Après notre superbe périple de samedi entre Puy de Dôme et Cantal, Laurence me suggère de réitérer ce type de sortie en ce lundi de Pentecôte. Nous nous penchons sur la carte et décidons d'aller découvrir des petites zones encore méconnues du Cantal, toujours en privilégiant les routes vertes du Bibendum.
Nous partons par la D922 en direction de Mauriac et Div'4 peut prendre le temps de chauffer gentiment puisque les superbes courbes de la vallée de la Sumène sont en travaux et percluses de gravillons. Par contre, dans la montée qui suit, un dépassement rapide de deux véhicules provoque des réactions immédiates de ma passagère. Etant en courbe, avec un angle prononcé et à l'amorce d'un nouveau virage plus serré, je comprends facilement ce raidissement symptomatique. Néanmoins, nous passons Mauriac sans soucis et continuons vers Pleaux (D681). Après les virages bosselés et parfois en travaux de la vallée de l'Auze, nous marquons une rapide pause pour immortaliser une vue du château de la Vigne, juste avant Ally.
Le château de la Vigne à Escorailles.
La lumière du matin ne le met malheureusement pas encore en valeur !
A Pleaux, nous obliquons vers le barrage d'Enchanet (D61). Nous longeons la retenue d'eau vers Arnac. Le soleil joue avec les frondaisons. Si la lecture de la route est plus difficile
(gravillons, pierres, . . .), le rendu visuel de l'environnement est charmeur. Sous la brise, les feuilles changent constamment de teintes, et l'éclairage de l'eau, des fougères et fleurs évolue
en permanence. Coup de chance, tous les camping-car croisés sur cette route étroite sont à l'arrêt. Sûrement des pêcheurs s'adonnant à leur loisir sur ce plan d'eau réputé.
Nous continuons vers Saint Illide (D43). Nous découvrons là une nouvelle signalisation engendrée certainement par la recrudescence de la maladie d'Alzheimer. Nous arrivons dans un virage qui est aussi un carrefour parsemé de graviers et pierres sur une vingtaine de mètres. Juste à la sortie de cette zone, un magnifique panneau triangulaire nous annonce des gravillons, mais la route est ensuite nette. C'était probablement pour nous confirmer la présence de ce risque découvert au dernier moment ! ! !
Deux ouvrages d'art superposés surplombant les gorges de la
Maronne.
En haut, l'ex-chemin de fer ;
en dessous, la route que nous allons prendre.
La D6 nous conduit ensuite vers les gorges de la Maronne et Saint Christophe les Gorges d'où nous obliquons à droite vers les ruines du château de Branzac (D37). Nous découvrons quelques uns des
nombreux ouvrages d'art (tunnels, pont, soutènements) de la ligne de chemin de fer désaffectée qui reliait Mauriac à Aurillac. Nouvelle descente vers la vallée de la Maronne vers Besse (D27),
demi tour, pause pique nique au bord de l'eau et remontée vers la D37 vers Loupiac et Sainte Eulalie. De nombreux tronçons de toutes ces petites routes empruntées sont dignes de spéciales du
Moto-Tour. Etroites, quelques portions défoncées par le gel, viroleuses à souhaits et parfois piégeuses (épingle aveugle par exemple). Bref, un secteur où je ne cherche pas de chronos
!
6 kilomètres de superbes courbes (D922) nous conduisent promptement au dessus du château de Saint Chamant (D42). Cette départementale est poursuivie jusqu'à l'entrée de Saint Projet où nous bifurquons sur la droite vers Tournemire (D43 puis D60). Arrivant par l'amont, nous découvrons l'impressionnant château d'Anjony en contrebas. Pause café (réchauffé et immonde !) dans ce pittoresque village. J'avais pris cette route il y a deux ans et demi mais dans l'autre sens, pour le rodage de la Kawette de Dédé !
L'église de Tournemire et le château d'Anjony dans le décor de la
vallée de la Doire.
Reprise de la route vers le col de Fontbulin (D160 et D260) puis retour sur la D922 pour aller faire le plein à Jussac. Les deux pompes sont fermées et l'automate de l'une d'elle est en panne.
Nous sommes obligés de poursuivre jusqu'à Aurillac pour ravitailler Div'4. Ceci remet en cause notre plan de route initial (col de Bruel, col de Legal, vallée de l'Aspre). Comme Laurence garde un
excellent souvenir de la vallée de Mandailles, découverte avec Patricia et DD07, nous décidons de monter au Puy Mary par cet itinéraire (D17). Nous retrouvons aussi une circulation plus
importante sur cette route touristique et l'on doit redoubler d'attention face aux autres usagers. Les facteurs de risques s'accroissent. Sur ces 40 kilomètres, j'en ai vécu quelques uns
:
Malgré cela, cette route est fabuleuse tant dans son tracé que dans son environnement. Tous mes visiteurs qui l'ont empruntée sont unanimes, même si la météo était parfois moins clémente (n'est-ce pas Ulrich et son R6, cf. Août 2007 - Les jonctions pour les Pyrénées ou KPOK sur son tout nouveau 250 Ninja, cf. Août 2008 - Jour 9 - Dimanche )
Jusqu'à Mandailles, la pente est douce, mais ensuite c'est vraiment l'ascension du Puy Mary. De la vallée ou du sommet, les paysages sont grandioses et l'on se sent tout petit au milieu de cette majestueuse nature.
Multiplicité des teintes de la vallée de Mandailles sous les jeux de
lumière du soleil.
(nombreuses autres vues dans l'album ci-contre "Cantal-Ouest").
Du Puy Mary, nous redescendons vers le col de Neronne et Salers (D680). Plongée rapide vers le cirque du Falgoux et traversée tranquille de la somptueuse forêt du même nom. Après le col, la vue
se dégage sur la vallée de la Maronne. Nous découvrons qu'ici les gentianes, dont les racines fournissent d'amers mais délicieux breuvages, sont quasiment en fleur, alors qu'au sommet, elles ne
sont encore qu'à l'état de jeunes touffes de feuilles.
Après une énième visite de Salers, nous empruntons la D22 pour rejoindre Anglards de Salers puis Pons avec une rapide vision sur le château de la Trémolière. La D678 vers Moussages nous amène rapidement à la D12 qui suit le Mars jusqu'à Vendes où nous retrouvons la D922 qui nous ramène à Bort.
La place principale de Salers.
(nombreuses autres vues dans l'album ci-contre "Cantal-Ouest").
C'en est fini pour ce périple de prés de 300 kilomètres qui nous a tenu en haleine plus de 9 heures ! ! !
Pour terminer, quelques secondes de vidéo. Vision panoramique du dernier point de vue avant le sommet dans la montée de la vallée de Mandailles. Il y a le bruit du vent ou de la moto, mais les
senteurs, particulièrement celle des genêts à cet endroit, ne passent pas au travers des images. Dommage ! ! !
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