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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 07:18

Au mois d'aout, j'ai eu le plaisir d'offrir une dizaine de jours de vacances particulières à mon neveu Maxime.

Ce jeune de 14 ans vit une période difficile. En plus de l'adolescence, il est sourd et la gestion de ce handicap ne favorise pas cette ère de mutation pas toujours évidente, ni pour l'intéressé, ni pour son entourage.

 

Il y a quelques années, j'emmenais régulièrement sa grande sœur Manon qui était devenue la mascotte de nos petits groupes au Mans ou à Magny-Cours. Sourde, elle aussi, elle venait de subir des moments particulièrement douloureux et chacun, dans son entourage, tentait de l'aider à retrouver le goût à une vie plus sereine. En ce qui me concerne, "le Tonton-Barjot" ou "Tonton-moto", propose la découverte de notre environnement si particulier, le vécu d'un certain esprit d'entraide, de partage et d'amitié dans la bonne humeur. D'ailleurs, tous mes potes ont vraiment réagi très positivement et ont accueilli ma Super-Manon avec chaleur et ,surtout, sans pitié déplacée. Je les remercie encore ici, comme je remercie les équipes du Bol d'or Classic ou des 24 heures du Mans qui l'ont reçue dans leurs stands à sa plus grande joie, mais aussi à son grand étonnement.


Manon2



Manon au départ de sa première sortie pour les 24 heures du Mans.
Elle a l'air heureuse la petite ! ! !

 








Maxime est donc envieux des voyages moto de sa sœur, et sa fin d'année scolaire est inquiétante. Les sautes d'humeur s'enchainent avec des âneries de tous genres dont certaines pourraient devenir lourdes de conséquences. Les parents, au front chaque jour, perdent peu à peu leur patience. Je leur propose donc de leur donner un peu d'air au cours de l'été tout en offrant à Maxime quelques jours de dépaysement, de détente et, pourquoi pas, de quelques mises au point . . .

 

Cette perspective est rapidement adoptée. Les parents et grands parents n'ont plus les doutes sécuritaires rencontrés pour la première expérience avec Manon. Si les risques existent, mes centaines de milliers de kilomètres en moto par tous les temps sans autre pépins que quelques banales chutes à l'arrêt plaident en ma faveur. Maxime, bien sûr, est loin d'être réticent. Cela fait des années qu'il me réclame autre chose que des ronds sur un parking ou une petite balade ponctuelle comme pour son anniversaire de 12 ans dans le Périgord.

 

Au départ, j'envisage d'aller le chercher en région parisienne où il réside. Deux facteurs me font repousser cette idée. D'une part, je dois lui faire essayer de l'équipement et je ne peux pas tout transporter (particulièrement pour les tailles de casques). De plus, un long périple de plus de 500 km n'est pas vraiment adapté pour une première sortie. Ses parents le mettent donc dans le train et je vais le chercher à Clermont Ferrand en voiture avec Serge et Brigitte qui sont passé me voir pour quelques jours.

 

La première vision de ce grand gaillard sur le quai de la gare me touche énormément. Il respire la joie et le plaisir de venir s'encanailler avec le vieux tonton ! ! !

 

Les deux premiers jours, nous découvrons l'environnement proche. Une excellente occasion d'ouvrir l'esprit à la géographie, l'histoire, la géologie, la nature ou les techniques, en particulier des différents types de barrages, des notions de bassin hydrographique, de production d'électricité, etc . . .

Nous avons aussi nos premiers accrochages. Le marché entre nous est clair. Si il est en vacances, je le suis aussi et si j'ai envie de l'aider, je ne suis pas enclin à me laisser marcher sur les pieds. Nous avons édicté une règle commune de nous dire ce qui ne va pas afin de ne pas augmenter les risques d'une communication pas toujours facile (le choc de génération agrémenté de la surdité). Après une crise plus aigüe Maxime semble comprendre et accepter que les remontrances ne sont pas faites simplement pour le plaisir mais essentiellement pour l'aider à prendre conscience des conséquences de ses attitudes, de la perception des autres.

A partir de là, la relation à évoluée très favorablement et il m'a grandement impressionné par ses capacités d'acceptation, de compréhension et d'analyse. Il évolue du silence obtus ou de la colère vers des discussions plus positives où il hésite de moins en moins à s'expliquer et même à défendre son point de vue.

 

Son attitude en moto est convaincante, et sa soif de découverte est un réel plaisir. Nous élargissons nos boucles et écumons les massifs montagneux environnants. Il fait maintenant corps avec la machine. Non seulement il n'a plus l'appréhension des prises d'angle, mais il jubile dans les enchainements de virages. De plus, nous avons la chance de bénéficier d'une météo exceptionnelle et les escapades en montagne sont un régal, tant pour la fraicheur que pour le spectacle de ces sites grandioses.

 

Il est donc temps maintenant de lui soumettre une vraie balade moto, une sortie d'homme. Le soir, je lui propose un objectif pour le lendemain. Aller voir le viaduc de Millau et revenir diner à Saint Flour avec une de mes sœur et ses filles (donc ses cousines) qui sont en vacances dans la région. A la vue du tracé sur la carte, je perçois un mélange d'appréhension et d'excitation. Le périple est long et il redoute la fatigue, mais la perspective du challenge et des endroits à découvrir sont très motivants. Je le rassure. Nous partirons de bonne heure afin de pouvoir s'arrêter régulièrement et ne pas trop endurer des chaleurs qui s'annoncent importantes.

 

Après un bon petit déjeuner - il aime ça le père Max le pain perdu tout chaud, crémeux et croustillant - nous voilà parti vers Aurillac. Premier arrêt après Mauriac pour admirer la magnifique cascade de Salins. La seconde pause interpelle Maxime. Lorsque je m'arrête sur le parking de Décathlon à Aurillac il me demande ce que nous allons faire. Quand je lui dit que nous allons lui chercher des lunettes de soleil il est aux anges. Eh oui Max, si le tonton sait être incisif, il peut aussi remarquer ta gène avec le soleil et anticiper cette longue journée particulièrement lumineuse ! ! !

 maxime2









Le frimeur joue au play-boy avec ses nouvelles lunettes !

 










La courte halte suivante est consacrée à admirer Montsalvy. Ensuite, la route qui plonge vers les gorges du Lot nous offre des points de vue magnifiques sur toute la région. Mon jeune passager exulte de ravissement devant ces grandioses spectacles et son enthousiasme fait plaisir à voir. Il me tape régulièrement sur l'épaule et me montre tous ces paysages qu'il découvre.

 

A Estaing, pause prolongée dans cet admirable village où nous nous abreuvons largement pour combattre les premières chaleurs. Ensuite, 2 ou 3 arrêts pour contempler quelques sites naturels ou historiques avant de pique niquer sous le viaduc de Millau. Une fois Maxime repus d'informations au travers de documents, vidéo et discussion, nous reprenons la route vers le plateau du Larzac. Le jeune voyageur est étonné de ce changement brutal d'environnement. La pauvre végétation de l'aride causse tranche brutalement avec les espaces de pâtures et de bois que nous avons traversé dans la matinée.

Nous amorçons le retour par l'autoroute pour un passage lent sur le viaduc afin que Max savoure cet instant, puis nous faisons une pause à l'aire de vision où le repos est agrémenté d'une glace bienvenue.

 

Les batteries du "gamin" (appellation chère à Serge) étant rechargées, nous redescendons sur Millau pour nous engouffrer dans les gorges du Tarn. A mi chemin, la chaleur s'ajoutant à la fatigue nous décidons d'aller retrouver l'autoroute pour Saint Flour. Lors d'une pause à un belvédère, et contrairement à ses habitudes, Maxime est sans voix et ausculte cet environnement sublime. Les points multicolores déambulant sur la rivière qui s'écoule en contrebas sont les canoës croisés auparavant. Un hélicoptère survole la crête opposée sans que le bruit nous parvienne. En le suivant du regard, nous nous délectons de cette impressionnante faille dans la roche creusée par les millénaires, de cette pierre érodée dont certain blocs monumentaux semblent en équilibre instable. Après ces quelques instants de silence simplement troublés par quelques véhicules, Maxime m'apostrophe gravement : "Comment çà s'appelle ici ?" je suis étonné de son ton, lui rappelle le nom et lui demande le pourquoi de cette question. La réponse, bien que simple, me procure une grande joie : "Pour demander à Papa et Maman de venir ici pour des vacances !" Ceci vaut tous les remerciements possibles.

 

Une pause dans le Gévaudan nous permet de nous asperger copieusement d'eau fraiche pour mieux affronter chaleur et fatigue. C'est ensuite l'autoroute pour une nouvelle halte face à l'impressionnant viaduc de Garabit qui enjambe la Truyère déjà passée ce matin à Entraygues. Nous arrivons suffisamment tôt à Ruynes en Margeride pour que Maxime joue avec ses cousines. Ces dernières profiteront aussi de petits tours en moto dans les petits virolos aux alentours.

  P1040241


Nous repartons tard vers Bort et la température a fraichit. Maxime grelotte au passage du col d'Entremont et je m'arrête en contrebas pour qu'il se réchauffe. A Riom un café est encore ouvert, mais ne propose plus de boissons chaudes. Nous restons un bon moment dans la douce chaleur de la salle mais les derniers kilomètres sont tout de même difficiles. La fatigue s'abat sur les épaules de mon passager et j'use de toutes les combines pour éviter l'endormissement. A l'arrivée, ses seuls mots avant de se coucher sont : "Tonton, je suis épuisé". Il peut. Prés de 700 km essentiellement de petites routes et virolos ce n'est tout de même pas de la rigolade ! ! !

 

Les jours suivants, nous continuons à visiter la région. Fortuitement nous apprenons qu'une course de côte automobile se prépare pour le week-end prochain. Nous allons donc passer quelques heures dans le parc coureur le vendredi alors que les premiers compétiteurs commencent à affluer.

 

Le samedi est plus calme. Je préserve le petit homme pour le lendemain et la remontée sur Paris. Encore quelques petite routes, mais aussi un peu d'A20 pour abattre plus vite deux petites centaines de kilomètres. Lors d'une pause Maxime exprime son excitation à retrouver sa famille et particulièrement Manon dont il se sent probablement plus l'égal. Il est étonné puis fier lorsque je lui explique qu'il a fait plus de moto que sa grande sœur, et surtout dans des conditions plus contraignantes de par la nature des routes et l'endurance nécessaire à de longs parcours.

 

Plus de 2000 km ont tanné le cuir de ce jeune motard qui semble se souvenir de ses vacances. Il m'a envoyé une carte postale il y a quelques jours. Il me confirmait qu'il était à nouveau hospitalisé. Il repasse sur le billard pour changer son implant abimé après une chahut avec un copain ! ! !

 

J'espère vivement que cette expérience favorise son évolution et l'aide à surmonter les caps difficiles, et que cette publication soit la preuve de mes souhaits d'un joyeux Noël pour lui, ses soeurs et ses parents !

PS à Maxime : Un large extrait de ton diaporama est visible à partir des albums photos ci-contre ou d'ici.

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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 04:34

Pour ce 101ème article, je vous souhaite un joyeux Noël avec de nombreuses photos. Quelques motos bien sûr, mais aussi de magnifiques paysages et de superbes demeures.

Cet automne, j'ai pu profiter de fabuleuses balades entre Auvergne et Limousin dans les méandres d'une nature somptueuse en pleine phase de mutation. Comme un de mes frère, Bruno, est venu passer quelques jours avec moi et qu'il est passionné de photo, je lui ai servi de guide et chauffeur. En contrepartie, il me laisse puiser quelques unes de ses vues que je vous offre à mon tour dans les deux albums accessibles ci-contre. Pour une fois je n'écrirais donc pas de trop ! ! !

 

Le premier est réalisé essentiellement en Auvergne (Puy de Dôme et Cantal).

 

 

Voir l'album de 118 photos.


La lumière n'est pas toujours très bonne mais, au grès des trouées nuageuses elle joue allègrement avec les reliefs et les couleurs chaudes de cette saison.

L'eau est souvent présente. Calme et miroitante dans les retenues et lacs, elle se déchaine dans de magnifiques cascades ou de tumultueux torrents. Elle se vaporise dans l'air, sous forme de timide arc en ciel ou de multitudes de limbes brumeuses s'échappant des forêts.

La terre nous offre des explosions de couleurs et de contrastes, des paysages grandioses, quelques vieille pierres magnifiquement agencées en châteaux.

Enfin, les premières neiges sur le Sancy et dans le Cézalier nous annonce déjà la prochaine saison.


A ce sujet, je vais tout de même vous raconter un gag :

 

Nous étions monté au col de la croix Saint Robert à la recherche de bonne lumière, mais nous étions en pleine bourrasque de neige et la route devint difficilement praticable. Dans la descente vers le Mont Dore, nous croisons périlleusement un engin de la DDE très large pour cette petite route. À sa hauteur, les occupants nous font moult signes pour que nous nous arrêtions, opération réalisée dés le croisement terminé.

Je descend de voiture et monte à la rencontre du responsable qui vient dans ma direction et qui commence à me dire :

"Nous venons de fermer le col . . ."

Je lui coupe la parole agressivement :

"Vous êtes bien des encu*** à la DDE"

Mon interlocuteur est sidéré, interloqué, et sous le bonnet la figure devient rouge. Je profite de cet instant de doute pour enfoncer le clou :

"Ne t'énerve pas Fifi, ce n'est que moi, et je blague"

Le visage marque la stupeur, l'incompréhension puis les yeux se remettent à pétiller, la bouche à former un sourire et la langue à s'agiter pour de piètres excuses qui n'ont vraiment pas lieu d'être :

"Patrice, je ne t'avais pas reconnu. Tu es toujours en moto, alors là, je ne pouvais pas penser à toi"

En effet, avec Philippe nous nous sommes déjà rencontré plusieurs fois grâce à une amie commune, Patricia une motarde Ardéchoise déjà largement présenté dans ce blog. Elle partage la moto avec,entre autre, André et moi, et l'escalade (roche et glace) avec Philippe.

Nous discutons donc quelques minutes, puis Philippe me laisse repartir en me demandant de bien refermer la barrière après mon passage.

Mon frère, resté dans la voiture est plié de rire. Il m'explique qu'au début il ne comprenait vraiment pas ce qui m'arrivait et se demandait pourquoi je semblais "péter les plombs".

 

 

Le second album est issue d'une virée à Collonges la Rouge,

 

Voir l'album de 65 photos.


magnifique village du sud de la Corrèze.
Quand j'étais plus jeune, je pensais que c'était une ville communiste ou un village ayant vécu un massacre majeur ! ! ! Enfin, maintenant c'est plus clair.
Outre quelques photos de cette ville, je vous propose des vues prises en chemin (Gorges de la Dordogne, Barrage de l'Aigle, abbaye d'Aubazines, . . .)

 

 

Enfin, je vous présente un troisième recueil de photos réalisées en septembre lors du festival de la moto à Vincennes. Une occasion de rencontrer quelques copains et de se faire de bonnes crises de rigolades avec Bertrand Sebileau dit "Fast'Sebil", Blanco et certains MJ Boys bien déjantés, mais aussi de dynamiques musiciens ! ! !

 

 

Voir l'album de 38 photos.


 

Dans ces photos, certaines sont particulièrement dédiées :

  • Un side pour les adeptes du Comanche et de l'ile de Man (ils se reconnaitront) ;

  • Une Moto Morini en pensant au valeureux (mais aussi malheureux en 2007 !) pilote du Moto Tour Arnaud Sajoux et à son équipe bien sympathique ;

  • Quelques Kawa spécialement destinées aux hommes verts . . . ! ! !

  • Différentes Bimota pour l'ami William ;

  • Une moto cloutée adaptée aux spécialistes d'hivernale (à méditer pour les Millevaches) ;

  • Et, pour les anciens nostalgiques comme moi, une kyrielle de bécanes du Continental Circus.

 

Si vous voulez récupérer certaines de ces photos dans leur format initial, n'hésitez pas à me le demander en commentaire avec votre mail. Je ne vous promet pas une réaction toujours rapide, mais je vous assure que ce sera fait.

 

En espérant que tout ceci vous fera passer d'agréables moments, passez de joyeuses fêtes.

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19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 17:42

Samedi matin, la météo est capricieuse à Metz et les perspectives annoncent une amélioration seulement pour le lendemain. Nous décidons donc de partir avec la voiture de Serge pour les Vosges.

 

Malgré une pluie fine, nous tentons de faire du tourisme et allons admirer les cascades de Tendon , la petite et la grande, mais ces arrêts sont furtifs car copieusement arrosés.

 

















La petite et la grande cascade de Tendon.





Pour notre arrivée sur le site de la montée impossible, au dessus de La Bresse, les précipitations se calment et nous pouvons commencer à découvrir les premières machines arrivant pour les contrôles techniques et administratifs. L'accalmie est fugace et une violente averse nous pousse à retourner à l'abri de la voiture pour une petite heure.

 

La fin de l'après midi est tout de même plus favorable. Quelques tâches de soleil parviennent à se faufiler entre des nuages menaçants qui ont la bonne idée de nous abreuver que des résidus d'averses pendant que le principal se déverse sur la vallée. Nous passons ainsi plus de 3 heures à découvrir le paddock et profiter du passage des machines au contrôle technique.

 

Les solutions choisies pour ces monstres mécaniques sont multiples et parfois étonnantes. Les longueurs de bras oscillants différent énormément. Pour les architectures moteurs l'imagination est au pouvoir. Les bloc quasiment standards cohabitent avec les duos moteurs, les 4 cylindres tronqués ou les moulins suralimentés ! ! ! En ce qui concerne les pneus, deux grandes tendances s'affrontent, les enveloppes relativement fines à écopes (résultat de l'école américaine) ou les énormes boudins plus ou moins agrémentés de boulons, le tout à de plus ou moins faibles pressions.

 














Bras oscillant de longueurs bien différentes ! Notez les basses pressions des pneus, et la sympathique équipe du contrôle technique qui prodigue recommandations et conseils avec calme et sourire.














Double bloc Honda ou moteur de GSXR tronqué à 3 cylindres. Le boulon en bout de vilebrequin sert d'entrainement au démarreur externe.















Larges pneus joliment habillés de boulons ou fines roues à écopes, tout est à la carte . . .















A tous les niveaux, les styles diffèrent mais l'objectif est le même : arriver en haut de l'impressionnante montée !

Nous devions rencontrer un des participant, contact transmis par mon ami Jean-Marie, mais il n'était pas passé au contrôle à 19H00 lorsque nous décidons de repartir vers le "camp de base". Sur place, vu la température de 12° et l'humidité ambiante, nous finissons par abandonner l'idée d'un pique nique et nous rabattons sur un restaurant local dont la perspective de plats régionaux et de la chaleur d'une salle nous semble plus appropriés.

 

La Flammenküche est excellente, et les Toffoyes (pommes de terre à l'étouffée, saucisse fumée, échine et salade verte) sont aussi savoureuses que roboratives. Nous négocions d'ailleurs avec nos charmantes hotesses pour une promenade digestive avant de venir prendre le dessert (fabuleuse tarte aux myrtilles) et le café. Non seulement elles acceptent avec le sourire, mais elles nous font l'honneur d'une grande confiance en nous proposant de régler la totalité à notre retour. En final, le patron, Christian Poirot, ancien international de ski nordique, nous offre la possibilité de planter notre tente sur son terrain nettement plus accueillant que le marigot voisin !

 

Les coordonnées :

Le Montagnard - Col de grosse pierre - 88250 La Bresse - 03.29.25.52.93

 

L'ambiance environnante plutôt chaude, à l'inverse du thermomètre qui marque maintenant 9°, ne pénalise pas l'endormissement. Vers 3heure, je suis réveillé par les cris et la musique d'un groupe de jeunes voisins venants de la Meuse. Leur état plus qu'euphorique a du leur faire confondre l'environnement de gîtes, d'hôtel et de tentes avec une boite de nuit du Niagara. En effet, les averses se succèdent fréquemment. Je profite d'une accalmie pour me lever et découvre qu'en réalité il pleut en permanence, le crachin prenant en permanence le relais des fortes ondées. Serge me rejoint dans la voiture vers 5 heures, trempé. L'eau a pénétré sous la tente et ses affaires sont mouillées. A 7 heures, la situation n'a pas évoluée. Comme il n'est pas question que Serge prenne des risques inconsidérés avec sa santé, nous décidons de rentrer.

 















Le départ se réalise au pied d'un première côte déjà prononcée qui se termine généralement par de magnifiques sauts. Aprés un plat qui permet de redonner de l'élan, la seconde partie, très escarpées se termine par un véritable mur ! ! !

Sur cette vidéo, vous vous ferez une bonne idée du défi :

http://www.youtube.com/watch?v=wZ4H4wApoko

Nous nous consolons de cet abandon avec la retransmission du magnifique motoGP d'allemagne et pensons à tous ces efforts du MC La Bressaude suspendus aux caprices de la météo.

 

Nous n'avons pas été gâtés par les éléments dans nos aventures Vosgiennes cette année. Mais j'ai la ferme intention d'être de retour dans cette magnifique région pour les vingtièmes, tant de la course de côte d'ancienne de Galshein que pour la Montée Impossible de La Bresse.

 

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16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 18:13

 

J'ai quelques passages de rédaction de ma vie motardesque en retard, mais je vais tout de même faire une impasse sur le suivi chronologique de ces moments. En effet, l'ami Serge de Metz m'avait concocté un programme pour ce dernier week-end qui s'est révélé fantastique.

 

Nous partons donc samedi matin de bonne heure en direction des Vosges, et plus exactement de Gashney-Mulbach (68) au dessus de Munster. Il s'y déroule des courses de côtes de motos anciennes réunissant de nombreux pilotes et machines Allemands, Suisses et Français. Il s'agit d'ailleurs de manches des championnats nationaux Suisses et Français.

 

Dés notre arrivée au paddock qui occupe toute la station de ski, nous partons à la découverte de toutes ces merveilleuses machines en cours de préparation pour les essais de l'après midi. Si les contacts ne sont pas toujours évidents du fait de la langue, nous partageons toutefois de bons moments avec nombre de participants, et particulièrement avec le concepteur-réalisateur d'une moto diesel. Ce dernier est apostrophé par Serge qui utilise une terminologie perçue négativement : "C'est toi qui a bricolé ça ?". Une fois la notion de bricolage évacuée, nous découvrons les contraintes rencontrées spécialement au cours de l'homologation qui s'avère bien différente de celle de nos voisins Allemands. Il est bizarre de découvrir qu'un véhicule artisanal peut être très simplement homologué chez nos voisins Européens et donc rouler en toute légalité chez nous alors que la procédure Française est singulièrement sournoise, pour ne pas dire quasi-impossible, à moins d'une dose certaine de patience, de compromis et de "servilité" . . . !

 








Tout de même mieux que du "bricolage" cette moto au moteur de Peugeot 405 HDI !







C'est ensuite les premières séances d'essais libres puis chronométrées. Nous parcourons la partie haute du circuit et profitons du spectacle que nous donne ces machines et pilotes. La vue, l'ouïe, l'odorat nous transportent dans nos plus jeunes années !

 

Le temps est magnifique et nous pouvons faire de nombreuses photos. En fin d'après midi, nous installons notre tente au milieu de toute ces merveilleuses machines

 

Pour la soirée, le Nouveau Moto Club de Munster nous offre un sympathique concert de rock et nous propose des moyens bien locaux pour nous sustenter (en particulier la Flammenkuche flambée ou la saucisse blanche ! ).

 






Le paddock dort encore, le silence est profond et les machines encore plus magnifiques sous cette lumière fantasmagorique.




Le lever au petit matin nous gratifie d'un spectacle somptueux. Tout le ciel est rouge à l'est et l'ambiance du paddock encore endormi est fantasmagorique. Les rencontre s'accentuent avec les réveils. Un couple de Suisses adeptes, comme nous du TT de l'ile de Man, un pilote Allemand dont le chien vient nous quémander un bout de saucisson, et surtout, surtout, la découverte d'un Monsieur de nos jeunes années, Alain Genoud. Il reste néanmoins très accessible, souriant et passionné. Je le remercie du rêve qu'il nous a procuré et de la passion qu'il nous a communiquée avec bien d'autre pilotes. Il se prête d'autant plus au jeu des photos que nous lui expliquons que nous voulons en profiter pour faire rager quelques amis Kawasakistes ! ! !

 






Alain Genoud se plie fort gentiment à cette séance photo où il pose entre Serge et moi.

Le sourire, c'est en pensant aux Pascal, Jean-marie et consorts, fous de Kawa . . .






Quelque averses se succèdent mais n'entament pas la bonne humeur générale. Les discussions vont bon train avec les commissaires, particulièrement lorsqu'ils découvrent que je suis l'auteur d'un article paru dans le courrier des lecteurs de Moto-Journal (cf.
http://div19.over-blog.com/2-categorie-10354205.html ).

 

Nous terminons ces séances sur la ligne de départ. Ici aussi l'ambiance est radieuse. Les organisateurs, les commissaires, le commentateur Breton, tous sont très attentionnés à leurs différentes missions mais ne dédaignent pas quelques échanges de bons mots, de blagues et de rires dans les moments d'attente.

 

 

Merci encore à toi Sergio pour avoir pensé à ce fabuleux week-end, et au NMC Munster pour la parfaite organisation et la bonne humeur de tous !

 

En plus des 3 albums photos ci contre dont j'ai essayé de vous documenter celui des départs (à l'aide du programme tout de même !), je vous propose aussi quelques vidéos. Bien que d'une qualité moyenne (prises avec mon modeste appareil et mes encore plus modestes capacités), ces vues vous permettront de mieux vivre ces moments. En plus des bruits caractéristiques, si vous sucez un bonbon des Vosges et faites bruler une coupelle d'huile de ricin, presque tous vos sens seront dans l'environnement ! ! !

 

Rendez-vous l'année prochaine, les 10 et 11 juillet 2010 pour la vingtième édition ! ! !

Je me demande d'ailleurs si je ne vais pas organiser un périple Vosgien à cette occasion.


PS aux compétiteurs : 
Si vous désirez obtenir les photos originales, laissez les numéros des photos ainsi que votre mail dans les commentaires.
Ce sera un plaisir pour moi de vous les transmettre.

Départ des sides du sommet du Gaschney

 

 

 

Un side dans la montée

 

 

Départ d'une série de solos.
 

 


Descente des sides.


 

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2 juin 2009 2 02 /06 /juin /2009 11:32

Après notre superbe périple de samedi entre Puy de Dôme et Cantal, Laurence me suggère de réitérer ce type de sortie en ce lundi de Pentecôte. Nous nous penchons sur la carte et décidons d'aller découvrir des petites zones encore méconnues du Cantal, toujours en privilégiant les routes vertes du Bibendum.

 

Nous partons par la D922 en direction de Mauriac et Div'4 peut prendre le temps de chauffer gentiment puisque les superbes courbes de la vallée de la Sumène sont en travaux et percluses de gravillons. Par contre, dans la montée qui suit, un dépassement rapide de deux véhicules provoque des réactions immédiates de ma passagère. Etant en courbe, avec un angle prononcé et à l'amorce d'un nouveau virage plus serré, je comprends facilement ce raidissement symptomatique. Néanmoins, nous passons Mauriac sans soucis et continuons vers Pleaux (D681). Après les virages bosselés et parfois en travaux de la vallée de l'Auze, nous marquons une rapide pause pour immortaliser une vue du château de la Vigne, juste avant Ally.

 







Le château de la Vigne à Escorailles.
La lumière du matin ne le met malheureusement pas encore en valeur !







A Pleaux, nous obliquons vers le barrage d'Enchanet (D61). Nous longeons la retenue d'eau vers Arnac. Le soleil joue avec les frondaisons. Si la lecture de la route est plus difficile (gravillons, pierres, . . .), le rendu visuel de l'environnement est charmeur. Sous la brise, les feuilles changent constamment de teintes, et l'éclairage de l'eau, des fougères et fleurs évolue en permanence. Coup de chance, tous les camping-car croisés sur cette route étroite sont à l'arrêt. Sûrement des pêcheurs s'adonnant à leur loisir sur ce plan d'eau réputé.

 

Nous continuons vers Saint Illide (D43). Nous découvrons là une nouvelle signalisation engendrée certainement par la recrudescence de la maladie d'Alzheimer. Nous arrivons dans un virage qui est aussi un carrefour parsemé de graviers et pierres sur une vingtaine de mètres. Juste à la sortie de cette zone, un magnifique panneau triangulaire nous annonce des gravillons, mais la route est ensuite nette. C'était probablement pour nous confirmer la présence de ce risque découvert au dernier moment ! ! !

  












Deux ouvrages d'art superposés surplombant les gorges de la Maronne.

En haut, l'ex-chemin de fer ;
en dessous, la route que nous allons prendre.











La D6 nous conduit ensuite vers les gorges de la Maronne et Saint Christophe les Gorges d'où nous obliquons à droite vers les ruines du château de Branzac (D37). Nous découvrons quelques uns des nombreux ouvrages d'art (tunnels, pont, soutènements) de la ligne de chemin de fer désaffectée qui reliait Mauriac à Aurillac. Nouvelle descente vers la vallée de la Maronne vers Besse (D27), demi tour, pause pique nique au bord de l'eau et remontée vers la D37 vers Loupiac et Sainte Eulalie. De nombreux tronçons de toutes ces petites routes empruntées sont dignes de spéciales du Moto-Tour. Etroites, quelques portions défoncées par le gel, viroleuses à souhaits et parfois piégeuses (épingle aveugle par exemple). Bref, un secteur où je ne cherche pas de chronos !

 

6 kilomètres de superbes courbes (D922) nous conduisent promptement au dessus du château de Saint Chamant (D42). Cette départementale est poursuivie jusqu'à l'entrée de Saint Projet où nous bifurquons sur la droite vers Tournemire (D43 puis D60). Arrivant par l'amont, nous découvrons l'impressionnant château d'Anjony en contrebas. Pause café (réchauffé et immonde !) dans ce pittoresque village. J'avais pris cette route il y a deux ans et demi mais dans l'autre sens, pour le rodage de la Kawette de Dédé !

 









L'église de Tournemire et le château d'Anjony dans le décor de la vallée de la Doire.






Reprise de la route vers le col de Fontbulin (D160 et D260) puis retour sur la D922 pour aller faire le plein à Jussac. Les deux pompes sont fermées et l'automate de l'une d'elle est en panne. Nous sommes obligés de poursuivre jusqu'à Aurillac pour ravitailler Div'4. Ceci remet en cause notre plan de route initial (col de Bruel, col de Legal, vallée de l'Aspre). Comme Laurence garde un excellent souvenir de la vallée de Mandailles, découverte avec Patricia et DD07, nous décidons de monter au Puy Mary par cet itinéraire (D17). Nous retrouvons aussi une circulation plus importante sur cette route touristique et l'on doit redoubler d'attention face aux autres usagers. Les facteurs de risques s'accroissent. Sur ces 40 kilomètres, j'en ai vécu quelques uns :

  • Les 4X4 citadins qui ne peuvent pas s'approcher à plus d'un mètre du bord de la route et débordent donc largement de l'axe médian ;
  • Les dépassements de vélos qui sont opérés comme si la moto en face n'existait pas (dans ces cas là je me demande toujours comment cela se passerait si j'étais dans un poids lourd !) ;
  • Les camping-car, pourtant interdits, qui ont du mal à tourner ou qui traînent une longue file à la montée ;
  • Les motards optimistes qui coupent des virages aveugles (le pilote de la BMW GS a eu le temps de redresser, mais j'arrivais gentiment et me suis collé au bas côté !) ;
  • Les piétons en goguette au milieu de la chaussée en sortie de virage ;
  •  ...

 

Malgré cela, cette route est fabuleuse tant dans son tracé que dans son environnement. Tous mes visiteurs qui l'ont empruntée sont unanimes, même si la météo était parfois moins clémente (n'est-ce pas Ulrich et son R6, cf. Août 2007 - Les jonctions pour les Pyrénées ou KPOK sur son tout nouveau 250 Ninja, cf. Août 2008 - Jour 9 - Dimanche )

Jusqu'à Mandailles, la pente est douce, mais ensuite c'est vraiment l'ascension du Puy Mary. De la vallée ou du sommet, les paysages sont grandioses et l'on se sent tout petit au milieu de cette majestueuse nature.

 






Multiplicité des teintes de la vallée de Mandailles sous les jeux de lumière du soleil.


(nombreuses autres vues dans l'album ci-contre "Cantal-Ouest").






Du Puy Mary, nous redescendons vers le col de Neronne et Salers (D680). Plongée rapide vers le cirque du Falgoux et traversée tranquille de la somptueuse forêt du même nom. Après le col, la vue se dégage sur la vallée de la Maronne. Nous découvrons qu'ici les gentianes, dont les racines fournissent d'amers mais délicieux breuvages, sont quasiment en fleur, alors qu'au sommet, elles ne sont encore qu'à l'état de jeunes touffes de feuilles.

 

Après une énième visite de Salers, nous empruntons la D22 pour rejoindre Anglards de Salers puis Pons avec une rapide vision sur le château de la Trémolière. La D678 vers Moussages nous amène rapidement à la D12 qui suit le Mars jusqu'à Vendes où nous retrouvons la D922 qui nous ramène à Bort.

 







La place principale de Salers.

(nombreuses autres vues dans l'album ci-contre "Cantal-Ouest").






C'en est fini pour ce périple de prés de 300 kilomètres qui nous a tenu en haleine plus de 9 heures ! ! !

Pour terminer, quelques secondes de vidéo. Vision panoramique du dernier point de vue avant le sommet dans la montée de la vallée de Mandailles. Il y a le bruit du vent ou de la moto, mais les senteurs, particulièrement celle des genêts à cet endroit, ne passent pas au travers des images. Dommage ! ! !

 

 

Et d'autres photos sont visibles ICI

 

 

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31 mai 2009 7 31 /05 /mai /2009 12:53

Laurence, attirée par une météo des plus clémente sur nos montagnes, me quémande un petit tour de moto. Elle n'a bien sûr pas besoin d'insister beaucoup. Nous pensons tout d'abord aller faire un petit coucou à Cathy hospitalisée à Saint Flour, mais elle vient d'être transférée dans sa Franche Comté d'origine. Nous nous penchons donc sur la carte Michelin et recherchons des coins encore inexplorés avec une prédilection pour les petites routes bordées de vert ! ! !

 

Nous partons vers Besse par la classique route, pour nous, qui passe par Lanobre, Cros, Saint Donat et Picherande. Nous continuons en direction de Issoire par les magnifiques courbes que nous enroulons vers la vallée. A l'entée de Saurier, nous obliquons à droite (D26) dans les gorges de Courgoul. Le passage encaissé dans la faille verdoyante s'ouvre bientôt sur une vallée plus large peu avant Valbeleix. Ce val s'étire ensuite jusqu'à Compains où nous obliquons à droite (D36) vers Saint Alyre ès Montagne.

 









La Couze de Valbeleix faconne ces gorges.










C'est ensuite la descente vers Ardes par la vallée de Rentières qui serpente le long de la Couze d'Ardes. A la sortie de ce village à l'allure méridionale (D23), nous avons la surprise d'arriver face à des dromadaires. C'est en fait un cheptel du parc animalier qui broute le long de la route, mais derrière un grillage. Cette route fortement sinueuse nous conduit jusqu'à Anzat le Luguet d'où nous dirigeons vers Blesle par la D8.

 

En empruntant la D9O9 vers Massiac, Div'4 veut se dégourdir les bielles après ces heures de progression à allure très mesurée. La perspective des grandes courbes de la vallée de l'Alagnon lui donne des ailes ! ! ! Je dois néanmoins rapidement la calmer suite aux réactions intempestives de ma passagère. Les relents de son accident il y a trois ans ne lui permettent pas d'apprécier comme moi ces enchaînements rapides ! ! !

 

Pause café à Massiac dans l'établissement qui avait vu l'arrivée de Patricia et le départ de Pascal en août dernier (cf. Août 2008 - Jour 7 - Vendredi ). De là, nous prenons la direction d'Allanche (D21) pour rapidement obliquer sur la D55 vers Auriac l'église. La route s'élève en serpentant, dégageant la vue sur la ville et la chapelle juchée sur un piton, une grande courbe de l'autoroute A75, l'entrée des gorges de l'Alagnon et tous les paysages environnants. Nous suivons la Sianne pour entrer dans les gorges du même nom avant Vèze. C'est ensuite la descente vers Allanche après le passage du col de la Croix de Baptiste (1229 m.) qui nous offre des visions nord (Sancy) et sud (Lioran et Puy-Mary) époustouflantes (D9).

 






De chaque côté de ces magniques courbes s'étend la site de Landeyrat.

Les orgues à droite et les chaos rocheux en contrebas à gauche.






La D679 vers Marcenat est plus roulante, mais nous faisons un arrêt photo au site de Landeyrat. De Marcenat, la D36 nous redescend vers Saint Bonnet de Condat et la vallée de la Santoire. Nous croisons là un groupe de motards majoritairement féminin qui, comme nous, privilégie le tourisme à la conduite sportive. Les gorges de la Santoire nous propulsent à Condat d'où nous reprenons la D679 vers le barrage des Essarts puis les gorges de la Rhue où nous aurons une grosse frayeur face à un papy au beau milieu de l'étroite route dans une courbe à droite largement gravillonnée ! ! ! Après Champs sur Tarentaine, les derniers et parfaits virages de cette très longue série nous ramènent au bercail à Bort.


 










 

 

 


A partir de Condat,
nous suivons les gorges de la Rhue.




















Notes sur cet itinéraire :

 

L'objectif de cette balade doit avant tout être orienté vers le tourisme découverte plutôt que vers le tourisme sportif. De nombreuses routes, dans l'ensemble au revêtement très correct, sont étroites et les risques de surprises y sont nombreux (gravillons, engins agricoles, animaux, jeunes Fangio ou anciens apeurés qui utilisent toute la route, . . .).

 

Ces 250 kms sont annoncés pour 4H30 par Google Map et nous les avons effectués en 8H00 (tous arrêts compris, tout de même).

 

C'est l'occasion de vivre, par tous les sens, de multiples facettes de l'Auvergne et de ses contrastes :

  • Sortir d'une gorge encaissée et déboucher sur une large vallée ;
  • S'extraire d'une magnifique forêt de feuillus pour arriver sur des espaces d'élevage à perte de vue ;
  • Humer, alternativement, et suivant les altitudes, les foins, les acacias, le bois fraîchement coupé, les genêts, l'aubépine, la terre humide, . . . ;
  • Passer, en quelques minutes, de la grande fraîcheur d'un col à la lourde chaleur d'une vallée ;
  • Visualiser, dans le même point de vue mais sur des plans différents les courbes tendres des plus anciens volcans et les sommets majeurs d'un relief plus acéré ;
  • Admirer les camaïeux de couleurs offerts par les différentes essences d'arbres, les nature de roches, la multitude des fleurs qui égayent herbages et bordures de routes . . . ;
  • Découvrir l'architecture évoluant au gré des altitudes, des âges et des matériaux disponibles ;
  • . . .

 

Pour nous, c'était une sortie mémorable.

 

Voir l'album de 59 photos.


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29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 18:02

Jeudi matin

 

J'attends mes acolytes du week-end. André dit DD07 monte de la vallée du Rhône accompagné de Carlo et Martine. Pascal, le Breton est lui parti de bonne heure ce matin. Nous devons nous retrouver chez moi à Bort pour un rapide pique nique ce midi et une première balade dans l'après midi.

 

Je profite de ce temps libre pour faire ma mise en place. Si je réalise une bonne préparation, je disposerais de plus de temps lorsque la petite troupe sera là. Je cuis donc mon poulet Basquaise pour le soir et poche mon saumon pour les lasagnes du lendemain.

 

A 13H00 les sudistes arrivent nettement après Pascal, et nous passons à table. Les discussions et rigolades doivent être interrompues pour que nous puissions tout de même faire un tour de moto. Nous avons prévu d'aller dire bonjour à des collègues motards qui se retrouvent à Super Besse pour une concentration dite "Le Lièvre". Je propose un itinéraire de petites routes qui favorisent la promenade tout en tournicotant en permanence.

 





Comme les 3 mousquetaires, ils sont 4 mecs, de droite à gauche :
Carlo,
Pascal,
André,
et votre serviteur !








Nous rejoignons Champs sur Tarentaine et le Cantal pour ensuite obliquer par la D22 vers le barrage de Lastioulles. Passage dans le Puy de Dôme par les D30, 614 et 203. C'est ensuite la mémorable D978 dont les méandres nous poussent jusqu'au lac Pavin. Pause rafraîchissement et nous remontons sur nos destriers pour nous propulser de l'autre côté, à Super Besse. Beaucoup de nos copains motards du Repaire sont déjà là et les retrouvailles sont joyeuses. Nous attendons une bonne heure l'arrivée du groupe du sud, mais Loup Garou semble avoir pris des chemins de traverse ! ! !

 

Nous repartons par Besse, Murol, le lac Chambon pour démarrer l'ascension du col de la Croix Morand et redescendre vers le Mont Dore et La Bourboule. Ensuite, la D922 nouvellement refaite nous conduit jusqu'au bercail.

 

Je termine mes préparations culinaires sur fond de mise en route animée. En effet, lorsque j'annonce qu'avec un plat complet (Basquaise et riz), je n'ai pas prévu d'entrée, mes invités, offusqués, décident de remplacer celle-ci par des apéritifs ! ! ! Ils se délectent donc à se proposer et se resservir de nombreuses entrées ! ! !

 

Vendredi matin

 

Pascal, comme d'habitude, me rejoint rapidement alors que je prépare mes sauces et ingrédients pour les lasagnes du soir. Le reste de l'équipe ne tarde pas à nous rejoindre, sans que nous ayons besoin d'avoir recours à la sono !

 

Pour la journée, je propose le road-book que j'avais préparé l'année dernière pour la concentration " Le Pâques-Beau" et que nous avions du abandonner pour cause de . . .neige trop abondante ( cf. CR - Rencontre Le Pâques-Beau - Auvergne ).

 





La Versys de Dédé,
la 1100 XX de Carlo,
Div'4,
et le ZX12R de Pascal,
dans les gorges de l'Avèze.





C'est donc reparti par la D922 jusqu'à Tauves puis la D987 par les gorges de l'Avèze. Petit détour par Meissex et Monestier-Merlines sur des routes bien gravillonneuses pour retrouver la D1089 et ses magnifiques courbes jusqu'à Bourg Lastic où nous faisons la pause café. Nous rejoignons ensuite Pontaumur par les Combrailles et entrons ensuite dans l'univers de la Sioule par les Ancizes et le viaduc des Fades.

 







La Dordogne, encore toute jeune, arrose le fond de ces gorges sous une lumière éclatantes.







Repas dans une sympathique pizzeria à Saint Gervais d'Auvergne où je me fais gravement brancher sur l'état de ma botte. En effet, depuis le matin je roule fréquemment avec le pied pendant, ma cheville étant toujours douloureuse suite à l'entorse contractée il y a quinze jours dans les Alpes. Malencontreusement, la botte a littéralement explosé un imposant crottin de cheval et la vision n'est pas propre à décupler l'appétit de mes congénères un tantinet dégoûtés. Je m'éclipse donc 5minutes pour nettoyer ces déjections dans la campagne environnante !

 







La vue du viaduc des Fades change bien de l'année dernière.
Il y avait plus de motos mais c'était moins verdoyant ! ! !




Nous décidons de prendre le café chez Vincent, Camping-Moto-Route 99 (
http://www.campingmotoroute99.com/) et rejoignons Saint Rémy de Blot par Châteauneuf les bains. La route de la Sioule se poursuit par les Gorges de Couvigny et Ebreuil. Nous poursuivons par Saint Pardoux, Blot, Châteauneuf et Manzat pour le gour de Tazenat, un autre lac installé dans un ancien cratère. Nous redescendons ensuite sur Chatelguyon pour abreuver les motos, le ZX12 commençant à nous inquiéter.

 







Dédé, Martine et Pascal font les clowns devant le gour de Tazenat.







Après Volvic, nous empruntons la tortueuse D943 où Carlo et Dédé partent en chasse de motards locaux qui n'amusent pas le terrain. Pascal reste sagement dans mon sillage et nous retrouvons nos deux compères et la passagère peu avant Durtol. De là, nous empruntons la D942 pour, rapidement obliquer vers Charade. Petite pause nostalgie le long de ce tracé mythique, lové dans la montagne et qui, dans mes jeunes années accueillait le Continental Circus.

 








Une vue fugace du magnique circuit de Charade.








L'après midi est maintenant bien avancée, mais nous décidons tout de même de repasser par Super Besse. La D2085 nous emmène jusqu'au col de la Ventouse d'où nos virons vers Besse par Murol sur la D5. Retrouvailles sur place avec les participants du "Lièvre". Loup Garou essaie de nous garder à dîner, mais nous déclinons l'offre. Je me demande d'ailleurs si mes acolytes n'avaient pas peur de me vexer ! ! !

 

Le retour sur Bort s'effectue par Picherande, La Tour d'Auvergne et sa nouvelle route en cours de finition, Bagnols et Lanobre. Pendant la ronde des "entrées" à répétitions, je finis de dresser mon plat et le met au four. Mes convives, somme toute bien élevés, semblent s'être délectés de ces lasagnes aux saumon et épinards.

 

Samedi matin

 

Départ pour tout le monde dans deux directions opposées. André doit être rentré dans l'après midi et Carlo et Martine ne se sentent pas de l'abandonner. Ils partent donc de concert par Saint Flour, Mende et la N106. De mon côté, soucieux de ne pas délaisser Pascal, je l'accompagne vers la Bretagne. En fait, nous avons rendez-vous avec l'ami Eric qui est mécano au Championnat de France Superbike qui se déroule au Vigean.

 

Nous nous arrêtons chez Daffy à Limoges pour changer le pneu arrière de la Kawasaki. A l'image de cet été (cf. Août 2008 - Jour 5 - Mercredi ) l'accueil est toujours aussi chaleureux et professionnel. Nous avons besoin de pièces pour le team en action au Vigean mais trop spécifiques pour ce magasin. Néanmoins, le responsable nous aide et conseille dans nos recherches chez d'autres motocistes de la région.

 





Hormis le carénage polyester, cette Suzuki est totalement d'origine comme on le voit pour les pots.

D'ou de grandes difficultés à suivre (couronne inadaptée, système de freinage perdant rapidement de l'efficacité, . . .) et pourtant le résultat est plus qu'honorable.

Bravo Lol  ! ! !

Et gros bisous à ton petit gars . . .




Arrivés sur le circuit du Val de Vienne, nous nous sustentons rapidement puis allons rendre visite au stand des motos 33 et 51. L'ambiance est bizarre sur le paddock. Les teams de pointe sont à l'abri de grillages soigneusement gardés et nous ne pouvons déambuler que dans le quartier des "poireaux" ! ! !

 

La soirée se déroule agréablement au restaurant du circuit "La Ferme" avec un jeune Kawasakiste local. Les petites jeunes femmes qui assument le service sont débordées mais garde bonne humeur et sourire. Malgré la fatigue, il en est de même le lendemain matin pour le petit déjeuner. Encore merci à cette sympathique équipe.

Nous repartirons de ce circuit en début d'après midi le dimanche après avoir assisté à de belles bagarres sur la piste.

 





Un des sides présent au Vigean.

Impressionnant !








Encore un week-end bien rempli. De la rigolade à gogo, des paysages toujours fabuleux, une bande de copains pour partager d'agréables moments. Vivement la prochaine sortie.

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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 13:34

  

Après le retour du Mans avec Serge, nous passons deux journées à Bort avec quelques balades sur place. Beaucoup de nature malgré un temps maussade (visites, cueillette de jonquilles, marches, . . .), un peu de cuisine et beaucoup de discussions et de rigolades.


 










Temps maussade sur le lac Pavin surmonté du massif du Sancy, mais les deux compères ont tout de même trouvé des champs de jonquilles un peu plus bas .

Le mercredi, sous un soleil magnifique, nous prenons la route de la Sologne. Div'4 est fortement chargée, mais la fraîcheur ambiante de nos montagnes lui évite toute surchauffe. Après le traditionnel arrêt au "Mas de la Cerise" à Feytiat (86) pour sustenter hommes et machine, nous allons au plus rapide par la A20 jusqu'à Vatan et rejoignons Louis sans encombres.

 

Le lendemain poussé par une météo exemplaire, Serge me persuade de découvrir le Zoo de Beauval (41 Saint Aignan -http://www.zoobeauval.com/). Bien que n'étant pas un spécialiste de la question, son classement parmi les 15 plus beaux zoos d'Europe ne m'apparaît pas usurpé. De plus la route qui relie ce site à Saint Aignan s'apparente à un circuit (hormis l'état de la piste non, pardon de la chaussée) avec un diabolique triple droit à la montée . . .

 

Nous restons 7 heures sur place, charmés par le lieu, éblouis autant par le soleil que par le spectacle et intéressés par toutes ces sources d'informations et de connaissance (accès à la galerie photos ci-contre). Nous chahutons aussi un peu et partageons quelques crises de rires avec d'autres promeneurs comme ce fan de Suzuki que j'apostrophe au sujet du résultat des dernières 24 heures : "C'est pas bon pour Suz cette année !".

 

Le lendemain, je repars pour la Bretagne. Le travail m'attend et Pascal a besoin d'un coup de main au cours du week-end. Je longe le Cher jusqu'à Tours. L'itinéraire est plaisant, l'environnement agréable sous le soleil, au milieu de la nature resplendissante et des points de vues sur de magnifiques demeures.

 

Après Sablé une longue déviation par de petites routes me pousse à de nombreux dépassements sur de courtes portions droites. Le rythme augmente donc naturellement. La vitesse associée au contexte aiguise mon attention et bien m'en prend. A la sortie d'une courbe, j'ausculte les 4 à 500 mètres qui me séparent du prochain virage et un éclat lumineux attire mon attention. Je relâche immédiatement la poignée et caresse la pédale de frein pour revenir à une allure juridiquement raisonnable. Au fur et à mesure de l'avancement, le point scintillant se matérialise comme un casque juché sur une tête camouflée derrière une paire de jumelles. Les deux "motocyclistes de la Gendarmerie Nationale" sont admirablement dissimulés par une haie abritant un parking. Un grand merci au soleil qui m'a probablement économisé au moins deux points ! ! !

 

La semaine se déroule entre rendez-vous, réalisations de dossiers ou préparation de nouvelles missions. Le jeudi après midi, dès mon dernier entretien terminé, je me harnache pour partir sous la pluie qui nous arrose depuis le matin. Vu ces conditions, je privilégie les 4 voies par Rennes et Le Mans. Le déluge redouble aux environs de Laval, mais se calme à ma sortie de l'autoroute vers Vendôme.

 

A peine sortie de l'agglomération Mancelle, la D357 me propose une chaussée détrempée et encombrée de nombreuses files de voitures suivant les camions. Dès que possible, j'attaque les dépassements, toute mon attention en éveil. A un moment, une voiture met son clignotant et déboîte, largement devant moi et donc sans difficultés particulières. Malheureusement, cette manœuvre n'était pas destinée à un dépassement mais à un changement de route sur la gauche. Comme il m'est impossible de me rabattre j'eentreprends un freinage et l'arrière commence à jouer de la godille (normal sur l'eau, penserez-vous !). Je récupère cette glisse sous une forte décharge d'adrénaline et peut me replacer dans la file avant de reprendre mon manège.

 

A part un accident en direct entre deux voitures à l'approche de Saint Calais, le reste de la route se termine normalement sur des routes séchantes jusqu'à Blois puis sèches pour la dernière cinquantaine de kilomètres. Je retrouve Louis et Serge pour une bonne soirée.

 

Le magnifique Château de Sully sur Loire offre son panorama pour le p'tit dèj'

Vendredi, nous repartons de concert, la route de Serge pour Metz étant exactement la mienne pour Sens (89). Je reste sagement derrière la voiture pendant la traversée des régions boisées. En effet, c'est au petit matin que les risques de rencontres avec des animaux en promenade sont les plus importants. Cependant, dès que les abords se dégagent je pars devant et fait une pause cigarette à l'entrée de Sully pour attendre l'assistance. Comme Serge a préparé du café dans son thermos, je subodore qu'il risque de profiter du château pour faire une pause. L'endroit est tellement enchanteur que je reprends immédiatement la bécane pour aller chercher des croissants et ainsi nous offrir un super petit déjeuner.

 














Entre château et Loire, l'endroit n'est pas désagréable pour cette petite pause . . .

Une petite pause casse-croûte à l'entée de Sens, et nous repartons chacun de notre côté, lui vers Metz et moi retrouver le lieu prévu pour une rencontre familiale.

 

Le week-end est fantastique. Nous nous retrouvons à une bonne centaine après plusieurs dizaines d'années pour certains. Le temps passe vite. Discuter, faire les repas, rigoler, offrir des tours de motos aux jeunes (certains commencent à comprendre mon surnom de "Tonton Barjot" ! ! ! - tout est relatif bien sûr et j'ai ramené chacun entier), chahuter, se souvenir, toutes ces activités ne nous laissent pas d'instants de libre.

 

Je démarre le trajet du retour le dimanche midi par la D606 (ex N6) jusqu'à Auxerre. Route ennuyeuse, assez rectiligne et fortement sujette aux contrôles de vitesse. En arrivant à la préfecture de l'Yonne, je suis attiré par le lac des Settons et les merveilleuses routes du Morvan, mais la grisaille visible vers le Sud-est infléchit mon chemin plein Sud vers Clamecy par la N151.

 

La sortie de la ville est difficile. Quelques promeneurs traînent de longues files de voitures et les dépassements ne sont pas toujours évidents. Néanmoins, la campagne s'ouvre à moi par une route magnifique qui serpente allègrement au milieu des zones de cultures et de bois. Le patchwork qui m'est offert est sublime. Le doux vert chatoyant des orges ondulant dans le vent et rehaussé du vert plus soutenu des blés. La gamme des jaunes du colza éclaire et ponctue cet ensemble.

 

La moto se balance allègrement d'une courbe à l'autre, souvent bien au-delà des vitesses réglementaires pour magnifier les sensations. Le pilote hume l'air, particulièrement au milieu des champs de colza qui émettent un parfum puissant et parfois entêtant. Ces cultures offrent par contre un inconvénient majeur. Elles attirent des butineuses de toutes sortes et certaines ont la fâcheuse idée de venir s'écraser sur la visière. Ces éclatements d'insectes gavés de pollen polluent rapidement la vision et oblige à nettoyer fréquemment l'écran.

 

A Varzy j'emprunte la D977, mais le rythme baisse singulièrement. Les paupières s'alourdissent, les réflexes s'émoussent et le style enroulé de la conduite devient de plus en plus hésitant et saccadé. Il faut pourtant faire encore de nombreux kilomètres avant de trouver un café restaurant ouvert. Un double café en guise d'apéritif, une excellente salade composée suivie d'un nouveau grand café et l'équipage repart d'un meilleur pied.

 

C'est ensuite l'ennuyeuse N7 qui offre toutefois beaucoup de 4 voies donc un avancement plus rapide. A Varennes sur Allier, il est temps d'abreuver la machine. 2 motos sont devant moi et l'immatriculation anglaise attire mon attention. Je découvre un mythe, une 1000 Vincent en parfait état (Cette moto anglaise fut la première machine de série a dépasser les 200 km/h à la fin des années 40 ! ! !). Je demande à son propriétaire si je peux prendre une photo. Il accepte en échange d'une photo du "Frenchie". Nous discutons quelques instants et je découvre avec admiration qu'il part en vacances pour un long périple qui le mènera en Italie, Sicile, Grèce, Hongrie, et retour. Déjà fort en moto, mais fabuleux avec une machine comme celle-ci. Encore des instants magiques qui me ramènent deux ans en arrière lors d'une fantastique rencontre sur l'île de Man. (Cf. TT 2007 - Moments choisis)

 


Nous retrouvons ensuite nos "tourniquets" Auvergnats. Avec l'aide de quelques autres motards de rencontre m'ouvrant la route très rapidement (en réalité, je m'accroche derrière eux) je réduis le temps de retour tout en arrondissant correctement les pneus. Si j'avais hésité à mettre la polaire, je ne le regrette pas du tout maintenant. La température a fortement chuté et les hauteurs du Sancy encore bien blanches me démontrent que ce n'est pas que la fatigue qui me procure cet effet.

 

Bort m'accueille pour 24 heures avant le départ vers d'autres contrées.

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21 avril 2009 2 21 /04 /avril /2009 21:12

L'édition des 24 heures du Mans 2009 revêt pour moi une dimension particulière :

 

  • Tout d'abord, je m'y rends en voiture.
    En effet, ma compagne, depuis son accident de 2006 avec sa SV, ne peut plus faire de grands trajets en moto. Comme elle apprécie de retrouver cette ambiance et les copains, nous partons sur 4 roues. Nous en profitons pour faire un détour par la Sologne et récupérer Serge qui arrive de Metz. Une bonne soirée de jeudi chez l'ami Louis, dans un cadre idyllique et devant un repas Auvergnat confectionné à Bort (saucisson Auvergnat, Chou farci, Cantal et Saint Nectaire, Creusois - un gâteau aux noisettes !).
  • En second lieu, je vais bénéficier d'un autre angle de vision de cet événement.
    Un ami est commissaire de piste. Cela nous procure des facilités d'accès, mais aussi une approche différente de la course. D'ailleurs, les informations recueillies sont tellement édifiantes que je ferai un article spécifique sur ce sujet dans les semaines à venir.

 

Nous arrivons aux abords du circuit en fin de matinée. Nous sommes englués dans la file de véhicules quand un Comanche attelé à un FJ nous dépasse. C'est Pascal et son fils Mathieu. Nous nous retrouvons à l'entrée du camping du houx et commencons à installer le bivouac. Le second Comanche de Fred et Marvine nous rejoint en début d'après midi accompagné du Fazer de Sarah et Jo. Pendant qu'ils s'installent je pars avec Mathieu jeter un coup d'œil aux motos dans le double droit du Garage Vert.

 

Ensuite, nous partons tous ensemble vers la voie des stands pour profiter de la présentation des machines et des pilotes. Au retour, nous discutons avec notre pote commissaire et l'invitons à nous rejoindre pour le repas. William et Hervé sont arrivés avec le FJ-Comète escorté des deux jeunes en 1000 CBR et Yamaha R1. Comme d'habitude la soirée est endiablée et nous retrouvons de vieilles connaissances.

 

Samedi matin, nous vivons nos premières grandes émotions. Les courses de sides (championnat de France) sont fortement animées et le spectacle est grandiose. Quelques glisses, un léger accrochage et à la fin de la seconde course, un accident spectaculaire. Un équipage dérape, part vers l'extérieur puis revient sur la piste au moment où un autre concurrent arrive. Le choc est violent et un des deux attelages se retourne, pilote coincé dessous. Les secondes nécessaires à sa libération nous paraissent bien longues et, finalement le pilote semble s'en sortir sans trop de dégâts.


 

Cette année, nous assistons au départ des 24 Heures dans la chicane du chemin aux bœufs. Le balancement successif à gauche puis à droite de ce serpent animé est absolument magnifique. Les pilotes sont édifiants. Ils manoeuvrent leurs machines carénages contre carénages dans un ballet parfaitement ochestré et d'une précision diabolique.

 

Après un premier tour de circuit, et un passage pluvieux nous assistons à une chute impressionnante sur cette piste mouillée. Sur le retour vers le campement, nous sommes au dessus du Chemin aux Bœufs lorsqu'un bruit saisissant nous parvient du bout de la ligne droite, masquée à nos yeux. Nous tournons le regard pour voir débouler la Yamaha 35 en glisse sur le bitume, suivie de son pilote à plat ventre. A l'entée du bac à sable, la machine bondit en l'air, retombe et virevolte plusieurs fois sur elle même. Le pilote se relève et fonce vers sa machine, mais il est interrompu par les commissaires qui évacuent homme et matériel. Derrière le mur, il se précipite à nouveau vers sa monture, l'ausculte et cherche à débloquer la boîte. Son attitude lorsqu'il se relève me serre les tripes. Après moins de trois heures de course le rêve est terminé. Il repart vers son stand. Le casque qu'il n'a pas encore retiré semble lourd. Il est abattu et je suis triste pour lui et toute son équipe.


 


Après le repas nous retournons sur le circuit et profitons de la féérie que nous offre ce ballet nocturne. Un passage aux alentours du lieu de concert (Trust) nous affole. Nous n'avons jamais vu tant de monde. Impossible d'approcher. Nous continuons donc à passer d'un secteur à l'autre jusqu'à ce que la pluie se mette de la partie et nous pousse vers un sommeil réparateur.

 

Au petit matin, il pleut toujours et, contrairement à nos habitudes, nous n'allons pas vivre le lever du jour sur le circuit. Cette tournée s'effectue plus tard, mais la pluie est toujours de la partie. Nous constatons néanmoins que la RC 30 maintient sa place en course, ainsi que la Yamaha de tête. L'attaque est impressionnante dans ces conditions difficiles. Pascal émet un verdict qui parle de lui même, et que je partage :

 

"Quand nous piloterons sur le sec aussi bien qu'eux sur la flotte,
on sera vraiment bons"

 

Nous repartons vers la Corrèze en tout début d'après midi ce qui nous évite les sempiternels encombrements. France Info nous renseigne de la bonne fin de cette 32ème édition.


 

 




Kawasaki Motors Europe a décidé de saluer le team Bolliger.

Cela fait 20 ans que le team Suisse est au côté de Kawasaki dans la discipline.

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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 15:49

Mardi matin 10H00. Je tarde à partir. D'une part, nous n'arrêtons pas de discuter avec Jacques, et d'autre part le thermomètre ne dépasse pas les 5°. Pas motivant.

 

Bon, je suis tout de même suffisamment équipé et j'en ai vu d'autres. Le magnifique soleil et le ciel bleu légèrement laiteux finissent par me décider. J'enfourche donc Div'4 pour aller lui monter l'Est de la France qu'elle ne doit pas connaître et abandonne Jacques à ses activités bucheronnesques.

 

Après environ 2 kilomètres sur une petite départementale, une voiture croisée fait des appels de phare alors que je m'apprête à doubler le véhicule qui me précède. J'abandonne ce projet, d'autant plus que nous arrivons sur un stop. Quelle bonne idée, 2 motards, tout de bleu vêtu, sont arrêtés, dont 1 à l'affut derrière une paire de jumelle.

 

Etant immobilisé juste devant eux, j'ouvre le casque et les apostrophe :

"Si j'avance, je vais gêner le photographe et me faire gronder !"

Sourire timide de son collègue, puis plus marqué du "viseur" lorsqu'il repose l'appareil. Nous échangeons de cordiales civilités et je repars, me sachant dans le champ de vision donc calmement. Je double tout de même les voitures qui n'osent pas dépasser les 70 Km/H dans cette longue ligne droite.

 

4 kilomètres plus loin, le premier village, Faremoutiers. Le feu est rouge et j'arrive sur la lancée. A 50 mètres de ce signal tricolore, un fourgon masque un véhicule bleu, surmonté d'un gyrophare bleu, et dissimulant un homme en bleu accompagné de ses deux "escort girl" (apparemment charmantes d'ailleurs) également en bleu. Comme j'arrive au pas et casque ouvert, je renouvelle mes âneries :

"Mais vous êtes tous de sortie dans la région !"

La réponse arrive avec un large sourire :

" Ah oui, aujourd'hui il faut faire attention !". Dans le même temps, les gendarmettes, se fendent d'un sourire légèrement crispé.

 

Je continue ma route et rejoins la Nationale 4. Route triste, essentiellement en lignes droites où le seul jeu est le "saute camion". Il ne fait pas très chaud, mais tout est relatif. Je pense donc à mon dernier passage ici il y à 3 mois. J'avais 15° de moins ! (cf. Passage 2008 - 2009, 2000 kilomètres style hivernale . . . ) Immédiatement, le ressenti est différent.

 

Si aujourd'hui je fais particulièrement attention aux bas côtés, ce n'est pas pour la glace et bien m'en prend. A l'entrée d'un hameau, de nouveau du bleu en embuscade alors que j'allais me mettre à doubler et donc dépasser nettement la limitation de vitesse.

 

Après Sézanne, nouvelle alerte. En plein dépassement d'un train de camions, le véhicule qui arrive en face s'avère être un berlingot bleu. Tant pis, j'ouvre en grand, dépasse les 3 derniers poids lourds et croise la voiture à la plaque frappée de tricolore à plus de 160 km/h ! ! !

 

Comme d'habitude, je fais ma pause café/pipi/cigarette dans un relais routier à l'entrée de Vitry le François. Les chauffeurs font les mêmes remarques que moi quand à l'éclosion printanière bleuissante de cette froide matinée.

 

Plein fait, je reprends mon chemin mais abandonne cette fastidieuse nationale pour longer le canal de la Marne au Rhin et rejoindre Bar le Duc. La route est plus agréable et une excellente surprise m'accueille à la sortie de cette ville. Un immense panneau jaune annonce le danger de 18 kilomètres de virages. DANGER ? ? ? Que nenni, PLAISIR TOTAL. D'ailleurs, cela ne s'invente pas, nous sommes sur "la voie sacrée". J'efface toutes ces grandes courbes rapides une à une et pense à l'ami Pascal. Voilà un terrain qui plairait à sa Kawa.

 

Après Saint Mihiel, j'aperçois sur ma droite, dans une ambiance brumeuse, l'imposant monument américain de Montsec, à la mémoire des combattants de la première guerre mondiale. Il y a quelques mois nous y étions avec Dédé (cf. Finale Tour de France HMS).

 

Les routes de la Meuse puis de la Meurthe et Moselle sont souvent bien dégagées et ma moyenne s'en ressent positivement. Il est possible de rouler plus vite sans risques, ni routiers ni législatifs.

 

Je ne m'arrête pas à Chambley. A cette heure-ci Martine et Didier doivent être au boulot. Ceci me permet d'arriver vers 15H00 chez Serge, et à Div'4 de faire connaissance avec la fameuse 750 GSXR, mais aussi avec l'Inazuma de Brigitte.

















Div'4 et la fameuse GSXR 750 de Serge gardent la place pour la voiture de Brigitte ! ! !

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