détendue, devant la retenue du barrage de l'Aigle.

Cette D978 que je ne connaissais pas retrouve une surface correcte qui me permet d'augmenter la cadence jusqu'au moment ou Laurence se raidit légèrement. Les enchaînements de courbes m'entraînent et j'oublie rapidement mon allure sénatoriale.  Voila une route qu'il faudra partager avec des prochains visiteurs ! ! !

L'arrivée sur Gimel se fait sous quelques gouttes de pluie et la visite est d'autant plus rapide que tout le monde remballe.


Par sécurité, Laurence enfile la combine de pluie et nous repartons en décidant de rallier le pied du plateau de Millevaches.

La pluie s'intensifie et l'horizon vers notre objectif est peu engageant. La route est maintenant détrempée et l'état de mon pneu impose une certaine circonspection. J'emprunte donc la N89 pour me dégager de cet "orage".  En fait, nous restons sur cette route, dans un style très "lopette" pour une cinquantaine de kilomètres sous une pluie diluvienne.


Les trente derniers kilomètres s'effectuent sur le sec et je laisse doubler une moto dans un enchaînement de courbes. Nous avons les mêmes manières. Il se défoule quand ça tournicote et roule très calmement dans les rares lignes droites et les passages de villages. Néanmoins, sous l'effet conjugué de la présence de Laurence et de l'état de mon presque "slick", je ne cherche pas à rouler avec lui.


Son collègue, un peu plus timide, nous rejoint peu avant Bort et nous terminons ensemble jusqu'au barrage où ils font halte. Saluts réciproques et retour maison.




Heureusement que j'ai commandé son successeur !


PS - Spécial Ulrich.

on voit que c'est un pneu d'hiver. Même si il est allé au bout fréquemment (Ah, ces "bandes de peur"), il garde tout de même quelques sculptures ! ! !






Cinq minutes plus tard, le déluge nous rejoint et se maintiendra toute la soirée. Il était temps d'arriver !

 

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25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 23:05

Vendredi 21 mars 13H30

Appel téléphonique de Ulrich. Il arrive de Paris avec Grégoire (R6 et ER6) et ils font leur plein après 200 km. J’estime qu’ils seront sur Limoges, point de rendez-vous d’ici 2 heures. Je m’équipe pour partir les rejoindre. Heureusement, j’ai tout de suite mis la tenue pluie complète. Les 130 km sont totalement parcourus sous des pluies plus ou moins violentes, associées à quelques vicieuses bourrasques de vent.

J’ai fixé le point de jonction dans un hypermarché qui cumule de nombreux avantages. Situé sur notre parcours à la sortie de la ville, il est bien visible et facilement accessible. Les machines peuvent être abreuvées à la station service et les hommes à la brasserie qui est juste en face, tout en ayant les motos sous les yeux.

 

15H30

Je suis devant mon café depuis ¼ heure lorsque je reçois un nouvel appel des Parisiens. Ils se sont trompés de route et naviguent aux alentours de Poitiers. Ce n’est pas grave, je suis à l’abri et au chaud. Quelques minutes plus tard, appel de Pascal qui arrive de Bretagne. Il n’est pas loin de Poitiers.

 

Il arrive en fourgon dans lequel il a chargé son ZX12R. En effet, les pneus ne sont pas aptes à faire l’aller et retour, surtout avec ces conditions climatiques. Il fera donc ses jonctions dans de meilleures conditions et changera ses pneus au retour.

 

 Je lui signale qu’il risque fort de retrouver les 2 autres compères sur la route. De fait, ½ heure plus tard il m’annonce qu’il vient d’être dépassé par 2 "kékés" immatriculés dans le 92 ! ! ! Il les repassera quelques temps plus tard à l'occasion d'une petite pause des 2 motards.

 

Peu après 17H00 Pascal arrive suivi à quelques minutes des 2 motos. L'ambiance dans le bar n'est pas triste. Les autres consommateurs m'ayant posé des questions, ils sont au courant des difficultés de navigation (ce terme est particulièrement propice en regard des trombes d'eau qui ponctuent les rares apparitions du soleil). Les quolibets fusent, souvent en rapport avec des outils tels que les cartes, les panneaux, le GPS ou les balises Argos. L'ambiance est déjà très chaude et laisse augurer des moments épiques pour ce week-end.

 

J'avais prévu un arrêt café à Meymac pour rencontrer quelques personnalités du MC local. Je préviens Bill19 que nous ne pourrons pas y être.

 

Tout compte fait, le retard des Parisiens s'avère particulièrement positif. Le retour se fait sans pluie et même avec quelques apparitions de ciel bleu et de soleil. Evidemment les routes sont mouillées et les bas côtés saupoudrés de neige au point haut de cette magnifique route sinueuse, mais le rythme peut rester soutenu en toute sécurité.

 

Nous arrivons à Bort les Orgues à la nuit tombante, nous parquons les motos au garage et suspendons les équipements à faire sécher. Ulrich est vraiment content d'avoir acquis une tenue pluie lors de son dernier passage ici l'été dernier.

 

Laurence et ses enfants ont préparé la table et nous pouvons attaquer un léger apéro avant de nous sustenter. Nous en profitons pour appeler DD07 qui regrette d'avoir d'autres obligations et de ne pas être avec nous. La soirée de déroule gentiment, dans la chaleur double du chauffage et de la bonne humeur. La veille ne s'éternise pas, chacun voulant goûter à un douillet repos.

 

Samedi 9H00

 

Départ pour la Creuse. Nous devons récupérer Jessica (pseudo - Androktone) à Felletin vers 10H30. Quelques flocons volettent lorsque nous sortons les motos, mais le temps d'aller faire le plein, le soleil fait une première apparition.

 

Sur les 3 premiers kilomètres, quelques amorces de glisse sur des coulées de gasoil calment toute éventuelle velléité d'arsouille, même gentille. Les courbes s'enchaînent sous des trouées bleues de plus en plus larges et les 4 motos enroulent fermement en un parfait ballet.

 

A la sortie d'Ussel, nous attaquons les contreforts du plateau des et l'horizon s'obscurcit. Rapidement nous atteignons les premiers flocons et la situation dégénère en une puissante tempête de neige. En vue de La Courtine, les bandes noires se rétrécissent au profit du blanc et la descente se fait au pas. Je sais qu'ensuite il faudra encore monter vers le col de Massoubre. Je ne veux pas prendre la responsabilité de continuer et provoque l'arrêt devant un café.

 

Heureusement !

 

En 2 à 3 minutes l'environnement est totalement blanc.

  aa-courtine.JPG





Halte forcée à La Courtine (23)

Motos à l'abri du auvent et

pilotes au chaud devant un café





Un véhicule de Gendarmerie s'approche et je fais mine de faire de l'auto stop. Le militaire s'arrête, descend sa vitre et nous apostrophe, goguenard " Hé les gars, on est motards ou on ne l'est pas ? " Je me retourne vers mes acolytes et crie " Je suis sûr qu'il est en bottes, bien au chaud dans sa voiture ! ". Eclat de rire général, saluts réciproques et nous nous engouffrons dans le café. Malgré tous ses efforts, la météo n'arrive pas à entamer notre bonne humeur, et l'ambiance du café s'élève vite.

 

Néanmoins, à l'extérieur la situation empire. Nous avons le plaisir de voir passer un chasse-neige, mais pour constater que quelques dizaines de secondes plus tard la route est de nouveau totalement blanche.

 

Nous évaluons une stratégie de repli. Faire revenir le fourgon de Bort, charger les motos, rejoindre l'autoroute pour repartir vers le nord du Puy de Dôme. Nous laissons un message à Jessica qui doit nous attendre, prévenons Vincent au camping" Route 99 " que nous viendrons bien manger mais sans maîtriser l'horaire (il me précise que chez lui, les routes sont très difficilement praticables pour l'instant) et mettons Laurence à contribution pour assurer la logistique, mais l'opération va prendre plus de 2 heures.

 

Pendant ce temps, la situation s'améliore et nous décidons de repousser la décision d'1/4 heure. Nous vérifions par téléphone l'état du réseau routier en amont et en aval. Il semble jouable de repartir.

 

En fait, l'action conjuguée du redoux et du sel est exemplaire, et seul le passage du col conserve quelques traces de neige sur la route. L'arrivée à Felletin se réalise sans la moindre difficulté et dans un décor féerique.

 

Jessica nous avait prévenu. Si elle à l'habitude d'être passagère, elle redoute de monter sur la moto équipée d'un top case, vu sa souplesse. La procédure se révèle ubuesque. Les éclats de rires annihilent complètement les premières tentatives et, à 3, nous arriverons finalement "à la charger" . . . En fait, les opérations suivantes seront plus simples, Jessica maîtrisant de mieux en mieux la technique ! ! !

 

J'annule le parcours initialement prévu pour rester sur des routes à plus grande circulation. Nous rejoignons donc Aubusson pour emprunter ensuite la N 141 vers Clermont. En vue de Pontaumur je dois prendre une décision couper par la vallée puis les gorges de la Sioule ou contourner par Volvic. Je scrute l'horizon à ma gauche. Les plateaux complètement blancs apparaissent fugacement entre les écharpes de neige qui se déploient au loin sur tout le panorama. Je décide donc de rester sur la nationale.

 

Le passage du col de la Nugère est splendide. Le ruban noir et brillant d'humidité de la chaussée est littéralement enchâssé dans la gangue immaculée des bas côtés. Les 4 motos sont les seules à venir troubler ce monde de silence. En une ligne fluide, elles s'insèrent sous les frondaisons dont chaque branche, chaque brindille est délicatement surlignée du blanc intense de la neige qui brille de mille feux sous les rayons du soleil. Chacun de notre côté sous nos casques, mais tous ensemble, nous vivons ces instants magiques, laissant gentiment ronronner nos moteurs et nous délectant de cette fantasmagorie.

 

Nous rejoignons " Route 99 " à Saint Rémy de Blot par des routes sèches et pouvons nous attabler devant la magnifique assiette préparée par Vincent.

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Ratier attelèe,

une des nombreuses et magnifiques

pièces du musée Baster à Riom (63)

 

 

 

 

 

 

Nous repartons ensuite à Riom pour rendre visite au magnifique musée Baster qui comporte, entre autre, une imposante collection d'Indian. Nous y retrouvons Pat et Isa du forum 900 Diversion venus nous saluer en voisins, mais aussi Charlie, Gasoil et P'tit Loup. Nous visitons en même temps qu'un autre groupe venu pour un rassemblement d'anciennes. Ils nous offriront l'enchanteur spectacle visuel et auditif des Ducati, Guzzi, Norton ou Triumph au départ.


Pour rentrer, je m'engouffre dans une petite portion de voie rapide et constate qu'il manque une moto. Nous stoppons sur le bas côté mais la Harley, puisque c'est elle l'absente, n'arrive pas. Je repars seul au prochain rond point pour faire demi tour et retourner sur nos pas. Je retrouve P'tit Loup qui vient de réparer sa béquille (promis je n'invente pas).

 

A mi-chemin du retour, nous nous retrouvons sous une violente averse de neige. La visibilité est d'autant plus réduite que les visières à peine essuyées sont à nouveau opaques ! Néanmoins, la route reste dégagée et nous arrivons sans encombre à " Route 99 ".

 

Toujours un tantinet taquin, j'apostrophe P'tit Loup : " tu vois, même en Harley, je ne t'ai pas abandonné. Pourtant, tous les autres me disaient de laisser tomber car ce n'était qu'une Harley . . ." ! ! !

 

Nous faisons connaissance avec les autres participants qui respirent tous la bonne humeur malgré le contexte. Il est maintenant évident qu'il va falloir remettre en cause tous nos projets.

 

Je me demande si je n'ai pas porté la poisse quelques jours auparavant en postant ces inepties soi disant poétiques :

 

Ce week-end Pascal,
S'annonce comme une hivernale !

Pas grave, la chaleur de l'amitié,
Réchauffera jusqu'au bout des pieds !

En lieu et place des sandalettes,
Pour ton pneu tu prendras de la cordelette !

 

Même Alain69 est venu, bien que sa cour était déjà toute blanche au départ, dans les monts du Lyonnais. Comme il venait avec sa fille, il a préféré prendre sa voiture plutôt que sa moto, mais il ne nous a pas fait faux bond.

Merci à toi Alain !

 

Laurence et ses enfants nous rejoignent pour le dîner et le concert qui s'avère dantesque. Vincent nous avait vanté le groupe SPECTRUM, et les louanges n'étaient pas usurpées. Dehors la neige tombe sans discontinuer et nous décidons . . . de ne rien décider. Analyse de la situation au petit déjeuner !

Les derniers à partir se coucher abandonnent le bar vers 2H30.

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A midi, les motos sont toujours

parées de leurs manteaux blancs,

mais les routes se dégagent.





Au petit matin, il ne neige plus mais il est hors de question de sortir les motos pour l'instant. La DDE a traité les routes mais les effets ne sont pas encore visibles.

 

Laurence repart vers Bort avec Pascal. En effet, nous avons jugé prudent de rapatrier son fourgon. De ce fait, si lundi nous rencontrons des difficultés, Vincent et Pascal, en quelques rotations, pourront redescendre les motos dans la vallée, à l'entrée de l'autoroute.

 

A 9H30, Pirick me demande mon avis quant au restaurant prévu le midi à La Bourboule. J'abonde dans sons sens d'annuler, les risques étant trop grands dans cette région encore plus montagneuse. Certains, ou plutôt certaines, accueillent avec soulagement cette décision ! ! !

Nous évaluons comment faire manger toute la troupe, mais Vincent n'a pas de mise en place suffisante pour répondre correctement à notre demande. Par contre, il accepte de nous prêter sa cuisine. Pendant ce temps, certains vont faire une marche et profiter de cet air pur et vivifiant.

 

Vers 10H00, Pascal nous conforte dans la décision d'annuler le restaurant. Avec Laurence, ils passent à quelques kilomètres de La Bourboule et la route est difficilement praticable en voiture (une seule voie est ouverte sur l'autoroute). Nous lui demandons d'aller directement au supermarché de Bort ouvert le dimanche matin et de nous rappeler pour prendre la liste des courses que nous allons établir.

 

Il arrive vers 13H00 avec près de 6 kg de rôti, des légumes, du pain, des yaourts et des fruits. Pendant ce temps nous avons préparé un méga apéritif avec toutes les spécialités apportés par chacun. Mitch et sa bande ont accaparé la cuisine. En bon professionnel, il fait ronronner cet environnement devenu ruche.

 

Tout le monde est enchanté, les blagues fusent de tous bords et les chahuts s'amplifient. J'accorde d'ailleurs une mention spéciale à P'tit Loup pour sa bonne humeur. En tant que seul possesseur de Harley, il a bien sûr concentré de nombreuses railleries, toujours bon enfant. Il n'a jamais perdu le sourire, ni sa capacité de répartie !

 

Ce long, pantagruélique et savoureux repas (bravo au boucher et au cuistot) se déroule sur fond de Tourist Trophy. En effet, j'ai fait ramener de la maison mes DVD motos et nous bénéficions de l'écran géant du lieu, aimablement mis à disposition par Vincent pour ces moments très privés (nous sommes les seuls dans l'établissement).

 

A la fin du repas, le bataillon de charme se fait proprement virer de l'univers de prédilection de la femme, j'ai nommé la cuisine ! ! ! Une bande de mecs se relaye à la vaisselle au plus grand étonnement de ces dames. La notion de partage était bien réelle et concrète.

 aa-balade.JPG




Ma super SDS du moment assure

au niveau des prises de vues.



L'autre moitié du groupe n'est

pas encore sortie de la courbe.
 





Pendant ce temps, la route ne s'est pas contentée d'évacuer la neige, mais elle est carrément sèche. De plus, nous apprenons que la route des gorges de la Sioule est parfaitement dégagée. Avec Pirick, nous élaborons rapidement quelques options de Road-book que nous validerons au fur et à mesure. Tout le monde se prépare et nous voilà partis.

 

Contrairement à ce qui avait été initialement prévu, nous ne formons qu'un seul groupe. Je prends la tête d'une vingtaine de bécanes et Pirick ferme la marche. Son phare bleuté est très facilement identifiable et facilite grandement la gestion de l'ensemble.

 

Après avoir dérangé un faisan, nous remontons les gorges de la Sioule jusqu'à Châteauneuf puis grimpons vers Saint Gervais. Les routes étant toujours excellentes, nous partons vers le barrage et le viaduc des Fades où nous faisons une halte photo, cigarette et emerveillement devant ces paysages hivernaux.

 aa-fades.jpg






Sur le barrage des fades,

vue sur les gorges de la Sioule

surplombées du viaduc.







Nous remontons ensuite vers Manzat et des routes plus larges et dégagées. Cela permet à ma passagère de goûter à une petite séance de "pif-paf" qu'elle semble apprécier.

 

Nouvel arrêt au gour de Tazenat pour admirer ce lac lové dans la cratère d'un volcan.

 

L'ambiance est au beau, comme le temps. Chacun semble profiter de toutes les facettes de cette sortie improvisée (paysages, plaisir de rouler en sécurité, rigolades, découvertes, partage, amitié, …) de plus, ce qui pourrait être perçu comme des contraintes est positivement accepté. Je pense ici aux pilotes les plus aguerris ou au guidon des machines les plus puissantes. Ils ont accepté avec bonne humeur ce train de sénateur dicté par la nature des routes, l'hétérogénéité du groupe et le mot d'ordre de la sécurité.

.

A l'arrivée, les deux plus jeunes, Adrien et Ulrich tentent de me soudoyer :

" Il fait beau, les routes sont magnifiques, on va se refaire un petit tour plus rapide ?"

Ce n'est pas l'envie qui me manque d'aller leur faire découvrir quelques spots locaux, et accessoirement, de leur montrer ce que peux encore faire un vieux sur un Diversion de plus de 200 000 bornes.

Malheureusement, mon pneu arrière est fatigué et je veux garder de la réserve pour mon retour qui risque d'être difficile.

 

Je leur prête ma carte et leur suggère de rejoindre Châteauneuf par les gorges puis de rallier Manzat et Châtelguyon. A la nuit tombante ils nous rejoignent avec une banane qui fait plaisir à voir. Les pneus de la Triumph et de la R6 ont enfin chauffé en s'arrondissant ! ! !

 

Les restes de nos agapes de midi nous permettent de démarrer la soirée avec un apéritif très amélioré, dégusté devant le film "Le Cheval de Fer".

Nous n'arriverons pas à bout, ni de l'original buffet de hors d'œuvre, ni du méga-barbecue concoctés Vincent, Valèrie et leur équipe. Pendant ce temps la neige se remet à tomber et à tout recouvrir de son immense manteau blanc.

  aa-repas1.JPG


La chaleur de la pièce est aussi appréciée

que la chaleur de l'accueil.



De plus,

verres et assiettes sont bien remplies.


Lundi matin la DDE est à l'œuvre de bonne heure et les motos commencent à partir dès 9H00. Laurence me téléphone pour m'annoncer qu'il y a 10 cm de neige à Bort. Hors de question de décamper maintenant, je serais bloqué en route. Je démarre finalement à midi pour mettre plus de trois heures à rentrer, en partie par autoroute, alors qu'en temps normal il me faut 1½ heure par les petites routes.

 

 

Pour moi, le bilan est ambigu.

 

D'un côté je suis très déçu.

Pirick s'est décarcassé pour organiser ce week-end. Il s'est déplacé avec Michel et Adrien pour valider les solutions les meilleures et les plus adaptées. De mon côté j'avais préparé des Road book et nous les avons validé et finalisé avec les trois Parisiens.

Nous nous faisions une joie de vous faire découvrir, alternativement, des paysages, des hauts lieux de l'histoire motocycliste, des spots d'arsouilles,des spécialités culinaires, …

 

Toutes ces heures de préparation et de réflexion, ces milliers de kilomètres, anéantis par les caprices de la météo !

 

Ca, c'est la vision pessimiste que je décline. D'ailleurs, ces préparatifs ne sont pas perdus. Je crois savoir que beaucoup d'entre vous veulent se le refaire !

 

Par un autre côté, et c'est ma réalité, je suis enthousiaste.

J'ai passé deux jours avec une petite trentaine de personnes que je ne connaissais pas pour la plupart. Tout le monde avait des raisons d'être dépité et pourtant, la bonne humeur est restée le fil rouge de cette rencontre.

Chacun a su apporter à l'ensemble une attitude constructive, ses compétences, ses moyens, sa joie de vivre. Tous, nous avons mis en œuvre un des credo qui m'est le plus cher :

 

IL N'Y A PAS DE PROBLEMES, MAIS QUE DES SOLUTIONS.

 

A une époque où certains s'interrogent sur la perte de fondamentaux moraux, dans l'absolu comme dans notre petit monde de la moto, nous venons de prouver que cela existe toujours.

 

Chacun a su étouffer ses intérêts purement personnels au profit des intérêts du groupe, de la convivialité, de la bonne humeur, de l'échange, du partage. Les décisions se sont prises au fur et à mesure de l'apparition des contraintes et opportunités sans le moindre flou, la moindre réticence.

 

Donc merci à vous tous, artisans de ces moments fabuleux que je viens de vivre.

 

Et une mention spéciale au team "ROUTE 99".


Si Vincent est un motard qui partage nos valeurs, c'est aussi un professionnel qui nous accueillait.

A ce titre, il n'avait aucunement l'obligation d'aller au-delà des termes du contrat qui nous liait.

Et pourtant, il l'a fait. Et à le lire hier soir, je crois qu'il l'a fait avec plaisir.

 

Bonne route à vous tous et j'espère à très bientôt pour de nouvelles et captivantes aventures.

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