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19 août 2018 7 19 /08 /août /2018 15:47

 

Ce jeudi 9 août, les vélos vont passer tout près de Carpentras.

 

Or c'était le point de départ du Tour de France de "Rêves de Gosses", autre œuvre à laquelle participe Manon , mais également Fabienne !

 

Alors ces deux jeunes femmes se remémorent tous ces moments et se mettent dans l'idée de faire un petit cadeau à toute l'équipe …

Réalisation effective le matin du départ de Trente-Pas.

 

Et le soir, bien à l'abri du monumental orage de Cucuron qui ravine tout l'environnement, cette belle brochette de pilotes venus retrouver Manon (le sans bras, le sans jambe, le sans cheveux et la sans oreilles, pour reprendre les propos de Manon) célèbre à nouveau ces moments de convivialité.

 

Tous différents, cabossés,
 

mais unis par le partage du vol
 

et la passion de donner de l'espoir !

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17 août 2018 5 17 /08 /août /2018 17:48

 

Une vidéo édifiante qui traduit parfaitement notre hantise permanente au cours de ce périple :

 

L'ACCIDENT !

 

Je vous laisse regarder et vous faire votre propre idée :

Que de risques pour si peu de temps gagné (apparemment) ...
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17 août 2018 5 17 /08 /août /2018 06:54

 

La fin de cette superbe aventure est bien réelle maintenant …

Toute l'équipe est de retour à Bazemont, le camping-car est vidé et nettoyé, prêt à être rendu, et chacun repart, dès ce matin, vers ses occupations réciproques.

 

Mais hier soir, bien que fourbus, nous avons visionné quelques vidéos dont celle-ci réalisée par Fabienne :

 

Merci à toi pour cette idée géniale qui permet de revivre, en accéléré, ces moments infatigablement réitérés chaque matin, mais aussi de ta visite avec ta petite famille et de tous les bons moments passés ensemble (séquences piscine, excellent poulet, délicieux chocolats, etc …).

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15 août 2018 3 15 /08 /août /2018 09:26

 

Mais ce n'est QUE la vision du "Tonton Barjot" :

 

10 jours de galères à répétitions :

 

  • Une météo épouvantable, passant presque d'une extrême à l'autre, de la canicule aux violents orages (heureusement, nous n'avons pas eu de neige) ;

  • Des situations de risque quasiment permanentes ;

  • Un confort douteux, surtout pour mes vieilles articulations dont une est endommagée par une chute … à pied ;

  • Une course chronique après le temps (la "lenteur" -très relative- des vélos sur la route, les contraintes d'alimentation, les périodes de récupération, changer de camp tous les jours, etc …) ;

  • Des moments de tristesse en cette dure période anniversaire ;

  • Un retour épique (près de 1000 bornes en deux jours, essentiellement par départementales, traversant les Alpes et le pied du Jura, avec des pluies abondantes en montagne et des orages dantesques notamment en Bresse où l'eau atteint les repose-pieds et baigne les bottes!).

     

Voilà bien une vision, réelle, que je n'ai pas.

Autant d'aspects, et bien d'autres, qui pourraient me faire regretter ces 10 jours …

 

Mais toutes ces contraintes, volontairement évoquées de façon négative, sont des éléments du projet, les écueils du challenge qu'il faut gérer, apprivoiser pour en obtenir une issue positive.

 

Et c'est bien le cas pour ces 10 jours fantastiques à bien des égards !

 

  • Tout d'abord c'est apporter mon modeste concours à un projet familial, fédérateur et constructif , qui pourrait aider chacun à appréhender la vie d'après Maxime avec un peu plus de sérénité (Barbara, la sœur aînée, ne peut pas être physiquement présente, mais est intégrée à distance) ;

  • C'est aussi une formidable aventure humaine, tant entre nous qu'avec la multiplicité des personnes rencontrées, ça et là ;

  • Cette aventure humaine est décuplée par le relais des médias et les réactions des internautes, les milliers de messages reçus, votre accompagnement permanent dans ce défi ;

  • Mais c'est aussi une action en faveur d'une certaine forme de "mieux vivre ensemble", de la prise de conscience des risques que l'on peut faire encourir aux autres, pour des gains pourtant si faibles … surtout en regard d'une vie (ou plusieurs !) ;
    A ce titre, je retiens un commentaire d'une jeune femme, recueilli par téléphone :
    "Je vois la route et les cyclistes autrement aujourd'hui, je n'avais pas conscience de mes errements. J'actionne maintenant mon clignotant systématiquement et surtout, je suis capable d'attendre le moment opportun pour dépasser sans accroître les risques"

 

Alors, certes, fatigué mais euphorique :

 

  • D'avoir vu si souvent le sourire de ma nièce Manon, même dans l'effort ;

  • De constater les ressources de mon frère Laurent qui reprend avec brio son vélo ;

  • D'admirer le talent de ma belle-sœur Sylvie à prendre en charge les multiples tâches périphériques à ce projet, surtout dans le contexte ;

  • D'avoir, je l'espère, rempli mon contrat vis à vis de Manon, particulièrement.


 

Le challenge sportif est gagné, et de la plus belle des manières ;

Le défi logistique est incontestablement conquis.
A ce titre, un hommage appuyé à nos deux petites fourmis, Sylvie et Laurence, bien peu vues au cours de nos comptes rendus, mais inlassablement à la tâche pour le bien être de tous et le bon déroulement de cette épopée ;

 

Maintenant nous devons œuvrer, tous ensemble, pour remplir au mieux le contrat relatif à la Sécurité Routière.

Mon premier constat après ces 10 jours …


Les messages semblent passer, mais il faut décupler l'information, faire qu'un maximum de personnes soient touchées … pour qu'au moins un minimum agissent !
 

Cette action est loin d'être terminée. Dans les semaines et mois à venir, nous allons pouvoir débattre sur ces sujets et sur la base, entre autres, de nombreuses vidéos à visionner, préparer et mettre en ligne.

Elles seront implémentées sur la chaîne YouTube de Manon, qui en contient déjà une petite dizaine :

https://www.youtube.com/channel/UCRlIBtbqkZpyP6X6y9WROYg

 

Chacun de nous peux relayer ces messages, sur le net bien sûr, mais aussi au sein de nos cercles familiaux et amicaux, dans nos entreprises et nos associations.

Ainsi, nous toucherons des milliers, voir millions de personnes et participerons positivement à une meilleure sécurité …

 

Mission impossible ? ? ?

 

La réponse, c'est chacun de nous qui la détient.

Pour Manon, c'est très clair :

 

SOURDE, et alors ? Impossible n'est pas sourd !

 

 

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14 août 2018 2 14 /08 /août /2018 20:39

 

Le jour se lève tout juste lorsque les préparatifs du petit déjeuner débutent. Et pour la première fois du périple, il faut être bien emmitouflé. Les nuits sont fraîches en montagne.

 

Ceci nous permet d'admirer l'évolution de la lumière qui, tout doucement, met en valeur la montagne qui nous domine.

 

Comme cette ultime étape débute par une descente avec un fond d'air vivifiant, les coupe-vent sont de sortie.

Nos deux vaillants sont motivés … à tel point qu'ils s'entraînent pour le French Cancan.

Ils attaquent aujourd'hui le plat de résistance, un morceau de bravoure qui arrive après huit jours d'entraînement …

Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018

 

Après un passage le long du lac de Sainte Croix dans des décors féeriques, la première et longue ascension débute.

Tout doucement, le lac s'éloigne, l'altitude croît, et l'effort réchauffe tellement les corps qu'il faut rapidement ouvrir les coupe-vent.

 

Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018

 

Il faut rapidement s’arrêter pour s'alléger. Les coupe-vent et sous-vêtements thermiques sont remisés sur la moto.

Ainsi, la progression peut reprendre jusqu'au col d'Illoire.

Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018

 

Une petite descente pour reprendre du souffle … et de la motivation pour poursuivre l'ascension qui est loin d'être terminée.

Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018

 

Après le passage de ce premier obstacle, il est temps de se restaurer dans l'univers grandiose des Gorges du Verdon. La roche est omniprésente, majestueuse, enserrant au plus profond le cours d'eau qui s'est ainsi tracé son chemin, creusant inlassablement son lit.

Et pour célébrer ce décor, Manon se livre à une de ses facéties, un équilibre au-dessus du précipice …

Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018

 

La descente qui suit nous mène au pont qui enjambe l'Artubie. Il est fortement encombré par les piétons, spectateurs d'un impressionnant saut à l'élastique.

Et dès la sortie de ce pont, il faut recommencer à grimper.

Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018

 

Après les zones arides de roches, les espaces aux espèces chétives d'arbustes et buis arrivent des forêts plus consistantes de feuillus et de conifères.

Mais le relief est toujours présent et il faut passer les cols, comme ici celui de Clavel à plus de 1000 mètres.

Lors d'un arrêt commun, Sylvie profite de la selle toute chaude de la moto pour simuler un début de sieste … attendue !

Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018

 

La borne des 9 km de Gréolières prépare l'arrivée tant attendue de ces 9 étapes. Manon et Laurent se préparent pour la dernière descente qu'ils vont tenter de filmer en duo …

Puis c'est la délivrance, la joie de poser devant la maison des grand-parents, la satisfaction d'avoir réussi un pari un peu fou, le plaisir d'avoir vécu 9 jours de partage, de cohésion sans aucune galère notable.

Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018

 

L'émotion est d'autant plus grande en ce 11 août que Maxime, le petit frère de Barbara et Manon aurait eu 23 ans aujourd'hui.

Et c'était la 9ème raison de ce périple, voulue par Manon et Laurent :

 

Un hommage à Maxime.

 

Ce "gamin" a subi dès son plus jeune âge les affres de l'exclusion, particulièrement par un système éducatif incapable de participer à la stabilisation de sa vie.

Malgré cela, il a su démontrer sa combativité, sa capacité à dépasser les événements néfastes, à profiter, sainement, de l'aide qui pouvait lui être offerte.

 

C'était primordial au sein de sa famille, parents et grand-parents en tête, mais aussi nombre d'amis proches qui ont mis en œuvre toutes leurs ressources pour tenter d'annihiler les effets sinistres de l'exclusion.

 

Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
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Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018

 

C'était particulièrement vrai à Orléans lorsque la brasserie Les 3 Brasseurs a accepté de le prendre en apprentissage de cuisine. Il rayonnait et a rapidement pris sa place au sein de l'équipe.

Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018

 

C'était tout aussi vrai au sein du monde motard dans lequel il a évolué plusieurs années en découvrant qu'il pouvait être accepté tel qu'il était.

D'ailleurs, grâce à ces photos offertes par Dédé, je repense à l'anniversaire de ses 11 ans où je lui ai offert son premier tour de moto lors de ses vacances dans le Périgord.

Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018
Samedi 11/08/2018

 

Les phénomènes d'exclusions sont pervers.

Pour lui, c'était trop souvent à l'initiative de soi-disant professionnels.

Mais, par conséquence, ça l'était aussi pour sa grande sœur Barbara, entendante, mais subissant par ricochet une certaine forme d'exclusion.

 

Alors, chacun de nous, de chaque coté (ici sourds et entendants, mais aussi handicapés et valides) peut agir en faveur d'une société plus inclusive.

Essayer de comprendre, d'accepter la différence, de démontrer sa bienveillance, de s'ouvrir à l'Autre plutôt que de faire ressentir une forme de rejet.

 

Ce sera certainement plus productif que d'attendre des lois inappliquées, voire même inapplicables …

 

Et nous avons tous à y gagner !

 

Paix à toi Maxime.

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12 août 2018 7 12 /08 /août /2018 21:44

 

L'univers particulièrement humide de Cucuron engendre le premier petit déjeuner à l'intérieur. Il oblige aussi à un départ en mode dégradé car aucun des équipements de la veille (cyclistes et motard) ne sont secs …

Mais ni la bonne humeur, ni la volonté ne vacillent, d'autant que d'après les prévisions la fin du séchage devrait être rapide.

Vendredi 10/08/2018
Vendredi 10/08/2018
Vendredi 10/08/2018
Vendredi 10/08/2018

 

Dès que le camping-car rattrape les vélos sur la large voie (aménagement spécial pour convois exceptionnels) qui mène à Cadarache, c'est l'arrêt pour se changer, enfiler les vêtements qui ont fini de sécher sous le soleil passant à travers le pare-brise.

Vendredi 10/08/2018
Vendredi 10/08/2018

 

Nous quittons la vallée de la Durance pour longer sur quelques kilomètres la vallée du Verdon. Autant profiter des zones relativement plates surtout qu 'aujourd'hui encore le vent est contre nous.

Vendredi 10/08/2018
Vendredi 10/08/2018
Vendredi 10/08/2018

 

L'approche de Gréoux les Bains présente la première réelle déclivité, suivie d'une zone moins accidentée qui provoque la pause ravitaillement nécessaire à la gestion des prochains efforts.

Vendredi 10/08/2018
Vendredi 10/08/2018

 

Ensuite, c'est une succession de montées et descentes, rarement fortes et souvent dans un univers suffisamment ombragé pour limiter l'impact du soleil.

Vendredi 10/08/2018
Vendredi 10/08/2018
Vendredi 10/08/2018
Vendredi 10/08/2018
Vendredi 10/08/2018

 

A Montagnac-Montpezat, un véritable mur se dresse devant nos cyclistes. En moto, je l'aborde avec circonspection et j'imagine, le mental d'abord puis le physique ensuite pour Manon et Laurent.

Ça pousse, ça danse sur les pédales, ça pousse … et ça passe.

Vendredi 10/08/2018
Vendredi 10/08/2018
Vendredi 10/08/2018
Vendredi 10/08/2018

 

Arrivés au dessus du lac de Sainte Croix, je laisse nos deux cyclistes pour partir en reconnaissance de la suite de la route en fonction des informations transmises par Sylvie et Laurence qui installent déjà le camp.

Manon en profite pour faire un direct Facebook et ainsi faire partager ses sensations face à ce site somptueux, cette eau à la couleur si particulière, cet environnement de montagne, grandiose.

 

Je les récupère au bas de la fabuleuse descente tout en lacets où ils se sont fait plaisir, face au superbe village de Moustiers Sainte Marie.

Une nouvelle descente aiguise l'appétit de Laurent qui me dépasse puis prend de vitesse la voiture immatriculée en Allemagne qui nous bouchonne …

Dommage pour lui, l'entrée du camping était à droite et il doit faire demi-tour et remonter pour nous rejoindre !

 

Enfin arrivés pour notre dernière nuit de camping.

Vendredi 10/08/2018
Vendredi 10/08/2018
Vendredi 10/08/2018
Vendredi 10/08/2018
Vendredi 10/08/2018

 

A la fin de cette étape, Manon vous propose sa huitième raison :

 

LE PARTAGE.

 

C'est un but majeur de cette action.

 

  • Partager le vécu ;
     
  • Partager l'expérience ;
     
  • Partager la joie de vivre ;
     
  • Partager l'esprit de challenge.

 

C'est voulu comme une aide, un élément de motivation pour ceux qui sont tentés de baisser les bras devant les difficultés.

 

Jeunes sourds, vous pouvez ainsi prendre conscience de vos capacités plutôt que de subir votre inaptitude. Notre handicap est aussi une force. Il nous oblige à développer d'autres facultés. Il nous mène sur des chemins différents, mais formateurs et souvent très complémentaires à ceux des entendants.

Et dans cet esprit, le partage est source d'évolution.

 

Tout n'a pas été rose dans ma vie.

J'ai dû affronter les obstacles, rechercher les solutions et trouver des issues.

Et pour cela, le partage avec tout ceux, à commencer par mes plus proches, qui m'ont accompagnée et continuent à m'épauler ont été un atout majeur.

 

Parents de jeunes sourds, j'espère sincèrement que cette aventure, mon histoire, vous apporte un minimum de sérénité.

Bien accompagnés, ces jeunes handicapés sont capables de prouesses inattendues, en capacité de relever bien des défis.

 

Partageons cette histoire pour prouver à ceux qui sont dans le doute que l'avenir peut s'éclaircir même si l'instant présent est rude.

 

Je souhaite vivement que ce partage soit

une source d'espoir,

un déclic vers le dépassement de soi !

 

 

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12 août 2018 7 12 /08 /août /2018 15:39

 

Les prévisions météo sont inquiétantes en terme de perspectives de précipitations, mais favorables quant aux températures qui s'annoncent nettement moins fortes.

Devant cet état de fait, ce départ est programmé de jour, pour la première fois depuis le départ de ce périple …

Ceci favorise nettement les phases de petit déjeuner et de préparation, même si nous sommes plus couverts que les jours précédents dans la grande fraîcheur de ce petit matin !

Jeudi 09/08/2018
Jeudi 09/08/2018
Jeudi 09/08/2018
Jeudi 09/08/2018
Jeudi 09/08/2018

 

Avant de partir, Fabienne et Manon veulent rendre un hommage aux Chevaliers du Ciel, cette joyeuse bande qui œuvre en faveur d'enfants défavorisés par la nature en leur offrant des baptêmes de l'air.

Le premier Tour de France de "Rêves de Gosses" démarrait de Carpentras, ville que nous allons côtoyer d'assez près ce matin.

L'échange de ces souvenirs entre ces deux actrices émérites de cette superbe action donne lieu à l'enregistrement d'une vidéo à découvrir prochainement …

Jeudi 09/08/2018
Jeudi 09/08/2018
Jeudi 09/08/2018

 

Mais il faut bien partir, abandonner Théo et Fabienne qui nous ont accompagnés (et sustenter, entre autres d'un délicieux poulet fermier et de chocolats Valrhona) et aller tester la capacité des cieux à nous accompagner favorablement … ou pas !

Jeudi 09/08/2018
Jeudi 09/08/2018

 

L'environnement Provençal est bien marqué dans la nature, s'il ne l'est pas aujourd'hui dans la lumière et les températures.

Pas besoin de savoir que l'olive est une spécialité de Nyons, nous sommes constamment entourés d'oliviers dans ce début de parcours.

 

Puis nous contournons un haut lieu du vélo, le Mont Ventoux qui se cache la tête dans les nuages.

La circulation est dense et d'autant plus difficile que peu d'automobilistes prennent le minimum de précautions nécessaires face aux deux roues …

Heureusement, de longues portions sont suffisamment larges pour rouler avec une sécurité accrue et nos deux vaillants bénéficient parfois de "lièvres", comme ce groupe de 3 cyclistes fort sympathiques.

 

D'ailleurs, sur notre droite, le sillage de la vallée du Rhône nous apparaît sous un plafond noir, strié d'éclairs et zébré du gris mouvant des zones de fortes pluies qui s'épandent vers la terre.

Pas réjouissant.

 

Pour l'instant, le vent de face est loin d'être favorable à la progression et à la gestion de l'effort, mais, au moins, il ne nous amène pas les fortes précipitations que nous devinons au loin.

Jeudi 09/08/2018
Jeudi 09/08/2018
Jeudi 09/08/2018
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Jeudi 09/08/2018
Jeudi 09/08/2018
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Jeudi 09/08/2018
Jeudi 09/08/2018
Jeudi 09/08/2018

 

En attente à l’entrée de Malaucène, le motard tente de capter par la photo la différence de perception visuelle des vélos évoluant dans la pénombre, sous la voûte des platanes. Les lumières puissantes, doublées du phénomène d'éclats à répétition permettent de détecter immédiatement la présence des cyclistes, ce qui est nettement moins flagrant pour les rouleurs précédents.

 

Le contournement du Ventoux se poursuit, toujours dans la plaine, souvent au milieu des vignes, sous un ciel menaçant mais ne laissant tomber, ça et là, que quelques gouttes éparses.

Jeudi 09/08/2018
Jeudi 09/08/2018
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Jeudi 09/08/2018
Jeudi 09/08/2018

 

Puis la longue ascension vers Vénasque débute, éprouvante. La route passe en dessous de ce magnifique village et offre bientôt un bref replat utilisé pour la pause repas, bienvenue. C'est à ce moment que le camping-car nous rejoint. Sylvie et Laurence ont levé le camp de Trente-Pas, fait quelques emplettes … dont un fromage de Montélimar que Manon refuse …

Mais ce refus dure peu. Lorsqu'elle constate ce que son Papa lui propose comme un fromage bien gras est en réalité un succulent nougat, elle se jette sur ce dessert aussi revigorant que délicieux !

 

Ensuite, la progression reprend, toujours en forte déclivité, en direction de la superbe abbaye de Vénasque que nous contournerons sans la voir …

Par contre, le défilé qui y mène est grandiose.

Jeudi 09/08/2018
Jeudi 09/08/2018
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Au col des trois Termes, nous tournons à droite vers le célèbre village du Lubéron : Gordes. Peu après, nous passons devant le camping-car à l'arrêt alors qu'une légère pluie débute. Quelques centaines de mètres plus loin c'est le déluge, nous sommes instantanément trempé et nous ne voyons plus rien.

Là encore, l'utilisation d'éclairages puissants de jour s’avère être très profitable en terme de sécurité.

 

Après une pause d'une bonne demi-heure dans le camping-car qui a fini par nous rejoindre, nous pouvons reprendre notre progression sur des routes détrempées, sous un ciel encore très sombre, mais nettement moins inquiétant.

 

Le passage de Gordes est difficile. Les touristes doivent être comme les escargots. Ils sortent en masse après l'orage, piétons s'agglutinant sur les chaussées et véhicules stoppant n'importe où, n'importe comment …

Jeudi 09/08/2018
Jeudi 09/08/2018
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Jeudi 09/08/2018

 

En arrivant sur Cucuron, la pluie reprend. D'abord quelques gouttes éparses qui, progressivement s'amplifient pour devenir une sympathique averse dans les dernières centaines de mètres. A peine posés, c'est un déluge. Des torrents d'eau et de boues traversent le camping, les marches se transforment en cascades … et la moto se retrouve à terre, le sol sous la béquille s'étant dérobée à force d'être raviné. A part un maquillage à la boue et un cache de clignotant cassé, pas de dégâts majeurs.

 

Sous ces cataractes, une excellente surprise nous attend. L'équipage complet auquel appartenait Manon pendant le Tour de France "Rêves de Gosses" a fait le déplacement pour l'accueillir, à savoir Philippe, Ludovic et Lionel accompagné de son épouse. Les propriétaires du camping "Le Moulin à Vent" nous prêtent aimablement leur terrasse couverte et nous pouvons déjeuner en leur compagnie puis prendre le café ensemble.

Quels superbes moments avec ces cabossés de la vie (Manon disait de cet équipage hétéroclite : un sans jambe, un sans bras, un sans cheveux et une sans oreilles) qui se mettent au service des autres, leur communiquent leur joie de vivre, leur insufflent des regains d'espoir et de perspectives positives.

Jeudi 09/08/2018
Jeudi 09/08/2018
Jeudi 09/08/2018

 

Cette difficile portion de plaine à la circulation intense, puis les routes étroites rappellent à quel point les automobilistes sont irrespectueux envers les vélos, mais aussi les autres usagers et eux-mêmes.

 

Et c'est le sujet du septième objectif de ce périple :

 

Tout d'abord, l'utilisation du clignotant est excessivement rare. Du vécu actuel, c'est sûrement moins de 5% des usagers qui l'utilisent, et même probablement plus près de 2% …

Et pourtant, c'est un excellent moyen de signaler aux autres cet obstacle mobile, mais aussi indiquer que la manœuvre en cours est volontaire, maîtrisée, qu'il ne s'agit pas d'une dérive aléatoire (endormissement, téléphone, perte de vigilance, malaise, etc …).

 

D'autre part, nombre de dépassement se font sans visibilité, mettant en péril le cycliste, mais aussi l'usager pouvant arriver en face comme soi même en cas de choc frontal …

Et tant de risques pourquoi ?

Pour avoir l'impression d'avoir gagné quelques secondes …

Ce qui est d'ailleurs rarement le cas dans les faits.

Combien de fois avons-nous rattrapé de tels inconscients ...

 

Plus grave encore, les distances de sécurité sont rarement respectées lors des dépassements d'où un accroissement majeur du risque en cas de déport du vélo … celui-ci devant éviter à tout moment une pierre ou un trou vu la largeur des pneus et les notions d'équilibre … ou bien tomber, et dans ce cas, sous la voiture.

 

C'est pourtant une règle de bon sens mais qu'il a fallu transformer en loi entraînant le retrait de 3 points sur le permis de conduire en cas de non respect …

 

A croire que seule la répression peut être efficace ! ! !

 

Et ce sont sûrement les mêmes qui se plaignent de cette répression que pourtant ils génèrent …

 

Bonne réflexion sur ce sujet.

 

Jeudi 09/08/2018
Jeudi 09/08/2018
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12 août 2018 7 12 /08 /août /2018 11:57

 

Pour la première fois, la chaleur est lourde et oppressante dès le lever au camping des Claires … Fini l'air frais des montagnes au petit matin, ici c'est la vallée du Rhône agrémentée d'un pic de pollution.

Mais le rituel est maintenant bien rodé et nos deux vaillants partent affronter une nouvelle et dure journée.

Mercredi 08/08/2018.
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L'arrêt repas est programmé à la sortie d'Etoile sur Rhône. Ainsi, la portion de route relativement plate qui suit sera profitable à une saine digestion avant l'attaque des difficultés.

Mercredi 08/08/2018.
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Dès la sortie de Crest, l’ascension débute et la Drôme Provençale nous accueille de la plus belle des manières.

C'est d'abord le plaisir des yeux. La superbe forêt de Saou et les multiples vallées entrecoupées de failles plus ou moins abruptes.

C'est ensuite l'olfactif qui est mis à contribution, particulièrement lorsque nous croisons un camion de lavandes fraîchement coupées. La douce et entêtante odeur persiste dans l'air chaud ambiant.

Enfin, ce sont les oreilles qui accueillent le "crissement" lancinant des cigales qui chantent au soleil.

Un régal.

 

La consommation d'eau est telle que la moto doit ravitailler à Bourdeaux pour renouveler le stock mis à mal. Bonne idée, le cafetier prend nos cyclistes en pitié et fournit un liquide particulièrement frais qui sera apprécié dans la longue montée vers le col.

Mercredi 08/08/2018.
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L’ascension continue, longue, parfois entrecoupée de légères descentes sur des routes taillées dans la roche, à flanc de rivière. Des perspectives inquiétantes d’enchevêtrement de vallées nous sont offertes : laquelle allons-nous emprunter ?

Mercredi 08/08/2018.
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Dans les derniers kilomètres vers le col de la Sausse, l'espace s'élargit sur un fantastique paysage. Heureusement d'ailleurs car au niveau de l'effort, il faut de la motivation …

Nous nous sentons tout petits, et bien seuls, dans cet univers grandiose. C'est encore plus vrai sur les photos prises du sommet.

Mercredi 08/08/2018.
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Au col, pause photo et hydratation. Appel téléphonique aux filles qui ne sont pas très loin. Nous décidons de les attendre pour profiter de ce panorama tous ensemble.

Mercredi 08/08/2018.
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C'est ensuite la descente dans le magnifique défilé de Trente-Pas. Les cyclistes se régalent, les filles avec le camping-car un peu moins, surtout lorsqu'il faut laisser passer un camion citerne.

 

L’accueil au camping de Trente-Pas est particulièrement sympathique et le cadre agréable. Fabienne et Théo nous rejoignent rapidement et nous recevons la visite de mon ami motard Dédé l'Ardéchois.

L'occasion de faire une solide goûter après la sieste puisqu'il est venu les bras chargés de cakes aux olives maison (merci encore Annie), de saucissons et d'un petit vin blanc (avec modération et pas pour les cyclistes ! ! !) aussi frais que fruité …

Mercredi 08/08/2018.
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Dans ces conditions, la journée se termine plutôt bien malgré les prévisions météo assez alarmistes pour le lendemain.

 

Et maintenant, le sixième objectif :

AUTRES ELEMENTS DE SECURITE.

Dans le cadre de la sécurité, Manon veut évoquer les apports de la technologie. Outre les éclairages, d'autres équipements concourent à se déplacer de manière plus sûre.

En premier lieu, elle désire insister sur un équipement particulier, important pour combattre le handicap de la surdité : le radar de voiture.

 

Celui-ci détecte les véhicules en approche par l'arrière et reporte l'information sur un écran fixé au guidon. En fonction du nombre de points et des couleurs, je connais la quantité de véhicules en approche et leur vitesse.

De plus, le feu arrière intégré au radar accroît son intensité à la venue d'un véhicule ce qui renforce la visibilité.

 

Néanmoins, ce système présente un inconvénient. Le regard est trop souvent porté sur l'écran et à chaque fois, c'est moins d'acuité pour percevoir suffisamment tôt les multiples aléas de la circulation.

 

Mais ceci est corrigé par l'adjonction d'un petit projecteur qui diffuse l'information sur la lunette offrant ainsi une "vision tête haute", sans quitter la route et l'environnement des yeux.

 

Dès notre retour, nous vous démontrerons toutes ces capacités grâce à une vidéo concoctée à cet effet.

 

Enfin, le système de télécommunication Cardo de TecnoGlobe me permet de parler à Papa même si je ne peux pas l'entendre. De plus, avec ce système, il reste facilement en capacité de communication avec la moto et le camping-car.

Ainsi, nous évitons de rouler en convoi perturbant pour le trafic, tout en bénéficiant d'une assistance toujours proche et rapide (eau, nourriture, vêtements, etc...).

 

Mercredi 08/08/2018.
Mercredi 08/08/2018.
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8 août 2018 3 08 /08 /août /2018 20:42

 

C'est parti, à 4h30, pour une grande étape.

D'une part c'est la mi-parcours et d'autre part, ils affrontent une première grande difficulté, le col de la République.

Mardi 07/08/2018
Mardi 07/08/2018
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Mardi 07/08/2018
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Et pourtant, pour l'assistance, ça démarre mal ...

La moto est bloquée par une barrière. Il faut démonter les valises pour contourner l'obstacle et se contorsionner entre un pilier et un grillage … Heureusement, celui-ci est suffisamment souple pour autoriser le passage.

Mais là n'est pas le principal avatar pour favoriser les ravitaillements. Le téléphone de Laurent est hors service et nous ne pouvons pas convenir des points de rendez-vous.

 

A l'entrée de Saint Étienne, la jonction n'est toujours pas faite et je m'engage dans le labyrinthe proposé par mon Tomtom en fonction du parcours défini. A la sortie de la ville, toujours pas de vélos, mais comme le rythme est soutenu depuis le départ, il est possible qu'ils aient démarré l' ascension.

 

Plus je monte et plus je doute. Je m’arrête souvent pour tenter le contact téléphonique toujours impossible. Arrivé au col, il faut me faire une raison, nous avons du prendre un itinéraire différent.

Sylvie et Laurence sont alors mises à contribution et se révèlent un relais efficace. Ils sont encore dans le bas de la montée et je peux rapidement les retrouver pour satisfaire leurs besoins en ressources tant liquides que solides !

 

La grimpette peut ainsi se poursuivre sans autres complications … hormis l'effort continue, le vent de face, et le soleil ardent rendant très chaude l'atmosphère.

Mardi 07/08/2018
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Mardi 07/08/2018
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Mardi 07/08/2018
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Au col, nos deux cyclistes sont fatigués mais heureux, pouvant profiter du plaisir d'y être arrivés sans encombres.

A son habitude, une Manon rayonnante s'exprime : "Je pensais que ce serait plus dur !".

Elle en deviendrait presque écœurante …

 

C'est aussi l'occasion de discuter avec d'autres cyclistes, envieux et extasiés de l'équipement de sécurité, mais aussi admiratifs du projet en cours …

Manon sait encore sensibiliser et marquer les esprits !

 

Mardi 07/08/2018
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Puis c'est la longue descente qui permet aux corps de décompresser après l'effort continu.

Mardi 07/08/2018
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Encore quelques côtes aux alentours d'Annonay. Pas trop violentes, mais sous un soleil de plomb, et après une dure journée. Féroce !

Juste avant la plongée sur le Rhône, la moto s'engage malencontreusement sur une portion de voie rapide et les vélos doivent prendre une départementale parallèle.

Mais le fleuve nous apparaît, majestueux, tapi dans sa large vallée :

Mardi 07/08/2018
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A l'arrivée, le campement est prêt, nous pouvons nous mettre à table rapidement. D'ailleurs, nous devons rendre un hommage appuyé à Sylvie et Laurence qui doivent tout recharger le matin, faire la route, mais aussi gérer les approvisionnements puis être présentes à l'arrivée pour le confort de nos sportifs. Et elles s'acquittent de ces tâches avec autant de célérité que de bonne humeur.

 

Fabienne, Olivier et leur fils Théo nous attendent aussi. Ceux-ci sont des acteurs des Chevaliers du Ciel, une des associations où œuvre Manon dans le monde de l'aviation, en faveur des enfants ordinaires et extraordinaires. Des retrouvailles poignantes et des souvenirs à profusion de ces tours de France aériens.

Mardi 07/08/2018
Mardi 07/08/2018
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L'après-midi se déroule traditionnellement, sieste, baignade, massages, sieste, repas puis nuit !

 

Sécurité Passive

 

Pour la cinquième raison de ce périple, Manon évoque à nouveau la sécurité, mais celle que le cycliste doit (ou devrait ?) mettre en œuvre :

 

Le cycliste est fragile, son engin de locomotion est instable, sa présence dans les champs de vision est réduite et, par rapport au rythme routier, sa vitesse est faible …

Autant de paramètres qui concourent à l'insécurité et qu'il faut combattre à la base.

 

Pour notre périple, nous avons opté pour des tenues voyantes. Maillots blancs ou fluo, chaussettes et gants fluo et adjonction de produits réfléchissants pour les nuits à plus haut risque en terme de trafic.

Pour la nuit, mais aussi en plein jour, la technologie vient à notre aide. Des éclairages puissants sont primordiaux pour voir la nuit, mais aussi pour être vus et bien vus, de jour comme de nuit. Dans cet esprit, les matériels fournis par TecnoGlobe s’avèrent être une arme redoutable.

Les feux rouges, doublés d’éclats plus puissants sont visibles à plus de 500 m. dans une lumière éclatante … Quant aux feux avant, les éclats sont si puissants qu'ils sont détectables à environ 1 km. en plein soleil.

Ceci est encore plus performant si le cycliste se trouve dans une zone d'ombre, d'autant plus invisible, si l'automobiliste est lui dans une zone fortement éclairée (principalement crucial aux périodes de lever et de coucher de soleil avec les lumière rasantes et aveuglantes).

 

Voir et être vu.

Cela nous semble primordial,
et surtout nous sommes en capacité de le gérer,
contrairement aux incivilités !

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7 août 2018 2 07 /08 /août /2018 18:36

 

Si le lever, vers 3h00 du matin, devient maintenant une routine, un écueil se présente ce matin : la roue avant de Manon est passablement dégonflée. Est-ce tout simplement crevé ?

 

Dans le doute, Laurent s'emploie à changer la chambre à air et cela s'avère probant car une minuscule épine est détectée dans le pneu. Probablement récupérée dans les zones douteuses des voies cyclables d'hier et ayant entraîné une crevaison lente.

 

Petit déjeuner costaud, et c'est parti pour la quatrième étape !

Mais pas de gibier en maraude ce matin ...

 

Lundi 06/08/2018
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Les jonctions avec la moto sont problématiques ce matin. D'une part, les vélos empruntent fréquemment des voies vertes et d'autre part, une route est fermée obligeant à rebrousser chemin et changer d'itinéraire.

La première pause, rapide, sous la garde du superbe clocher de Briennon, permet à Manon de se changer. Sa tenue, neuve, est incommode. Elle opte donc pour une autre, plus confortable.

Lundi 06/08/2018
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Une seconde pause est programmée à la sortie de Roanne. L'occasion de se restaurer et surtout de réapprovisionner les bidons car la chaleur devient étouffante.

Ce périple, c'est aussi un excellent moyen de découvrir une nature exubérante, des sites magnifiques, des ouvrages d'art étonnants ...

 

Lundi 06/08/2018
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Ce circuit se termine sur un magnifique ruban. La chaussée est en parfait état, large avec des dégagements conséquents pour les vélos d'où un sentiment de sécurité accru. Heureusement, les descentes succèdent aux montées qui mettent à rude épreuve les organismes dans une chaleur étouffante rarement tempérées par des zones d'ombre trop fugaces.

Dans ce contexte, nous retrouvons quelques animaux sauvages, se faufilant le long de la chaussée ou, malheureusement écrasés. Mais maintenant, ce sont des serpents, a priori souvent des couleuvres vu certaines tailles, ou de nombreux lézards.

Lundi 06/08/2018
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Après cette journée harassante, la fatigue tombe, inexorablement. Chacun s'endort sur son fauteuil avant de trouver un couchage plus confortable, d'autant que l'apport d'une relative fraîcheur apportée par le petit cours d'eau en contrebas favorise un repos plus réparateur.

Lundi 06/08/2018
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