Dimanche 19 juillet 2009 7 19 07 2009 17:42

Samedi matin, la météo est capricieuse à Metz et les perspectives annoncent une amélioration seulement pour le lendemain. Nous décidons donc de partir avec la voiture de Serge pour les Vosges.

 

Malgré une pluie fine, nous tentons de faire du tourisme et allons admirer les cascades de Tendon , la petite et la grande, mais ces arrêts sont furtifs car copieusement arrosés.

 

















La petite et la grande cascade de Tendon.





Pour notre arrivée sur le site de la montée impossible, au dessus de La Bresse, les précipitations se calment et nous pouvons commencer à découvrir les premières machines arrivant pour les contrôles techniques et administratifs. L'accalmie est fugace et une violente averse nous pousse à retourner à l'abri de la voiture pour une petite heure.

 

La fin de l'après midi est tout de même plus favorable. Quelques tâches de soleil parviennent à se faufiler entre des nuages menaçants qui ont la bonne idée de nous abreuver que des résidus d'averses pendant que le principal se déverse sur la vallée. Nous passons ainsi plus de 3 heures à découvrir le paddock et profiter du passage des machines au contrôle technique.

 

Les solutions choisies pour ces monstres mécaniques sont multiples et parfois étonnantes. Les longueurs de bras oscillants différent énormément. Pour les architectures moteurs l'imagination est au pouvoir. Les bloc quasiment standards cohabitent avec les duos moteurs, les 4 cylindres tronqués ou les moulins suralimentés ! ! ! En ce qui concerne les pneus, deux grandes tendances s'affrontent, les enveloppes relativement fines à écopes (résultat de l'école américaine) ou les énormes boudins plus ou moins agrémentés de boulons, le tout à de plus ou moins faibles pressions.

 














Bras oscillant de longueurs bien différentes ! Notez les basses pressions des pneus, et la sympathique équipe du contrôle technique qui prodigue recommandations et conseils avec calme et sourire.














Double bloc Honda ou moteur de GSXR tronqué à 3 cylindres. Le boulon en bout de vilebrequin sert d'entrainement au démarreur externe.















Larges pneus joliment habillés de boulons ou fines roues à écopes, tout est à la carte . . .















A tous les niveaux, les styles diffèrent mais l'objectif est le même : arriver en haut de l'impressionnante montée !

Nous devions rencontrer un des participant, contact transmis par mon ami Jean-Marie, mais il n'était pas passé au contrôle à 19H00 lorsque nous décidons de repartir vers le "camp de base". Sur place, vu la température de 12° et l'humidité ambiante, nous finissons par abandonner l'idée d'un pique nique et nous rabattons sur un restaurant local dont la perspective de plats régionaux et de la chaleur d'une salle nous semble plus appropriés.

 

La Flammenküche est excellente, et les Toffoyes (pommes de terre à l'étouffée, saucisse fumée, échine et salade verte) sont aussi savoureuses que roboratives. Nous négocions d'ailleurs avec nos charmantes hotesses pour une promenade digestive avant de venir prendre le dessert (fabuleuse tarte aux myrtilles) et le café. Non seulement elles acceptent avec le sourire, mais elles nous font l'honneur d'une grande confiance en nous proposant de régler la totalité à notre retour. En final, le patron, Christian Poirot, ancien international de ski nordique, nous offre la possibilité de planter notre tente sur son terrain nettement plus accueillant que le marigot voisin !

 

Les coordonnées :

Le Montagnard - Col de grosse pierre - 88250 La Bresse - 03.29.25.52.93

 

L'ambiance environnante plutôt chaude, à l'inverse du thermomètre qui marque maintenant 9°, ne pénalise pas l'endormissement. Vers 3heure, je suis réveillé par les cris et la musique d'un groupe de jeunes voisins venants de la Meuse. Leur état plus qu'euphorique a du leur faire confondre l'environnement de gîtes, d'hôtel et de tentes avec une boite de nuit du Niagara. En effet, les averses se succèdent fréquemment. Je profite d'une accalmie pour me lever et découvre qu'en réalité il pleut en permanence, le crachin prenant en permanence le relais des fortes ondées. Serge me rejoint dans la voiture vers 5 heures, trempé. L'eau a pénétré sous la tente et ses affaires sont mouillées. A 7 heures, la situation n'a pas évoluée. Comme il n'est pas question que Serge prenne des risques inconsidérés avec sa santé, nous décidons de rentrer.

 















Le départ se réalise au pied d'un première côte déjà prononcée qui se termine généralement par de magnifiques sauts. Aprés un plat qui permet de redonner de l'élan, la seconde partie, très escarpées se termine par un véritable mur ! ! !

Sur cette vidéo, vous vous ferez une bonne idée du défi :

http://www.youtube.com/watch?v=wZ4H4wApoko

Nous nous consolons de cet abandon avec la retransmission du magnifique motoGP d'allemagne et pensons à tous ces efforts du MC La Bressaude suspendus aux caprices de la météo.

 

Nous n'avons pas été gâtés par les éléments dans nos aventures Vosgiennes cette année. Mais j'ai la ferme intention d'être de retour dans cette magnifique région pour les vingtièmes, tant de la course de côte d'ancienne de Galshein que pour la Montée Impossible de La Bresse.

 

Par pat19 - Publié dans : Sorties diverses
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