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12 avril 2008 6 12 /04 /avril /2008 19:07

Notre première rencontre est épique. Il fait parti du MC Les Alérions venu passer un week-end de Pâques dans mon gîte.


Pour le premier soir qui est le vendredi saint, j’ai pris le soin de préparer du poisson mais sans arêtes, accompagné d’un délicieux beurre blanc. Sur la vingtaine de motards présent, un, chevelu, assis en bout de table, dédaigne le mets pourtant préparé avec tant de soin.


C’est Serge.


Le lendemain matin, juché sur son 750 GSXR, il invective les retardataires. Une fois que tout le monde est prêt à partir, il béquille sa moto pour aller vérifier que les portes des gîtes sont bien fermées.

Je le chahute au grand plaisir de ses collègues qui entament un concert de protestations.

S'il y en avait un dont je devais me souvenir, c’était bien lui !

 






En Sologne,
devant l'étang de Louis gelè.


Bien pensif, le Serge.






Quelques semaines plus tard, sur la route de ses vacances, il fera une pause au gîte et nous faisons la connaissance de sa compagne Brigitte. Nous les retrouverons pour une journée au bord de mer et ils s’arrêtent de nouveau au retour.


Avec Serge  nous découvrons que nous sommes de la même année et que nous avons été dans les derniers à passer notre permis à 16 ans.


A partir de là, notre relation prend de l’ampleur. A Metz, Montélimar, en Auvergne, Vendée, Sologne, sur les circuits, nous nous retrouvons régulièrement.

 

 





Lors du TT 2007.

Comme d'habitude, nous oeuvrons
de concert à la logistique.

Ce jour là nous avons réalisé
3 menus différents ! ! !

Y en a pas des pète-coui**** ?





C’est un homme au moins aussi entier que moi, ce qui engendre des débats homériques, voir houleux. Mais c’est un mec droit, souvent trop gentil, sur qui on peut toujours compter.

Sous des formes souvent différentes, nous partageons les mêmes valeurs quant à la vie et l'amitié.



PS pour les abonnés à la newsletter.
Je compléterais cette trop brève présentation du personnage, mais je voulais, avant de partir, vous brosser un portrait rapide de ce fidèle compagnon de tant d'aventures.


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11 avril 2008 5 11 /04 /avril /2008 19:03

Ma première rencontre avec André est relatée dans l'article "La Diversion Bleue". Ce "papy" (il a près de 20 ans de plus que moi) avec sa trapanelle (250 NX) cachait bien son jeu.

Il m'a d'ailleurs longtemps rétorqué que ce terme de "Papy" me qualifiait plus que lui. En effet j'étais Grand-Père et pas lui ! ! !

Enfin, depuis quelques mois voilà une objection qui n'a plus cours avec l'arrivée d'un petit Nathan.

 





Andre, ou DD07.

Ici à Alès lors du dernier
Dark Dog Moto Tour 






Après cette première sortie avec le MC "les Bélugues" de Bollène, nous avons vite sympathisé. Il faut dire que dès le départ nous découvrons un fait étonnant. Nous avons été presque voisins pendant 5 ans sans jamais nous rencontrer, et ce contact se réalise maintenant que j'habite à Montélimar.

 

André est toujours de bonne humeur, toujours prêt à de nombreuses facéties. Il est certain qu'avec mon côté taquin, notre relation ne pouvait pas être commune. Soit nous étions concurrents, soit nous étions complices. Et c'est la complicité qui a tout de suite pris le dessus pour devenir de plus en plus profonde avec le temps.

 

Il est vrai que le fourbe utilise toutes les ficelles pour se rendre rapidement indispensable :

 

Ø      En bon retraité ne sachant pas quoi faire de son temps, il nous concocte des road-book aux petits oignons. Il a tellement l'envie de bien faire qu'il nous reconstruit même des itinéraires en s'appuyant sur les cartes d'état major. A de nombreuses reprises, certains motards s'étonnaient de ne pas trouver les routes empruntées sur leurs cartes pourtant détaillées. Et pour cause ! ! !

Ø      Il utilise abusivement les compétences culinaires de Annie, son épouse, pour nous appâter avec de délicieux cakes dégustés au cours de pique-nique ou de sympathiques repas (ah, la tapenade de Annie !).

 

Le seul point sur lequel nous nous frictionnons (gentiment) de temps en temps réside dans la rapidité de réaction. J'ai tendance à essayer d'être toujours prêt et, à contrario, André aime prendre son temps. En homme d'expérience, il a vite trouvé la parade. Lorsqu'il sent que je risque de commencer  à m'agacer, il me sort son joker sémantique : "Tu sais, l'important c'est d'arriver au 31 décembre, et nous y arriverons ensemble ! ".

 





André, a dominante jaune.

Devant le magnifique château de Val,
sur le lac de Bort (19)





Nous le retrouverons dans de prochains articles, puisqu'il est une composante majeure de nombreuses aventures, et en particulier :

 

  • 3 vieux pour 3 jours à Nice et en Italie ;
    Une virée sur les traces du Monte-Carlo où j'étais le plus jeune des trois.
  • 10 jours en Corse ;
    Un fabuleux voyage pour découvrir l'île de beauté où André a travaillé 7 ans. C'est d'ailleurs au cours de ce voyage que, la seule fois,  je le verrai perdre son flegme suite à une blague douteuse.
  • Une virée entre Jura et Vosges où nous retrouverons Serge de Metz.
  • La concentration de la Bachellerie en 2004 pour laquelle il a réalisé les road-books et qui fut redoutable pour deux raisons majeures, le nombre de participants et l'accident de Jean-Luc.
  • Les rencontres "La Tortue" du Repaire de Motards de 2006 et 2007 qui resteront dans les mémoires. La première pour l'accident de Laurence et la seconde pour deux journées fabuleuses à réduire les "bandes de peur" de certains petits jeunes.
  • Ses week-end en Auvergne avec Carlo et Martine ou avec Patricia.
  • Le rôdage de la Versys où nous sommes obligés de nous restreindre si nous ne voulons pas amener la machine à plus de 2000 kilomètres 5 jours après sa prise en charge.

 

 

L'histoire avec André, devenu depuis DD07 sur les forums, n'est pas terminée et je souhaite qu'elle dure encore très longtemps.

 

En attendant, vous allez le voir apparaître fréquemment à travers ces lignes dans les mois à venir.

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11 avril 2008 5 11 /04 /avril /2008 18:29

La première fois que nous nous voyons, c'est totalement par hasard. J'attends des potes à mon QG, la brasserie "Les Négociants" à Montélimar, pour une sortie. Un motard esseulé est au bar et il est possible qu'il ait été convié à notre balade par un autre. Je l'aborde donc pour savoir si c'est le cas, mais sa réponse est négative.

 

Néanmoins, je lui expose notre projet de monter au lac d'Issarlès par la vallée de l'Eyrieux (07) et il adhère à l'idée. Comme nous avons prévu un pique-nique, il s'empresse d'aller faire deux courses le temps que les autre arrivent.

 

A son retour, sur son TDM, les 17 autres motos sont là. Nous finissons le café et partons sous un soleil radieux. André et sa vaillante NX prend la tête des opérations et, fidèle à mes habitudes pour les groupes importants, j'assure les changements de direction. Heureusement car en arrivant à Rochemaure une scission importante s'est créée et le second peloton peut ainsi reprendre contact avec la tête. Fabrice s'est arrêté au rond point avec moi et il acquiert une nouvelle expérience qu'il utilisera fréquemment par la suite lorsque je serai le meneur d'autres sorties.

 

Dans les longues courbes qui nous mènent à Privas, André s'encanaille. A la vue d'un autre troupeau de motos, il bascule son interrupteur sur "ON" et enfume tout le monde, suivi par la majorité de notre troupe. D'ailleurs, la semaine suivante Pierre Tissot m'explique qu'il s'est fait doubler par une bande de furieux. Je lui explique que je le sais puisqu'il nous bouchonnait en ayant pris l'aspiration des premiers, et que nous n'étions pas furieux puisque nous avions mis devant le plus âgé avec la plus petite moto ! ! ! Il ne connaissait Le ANDRE !

 

Cette première sortie avec Fabrice marque le début d'une longue et mouvementée période d'amitié. Nous sommes tous les deux célibataires et profitons donc de nos temps libres pour écumer toutes les routes de la région. Encore jeune permis, il prend rapidement de l'assurance et une expérience salutaire.

Quelques temps auparavant, il avait vécu une sortie de route en roulant dans un groupe qui ne tenait peut-être pas assez compte du manque d'expérience et de maîtrise. Fabrice passera rapidement au 1000 Fazer.

 

Nous arriverons à un tel niveau de complicité sur la route que nous pourrons rouler des dizaines de kilomètres en gardant un espace quasi constant entre les motos. Nous pourrions fixer une corde entre les deux machines sans qu'elle ne rompe ou ne traîne par terre, quelle que soit la vitesse ou la nature de la route.

 

Quelques fait marquants ou épiques durant ces années :

 

Un soir d'été nous prenons le café chez une amie, Patricia à Bourg Saint Andéol, après une délicieuse pizza chez Christophe à Saint Martin d'Ardèche. Le troisième larron, un jeune en 600 GSXR nous abandonne sèchement le café à peine servi. Nous finissons nos tasses et prenons rapidement congé. J'ai hâte d'expliquer ma façon de penser à ce petit malappris qui semble manquer de la plus élémentaire politesse (Ah, ces vieux avec leurs principes !).

 

Nous repartons comme des balles vers Montélimar. Heureusement, les radars ne foisonnaient pas à cette époque. A la sortie de Chateauneuf, nous apercevons au loin un feu rouge. A-t-il eu un problème pour être seulement là ?

Dès la sortie de ville, d'un  accord tacite, nous essorons les poignées. Mon compteur approche de son maxi et nous fondons littéralement sur le traînard. Arrivés à sa hauteur, nous constatons que ce n'est qu'une 125 esseulée. Nous comprenons mieux pourquoi nous l'avons rattrapée si vite. Nous repartons de plus belle et rigolons secrètement en pensant aux réactions de ce pauvre motard. Il n'a pas dû comprendre ce qu'il lui arrivait.

A Montélimar, la Suzuki n'est pas dans mon garage (je lui laissais libre accès pour remiser sa moto afin qu'elle ne couche pas dehors).  Une légère inquiétude commence à poindre. Nous allons voir aux Négociants. Il n'est pas là et personne ne l'a vu. Nous vérifions dans les quelques bars encore ouverts, mais ne trouvons aucune trace. Franchement préoccupés nous retournons chez moi, il n'est toujours pas là et son téléphone est toujours en messagerie. Particulièrement perplexes, nous décidons de retourner aux Négociants  et d'y attendre une demi heure avant de refaire la route, bien que nous n'ayons rien vu de particulier à notre passage. Il arrive quelques minutes plus tard et nous explique qu'ils s'est trompé de route et s'est perdu dans les garrigues qui surplombent les gorges de l'Ardèche.

Nous évacuons notre tension très sournoisement par ce style de propos :

 

La 600 GSXR, la seule moto qui, pour faire 25 kilomètres, part avec 10 minutes d'avance pour arriver 20 minutes plus tard ! ! !

 

 

Un samedi de novembre, nous sommes allés au salon de la moto de Valence, le temps est frais mais magnifique. En fin d'après midi, revenu à Montélimar, j'annonce à Fabrice que nous avons deux jours devant nous (le 11 novembre étant le lundi) et que j'espère bien profiter de ce beau temps. Il est d'accord mais n'a pas d'idée particulière. Je lui propose d'aller rendre visite à une auberge de jeunesse à Nice. Sa copine n'est pas trop enthousiaste mais accepte si nous ne partons pas trop tôt le lendemain matin.

 

Le pied du Ventoux, le Lubéron, les gorges du Verdon, Draguignan, Grasse et nous arrivons à Nice des paysages grandioses plein la tête, un Fabrice fatigué et une passagère éreintée. La soirée sur les bords de la Méditerranée ne s'éternise pas au profit d'un sommeil réparateur.

 

Le lendemain, c'est le retour par Grasse, Castellane, Digne, Sisteron où nous commençons à trouver des zones humides mais évitons les orages. A la sortie de Serres, nous montons à l'aveugle. Le soleil déjà bas se reflète sur la chaussée détrempée. Je sens la fatigue de Fabrice à un rythme plus calme et légèrement décousu. En avançant vers Nyons je surveille de sombres nuages qui déboulent du Vercors pour venir nous couper la route. J'accélère autant que possible pour tenter de gagner cette course contre le monstrueux orage qui se profile, mais Fabrice a de plus en plus de mal à suivre. En définitive, nous n'aurons que quelques embruns et nous laissons derrière nous le déchaînement des cieux.

 

A Nyons, il fait nuit et nous nous arrêtons pour nous reposer quelques minutes. La passagère de Fabrice en profite pour enfiler une combine pluie qui lui servira de coupe vent et annihiler son refroidissement. La pluie se déclenchera moins d'une heure après notre retour à Montélimar.

 

En famille en Vendée. Fabrice est à droite avec son fils Camille devant lui.
 
  

C'est aussi avec Fabrice que je prendrai l'habitude, et le plaisir, d'aider les plus jeunes à monter en gamme. Comme il a gardé des liens privilégiés avec son moniteur, nous assistons fréquemment aux nouvelles arrivées dans notre monde.

Dans ce contexte, nous organiserons de nombreuses balades avec ces néos-motards, dans l'objectif de favoriser leur adaptation à un maximum de cas de figure concrets.


A titre personnel, ce exercice est doublement valorisant :

Ø      Il m'oblige à me remettre en cause, à analyser nombres de réactions ou attitudes devenues intuitives, afin de transmettre une part de cette expérience.

Ø      Il concrétise la notion de partage et d'échange qui régit en partie ma vie.

 

Avec Fabrice, nous avons vécu l'Auvergne, la Vendée, 2 Bol d'or et d'innombrables balades locales (au sens large puisque cela inclut les Alpes, le Vercors, les Cévennes et la Méditerranée).

 

Il a dû  abandonner la moto il y a quelques années pour des raisons familiales, mais pense bientôt retrouver cette passion, ce que j'espère vivement.

 

Le problème, c'est qu'il va falloir tout lui réapprendre ! ! !

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