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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 18:27

Pour ce week-end, je devais partir vers le sud-est retrouver DD07 et le club de Bollène, les Bélugues. En effet Div'4 ressent l'envie de commencer ses pérégrinations sur les traces de ses devancières. Au dernier moment, mes plans changent. L'annonce d'un décès familial me propulse vers la région Parisienne.


Je profite de ce passage pour rendre une visite à mon fils dans sa nouvelle vie. Le week-end se termine calmement et comme je suis dans le Nord, je me précipite dans le 77 découvrir la nouvelle moto de Jacques. Il y à une quinzaine de jours, il me devançait en faisant l'acquisition d'une . . . Diversion ! ! ! (Oh, le copieur). La bleue retrouve donc la rouge.







Les deux Div' complices attendent sagement.






Lundi matin, le givre est présent mais le ciel magnifique. Nous enfourchons nos bécanes pour aller faire quelques courses à Crécy la Chapelle.

Cet apéritif nous met en jambes et nous décidons de profiter de l'après midi pour aller visiter Provins.






Alors Jacques, du haut de cette tour, ne vois-tu rien venir ?






Nous reprenons en parti la route empruntée il y trois mois. Au milieu des bois, les bas côtés sont toujours blanc. Ce n'est plus de la glace, mais des anémones sauvages. (cf. Passage 2008 - 2009, 2000 kilomètres style hivernale . . . ). Magnifique et nettement moins stressant ! ! !


La rectitude des routes locales associées à l'allure « bon enfant » de Jacques laissent mon esprit divaguer. Et là, je remercie ces deux Div' qui nous réunissent. En effet, cela fait 35 ans que nous n'avons pas rouler ensemble, lui avec son Malagutti ou son CB 125 et moi sur mon CB 350 (cf.
http://div19.over-blog.com/article-17761060.html). Trop bon ces souvenirs ! ! !


Nous déambulons dans les rues de la cité médiévale, haumes sous le bras et fidèles destriers à l'abreuvoir. Non, en fait les canassons étaient au parking, et nous à nous désaltérer au milieu d'une bonne crise de rigolade avec la serveuse.







Les deux compères sous le chaud soleil de Provins !







Encore une journée magnifique, dotée de soleil, de bécane, d'amitié, de rigolades, de rencontres et jolies vues (cf. album photo ci-contre "Provins").


Demain matin, nouveau départ mais vers l'Est, la Lorraine afin de présenter Div'4 à l'indien Sergio et à Brigitte.

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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 17:56

 

 

Et non pas "dans la Quatrième Dimension" ! ! !

 

Voici quelques semaines que je songe à offrir une compagne à ma fidèle Div'. Si elle est toujours vaillante et ne rechigne pas à la besogne, elle commence à fatiguer et ses plus de 300 000 km sans encombres annoncent un futur moins florissant. Comme je n'ai pas encore décidé d'arrêter la moto, il vaut mieux anticiper.

 

Je veux avant tout une machine à cardan, ce qui limite le choix. La Deauville me paraît inadaptée au traitement envisagé bien qu'équipée d'un moteur ayant largement fait ses preuves. Il me reste donc un choix restreint entre la Pan-European, les BMW, Guzzi ou Yamaha FJR. Seulement, toutes ces machines valent en général le double d'une Diversion et demande un entretien souvent plus coûteux.

 

Si la Diversion n'a pas de caractéristiques bien trempées, j'ai une totale confiance dans ce modèle avec lequel j'ai largement dépassé les 500 000 kms avec trois spécimens. Je commence donc à auditer l'offre sur ce type de machine et à prévenir le réseau.

 

Après une première sélection et quelques contacts, je m'entretiens au téléphone avec un Audois qui a passé une annonce sur le site "Le Bon Coin". Les photos sont flatteuses et la relation semble claire et saine. Entre le jeudi et le vendredi nous nous mettons d'accord pour la transaction ce samedi 21 mars chez lui près de Narbonne.

 

                              Et voilà les photos qui m'ont fait craquer.
          Ces sudistes ont de la chance de bénéficier d'un soleil généreux
                                 pour la mise en valeur du produit ! ! !

En parallèle, il me faut "vendre le coup" à Laurence pour ce déplacement. Je lui"offre" donc la perspective d'un week-end de balade et de dépaysement ce qu'elle accepte bien volontiers, en rajoutant une étape sur l'Espagne pour y faire quelques emplettes ! ! !

 

Nous décidons donc de partir vendredi en fin d'après midi afin de profiter du jour et de musarder sur les petites routes plutôt que débouler sur l'autoroute.

 

Sur la route, à Maurs (15), j'ai une petite pensée pour Ulrich en passant devant le café où nous réchauffions il y a deux ans (cf. http://div19.over-blog.com/2-categorie-10158540.html). Nous lui passons un coup de fil qui me vaut quelques vannes :

 

Ulrich : "Comment, Patrice est au volant ! Il sait conduire une voiture lui ? "

Laurence : "Il faut qu'il achète une moto pour que nous nous fassions un week-end ! ! "

 

Nous nous arrêtons à Villefranche de Rouergue pour la nuit. Toujours matinal, je déambule dans la vieille ville pendant que Laurence finit sa nuit. Lorsque je lui parle de toutes ces ruelles et vieilles pierres elle veut aussi en profiter. Nous décidons néanmoins de repartir au plus vite vers l'Espagne et de repasser visiter au retour.

 

Les achats Ibériques sont rapides (y compris le jaune réclamé par DD07 !). Nous essayons de nous faire payer un café par Eric (le frère du Breton Pascal), mais il n'est pas chez lui et nous n'avons pas le temps de l'attendre.

 

L'arrivée à Bizanet (11) se fait sans encombre et la machine est aussi magnifique que sur la photo. Christian le vendeur et son épouse nous reçoivent bien sympathiquement et l'affaire est vite faite. Des petit détails me confortent quant au sérieux de mon interlocuteur. Ce matin il a relavé la moto et en a profité pour faire le plein. Délicate attention ! (ou peur que le vieux reste en panne sèche ?).

 

Laurence me propose la route du retour par Saint Chinian et Mazamet. Christian m'explique un itinéraire nickel pour rejoindre cette D612. Je retrouve des routes empruntées avec André au retour des Pyrénées avec un pneu à l'agonie (CF. http://div19.over-blog.com/1-categorie-10158540.html).

 

A Albi, nous recherchons un hôtel et arrivons directement sur un FAST HOTEL. Coup de chance, il est neuf et tenu par une motarde. C'est la seconde fois que cela m'arrive avec cette chaîne, après celui de Limoges (cf. http://div19.over-blog.com/4-categorie-10526938.html).

 

Le FAST HOTEL d'Albi est simple à trouver.
Suivre les directions Toulouse et Palais des Congrès,
il se trouve juste derrière ce dernier et
vous serez certains d'être bien accueillis par la charmante Isabelle (05.63.43.36.49).

 

La soirée est employée à une longue balade pédestre au sein de la vieille ville. Laurence est tout aussi impressionnée que moi il y a quelques temps par l'imposante cathédrale de briques que j'ai découverte il y a peu lors d'un fabuleux week-end organisé par Patricia (cf. http://div19.over-blog.com/article-22852197.html).

 

Le dimanche est consacré au tourisme. J'enroule gentiment sur toutes ces routes fabuleuses, tant par la sinuosité que par tous les signes du printemps naissant. J'ouvre la route à Laurence et lui favorise certains dépassements. Nous rigolons quand nous pensons aux autres automobilistes se faisant doubler dans des endroits où la visibilité est réduite (mais elle est folle celle-là !). D'ailleurs, dans l'après midi au moins un a compris notre manège et nous a emboîté le pas.


 



Div'4 pause langoureusement sous le soleil avec le château de Najac dans le fond.
Les valises sont rangées dans la voiture suiveuse.






Pause à Najac (12), classé parmi les plus beaux villages de France. J'avais découvert ce site en juin l'année dernière lors d'un week-end à Nogaro (cf.
http://div19.over-blog.com/article-20304174.html). Laurence apprécie de pouvoir en profiter à son tour. Encore quelques kilomètres et quelques dizaines de virages et nous voici de retour à Villefranche de Rouergue. Une salade et un café vite avalés en terrasse sous le soleil, puis une longue promenade digestive pour admirer le travail architectural des anciens (quelques vues dans la galerie "Div4-Première" présentée sur la droite).


 





Div'4 façon caméléon par rapport à la voiture de Laurence.
Derrière, le pont Saint Blaise du XIIIème siècle sur l'Aveyron au pied de Najac.





Ensuite, c'est une pause essence à Figeac. 320 km et le voyant de réserve ne s'allume toujours pas. Normal, je ne mets que 17 litres. Il me semble que Div4 consomme moins que Div3, mais je roule plutôt plus calmement avec la voiture suiveuse. A confirmer.

 

La fin du parcours se fait d'une traite. Tout d'abord la magnifique vallée de la Célé jusqu'à Maurs, puis Aurillac et Mauriac. La température fraîchit et la vision des Monts du Cantal puis du Sancy d'une blancheur étincellante sous le soleil n'arrange pas le ressenti. A la sortie de Mauriac je double plusieurs convois de voitures en goguette, mais Laurence ne peut pas suivre. En descendant vers la vallée de la Sumène, le réchauffement de l'air et l'appel des grandes courbes m'engagent dans un train moins sénatorial. J'efface irrémédiablement tous les promeneurs qui flânent et profite à plein de ces superbes enchaînements rapides.

 

La Bleue se range à côté de la Grise, et j'attends avec impatience que Jacques me rejoigne ici avec son dernier achat, une Div' rouge. Voilà qui va faire un ensemble bien patriotique !

Laurence arrive à son tour, nous déchargeons la voiture et elle part immédiatement prendre un acompte avant sa nuit. Excellent week-end mais qui semble l'avoir fatigué ! ! !


















Les deux machines fièrement alignées devant la maison à Bort les Orgues (19).

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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 10:42

Samedi 10H00

 

Il est temps de me mettre en route après une petite nuit. Avec William, nous avons bricolé le FJ 1200 du Méga Comet jusqu'à 1H15 mais sans résultat probant. Il continue de ratatouiller (le moteur, pas William !). Ce matin, Docteur Pascal vient prendre la relève et la rampe de carbu est de nouveau sortie au moment de mon départ.

 

La météorologie est grise, mais douce. Temps idéal pour rouler, surtout vers l'est le matin. Cela évite la fatigue d'un soleil qui fausse la visibilité.

 

Comme j'ai rendez-vous à Blain (44) en fin de matinée, je peux partir en dilettante et éviter les 4 voies. De Gaël, je rejoins donc Mauron puis Ploërmel où je rencontre un premier crachin, fugace, mais suffisant pour humidifier la route. Dans cette région où les chaussées sont parsemées de terre, c'est la situation que je redoute le plus, car cela provoque une adhérence précaire et vicieuse. De toute façon, si mon ardeur à tourner la poignée avait été trop grande, le véhicule bleu surmonté de gyrophare me précédant aurait limité ma frénésie.

 

Cependant, je me délecte de tous les détails qui annoncent, encore timidement, le retour des beaux jours. Les bouquets de jonquilles illuminent les talus, certains arbres commencent à bourgeonner, la température est agréable. Ce retour s'annonce sous les meilleurs auspices.

 

La route se poursuit par La Gacilly et Redon. Le plafond gris se déchire fréquemment pour laisser apparaître de larges bandes bleues et un léger vent aide au séchage du bitume. Je peux ainsi profiter du plaisir de balancer la machine dans les enchaînements de courbes.

 

A Blain, mon frère et sa petite famille m'attendent pour déguster une fameuse côte de bœuf grillée. Après quelques bonnes histoires échangées avec mes neveux hilares, je reprends mon périple vers Nantes.

 

En arrivant sur cette métropole, je choisis un contournement par l'ouest, plus long, mais qui me permettra d'aller saluer des amis à Bouguenais. Après le magnifique passage sur le viaduc de Cheviré qui surplombe la Loire et procure un superbe point de vue, j'emprunte la sortie de Rezé. En haut de la bretelle un motard est arrêté sur la gauche de la voie. Je ralentis puis m'arrête à sa hauteur, warning en fonction et lui demande si il a besoin de quelque chose. Dans le même temps, mon regard se porte sur la Transalp blanche dont la selle est ornée d'un poste de radio et d'une paire de jumelle ! ! ! Le dialogue s'engage :

 

- Non merci, mais c'est sympa de t'être arrêté.

- Ah, petite canaille, on est en chasse !
   Ca ne te dérange pas si je m'arrête deux minutes pour me griller une cigarette ?

- Non, pas du tout.

 

Je pousse donc la Div' pour la ranger correctement et nous devisons sur la mission en cours. Ces quelques minutes me confortent dans ma vision de ce type de contrôles. Sans trahir les informations données, je peux affirmer que ces fonctionnaires de la Police Nationale ne faisait pas ce que j'ai coutume d'appeler du "tir aux pigeons", tel que cela est fait par les radars automatiques. Les mesures sont effectuées avec discernement et les chasses lancées par les motards en tenue sont réservées aux infractions importantes ou dangereuses.

 

Un motard "officiel" nous rejoint pour signaler un défaut de radio. Nous échangeons encore quelques mots et je reprends ma progression.

 

Ma route se poursuit vers Cholet et comme je rattrape le front nuageux j'emprunte la 4 voies, plus sécuritaire. De là, je découvre une nouvelle voie rapide qui me porte proche de Bressuire en évitant une route fastidieuse car essentiellement en lignes droites. J'ai rejoint le mauvais temps et me retrouve sous le crachin. Une pause permet aux intempéries de reprendre un peu d'avance. Accalmie de courte durée car je retrouve la pluie à l'approche d'Airvault.

 

A la sortie de Mirebeau, je suis empêtré derrière deux Harley qui respectent le code de la route mais me gratifie de fortes projections d'eau. Comme ils prennent toute la voie, j'attends le premier droit pour les déposer et me propulsent à une vitesse largement répréhensible. En arrivant sur Lencloître, les derniers kilomètres sont secs et j'arrive chez un autre de mes frère à peine humide.

 

Le dimanche est réservé à la famille. Ma belle sœur travaille et mes neveux me pompent mes secrets culinaires. Nous réalisons ensemble une tarte Tatin. Ils boivent les conseils du "tonton barjot" et se délectent du résultat.

 

Lundi 10H00

 

Départ de la dernière étape sous un soleil resplendissant. Je décide de changer mon itinéraire traditionnel par Poitiers pour retrouver une "route verte selon Michelin", donc direction Châtellerault puis la D749 vers Chauvigny.

 

Cet itinéraire est magnifique, longeant la Vienne, parsemé de belles demeures et encaissé dans les vallons. Un premier arrét est provoqué par les pompiers en cours d'intervention sur un feu dans une usine. Cela me permet de découvrir qu'il est risqué de passer les tuyaux qui traversent la route. Les cales qui les protègent sont trop accentuées et le dessous du moteur se pose, heureusement délicatement !

 

Dans cette région, la végétation offre les prémices du printemps. Les forsythias explosent de luminosité sous le soleil et égayent les jardins. Les fleurs des arbres fruitiers offrent des moutonnements blancs et rosés au milieu des branchages encore vierges de bourgeons. Les graciles rameaux des saules sont festonnés de feuilles naissantes. Je profite d'un point de vue sur le château de Touffou pour faire une pause photo.

 




Vue magnique sur le château de Touffou, sur la Vienne près de Bonnes (86),
et au pied duquel je découvre de nombreuses violettes.




Les courbes s'enchaînent avec plaisir jusqu'à Lussac les Châteaux où je retrouve la triste N147 qui est quasiment toute droite jusqu'aux abords de Bellac. La suite, jusqu'à Limoges est plus agréable et dans le sinueux j'ai une pensée pour Pascal qui avait apprécié cette portion il y a 3 ans. Ici, nous savons que nous entrons en Limousin et que nous approchons de Pâques. En effet, de part et d'autre de la route défilent les cultures de gigots. Heu, pardon, les élevages de moutons . . .

 

En sortant de Limoges, pause traditionnelle à Feytiat. Le superU offre en même temps un point de rendez-vous facile (n'est-ce pas les Parisiens ou Bretons entre autre ? ), pratique pour faire le plein et agréable pour la pause café. La brasserie "Le Mas Cerise" nous a toujours favorablement accueillie, même dégoulinant et transis ! ! ! Comme il est 13H00 et que j'ai le temps je décide de tester la table. Les formules sont multiples et variées, les préparations excellentes et les prix contenus. De plus le personnel est des plus agréable et nous avons encore vécu un bon moment :

 

Après l'entrée, le plat se fait attendre longuement. Au bout d'un certain temps, la jeune femme qui assure le service s'approche de moi et se confond en excuses. Elle ne me voyait pas dans l'angle de la salle et m'avait oublié. Je la rassure et lui précise que j'aurais appelé si cela avait encore duré. Après ce généreux repas, je prends mon café au bar et la serveuse renouvelle ses excuses alors que je la chahute gentiment. Je lui explique qu'en fait j'ai vécu cela comme un compliment. Devant sa mine interrogative je m'explique. Je pensais devoir me mettre au régime, mais si je passe inaperçu ce n'est donc pas la peine ! ! !
Eclats de rire et bonne humeur générale en découle.

Pour ceux que cela intérressent, voici les coordonnées de cet établissement :

 

Brasserie Le Mas Cerise - Parking SuperU Feytiat (87)- 05.55.00.26.93
formules de 7 à 12 € du lundi au samedi
repas de groupe sur réservation et soirées à thème.

 

 







La Div' lourdement chargée dans la descente d'Eymoutiers (87)
joue avec les ombres.
 





La fin de ce retour est du pur bonheur. Les virages s'enchaînent et la machine se balance généreusement au grés des appuis parfois prononcés. Les flèches et bonshommes Michelin des bords du pneu s'estompent mais il va falloir partir en montagne pour tenter d'effacer les empreintes "2CT". La portion sommitale entre Bugeat et Meymac a fortement souffert de l'hiver et l'allure doit être réduite. Cela permet de profiter de paysages plus hivernaux avec tous ces relents de neige accumulés sous les arbres.

 

Un arrêt pour rien au Relais motard de Meymac qui est fermé, puis la première vision, au loin, de la chaîne du Puy Mary qui resplendit de blancheur au soleil. L'arrivée sur Bort est marquée par la vue superbe du massif du Sancy dominant le lac et le barrage.

 






Au loin, le Sancy scintille et surplombe
ce paysage du lac et du barrage de
de Bort les Orgues.






Avec cette météo, je crois que je vais profiter des prochains jours pour quelques escapades vers ces montagnes ! ! !

 

 

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13 mars 2009 5 13 /03 /mars /2009 15:02

Voici déjà un moment que j'ai lâchement abandonné Internet en général et le blog en particulier.


En effet, au cours de ces derniers mois, je fus accaparé par une mission difficile et douloureuse. Pendant trois mois j'ai vécu au rythme de la gestion des conflits avec clients, fournisseurs ou salariés, mais aussi des relations avec les différentes instances judiciaires liées au Tribunal de Commerce de Saint Brieuc.

1 entreprise en redressement et 2 en difficulté m'offrent de quoi utiliser tout mon temps.

Malheureusement tous les efforts sont vains et l'aventure se solde par 3 liquidations !


Par contre, au cours de cette période, il m'est donné de vivre des moments indicibles au niveau humain. Le contrôle et l'orchestration des actions des salariés non payés depuis plusieurs mois donnent lieu à des situations pénibles, mais aussi à des instants lourds de richesses relationnelles, d'échanges et de partage.


Le moto club TY MARH TANN de Bréhan (56) me procure un bon bol d'air pour ce premier dimanche de mars. Je participe à leur sortie dominicale dont l'objectif est de rejoindre Pontorson pour chiner sur sa brocante dédiée à la mécanique.


C'est l'occasion de retrouver des têtes connues. Pascal et son ZX12R, William qui dépoussière sa Bimota, Gilles sur sa fidèle Diversion ou Dédé, président du MC qui a aujourd'hui choisi une GTR dans son fameux parc de motos. Mais c'est aussi l'opportunité de rencontrer de nouveaux motards de ce club bien sympathique.


Nous nous arrêtons à Dol de Bretagne pour prendre un café. Le temps froid mais clair met en valeur les vieilles pierres de cette magnifique ville. L'ambiance est à l'inverse de la météo, amicale et chaleureuse. La route vers Pontorson se poursuit sans encombre à l'exclusion d'un évitement d'un chat qui vient d'être touché par une voiture devant nous et qui s'agite dans ses derniers spasmes.


Une bonne galette saucisse marque un intermède salvateur dans nos pérégrinations entre ces anciens véhicules ou stands chargés d'histoire au travers de pièces, publications, accessoires ou même jouets.

Comme Pascal est limité dans son temps disponible, nous repartons à deux d'assez bonne heure. Après une halte café en ville nous rentrons par le chemin des écoliers, c'est à dire en longeant la côte jusqu'après Dinard. Si nous respectons presque scrupuleusement la réglementation dans les lignes droites et villes, nous haussons sensiblement l'allure dans les séries sinueuses. En effet, groupe oblige, le rythme était plus linéaire le matin ! ! !

 

 

Le mardi qui suit est marqué par mon dernier passage chez le mandataire judiciaire pour lui remettre mes derniers dossiers sociaux et commerciaux. Ceci marque la fin de cet épisode humain particulier avec ces salariés accompagnés dans ces moments difficiles. D'ailleurs, certains d'entre eux me remettent le soir même un trophée bien singulier pour me remercier. Un grand moment d'émotion ! Merci encore à vous, Marie-Jeanne, Marcel, Stéphane, Gaël, et les autres . . . et bonne chance dans vos prochains emplois.


Avant de retourner vers la Corrèze, je fais une halte à Merdrignac pour statuer sur l'avancement d'une autre mission. En arrivant, je chois lamentablement, trahis par un immonde dévers de boue qui met à mal un équilibre déjà précaire. Je me retrouve au sol, la jambe coincée sous la machine. William m'aide à sortir de cette fâcheuse situation, nous rangeons la moto et je découvre une gène grandissante au niveau de la poitrine. En fait c'est une cote qui n'a pas appréciée la cascade. Et me voilà coincé une bonne semaine sans moto ! ! !


Demain matin je vais enfin pouvoir repartir vers mes montagnes après cinq mois d'abandon. Quelques haltes sont prévues en route et les perspectives météo vont certainement m'entraîner sur diverses routes de traverses. J'atteindrais donc mon but dimanche soir ou lundi.

 

PS : Désolé, pas de photos pour cet épisode. Au secours Dédé, répond à mon appel !

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19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 16:54

Ce samedi, le temps est clément et Pascal semble ressentir des démangeaisons dans le poignet droit. Il est vrai qu'avec l'annulation de notre virée aux "Pinguinos", cela fait déjà un moment qu'il n'a pas roulé et que ses machines commencent à prendre la poussière. Il me propose donc une virée à Saint Brieuc pour aller constater les affaires à réaliser avec les soldes.

 

Son ZX12R étant en révision à Pontivy, il se rabat sur le FJ 1200 attelé au panier Comanche. Ceci permet aussi à son frère Eric de profiter de la sortie en toute quiétude.

 

Bon, quand je dis que la météo est bienveillante, tout reste relatif et nous sommes tout de même en Bretagne ! Cela veut dire qu'il ne pleut pas, que le front gris laisse parfois éclore quelques trouées bleuissantes et que le vent qui monte en puissance permet même de nous offrir quelques portions de routes séchantes. La température est par contre très correcte et nous change radicalement de ces dernières semaines.

 

Sur les petites routes du départ, le side est obligé d'attendre le solo. Les chaussées étroites, gravillonneuses, maculées de boue et un tantinet tortueuses ne posent aucun problème de stabilité au véhicule à 3 roues. En ce qui me concerne, je préfère pécher par excès de prudence.

 

Ensuite, sur les axes plus dégagés, il me faut gérer les salutations diverses. En effet, à l'instar de notre voyage à l'ile de Man en 2007, les automobilistes, et particulièrement les enfants, marquent leur étonnement à la vue de ce véhicule hors du commun ( cf. TT 2007 - Le voyage aller). Comme je suis le side, j'ai le temps de voir ces réactions dans les voitures suivies et doublées. J'essaye de surtout répondre aux enfants. Salut de la main ou quelques pitreries leurs font le plus grand plaisir, et je me souviens de ma propre joie de gamin lorsque des motards répondaient à mes signes adressés de la voiture paternelle.

 

Les emplettes sont vite faites et indolores pour les comptes en banque. Nous n'avions pas de besoins particuliers et les niveaux de soldes ne nous poussent pas à une consommation exacerbée. Nous en profitons tout de même pour saluer la sympathique équipe de Dafy Moto. Le boss est un ancien side cariste, mais aussi un joyeux drille. Voilà bien des points de rapprochement. . .

 

La traversée de la zone commerciale est digne d'un défilé de star. De toutes parts, regards et commentaires fusent et convergent vers le Comanche. Automobilistes, piétons, usagers des transports en commun, motards, tous admirent cette machine engluée dans le trafic intense de ce samedi de solde.

 

Au retour, nous nous arrêtons boire un verre dans un bar de Ploeuc sur Lié, "Le Bistrot". C'est un peu notre Q.G. puisqu'il est tenu par un autre Eric, compagnon de la secrétaire où je bosse. Pascal et Eric retournent rapidement pour aller récupérer la Kawa en révision pendant que je regagne le bureau pour une petite heure, avant de rentrer faire une flambée dans ma cheminée.

 

 


   Les deux inséparables machines se pavannent sur la place de Ploeuc sur Liè.

Ce lundi, je me réjouis d'avoir profité de cette mini sortie bien agréable. Je dois maintenant anticiper les vents violents qui me bouscule au gré des talus ou chemins creux et parsèment la route de nombreux écueils,  en particulier de branches. Heureusement, je n'ai pas trop de chemin à parcourir dans ces conditions.

 

Bonne semaine à tous.

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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 22:31

Mardi 23 décembre.

 

Temps relativement froid, mais clair et peu humide. Je passe au bureau à Ploeuc sur Lié (22) pour faire un dernier point sur les actions en cours puis prend la route de Merdrignac (22) où je dois statuer sur mon autre mission.

En fin de matinée, j'ai soldé mes activités professionnelles et peu prendre la route vers la région parisienne pour passer Noël en famille.

 

Comme les routes sont sèches je décide d'éviter les 4 voies et me propulse vers Fougères, Mayenne, Alençon et l'Ile de France. Si certains points de vue sont sympathiques, je ne suis pas enclin à m'arrêter afin de retrouver plus rapidement un havre de chaleur.

 

 L'équipement est presque au top. Les surbottes et manchons protègent efficacement les extrémités, et seules les cuisses souffrent des heures accumulées au froid. Bien que le pantalon soit doublé, la tension du matériau sur le corps permet au froid de pénétrer rapidement.

 

Cette période de Noël se déroule en famille, sans excès particulier, mais avec beaucoup de bonne humeur et de plaisir.

 

Le dimanche après midi je reprends la route pour un petit saut dans le 77 afin de dire bonjour à mon pote Jacques. Outre le plaisir de passer une soirée ensemble, cela abrège ma prochaine étape qui doit me conduire à Metz.

 

La recrudescence annoncée du froid me conduit à tester une idée qui me trotte dans la tête depuis quelques années. J'installe donc un film plastique d'emballage à bulles sur la doublure du pantalon de pluie à l'aide de scotch. L'objectif est de protéger l'extérieur et le dessus des cuisses.

 

Au départ le lundi, le thermomètre annonce -18° ! ! ! Sur les petites routes qui me conduisent vers la RN 4, la prudence s'impose. Passages en sous-bois, traces humides, routes sûrement pas traitées, probabilité d'animaux sauvages, autant de paramètres qui imposent une certaine retenue. Par contre la nationale est bien sèche et je peux maintenir une allure plus soutenue, en remerciant largement les automobilistes qui me préviennent de deux contrôles radar dont un aurait pu être particulièrement fatal ! ! !

 

Mais le froid s'immisce vite et je n'aurais pas du reporter mon premier arrêt jusqu'à Vitry le François. Sur les derniers kilomètres, les extrémités de la main droite sont insensibles et je ne sens plus la présence de la poignée de frein. Inquiétant. Je profite de la pause café pour sortir les gants de soie et changer les gants fins pour des mi-saisons. Par contre, les pieds comme les cuisses résistent correctement à ce froid.

 

Le plein de la machine fait, je repars dans un décor féérique. Le canal de la Marne à la Saône est complètement pris dans les glaces et les arbres givrés scintillent sous le froid soleil. Je m'arrête une nouvelle fois à une centaine de kilomètres du but pour me réchauffer et prévenir Serge et Brigitte de l'imminence de mon arrivée.

 

Serge, bien en verve me toise de la tête aux pieds dés ma descente de moto. Il est au courant de ma nouvelle technique anti froid, s'esclaffe et m'apostrophe à peu prés sur ce ton :

 "Crois-tu que tu avais besoin de te gonfler comme çà ?"

Effectivement, le pantalon de pluie seul n'est déjà pas un outil pratique pour améliorer le look. Mais ainsi gonflé par le plastique bulle c'est encore pire ! ! !

Et je ne peux que lui répondre :

"Mais non Serge, je suis en noir, pas en blanc, ce n'est donc pas une publicité pour Michelin ! "

 

Au cours de ces quatre jours, la moto ne sortira pas du garage. Les conditions météo se dégradent fortement et même les sorties à pied deviennent scabreuses. Cet environnement nous offre par contre de croustillants spectacles dignes des clowns "d'Holliday on ice". Du balcon, nous nous délectons d'autant plus des figures sur glace de divers véhicules, piétons ou animaux qu'elles sont sans conséquences fâcheuses. Pas très charitable ces deux gars là ! ! !

 




Vautré entre les deux belles de la soirée . . . le rêve.


Enfin, si elles sont si gentilles, c'est qu'elles attendent que je passe au fourneau probablement ! ! !





Pour le réveillon, nous nous retrouvons bien tranquillement à quatre. Brigitte pensait faire (entre autre) des tournedos.
 Lorsque je lui demande si elle a une recette particulière, elle s'étonne. Je lui propose donc une façon Rossini mais elle ne connaît pas. A l'évocation du foie gras poêlé,  de la truffe et de la sauce au Porto elle est enthousiaste. Serge, assez conservateur est moins euphorique et restera dubitatif sinon inquiet jusqu'à la fin. Par contre, suffisamment honnête, il ne tarira pas d'éloges après s'être délecté de ce met particulièrement adapté aux fêtes.

 




Malgrés ses inquiétudes relatives à la nourriture, Serge fait le clown avec ses cheveux.

Avec ce look, nos belles Manoises ne l'appelleraient plus GERONIMO ! ! ! (cf. http://div19.over-blog.com/2-categorie-10073631.html)




Comme je dois être au plus tard dimanche en Bretagne pour préparer une importante réunion, j'ausculte la météo avec une certaine intensité. En fonction de ces données je décide de partir le vendredi en fin de matinée, faire une halte familiale pour la nuit et repartir au plus tôt dans la matinée du samedi. De cette manière, je dois éviter les plus grands froids, limiter les risques de phénomènes glissants et réduire les périodes de roulage avec le bas soleil dans les yeux (périple d'est en ouest). De plus, vu les risques de verglas, je privilégie les autoroutes.

 

Je redécouvre une sensation étonnante. Le froid n'est pas uniforme et le corps ressent très vite les variations de températures. A plusieurs reprises, la piqure glaciale devient plus intense et dans les instants qui suivent je suis enveloppé dans une légère brume, au milieu d'un univers scintillant de glace. Le phénomène dure quelque minutes et s'estompe avec un retour à des températures plus douces (ou moins froides plutôt !).

 

Une autre manifestation propre à l'hiver est amusante. C'est la rencontre avec les gens lors des arrêts. Les marques d'étonnements sont multiples et de nombreuses personnes engagent la conversation pour savoir comment ce froid est combattu en moto ou tout simplement pour compatir. Ceci m'amuse d'ailleurs beaucoup car c'est un choix délibéré de ma part et je ne m'en plains pas. C'est aussi l'hiver que le plus grand nombre de motards m'abordent et semblent souvent s'excuser d'avoir laissé leur machine au garage. Dans ces cas là, j'essaye de tourner la discussion à la rigolade avec une phrase du style : "Je ne suis qu'un vieux con maso qui essaye de rattraper 18 ans d'abstinence ! - d'abstinence moto bien sûr ! ! ! " .

 

Le redémarrage du 95 le samedi matin est délicat. Dés les premiers mètres, l'état du sol brillant par endroit est inquiétant. Je rallonge mon trajet pour éviter l'Hautil. Cette petite colline au regard de mon relief de référence du Massif Central m'inquiète par ses passages en sous bois, ses virages et ses déclivités en courant d'air, particulièrement pour la descente vers la vallée de la Seine. Il me faudra plus d'une heure pour rejoindre l'A13 au lieu d'une vingtaine de minute en temps normal. Par contre, ceci me permet de saluer 3 motards d'un coup. C'était un groupe de moto école à la sortie de Meulan (78) ! ! !

 

Au passage de Rouen, premier arrêt café. J'en profite pour passer un petit coup de fil à Charline (pseudo Tahiti). Une fameuse motarde locale qui arrête momentanément la moto pour cause de . . . maternité. Elle m'agresse vertement de passer si prés de chez elle sans une visite, mais comprend mes impératifs.

 

A la seconde halte, proche de l'entrée en Bretagne, un message de Pascal me convie à passer par chez lui pour le dîner, prés de Loudéac (22). Je le rappelle pour lui dire qu'en fonction de l'état des routes et de l'heure cela ne me semble pas une bonne idée. Je n'ai aucune envie de rentrer de nuit sur les micros routes de la campagne Bretonne maculées de plaques de verglas. Il insiste avec un argument massue " Tu laisseras ta moto au garage et tu repartiras avec le pick-up dont je n'ai pas besoin actuellement."

 

L'idée est séduisante. Je passe donc par ma maison provisoire et décharge la moto pour repartir léger vers Loudéac. A l'amorce d'un rond point sur la D700 je vis ma plus grosse chaleur de la journée. L'approche est soft, au frein moteur. En finale une légère pression sur la pédale droite et la moto est instantanément à l'équerre. J'entends le crissement des pneus de la voiture qui me suit mais, vu ma position, je n'ai aucune vision sur l'arrière. Avec un bon coup de rein réflexe, la moto se remet en ligne et je découvre dans mes rétroviseurs mon suiveur encore crabe. Il a aussi glissé sur cette traitresse plaque isolée. Il n'a même pas essayé de me doubler dans le rond point où pourtant la vitesse était vraiment retenue . . .

 

A ce jour, je le confesse humblement, je suis toujours avec la voiture. De toute façon, même si la glace commence a disparaître, les routes locales sont toujours impraticables en moto.

Allez, encore quelques jours et j'irais dégourdir les bielles de ma fidèle Diversion et lui faire un brin de toilette.

 

 

Notes sur l'équipement :

 

Surbottes Néoprène "Forma" (en complément des dernières infos) ;


Après ces 2000 kilomètres à températures négatives, je confirme l'intérêt de cet équipement au niveau thermique. Une chaussette en soie, un chaussette fine en laine, des bottes pas trop serrées et ces surbottes, m'ont permis de tenir des heures sans jamais souffrir du froid au niveau des pieds.


 

Doublage en film bulle du pantalon de pluie ;


Cette technique s'avère redoutable d'efficacité en terme de régression du transfert thermique au niveau des cuisses. Outre son coût faible et sa facilité de mise en œuvre, je suis étonné de la tenue dans le temps. Après de multiples manipulations le film est toujours parfaitement en place.

Le seul point négatif que je relève est au niveau du look style "Bibendum". Mais, vu les apports en confort, cela reste marginal.

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24 novembre 2008 1 24 /11 /novembre /2008 12:19

Samedi en fin de matinée je pars rejoindre Pascal chez lui, proche de Loudéac. Il se rend à Lochrist, prés de Lorient, pour assister aux prestations de ses fils lors des championnats de Bretagne de canoë kayak. Le Comanche attelé au FJ 1200 ouvre la route. Cela change de notre périple à l'île de Man où j'emmenais les trois Comanches. Pascal est au guidon et son frère Eric fait le singe dans le panier. En fait, c'est un singe assez statique. Vu l'état des petites routes constellées de boues, nous ne faisons pas les mariolles ! ! !

 

 

 

 

 

 

Pascal apprête le side sous l'oeil frigorifié de Eric !

 

Pendant ce temps la Div attend patiemment ! ! !

 

 

 

 

 

 

A ce sujet, je crois que c'est la région la pire que je connaisse en France. Si je peux comprendre les contraintes des paysans, j'ai du mal à accepter ces surprises laissées dans des virages ou carrefours, au mépris total des plus élémentaires règles de sécurité, sans parler de législation . . . Il est vrai que le Morvan n'est pas mal non plus lors des débardages de bois. J'en garde un curieux souvenir (http://div19.over-blog.com/article-19039120.html).

 

La météo n'est pas enthousiasmante et nous empruntons la voie expresse. Une ondée nous prend en route et je découvre les joies de suivre le side. Une vraie essoreuse qui génère un mur de crachin. J'en profite pour venir à sa hauteur et entamer un dialogue de sourds (par gestes évidemment). Pascal fait semblant de pas comprendre mon intervention. Je lui rappelle ses propos "en Bretagne il ne pleut que sur les cons !". D'ailleurs, ses premières paroles à l'arrivée seront "tu es mouillé toi ?" . . .

 

Cet épisode me permet de continuer à tester mes nouvelles surbottes achetées en catastrophe en région parisienne il y a 15 jours. L'agrément se confirme.

 

La descente sur Lochrist est bien viroleuse et la route sèche nous entraîne à hausser le rythme. Quelques instant de pur plaisir ! ! !

 

Nous retrouvons Wizzy et Mat, les fils de Pascal. Ils ont déjà fait une descente et étudient le parcours. Matthieu n'est pas content de sa première prestation et nous avons du mal à le dérider. Je profite des différentes interventions des membres du club du Lié pour me familiariser avec cette discipline que je découvre.

 

Mathieu et William révisent leur parcours sous l'œil pas très attentif et un tantinet rigolard du Papa et du Tonton !

 

 

 

 

 

 

 

L'organisation est au top. Nous trouvons sur place de quoi nous restaurer, nous abreuver et, surtout, nous abriter lors des ondées, fugaces mais puissantes. Les temps d'attentes ne nous importunent pas. Comme d'habitude, c'est des succession d'histoires, de blagues, de fous rires et de joyeuse humeur.

Les slaloms s'avèrent passionnants et je retrouve certaines similitudes avec la moto. Les prises d'angles pour favoriser l'appui sur l'eau, et l'anticipation par le regard en sont probablement les meilleures illustrations (voir les quelques photos dans la galerie "KAYAK", ci contre).

 

Les résultats sont motivants. Pas trop de surprise pour Wizzy qui se classe premier junior (il est espoir France ! ! !). Mat arrive septième des cadets alors qu'il est l'un des plus jeunes ! ! ! Le petit frère suit les traces de l'aîné et l'avenir est prometteur.

 

Le retour s'effectue sur des routes détrempées, mais à allure soutenue pour éviter les grosses nuées noires qui se précipitent vers nous. Un coucou rapide au groupe de motard arrété à Lochrist et un arrêt essence à Pontivy où j'abandonne le side pour faire quelques courses au super marché. Au milieu des rayons je tombe sur les fils de Dédé (le Breton, pas l'Ardéchois !) tout surpris de tomber sur le vieux Corrézien ! ! !

 

Je retrouve ensuite Pascal chez lui, juste pour admirer à la télévision les prouesses des pilotes lors de la dernière course de Macao. Encore un rappel du TT et des courses sur routes ! ! !

 

Le retour se fait de nuit sous une pluie battante, mais avec l'esprit clair et joyeux.

 

Merci à vous les jeunes de m'avoir fait découvrir votre discipline et partager votre passion.

 

 

 

Notes au sujet des Surbottes Forma (1 photo dans la galerie Kayak) :

 

  • En néoprène, elles sont d'un enfilage facile et moulent carrément la botte, ce qui facilite aussi grandement la marche (semelle plastique pas trop glissante).

  • Un velcro sur la hauteur assure une bonne tenue et permet d'emprisonner le pantalon (amélioration thermique).

  • La sécurité passive est assurée par des bandes réfléchissante.

  • De plus, il semble que le néoprène forme un écran thermique complémentaire sur la botte. A vérifier lors de roulage à des températures plus faibles et sur de plus longues périodes.

  • Le seul point négatif actuellement relevé est au niveau du prix (35 €), ce qui reste relatif si la tenue dans le temps est bonne.

Je referais un point de tout ceci en fin de saison hivernale et avec quelques milliers de kilomètres supplémentaires . . .

 

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28 octobre 2008 2 28 /10 /octobre /2008 16:28

Dimanche 19 octobre 15 H 30


La moto est prête. Top case bien rempli, Sacoches cavalières pleines à craquer, par-dessus un gros sac à la place du passager. Ce dernier sert de support à la housse à costumes, le tout correctement sanglé. La sacoche de réservoir est fixée, je peux enfourcher ma monture.


Je pars pour plusieurs semaines en Bretagne afin de continuer la mission commencée en juin. Les premiers tours de roues sont chaotiques. Le dévers en côte parsemé de gravillon ne facilite pas la prise en main du baudet qu'est devenu la Div.


La météo est optimum. Bonne lumière, température idéale, routes sèches hormis dans certains sous-bois. Tous ces ingrédients, associés aux premiers virolos me font vite oublier le chargement au profit du seul plaisir de rouler en direction de Limoges. Les teintes évoluent vite à cette période et les roux commencent à devenir majoritaires au détriment des jaunes et des rouges. Les forêts de sapins continuent à offrir des verts sombres qui tranchent dans cette palette qui s'uniformise tout doucement.


A l'approche de Limoges, un groupe de motos me fond dessus. Je leur facilite le passage puis m'installe dans leur sillage. Après quelques kilomètres, la seconde partie de cette équipe recolle à l'ensemble. Je les laisse à nouveau passer. Nous empruntons ensemble la bretelle d'accès à l'A20. Les allures me semblent d'autant plus démesurées qu'un radar fixe nous attend à 500 mètres. De plus, je ne partage pas les entrées sur autoroute en weehling. Bien que très propre, cette figure me semble inadaptée sur un axe à forte circulation. Je les laisse donc partir devant pour rapidement voir s'allumer tous les feux stop à l'approche du radar . . .


A la sortie de Limoges j'emprunte la N147 vers Bellac. Les gendarmes ont l'air assez présents sur cet axe. En l'espace d'une quinzaine de kilomètres, 2 contrôles en cours dont 1 de moto par des motards. Ces derniers me remonteront quelques minutes plus tard et me salueront avec vigueur avant de m'ouvrir la route ! ! !


Poitiers, premier et dernier arrêt pour abreuver la machine et nettoyer la visière constellée d'insectes, puis dernière ligne droite pour Lencloître où je me pose pour la nuit.


Lundi 20 octobre 8 H 00

Départ en même temps que mes neveux pour l'école et mon frère pour le boulot. J'ai rendez vous avec Ulrich en fin de matinée sur la D952 en sortie de Tours. Je décide d'utiliser cette matinée pour voir ou revoir certains châteaux de la Loire. A Azay le Rideau, l'édifice est inabordable et je ne veux pas laisser hors de vue ma moto lourdement chargée. Dommage, avec le soleil levant et la brume, il y aurait peut être eu de bonnes photos à faire ! Saché, des travaux sont en cours. Villandry, le soleil est derrière le monument et, pour voir les jardins dans de bonnes conditions, il faudrait que j'abandonne ma monture et . . . que ce soit ouvert !


Je continue à balader au milieu de cette région passant alternativement de la découverte de magnifiques demeures à la vue d'immenses zones de pépinières et de serres. Cette contrée n'usurpe toujours pas son qualificatif de la Renaissance : "Le jardin de la France".


















La Diversion paraît bien frêle devant cet imposant château de Langeais !



Vers 11H00, je suis à la sortie de Tours et pars à la recherche d'un lieu de rendez vous facilement repérable pour le jeune parisien. La D952 est bâtie sur la digue de la Loire nommée "la levée de la Loire". Le cours d'eau aux bancs sablonneux sur la gauche, les coteaux parsemés de bâtisses seigneuriales sur la droite, l'univers serait enchanteur sans cette grisaille qui s'installe. Après une petite pause essence et photo à Langeais, je découvre l'auberge de la Bonde à Saint Michel sur Loire (02.47.96.83.13). Bien placée sur le bord de la route, un parking bien visible, je m'y arrête et laisse un message à Ulrich. J'ai ainsi le temps de boire un café et de l'attendre à l'extérieur en me chauffant sous le soleil revenu.


















La 1000 RSV déboule du virage dans un grondement sourd puis s'appréte à retrouver sa consoeur de chez Yamaha garée devant l'auberge de la Bonde !


Nous décidons de manger sur place. Il nous est proposé un menu ouvrier d'un bon rapport qualité/prix, et ceci permet au Parisien de se reposer de sa première étape. Magnifique machine, l'Aprilia 1000 RSV n'est tout de même pas une référence en matière de confort grand tourisme ! ! !


Nous reprenons la levée de la Loire jusqu'à Angers avec une très rapide pause essence face à Saumur et son majestueux château. La route est agréable, le temps clément est presque trop chaud et l'environnement parsemé de point de vue sur le fleuve ou les édifices plus ou moins imposants mais toujours majestueux.


Après la traversée d'Angers, nous subissons notre tronçon le plus ennuyeux, sur la D723 qui nous conduit jusqu'à Ancenis. Après cette cinquantaine de kilomètres lassante, nous obliquons vers Nort sur Erdre par la D164. Après quelques écarts vis à vis de la législation sur la vitesse, nous nous arrêtons pour une pause café. Ulrich m'apostrophe crûment "Tu es chaud bouillant, toi". Faisant mine de ne pas comprendre, il me précise qu'à certains moments son compteur marquait (censuré) et je lui rétorque que l'Aprilia est bizarre puisque le mien n'a pas bougé du zéro ! ! !


Le périple se poursuit par Blain où nous faisons le plein puis Redon et La Gacilly. Peu après, nous avons la confirmation de notre présence en Bretagne. Il se met à pleuvoir, d'abord faiblement puis de manière plus prononcée. Peu après Ploërmel, en direction de Mauron, Ulrich me fait signe pour provoquer un arrêt. Il enfile sa veste pluie et nous repartons sous un déluge qui n'a plus rien à voir avec un petit crachin Breton.


De Mauron, nous rejoignons Merdrignac et le Parisien découvre les joies des petites routes Bretonnes. Nous sommes en pleine période d'ensilage (récolte du maïs), et les chaussées sont régulièrement parsemées d'amas de boue plus ou moins importants. L'allure est contenue, particulièrement à l'abord des courbes, et les warnings de la Dive s'allument fréquemment pour signaler les passages scabreux où toute manœuvre brutale est prohibée.


William nous accueille dans ses locaux avec un bon café et je peux mettre mes bagages à l'abri dans sa voiture. En effet les prévisions météo étaient tellement euphoriques qu'aucunes protections extérieures n'étaient installées. Heureusement que j'emballe toujours mes vêtements dans des sacs plastiques avant de les mettre dans les sacs ou sacoches ! ! !


Nous repartons une demi heure plus tard vers Loudéac afin d'aller saluer Pascal. Après une heure et demi de rigolade et un petit apéritif, Ulrich sonne le moment du départ. Il lui faut maintenant rejoindre Guingamp et sans son poisson pilote (vu ce qui tombe, le terme n'est pas usurpé). En ce qui me concerne, je retourne vers mon camp de base à Gaël.


Le lendemain le Parisien est retourné sans encombre vers la capitale, mais semble être arrivé un peu fatigué. Pour moi, c'est la plongée dans ma nouvelle mission.

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18 octobre 2008 6 18 /10 /octobre /2008 09:44

Me voilà rentré d'un long périple d'une dizaine de jours et je peux à nouveau vous conter quelques belles tranches de vie.

 

Depuis plusieurs semaines, Pascal -le Breton-, m'agresse régulièrement au téléphone. Il désire que je rejoigne une bande de copains à Nevers pour le Superbike. D'autre part, André -l'Ardéchois- me propose une virée au Dark Dog Moto Tour à Alès avec Ulrich - le Parisien-. Enfin, mon porte monnaie me recommande d'éviter de trop bouger.

 

Cruel dilemme qui se trouve naturellement résolu par une grande faiblesse morale et des accès de fatigue de vieux ! ! !

 

En effet, je dois être en région parisienne la semaine qui suit le Superbike. Une petite étape à Nevers me permettrait donc de couper la route et ainsi éviter de trop me fatiguer sur les routes. D'autre part, comme je suis particulièrement influençable et que Pascal le sait bien, il me fait miroiter des billets à prix réduits. Le mercredi 1er octobre je prends d'autant plus facilement ma décision que Dédé a dû annuler sa sortie, sa Versys ayant provisoirement déclaré forfait.

 

Vendredi 3 octobre.

 

7H00

Il bruine, mais pas suffisamment pour me faire enfiler la tenue de pluie. La chaussée est mouillée, la température en ville est à 4°, la nuit s'estompe doucement et je pars donc très calmement. La moto est lourdement chargée (tenues moto, "civiles" et professionnelles, matériel de camping, etc ...). D'ailleurs, j'ai le temps puisque mon premier rendez-vous est à Aubusson (24) entre 8H30 et 9H00.

Je dois retrouver Eric qui arrive des Landes et son frère Fred venant de la vallée du Rhône.

Quelques averses se succèdent, mais laissent le temps de sécher entre deux. Les lambeaux de brouillard rencontrent des difficultés à se résorber et la température descend jusqu'à offrir des bas côtés agrémentés de gelée blanche. Vivifiant ! Je me félicite d'avoir rajouté les doublures thermiques des veste et pantalon ! ! !

 

 

8H25

A Aubusson le clocher se dresse sur une hauteur et c'est notre point de ralliement. Personne ne m'attend à l'église et je décide de redescendre pour trouver un café et commencer mon attente douillettement. Je laisse un message à Eric pour lui indiquer ma position et commande donc mon chaud breuvage. Je n'ai pas le temps de le goûter que le téléphone sonne déjà. Eric vient de retrouver son frère à l'église et ils me rejoignent. Impressionnant, nous arrivons quasiment ensemble malgré les origines diverses.

 

Eric arrive frigorifié. Il est parti à 2H30 et a eu de la pluie sans discontinuer jusqu'après Angoulême. Fred est parti 2 heures plus tard et a opté pour l'autoroute car il avait aussi de mauvaises conditions météo.

 

Nous attirons l'attention. Une Kawa immatriculée dans le 26, une R1 venant du 40 et une Diversion du 19 dans un petit matin froid et humide, cela ne laisse pas indifférent. Notre départ est salué par les autochtones sur le pas de la porte qui nous prodiguent leurs souhaits de bonne route.

 

 

 

La pluie nous poursuit jusqu'à Montluçon, mais le rythme est tout de même soutenu. Il faut dire que la Dive n'en mène pas large avec ces deux avions de chasse qui lui collent aux basques. La chaussée séchante dans les grandes courbes précédant Saint Amant Montrond nous offre une certaine détente. Nous profitons du passage dans cette ville pour y faire une pause café. Nous avons rendez-vous à Bourges avec les Bretons entre 12H00 et 13H00 et nous avons de l'avance.

 

Après cette trêve, nous empruntons une longue déviation et j'augmente d'autant plus sensiblement la vitesse que les abords de la route sont assez dégagés. J'entame un dépassement à une allure largement prohibée alors qu'une voiture arrive au loin. Le rapprochement est rapide sans être dangereux, mais je commence à distinguer une auto à allure sportive, bleue, garnie de bandes rouges et blanches et avec une proéminence sur le toit.

 

J'ai l'air malin, à cette vitesse, face à une Subaru de la gendarmerie et suivi d'un autre gendarme, mais en Kawa celui-là ! ! !

 


L'arrivée de Pascal sur son ZX12R et les motos alignées à la sortie de Bourges. La R1 de Eric, la fidèle Diversion, la Kawa de Fred le gendarme et, dans le fond, La Honda CBR 1000 rouge de William.


Comme d'habitude, l'accueil de la FFMC 18 du relais motard de Bourges est chaleureux, amical et bon enfant. Pascal et William arrivent peu après et nous mangeons sur place. La prestation est toujours au top, et les valeurs vraiment bienvenues (4 euros pour une entrée, un plat, fromage, fruit et boisson).

Merci encore à vous, les vaillants bénévoles de la FFMC18 et bon rétablissement à celui qui joue au vitrier (il se reconnaîtra et comprendra) ! ! !

 



La vaillante équipe de la FFMC18 à l'ouvrage.

Avant l'effort, le réconfort ! ! !






A Magny Cours, nous installons difficilement notre campement dans les rafales de vent et sous la pluie, mais l'ambiance n'est pas morose. Je tiens une forme éblouissante. Quelque soit le sujet de la discussion, j'ai une histoire drôle qui me vient à l'esprit, et je ponctue par un "Tiens, ça m'en rappelle une . . .".

Fred qui n'avait pas encore l'habitude de ce genre de délire n'en peut plus et se demande où je vais chercher toutes ces âneries.

 

Samedi en fin de matinée l'autre Fred et Marvine nous rejoignent en provenance de La Rochelle. L'équipe prévue est complète, mais elle s'étoffe régulièrement au gré des rencontres. Les anciens des "Pinguinos" par exemple ou un illustre inconnu qui m'apostrophe avec insistance. En fait il a vu la Diversion, l'immatriculation 19 et en a déduit que ce devait être Div19. C'était Jako, un autre internaute blogueur avec lequel nous échangeons régulièrement. Cela fait plaisir de mettre une tête sur un pseudo et de rencontrer sa jeune et dynamique équipe.

Salut à vous les Manceaux !

 



La joyeuse équipe, de gauche à droite :

William, Fred, Pascal, Eric debout, Fred caché par Marvine.

Derrière, le comanche attelé au FJ.





Dans la soirée William m'entraîne dans le Paddock. Il est invité à l'apéritif par un de ses fournisseurs sponsor de Grégory Leblanc ( 3ème aux 24 heures du Mans - site). Si l'environnement est calme et morne à cette heure là, l'accueil est convivial et la soirée se poursuit agréablement autour d'un sympathique repas.

 






Il est fier le William lorsqu'il pose avec Gregory Leblanc.








Les nuits sont difficiles. Les prévisions météo annonçant des températures agréables, je me suis muni d'un duvet léger et n'ai pas pris de matelas afin de ne pas encore surcharger la moto. Malheureusement, le mercure fricote avec le zéro et le sommeil est loin d'être profond ! ! !

Les essais et les courses se succèdent pour notre plus grand plaisir. Ces pilotes sont vraiment époustouflants et nous offrent des passes d'armes impressionnantes de vigueur et de précision. Si je ne vous raconte pas ces évènements, je vous en propose néanmoins une soixantaine de photos dans la galerie proposée ci contre.

 

Heureusement que le spectacle sur la piste associé à l'ambiance me font passer de bons moments car ma rancœur envers ce circuit augmente.

Cela fait déjà 4 ans que je boycotte le Bol d'Or pour son ambiance à la Mad Max.

Mais aujourd'hui, ma décision est prise, je ne reviendrai ici que si j'y suis invité.

En effet, payer 60 € pour avoir accès à des douches froides ou déambuler la nuit sur des passerelles et escaliers sans lumières au mépris de toute sécurité, cela me révolte.

 

 


Le troisième tour de la première manche. Haga commence a construire sa victoire.

 

La suite de ce week-end se poursuit toute la semaine en région Parisienne entre rencontres avec des copains, réunions familiales et activités professionnelles.

 

Le samedi est consacré aux Assemblées Générales de l'association du Repaire des Motards (site et forum moto). Si je refuse de prendre une responsabilité permanente de par ma "bougeotte" entre autre professionnelle, je m'investis tout de même en fonction des besoins et de mes compétences. Dans ce cas, j'avais pris en charge la gestion des aspects juridiques (analyse des statuts, propositions de mise à jour, organisation, communication, rédaction, . . .).

 

Cette après midi est géniale. Nous découvrons de nouvelles têtes à mettre sur des pseudos bien connus ou retrouvons d'anciennes rencontres. Les débats sont sérieux et constructifs mais néanmoins émaillés de bonnes séances de rigolades.

 

Les locaux, prêtés par une adhérente, sont d'autant plus agréables qu'ils fournissent même un espace cuisine. Cela permet de préparer au mieux les ingrédients apportés par la plupart pour alimenter ces corps dont les esprits avaient surchauffés.

 

Mon retour en Corrèze se réalise sous des auspices presque parfaits. La température est idéale, la luminosité optimum, les décors d'automne magnifiques, les petites routes viroleuses à souhait, enfin, le paradis si la moto ne se mettait pas à faire des caprices.

 

Au départ du 95, il me semble que la poignée de frein est légèrement spongieuse. Cette impression fugace est confortée à l'attaque du sinueux. Le constat est clair. Presque plus de liquide dans le bocal et perdu au milieu de nulle part un dimanche après midi ! ! !

 

La conduite se fait moins incisive, je n'utilise plus le frein avant et anticipe plus largement toute possibilité de surprise. Je fais tout de même une grossière erreur à Meymac (19). Coupant à travers la ville, j'emprunte un raidillon qui s'achève sur un stop. Ce n'est que dans cette descente que je prends conscience du risque supplémentaire d'un arrêt aux seuls freins arrière et moteur.

 

L'ensemble du système sera changé dans la semaine. En effet, une tubulure métallique était fendue et les délais pour les pièces sont trop longs (je repars en fin de semaine pour une mission en Bretagne). Le motociste local, Artense Moto à Lanobre (15) équipe donc la vieille Div d'un superbe système en durites aviation disponibles dans son stock.

 

C'est donc reparti pour de nouvelles aventures.

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18 septembre 2008 4 18 /09 /septembre /2008 18:16

Dimanche 6H00

 

Le ciel est très chargé mais il ne pleut pas. En préparant la table du petit déjeuner, je pense à ceux qui n'ont pas pu venir nous rejoindre. Ils vont être d'autant plus jaloux que beaucoup d'entre eux ont passé le week-end sous la pluie.



Contrairement à ses habitudes matinales, Patricia tarde à se lever. Elle disait être fatiguée hier soir. Cela semble se confirmer. En fait, elle émerge à 7H00 en même temps qu'André et crevée. Sa gourmandise face à la truffade lui a joué des tours et elle a peu dormi.

 

Pendant ce temps, nous constatons que la pluie arrive. Pas le bon gros orage rapide, une petite bruine ténue !

 

Nous avons deux options pour le retour. Soit nous prenons les petites routes par les lacs pour rejoindre La Salvetat, soit nous empruntons la D612, plus roulante, pour Saint Pons de Thomières. Vu l'évolution de la météo, nous choisissons la seconde solution et partons peu après 9H00 équipés des tenues pluie.

 

A l'entrée de Saint Pons le soleil fait une timide apparition. Cela nous permet de profiter plus sereinement des premiers enchaînements de la D907 sur une chaussée séchante. Malheureusement,  cette accalmie ne dure pas et nous retrouvons bientôt la bruine accompagnée de brume.

 

En arrivant au col de la Baraque, la brume se transforme en épais brouillard que les violents coups de vent n'arrivent pas à chasser. Dédé reprend la tête pour soulager Patricia qui est obligée de rouler visière ouverte. Dans chaque descente le brouillard se raréfie, mais il nous enveloppe à nouveau dans chaque ascension.

 

A La Salvetat, la D907 se transforme en D607 Que nous empruntons jusqu'à 4 kilomètres après Lacaune où nous obliquons à gauche vers Belmont sur Rance par les D52 et 32 (changement de département). Dans la descente sur Belmont, les précipitations cèdent le pas et nous pouvons commencer à profiter des paysages. Nous profitons de cette accalmie pour faire une pause café dans la vallée.

 

Dans le bar, l'animation monte vite, surtout lorsque Patricia retire son pantalon de pluie. Il n'est pas vraiment étanche et le haut du jean est trempé. Bien sûr, nous la chahutons par des allusions non déguisées relatives à son angoisse qu'elle n'a pas su réprimer entraînant un abandon humide . . . ! ! !

 

Nous reprenons la D32 pour retrouver la D999 vers Saint Affrique. Il ne pleut plus, mais l'humidité ambiante accroît les sensations de froid. Ensuite, direction Millau à une allure qui favorise grandement le séchage.

 

Nous passons sous le viaduc et nous arrêtons à Creissels pour faire notre pique nique à la terrasse d'un café où Dédé a ses habitudes. L'accueil est sympathique et l'environnement calme et agréable. Comme Patricia n'a pas encore vu terminé la monumentale passerelle sur le Tarn, nous revenons sur nos pas pour détailler l'édifice.

 







La joie de vivre est au rendez-vous à Creissels pour ces grands enfants qui débutent leur digestion ! ! !










Patricia et André s'installent devant une vidéo pendant que je repars. En effet, j'ai vu ce film à maintes reprises et nous avions décidé de nous séparer ici. Ils repartiront par les gorges du Tarn.

 








A-t-on besoin de commentaires sur cet ouvrage majestueux ?








Je remonte vers le nord vers Aguessac pour rejoindre la D911. Une pensée émue pour Laurence au carrefour de la D809 (ex N9), lieu de son accident il a un peu plus de deux ans. Comme je connais cette route vers Pont de Salars, je décide d'obliquer directement vers Rodez par la D29. Ce choix s'avère judicieux. Avec un revêtement correct, cette route se déroule continuellement en longues courbes. Avec le grand soleil revenu, le plaisir est de rigueur.

 

A Rodez, pause essence. Lorsque j'arrive à la station, une jolie 125 Mito jaune est en retrait et je salue son pilote. Au moment de faire le plein, ce dernier s'est avancé vers moi, tout timide. Ce "petit jeune" m'explique humblement qu'il n'a pas de carte bancaire et qu'il a besoin d'essence. Je lui rétorque, du tac au tac et avec vigueur " Mais je n'en ai rien à faire des motards en panne". Devant ses yeux éberlués, je me met à éclater de rire et lui dit d'amener sa machine à côté de la mienne et nous abreuvons nos montures.

 

Le pauvre, il se détend maintenant et nous rigolons ensemble de son appréhension à ma réaction on ne peut plus brutale. Il se trouve que nous prenons la même route (D988) sur quelques kilomètres. "Il envoie le petit". Ses dépassements son propres. Il anticipe parfaitement en relançant sa machine suffisamment tôt et effectuer ses manœuvres en sécurité. Un détail tout de même, il utilise peu ses clignotants ! ! ! (Encore un de mes dadas !).

 

Si tu te reconnais un jour dans ces propos, Salut à toi jeune motard, et bienvenu dans notre monde si particulier.

 

La route du retour est à l'identique de celle de l'aller, avec le soleil en prime. Espalion, Estaing en fête et la route encombrée sur plusieurs kilomètres, Entraygues et sa fabuleuse montée vers le Cantal, Aurillac, Mauriac et Bort. Sur les hauteurs Cantalou, la fraîcheur se fait à nouveau sentir. Il va bientôt falloir remettre les doublures et sortir les sous-vêtements.

 

 Le pont sur la Truyère à Entraygues



Merci encore à toi Patricia pour avoir organisé ce super week-end :

 

  • Hormis ces deux premières heures du dimanche, la météo nous a largement épargnée, malgré des prévisions alarmistes.
  • Tu nous as fait découvrir une région magnifique. Si je l'avais parfois traversée, je ne m'y étais jamais attardé ainsi.
  • Et, cerise sur le gâteau, je me suis laissé balader. Je n'en avais plus l'habitude ces derniers temps, et c'est tout de même plus serein de voir les autres devant, plutôt que surveiller ceux qui suivent !

 

 

Et dommage pour ceux qui n'ont pas pu venir ! ! !

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