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24 août 2010 2 24 /08 /août /2010 16:57

Une fois n'est pas coutume, je ne vais pas vous parler de moto. Enfin pas trop !

 

Laurence est venu passer quelques jours en Auvergne et elle exprime le souhait de découvrir la Haute Loire qu'elle ne connait pas. Comme elle aspire à un minimum de confort, même en camping itinérant et que son accident de moto lui laisse quelques traces physiques autant que psychologiques, j'accepte de jouer le rôle du G. O. - chauffeur de voiture.

 

Lundi 9août, le ciel est d'un bleu profond et les prévisions sont excellentes. En fin de matinée nous décidons donc de partir. Le temps de réunir les affaires (elle tient vraiment à son confort la dame), de manger et de charger l'automobile, nous voilà parti pour Saint Flour afin d'atteindre le 42 par la forêt de la Margeride. A partir de là, les codes couleur de Bibendum nous dictent les choix. Surtout des routes jaunes ou blanches, pourvu qu'elle soient largement bordées de vert. Les multiples hiéroglyphes rouges complètent la palette d'informations diverses à vocation touristiques. Nous déambulons ainsi autour des gorges de l'Allier pour rallier le camping de Langeac sous la lumière déclinante.

 

Mardi, premier objectif La Chaise-Dieu pour rappeler des souvenirs d'enfance à Laurence. Un peu de "jardinage" sur de très étroites routes en travaux et déviées, mais les paysages sont superbes. Ma passagère trouve sa réponse à l'une de ses questions récurrente, "Comment pousse les lentilles ?". Si proche du Puy en Velay, nous en trouvons un champ joliment entouré de fleurs. Ça c'est fait !

 

Nous parcourons ensuite le sud du parc régional du Livradois-Forez avant de reprendre une portion de route faite avec Pascal l'année dernière. Quelques courses à Monistrol sur Loire après quelques découvertes bien agréables (routes à virolos et sites magnifiques) pour quitter la Haute Loire vers le Parc régional du Pilat (encore un itinéraire à confier à Dédé comme alternative au col de la République !). Le jour décline et nous rejoignons la vallée la plus proche pour trouver un camping à Saint-Julien-Molin-Molette.

 

Mercredi, nous reprenons notre découverte du Pilat. Lors d'une pause café à la Croix de Chaubouret, je converse longuement avec un motard qui promène son chien sur son ancienne BMW toute blanche. Il est Lyonnais et nous sommes sur un de ses terrain de jeu favori. Je ne pourrai qu'être d'accord avec lui après ce périple, autant pour les paysages que pour l'attrait des routes. Après avoir largement écumé ce massif, nous retournons sur le 42 puis vers l'Ardèche et le Vivarais où nous posons notre campement au Cheylard. En fin d'après midi, nous faisons une rapide incursion dans Mézenc que l'on voyait sous l'orage mais qui est maintenant sous le soleil. De ce sommet, Laurence réalise que nous ne sommes pas loin de chez André et Annie et exprime son plaisir de les revoir. En bon G. O., je m'empare du téléphone et prenons immédiatement rendez-vous pour le déjeuner du lendemain.

 

Jeudi, nous traversons le parc naturel des monts d'Ardèche pour rejoindre Saint Martin d'Ardèche puis la guinguette du pont cassé à Saint Just. Chemin faisant, j'annonce à ma passagère qu'elle va encore pouvoir réaliser un de ses rêves si elle le désire, à savoir découvrir les carrières d'ocre. En effet, même si nous nous éloignons franchement de l'objectif initial, nous ne sommes plus très loin de ces contrés ! L'idée est accueillie avec ferveur et enthousiasme et je valide la route avec André car cela fait plus de dix ans que je n'y suis pas retourné. Et là je me souvient d'une autre envie profonde, et gourmande de Laurence lorsque je vois Apt sur la carte. Laurence va pouvoir faire le plein de fruit confits ! ! !

 

Nous déclinons l'invitation de nos hôtes pour être à pied d'œuvre demain matin. Nous en profitons bien sûr pour flâner et admirer cette autre magnifique région qu'est le Vaucluse avant de nous installer au camping d'Apt.

 

Vendredi, nous prenons un solide petit déjeuner à Rustrel puis passons un long moment dans le "Colorado Provençal" avant d'effectuer une incursion prolifique chez un confiseur. Il nous faut maintenant songer à rentrer et le choix de l'itinéraire est dicté par les régions méconnues de Laurence, à savoir les Cévennes. Notre cheminement nous fait traverser Uzès qui rappelle des souvenirs à Laurence quant à la présence de l'usine Haribo et surtout de son magasin. Nouvelle pause friandise obligatoire ! Au Vigan, nous trouvons un camping mais il est surchargé et il fait 32° nous continuons donc vers la fraîcheur de la haute vallée de l'Hérault.

 

Samedi, 10° au réveil, le choc est brutal. Nous montons rapidement à l'Aigoual pour tenter de bénéficier de la lumière matinale. Non seulement le temps est gris, mais le vent fort à 8° ne nous motive pas. Nous découvrons la forêt domaniale de l'Aigoual, prenons un apprécié café et retournons au sommet qui se dégage et dont la station météo nous offre une foule d'information.

 

Avant de prendre la route du retour, je veux faire un petit pèlerinage.

Il y a exactement 40 ans, tout jeune, je partais pour la première fois tout seul faire un camp "Protection de la Nature" organisé par le Club du Vieux Manoir sur le Causse Méjean.

 

Arrivé à la Parade, seul nom dont je suis sûr, je commence à arpenter différentes petites routes, mais aucune n'excitent ma mémoire. Je suis sur le point d'abandonner quand, à un carrefour perdu, un nom évocateur s'affiche : "Hyelzas". Je prend cette direction, mais je ne reconnais pas le hameau de mes souvenirs. Pourtant, la conformation des lieux est bien similaire sans être identique. En analysant, je constate que de nombreuses constructions sont neuves et je m'enfonce vers les maisons plus anciennes avec le secret espoir de trouver un ancien à interviewer. Mon vœux est exaucé et nous nous rappelons ensemble cette époque avec une émotion visiblement partagée. Lorsque j'évoque la reconstruction des murs en pierres sèches, et la méthode de contrôle de Daniel le responsable, à savoir des grands coup de rangers dans ces empilements, il expriment qu'il y en aurait beaucoup à remonter.

 

Je suis d'autant plus troublé de ces souvenirs que cette période a été cruciale dans ma vie. Non seulement Daniel ne ma pas dégoutté, mais je pense qu'il m' appris une certaine rectitude, une volonté de bien faire, une force dans l'investissement personnel. Je l'ai souvent retrouvé à Guise (02) pour des travaux d'archéologie dans le fabuleux château qui domine la ville. Salutations à toi si tu me lis et, de tout cœur, merci encore pour tous ces bons moments et pour l'exemple que tu nous a donner.

 

Après cette séquence nostalgie, nous rentrons par le chemin des écoliers. Les gorges de la Jonte puis du Tarn, le plateau de l'Aubrac, les gorges du Lot et le pied des monts du Cantal dans la nuit naissante.

 

Pour une fois, j'ai essayé de ne pas trop m'appesantir sur le texte pour privilégier le partage des images réalisées par Laurence et agrémentées de mes succinctes explications.

Avec cet album je souhaite vous proposer des idées, ou vous offrir un tout petit peu de vacances par procuration si vous ne pouvez pas partir.

 

Bon visionnage.

 

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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 15:54

Les journées de jeudi et vendredi sont essentiellement rythmées par le programme du "stade de slalom en eau vive". Nous assistons aux manches de qualification, vibrons à l'unisson de Pascal et Karine pour les descentes de leurs fils William et Mathieu et tentons d'éduquer Patricia et Cathy aux règles de cette spécialité qu'elles découvrent.

 

Nous essayons d'apporter notre concours à la vie communautaire tout en déchargeant les parents d'un maximum de contraintes logistiques telles que les approvisionnements, la préparation des repas ou les transferts de personnes et matériels entre le stade d'eau vive, le gîte, le campement du club et la ville.

 

Au cours d'un de ces transferts, alors que nous venons de garer la voiture, nous rejoignons le bassin à pied avec André. Face à nous arrive une voiture de Gendarmerie qui oblique vers nous à tel point que nous devons stopper notre progression. Je précise qu'il n'y avait aucun signaux d'urgence sonore ou lumineux en action. En fait, le conducteur démarre tout simplement une manœuvre de demi tour. Comme cela nous bloque, je m'approche du véhicule en travers de notre passage et tape au carreau. Le passager descend la vitre et je m'exprime : "D'après vos collègues, c'est trois points une omission de clignotant". La réponse du chauffeur outragé est laconique : " dans les rond-points". Je leur souhaite tout de même une bonne journée, satisfait de cette basse vengeance sans risques majeurs.

Si, sur le principe, les "archers du roi" sont assujettis aux mêmes règles que nous, il y a peu de chance que leurs collègues les verbalisent ! ! !

 

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Le stade d'eau vive est impressionnant, surtout pour nous, non pratiquant de cette discipline exigeante.

 

 

 

 

 

Les filles nous abandonnent le jeudi midi pour continuer leurs vacances vers Annecy, et le reste de la journée est passée au bord de l'eau bouillonnante. Le lendemain, nous accompagnons l'ensemble des membres du club Breton qui s'organise une descente de l'Isère sur quelques kilomètres en aval de Bourg. La petite (mais déjà grande) sœur Sarah prend part à cette activité puisqu'elle est aussi pratiquante, sans avoir l'âge de participer aux championnats de France. L'après midi, André constate qu'il a perdu sa montre et décide de retourner la chercher sur les bords de l'Isère où il l'a probablement perdue. Je ne peux pas l'accompagner car j'attends mon frère Laurent et son fils Maxime, déjà bien connu dans ces pages pour ses virées mémorables avec son Tonton Barjot ! Bon prince, Pascal propose son aide et il part en passager derrière la Versys, un tantinet tendu. Peine perdue, la montre n'est pas retrouvée dans les herbes et buissons qui bordent la rivière, et la Kawasaki revient largement mouchetée du limon projeté dans les chemins.

 

Dès ce retour, Laurent appelle. Il fait des courses à Bourg. Nous partons le chercher afin de faciliter son arrivée. Comme j'avais proposé à mon grand Maxime de prendre son casque, il abandonne son père pour se jucher derrière moi. Arrivé au gîte, je propose un petite balade moto, mais il faut décider qui, du père ou du fils, en profitera. Maxime, bon prince, se désiste en exprimant qu'il a déjà fait beaucoup de moto et qu'il veut faire plaisir à son Papa. Il grandit bien ce "petit" !

 

Il est déjà tard et nous ne pouvons pas aller loin. Comme nous sommes au pied de la station de Peisey-Nancroix qui vit mes premières armes en ski (il y a environ 45 ans !), nous décidons de nous y rendre. La montée est rapidement enroulée et cette route tortueuse donne quelques appréhensions à Laurent dont l'expérience en moto est faible. Il semble tout de même apprécier ces sensations. Après une pause nostalgique, nous redescendons calmement. Bien nous en prend. A la sortie d'une épingle aveugle, nous nous trouvons face à un bout droit d'environ 200 m. occupé par trois véhicules dont un est en cours de dépassement, donc face à nous. Pas de frayeur puisque nous ne roulons pas vite, mais une rage inextinguible devant ce type d'attitude irresponsable et dangereuse (surtout pour les autres car, une moto contre un 4X4, le désagrément reste faible pour le chauffard – pardon, le chauffeur).

 

Samedi matin, tout le monde lève le camp, le gîte devant être libéré. Laurent et Maxime continuent leurs vacances itinérantes, Pascal et sa petite famille rejoignent leurs garçons et le club sur le camping avant de partir pour une grande tournée des bassins de slalom Européens (Allemagne, Tchèquie, Slovénie, . . .), et avec Dédé, nous reprenons notre collection de cols Alpins.

 

Nous longeons l'Isère sur une route à grandes courbes jusqu'à Moutiers puis par de la voie rapide vers Albertville avant de sortir et de partir à l'assaut du col de la Madeleine (1993 m.). Nous rencontrons peu de voiture sur cette étroite chaussée, mais de nombreux cyclistes sont déjà à l'ouvrage. La pause café au sommet nous permet d'admirer le paysage dont l'immaculé Mont Blanc qui domine puissamment son environnement.

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  Au sommet de la Madeleine, nous découvrons
ces deux vénérables machines menées par de jeunes Hollandais !

 

Nous plongeons dans la vallée de la Maurienne où nous faisons le plein avant d'emprunter l'autoroute jusqu'à Modane. Ainsi, nous ne perdons pas de temps dans cette vallée ennuyeuse et pourrons mieux profiter de la suite du programme. Comme il y a trois jours, nous reprenons la route de Lanslebourg où nous obliquons vers le col du Mont Cenis (2081 m.). Pause photo sur le lac dont le niveau est particulièrement bas puis reprise du périple. Quelques kilomètres plus loin, je vois André dans mon rétro qui s'arrête. Probablement pour faire des photos. Je continue donc à un train de sénateur pour rapidement stopper à mon tour. Dédé me passe si vite qu'il ne m'a probablement pas vu bien que j'ai pris soin de m'arrêter dans un endroit dégagé. Je le retrouve un peu plus loin, dans la descente sur l'Italie qui s'avère magnifique. A Susa, nous obliquons à droite, quand le fort d'Exilles se dresse devant nous. Comme tout à l'heure, je vois Dédé s'arrêter et je continue mon chemin. En effet, j'avance plus sobrement que la Versys et André peu se défouler pour me rejoindre. A Oulx, je suis la direction de Montgenèvre. Les dix kilomètres suivants sont intégralement ponctués d'une ligne continue et je suis une voiture des carabiniers. Hors de question de doubler les automobilistes qui me favorisent le passage. Au col de Montgenèvre (1850 m.), André n'est toujours pas là et je commence à m'inquiéter. Je fais le tour du bourg et tente de lui téléphoner, mais le réseau est absent. Je repars donc vers Briançon d'où je laisse un message. Après une dizaine de minutes d'attente pendant lesquelles je pense à mes aïeux probablement tout proche dans leur chalet de la magnifique vallée de Névache, je retourne sur mes pas, de plus en plus anxieux. Cette phase d'incertitude est heureusement rapidement levée lorsque je croise la Versys qui descend à "tombeau ouvert". En fait, André était étonné de ne pas m'avoir vu à Oulx et avait attendu quelques minutes, puis avait fait le même manège que moi à Montgenèvre, pendant que je continuais ma progression.

 

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L'objet du "délit",
ce magnifique fort Italien qui attire l'attention et pousse Dédé à stopper !

 

 

 

 

 

La traversée de la ville est rébarbative. La chaleur associée au trafic hésitant des touristes nous donnent envie de retrouver au plus vite des grands espaces. Comme je ne trouve pas de café accueillant, je m'engage rapidement sur la D902 vers Cervières pour gravir le col de l'Izoard (2360 m.) où nous nous désaltérons face au grandiose paysage et aux points de vue époustouflants.

 

Le dévers nous fait longer la Combe du Queyras et les magnifiques gorges du Guil avant de retrouver la vallée de la Durance et la N94 au trafic plus soutenu. Nos dépassements successifs sont rapidement interrompus par l'arrivée, en face de trois V.S.A.B. (ambulances pompier) tous feux allumés qui naviguent entre les deux flux. Rapidement après cet intermède, la circulation ralentit pour devenir une immense file de véhicules à l'arrêt. Nous remontons au ralenti ce magma de voitures bloquées pour arriver sur les lieux d'un accident où les gendarmes organisent un passage alterné. Sous ce soleil ardent, nous apprécions d'avoir pu écourter notre attente.

 

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Traversée d'un paysage édifiant,
à la limite du surnaturel.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est ensuite le passage du lac de Serre-Ponçon pour arriver à Gap où nous allons enfin nous désaltérer face à la gare. Cet arrêt nous vaut encore de supporter ce que je nomme des incivilités. Nous sommes en terrasse et une jeune femme ne trouvant pas de place suffisamment proche se parque le long des tables. Elle quitte son véhicule, et se dirige vers la gare en laissant son moteur tourner. En blaguant, je dis à André qu'il serait drôle de prendre la voiture et de la stationner un peu plus loin car cette attitude tend à favoriser le vol. Mais au bout de quelques minutes, nous rions moins dans les effluves de gaz mal brûlés et nos voisins sont tout aussi incommodés. Notre calvaire semble terminé lorsque la propriétaire revient, mais c'est juste pour reprendre un papier et elle retourne de l'autre côté de la place et se met à discuter avec d'autres personnes. Je commence à bouillir intérieurement, me lève, traverse la place et apostrophe cette jeune femme presque timidement :

" Excusez-moi Madame, avez-vous des problèmes de batterie ?"

Elle est aussi interloquée de mon intrusion et de cette question saugrenue que ses collègues et me répond par la négative. Et je peux maintenant rétorquer :

" Ah bon, je croyais que c'était la raison pour laquelle vous nous laissiez dans vos gaz d'échappement, que vous aviez peur de ne pas redémarrer !"

La stupeur passée, pourtant amplifiée par les quolibets de ses interlocuteurs, elle se confond en excuses et s'empresse de remédier à cette situation, sous les sourires entendus et le soulagement de tous les occupants de cette terrasse.

 

Notre retour se poursuit par Serres et l'agréable vallée de l'Aygues. Après Nyons, nous retrouvons le Mistral qui nous oblige à prendre de l'angle dans les lignes droites, et faisons une halte à Bollène pour saluer Martine et Carlo. Ils semblent enthousiastes à l'idée de faire un petit bout de route avec nous le lendemain pour mon retour et nous convenons qu'ils arrivent avec les croissants pour le café.

 

Une dernière halte à la plage du pont cassé à Saint Just d'Ardèche permet de nous restaurer chez Pascal Blin, un ancien collègue que j'ai dépanné il y a une quinzaine d'années alors que j'avais un gîte dans le secteur. Vous pouvez aller dans cette guinguette "Le Bon Coin" en toute confiance. Y ayant officié, je connais le niveau d'hygiène et de rigueur exigés. Des années plus tard, nous retrouvons cette volonté de qualité au niveau de l'efficacité souriante du service. (04.75.98.70.51).

 

Dimanche matin, Carlo arrive sans Martine mais avec les croissants tout de même. Nous n'avons pas tout perdu ! Esseulé, il téléphone à Jean-Marc pour lui proposer la balade. Il est partant et nous convenons de nous retrouver à Alès. J'apprécie de retrouver ce compagnon qui fut mon passager en Espagne pour le GP de Barcelone, mais aussi un complice, avec Carlo d'ailleurs, d'un énorme canular au Mans il y a une petite dizaine d'années.

 

Nous partons sur de petites routes charmantes mais mal entretenues par Aiguèze, Laval Saint Roman et Barjac. La Div tressaute et joue aux quatre coins dès que j'essaye de hausser le rythme. Devant moi, le CBR 1100 XX saute aussi mais garde un axe imperturbable. Je suis écœuré par tant de facilité et mes acolytes partent inexorablement devant. Les routes devenant meilleures, je peux les suivre jusqu'à Alès sans difficultés. Nous sommes en retard sur l'heure de rendez-vous et Jean-Marc n'ayant pas trouvé le point de rendez-vous nous attend à un autre endroit. Nous l'attendons avant de repartir et je commence à m'inquiéter de l'horaire. En effet, les prévisions météo nous annoncent un front orageux arrivant sur l'Auvergne et j'augmente le risque de le rencontrer avant mon arrivée.

 

La N106 qui monte vers Florac est un vrai régal, particulièrement apprécié de Dédé. Dès la sortie de la ville il attaque les grandes courbes, la Honda de Carlo et le Z 1000 de jean-Marc collés derrière et je suis jusqu'après la Grand-Combe. Ensuite, avec les incessants dépassements, je suis vite lâché et je retrouve mes acolytes au bar du col. Je pensais qu'ils avaient soif, mais c'est la Versys qui surchauffe. Le verdict de Carlo le mécano (il a changé ce moteur il y a 3 semaines) est sans appel : "C'est de ta faute Dédé, si tu ne roulais pas comme un c**, elle ne chaufferait pas". En fait, le limon récupéré le long de l'Isère avant-hier obstrue grandement le radiateur. Ceci associé à la chaleur ambiante et au régime imposé explique cela . . .

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Les pièces de la Versys s'éparpillent et Dédé prend une mine inquiète. Pourtant, Carlo a déjà fait ses preuves !

 

 

 

 

 

 

 

Nous entrons dans Florac où nous avons prévu de manger et nous installons confortablement en terrasse. J'annonce que je bois un verre (en fait un double café au grand étonnement de tout le monde) avec eux avec un sandwich et que je les abandonne. Je repars rapidement par le col de Montmirat (1042 m.) tant vanté par André depuis qu'il est refait. Ces dernières années je l'évitais systématiquement tant le revêtement était dégradé, mais maintenant c'est un réel plaisir. C'est ensuite Mende qui est maintenant bien dévié et la D806 (ex N106) vers Saint Chély d'Apcher. Ce tronçon est d'autant plus plaisant en moto que là aussi la chaussée s'est grandement améliorée depuis mon dernier passage qui date d'au moins 5 ou 6 ans.

 

Les 40 kilomètres d'autoroute pour rejoindre Saint-Flour longent les crêtes de la Margeride et offrent une vision lointaine sur l'ouest d'où je vois débouler d'impressionnantes volutes noires. C'est sûr, je vais avoir droit à la pluie qui tombe abondamment sur le Lioran, mais j'augmente la vitesse pour essayer de retarder le plus possible cette rencontre. Dans la descente sur Saint-Flour, j'essaye d'évaluer le meilleur moment pour m'arrêter et décide de stopper dans la ville basse pour m'équiper de l'ensemble étanche en prenant un dernier café sous l'œil rigolard de deux motards voisins. Lorsque je repars, il fait 29° et je sue si rapidement que je commence à douter de mon choix. Les premières gouttes s'écrasent sur ma visière avant la sortie de la ville et j'affronte l'orage moins d'un kilomètre plus tard. La température descend brutalement et à Murat la pluie se calme et les thermomètres annoncent 17 ° !

 

Dans la montée vers Riom-ès-Montagnes, la pluie redouble et la visibilité se réduit tellement que je n'ose pas doubler les deux 4X4 qui avancent péniblement à 50/60 km/h. Pourtant, malgré cette vitesse sénatoriale les flashs crépitent, à moins que ce ne soit les éclairs quasiment ininterrompus. A l'approche du col d'Entremont je peux enfin doubler et redescendre à mon rythme. Entre Ségur les Villas et Riom, je rencontre le paroxysme de la tension. La pluie a augmentée son débit, la route en réfection présente d'importantes ornières de gravillons, le brouillard s'épaissit et le camping-car que je viens de doubler vient se coller à ma roue alors que je suis coincé par d'autres véhicules devant. Je pourrais enfin abandonner tout ce petit monde avant Riom et terminer mon périple seul sous un déluge impressionnant comme il y a longtemps que je n'en ai pas vécu !

 

J'arrive à Bort dégoulinant dans une maison bien fraîche, mais peut constater que ma dernière acquisition d'un sac étanche chez Hein-Gericke à Metz n'était pas inutile. Après ce baptême, tout est bien sec à l'intérieur.

 

Merci à vous tous pour tout ces bons moments, et à la météo qui nous a donné quelques averses le seul jour où nous n'avons pas pris les motos.

 

 

Pour suivre ce périple en image.

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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 15:30

Mardi matin, c'est parti pour un périple Alpin qui s'annonce sous les meilleurs auspices. Le temps est superbe sans être trop chaud, le road book est alléchant, les machines sont abreuvées, les hommes d'excellente humeur et l'objectif est motivant : retrouver Pascal avec sa petite famille aux Championnats de France de Canoë-Kayak ainsi que Patricia et sa sœur Cathy.

 

Comme l'avant veille nous partons vers Tulette et les signes positifs s'accumulent. Sur notre gauche, les dentelles de Montmirail se découpent parfaitement sur l'azur et le Ventoux est surmonté d'un impressionnant nuage blanc d'une forme elliptique parfaite (Altocumulus lenticulaire, signe de vent d'altitude au dessus de ce sommet qui porte bien son nom).

 

Le passage de Nyons s'avère décidément assez fatidique. Si l'entrée en ville se déroule normalement, la sortie est plus épique. A l'approche du pont qui enjambe l'Aygues, je m'approche d'un flat BMW des années 70 dont le pilote me fait signe de ralentir. Je n'avais pas l'intention de le doubler à cet endroit et mon allure est des plus clémente. Je comprends d'autant moins ces signes répétés que, d'habitude, les possesseurs d'anciennes sont plutôt enclin à nous favoriser le passage. A l'entrée du rond-point qui suit, il se déporte largement sur l'extérieur en me prodiguant un signe que j'interprète comme une invitation à le dépasser. A sa hauteur, je l'entend crier "gas-oil" alors que je découvre la large trainée sombre qui macule la moitié de l'arc. Nous contournons précautionneusement l'insidieux obstacle tout en prévenant Dédé qui nous suit et en remerciant chaleureusement notre ange gardien qui nous a sûrement évité, au mieux une belle frayeur et au pire une glisse incontrôlable et donc finissant à terre !

 

Nous continuons le trajet de l'avant veille, à contre sens, par Rémuzat, la Motte Chalancon et Luc en Diois. Mon ménisque récemment abîmé se rappelle à mon bon souvenir et les successions de virages deviennent vite un calvaire. Je provoque donc le premier arrêt à Luc pour un café et un antalgique. Cet itinéraire nous a été dicté par les retransmissions du dernier Tour de France cycliste et les vues du Col de Cabre (1180 m.) au bitume tout neuf. Cette route magnifique au niveau des paysages (chaos rocheux du saut de la Drôme, points de vues sur le Diois et la vallée de la Chauranne) nous a toujours offerte, jusqu'alors, un revêtement des plus piètre. Nous ne pouvions donc pas faire autrement que d'épingler ce premier col à la moisson attendue des ces prochains jours !

 

D'Aspres sur Buëch, nous partons vers le nord (N75), passons le col de la Croix Haute (1176 m.) pour ensuite emprunter la D66 vers Mens où nous faisons notre seconde pause café après notre première portion de route jonchée de gravillons d'où une certaine tension. Nous reprenons notre route vers La Mure par le col des Accarias (892 m.) puis emprunter furtivement la N85 vers Gap avant de virer à gauche pour nous enfoncer dans le Valbonnais. Nous contournons le Parc National des Écrins par l'Est pour sauter le col d'Ornon (1367 m.) et descendre sur Bourg d'Oisans. La N91 serpente calmement le long de la Romanche jusqu'à La Grave puis gravit le col du Lautaret (2058 m.).

 

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La Versys du sieur Dédé se repose au col du Lautaret après sa poursuite effrénée de la gente féminine !

 

 

 

 

 

Dans cette portion, sous un tunnel par-avalanche, un sourd grondement d'échappement attire mon attention. Un phare de moto remonte la longue file de véhicules dans laquelle nous sommes englués. Je me déporte sur la droite avec un coup de clignotant et la Suzuki me passe avec un signe de remerciement. Je surveille Dédé qui, à mon grand étonnement ne bouge pas quand, tout à coup, je perçois un nouveau phare qui me remonte à gauche. Je suis affligé de m'être laissé surprendre par cette seconde moto qui amorce un dépassement et découvre qu'en fait ce n'est que Dédé qui part en chasse, fidèle à lui même ! ! ! Je double plus calmement les voitures (et une moto immatriculée dans le 68 qui restait bien à gauche) pour retrouver mes deux protagonistes, le sieur André et une jeune femme tout de cuir vêtue, en pleine discussion à La Grave. Je ne m'arrête pas et fait signe que l'on se retrouve plus haut. Pendant notre café au Lautaret, face au somptueux glacier de la Meije nous la reverrons passer et André rigole encore de sa réaction lorsqu'elle se tourne vers sa Versys en demandant "c'est quoi ça ?". Il faut dire que si la Suzuki s'éloignait inexorablement dans les bouts droits, la Kawasaki revenait imperturbablement coller aux basques dans chaque enchaînement de virages. . .

 

Nous montons ensuite vers le col du Galibier (2645 m.) pour une pause photo et souvenir. Il y a quelques années, nous étions arrêtés à cet endroit avec une nombreuse et joyeuse troupe pour prendre le café. Deux de nos collègues avaient laissé leurs casques sur leur moto et nous avons subtilisé ces heaumes pour les mettre fictivement en vente promotionnelle à la boutique de souvenirs. Le possesseur de BMW en cause a très mal pris la chose, s'est vite défaussé du groupe et nous ne l'avons malheureusement jamais revu dans nos sorties. Histoire qui se finit tristement mais dont le déroulement initial nous fait encore bien rire une dizaine d'années plus tard.

 

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Juste en dessous du col, le bar-restaurant boutique qui fut le théâtre d'un canular plutôt mal apprécié.

 

 

 

 

 

Le Galibier, c'est aussi le souvenir cuisant d'un camping car baladeur qui m'a procuré ma plus grosse frayeur en moto il y a tout juste un an, et je surveille particulièrement les autres usagers (cf. http://div19.over-blog.com/article-3-jours-pour-4-massifs-et-ma-plus-grosse-frayeur-en-moto-42302021.html ).

 

C'est ensuite la magnifique descente sur Valloire puis le retour à une pâle civilisation industrielle en vallée de Maurienne où nous acquérons de quoi abreuver les motos tout de suite et les humains demain soir ! Nous poursuivons jusqu'à Modane où nous quittons la nationale pour rejoindre Aussois et le fort Marie-Christine.

 

Ce lieu, que nous vous recommandons chaudement à plus d'un titre, nous a été dégotté il y a une dizaine d'année par notre G. O. Dédé (G. O. pour Génial autant que Gentil Organisateur). Depuis, nous l'avons retesté à plusieurs reprises et avons toujours trouvé un immense plaisir à nous y arrêter.

En premier lieu, vous serez toujours bien reçu. Ainsi, pour cette étape, avant que nous demandions quoi que ce soit, le maître des lieux nous propose bien gentiment de rentrer les motos dans la cour. C'est déjà un signe fort. De plus, l'environnement est idyllique. Un fort chargé d'histoire dont les anciens dortoirs que nous avons connus sont maintenant transformés en chambres à 6 lits. Une table réputée pour un dîner parfait (délicieuse soupe de légumes, saucisses locales accompagnées de crozets – pâtes Savoyardes – fromage et dessert) et un agréable petit déjeuner. Le tout pour 35 €, donc un excellent rapport qualité prix. Enfin, sa situation entre les parcs Nationaux de la Vanoise, des Écrins et du Queyras, en fait une base idéale pour écumer de nombreux cols Alpins et user les flancs de pneus à satiété. Pour plus d'infos, cf. http://www.fort-mariechristine.com/index.html

 

Mercredi matin, nous reprenons notre route pour une petite étape en kilomètres, mais majeure en altitude, afin d'atteindre notre objectif, Bourg Saint Maurice. La N6 qui nous emmène à Lanslebourg est chargée ce qui nous entraîne à des séances de saute- mouton au milieu des chicanes mobiles et entre chaque virage. D'ailleurs, un duo de compères motards, tout de bleu vêtus, sont postés dans une longue courbe à grande visibilité mais garnie d'une ligne continue. Et ils arrêtent les motards civils qui ont eu l'outrecuidance de mordre cet ordre de non dépassement, même si la manœuvre est effectuée sans danger ou, comme c'est souvent le cas, favorisée (et sécurisée) par les automobilistes qui libèrent aimablement le passage. Un exemple type de "tir aux pigeons" qui m'exaspère d'autant plus que je vis une recrudescence d'anomalies de conduite (étourderies, incivilités, bêtises, . . .) engendrant un accroissement des risques routiers plus important que de tels manquement (contrôlés) à des règlements parfois bestiaux ou abscons.

 

Je profite de ce début d'ascension encore timide par une déclivité faible pour tester, par inadvertance, les capacités de mon nouveau BT23. Nous suivons une voiture qui monte très calmement et semble avoir des difficultés à négocier une épingle avec une très bonne visibilité. J'entame un dépassement dans le milieu de cette courbe prononcée et ouvre largement les gaz. L'arrière se met alors en dérive, mais de manière douce et progressive donc sans provoquer d'inquiétude majeure. Une fois l'instant de surprise passée, il ne reste plus qu'à savourer le plaisir des sensations occasionnées.

 

Nous continuons à longer l'Arc jusqu'à Bonneval pour enfin entamer la véritable grimpette. Sur notre gauche s'élève la route qui nous dévoile ses premiers lacets et va se perdre dans les replis d'un terrain particulièrement escarpé. Nous dépassons régulièrement des cyclistes que nous admirons dans leurs efforts fantastiques. Quelques uns nous repassent lors de nos arrêts et nous leur prodiguons nos humbles encouragements qui semblent toutefois les rasséréner. Ces multiples pauses nous permettent de savourer ces paysages grandioses et d'en immortaliser quelques traces avec nos appareils photos. C'est aussi l'occasion de rencontres et d'échanges rapides avec certains de nos congénères comme ces deux italiens parlant suffisamment bien notre langue pour confronter nos expériences ou impressions face au spectacle offert par les glaciers des sources de l'Arc, du Mulinet et du Grand Méant, marquant tous la frontière avec leur pays.

 

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Au dessus de Bonneval, le glacier des sources de l'Arc et la toute jeune rivière qui va arroser la vallée.

 

 

 

 

 

 

La route qui nous mène vers le col de l'Iseran est relativement bonne même si elle est rarement ouverte plus de trois mois par an, et assez étroite. Il faut donc rester particulièrement vigilant aux autres usagers, y compris les cyclistes dont plusieurs se sont retrouvés surpris de nous trouver sur leur trajectoire en sortie de courbe. Les vitesses de descente les entraînent à couper leurs virages, même si la visibilité est nulle.

 

La pause au col est épique. Nous prenons en photo un dame d'un âge certain qui vient d'arriver sur son vélo alors que nous l'avons doublée dans le dernier raidillon. Elle est peu essoufflée, mais mécontente de ce qui nous apparaît comme un exploit. "Ce n'est pas sa première ascension de l'Iseran, mais elle n'a pas amélioré son temps" ! ! ! Chapeau bas, Madame, et tous ces cyclistes de tous âges qui osez braver de tels challenges. Un motard Slovène profite de cette bonne ambiance pour se faire photographier à son tour.

 

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La chapelle du col de l'Iseran est bâtie solidement avec les ressources locales.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La descente vers la vallée de l'Isère se réalise très calmement. Nous profitons pleinement de l'immensité visuelle qui nous est offerte et restons attentifs à la route. Les cyclistes ne nous surprennent plus directement maintenant, mais c'est au tour des automobilistes qui veulent les dépasser, dans n'importe qu'elles conditions. Quand ils nous découvrent en face, soit ils nous chargent (après tout, ce n'est qu'une moto, pas un trente tonne qui pourrait faire mal), soit ils serrent avec virulence le valeureux (et malheureux) cycliste, au risque de le toucher ou de le faire tomber. D'autant plus affligeant que la grande majorité de ces inconscients sont en vacances ! ! !

 

Nous traversons le domaine skiable de Val d'Isère et commençons à découvrir le lac de Chevril créé par le barrage de Tignes. Il apparaît furtivement au creux d'un V rocheux, au gré des virages empruntés. Soudain, alors que nous allons aborder la station, nous nous trouvons transposés trois années en arrière au milieu du Massif Central. Face à nous deux missiles vert apparaissent. Deux ZX10R surmontés de deux bonshommes verts . . . ce n'est pas possible, Blanco et Enrico nous pourchassent-ils jusqu'ici ? En tout état de cause, si ces deux là sont à l'image de ces deux autres, la poudre va parler et la gomme va fumer dans la montée de l'Iseran.

 

Nous pensons nous sustenter par là, mais les prix pratiqués dans cet environnement de béton ne nous motivent guère. Comme nous ne sommes pas affamés, nous décidons de poursuivre notre route tout en cherchant un établissement plus accueillant, suivant nos critères. Plus nous descendons, plus nous ressentons la chaleur. Néanmoins lorsque nous découvrons à Saint-Foy-Tarentaise plusieurs restaurants installés face à un parking sans aucune ombre, nous stoppons tout de même, sachant pertinemment que les selles seront bouillantes pour repartir. Nous commençons à comparer les offres des trois établissements et portons notre choix sur celui qui nous est vanté par un consommateur en terrasse. Le conseil s'avère judicieux et nous nous délectons de mets savoureux plaisamment servi par une sympathique femme d'origine écossaise. Ceci permet à André de débattre des meilleurs whisky pendant que je compare mes impressions du Tourist Trophy avec un voisin motard Suisse qui vient de nous rejoindre avec sa BMW GS. Daniel, dit "Léon du Jura" partage les mêmes sentiments que moi par rapport à l'île de Man, à l'ambiance autour de ces courses et au désir d'y retourner un jour. Encore des instants, trop brefs mais si étonnants et chaleureux, de partage d'expériences et d'émotions.

Restaurant "La Grange" – 04.79.06.97.30

 

L'arrivée sur Bourg Saint Maurice est difficile. Le trafic est important et la chaleur lourde. Un appel à Pascal nous confirme que nous sommes assez proches. Il nous donne des points de repère pour le rejoindre et nous attend devant son gîte. Comme le café est prêt et les bières fraîches, nous nous désaltérons avant de décharger les motos, puis accueillir notre équipe de charme, Patricia et sa sœur Cathy qui arrivent de la vallée du Rhône en camping-car. Ensuite, nous partons tous rejoindre les jeunes sur le parcours de slalom où ils finissent leurs entraînements.

 

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Nos destriers peuvent enfin souffler dans ce décor bucolique où nous sommes si bien accueillis.

 

 

 

 

 

 

Je retrouve avec plaisir l'équipe du Canoë-Kayak-Club du Lié (22). Contrairement à la dernière fois dans la région de Bourges, ils ne sont plus étonné de me voir. Ils commencent à avoir l'habitude de me retrouver dans différents coins de France ou de Navarre ! ! !

 

Comme d'habitude, la soirée est animée. L'apéritif traîne en longueur, mais nous n'arrivons pas à écorner gravement le stock de saucissons et saucisses sèches d'Ardèche et d'Auvergne. Blagues, souvenirs, chahuts émaillent la veillée qui se termine par la pâtisserie des filles et le Génépi local. Il nous faut tout de même aller nous coucher car la journée du lendemain s'annonce chargée avec les qualifications des championnat de France de kayak.

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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 07:59

Samedi 24 juillet

 

C'est le départ pour une semaine de moto, d'étapes amicales et de virolos à outrance.

 

Initialement je ne devais rejoindre André dans l'Ardèche qu'en début de semaine prochaine pour quelques cols Alpins, mais il m'invite à le rejoindre plus tôt afin de bénéficier de la sortie mensuelle des Bélugues, moto-club de Bollène (84) auquel j'ai appartenu il y a quelques années. Outre le plaisir de revoir des têtes connues, c'est aussi la perspective d'une magnifique balade entre Vercors et Diois.

 

Je pars en milieu de matinée par la fameuse RAB (Route A Bonheur), m'arrête quelques minutes faire le plein à la fromagerie de Riom-ès-Montagnes et poursuis un itinéraire traditionnel par Murat (15), Massiac (15), Brioude (43) vers le col de la Chavade. Nous avons rendez-vous avec Dédé à Lanarce (07), mais je le croise quelques kilomètres avant d'y arriver. La température est telle qu'il a préféré rouler plutôt que d'attendre sur le bord de la route ! Nous décidons de redescendre vers la vallée et un peu plus de chaleur pour notre pique nique. Il se révèle bienvenu avant de redémarrer vers Saint Martin d'Ardèche avec un rapide arrêt à Bourg Saint Andéol pour dire bonjour à Patricia. Les bagages déposés nous repartons faire une visite domiciliaire à l'ami Alfred qui est toujours fier de nous montrer sa Bertha (superbe BMW R90S) ou sa magnifique Motoconfort 175.

 

Dimanche matin, nous sommes les derniers arrivés au point de rendez vous à Bollène. Certains anciens compagnons de route sont là, mais des machines ont changé. Jean-Claude (FJR), Yvan (FJR) et Daniel (BMW). Je fais connaissance avec Laurent (Suzuki GSXF) et François-Pierre accompagné de son épouse Martine (FJR). Dès le café avalé, nous partons sous le soleil mais dans la fraîcheur pour notre périple.

 

Nous quittons la vallée du Rhône par Tulette. Dédé, souvent surnommé GPS mène le train et aborde le premier rond point de Nyons alors que je suis en queue de peloton et visionne l'ensemble du groupe. Une voiture sortant de ce rond point oublie de redresser et charge sauvagement la Versys de tête. Dédé a le réflexe de coucher sa moto et d'éviter, de peu, le choc. Dans le même temps, la conductrice semble se réveiller (ou reposer son téléphone ?), redresse et esquive le strike avec les bécanes suivantes. Une bonne chaleur pour nous rappeler (s'il en était besoin) qu'il faut aussi et surtout faire attention aux autres ! ! !

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Les motos au repos sur la place de Lans en Vercors pendant que nous nous restaurons gaillardement.

 

 

 

 

 

 

Nous attaquons ensuite la vallée de l'Aygues qui permet aux pneus de s'arrondir gentiment. Après Les Pilles, nous obliquons à gauche pour emprunter le magnifique défilé de Trente Pas, puis Bouvières, Bourdeaux et le col de la Chaudière où nous évitons de nous arrêter vu la température. Pour plagier Yvan, "ils l'avaient coupée la chaudière" ! ! ! Nous rejoignons Saillans et la vallée de la Drôme puis Die avant d'attaquer le Vercors par la tortueuse et magnifique montée vers le col du Rousset. Lors de la traversée de cet illustre et inexpugnable massif, je ne peux que penser aux hauts faits d'armes de la résistance en ces lieux. Les troupes d'occupation ont dû mobiliser de lourds moyens pour prendre pied sur ce plateau défendu aussi âprement par ses habitants que par les murailles naturelles.

 

Après le passage dans les impressionnantes gorges de la Bourne, nous stoppons à Villard de Lans pour abreuver hommes et machines. Avec André, nous nous délectons de la délicieuse salade concoctée par notre valeureuse cantinière Annie. Nous repartons ensuite vers Lans en Vercors puis la plongée sur Grenoble. La température croît proportionnellement à la descente. La zone urbaine est rapidement traversée par quelques kilomètres d'autoroute quittée à Vif direction Le Gua. A un stop, Dédé propose à ses suiveurs une variante de l'itinéraire initialement prévu pour emprunter le col de l'Arzelier. Excellente initiative qui nous permet de découvrir des paysages grandioses. Nous virevoltons dans les zones de pâtures et de bois, entre d'imposantes falaises et la Grande Moucherolle (2284 m.) sur notre droite et la vallée du Drac en contrebas, qui nous laisse découvrir les massifs de l'Oisans et du Valbonnais.

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Le magnifique spectacle offert par l'imposant massif du Vercors dans l'ascension du col de l'Arzelier.

 

 

 

 

 

 

 

 

La route se poursuit sur ce flanc Est du Vercors par Gresse, un arrêt pour admirer l'imposant Mont Aiguille puis le col de Menée. Lors de cette nouvelle pause, je constate que mon pneu arrière commence à donner des signes d'usure, particulièrement sur son côté gauche qui prend la forme d'un "slick". Outre l'aspect un tantinet guimauve du cadre de la Div, et quelques zones gravilloneuses, ceci explique en partie certaines glisses de l'arrière vécues ces derniers kilomètres. D'ailleurs, Jean-Claude qui me suivait s'amusait de mes figures de style, . . . promptement contrôlées ! ! !

 

Nous redescendons ensuite vers la vallée de la Drôme par Châtillon et Luc en Diois, pour retrouver la bien connue D61 (cf. http://div19.over-blog.com/1-categorie-10913735.html ), La Motte Chalancon et Rémuzat, qui nous propulse dans la vallée de l'Aygues en direction de Nyons. Nous y attendons quelques secondes Jean-Claude qui a du s'arrêter pour satisfaire une envie pressante. De là, François-Pierre prend la tête vers Visan en vue de nous offrir un bienvenu et agréable rafraîchissement à son domicile. Avec André, nous repartons accompagnés de Daniel que nous saluons à Bollène avant de retourner à Saint Martin d'Ardèche pour un succulent dîner avec Patricia qui nous rejoint pour la soirée. Nous pouvons ainsi préparer notre prochaine rencontre dans les Alpes.

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La troupe s'arrète pour admirer le Mont Aiguille (2088 m.) avant de bientôt quitter le Vercors pour traverser le Diois.

 

 

 

 

 

 

  Comme nous devons repartir mardi matin pour une virée Alpine, il est impératif de trouver un pneu pour la Div. Moto-Expert d'Avignon est ouvert le lundi après midi, mais, pour être plus sûr, Dédé me propose d'aller dès le matin à Leclerc Bollène qui, non seulement fait les pneus moto, mais pratique actuellement des promotions. L'accueil est sympathique, mais les Bridgestone BT21 en promo ne sont pas disponibles pour ma machine et je me vois proposé le nouveau BT23 et un délais d'une heure. De toute façon, je ne suis pas en mesure de faire le difficile.

 

Alors que j'attends dehors que l'on vienne prendre en charge ma bécane, un visage connu s'approche de nous. C'est l'ancien concessionnaire Honda de Montélimar qui m'a vendu mon Dominator il y a treize ans lorsque je testais une timide reprise de la moto. Après des échanges de souvenirs, je constate que c'est lui qui officie dans cet atelier. Me voilà en toute confiance, et paré pour le lendemain.

 

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