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16 septembre 2008 2 16 /09 /septembre /2008 17:20

Patricia me rejoint de bonne heure au petit matin et nous devisons joyeusement en prenant le café. Des bancs de brouillard sont accrochés sur les montagnes mais il ne pleut pas. Dédé nous retrouve autour du petit déjeuner et nous partons peu après 9H00.

 

Patricia a bien préparé cette sortie. Elle nous a édité des cartes locales détaillées. Aurait-elle peur que nous nous perdions ?

 

La D612 nous permet d'emprunter la D93 à Valdurenque vers Noailhac, puis la D110 pour Saint Salvy de la Balme et la D66 vers Ferrières. Nous entons dans le Sidobre, "Pays du Granite". Des pierres, ou amas de roches commencent à apparaître au gré de notre avancement.

 

En allant vers Lacrouzette, nous faisons une halte pour découvrir un "caillou" de près de 800 tonnes en équilibre précaire, "Peyro-Clabado". De nombreuses curiosités sont à découvrir dans ce secteur, mais nous ne sommes pas équipés pour cela (bottes) et ce n'est pas l'objectif du jour.

 















Du granite : Le "Peyro-Clabado"
et Patricia qui trouve un cèpe ! ! !




Nous rejoignons Roquecourbe pour ensuite profiter des gorges de l'Agout (D55) vers Vabre. La chaussée est humide et les feuilles ou aiguilles de pins commencent à parsemer le sol. Le rythme des motos est d'autant plus calme que nous venons de vérifier qu'une seule feuille mouillée sous la roue avant entraîne une chute à basse vitesse ! ! !

 

La légère brume résiduelle nous laisse tout de même profiter de ces magnifiques paysages.

 

Après la sortie de Vabre, le panneautage est déficient et Patricia s'entête à nous emmener vers Lacaze (retour maison - casa ?) bien que nous soyons en sens inverse du road book. En fait, nous pensons plutôt qu'elle essaye de tester nos capacités d'orientation. Et elle n'est pas déçue puisque nous concoctons au pied levé un nouvel itinéraire en nous appuyant sur la carte et la position du soleil . . .

 

La D81 nous porte jusqu'à Vianne où nous empruntons la D54 puis la D607 vers le nord est. Ensuite, la D999 nous porte vers Albi avec un énorme plaisir. Un bon revêtement, de nombreuses courbes et des paysages à couper le souffle. Seules deux petites ondées viennent ternir ce tableau, mais de manière très fugace et sans grande gêne.

 

Comme la température est encore fraîche nous transformons l'éventualité d'un pique nique en cafétéria. Le ciel profite de ce moment pour nous offrir l'unique averse violente de la journée. Sitot la pluie arrêtée, nous filons au centre ville prendre le café et découvrir une architecture particulière. La cathédrale Sainte Cécile est le plus grand bâtiment en brique du monde !

 
















La fameuse cathédrale en briques


et deux zouaves trinquant avec un trompe l'oeil !



La sortie de la ville est difficile. Albi, comme Angoulême par exemple doit vouloir garder ses touristes. Nous suivons les panneaux "Autres directions" pour nous retrouver invariablement vers Toulouse. En nous référant de nouveau au soleil, Dédé reprend la tête. Il vérifie auprès d'un motard en 175 Motobécane (ou Motoconfort ?) la direction. Non seulement ce dernier nous confirme que nous sommes dans le bon axe, mais il nous sort de la ville à des vitesses non conformes à la législation ! ! ! Merci encore à lui et à sa vaillante machine.

 

La D600 nous conduit jusqu'à Cordes sur Ciel, magnifique village accroché à son piton rocheux.

 

L'arrivée sur Cordes ;

Patricia et Dédé en admiration devant le puit au sommet (Plus de 200 mètres de profondeur ! ! !)


Patricia réussit à nous traîner à pied jusqu'au sommet. Dédé entame son chemin de croix. Il s'arrête régulièrement et commente : 1ère station, Jésus . . ., 2ème station . . ., etc ... il n'ira pas jusqu'à 12, mais nous fera beaucoup rire, ainsi que de nombreux passants.

 

Au retour, nous avons bien mérité un verre pour nous désaltérer après l'effort de cette escapade pédestre.

 

Le soleil commence à baisser et nous rentrons rapidement par la D922 vers Gaillac puis les D964 et 83 pour Castres. Nous retrouvons enfin la D612 de ce matin et arrivons vers 19H00.

 

Pour le dîner, je prépare une truffade avec la tome ramenée du Cantal. En effet, Patricia adore ce plat et je n'en avais pas fait lors de son dernier séjour à Bort le mois dernier.

 

Nous évaluons la route du retour pour le lendemain, mais les prévisions météo sont inquiétantes. Nous devrions nous retrouver à la limite d'une zone de pluie le matin et un temps meilleur l'après midi.

 

Demain étant un autre jour, nous allons nous coucher.

 

Aurons-nous encore la chance de ces deux premiers jours ?

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16 septembre 2008 2 16 /09 /septembre /2008 06:36

Vendredi 9H00.

 

Je suis prêt à partir. Je n'ai plus qu'a charger la moto pour rejoindre André et Patricia qui nous a concocté un week-end dans le Tarn où elle dispose d'une maison de famille.

 

Une légère bruine se met à tomber. Je n'ai pas envie d'enfiler la tenue de pluie car cela devrait être passager et je décide d'attendre un peu. Au bout d'une bonne demi-heure, force m'est de constater que les nuages sont bien installés. Je sors donc mes sur-vêtements étanches et finit par partir vers 10H00.

 

Le démarrage est cahotique. En plus de la route mouillée, je rencontre des tas de graviers dans tous les virages. Un camion devait avoir peur de ne pas retrouver son chemin de retour et jouait au petit poucet ! A l'heure du GPS cela paraît archaïque comme moyen.

 

Je déroule calmement la D922 et la pluie commence à se calmer à partir de Mauriac pour complètement cesser après Aurillac. Si j'avais hésité à enfiler la tenue de pluie, je continue à l'apprécier. Les températures sont assez basses et la fonction coupe-vent est bienvenue.

 

La D920 finit de me faire traverser le Cantal, et l'arrivée sur l'Aveyron procure de timides percées de soleil. La descente sur Entraygues, confluent de la Truyère et du Lot est grandiose, mais je profite peu des grandes courbes encore humides. J'emprunte la vallée du Lot, toujours aussi magnifique jusqu'à Espalion où j'oblique vers Rodez par la D988. 

Le somptueux village d'Estaing, sur la vallée du Lot. Plaisir des yeux !

Une petite pause essence à l'entrée de Rodez où j'en profite pour retirer la tenue de pluie.

 

Pour la suite, j'avais choisi un itinéraire bordé de vert par Michelin par les D902, 33, 507 et 907 (différents numéros suivant les départements traversés - Aveyron, Tarn, Héraut). Lorsque j'installe ma carte routière Moto Journal dans le lecteur de ma sacoche de réservoir, je découvre que cet axe est aussi privilégié par les essayeurs de cet hebdomadaire.

 

Même les bandes de roulement médianes de mes pneus partagent ces avis. Elles sont tristes ces bandes centrales. Elles ne touchent la route que pour passer d'un flanc à l'autre . . . Bon, jusqu'à Requista, la chaussée présente quelques passages en état douteux. Ensuite, pour rejoindre Saint Sernin sur Rance (il s'agit DU Rance, et non pas de LA Rance Bretonne !) les gravillons sont nombreux et donc l'allure modérée. Fort heureusement d'ailleurs. A la sortie d'une courbe à gauche je me trouve face à un joggeur quadrupède venant à ma rencontre au milieu de la route. Ce jeune chevreuil effronté ne détalera que lorsque le pneu arrière crissera en dérapant.

Quatre cervidés dans la semaine, je suis verni ! ! !

 

Jeux d'ombres et de lumières entre nuages et brumes, aux limites de l'Aveyron et  de l'Héraut.

Les 70 kilomètres restant pour arriver à Saint Pons de Thomières sont un régal. La chaussée est séchante, la température remonte progressivement, les paysages sont magnifiques et je vais aller boire mon premier café depuis mon départ.

 

A l'entrée de la ville, mon téléphone sonne. Patricia m'annonce qu'ils sont sur Lodève. Nous convenons de nous retrouver à Saint Pons. Trois quarts d'heure plus tard, le 600 CBR de Patricia et la Versys de Dédé se rangent au côté de ma vieille Diversion.

 

Nous reprenons la route de concert pour rejoindre notre camp de base proche de Mazamet. Autant André que moi sommes surpris par la topologie. Nous pensions arriver en plaine alors que nous sommes face à la montagne noire avec les Monts de Lacaune derrière nous. De bon augure pour le lendemain.

 

Après avoir déposé nos bagages, nous partons au ravitaillement.

 

Un solide cassoulet local accompagné d'un gouleyant "passetoutgrain" nous guident pour la soirée et favorisent un endormissement rapide.

 

Les prévisions météo, sans être euphoriques, nous laissent bon espoir pour le lendemain.

 

Qu'en sera-t-il ?
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29 août 2008 5 29 /08 /août /2008 11:41

Jeudi 21 août 8H00

 

Nous partons de Bort en direction de Metz et je suis déjà déçu. En effet, le temps est magnifique et nous sommes en voiture !

 

Si Laurence refait de la moto, en passagère, depuis son accident, c'est seulement pour quelques balades tranquilles. Physiquement, elle ne peut pas supporter de long parcours. Comme elle voulait profiter de ses derniers jours de vacances, je n'ai pas pu faire autrement que partir avec elle, mais sans moto ! ! !

 

Nous avons décidé de faire du tourisme et de nous arrêter manger dans le Morvan chez Carole et Olivier (relais motard 58).

 

Dans les contreforts  du Morvan je contiens mon irritation. Le soleil brille, la chaussée est sèche, les courbes se succèdent, et je suis enfermé dans la voiture. Après Château Chinon, je laisse éclater mon courroux. Les virages s'enchaînent sur ce merveilleux circuit au milieu des bois et c'est la première fois que je peux profiter de conditions aussi exceptionnelles dans cette région ! ! ! Laurence finit par tellement culpabiliser que je suis obligé de lui préciser que j'en rajoute tout de même un petit peu . . . (la fille de Brigitte et Serge ne me surnommait-elle pas "Père Taquin" ?)

 

Le déjeuner à l'auberge des voyageurs est excellent et se déroule dans la bonne humeur. Trois motards Troyens (cela ne s'invente pas) de passage en BMW, Guzzi Le Mans, et CB 500 pour Madame partagent ce repas. Ils ne sont pas plus tristes que nous et les boutades fusent de tous bords. Après leur départ, nous discutons encore avec Carole et Olivier, mais nos obligations Messines nous obligent à conclure trop rapidement.

 

DD07 est en route de son côté avec sa vaillante Kawette. Il pense être au niveau de Chaumont à peu près en même temps que nous et nous nous fixons donc un rendez vous à l'entrée de la ville. Après une demi-heure d'attente l'horaire maximum envisagé arrive à échéance et je commence à douter sur ma bonne compréhension de la sortie. De plus, ma vitesse de progression est plus lente que celle de la moto, essentiellement pour les dépassements. Je décide donc de reprendre ma route après avoir laissé un message sur le répondeur du motard.

 

20 minutes plus tard, Dédé est arrivé à Chaumont et nous nous fixons un nouveau rendez-vous à Neufchâteau. Dédé arrive une demi-heure plus tard. Brigitte ne tarde pas à nous appeler. Elle avait prévu une sortie en ville pour 20H30 et elle est sans nouvelles à 19H00 ! ! ! Nous repartons rapidement et arrivons vers 20H00, juste le temps de prendre un apéritif et partir en ville pour un concert en plein air. Au retour, nous pouvons nous délecter du chou farci confectionné la veille au soir à Bort.

 

Le lendemain, Brigitte travaille et Laurence a un rendez-vous à midi. Nous en profitons donc pour aller faire quelques emplettes au Luxembourg. Il faut bien, entre autre, renouveler les stocks liquides mis à mal la semaine dernière ! ! !

 

L'après midi est consacrée à des visites historiques. Dédé souhaitait renouer avec des souvenirs de la première guerre mondiale (mémoire familiale s'entend. Si nous le chambrons quelquefois sur les guerres qu'il a connues, il ne s'agit tout de même pas de celle de 14 -18 ! ! ! ). Le rappel de cette période noire est édifiant. Nous sommes sous une pluie battante et nous pensons à tous ces combattants qui ont vécu des semaines, des mois, des années dans des conditions dramatiques et terribles. Nous pensons à ces millions d'hommes qui sont restés là. Les nombreux cimetières qui jalonnent cette région nous l'évoquent tragiquement.

 

Le samedi, Les filles partent dans les magasins pendant que Dédé, Serge et moi profitons d'une météo meilleure pour faire de la moto. Je chevauche l'Inazuma (Suzuki GSX 750) que m'a confiée Brigitte. Je peux ainsi me familiariser avec ce nouveau destrier avant la sortie du lendemain.

 

La soirée est festive. Jean-Yves, l'organisateur de cette finale du tour de France, nous a proposé de le rejoindre pour une fête dans son village de Servigny les Sainte Barbe. Il nous accueille chez lui pour l'apéritif puis nous allons déguster le fameux cochon grillé accompagné des fameuses "pommes de terre Monique". Un régal. Serge rencontre des anciens collègues de travail et l'ambiance est joyeuse. Nous chahutons avec cette joviale équipe de bénévoles. Merci encore à eux pour cette sympathique soirée.

 

Nous terminons plus calmement chez Jean-Yves et Nadine pour le café et la dégustation d'une Mirabelle locale pour certains. Fidèle à mes habitudes, amplifiées de mes fonctions de chauffeur, je reste sobre !

 

Le dimanche est LE grand jour.

 

L'objectif est de conclure un tour de France démarré il y a deux ans.

Tom, un motard Belge trouve cette idée pour récolter des fonds au profit de HMS (Handicap Motard Solidarité).

Un drap où est dessiné une carte de France sert de relais à tous les motards qui font véhiculer ce support et y apposent commentaires et signatures.

Dédé est la cheville ouvrière de l'organisation des relais, avec le soutien du Repaire des Motards pour la communication.

 









Le trophée brandit par Thomas.










Nous avons rendez-vous à 10H00 et Didier (un motard de la région connu il y à une dizaine d'années dans mon gîte en Ardèche) nous a rejoint avec sa Harley-Davidson qu'il a préférée à son Bandit 1200. Nous sommes les premiers et en profitons pour prendre un café en terrasse devant la majestueuse cathédrale. Dédé exploite ces instants pour s'entretenir avec les journalistes du Républicain Lorrain. Les motards locaux puis régionaux et Belges nous rejoignent petit à petit. Nous pensions être une vingtaine et nous sommes plus de quarante. Il faut prévenir le restaurant pour le repas de midi.

 

Les journalistes continuent leurs interviews, prennent des photos et libèrent la meute qui va se positionner entre la cathédrale et la mairie. Auguste décor sous un soleil pimpant pour quelques nouvelles photos et un départ de tour de ville. La route est ensuite prise vers le nord pour rejoindre une agréable guinguette à Uckange. Le service est long et augmente le retard  accumulé. Tom et ses lieutenants Belges réétudient le road book pour abréger la balade de l'après midi. Certains, dont Philippe, président de HMS doivent nous abandonner rapidement vu l'heure avancée.






Ils peuvent être fier ces quatre là :

Philippe, président de HMS ;
Jean-Yves le GO local ;
Thomas, l'initiateur ;
André, la fourmi qui a continuellement mis de l'huile dans les rouages . . .




Une portion d'autoroute nous permet de rejoindre de ravissantes routes Luxembourgeoises qui serpentent entre pâturages et somptueuses forêts de sapins. L'Inazuma se révèle bien plus maniable que la vieille Diversion habituelle. Néanmoins je garde une certaine retenue. Je ne connais pas suffisamment cette moto et, surtout, elle ne m'appartient pas. Cela me chagrinerais de faire une ânerie avec !

 

A Diekirch, un rapide arrêt permet à une partie du groupe d'écourter la sortie, chacun ayant ses obligations. En ce qui nous concerne, Didier doit retrouver Martine et Serge et moi devons rentrer pour rejoindre nos compagnes. Nous étions convenus de rentrer dans l'après midi et celle-ci est déjà bien avancée. Dédé poursuit le programme fort alléchant et nous nous organisons pour le récupérer le soir s'il arrive après notre départ pour aller dîner dans le nouvel appartement de Clarisse.

 

Tom a voulu évaluer notre perspicacité. Il nous annonce que nous devons d'abord suivre les directions de Luxembourg, puis celles de Metz. Or, les premiers panneaux Luxembourg ne seront présents qu'après la sortie de la ville. Heureusement que j'avais étudié sérieusement la carte avant et pris les bonnes orientations.

 

Un long week-end fantastique et bien chargé se termine. Nous repartons de Metz pour trois jours à Paris le lundi matin. Un arrêt déjeuner dans l'Essonne chez mon pote Jacques, puis la course des rencontres familiales, amicales et extraprofessionnelles. Dédé est reparti le mardi pour profiter d'une météo plus favorable et est bien rentré dans sa lointaine Ardèche.

 

Merci à vous tous pour cette bonne humeur, cette fraternité. Une merveilleuse occasion de rencontre et la possibilité de mettre des têtes sur des pseudos.

 

Bravo à tous les relayeurs de cette aventure qui prouve que la solidarité existe toujours ;

Bravo à ces motards handicapés qui s'échinent à trouver des solutions adaptées et qui forcent notre respect par leur simplicité et leur moral joyeux. Un exemple a méditer dans les moments de galère. Ca aide à positiver !

Bravo à Thomas pour cette idée, à Jean-Yves et André pour leurs investissements dans l'opération, à Philippe pour son abnégation dans HMS.

 

Départ de Metz (dommage pour les derniers . . .) :
 

 

 et merci à Brigitte pour cette vidéo et quelques unes des photos.

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5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 09:29

Ma mission en Bretagne se termine ce dimanche par quelques sauvegardes et divers rangements.

Les prévisions météo ne sont pas exceptionnelles pour ce lundi avec des passages de pluie probables, mais le mardi s'annonce particulièrement chaud.

 

Le départ a donc lieu hier à 9H00. Les averses de la veille sont terminées  et les routes séchées par le vent omniprésent. La moto est bien chargée, même si Laurence a gardé les costumes et chaussures de ville pour un retour dans 15 jours en voiture, mais la tenue pluie est prête à être dégainée !

 

Un petit coup de 4 voies jusqu'à Rennes puis des petites routes vers Angers. Les chaussées deviennent humides, les nuages menaçants et de fortes rafales de vent me bousculent régulièrement. J'espérais faire quelques photos en route, mais le manque de lumière ne m'engage pas à m'arrêter.

 

Angers, ma ville natale, profite de mon arrivée pour un second baptême. J'y prends ma première averse, mais elle ne dure pas trop longtemps et je sèche rapidement en prenant la route de Saumur.

 

Le terme employé pour cette région à la Renaissance, "Le Jardin de la France", n'est pas usurpé. La multitude des serres succède à de nombreux champs où sont cultivés d'innombrables plantes et fleurs. L'activité de la région à cette époque se retrouve dans l'architecture. Maisons bourgeoises, manoirs et châteaux sont omniprésent et je regrette ce temps gris et humide. Je ne me risque pas à quelques haltes photos.

 

Les petites routes locales me conduisent vers l'étape que je me suis fixée. Un village dont le nom évocateur m'a fait sourire il y a quelques années et où je voulais immortaliser une de mes fidèles 900 Diversion.

 

Il s'agit en fait plutôt d'un hameau qui a dû voir passer le Tour de France ces deniers jours, comme beaucoup de villages traversés, vu le nombre de vélos de toutes les couleurs exposés le long des routes et sur les rond points.

 

Seulement deux panneaux d'entrée et aucun support pour poser l'appareil. Obligé de sortir le petit pied pour stabiliser l'appareil. Quelle crise de rigolade à la vue des véhicules freinant puissamment en apercevant un motard installant ce matériel sur le bord de la route, à l'entrée d'un village ! ! !

 

J'imagine les commentaires "Ils ont tous les vices, ils utilisent même des motos chargées comme celle d'un touriste pour mieux nous piéger" ! ! !

 

 

Enfin reconnu à sa "juste" valeur, sur sa Dive ! ! !
Vous remarquerez le professionnalisme du photographe qui a su occulter une auréole trop brillante pour permettre de distinguer le reste ! ! !

 
 

Un petit coup de fil chez mon frère Bruno (le photographe du "Troféo Rosso") qui habite à une demi heure, mais personne ne répond. Tant pis, je prendrais un café plus loin, et je reprends ma route vers Poitiers. 

La route redevient détrempée, l'horizon est noir et le vent d'ouest continue de pousser un front nuageux menaçant. Je fais donc une pause pour abreuver monture et pilote en espérant échapper à d'humides perspectives.

En fait, dés la sortie de Poitiers je bénéficie d'une violente pluie agrémentée des projections des très nombreux véhicules de cette route fort chargée. Ce n'est plus la peine de s'arrêter pour enfiler la tenue de pluie et j'espère que cela ne durera pas trop longtemps.

Quelques kilomètres plus loin, cela se calme et, avec la vitesse, je commence à sécher. Malheureusement, le trafic est très dense et je ne peux pas profiter d'une belle série de virages à l'approche de Lussac les châteaux.
La file quasiment ininterrompue de véhicule que je double ralenti puis stoppe. Je commence une remontée d'autant plus facile que peu de voitures arrivent en face. Etrange.

Après plusieurs kilomètres de progression, je passe la Vienne pour caler, au détour d'une courbe, sur des gyrophares d'un véhicule de la gendarmerie posté au milieu du virage suivant. Cela sent l'accident. Je stoppe aux côtés d'un couple de Bikers accompagnés d'un side partant en vacances vers Brives. Je les interpelle et nous commençons à  chahuter au plus grand plaisir de nos voisins qui profite de cette animation.

 

La circulation est complètement bloquée et j'entends les pompiers qui arrivent sur place. Cela risque d'être long. J'interroge des locaux qui m'informent d'une petite route de contournement. Vu l'enchevêtrement de véhicules de toutes sorte, seules des motos peuvent passer.

 

Le lieu de l'accident est évité et je peux reprendre ma progression sous une alternance d'averses, de projections et de séchage.

 

Heureusement, à l'approche de Limoges, le ciel s'éclaircit et la température remonte légèrement.

 

La centaine de kilomètres qui suit se révèlent particulièrement agréable malgré un séant qui commence à crier grâce. La fringante Diversion se déchaîne dans les successions de virages retrouvés après de longues semaines d'absence.

 

Entre le vent et la chaleur, je fini de sécher et arrive finalement à Bort vers 18H00 pour décharger la moto et faire quelques courses.

 

La fidèle Dive va maintenant se reposer quelques jours avant d'accueillir certaines de ses congénères. En effet, à la fin de la semaine nous nous retrouvons à quelques uns pour une semaine de moto à gogo entre Auvergne et Limousin.

 

A bientôt pour ces prochaines aventures qui s'annoncent épiques vu la motivation des participants.

 

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1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 08:11

Enfin, dernier pour l'instant. En effet, ma mission actuelle prend fin et je retournerais dans mes montagnes la semaine prochaine. Il va être temps de mieux arrondir les pneus ! ! !


Vendredi soir, Laurence vient me chercher, toujours avec sa voiture, pour que nous passions ensemble deux jours de détente.


Il est déjà tard et nous partons vers Quimper prendre possession de notre chambre. Ensuite, une petite balade dans une ville encore humide des dernières pluies où nous découvrons que nous sommes en pleine période du Festival de Cornouailles. Mais à cette heure tardive, les rues sont très calmes.











Les magnifiques flèches de la cathédrales dominent fièrement la ville.








Le samedi matin, nous décidons d'aller voir la ville de jour. Le centre est magnifique et les animations musicales sont omniprésentes. Du simple joueur de cornemuse ou de harpe à la troupe professionnelle, le choix est vaste.






Un impressionant groupe des Asturies qui nous a captivé.









Nous déambulons dans les rues, admirons autant l'architecture que les prestations poétiques et rythmées des musiciens et chorégraphiques des groupes. Mais lorsque la foule devient trop dense, nous décidons de rejoindre la mer en direction de la baie d'Audierne.

La plage est immense, éclatante sous le soleil et exclusivement composée de sable fin. Nous nous déchaussons et partons pour une longue randonnée, souvent les pieds dans une eau froide mais vivifiante. Nous en profitons pour pousser jusqu'à la pointe de la Torche, haut lieu du surf semble-t-il. Il y a du monde dans l'eau, mais tous sont bien équipés de combinaisons ! ! !


Nous allons ensuite découvrir les rochers de Saint Guénolé puis le port et le chantier naval du Guilvinec.







Un des nombreux bateaux en cale sèche au Guilvinec.








Je ne sais pas si c'est un résultat du marasme économique, mais cette partie de la côte est peu fréquentée. Beaucoup de maisons sont fermées et peu de touristes flânent dans ces contrées. Cela ne nous dérange pas, bien au contraire, mais je trouve ce phénomène inquiétant.


Les petites routes qui nous emmènent vers Loctudy sont tellement agréables que nous en profitons pour nous arrêter dans un camping et y planter la tente. Petite balade en fin de journée, Moules frites sur le port de Lesconil et la journée se termine.


Dimanche, passage rapide à Pont l'Abbé et Bénodet puis une halte plus longue à Concarneau. Nous flânons dans les rues et sur les remparts pour terminer par d'excellentes glaces.

Sachons marier les plaisirs d'un maximum de sens ! ! !








Encore une prouesse de Vauban pour défendre le port de Concarneau.








L'après midi est bien entamée et nous avions projeté de manger une galette à Pont Aven. DD07 nous a engagé à retrouver ce restaurant situé en face de l'ancienne gare. Il y a mangé les meilleures galettes de sa vie. Cette information est confirmée par une amie parisienne.

Nous trouvons effectivement cet établissement dénommé "Le Talisman". Il est 14 h00 et la patronne accepte de nous servir si nous ne traînons pas. Vu notre satisfaction, je vous donne les coordonnées :


LE TALISMAN - "Crêperie de Belle mère en belle fille"

 

4 rue Paul Sérusier - 29930 PONT-AVEN - 02.98.06.02.58


Nous avons rempli notre engagement et ne sommes pas les derniers à partir, repus et enchantés. L'ami DD07 reste une valeur sûre dans ce type d'adresse, entre autre ! ! !



La route qui nous ramène vers Pontivy me fait regretter la moto. Paysages, grandes courbes et petits virolos, il va falloir revenir par là.








Encore des maisons typiques dans le centre ville de Pontivy.






Le week-end se termine et il me faut recommencer à penser à la dernière semaine qui m'attend.


Terminer les analyses bilancielles et les budgets, peaufiner ma synthèse et mes conclusions, débattre des actions à mettre en œuvre, communiquer auprès du dirigeant et vers le personnel, autant d'opérations captivantes qui vont s'enchaîner et s'imbriquer dans ces prochains jours.


A bientôt donc.

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23 juillet 2008 3 23 /07 /juillet /2008 17:11

Vendredi 18 à 16h45, je ferme les portes de l'entreprise et enfourche mon destrier chargé du matin. Je rejoins la Bimota de William entre Rennes et Nantes. En effet il est parti plus tôt pour voir un fournisseur à Rennes.

J'arrive à la station service de notre rendez-vous sur ses talons, nous prenons un café rapidement et repartons en direction du Vigeant, lieu d'un rassemblement de belles Italiennes, le "Troféo Rosso".

La météo est parfaite pour rouler. Ciel couvert évitant une luminosité trop intense et une chaleur trop forte. Routes sèches, trafic important mais fluide. A 21h00 nous arrivons après un arrêt essence et un arrêt café.


Sur le circuit du Val de Vienne, Dédé, président du moto club de Brèhan (56) est déjà arrivé sur sa magnifique BMW R 100 S. Mon frère Bruno, régional de l'étape, est aussi venu avec une logistique parfaite en tous points. Nous échangeons ainsi de bons procédés. Nous l'intronisons sur un circuit moto et il nous évite d'être surchargé ! ! !

L'installation des tentes est rapide et nous pouvons rapidement nous restaurer et nous désaltérer avec une bière bien fraîche. Nous déambulons ensuite dans le Paddock, admirons de nombreuses machines et retrouvons d'anciennes connaissances.








A la nuit tombante, nous installons la tente sous l'oeil vigilant de la Bimota SB6 de William.








Le lendemain matin, Bruno qui s'est levé de bonne heure pour prendre des photos est déçu. Le ciel est couvert, sans être menaçant. Le programme des tours de circuit démarre donc sous la grisaille mais le voile fini par se déchirer en fin de matinée. Un soleil généreux apparaît et il ne nous quittera plus du week-end.

Un pilote chute devant nous sans raison apparente. Probablement un blocage de roue d'origine mécanique. Il reste au sol et la séance est interrompue pour l'entrée en piste de l'ambulance. Renseignements pris plus tard, il souffre d'une fracture de clavicule.


Un appel au micro nous fait éclater de rire :
" Toutes les pièces perdues sur la piste peuvent être récupérées en pré grille".
Comme quoi, les "good vibrations" parfois pernicieuses pour certaines belles Américaines doivent être tout aussi fatales aux généreuses Italiennes ! ! !


Ensuite les bassets envahissent la piste et nous offrent un spectacle magnifique. Empoignades viriles mais propres, glisses, levers de paniers, autant de faits qui nous font admirer l'exhibition.

En fin d'après midi, Pascal nous rejoint avec son ZX12R. Il peut ainsi assister à la dernière course avant de découvrir à son tour quelques merveilles du parc moto. Nous allons nous désaltérer d'une mousse fraîche et profitons ensuite de la sangria généreusement offerte par l'organisation du "Troféo Rosso". Deux grandes bassines pleine d'apéritif, de la convivialité, de la bonne humeur sous un soleil généreux, la grande classe !


La soirée débute en fanfare. Dédé fête son anniversaire. Une joyeuse bande de Bretons profite de l'aubaine apéritive et les propos s'enflamment de boutades et histoires drôles. L'ambiance déjà pas triste monte crescendo. L'apéro terminé Bruno nous quitte pour rallier sa famille et nous dînons rapidement pour rejoindre ensuite les Bretons qui nous ont invités à prendre le café.






Vu le sourire de Dédé, je dois encore raconter des âneries !

D'ailleurs, à plusieurs reprises il s'est exclamé : " Mais il est intarrissable" 







En route Dédé s'arrête devant le stand Bimota et commence à chambrer gentiment l'équipe présente en demandant si l'affiche (en fait le caisson lumineux) Bimota n'était pas frelaté . La froideur raide et "pince sans rire" des réactions entraînent une surenchère de délires. Il faut préciser que l'attitude antérieure de certaines personnes de ce club est édifiante. Ils demandent à William d'amener sa bécane pour étoffer la présentation et ouvre généreusement une canette pour se désaltérer sans lui en proposer ! ! ! Ces seigneurs (ou saigneurs) ne doivent pas trinquer avec les manants que nous sommes. Heureusement, ils ne savent pas que nous sommes venu avec une Teutonne et deux japoniaises !


Les Bretons ont du retard. Ils commencent juste à manger. Nous décidons de retourner essayer de dérider les gens de chez Bimota, mais il n'y a plus personne et tout est fermé. Etaient-ils dégouttés ? Tant pis, nous continuons à déambuler dans le parc, insensiblement attirés par le bar et la musique du concert.

Nous nous attablons devant 2 bières et 1 café et regardons distraitement la scène où se produit le groupe qui abreuve avec plaisir mes oreilles. Quelques morceaux de Deep Purple ou de Led Zeppelin ne sont pas pour me déplaire.


Tout à coup, sur un magistral solo de batterie, je percute et attire l'attention de Pascal. Le groupe en question est bien "Spectrum Band" (http://spectrumband.free.fr/) rencontré à Pâques lors d'une rencontre épique chez "route 99" dans le Puy de dôme (http://div19.over-blog.com/article-18106438.html).


Soudain, une altercation verbale prend forme à nos côtés. Pascal intervient gentiment et la diatribe se dirige vers lui. Nous dégonflons immédiatement l'agression par la blague et le rire et la situation se détend. L'élocution légèrement empâté de notre interlocuteur entraîne les fous rires quand nous lui apprenons et faisons répéter l'insulte suprême de nos amis sudistes –une pensée pour toi, DD07 - "Oh, le Nainnnnculééééé" (avé l'assent !). l'ambiance dégénère dans l'hilarité et les premières galéjades commencent à fuser. Les voisins de table se rapproche, les passants s'arrêtent et c'est partit pour une bonne heure de délires et de rigolades effrénées.


La soirée se termine sur les divagations de Pascal sous la tente. Il assaille William régulièrement et le sort à chaque fois de son endormissement. Heureusement il est aussi fatigué et fini par s'écrouler. Il n'entendra même pas son téléphone qui sonne à répétition sous son oreille.
















Comme d'habitude, avec Pascal, nous sommes les premiers debout.
Pour les autres, le réveil est différent.
Flash brutal pour William alors que Dédé profite d'un P'tit déj. au lit ! ! !


Dimanche, en fin de matinée, nous chargeons les motos et partons vers notre premier arrêt tout proche. En effet Dédé et William semble connaître une bonne adresse pour nous restaurer. Nous stoppons donc à Verrières au "Comme chez soi" - Place du champ de foire - qui s'avère effectivement fournir une excellente prestation. Fidèles à nos habitudes, nous ne tardons pas à prodiguer une certaine ambiance et nous ne repartirons que vers 2 heures après moult échanges facétieux avec le patron et le cuisinier.


Après un plein à Poitiers, je reprends la tête mais Dédé, prenant soin de sa monture, nous entraîne à suivre un train assez calme. Au bout d'une trentaine de kilomètres William craque, me double et s'éloigne. Pascal me double à son tour et me fait signe de le suivre. Rapidement, le phare de Dédé devient invisible. Après quelques kilomètres à des vitesses inavouables, William s'arrête et propose un café. Il s'explique. D'une part, l'allure réduite l'endormait et d'autre part, le manque de vitesse ne permettait pas le refroidissement de sa selle que les pots d'échappement frôlent de près.

Dédé s'arrête à son tour et nous propose de partir devant. En fait nous ne le retrouverons plus car nous emprunterons des routes différentes.

Nous quittons William à Ploërmel et arrivons chez Pascal vers 19 h 00, fatigué mais satisfait de ce week-end.


Un grand bravo à l'équipe organisatrice de ce "TROFEO ROSSO". De magnifiques machines, de la bonne humeur, de nombreux contacts passionnants (notamment un septuagénaire, Philippe, impressionnant de vitalité, de fougue, de passion et de gentillesse) et une météo superbe (mais là c'est la chance ! ! !).



Quelques secondes du rugissement des 4 cylindres de la MV !



Encore merci à vous tous pour ce sympathique week-end.


PS. Un extrait des nombreuses vues réalisées est disponible ci-contre, en haut de page, dans la galerie photos (crédit Bruno ALTAZIN). Beaucoup d'Italiennes, bien sûr, surtout des anciennes, en statique ou sur piste.

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18 juillet 2008 5 18 /07 /juillet /2008 12:34


Ce samedi, Laurence est venu me rejoindre pour le week-end. Nous avons prévu de rendre visite au golfe du Morbihan que nous ne connaissons pas.

Je ne suis pas au meilleur de mon humeur. Laurence a "oublié" son équipement moto et nous sommes donc contraint à partir en voiture ! ! !


Est-ce vraiment un négligence ou une amnésie diplomatique ? ? ?


Bon, trêve de plaisanterie, la voiture est confortable et nous pouvons discuter plus facilement. Restons positif tout de même !


Nous arrivons sur Vannes en pleine animation médiévale. Nous commençons par chercher un hôtel puis partons balader dans la ville. Le temps est doux, nous mangeons dehors et profitons de la vieille ville, des jardins magnifiques et des animations. Le clou, pour nous, sera une troupe allemande en costumes moyenâgeux déambulant au son de tambours tonitruants, de trompettes claironnantes et sous de majestueux lancers de drapeaux. Spectacle captivant avec de "good vibrations" (sans Harley !).


Dimanche matin départ pour le bord de mer à Damgan, balade sur la plage et pause café. Nos voisins de terrasse sont au petit déjeuner et la vision appétissante des fruits et viennoiseries réveille l'ardeur de Laurence. Nous nous attablons donc devant un second petit déjeuner tardif mais d'autant plus fameux que le premier était bien basique.






Magnifique surprise sur l'une de ces plages, des centaines de cerf-volants, éoliennes ou
figures géantes utilisent la puissance du vent.
 




Nous empruntons de petites routes pour rejoindre le magnifique château de Suscinio en s'arrêtant fréquemment dans de petits ports, le long de plages ou au milieu de la campagne pour profiter du spectacle de la nature ou des adeptes du vent.

Après un bain de pied marin la balade reprend pour un tour complet des côtes sud du golfe du Morbihan. Beaucoup de petites routes bien agréables qui me font d'autant plus regretter la moto que le temps est magnifique.


Nous retraversons Vannes pour écumer la face nord du golfe. L'absence de pause déjeuner – la faim ne nous accable pas après notre second petit déjeuner – nous laisse tout le loisir de profiter pleinement de cette magnifique région largement préservée d'un bétonnage outrancier.


Nous rejoignons ensuite Auray pour y trouver un hôtel, puis filons à la Trinité sur mer pour un délicieux dîner marin. La soirée se termine en flânant sur le port ou nous pouvons admirer des centaines de voiliers dont deux magnifiques et imposantes "bêtes de course".


Lundi démarre par une escapade à Carnac. Le lieu ne m'attirait pas particulièrement, mais je demeure impressionné par l'étendue de ces fameux alignements. Quelles motivations pouvaient avoir les anciens pour réaliser de tels travaux ?




 











Ces immenses champs de menhirs et quelques dolmens m'impressionnent.
N'est-pas ici le village Gaulois qui résistait obstinément aux Romains ? ? ? 


La foule de fin de matinée nous chasse et nous partons découvrir la presqu'île de Quiberon. Un arrêt au port pour une pause café puis une grande balade sur la côte sauvage qui n'usurpe pas son nom.








Une vue de la côte sauvage sur la presqu'île de Quiberon.







Le retour se fait par de jolies petites routes dont certaines devront être refaites en moto ! ! !

Un arrêt rapide à Josselin ou se prépare une nouvelle fête médiévale et nous repartons chacun de notre côté.






Le fier Château de Josselin domine fièrement l'Oust.

Et comme partout en Bretagne, des fleurs à profusion.

Un régal pour les yeux.

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14 juin 2008 6 14 /06 /juin /2008 15:22
Je dois être vendredi à Merdrignac en Bretagne pour préparer ma prochaine mission. Comme d'habitude, quand j'ai un petit peu de temps je vois qui je peux aller saluer en route.

Il se trouve que Serge de Metz est actuellement en Sologne chez Louis et nous prévoyons que je m'arrète jeudi dire bonjour. Serge me rappelle mardi pour me demander si je peux arriver mecredi soir.

Me voilà donc parti mercredi aprés midi sous des trombes d'eau. Les routes commencent à sécher à partir d'Eymoutier et je n'ai pas pu réllement profiter de la partie la plus sinueuse ! ! !

En fait, Serge m'a réservé une surprise. Il m'a intégré dans un groupe de copains qui part passer la journée au Mans pour les essais des 24 heures auto. Une nouveauté pour moi.

A notre arrivée, nous commencons par aller voir les anciennes dans le paddock qui leur est réservé. Les préparatifs vont bon train car nous sommes dans les heures qui précèdent leurs essais.

Vous trouverez quelques unes des photos de ces voitures dans la galerie ci-contre.

Ensuite nous déambulons sur le circuit qui m'apparaît sous un jour nouveau. c'est la première fois que je vois le circuit routier ouvert, alors que j'ai l'habitude de voir les motos sur le Bugatti.

La première séance d'essai est stoppée avant la fin sur drapeau rouge. Un compétiteur à commencer à perdre le contrôle dans le S du tertre rouge sous nos yeux pour aller ensuite "taper " les quadruples barrières à nos pieds, rebondir et s'immobiliser au milieu de la piste. Bien que fortement choqué, le pilote est extrait sans dégats apparents.

La soirée se poursuit par une balade au village et le spectacle des essais de nuit. Nous serons de retour chez Louis vers 2H30 et je reprendrais la route 7H00 plus tard.

Merci encore à toi mon bon Serge pour cette magnifique idée. Encore des moments superbes et un spectacle fantastique, même si c'était des voitures et non de motos ! ! !


L'arrivée en Bretagne est particulière. Militaires, Gendarmes et Pompiers sont en effervescence. Il y à 2 jours un Mirage 2000 est tombé à 3 kilomètres ! ! !

Aprés une bonne nuit réparatrice chez Pascal et sa petite famille, je m'installe dans mon nouveau camp de base pour les semaines à venir.

A trés bientôt à vous tous, fidèles lecteurs.
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9 juin 2008 1 09 /06 /juin /2008 17:30

Jeudi en fin d’après midi, je pars à la rencontre d’André qui arrive d’Ardèche. Une trentaine de kilomètres sur la D3 qui est un véritable plaisir et me voici devant un café à Riom-ès-Montagnes. André arrive quelques minutes plus tard légèrement refroidi par nos climats montagnards. Il fait plus froid ici en milieu de journée que chez lui au lever du jour.

 

Une petite soirée vite passée et un repos réparateur se révèlent d’excellents ingrédients pour se retrouver frais et dispos le lendemain matin.

 

Vendredi 9H00, départ par la D922 vers Mauriac. Les pneus montent rapidement en température dans les enfilades de la vallée de la Sumène. Nous continuons sur cette route vers Aurillac. Des portions de travaux, des véhicules agricoles,  quelques paquets de voitures emmenées par des campings cars, mais tous ces éléments sont vite effacés et ne gênent guère notre progression.

 

A Aurillac, nous obliquons par la N122 en direction de Maurs où la température commence à devenir un peu plus agréable. Nous en profitons pour faire une pause café. Nous continuons ensuite cette route vers Figeac par la magnifique vallée de la Célé. La route serpente au gré des caprices du cours d’eau. Les frondaisons sont magnifiques, la Célé tumultueuse, et les rares voitures ou engins divers sont doublés rapidement.

 

La D922 nous emmène rapidement à Villefranche de Rouergue où nous faisons une pause pour restaurer montures et équipages.

 





Le château de Najac,
perché sur son piton,
défendant la vallée.






Ensuite, D922 puis D39 pour une pause touristique au magnifique village de Najac. En repartant, la pluie tombe fortement sur le château et nous rattrape rapidement. Nous estimons que cela ne devrait pas durer et ne nous équipons pas en conséquence. De fait, vers Laguépie le temps se calme et nous séchons le temps d’arriver à Cordes sur ciel où nous faisons une nouvelle pause café.

 

A partir de là, notre périple serpente dans les vallées du Cérou puis de l’Aveyron. Les cours d’eau sont déchaînés et chargés de boue. La végétation est magnifique avec toutes ses teintes de verts agrémentées des tâches de couleurs des multiples fleurs sauvages. D600 jusqu’à Lexos, puis D115 où la pluie reprend. Heureusement, un surplomb rocheux nous offre son abri pendant un petit quart d’heure ce qui nous évite de revêtir les combinaisons de pluie.

 





Hommes et montures à l'abri des éléments déchaînés.
Il ne reste plus qu'a espérer que la roche est solide !





A Saint Antonin Noble Val nous obliquons vers Bruniquel par la D115. Cette route nous interpelle. Ses courbes et sa déclivité sont très régulières et les tunnels paraissent surdimensionnés. Nous avons l’impression de dérouler une voie ferrée. Ce sentiment sera rapidement conforté par les vestiges de haltes, gares ou quais de chargement aux architectures si particulières des bâtiments de chemins de fer.

 

A Bruniquel, nous empruntons la D964 vers Laroque et je rate l’embranchement vers Montclar de Quercy. La route est encore détrempée, et le temps de m’apercevoir de l’erreur, nous sommes au niveau de Castelnau de Montmiral. Je continue donc jusqu’à l’entrée de Gaillac pour reprendre la D999 vers Montauban. En arrivant sur Montauban, nous essuyons un violent orage et sommes très rapidement trempés. L’arrêt prévu est donc reporté au profit d’un peu de roulage destiné à nous sécher.

 

Nous traversons la ville puis nous dirigeons vers Montech par la D928, et rejoignons la pente d’eau du canal latéral à la Garonne. Cet ouvrage particulier permet d’éviter 5 écluses successives. (pour plus d’infos, voir : http://www.canaux-historiques.com/d2m/ouvrage/montech/fiche_ouvrage/fo_00.html )

 

De là, nous rejoignons Moissac par la D813 où nous faisons le plein. Le pistolet de ma pompe se bloque et je me retrouve maculé d’essence (blouson, pantalon, bottes) au milieu d’une mare d’hydrocarbure inquiétante. Je pousse la moto plus loin et attend quelques minutes que le vent favorise un maximum d’évaporation. La mise du contact et le démarrage s’effectuent avec une certaine circonspection et une légère angoisse. Je n’ai pas envie de faire une "bonze partie" avec ma fidèle Div.

 

Un petit bout de D957 puis la D16 jusqu’à Durfort-Lacapelette, et enfin, un dernier tronçon de roi par la D2 pour Lauzerte. Ces derniers enchaînements sont magnifiques et nous les avalons à une vitesse plus que soutenue. D’ailleurs, un touriste allemand en Audi doit encore se demander ce qui lui est arrivé ! ! !

 

A Lauzerte, Daisy du Repaire des Motards nous attend avec un couple d’ami, Monique et Lorenzo. Elle nous a gentiment offert l’hospitalité pour la nuit. Nous finissons l’après midi par une promenade pédestre dans le dédale de la cité médiévale de Lauzerte. Daisy se révèle être un guide fort érudit et nous guettons les très rares hésitations pour la chahuter amicalement.

 






André, Daisy, Monique et Lorenzo
en admiration devant les perspectives
offertes par ce balcon de Lauzerte





La soirée est fort sympathique et Monique nous fait part de ses inquiétudes lorsqu’elle voit des motards peu équipés. Son activité professionnelle, infirmière, lui a souvent permis de constater l’étendue des dégâts humains sur les épidermes massacrés. Le repas est bienvenu et les fromages Auvergnats semblent appréciés.

 

Après une excellent nuit qui me vaut quelques quolibets, bon prince j’ai hérité d’un lit rose, nous profitons d’un excellent petit déjeuner, entre autre grâce à Lorenzo qui est allé au village chercher du pain.

 

Nous repartons vers Valence d’Agen par la D953, puis Miradoux qui nous procurent de jolies successions de virages. Néanmoins, les orages de la veille ont laissé des traces de sable ou de boue, et nous gardons une certaine retenue pour ne pas se retrouver surpris en sortie de courbe.

 

Un arrêt café à Lectoure que nous rejoignons par la D23, puis la D7 jusqu’à Condom. Ensuite, la D931 pour Eauze où nous saluons les 2 gendarmes en faction avec leurs jumelles. Enfin la N524 vers Manciet et Nogaro.

 





Ce magasin n'est pas de trop à Lectoure.

j'ai vraiment dû tricoter du selecteur au cours de ces trois jours ! ! !






Nous nous rendons directement au gîte que nous avons réservé, « l’Arbladoise », à 3 kilomètres du circuit, pour y laisser nos sacs.

 

L’environnement est charmeur et bucolique, l’accueil sympathique et les locaux autant agréables que propres et fonctionnels. Il s’agit d’un gîte qui accueille en priorité les pèlerins du Chemin de Compostelle. Néanmoins, les motards y seront toujours admis avec bienveillance, dans la mesure où ils sauront respecter le repos des marcheurs, ce qui nous semble d’ailleurs élémentaire.

Pour plus d’infos sur ce gîte, en voici le lien : http://www.chemindecompostelle.com/arbladoise/index.html

En ce qui nous concerne, c’est une adresse que nous gardons précieusement.

Nous repartons vers le circuit pour retrouver l’équipe du JMB Moto Racing et nous tombons sur Jean Marie, le manager dès notre arrivée.

 

Et là, je découvre, que sans le savoir, il m’offre un des plus beau cadeau de ma vie de motard. Bertrand Sebileau est avec nous tout le week-end.

Il m’en a donné des cheveux blancs le Bertrand quand il a subjugué (sans le savoir) ma toute jeune fille de 14 ans qui a littéralement craqué devant ce pilote émérite au palmarès fourni mais qui restait si simple, ouvert et goguenard lors de nos trop brèves rencontres.

Il nous a souvent fait frissonner par sa hardiesse sur les circuits, et particulièrement sur les grosses compressions de la sortie du chemin aux boeufs du circuit Bugatti.

 

En arrivant au stand 15, nous faisons connaissance avec Elysa, la grande prêtresse du club de supporter, mais aussi du petit nouveau Jean-Guy et son épouse Anna. Nous déposons nos écots sur la table commune déjà  bien fournie, saucisse Ardéchoise pour André et fromages Auvergnats pour moi.

 




De dos, Jean-marie,
à sa droite Jean-Guy,
en face, Super-Elysa,
puis Bertrand,
Anna
et votre serviteur.




Dans l’après midi, un petit gag. André, légèrement malade, est parti faire une petite sieste dans l’herbe. Des pompiers le sortent de sa léthargie, inquiets de le voir ainsi. Pourtant, il avait même refusé l’apéritif ce pauvre DD. Le nez rouge devait être engendré par le soleil ! ! !

 

L’ambiance est formidable. Entre les séances où le sérieux est tout de même de mise, c’est le chahut et la rigolade permanente. Nous serons plusieurs à faire la même remarque. Peu d’entre nous se connaissaient et pourtant tout s’est déroulé comme si nous avions l’habitude d’être fréquemment ensemble. Il faut dire que Jean-Marie n’est pas le dernier à rigoler, et je pense qu’il doit posséder un don pour créer ces osmoses si particulières.

 

En fin d’après midi j’accompagne Bertrand et ses amis au gîte, pour qu’ils déposent leurs affaires, puis rejoint André sur le circuit. Nous traînons dans le paddock, nous nous restaurons rapidement et rentrons nous coucher.

 

La journée du dimanche se déroule sous les mêmes auspices. Mélange de sérieux et de délires. Chacun met la main à la pâte quand le grand manitou donne ses instructions. Panneautage, installation des couvertures chauffantes en pré-grille, mais aussi ménage, vaisselle, service du café ou autres boissons.

 

Fred, le patron du gîte nous fait une rapide visite avec un copain motard qui arrive des U.S. Encore un moment simple, mais chaleureux (salut à vous deux).

 

Nous retrouvons aussi avec grand plaisir l’autre homme vert, j’ai cité Enrico. Son arrivée et nos échanges verbaux ne sont pas faits pour appauvrir l’ambiance.

 

Jean-Guy nous offre une course démente, avec, entre autre, un magnifique extérieur particulièrement réussi. A son arrivée, il est crevé et déçu de louper d’une place la finale A. il faut tout de même préciser que Jean-Guy est vétéran et fait sa seconde course. Pour des débuts, c’est particulièrement prometteur.

 






Le # 70,
Jean-Guy dans ses oeuvres.
Un festival.



 

 



Nous prenons le repas tous ensemble, mais vers 15 H 00, il est temps pour nous de se préparer au départ. Nous voulons encore prendre des petites routes et les prévisions météo, sans être catastrophiques, ne sont pas très réjouissantes. Nous retournons donc au gîte charger les motos puisque, fort gentiment Carole et Fred avaient accepté que nous y laissions nos affaires.

 

 

Jusqu’à Condom, nous prenons la même route qu’à l’aller, puis la D931 vers Agen. Enrico nous avait vanté cette route et nous avait demandé de penser à lui puisque nous traverserions un de ses terrains de jeu. En fait, nous ne pouvons que lui renouveler notre offre de venir découvrir des routes bien viroleuses, mais en bon état, soit vers chez André, soit vers chez moi ! ! !

 

Ensuite la D656 vers Tournon d’Agenais et nous essuyons la première bruine. Cela ne dure pas longtemps, mais la route devient piégeuse.

 

Nous devons repasser à Lauzerte car André y a oublié sa lampe de poche. Nous obliquons donc vers Montaigu de Quercy par la D47 puis la D7. A Montaigu nous reprenons la D2 dont les derniers kilomètres se révèlent être un magnifique spot à motos. A l’embranchement de la D953, nous aurons notre plus belle alerte du week-end. Un camping car attend sagement au stop, mais décide de prendre la même route que nous à un train de sénateur. La Mercedes qui le suit en profite pour nous couper la route. Heureusement que nous avions grandement ralenti le rythme des kilomètres précédents ! ! !

Je me suis tout de même lâché en rabattant le rétro du camping car ! ! !

 

Après un rapide café, nous reprenons la D653 pour Cahors puis en direction de Figeac. Après une vingtaine de kilomètres, nous obliquons à gauche par la magnifique, particulièrement pour les paysages, D32 vers Labastide-Murat, puis la D807 jusqu’à Gramat et Saint-Céré.

 

La D673 nous emmène à Sousceyrac puis la D653 à Laroquebrou. Toute cette portion est viroleuse à souhait, mais les revêtements sont très changeants. Nous passons du bitume très fripé à des surfaces toutes neuves qui sont de véritables pistes. Le rythme est si rapide que DD s’étonne que la vieille Diversion de plus de 200 000 bornes racle encore partout. Bon, j’ai tout de même eu quelques chaleurs salvatrices.

 

Ensuite, c’est la D2 jusqu'à Pleaux avec un encore une portion d’anthologie au niveau du barrage d’Enchanet (virages et épingles à gogo).

 

Enfin, la D680 pour Mauriac et une chaude alerte pour la Versys dont l’arrière glisse dans une série de virages, et la D922 qui nous amène à Bort à 21 H 00.

 

Laurence nous attend avec une copieuse ration de spaghettis bolognaise. La soirée se terminera sur une petite mirabelle et un échange téléphonique guilleret avec Machaing et Laping du sud est et Papy78 perdu dans ces contrées inhospitalières ! ! !

 

 

Le bilan de ce week-end est particulièrement positif.

 

Au niveau humain, nous avons rencontré de nombreuses têtes nouvelles, motardes ou non, avec lesquelles nous avons vécu des moments autant savoureux que simple et bon enfant.

 

En terme de moto, nos pneus sont très contents. Les bandes de roulement centrales ne se sont pas beaucoup usées. De plus, lorsque nos fidèles gommards entendent parler de bande de peur, ils cherchent de quoi on peut bien parler ! ! !

 

Le mot de la fin, je le garde pour Bertrand. Il a toujours forcé mon admiration et ce sentiment est décuplé après ce week-end.

Il apporte ses conseils et points de vues aux pilotes en toute simplicité, allant jusqu'à faire le tour du circuit à pied avec Jean-Guy.

Il s’entretient de tout avec chacun et participe allègrement à la rigolade.

 

Merci Monsieur Fast’Sebil.

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25 mai 2008 7 25 /05 /mai /2008 12:45

Samedi matin Lolo est malheureuse. Elle vient de recevoir son nouvel appareil photo est le temps est gris. A midi, l’atmosphère continue à se dégrader et d’importantes pluies persistent toute l’après midi.

 

En auditant les prévisions météo, je lui annonce que demain matin nous aurons peut-être une ouverture plus lumineuse. Elle me demande de la réveiller si le temps me semble propice à de premiers essais.

 

Ce matin, la luminosité passant à travers les volets la propulse vers le petit déjeuner avant que je puisse lui annoncer que le temps est correct malgré des élévations de brumes importantes. Elle est motivée la petite dame ! ! !


Voici donc quelques informations relatives à notre environnement (en hommage à Pat qui sait si bien nous faire découvrir sa région ! ! !) et ces premières photos dans l'album ci-contre.


Départ un peu avant 7 heures pour notre première étape, le Château de Val.

(Ces vues moins conformistes devraient plaire à nos amis les Arsouilles 69 ! ! !).

 








Dans la nuit, l'éblouissante majestuosité de celui que je nomme le "château de la belle au bois dormant".








Construit au XVe siècle, VAL est un des châteaux les mieux conservés et l’un des plus remarquables de
la Haute-Auvergne.
Cette imposante fortreresse est flanquée de six tours couronnées de mâchicoulis et coiffées de toits en poivrière, dont les différentes couvertures donnent à la toiture de VAL un original chatoiement de couleurs.
Dans la cour d’honneur, une chapelle gothique (Monument historique), également du XVe est dédiée à Saint-Blaise.
On pénètre dans le château par une porte bardée de fer, dont le tympan est orné d’un bas-relief aux armes fleurdelysées des d’Estaing.
Un escalier en spirale dessert les divers étages par un vestibule, qui, à l’origine, était une cour intérieure sans toiture. Au dernier étage, du chemin de ronde, on découvre un splendide panorama sur le lac.
La charpente des tours est intéressante par l’importance et le travail des ses éléments. Autrefois chef-lieu d’une baronnie, appartenant à la famille de Thynières, VAL fut vendu par Guillaume de Thynières à Guillot d’Estaing, qui entreprit la construction du château actuel en 1440, sur les fondations de l’ancienne forteresse.

Après plusieurs abandons et restaurations successives, VAL est depuis 1953 la propriété de la ville de Bort-les-Orgues.
Il est situé sur la commune de Lanobre, dans le Cantal.

(source : http://www.chateau-de-val.com/)

Ce site exceptionnel a servi de décor pour le cinéma. Dans "Le Capitan", Jean Marais escalade les tours du château de Val.


Puis, le point de vue du Fraysse au dessus de Lanobre (15). Un lieu élevé et dégagé qui offre de magnifiques points de vue.

Ensuite, un arrêt sur le pont de la Rhue proche de Champ sur Tarentaine.

 



La Rhue au "saut de la Saule"
à Bort les Orgues.





La Rhue
prend sa source dans le Massif central à plus de 1.300 m d’altitude dans les Monts Dore sur les pentes du puy Ferrand, près de la station de Super Besse (commune de Besse-et-Saint-Anastaise), dans le Parc naturel régional des volcans d'Auvergne.
Elle se jette dans la Dordogne au sud de Bort-les-Orgues.
(source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Rhue)

Un petit arrêt en face des orgues nous permet de voler rapidement quelques vues alors que le brouillard monte de la vallée de la Dordogne. Nous grimpons ensuite au belvédère qui surplombe les orgues et la ville de Bort.


Orgues basaltiques
Dominant la ville de 350 m, les orgues de Bort sont formées par des coulées de phonolite, dont l'extrémité est découpée en colonnes de 80 à 100 m de hauteur, sur une longueur de 2 km. Ces gigantesques tuyaux d'orgues, modelés par le temps, sont dus à la formation de fissures de retrait lors du refroidissement de la lave. Les Orgues de Bort sont considérées comme le meilleur observatoire pour contempler l'Auvergne (table d'orientation).

(source : http://www.tourisme.fr/office-de-tourisme/bort-les-orgues.htm)

Le retour se fait par la route d’Ussel pour quelques dernières photos du lac et du barrage.


Barrage Hydro-électrique

 

De par sa situation géographique et la très grande capacité de son lac artificiel, le barrage de Bort joue le rôle de régulateur.
Il donne ainsi toute sa valeur à l’aménagement hydroélectrique de la Dordogne, constitué en aval par la chaîne des barrages de Marèges, l’Aigle, le Chastang et Argentat. L’ouvrage est de type poids-voûte à 120 mètres de hauteur, 390 mètres de développement en crête, 80 mètres d’épaisseur à la base et 8 mètres au sommet.
La retenue de 477 millions de m3, est l’une des plus importantes de France. Longue de 18 km, elle est alimentée par le bassin versant naturel de la Dordogne et une déviation de la Rhue par une conduite forcée de 13 km.
Deux groupes, et bientôt trois, de 120.000 KVA auxquels s’ajoute l’usine de la Rhue de 30.000 KVA en font une usine de pointe.
Sa mise en eau a eu lieu en 1952, après une dizaine d’années de construction, retardée en partie par la guerre, inondant ainsi la vallée où disparaissaient à jamais plusieurs villages ainsi que la voie ferrée reliant Aurillac à Paris.
(source : http://www.bort-artense.com/barrage.html)

A notre arrivée le ciel est couvert et la pluie reprend moins d’une heure plus tard.

 

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